LAURENT JACOBELLI : « On a la responsabilité demain de gouverner ce pays ! » (FRANCE INFO)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:40OuverteRéponse directe
Rachida Dati va réintégrer la magistrature. Cela vous paraît opportun ?
- 2:29OuverteRéponse directe
Est-ce que l'Ukraine comptera sur le soutien de Marine Le Pen si elle est élue présidente ?
- 3:10RelanceRéponse directe
Quelle est la position du RN : on coupe le robinet ou on maintient les aides ?
- 4:31FerméeRéponse directe
Si le RN arrive au pouvoir, vous maintenez le soutien de la France à l'Ukraine ?
- 5:28FerméeRéponse directe
Vous assumez de dire que nous n'avons plus les moyens d'aider l'Ukraine ?
- 8:47RelanceÉludée
Vous assumez aussi de dire que les livraisons d'armes et de munitions seront moindres ou cesseront ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43InvitéFait
« Le timing questionne. Maintenant, elle a le droit d'être réintégrée. »
- 2:57InvitéFait
« La France continuera d'honorer ses engagements internationaux, les engagements qu'elle a pris. »
- 3:20InvitéFait
« Notre objectif est que l'Ukraine retrouve son indépendance, sa liberté et ses frontières. »
- 3:35InvitéFait
« Marine Le Pen l'a réaffirmé. Elle souhaiterait que la France soit à l'initiative d'une conférence internationale. »
- 4:31InvitéFait
« On maintient un soutien militaire défensif. On maintient une forme d'aide sanitaire, humanitaire, une aide de formation. »
- 4:42InvitéFait
« La France est en faillite. La France est exsangue. »
- 4:57InvitéChiffre
« Pour la France, ça représente 15 milliards. »
- 12:45InvitéChiffre
« Tous ceux qui ont ouvert les portes, tous ceux qui ont amené un demi-million de migrants supplémentaires chaque année. »
- 12:48InvitéChiffre
« Tous ceux qui dépensent 20 milliards dans l'aide sociale non contributive aux migrants. »
- 13:20InvitéFait
« Ne venez pas chez nous, ça ne sert à rien. Si vous venez illégalement, vous ne serez jamais considéré comme réfugié. »
- 13:24InvitéFait
« Deuxièmement, nous renverrons systématiquement et le Royaume-Uni et la France, ces migrants clandestins illégaux dans leur pays d'origine. »
- 14:12InvitéFait
« Les finances, les dépenses seront évidemment équitablement réparties entre les deux pays. »
- 15:25InvitéFait
« Ce qu'il faut, c'est contrôler nos frontières françaises, en plus de la protection de Frontex. »
- 17:22InvitéFait
« La situation de la France quasiment en faillite, en perte d'identité, en proie à l'insécurité, en proie à la désindustrialisation avec un système agricole qui prend feu de toutes parts. »
Temps de parole
- Invité53 %
- Invité 215 %
- Présentateur13 %
- ?8 %
- Invité 36 %
- Invité 42 %
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Bonjour Camille. Bonjour. Bonjour Laurent Jacobelli. Bonjour. Député du Rassemblement national, porte-parole de votre parti.
On
va parler dans un instant de l'Ukraine, des propos au sein de votre parti qui crée un peu la polémique, on va le dire. On va aussi évoquer la rentrée politique de Jordan Bardella, sa tournée européenne en ce moment, les dissensions au sein du RN. Mais tout d'abord, d'un mot, une réaction à cette information qui fait la une aussi ce matin. Rachida Dati, l'ancienne garde des Sceaux, qui va réintégrer à sa demande la magistrature. Et cela dans un contexte bien particulier. Quelques jours avant son procès pour corruption dans l'affaire Renault, elle est poursuivie pour un pacte de corruption présumé. Elle est présumée aussi innocente, évidemment, Laurent Jacobelli.
Mais ça vous paraît opportun tout de même, cette réintégration ?
