Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewHugo au Perchoir· 22 janvier 2026 57 minComplaisantFond programmatiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesRetraitesSécurité

LE MINISTRE DU TRAVAIL DANS MON 17M2 ! Interview avec Jean-Pierre Farandou(Contrôle URSAFF IMMINENT)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 67 %Attaque 10 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:19OuverteRéponse directe

    Quel est l'impact d'une non adoption du budget sur le monde du travail ?

  • 3:57OuverteRéponse directe

    Quel est le montant de la fraude sociale en France ?

  • 9:32OuverteRéponse partielle

    Faut-il augmenter le nombre d'inspecteurs du travail ?

  • 13:28OuverteRéponse directe

    Les chiffres du chômage vont-ils être positifs ?

  • 18:26OuverteRéponse directe

    L'apprentissage coûte cher, faut-il ajuster cette politique ?

  • 23:21OuverteRéponse directe

    Qui sont les "nites" et comment les accompagner ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 11:11Chiffre
    « On a plus de 700 accidents mortels dans notre pays. »
  • 38:57Fait
    « L'IA est une révolution technologique profonde. »
  • 40:41Fait
    « On les a les ingénieurs mais faut pas qu'ils partent aux États-Unis. »
  • 41:50Fait
    « Les métiers manuels, vous êtes pénard hein. »
  • 46:20Fait
    « Le burnout c'est plutôt une affaire de cadre hein. »
  • 51:11Fait
    « Pendant 45 ans, j'ai eu l'impression d'être utile à mon pays en faisant rouler des trains à l'heure. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bonjour, bonjour. Hop. Alors, attendez, je je cale tout bien. Donc voilà, c'est ici la caméra. Je vous montre juste la caméra. Bon, merci d'avoir accepté cette invitation déjà, monsieur le ministre. Merci à vous. Je suis content d'être avec vous. Est-ce que c'est la première fois que vous venez faire une interview comme ça dans le domicile de du journaliste ? Ah oui, c'est la première fois. Oui, mais il faut bien démarrer. Une première fois. Alors, justement, vous êtes ministre depuis un peu 3 mois maintenant. Ça fait ou presque 4. Ouais. Comment on s'adapte passer de bah de la SNCF au ministère ? Ah, c'est un changement de vie, hein. Comme je dis, je suis sorti de ma zone de confort. Vous savez, la SNCF, je connaissais tout. J'ai travaillé 45 ans, j'ai

0:36

conduit les trains, j'ai tenu du poste d'aiguillage, j'ai fait tous les métiers, je suis passé partout. Donc je dis pas que c'était facile, mais c'était voilà, c'était mon monde. Je connaissais tout le monde bien évidemment. J'avais une relation humaine très forte avec mes collègues, avec les syndicats que je connaissais bien. Puis j'adore ça, j'adore les trains, j'adore les chineots. Donc vraiment cit mon univers. Voilà. Et et là, je change de monde parce que un gouvernement, les ministères, l'Assemblée nationale, le Sénat, les budgets, les votes, les amendements, les motions de censure, euh voilà, tout ça c'est c'est très différent. Ben je m'y suis mis he c'est comme apprendre à nager dans le grand bain tout de suite avec quelques requins dans la piscine qui plusaient. Oui oui

1:12

bien sûr hein, c'est pas toujours simple et facile. Voilà, pour le moment j'ai Oui, ça va, je suis encore entier. Alors justement, j'avais demandé à votre collaborateur si vous pouz nous ramener un petit objet qui vous représenter. Est-ce que vous pouvez nous nous le montrer à la caméra du coup ? Je vous le montre. Voilà mon petit objet, c'est un petit ballon de rugby, mais c'est un ballon de rugby parce que le rugby c'est important pour moi. J'ai joué longtemps au rugby, je me suis arrêté à 32 ans. Ça a été une passion pour moi. Le rugby, ça allait encore d'ailleurs. Voilà, c'est c'est j'ai un rapport très fort à ce sport qui est très formateur et au-delà du sport, faire du sport, c'est aussi une école de la vie. vous savez les copains, l'équipe, le collectif, un sport de

1:46

combat quand même parce qu'on se bagarre pour avoir ce petit ballon et aller le planter l'essai. Voilà, donc j'ai appris tout ça et c'est utile en entreprise et peut-être encore plus utile en politique où il faut faire pâqu aussi et pousser fort à l'Assemblée nationale. Vous savez qu'il existe une équipe de France de rugby parlementaire qui est arrivé 3e à la Coupe du monde de rugby parlementaire à Paris en 2023. Donc peut-être qu'un jour vous rejoindrez l'équipe. Ah je suis trop vieux, je crois. Mais non mais non vas-y. C'est c'est un sport qu'il faut savoir arrêter. C'est pas un sport qui est fait pour les pour les personnes un peu plus âgées qui ont arrêté de faire de l'exercice parce que c'est un sport de combat, c'est un sport de choc et donc vous risquez de vous

2:19

faire mal. Donc non, je recommande pas de faire du ruby quand on a dépassé un certain âge. Les ligaments croisés, vous connaissez les ligaments croisés, exactement. Le nez et la main. Moi, je me suis cassé le nez et la main. La dernière année où je jouais, j'ai vu un signe qu'il fallait que je m'arrête. Voilà, donc je me suis arrêté. OK. Bon, comme vous pouvez le voir, il y a déjà des gens dans le chat qui qui réagissent. Évidemment, il y a déjà 2800 personnes là qui qui nous regardent actuellement. Monsieur le ministre, moi j'aimerais d'abord vous parler d'une question sur le budget qui est qui est qui est en cours sur le monde du travail des travailleurs des entreprises. Quel est l'impact d'une non adoption du budget ? Est-ce que vous avez déjà des

2:51

chiffres sur euh bah le le non impact le le non vote du budget ? Quel impact ça a eu sur nos entreprises pour le moment d'après les informations que vous avez ? Il faut pas que ça dure trop longtemps hein. Vous savez l'image qui est bonne, moi elle m'a parlé, c'est l'image de la route de secours. Quand vous avez un pneu qui qui fuit, vous mettez la roue de secours. Mais généralement la route de secours, vous pouvez pas rouler aussi vite hein. Vous allez plus rapidement et puis quand même le garagiste vous dit arrêtez-vous rapidement pour changer la roue. Voilà, donc là, on a une route secours qui nous a permis de faire fonctionner le pays, payer le salaire des fonctionnaires, voilà, faire que le pays fonctionne, mais on peut pas aller bien vite, on peut pas accélérer et on

3:24

peut pas financer les choses par exemple. Donc vous savez que le budget de l'État, il sert à financer des associations par exemple dans l'insertion pour accueillir les jeunes et ben on peut pas leur donner les subventions parce qu'on n'est pas autorisé à le faire. Voilà. Donc si ça devait durer trop longtemps, ça pénaliserait beaucoup par exemple l'aide l'aide aux jeunes pour pour retrouver du travail. Alors le la jeunesse, ce sera la deuxième partie de l'interview. On va en parler. Moi, j'aimerais vous parler d'un d'un sujet qui nous concerne beaucoup. Moi, je suis un travailleur, je suis auto-entrepreneur et cetera. C'est le travail au noir, le travail au black. Euh j'ai un peu l'impression que tous les auto-entrepreneurs avec lesquels je discute et même des travailleurs

3:57

classiques, le travail noir, il est un peu près partout. Je crois même qu'il est calculé dans le dans les calculs de la de des de enfin des du PIB aussi et cetera. Oui. Pas chez nous. Pas chez nous. Combien combien ça représente ? Est-ce que vous avez vous au ministère les chiffres de la part de travail au noir qui est en France ? Alors c'est des estimations par définition puisqu'il est noir on le connaît pas donc on peut pas l'évaluer avec précision. la fraude de la fraude sociale parce que ça rentre là-dedans. On estime que la fraude sociale faite d'ailleurs largement plus par les entreprises que par les que par les salariés, faut être clair parfois de la fraude organisée, on pourrait y revenir si ça vous intéresse. C'est on l'évalue à 13 milliards d'euros

4:36

par an. C'est énorme hein. C'est c'est le plus de la moitié du déficit de la sécurité sociale. C'est que si on avait pas cette fraude, bah notre sécurité sociale, elle serait bien mieux équilibrée. Et c'est l'argent des Français. La fraude aussi, il faut être clair. C'est l'argent qu'on qu'on prend aux français, on vole les Français à des fins personnels et c'est les cotisations qu'on peut pas. Donc voilà, c'est de c'est c'est une le financement la sécurité sociale qui ne se fait pas pour nos retraites, pour la maladie. Donc c'est grave, c'est beaucoup d'argent, c'est moralement très discutable et cet argent il nous manque. Alors le et et le travail dissimulé qui est le nom poli et technocratiquement correct pour parler du travail au noir, c'est le principal