Le timing questionne. Maintenant, elle a le droit d'être réintégrée. Vous l'avez souligné, elle est présumée innocente. Et donc, si elle a le droit d'être magistrate, écoutez, ce
n
'est pas à moi d'en juger et de refaire les règles. C'est son choix. Et si elle est acceptée dans la magistrature, c'est qu'elle y a le droit. Présumée innocente, ça c'est une évidence. Son jugement,
son
procès n'a pas commencé. Mais pour autant, sur l'image que cela peut renvoyer des politiques, est-ce que vous trouvez ça dommageable ? Il y a deux choses.
Il
y a effectivement la gestion de l'image, et vous l'avez souligné. Et c'est là que je pense que le timing aurait peut-être pu, mais c'est son choix, être différent. Ensuite, vous savez, il ne faut pas que les politiques soient empêchées non plus par des procès qui, parfois, les déclareront innocents à la fin. La présomption d'innocence est importante en France.
Elle
est
importante pour tous les citoyens, y compris pour les
politiques. Non, non,
je
réponds sur Rachida Dati. Oui,
mais
votre candidate à la présidentielle, par exemple, a été
deux fois condamnée aussi pour détournement de fonds. Elle
n'est pas condamnée, elle est présumée innocente.
Elle a été
condamnée, pour être
très clair
avec nos auditeurs, condamnée deux fois,
en première instance et en appel. Et comme elle s'est
pourvue en cassation, pour
le
moment, elle est, en effet,
présumée innocente. Ce samedi, à
8h35, elle est présumée innocente. Merci de me
rappeler. Mais cela vous empêche
aussi de pouvoir avoir un commentaire ou un regard peut-être plus critique sur
d'autres hommes et femmes politiques qui se retrouvent... Je
pense qu'il faut s'appliquer à soi-même les principes qu'on veut appliquer aux autres. Le principe d'une justice qui s'applique à tout le monde est un principe auquel nous tenons. Le principe de la présomption d'innocence est un principe auquel nous tenons aussi.
Il
ne
peut
pas y avoir une justice à deux vitesses, soit plus laxiste envers la politique, soit plus dure envers les politiques. Et un regard à deux vitesses non plus. Autre
sujet à la une ce matin, Laurent Jacobelli, qui concerne votre parti,
c
'est la question du soutien à l'Ukraine. Est-ce que l'Ukraine comptera sur le soutien de Marine Le Pen si elle est élue présidente
?
Plusieurs déclarations de cadre du Rassemblement national, en tout cas, jettent le trouble ces dernières heures. Louis Alliot, très proche de Marine Le Pen, maire de Perpignan, a déclaré que si le RN arrive au pouvoir, on coupe le robinet. Ce sont ses mots.
Et
Jordan Bardella, le président de votre parti, a précisé hier la position du Rassemblement national.
La
France continuera d'honorer ses engagements internationaux, les engagements qu'elle a pris. Mais comme nous l'avons dit, nous ne nous interdisons rien dans le futur. Je vous rappelle que la France est ruinée sur le plan financier. Il serait bien irresponsable
de
promettre de l'argent que nous n'avons pas.
Alors aidez-nous à comprendre, Laurent Jacobelli, quelle est la position du Rennes ? Est-ce qu'on coupe le robinet, comme le dit Louis Alliot, ou est-ce qu'on maintient les aides, comme semble le dire Jordan Bardella ?
L'Ukraine est un pays envahi, envahi par la Russie, et nous sommes des souverainistes. Notre objectif est que l'Ukraine retrouve son indépendance, sa liberté et ses frontières. Par quels moyens ? Nous, nous pensons que la diplomatie est la meilleure des choses. Marine Le Pen l'a réaffirmé. Elle souhaiterait que la France soit à l'initiative d'une conférence internationale, pour que tous les grands acteurs se
réunissent. Il faut aussi que
les
conditions soient réunies pour pouvoir le faire, ce n'est pas le cas.