5:10

poste de fraude effectivement. Alors, ce sont des entreprises souvent qui déclarent pas les salariés du tout de fraude sociale du coup. Pas de fraude fis sociale fraude sociale, hein. La fraude fiscale, c'est les et en proportion fraude fraude sociale, fraude fiscale, c'est combien en en milliards chacun ? C'est à peu près équivalent. Je pense que la la donc la fraude sociale est donc à 13 milliards, la fraude fiscale est autour de 14 15 donc c'est à peu près les mêmes masses. La fraude fiscale, elle est elle est travaillée depuis plus longtemps. Vous avez les impôts, hein, les fameux inspecteurs des impôts, contrôle des impôts, contrôles fiscaux. Je pense que sur la fraude sociale et justement d'ailleurs, je porte un projet de loi en ce moment au Parlement, à l'Assemblée nationale pour

5:44

de se donner de plus de moyens, plus de moyens de contrôle pour réduire cette fraude sociale. Quand quand ça ça fait rire des gens, il y a des gens, ils croient pas au chiffres sur la fraude fiscale. Quand vous parlez de fraude fiscale, c'est bien fraude fiscale des entreprises et pas des individus. Quand fraude fiscale, bon c'est les deux mais ceux qui fraudent le plus en montant, c'est les entreprises. Voilà. La fraude sociale, c'est un peu pareil, hein. Euh euh c'est pareil, ça peut être la fraute d'employeur, je vous dis là le travail au noir, c'est d'abord des entreprises qui déclare pas leur salariés. Voilà. Donc euh pourquoi ils déclarent pas leur salariés ? Parce qu'ils ont pas à payer les charges patronales. Normalement, quand vous avez un salarié, vous savez

6:18

qu'en plus du salaire, il y a des charges. Ces charges, elles servent à quoi ? Elles cher à financer les retraites, elle cherche à financer la branche maladie, la branche la branche vieillesse. Voilà, on a besoin de cet argent pour financer ce bien commun qui est la sécurité social. En en fait, pour expliquer de ce que je comprends parce que je regarde sur internet et les chiffres, en fait c'est les 16 milliers les 14 15 milliards que vous avez évoqué. En fait, c'est les fraudes détectées. C'est pas la fraude globale. C'est vraiment ce que vous arrivez à détecter au ministère. Oui, bien sûr. Par définition, on la connaît pas, vous voyez. C'est c'est puisque ils se cachent les fraudeurs, ils vont pas nous dire "coucou, je fraude", voilà le montant de la fraude.

6:48

A même eu déjà un ministre qui avait fraudé qui disait "Les yeux dans les yeux, je n'ai pas de compte suisse." Oui, ça peut arriver aussi. Voilà. Non, personne n'est à l'abri de la frote. Donc il faut être prudent et surtout à la fois se donner des ars, mettre de la pression parce que je le redis, c'est pas normal. On est dans une période, vous voyez bien, on parle de budget où l'argent public est rare. Augmenter les impôts, c'est pas facile. Il faut faire des économies. Donc on on va demander des efforts aux françaises et aux Français. Franchement, la lutte contre la fraude, c'est vraiment le moment de la renforcer. C'est pas normal que des que des personnes ou des entreprises trichent avec ça et volent de l'argent au français. Et vous avez parlé d'un

7:20

texte de loi que vous êtes en train de de défendre. Euh, on est même pas un an de l'élection présidentielle. Vous en tant que ministre, quelle marche de manœuvre vous avez pour agir politiquement ? Sachant que bon, on voit qu'à l'assemblée, les majorités sont compliqués à trouver. Quelle marge de manœuvre vous avez à 1 an de la présidentielle ? Bon, d'abord euh vous avez raison, il faut que cette année servent à quelque chose hein. Certains ont dit euh qu'on allait rien faire. Non, d'ailleurs, il nous tarde que le budget soit vraiment terminé. Vous savez qu'on est en phase, j'espère de terminer ce budget avec des présentations euh à l'Assemblée nationale, au Sénat puis à l'Assemblée nationale et le 493 est revenu dans le paysage. On y reviendra peut-être dans la discussion. Donc, il

7:55

va nous rester une grosse année avant l'échéance majeure dans notre démocratie qui est l'élection présidentielle. et son présidentiel. C'est un moment fort où une personne se présente, des personnes se présentent, elles ont un projet, elles ont un programme. C'est ça. Il y a pas que la personne qu'on choisit. On choisit ce qu'il veut faire aussi de notre pays. Il a une vision du pays. Ouais, il a une vision du pays. Et après, ben le président, vous savez qu'il va il va dissoudre l'Assemblée, il va faire des élections législatives, il espérera avoir une majorité parce que c'est quand même plus facile dans la 5e République d'avoir une majorité, ce qu'on a pas aujourd'hui et avec ça, il déplorera le programme pour lequel on l'a voté. Voilà, il nous reste un an.

8:27

Euh les lois, vous avez raison, on aura on faut pas arriver, on pourra pas faire des lois de rupture fortes. Pour faire des ruptures fortes, elles entraînent souvent une réaction négative de l'opposition. Il faut être costaud au parlement. Nous ne sommes pas costaux au parlement et d'ailleurs, personne ne l'est. Aujourd'hui, c'est bien le problème. Aucun parti politique ne peut dire qu'il a la majorité au gouvernement. Pas nous, mais pas les autres non plus. Voilà. Donc à partir de là, ben il faut il faut avancer. On peut faire des lois consensuelles. Je pense qu'il faut chercher aussi des convergences. le mot compromis, le mot convergence, le mot consensus, c'est ce qu'il faut chercher. Et là c'est donc là ces lois seront votées. Un gouvernement ministre aussi peut agir par par les par

9:01

les décrets. Voilà ce qu'on appelle la voie réglementaire. Donc là il y a pas de loi. C'est l'administration qui décide un décret. Ce décret permet d'organiser la la vie publique. Donc c'est important. Et puis aussi, j'allais dire vous savez, il y a beaucoup de dispositifs, on en manque pas dans ce pays. Ben s'agit pas d'en créer peut-être beaucoup d'autres. Il s'agit de mieux les faire marcher, mieux les faire déplo les faire connaître, de les déployer, de les animer. Voilà, j'ai quelques idées là-dessus. Si vous m'interrogez, il y a une question pour vous de Stéphane qui dit "Les chantiers des Jeux Olympiques ont eu le droit à un surplu d'inspecteur de travail résultant moins résultat moins d'accident. Donc pourquoi ne pas augmenter de façon générale le

9:32

nombre d'inspecteurs du travail ? On sait qu'il y a eu beaucoup d'accidents en France, d'accidents du travail, de morts au travail. On est malheureusement un des records en nombre de décès. Comment vous agissez pour protéger les travailleurs ? Est-ce qu'il faudrait augmenter le nombre de d'inspecteurs du travail ? Ah, il y a il y a plusieurs éléments de réponse à la question. D'abord les Jeux Olympiques, c'est un caractère exceptionnel. C'est tous les 100 ans bien évidemment. Les prochains c'est 2030. Ah oui, mais pas pas pas ceux d'été hein. Non. Oui. Voilà. Donc les les Jeux Olympiques d'été, voilà, c'est un événement mondial et forcément la France veut les réussir. Elle met le paquet et elle a mis énormément de moyens et ça a été réussi. Il faut se le dire. Et d'ailleurs moi en

10:06

tant que ancien patron la SNCF, je peux vous dire tous les cheminotes, tous les chemineaux étaient mobilisés pour que les trains roulent bien et ils ont bien roulé. On a pu transporter les supporteurs les joueurs. Voilà. Donc je vais vous dire par là le caractère exceptionnel des moyens consacrés aux Jeux Olympiques. C'est vrai que vous avez dû gérer le sabotage qu'il y a eu sur les lignes le jour de la cérémonie d'ouverture. C'est ça. La nuit d'avant, les jeux n'avaient pas démarré, ils allaient démarrer et on m'a réveillé à 5h30 du matin en me disant qu'est-ce qui se passe ? J'étais un peu endormi. On m'apprend que trois lignes à grande vitesse ont été sabotées. Les trains peuvent pas circuler. C'était un vendredi donc un jour aussi de grand départ. Donc on

10:38

avait des milliers de familles dans les gares le matin à Montparnas à la gare de Lyon qui pouvai pas partir parce qu'il fallait réparer ses lignes. Je veux rendre hommage d'ailleurs au cheminot au chemin qui en l'un weekend ont réparé trois lignes à grande vitesse qui a permis de reprendre la circulation des trains. Ça voit aussi on voit aussi la réaction la réactivité l'engagement des Français face à la difficulté. Voilà, donc ça c'est la première réponse. Deuxièmement, les inspecteurs du travail, ils ont rôle important. Bien sûr, ils sont là pour respecter, ils portent bien leur nom et donc il vérifient que les entreprise respecte les règles puisqu'on a tout un campus de règles. Et parmi ces règles, vous l'avez dit, il y a celle qui concerne la prévention des risques professionnels.

11:11

C'est un sujet très sérieux. Bien sûr, personne ne doit aller travailler pour se blesser ou encore pire décéder à l'occasion de son travail. C'est un sujet grave. Peut-être. Ça me permet aussi de d'en parler en deux mots sur les quelques chiffres. Alors effectivement, on a on a plus de 700 accidents mortels dans notre pays. C'est beaucoup mais il y a trois familles, il faut le préciser. Il y a ceux qu'on connaît les chutes, les heures par des engins, voilà, très directement liés à l'exercice du travail. Ça fait à peu près un bon un bon allez, on va dire 35 %. Il y a 15 % c'est ex de trajet. Quand vous rendez à votre travail en voiture, en vélo, à pied, si vous avez un accident, il est lié au travail. Donc c'est un accident du travail. Mais on voit bien que la prévention est pas la

11:48

même. Là, ça va être des campagnes de sécurité routière pour attirer l'attention des gens sur la conduite en voiture, en vélo. Voilà, par exemple à l'occasion l'hiver, voilà, qu'on qu'on a pu connaître. Et vous avez la moitié qui on en parle pas assez d'ailleurs qui sont des malaises, des malaises cardiaques. Alors, comme il se passe au travail, on les met accident du travail mais vous voyez bien que ça peut ça c'est de santé publique. Ça peut être comment dire aggravé par les conditions de travail. S'il fait trop chaud, s'il y a des efforts, faut être attentif. Voilà. Donc on voit bien que sur ces trois familles, je vais porter des plans d'action à travers un plan qui va bientôt sortir où on va veiller à ce que les entreprises puissent déployer des plans très concrets pour réduire

12:21

drastiquement le nombre d'accidents mortels dans notre pays. La date de publication, vous l'avez, c'est au printemps. C'est ce qu'on appelle les les c'est le plan numéro 5 parce qu'il y en a eu quatre avant. Mais c'est très important parce qu'à partir de là, on mobilise toutes les entreprises, toutes les branches, tous les secteurs. Je voudrais dire aussi, j'ai fait un déplacement à Nancy il y a pas très longtemps que les entreprises, les chefs d'entreprise s'emparent du sujet. Voilà, moi j'ai un discours positif sur les entreprises. Tout ça se passe dans les entreprises et la grande grande majorité des chefs d'entreprise sont concernés par ce sujet et agissent et déploient des plans solides pour éviter les accidents dans dans leurs entreprises. J'aimerais aussi vous poser une question

12:53

la semaine prochaine si mes infos sont bonnes. Il y a les chiffres du chômage qui sortent. Est-ce que vous les avez déjà ? Non, je les ai pas. Non, non. Et vous pensez que ils vont plus vu que c'est trimestriel, ça fait 3 mois que vous êtes là. Est-ce que vous pensez que ça va être positif pour votre début ? Non, faut être prudent. Donc ce que en fait notre pays résiste pas mal parce qu'il faut quand même voir le contexte he on est pris en étoch entre d'un côté les Chinois qui veulent déverser toute leur production à bakou à qualité douteuse qui ne respectent pas les normes de production les normes environnementales les normes sociales sur le marché français avec les plateformes on se souvient de l'épisode Shine il y a pas très longtemps et puis vous avez des Américains qui ferment

13:28

leur marché à coup de tarifs doués de taxes ils empêchent au fond les les marchandises françaises de rentrer aux États-Unis parce qu'ils mettent des taxes très fortes et donc les prix sont décalés par rapport au produits américains. Dans ce contexte-là, et bien la l'économie française tient. Voilà, elle tient. D'abord, on est en croissance, on est qu'à une des seuls une seule pays en Europe à être en croissance et à elle toute seule, la France c'est la moitié de la croissance française. Donc on tient autour de 0,9 %. Donc c'est pas si mal dans le contexte. Et de le chômage, il il est stable ou quasiment stable. On a une petite érosion qui peut être d d'ailleurs à un peu moins d'apprentis à la rentrée, mais on est loin d'avoir un effondrement. On va être ass on est

14:05

d'accord que les les chiffres du chômage c'est ceux qui sont inscrits à Pôle Emploi. Oui. C'est les chiffres officiels. Et est-ce que vous avez les chiffres de ceux qui sont un peu dans le brouillard ? C'estàdire que moi, par exemple, euh j'ai été inscrit à Paul Emploi. Comme j'avais pas d'allocation, bah j'ai arrêté de me m'inscrire à Paul Emploi. J'étais sans emploi mais du coup j'étais pas dans les chiffres. Est-ce que vous avez la la une idée de la globalité de de non actif en France ? Non mais d'abord c'est logique qu'on c'est les demandeurs d'emploi qu'on qu'on va mesurer. Si vous êtes vous êtes libre de pas vouloir travailler hein. Non mais je cherch Non c'est pas ça c'est que je cherchais un emploi mais pas emploi me proposait rien de bien fif. Mais mais quand même il est pas

14:41

normal qu'on enregistre ce qui demande l'emploi. Et est-ce que le mot de demande est important parce que côté France travaille puisque souvent notre bras armé en matière de de marché oui il faut [rires] changer vocabulaire et et parce que derrière les mots il y a une réalité. France travail ça travaille autant pour l'employeur que pour l'employé et ça marie un employeur un employé. Donc c'est très important, c'est beaucoup plus proactif et et ça marche très bien. Voilà, je vous encourage à aller voir France travail si un jour vous avez besoin, vous allez être surpris. Ils ont progressé, ils vont ils vont certainement vous vous permettre de retrouver du travail. Pour l'emploi de Malakov, il a fermé, il il a bougé. Il y en a d'autres oui, il [rires] a bougé. Voilà. Mais c'est plus un pour

15:13

l'emploi, c'est France travail. Changez votre vocabulaire. C'est comme ceux qui disent la NPE, ça reste encore pire. Donc [rires] parler de France travail, c'est pour les travailleurs de France et les employeurs de France, c'est France travail qui est la bonne appellation. Et on a une autre question. Est-ce que vous connaissez Calamité ? Non. Calamité c'est une vidéaste qui fait des vidéos pour adultes et elle a sorti une vidéo si elle est influenceuse, elle a plus de 600000 abonnés. Elle a sorti une vidéo pour dénoncer ce qu'elle considère comme une discrimination. C'est-à-dire que bon, les TDS, ils ont un compteur SAF, ils payent leurs impôts et cetera, mais ils sont dans la capacité d'ouvrir des comptes en banque et du coup, ils sont obligés d'aller à la Banque de

15:48

France. Mais le problème, c'est qu'après la Banque de France force une banque à ouvrir un compte notamment. Euh est-ce qu'il faudrait pas pour bah l'égalité et cetera parce que rapporte plus d'impôts à la France que moi calamité mais j'ai plus de droits bancaires qu'elle. Est-ce qu'il faudrait pas alors je sais pas si c'est votre ministère qui gère ça du coup c'est quel ministère sur laquelle devrait aller finance finance c'est les finances là c'est c'est les grands les grands chefs de des banques et l'accès aux banques et l'accès aux comptes c'est les finances voilà donc je non franchement je connais pas vous savez quand je connais pas je préfère je connais pas voilà je souhaite le meilleur à calamité mais c'est pas moi qui serait capable de l'ouvrir en compte

16:19

bon ben monsieur l'escure si vous voulez passer vous êtes le bienvenu et dernière question avant qu'on passe au deuxième thème vous préférez discuter avec les syndicats d'entreprise ou de salariés avec les deux avec les deux c'est mon métier hein moi je suis là pour discuter avec tous les partenaires sociaux. Donc, il y a deux grandes familles d'organisation sociales sociales. Il y a les syndicats qui représentent les salariés et il y a les organisations patronal qui représentent les employeurs. Et vous savez le le dialogue social, c'est bien des patrons qui parlent à des salariés. L'État d'ailleurs n'est pas directement dans le dialogue social. Moi quand j'étais à la SNCF, j'étais du côté des patrons, je dialoguéis avec les syndicats de la SNCF. Là, maintenant l'État, je suis au