Vers la paix, une paix qui ne serait pas une capitulation déguisée pour l'Ukraine. Quels moyens sont à notre disposition pour aider l'Ukraine ? Oui, parce qu'il y a la grande conférence pour la paix, dont vous venez de rappeler le principe, Laurent
Jacobelli. Mais c'est important, parce que je pense que... Mais l
'Ukraine le dit aussi au quotidien. Elle a besoin d'argent, elle a besoin de livraison aussi d'armes et de munitions. Et vraiment, pour
comprendre la position... Je vais vous répondre, je vais être très très clair. Parce que
même dans les propos de Jordan Bardella, ce n'est pas clair. Je vais être très clair. Il y a aujourd'hui 2 millions de morts. Il faut que ça s'arrête. Il faut que ça s'arrête dans des conditions respectables et respectueuses pour l'Ukraine. La France est du côté de l'Ukraine contre un envahisseur. Un envahisseur qui d'ailleurs, la Russie, qui peut créer aussi des problèmes pour la France. On le voit avec un certain nombre d'ingérences.
Et
si le Rassemblement National arrive au pouvoir, vous maintenez le soutien de la
France à l'Ukraine
? On maintient un soutien militaire défensif. On maintient une forme d'aide sanitaire, humanitaire, une aide de formation.
Financière aussi
? La question qui est posée, c'est l'aide financière. La France est en faillite. La France est exsangue. Et quand j'entends des déclarations comme celles du président de la République française, qui est de soutenir le plan de 90 milliards de l'Union européenne envers l'Ukraine, 90 milliards qui seraient remboursés par la Russie au final. Personne n'y croit. Et pour la France, ça représente 15 milliards. Et bien on va être très clair. Ces 15 milliards, on ne les a pas. Au moment où on demande aux Français de faire des efforts sur leur retraite, sur leurs soins, au moment où la France est en situation de quasi-faillite, on ne peut pas mettre en danger l'avenir de notre pays.
Et d'ailleurs, ce ne serait pas un cadeau pour l'Ukraine. Une France affaiblie, c'est une Europe affaiblie. Et donc finalement, une Russie renforcée. Donc je pense qu'il ne
faut
pas dire tout et n'importe quoi. On va y
revenir justement. Comme aux
côtés de l'Ukraine, mais pas au prix de la vie financière
de
la France. On
va y revenir justement, en tout cas,
à
ces déclarations récentes dans votre part. J
'espère avoir été claire. Elles ont
suscité de nombreuses réactions. Laurent Jacobelli jusqu'au ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barraud, qui s'exprimait hier soir sur France 5.
Vous savez, les opinions publiques européennes, elles savent ce qui se passerait si l'Ukraine devait s'effondrer. Elles voient bien que le risque est la menace d'un Vladimir Poutine qui se sentirait ainsi porté par les événements. Et elles n'en veulent pas. Le Rassemblement national et sa candidate Marine Le Pen, au fond, abandonneront l'Ukraine en race campagne et dérouleront le tapis rouge à Vladimir Poutine.
Ce que dit aussi Jean-Noël Barraud ici,
c
'est que derrière l'Ukraine, Laurent Jacobelli, il n
'y a
pas que la question de la souveraineté de l'Ukraine, il y a aussi la menace qu'il peut y avoir sur l'Europe, d'autres pays européens. On a vu des positions très offensives de Moscou contre
des pays d'Europe ces derniers jours.
Ce n
'est
pas que ça, arrêter le soutien à l'Ukraine ou le remettre un peu en question, c'est aussi se mettre en danger. Je
vais vous répondre,
je dirais à Jean-Noël Barraud qu'il fasse peut-être un peu moins le fanfaron sur les plateaux de télévision parce que sa politique diplomatique est un échec. L'Ukraine est toujours en guerre. La Russie ne parle toujours pas à la France pour essayer de trouver une solution. Des milliards ont été dépensés, mais malheureusement, il y a de nombreuses victimes en Ukraine. Ce dont manque le gouvernement ukrainien, c'est notamment d'hommes pour aller au front, c'est notamment de matériel. Et là-dessus, sur le matériel, nous sommes d'accord pour aider
Marine Le Pen, demain président, va parler à Vladimir Koutin. L
'échec du ministre des Affaires étrangères ne doit pas devenir un modèle politique. Vous savez, et vous l'avez très bien dit, s'il y a des menaces aujourd'hui,
il
n
'y a
pas que la Russie, il y en a beaucoup d'autres, il y a l'islamisme,
il
y a d'autres grosses puissances impériales, la France doit se réarmer. La France doit se réarmer, c'est-à-dire faire marcher à plein son industrie de défense. Si cette industrie de défense n'arrive plus à livrer d'armes à la France parce qu'elle livre ailleurs, eh bien nous allons nous affaiblir. Donc je pense qu'il faut une position d'équilibre en dehors des effets d'annonce, en dehors de la machine à fabriquer des billets, dire oui, nous sommes aux côtés de l'Ukraine, mais nous sommes aussi du côté de la paix et d'une sortie diplomatique, ce que je n'entends jamais pratiquement dans la bouche du ministre.