16:52

peu au-dessus de la mêlée. Je je cherche à faire en sorte que le dialogue social fonctionne, que ça marche, qu'on ait du contenu. Voilà. Et et par exemple, je suis très fier d'avoir lancé une conférence sociale avec quasiment tous les partenaires sociaux qui travaillent sur c'est lequel de le dire sur la thématique du travail de l'emploi et des retraites parce que les retraites la plupart des gens qui nous écoutent sont jeunes mais tôt ou tard faudrait bien y penser et c'est maintenant qu'on prépare vos retraites en fait. Donc j'ai regardé sur le site moi je pars à 67 ans. Vous savez monsieur le ministre et encore ça peut encore bouger. Ben vous ça sera un peu plus je pense. Faut vous y faire cette idée. Vous pensez que l'âge va augmenter obligatoirement ? Je je le crain je le

17:25

crains. Oui, parce que tout ça est lié à la retraite. La retraite, c'est les gens qui vieillissent et tant mieux. Et donc comme comme la durée de vie augmente, bah forcément à un moment donné, c'est compliqué de de payer les retraites et une des solutions, pas la seule et on peut y avoir débat là-dessus, c'est de décaler l'âge l'âge de départ à la retraite. C'est c'est un des objets fondamentaux des réformes qui on qui ont essayé de passer avec le bonheur que l'on sait mais en fait on est encore dans le débat et la discussion. Alors on va passer à la deuxième partie sur la jeunesse et l'apprentissage et comme je vous l'avais dit bah il y a un streamer qui s'appelle Ribo dans la sauce. Je vais vous laisser mettre le casque, monsieur le ministre. Euh voilà.

17:57

Est-ce que vous m'entendez moi déjà ? Vous m'entendez ? Alors, je vous mets la ribo et euh et ça dure une petite minute et après vous pourrez lui répondre. Bonjour, monsieur le ministre, j'ai 31 ans et comme beaucoup de français de ma génération, j'ai fait mes études en apprentissage et comme beaucoup de mes camarades de classe à l'époque, j'étais en école d'ingénieur, j'ai eu le sentiment de pas avoir tant appris que ça pendant mon alternance. Par contre, j'ai eu le sentiment d'avoir été comme une main d'œuvre à Bakou. D'ailleurs, par exemple, il y avait la moitié de ma classe qui bossait chez Renault à l'époque et aucun d'entre eux a eu un CDI chez Renault à la clé de 3 années d'apprentissage quand même. Et bon, il y a quelque chose qui explique ça assez

18:26

simplement, c'est que effectivement pour un patron, l'apprentissage c'est une super manière d'avoir des travailleurs qui coûtent vraiment pas cher. Les salaires sont bas déjà, mais surtout bah il y a des exonérations de cotisation sociale et des aides directes de l'État. Autrement dit, c'est l'État et donc le contribuable qui paye finalement. Or, cette politique de l'apprentissage, tout comme l'éducation nationale et l'enseignement supérieur d'ailleurs, mais ça on commence à être habitué, s'apprête à être victime d'un coup de rabo budgétaire. Ma question est donc la suivante : les jeunes, donc l'avenir de notre pays, doivent-ils aussi être victimes de vos politics austéritaires ? Et puis j'ai voilà, je vous laisse je vous laisse je vous laisse répondre à à Ribo sur cet

18:58

aspect-là. Est-ce que voilà l'apprentissage et la jeunesse sur ses coûts budgétaires ? Ben Ribao, il pourrait être au ministère du travail, hein, il y a pas de problème hein. Euh mais on est d'accord, on est il y a le bon apprentissage comme le cholestérol, vous savez, il y a le bon et le et peut-être celui qui peut être amélioré. Le bon apprentissage c'est peut-être pas celui qui a qui qui a suivi Ribo d'après ce qu'il nous dit, hein. C'est un apprentissage sérieux où on va vraiment former les jeunes. Vous savez, l'apprentissage c'est né plutôt, c'est pas pour les ingénieurs au départ, c'était plutôt pour les les bouchers, les électriciens, ceux qui venaient apprendre un métier manuel. Euh l'école peut vous former mais rien de tel que d'être avec des vrais artisans dans la

19:29

vraie vie euh pour apprendre votre métier qui est un métier à base de euh d'exercices très concrets et qui qu'on apprend peut-être à l'école mais qu'on apprend surtout euh euh sur le terrain et et dans la vie professionnelle. Bon, ça c'est important. Euh le gouvernement où il y a il y a quelques années en tout cas sous l'impulsion du président de la République Emmanuel Macron a voulu que la que la que la que la France passe la marche avant. On se comparait beaucoup avec l'Allemagne. On avait trois fois moins d'apprenti que l'Allemagne en disant ça va pas. Ben, on a maintenant au niveau de l'Allemagne devant l'Allemagne. Donc, d'abord, on va se dire euh même s'il y a quelques des éléments améliorés, ça marche. On a beaucoup plus d'apprentis. Voilà, donc ça c'est bonne nouvelle. Et les

20:03

apprentis sont partout dans tous les diplômes, dans tous les types d'entreprises, dans tous les types de métiers. Bon, ceci estant posé et et vous l'avez dit he Ribo l'a dit, ça coûte cher. Et en 2000, dans 2024 même le pic a été atteint. 16 milliards d'euros pour pour un peu moins de d'un million d'apprentis, ça fait 17000 18000 € par apprenti par an. C'est coûteux. Et cet argent là aussi, c'est très clair, c'est le c'est le contribuable qui le paye. Il viennent de quelque part cet argent. Bon à partir du moment où on commence à intégrer aussi que les problèmes d'argent public se posent, vous voyez bien, on est en train de dire la dette, le déficit, enfin, il faut faut faire attention à ce qu'on dépense. En fond, je suis les conseils de Ribau et et on est en train d'ajuster la la

20:39

cette politique d'apprentissage. On va sauvegarder certainement là où l'apprentissage ne peut pas être remplacé par l'éducation nationale. Donc les les premiers niveaux de diplôme jusqu'au bac, jusqu'au bac + 2. On va aussi aider les petites entreprises pour lesquelles là elles ont pas de DRH, elles ont pas de structure. Voilà. et on va beaucoup regarder ce que vous avez dit, c'est-à-dire l'insertion dans le dans le travail. Voilà, vous avez raison, c'est qu'il s'agit pas de former et encore il faudrait bien former parce que comme vous l'avez dit, on peut aussi parfois ne pas apprendre grand-chose. Oui, des fois il y a des stages un peu bullshit si ex il faut surtout que ça permettre à rentrer dans l'emploi et rentrer dans le travail. Donc c'est exactement les

21:12

principes qu'on va prendre pour faire l'ajustement que visiblement vous appelez de vos vœux. Donc on on sera fixé la semaine prochaine mais c'est bien dans ce sens-là que je travaille. Et il a une question bonus de 10 secondes pour vous. Deuxième question si je puis me permettre puisque j'imagine que ça fera peut-être partie de votre réponse. À part l'industrie de l'armement et l'armée de manière générale, la chose militaire, est-ce que vous avez une autre perspective d'avenir pour notre jeunesse ou pas vraiment ? Est-ce que vous avez une autre perspective de jeunesse pour pour les jeunes ? Oui. Alors moi d'abord je commencerai par pas cracher dans la soupe de l'armement et de la défense. Quand vous voyez ce qui se passe côté États-Unis, côté Ukraine, côté Russie peut-être, en

21:44

tout cas c'est mon opinion et on peut en débattre avec Ribou avec d'autres. Je pense que c'est plutôt le moment où il faut se renforcer parce que si on veut exister dans un monde de rapport de force euh par rapport à monsieur Trump et d'autres, il vaut mieux être costaud et costaud au plan militaire. Donc l'industrie de la défense, c'est aussi la manière pour nous d'être plus solide et que nos armées soient plus solides et nous défendent et nous défendent. Et deuxièmement, c'est les beaux boulots, hein. Moi, je j'ai visité des usines de la défense. C'est très intéressant, c'est passionnant, si on aime la technique, la technologie et puis il y a du sens. Voilà. Donc moi je voilà je commencerai par dire la défense c'est pas si mal et on en a besoin de les les