Laurent Jacobelli,
ce que vous dites ce matin, c'est que vous assumez de dire nous n'avons plus les moyens d'aider l'Ukraine comme la France le fait actuellement et si le Rassemblement National arrive au pouvoir, nous baisserons l'aide à l'Ukraine. Vous
assumez
cette ligne. L'Ukraine, ne me faites pas dire ce que je n
'ai
pas dit et ne parlez pas à ma place, l'Ukraine aujourd'hui reçoit une aide de la France qui est une aide de matériel militaire, une aide de formation,
une aide d
'infrastructure qui elle est une aide utile, opérationnelle. L'aide financière au sens où sur le budget de l'État nous allons donner de l'argent à l'Ukraine, mais quel argent ?
Il
n'y
en
a plus. Donc les promesses en l'air, c'est probablement intéressant quand on est au pouvoir aujourd'hui et qu'on est macroniste parce qu'on essaie de sauver sa place avec des bons sentiments, mais ça ne fonctionne pas. Donc plutôt que de faire des promesses que personne ne pourra tenir ou alors au prix de la dette et de l'impôt des Français, ayons une démarche pragmatique.
C
'est quoi ? Quel est l'objectif ? Qu'on sorte de cette guerre. Que
l
'Ukraine
redevienne
libre. Et pour ça, il faut la paix. En attendant cette paix,
il faut finir. Personne n'est contre la paix, Laurent Jacoby. La question c'est comment
on y parle. C'est un mot que je n'entends pas. Moi j'ai écouté comme vous, le ministre des Affaires étrangères. Il a dit aux Français, écoutez, on va encore piocher dans vos impôts. Mais il n'a jamais parlé. Vous
parliez de munitions
et d'armes. Vous assumez aussi de dire si le Rassemblement national arrive au pouvoir, les livraisons d'armes et de munitions seront moindres ou même cesseront par rapport à l'Ukraine ? Non, je n
'ai
pas dit ça. Je
vous
pose la question. Je crois qu
'il y a deux objectifs. Pour que vous y répondiez justement.
Aider l'Ukraine et réarmer la France. Parce que vous l'avez très bien expliqué, les menaces, c'est plus que des menaces d'ailleurs, les attaques qui sont aujourd'hui contre l'Ukraine correspondent à des menaces potentielles pour l'instant, hypothétiques, sur la France. Et donc nous devons à la fois réarmer la France. Je rappelle que nous avons voté pour la loi de programmation militaire. Mais il y a des milliards à investir dans notre industrie. Au
détriment des
livraisons d'armes pour l'Ukraine, la question
est très
claire. Elle est très claire. Si une livraison à l'Ukraine est compatible avec le réarmement de la France, comme ça l'est d'ailleurs la plupart du temps aujourd'hui,
on
continue.