22:16

grands secteurs qui marchent bien dans notre pays. Il y en a d'autres hein. Il y a tout ce qui est nucléaire l'énergie parce qu'on a besoin d'énergie dans notre pays. L'électricité l'ordinateur il marche comment ? Voilà on a besoin d'énormément d'énergie. L'intelligence artificielle tous les tous les data centers tout ça ça consomme énormément d'énergie. Donc l'énergie nous on n pas de pétrole vous le savez mais on a des idées. C'est pas nouveau. Et donc on construit des centrales nucléaires. Donc tout ce qui est énergie en grand et nucléaire en particulier. Il y a de beaux métiers là encore dans l'industrie. Troisièmement, c'est l'aéronautique. Alors ça c'est Airbus. Merci Airbus. Airbus fait partie des deux grands champions mondiaux. Il y a Boeing de chez les Américains. Il y a

22:48

Airbus en Europe et en France. Et à Toulouse. Alors là, si vous aimez Toulouse, allez à Toulouse. C'est une très jolie ville Toulouse. Moi, je suis du sud-ouest. Ils sont sympas, il fait beau. Il y a le rugby, on y revient au rugby. Voilà. Allez, allez à Toulouse, rentrez dans l'aéronautique. Ils ont des commandes énormes, ils arrivent pas à faire face. Donc si vous cherchez du boulot, vous aimez le rugby, vous aimez bien le cassoulet, vous aimez bien l'accent du sud-ouest, allez à Toulouse. Ils sont prêts à vous accueillir à bras ouvert. Nickel. Vous pouvez enlever le cas parce que je vois qu'il est en train de tomber derrière ça. Je m'en voudrais qu'il vous tombe du nez. Hop, tenez. Hop, je vais vous le mettre là. Bon, et il y avait une autre question en lisant le

23:21

Parisien, les pages écho du Parisien parce que ça m'arrive, j'ai découvert le phénomène des nites. Est-ce que vous connaissez qu'est-ce que c'est les nites et comment vous en tant que ministre du travail vous vous accompagnez ces jeunes ? Est-ce que vous les accompagnez déjà ? Ouais, bien sûr. Alors, on va expliquer ce que c'est à ceux qui nous écoutent. Ça répond ce que vous avez dit. Alors, vous êtes pas un parce que vous vous bougez vous, mais malheureusement et c'est important hein, on estime à 1 million alors encore, on sait pas trop, on est encore dans les estimations, un bon million en tout cas de jeunes, on parle de jeunes qui sont nulle part. Ils sont nulle part, ils sont pas dans l'emploi, ils sont pas dans la formation, ils sont nulle part. Ils sont là quelque part mais pas dans

23:55

les circuits normaux dans lesquels on s'attend à trouver des jeunes. Voilà. Et ça c'est embêtant parce que au-delà du fait qu'il se prépare pas à rentrer dans la vie active, je pense même le côté citoyen, vous savez ça, moi ça c'est un peu les vieilles générations, je sais pas si ça vous parle à vous qui nous écoutez mais en tout cas faire nation, voyez, s'intéresser à la vie publique, faire partie d'une association, rendre service dans sa ville, dans sa commune, être intéressé par tout ça, voyez, par les gens. Voilà, ça c'est important. Eux, ils sont un peu nulle part. Alors euh c'est embêtant bien sûr, il faut aller les chercher à la fois pour des questions de production, d'insertion dans l'emploi, mais aussi d'être citoyen de leur cité. Et c'est vraiment des jeunes qui doivent

24:29

travailler au Black aussi pour euh avoir de l'argent imaginer et pourquoi pas des trafics. On sait que notre pays malheureusement et je suis soumis à tout types de trafic qui peuvent poser des gros problèmes et de et de sécurité publique et de santé publique. Voilà. Donc voilà, on est là-dedans. C'est pas ça du tout. Bien évidemment, il faut donner un avenir à la jeunesse, aller chercher toute la jeunesse, même la jeunesse qui est en situation compliquée. En fait, on va vers l'idée ces gens-là, si on va pas les chercher, ils vont pas venir. Et je peux vous dire là encore, moi j'aime bien le terrain, j'aime bien voir ce qui marche sur le terrain et pas trop théoriser. J'étais à Marseille, donc Marseille est cité hein, dans un quartier de Marseille mais il y

25:00

a une association qu'on aide, on la subventionne he faut être clair. Elle elle installe avec l'office de HLM du coin avec les bailleurs sociaux un appartement vide qu'elle réaménage. Ça devient un endroit où les gens du quartier peuvent venir et discuter de leur futur. Voilà. Et on peut faire des briefs de recrutement, on peut donner des conseils, on peut les amener aux missions locale. Voilà, on va vers les jeunes, on les écoute et si on en sauve, j'allais dire, si on permet de d'offrir une alternative plus plus solide à cette jeunesse 1 2 3 5 10 et que vous le multipliez par plein d'associations qui pourraient nous aider, je pense que c'est un bon exemple du fait qu'on tend la main à ces jeunes et qu'on doit absolument leur proposer un avenir. Il y a il y a il y a une question euh pour

25:38

vous de petite licorne qui dit "Si vous aviez une seule chose à dire, pardon, à un jeune qui pense que la politique ça ne sert à rien, que serait-elle ? Parce que c'est vrai que vous êtes pas un politique, vous avez quasiment toute votre carrière dans le groupe SNCF et euh les filières. Qu'est-ce que vous avez dire à à un jeune, un petit gars qui vient voir et qui dit "De façon, vous servez à quoi monsieur le ministre ? Ça fait des années que je suis au chômage, j'y arrive pas." Ouais. Alors, faut faut La première phase, alors elle envoie aux citoyens, c'est les lois. Un pays est régi par des lois. Je sais pas ce que vous entendez parler de l'état de droit. Il y a des lois, certains disent qu'il y en a trop mais en fait il y a des lois. Les lois elles protègent les faibles quand même.

26:09

L'idée des lois c'est pas la loi du plus fort. Justement la loi du plus fort c'est qu'il y a pas de loi. Je suis le plus fort, je suis le plus costaud, c'est moi le plus armé. Ben tu vas t'incliner, tu vas baisser la tête. On le voit avec Donald Trump. On voit ce que ça fait. On a quelques exemples dans le monde en ce moment. La loi, elle protège les faibles parce que vous êtes censé respecter la loi. Si vous le faites pas, ben la police peut vous arrêter, le juge peut vous condamner. Voilà. Donc, il y a une réaction de la société pour protéger les gens et normer les choses. Et la loi, qui fait la loi ? les politiques. Voilà. Donc oui, il vaut mieux s'intéresser à la politique pour que les lois qui seront faites par les politiques dans les parlements, elles soient les

26:42

meilleure possible. C'est pour ça qu'il faut aller voter. Si vous allez pas voter, vous allez pas peser. Pas la peine de vous plaindre. Après hein, vous direz "Ouais, OK, ça marche pas." Mais est-ce que vous êtes allé voter ? Si vous allez voter, c'est un citoyen, une voix peu importe votre âge, il fair plus de 18 ans. Mais plus de 18 ans, vous pouvez voter jeune, vieux, riche, pas riche dans le sud, dans le nord, à la campagne, dans les villes. Chaque voie compte et chaque voie est à égalité. Donc oui, je pense que il faut s'intéresser à la politique, voter et pour que la démocratie fonctionne. On arrive à il nous reste allez 15 20 minutes d'interview si j'ai bien calculé. Je vois je vois le collab, il dit pas non de la tête, donc c'est qu'on doit être bon. Il y a il y avait

27:19

quelques questions qui ont été posées sur le chat. J'en profite, il y en a une qui vous dit euh qui est un saisonnier qui dit "Les les saisonniers sont à mot couvert jugés comme travailleur précaire par le système bancaire, par les propriétaire quand il est question de trouver un logement et par le fait de la saisonnalité de leur travail. Mais cela n'est pas reconnu à travers de la législation comme cela peut l'être avec l'intérim. La question est donc est-ce que comme le travail en intérim, le travail saisonnier verra un jour le système de prime de précarité lui être attribué ? Est-ce que ça ça rentre déjà dans votre dans votre carte C'est chez moi. C'est chez moi. Honnêtement, je travaille pas dessus donc travaille sur plein de choses. Euh alors, on parlait

27:52

des lois. On est en plein d là. La question qui était posée sur la politique, à quoi ça sert aujourd'hui ? Est-ce qu'il faut préciser la loi ? Peut-être. Le travail saisonnier, c'est un travail important. Je veux rendre hommage à à ce monsieur hein. L'hiver, ben les stations de port d'hiver, l'été, les rivages, donc la restauration, il y a plein de choses qui marchent à la saison. Au milieu, c'est un peu plus calme d'ailleurs hein. Donc ça ressemble un peu aux intermittents, vous savez. C'est un peu cousin Germel. les intermédents du spectacle, eux statut, les saisonniers peut-être par secteur, peut-être aussi le regarder par secteur. Et c'était une idée intéressante. Est-ce qu'on dote d'un statut de saisonnier ? peut-être les métiers de la restauration