Quand
ça met en danger nos stocks et notre propre défense, évidemment non. Notre devoir de décideurs et de dirigeants politiques est de protéger la France, les Français, l'Europe aussi bien évidemment, et nos finances publiques. Mais tout cela est compatible. Je rappelle quand même, parce qu'il faut sortir de
la caricature. Non, non,
mais la caricature sert parfois à faire oublier l'échec du gouvernement en place. Le premier maire de France qui est allé lui-même avec des autocars récupérer des réfugiés en Ukraine, il s'appelle Louis Alliot. Donc je crois qu'en matière d
'aide à l'Ukraine... Qui veut désormais couper le robinet d'aide à l'Ukraine, comme quoi on peut aller sur le terrain et avoir une politique difficile. Oui, oui, mais
d'accord. Mais si la planche à billets amenait la paix, on serait en paix. Donc il y
a
un moment, il faut peut-être se réinterroger sur la manière dont on aide l'Ukraine. Aujourd'hui, et
ce que ça coûte aux Français. Vous
restez avec nous, député Rassemblement national, porte-parole du parti.
On
va parler de la rentrée de votre président, Jordan Bardella, dans un instant après l'info en une minute, 8h45 avec Antoine Jeffin.
À
cause du relief escarpé des fortes températures, les pompiers de l'Aude redoutent une journée critique. D'après, ici au Roussillon, le feu de forêt qui a pris hier après-midi a parcouru à 7h 225 hectares près d'Axat, à l'ouest de Perpignan. Une trentaine d'habitants ont été évacués. Un jeune de 18 ans placé en détention provisoire hier soir originaire de l'Essonne.
Il
est mis en examen soupçonné d'avoir piraté le site du fisc cet été. Les données de 678 000 contribuables ont fuité. Le suspect a déjà été mis en examen trois fois pour des piratages. Les Etats-Unis à la relance des négociations de paix au point mort entre Russie et Ukraine. Deux émissaires américains attendus à Moscou aujourd'hui pour remettre une proposition à Vladimir Poutine. Steve Witkoff et Jared Kushner se rendront à Kiev demain. Le Paris Saint-Germain tombe déjà en Ligue 1 dès la troisième journée. Première défaite hier soir en championnat. Monaco l'emporte 2-1 au Parc des Princes. C'est la reprise du top 14.
Après plus de trois mois de pause, le championnat de France de rugby revient aujourd'hui avec six matchs. Le tenant du titre toulousain jouera demain à La Rochelle.
France
Info
Le
8.30 France Info Camille Girère Benjamin Recouvreur Laurent Jacobelli, député et porte-parole du Rassemblement National. Vous êtes notre invité ce matin. On va évoquer dans un instant la rentrée politique de votre parti. Mais plus particulièrement, on voulait évoquer le déplacement de Jordan Bardella hier et des promesses qu'il a faites au Royaume-Uni. Il était invité par le leader du parti souverainiste britannique, Nigel Farage. Et Jordan Bardella a symboliquement signé un protocole d'accord sur l'immigration qui prévoit que la France récupère les migrants interceptés dans les eaux britanniques pour les renvoyer dans leur pays d'origine.
La position du Rassemblement National, c'est celle-là ? C'est à la France de protéger la frontière anglaise
?
Vous allez un peu vite en besogne. Je vais vous expliquer. On
a besoin
de votre éclairage. Excusez-moi d'avoir le sourire, même si c'est une question très importante et très grave et chère au cœur des Français et des Britanniques. Je vois tous les immigrationnistes, tous ceux qui ont ouvert les portes, tous ceux qui ont amené un demi-million de migrants supplémentaires chaque année, tous ceux qui dépensent 20 milliards dans l'aide sociale non contributive aux migrants nous expliquer qu'ils sont affolés parce que le Rassemblement National amènerait plus de migrants. Tout cela,
franchement, est un peu ironique. La promesse faite
par Jordan
Bardella hier,
qu'on l'a compris. Nous
avons
deux pays en proie à une immigration submersive qui met en danger nos modèles sociaux, notre identité, nos finances et notre sécurité. Nous voulons conjointement, lorsque Jordan Bardella sera Premier ministre et Nigel Farage, Premier ministre britannique, travailler ensemble. Travailler ensemble, pourquoi ? Pour envoyer un signal mondial. Ne venez pas chez nous, ça ne sert à rien. Si vous venez illégalement, vous ne serez jamais considéré comme réfugié. Deuxièmement,
vous n'aurez pas
d'aide sociale. Deuxièmement, nous renverrons systématiquement et le Royaume-Uni et la France, ces migrants clandestins illégaux dans leur pays d'origine. Et pour ceux qui, de France, traverseraient le Détroit pour arriver en Grande-Bretagne et qui seraient en situation de perdition dans la Manche, évidemment qu
'on
ne
va
pas les laisser se noyer. Évidemment qu
'on
va aller les récupérer. Évidemment qu'on va les sauver et les soigner. Ça paraît la moindre
des choses. C'est la France qui va prendre en charge
ça financièrement, ça coûte
de l'argent aussi. Il y a un aspect
financier aussi
dans l'accord. Dépenser pour protéger la frontière britannique, c
'est ce qui se passe en
réalité.