28:26

par exemple parce que tout ce qui est généralité, je m'en méfie, tout doit être adapté à un secteur. Il faut travailler avec les entreprises aussi de ce secteur. Donc oui, c'est une bonne idée. Honnêtement, elle est pas elle est pas sur l'établi en ce moment mais dans l'année qui nous qui vient si jamais on n'est pas censuré parce que vous savez moi si ça se trouve dans 2 jours je suis plus là mais j'y crois quand même et donc si la démocratie nous donne un peu de temps, je suis d'accord pour regarder ce sujet. Il y a une Est-ce que vous connaissez vous avez le droit ? Non. C'est une chaîne YouTube euh d'un d'un d'une personne qui bosse dans le droit et qui a plus de 300000 abonnés et qui est aussi sur Twitch. Il vous demande euh vous parliez d'état droit,

28:58

qu'est-ce que vous direz diriez aux gens qui critiquent l'état de droit ? Ben je suis pas d'accord. Moi je j'ai je pense que l'état de droit c'est absolument indispensable. Je le redis, c'est le droit qui protège. Il embête un peu le droit parfois parce qu'il met des contraintes mais et on peut y travailler sur ces contraintes. Mais fondamentalement faut que tout le monde comprenne que si c'est pas l'état de droit ben c'est la jungle. On va revenir peut-être dans comme la western, on va tous avoir des pistolets. Le premier qui bouge, on le tire dessus. Voilà. Euh moi, j'ai pas envie de ça. C'est pas la société qui me plaît. Moi, la société qui me plaît, c'est une société de solidarité. C'est une société où on fait attention à l'autre, où on respecte l'autre, où on a envie de vivre ensemble

29:31

et pour codifier cette vie ensemble, il faut du droit. Voilà. Donc moi, je suis très favorable à l'état de droit et croyez pas ceux qui vous disent qu'on peut fonctionner sans droit. Ça se retournera un jour contre vous. Voilà. Faites attention. Croyez pas ces histoiresl. vous en souffririez à coup sûr. Il y a il y a pardon, il y a une autre question qui vient du chat qui a été posée hier de Herol qui dit "Bonjour, je suis diplômé depuis bientôt 5 ans d'un master en électronique mais chômeur car lourdement handicapé. Mon CV plaît mais une fois qu'on me voit, les recruteurs ne me rappellent plus. Je sais que je ne suis pas le seul surdiplômé qui ne trouve pas de travail à cause d'un lourd handicap. Quelles mesures peuvent être mises mises en place pour nous ? Ne trouvez-vous pas ça

30:07

indéc en capacité de travailler se retrouvent obligés de vivre avec des aloclargissant la RQTH à tous ceux de la MDPH, donc la maison départementale pour les personnes en situation de handicap. Ne pensez-vous pas que cela crée une concurrence encore plus rude entre les personnes handicapées ? Euh oui, enfin c'est surtout la première phrase qui est qui est scandaleuse. Oui. Oui. C'est scandaleux. Si si euh pas parce que vous avez un handicap que vous pouvez pas travailler bien sûr, surtout que vous avez toutes les qualités intellectuelles, compétences et cetera. Il y a des lois. Alors pour le coup, il y a des lois là-dessus hein et vous avez des organismes, peu importe le nom, la GFIP et cetera, avec qui on travaille et et c'est d'autant plus indispensable que

30:41

il y a quand je dis, il y a des secteurs il manquent il manque de main d'œuvre. Il faut aller chercher tout le monde. C'est pas le le blond au yeux bleu qui court le 100 m à 9 secondes he que il faut aller chercher tout le monde. Donc les jeunes, les vieux, euh les gens en insertion qui sont parfois un peu éloignés de l'emploi, les handicapés aussi. Pardon, j'étais dans le Var, moi j'étais dans le VAR il y a pas très longtemps sur l'industrie de défense, on en a parlé. vous êtes électronicien, ils en cherchent. Donc voilà, je pense que c'est un problème de connexion. Il faut arriver à vous connecter peut-être aller voir France Travail. Franchement, c'est notre porte d'entrée. Je vous recommande d'aller voir France Travail près de chez vous. On fera tout pour

31:15

vous trouver du boulot. Voilà. Et vous avez raison, c'est on a besoin de vous même, je dirais. On a besoin de vos capacités intellectuelles. On a besoin de vos savoir-fa. Voilà. Et le handicap, je connais pas votre handicap, vous le dites pas. Mais il y a des voix et moyens d'adapter les postes de travail au handicap. Il y a plein de solutions. Il y a des budgets pour ça. On est près nous l'État. donne du de l'argent aux entreprises pour qu'elles ajustent leur poste de travail. Voilà, franchement, vous devez pouvoir bénéficier de ces programmes et et et je suis heureux d'entendre que vous avez envie de travailler parce que c'est la bonne attitude. H Et justement, vous parlez de ces aides aux entreprises, ça fait beaucoup polémique puisque le sénateur communiste

31:46

au Sénat Fabien Gay a sorti un rapport qui parlait de 211 milliards d'aides. Alors, dans ces aides, il y avait des prêts et cetera et cetera. Est-ce que vous aussi vous trouvez comme certains qu'il y a pas assez de contrôle sur les entreprises qui bénéficient d'aide ? On se souvient de la polémique avec le CICE où au final Pierre Gatas avait annoncé un million d'emplois, on les attend encore. Est-ce qu'il faudrait plus de contrôle sur les entreprises qui bénéficient d'être public ? Oui. Alors là, attention là, c'est c'est d'abord, je vais être clair. Moi, je suis pour les entreprises globalement. Voilà. Pour les entreprises mais il faut se le dire parce que la petite musique après c'est vide les entreprises, c'est tous des méchants tous des voyou. Non non non non. La la très j'en connais

32:20

tous des chefs d'entreprise, des grands, des petits un peu partout. euh vraiment la grande grande majorité des chefs d'entreprise, ils veulent le bien de leur entreprise, ils veulent le bien des salariés dans leur entreprise. On parlait de travail et d'emploi, mais ils viennent d'où le travail et l'emploi ? Des entreprises. Et il y a une prise de risque dans l'entreprise aussi. Il faut aussi l'entreprise privée, c'est quand même des entrepreneurs, ils ont mis leur sous parfois dessus. Donc il y a quelqu'un qui en disant non, les scopes c'est bien les scopes, c'est des entreprises, on est d'accord ? des coopératives. Oui, non mais c'est pas mal les scopes mais enfin c'est pas le nombre de scopes qui va faire les les besoins de d'emploi et de travail quoi. Donc faut commencer par

32:49

dire ça. Alors après il y a les systèmes d'aide, je les regrette pas que d'abord faut pas être naïf, faut croyez que les autres pays aident par leur entreprise et la compétition des entreprises entre les Français, les Allemands, les Chinois, les Américains, vous croyez que tous ces pays-là, ils aident pas leurs entreprises. Oui, il faut aider nos entreprises parce que si on les aide pas, elles vont pas avoir les marchés. Si elles ont pas les marchés, il y aura pas d'emploi, il y aura pas de travail. Voilà. Et le du chômage et cetera. Donc déjà, faut quand même pas naïf. Par contre, le l'idée qui est intéressante, c'est il y a des il y a il y a il faut que ces aides soient justifiées, soient bien utilisé. Voilà. Donc l'idée de contrôle euh oui, elle est intéressante

33:18

mais déjà on va se dire quand même l'entreprise c'est absolument nécessaire à la à à la santé économique de notre pays, à l'emploi, au travail. Euh de la grande majorité des chent entreprises jouent le jeu. 3, il est normal qu'il les aide. 4, il est pas normal qu'on contrôle leur usage. Il y a quelqu'un qui dit Ganon qui dit "Moi, je vote LFI, je suis aussi pour le contrôle des entreprises. Récompenser ceux qui font des efforts plutôt que de donner de l'argent en espérant qu'ils fassent des efforts sur les contrôler parce que concrètement là vous nous dites il y a pas de choses mises en place pour contrôler du coup. Euh si enf ça dépend ça dépend quoi là par les santé au travail c'est quand même très très contrôlé les handicapés c'est c'est pas corrélé aux aides. C'est ça

33:52

que je veux dire. Si par exemple, on découvre qu'une entreprise ne je prends un exemple, j'ai pas d'exemple concret, mais on découvre qu'une entreprise ne respecte pas des engagements et cetera et cetera, est-ce qu'on peut lui couper les aides ? Bah vous comme on dit avec certains, les les alloc les allocataires du chômage respectent pas leur droit, on leur coupe leur droit. Oui, mais c'est pas si simple. Vous voulez que l'entreprise ferme, qu'elle mette au chômage des centaines ou des milliers de personnes. Enfin, voilà. Donc là-dessus, c'est un point de divergence. En fait, votre le votre ami là, ben non, il a il est honnête. Il dit qu'il votait les filles. Donc au moins c'est honnête et je le remercie. Euh moi je vote pas et les filles. Voilà, ça fait partie des points

34:25

Non non je vous le dirai pas mais je peux en tout [rires] cas vous dire que je vote pas les filles parce que c'est un des points de différence. Moi je suis à l'assemblée, je vois très bien que les les gens des filles tapent sur les entreprises en permanence voilà et moi ça me va pas. Moi moi je préfère avoir un avis différent. C'est la démocratie. Vous avez votre avis, j'ai le mien. Ça c'est un facteur de différenciation profond. Moi, je fais confiance aux entreprises et la confiance peut aussi entraîner un peu de contrôle et de vérification, mais l'attitude première, c'est faire confiance en nos entreprises et aider nos entreprises. Moi, j'aimerais vous parler d'un exemple un peu personnel. Moi, je viens de Vandô dans le Loirécher, donc je pense que de

34:55

quelle entreprise je vais parler ? On a Brant qui euh qui qui va fermer. Moi, je je j'ai ai grandi là-bas, donc j'ai connu le départ de Fagor. Maintenant, on a le départ de Brand qui est une vraie catastrophe au niveau local. Il y avait eu un rachat euh de de Brant, il y avait une je crois une tentative de scope d'être lancé avec le soutien et cetera. C'est je crois que c'est les banques qui ont refusé. Non, c'est le tribunal de commerce. C'est le tribunal de commerce. Oui, pardon. Plus rien. C'est la justice hein. Et justement, comment vous expliquez que on est une justice qui préfère fermer une entreprise que un projet de scope ? Comment vous en tant que ministre du travail, comment vous observez ça ? Moi, je commande pas la justice. Règle générale aussi, on parlait d'état de

35:30

droit. Le droit, il est dit par la justice. Mais on peut respecter mais comment est-ce que vous comprenez qu'il y a des Français qui le comprennent pas ? Je vais essayer de comprendre. Peut-être bien sûr et moi je comprends tout. Mais ça veut dire que en en en application de la de de la loi et de la réglementation, ils ont une ils ont une opinion à se faire sur la viabilité du projet. Ils ont dû estimer que ce projet était pas viable. Donc c'est pas la peine de se bercer d'illusion, penser qu'on va repartir pendant 3 mois, pendant 6 mois pour le coup dépenser des aides pour que ça redémarre et se replanter derrière. C'est peut-être encore pire pour les salariés que donner les faux espoirs. Voilà, donc je pense que c'est ça le raisonnement mais je connais pas le dossier dans le détail.

36:02

Donc je m'arrêterai là et je le redis. Je commande pas les éléments de justice. Et autre question, est-ce que vous pouvez nous lister trois secteurs qui vont de d'avenir et trois secteurs où ça risque d'être compliqué dans les prochaines années ? Est-ce que vous l'avez vous avez des projections au ministère ? Oui, bien sûr. Et c'est des bonnes questions parce que vous parlez de brand qui va mal mais il y a d'autres secteurs qui va bien. Ça a toujours été le cas en économie hein. Il y a les cycles hein et puis il y a des entreprises qui prennent des bonnes décisions et d'autres qui en prennent pas des bonnes qui sont rattrapés par la concurrence. Enfin, c'est pas nouveau tout ça hein. On est on n'est pas en train de réinventer l'histoire. C'est comme ça les trois secteurs qui qui ont

36:35

beaucoup d'avenir, on les a cité mais ça vaut le coup de les redire, c'est donc le nucléaire, l'énergie. On a des champions en France, on a des EDF, on a des boîtes comme ça qui sont formidables. On est le premier pays producteur de d'électricité nucléaire en Europe. Donc et on vend de l'électricité à nos voisins européens. Donc c'est formidable. C'est très bon pour les particuliers et pour les industriels français. Et ça fait de ça fait de de c'était bon pour la le le commerce extérieur et la balance commerciale dans l'énergie. Deuxièmement, c'est euh dans l'aéronautique à la fois Airbus, mais tous les sous-traitants. Donc là, il y a tous les métiers, hein, de la de des des soudeurs qui qui soudent les carlinges des avion jusqu'aux ingénieurs qui qui font les radars pour que les avions

37:12

puissent circuler dans toute toute la filière aéronautique. Et vous avez la défense, on en a parlé. Bon, moi j'ai pas d'état d'âme sur la défense, on peut en avoir he libre libre à chacun mais c'est de très très beaux métiers. La défense défend la France, ne l'oublions pas quand même. Et les et et les Français, vous avez j'en viens aussi tout ce qui est c'est la spécificité un peu des métiers d'art et d'artisanat en France. Un peu le métier du luxe qui tire tout. Mais là, je viens d'ailleurs de de de d'une conférence sur l'économie des des métiers d'art. C'est c'est 500000 emplois en France. 68 milliards. Voilà. De on a eu l'installation LVMH. Vous voyez ça c'est quand même l'art français, c'est le génie français et là il cherche beaucoup de monde. C'est des très beaux métiers d'artisanat

37:47

qui sont prêts à vous former d'ailleurs. Voilà, ça c'est les métiers qui ont le vent en poupe et qui font l'aspect de différenciation de la France par rapport à ces concurrents. Les métiers qui souffrent, c'est ceux qui sont très exposés à la concurrence notamment chinoise. C'est redoutable. C'est l'acier. Il faut se protéger de livraison en quantité d'acier chinois pas cher. Euh donc l'acier, ça souffre. Les voitures aussi, les voitures notamment électriques chinoises qu'on commence à arriver. Donc il faut se protéger aussi parce qu'il respecte pas les normes, notamment les normes sociales. Voilà. Et la chimie aussi. La chimie. La chimie pas mal aussi d'ailleurs pas mal chinois, voilà. Dans tous les produits chimiques. Donc la rivalité industrielle chinoise, les

38:23

voitures, la chimie et l'acier et et peut peu peut peu peut mettre en difficulté les entreprises françaises. Il y a une question de Graou que qui m'a été envoyé qui dit "Que pensez-vous de l'arrivée de l'IA dans le monde du travail ? Tous les secteurs seront plus ou moins impactés par son intégration dans les entreprises. Comment préparer les salariés actuels et futurs ? Vous faites que leur emploi pourrait être remplacé par une IA. Allez-vous attendre qu'il soit trop tard pour permettre aux salariés de se reconvertir dans un autre domaine ou pour les étudiants de changer leurs études pour rejoindre un cursus plus porteur ? Oui. Euh ben ouais ouais tout à fait. C'est une vague Lia. C'est une vague c'est comme toutes les vagues hein. Vous surfez sur la vague ou vague ou bulle ?

38:57

Vague. Moi j'aime bien la vague. C'est le côté sud-ouest. la vague la can bulle vague vague épaisse et haute hein euh dans la vague où vous surfez vous êtes devant et tout va bien ou vous la prenez sur la tête et ça fait quelques tonnes d'eau sur la tête ça fait pas du bien et vous roulez jusqu'à ce que vous sortiez la tête de l'eau. Onembrasse pas une break bien sûr. Voilà, voilà. Donc moi, je suis là-dessus. Je Il faut surfer, il faut surfer. Donc oui, il y a quelques questions et elles se posent. Voilà, les emplois qui vont changer, l'énergie, on parlait des data center, la déontologie à cause des algorithmes qui peuvent, il faut faire attention aux algorithmes parce qu'ils reproduisent parfois des idées reçues. Donc oui, il y a des questions mais fondamentalement l'IA est

39:34

une d'abord c'est une technologie qui va s'imposer, qui s'impose la jeunesse, je qu' a pas mal de jeunes, moi j'ai des des des beaux enfants étudiants, ils sont tous avec Lia, hein. Ils regardent plus les annales en papier hein. C'est fini ça. Voilà. Donc l'IA est une révolution technologique profonde. On la compare à l'arrivée des des portables. C'est à peu près le même. Ça va changer la vie. Vousz pason sur le sujet ou pas ? Oui, je travaille avec elle et je l'ai vu d'ailleurs la semaine dernière. On va bosser ensemble dont l'IA va arriver dans le monde du travail bien évidemment. La réponse à ça, c'est pas de fermer les yeux ni les bras, c'est au contraire former former massivement les les salariés, euh adapter les organisations à l'IA, euh que les que mettre des référents IA dans les