Évidemment non. Il y a aussi un aspect financier dans l'accord qui a été signé. Je suis d'ailleurs très troublé que ça ne soit pas évoqué à chaque fois, à moins qu'il y ait une part de mauvais espoir, mais je ne pourrais pas le croire. Les finances, les dépenses seront évidemment équitablement réparties entre les deux pays. Je rappelle qu'aujourd'hui, la France est dans la pire des situations à cause de nos dirigeants actuels. La France n
'a
pas de frontières. Tout le monde arrive chez nous. Et une fois qu'ils veulent aller en Angleterre...
L
'immigration est en baisse en France sur le chiffre de l'INSEE publié en juin dernier. Écoutez, vous aurez fait mon week-end. Ah bah écoutez, si j'ai pu vous faire rire,
Laurent Jacobi.
Merci. Écoutez, un demi-million de migrants supplémentaires. Aujourd'hui, nos tribunaux administratifs sont engorgés par toutes les affaires qui concernent l'immigration clandestine. Nos caisses se vident, et notamment nos caisses sociales, à cause de l'immigration. Nos prisons sont pleines, notamment à cause de l'insécurité due à l'immigration. Et dans certaines classes, le niveau scolaire baisse, parce que beaucoup d'enfants...
Ça vous a fait rire les chutes de l'INSEE, mais je l'ai précisé.
10% de baisse en 2024, 313 000 immigrés, très précisément,
c
'est-à-dire des étrangers nés dans des pays étrangers, 10% de baisse par rapport à 2023. Mais
nous n'allons pas faire toute cette interview sur les
chiffres de l'immigration. Et depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, c'est quand même une explosion. C'est-à-dire que, oui, il y a une submersion. Si la submersion ralentit un tout petit peu, elle ralentit un tout petit peu, mais elle est toujours là. Ce qu'il faut, c'est contrôler nos frontières françaises, en plus de la protection de Frontex, et avoir des accords bilatéraux, comme l'a fait Jordan Bardella. Vous savez ce qu'il manque
à nos divisions actuelles ?
Je reviens à cette histoire d'Angleterre qui est importante. Aujourd'hui, on a de futurs premiers ministres, potentiels, qui négocient avant ce qu'ils vont faire après. Ça s
'appelle de l'anticipation. Et
cette anticipation n'a jamais eu lieu. Les Attal, les Philippes se sont retrouvés face à une immigration à contrôler. Et ils ont
subi
le phénomène et n'ont jamais rien fait. Nous, on prépare les choses. Je comprends que ça les mette mal à l'aise, mais nous,
on
est très fiers de réagir comme ça.
Jordan Bardella, en tournée européenne, qui signe des accords avec d'autres dirigeants européens. Il se voyait évidemment candidat à la présidentielle, Jordan Bardella, avant la décision de justice concernant Marine Le Pen. Ça y
est,
il est redevenu numéro 2. Il est bien dans ce rôle. On a l'impression que ce n
'est
pas forcément évident pour lui, que ça crée des tensions aussi au sein du Rassemblement national.
Pas du tout. Les rôles sont très clairs.
Et
Jordan Bardella l'a redit hier. Marine Le Pen est candidate pour être présidente de la République. Et en tant que présidente de la République, elle devra avoir un gouvernement de combat. Elle
partage cette position sur
l'immigration avec le Royaume-Uni, par exemple, ce protocole d'accord dont vous parliez, que Jordan Bardella
a signé. Si vous
croyez que chacun fait sa petite affaire dans son coin,
on vous demande justement pour avoir un éclairage.
Je comprends pourquoi vous me posez la question. Vous avez une grille de lecture, j'allais dire faussée, parce qu'il se
passe ailleurs. Y compris, chez vous, on parle de campagne à deux têtes. Je
vais terminer une seule phrase, parce que sinon, ça va être très compliqué pour les auditeurs
de comprendre ce que je dis. On vous
entend bien. La gauche est divisée comme jamais. C'est-à-dire, vous avez autant de candidats que de militants. La droite ne sait plus où elle habite. Elle ne sait plus si elle est de gauche. Elle ne sait plus si elle est du centre. Et tous ces gens se divisent entre eux. Vous avez à l'extrême-gauche M. Roussel et M. Mélenchon qui ne peuvent pas se sentir. Nous,
on
est unis. Et je comprends que ça vous surprenne. Et les rôles sont répartis. Marine Le Pen, présidente de la République, Jordan Bardella, Premier ministre. Un Premier ministre, je le disais, de combat, qui commence à bosser maintenant. Parce qu'on n'aura pas un jour
de
retard à prendre. La situation de la France quasiment en faillite, en perte d'identité, en proie à l'insécurité, en proie à la désindustrialisation avec un système agricole qui prend feu de toutes parts. La France n'a pas le temps d'attendre. Et donc, il faut se mettre au travail maintenant. Marine Le Pen fait campagne pour gagner. Jordan s'active pour travailler avec nos futurs partenaires. Et cela devrait vous rassurer, comme cela rassure les Français. Laurent Jacobelli, c'est Jordan Bardella lui-même, en cette rentrée, qui, en marge de la foire de Chalon-en-Champagne, s'est exprimé ainsi. Il a dit, il est naturel que nous ayons chacun nos caractères.
Parfois des sensibilités, des mots, des formulations qui peuvent différer. Et c'est là toute notre question. Jusqu'où va la différence de caractère et de sensibilité ? Information du journal Libération, d'ailleurs, ce matin, sur des relations de plus en plus tendues au sein de votre parti. Jordan Bardella aurait même claqué la porte d'une réunion en interne, fâchée du retour potentiel de Marion Maréchal. Est-ce que vous confirmez ces informations ? Non, je ne me confirme pas et je ne suis pas sur Radio Cancan, je suis sur France Info.
Non, mais c'est intéressant de savoir comment se
passe un
parti
politique et comment se passent les
relations entre les deux leaders du parti qui, demain, pourraient gouverner. Je
vais vous le dire, je suis probablement un peu mieux placé que Libération, qui, je vous donne un scoop, ne participe pas à nos réunions.
C
'est peut-être un scoop.
Il y a eu d'autres signes avant. Il y a trois
façons de faire de la politique. Vous avez la manière Corée du Nord. Ça, c'est la France insoumise. Le chef parle, il n
'y a
pas d'idée autour.
Vous comparez la France insoumise et la dictature,
tout de
même.
Oui, oui, bien sûr. Vous avez tous ceux qui ne sont pas d'accord et qui acceptent d'aller devant les Français sans aucun point d'accord, simplement par
faire de l'égo. Et la grande démocratie, c'est chez vous. C'est le centre et la droite.
Et il y a des gens qui discutent, comme nous. Et c'est vrai que ça discute, parce qu'on est en train d'établir un programme pour sauver la France et il faut discuter, sinon ça serait inquiétant. Et une fois qu
'une
décision est prise, on la défend tous ensemble. C'est ça qui donnera confiance aux Français, parce qu'on a la responsabilité demain de gouverner ce pays et de le sauver.
Merci Laurent Jacob
et l'idée plus terrain
de Moselle,
porte-parole du Rassemblement national d'avoir été l'invité du 8.30 France Info. L'info continue sur France Info. Restez avec nous. Merci.
Merci.