40:09

entreprises pour mener toutes t tous ces mouvements-là et puis créer une IA française. On en revient à la souveraineté. On a quand même Israéliia chinois chez nous pardon c'est lapsus révélateur. Moi je veux pas que l'IA soit américaine ou chinoise. Je veux qu'elle soit française ou européenne. Voilà, on a de la chance d'être un petit peu devant en Europe. Là encore, mettons des ingénieurs. On les a les ingénieurs mais faut pas qu'ils partent aux États-Unis. Voilà. Donc il faut les garder chez nous et si on fait ça, on sera devant, on sfera sur la vague, on la prendra pas sur la tête. Et l'éducation avec Gre Geoffrey aussi vous en parlé sur ID aussi. Alors vous êtes en train de me poser les questions sur est-ce que je travaille avec les autres ministres ? Oui. Non mais c'est vrai que c'est

40:41

intéressant parce que c'est vrai que nous on n pas enfin moi ça va, je suis dans le parlementaire donc évidemment le travail intergouvernemental je le connais mais c'est vrai que pour le grand public on a on voit les ministres un peu ici là on a les on se souvient il y avait des séminaires à une époque. Est-ce queil y a des séminaires gouvernementaux un peu en off ? Oui les séminaires mais c'est bien mais c'est plutôt la la cohésion gouvernementale à 30 ministres. Donc moi je parle d'un travail le rugby. On se fait la passe et on pousse ensemble. Vous savez, c'était c'était c'était comment ? Jean-Pierre Raffarin qui avait été filmé dans France 3 quand il venait d'être premier ministre, il avait un ballon de rugby. Il fait "Voyez la politique quand on est premier ministre

41:13

c'est comme au rugby, un coup à droite, un coup il prenait le ballon comme ça, il fait et direct tout enfin direct au but direct au donc voilà on est un peu là-dedans. Et moi j'aimerais vous poser une question. Est-ce que vous avez des projections au ministère sur le nombre d'emplois qui risquent de disparaître à cause de l'IA et combien risque d'être créés enfin vont être créés grâce à l'IA ? Non, on n pas de projection. Donc on regarde ce qui se passe. Il y a pas mal d'études qui commencent à sortir. On dit il y a ça va taper l'école blanc et l'école bleu au contraire. Alors en nouveau les métiers manuels les métiers manuels, vous êtes pénard hein. Donc ça il faut le savoir aussi. Euh mais je redis moi j'aime bien aller voir les choses quand j'étais dans les structures

41:50

de défense dans le VAR tous les codeurs utilisent de plus en plus Lia bien évidemment qui est capable de le pondre des ligne de code à partir de d'un brief qui est fait par le par l'ingénieur. Donc oui, ça va changer les métiers mais changer les métiers et changer deux métiers ça je peux dire aux jeunes qui sont là vous savez vous allez changer cin ou six fois de métier dans votre vie professionnelle parce que justement les métiers vont changer. Donc comme les métiers vont changer vous allez changer de métier. Donc il faut apprendre à apprendre hein. Je pense que la qualité qu'il faut développer c'est apprendre à apprendre. C'est vrai que moi je prends l'exemple de mon papa. Lui il est rentré dans sa boîte à 17 ans. Il y est toujours. Il sera à la retraite. Du

42:21

coup, il va je crois à 60 ans lui puisquil est rentré carrière longue. C'est quelque chose qui va totalement disparaître. Oui. Vous avez des gens, moi dans les métiers que j'ai connu, ils étaient conducteurs de train, ils ont été conducteurs de train toute leur vie. Conducteur de bus toute leur vie. Même vous avez quasiment toute votre carrière SNC. Je crois que vous avez fait [rires] je crois que vous avez fait 4 ans aux États-Unis et après vous êtes arrivé. C'est ça. Ouais, j'ai fait 45 ans à la CNCF mais j'ai fait plein de métiers. Là par contre, j'ai beaucoup changé de métier tout en restant dans le même groupe qui est très varié. Mon papa c'est un peu près la même chose mais en gros, il est resté dans la même entreprise, c'était dans cet aspect-là.

42:50

Une petite, je sais pas si vous connais Minut, je sais pas. Voilà. Bah min béton bisous papa. Bonjour papa. [rires] Euh oui oui en plus les jeunes vont changer de métier, changer d'entreprise vraisemblablement mais ça c'est la vie moderne, ça a commencé. Donc la notion de mobilité, vous voyez bien la notion de mobilité de de formation, d'accéder à des à des nouvelles compétences va être absolument clé. Ce qu'on appelle la formation tout au long de sa carrière. Avant le système c'était quoi ? On vous formez au départ formation initiale puis il y avait un tout petit peu de formation continue. Maintenant je pense qu'il y aura peut-être un poil moins de formation au départ apprendre à apprendre et après l'apprentissage se fera au fur et à mesure dans votre carrière.

43:23

Juste une petite info qui vient de tomber. Emmanuel Macron vient de tweeter que la Marine nationale a a raisonné ce matin un navire pétrolier en provenant en provenance de Russie sous sanction internationale et suspecté d'aborder un favillon. Là je transmets à la à la communauté ce ce sujet. Et monsieur le ministre euh qu'est-ce que c'est les épides ? Ah les épides parce que du coup j'ai un peu creusé sur l'aspect jeunesse et cetera et cetera. Qu'est-ce que c'est les épides ? Les épides donc ça veut dire quoi ? C'est des é des établissements pour l'insertion dans l'emploi. E P I D E. Euh c'est quoi ? C'est un lieu. C'est un lieu. C'est souvent d'ailleurs des anciens locaux militaires. Vous allez voir l'ambiance c'est un peu militaire. C'est plus militaire, c'est civil.

44:01

L'ambiance c'est militaire, c'est un internat. Euh les jeunes qui rentrent là-dedans, les jeunes jeunes hommes, les jeunes filles, c'est des gens euh abîmés par la vie. C'est des gens qui ont du mal à trouver leur chemin. On en parlait, c'est peut-être les fameux jeunes là qui dont on sait pas trop où ils sont. Ils ont la bonne idée de sonner là, de sonner à la porte et là, on les prend en charge 1 an, parfois plus. On leur apprend tout. On leur apprend à vivre ensemble. On leur apprend, c'est là l'ambiance militaire, ils se lèvent le matin de bonheur en apprendant le respect. Le respect vis-à-vis d'eux-même. Déjà la confiance en soi. C'est les gens abîmés de la vie, ils ont plus confiance en eux. C'est la première chose qu'on leur redonne, c'est ça, l'estime de soi, qu'il se disent

44:35

qu'ils ont un chemin dans la vie. On va les former sur la base, le français, les maths et cetera. On va leur faire passer le permis de conduire. On va les aider à se lancer dans la vie. Voilà. Et quand on les lâche un an après, ils rentrent dans les entreprises. On a on a des taux de succès incroyable. On a plus de 70 % de ces jeunes qui trouvent un emploi à la sortie. C'est vraiment un geste de solidarité incroyable. On va chercher des jeunes gens qui sont vraiment dans la difficulté, qui tout seul s'en sortiraient pas honnêtement. Et avec l'argent public, on parlait de l'argent l'État, on parlait de l'état de droit, ça sert à ça. On met de l'argent public mais on le dépense bien. Ça en vaut la peine. Moi, j'étais très touché par ces histoires. C'est des belles histoires.

45:08

C'est des jeunes qui retrouvent le foie dans la vie, foi dans leur avenir, qui trouvent leur chemin. Ben l'État tend la main, vous voyez, on tend la main pour que ces jeunes puissent puissent avancer dans la vie. Moi, j'aimerais vous parler de santé mentale, monsieur le ministre, parce que j'ai l'impression que le nombre de burnout augmente de plus en plus. On sait que la santé mentale a été fait grande cause nationale de 2025. Bon, pour les résultats qu'on a vu, euh quelles sont les statistiques sur les burnout dans le milieu professionnel ? Est-ce que vous en avez au ministère ? Est-ce que vous avez une cellule de suivi santé mentale au ministère du travail ? Ben qu'on parce que vous êtes aussi à la solidarité, hein, je le précise. Oui, travail et solidarité, mais là, on

45:41

est dans le travail. Euh, ça rentre dans la rubrique santé au travail. Santé au travail. vous pouvez vous blesser en vous coupant voilà. Mais vous des chimiques, vous pouvez aussi vous blesser psychologiquement par ce qu'on appelle des des des euh des des des troubles des troubles psychologiques. Euh oui, c'est un c'est un c'est un sujet qui monte, c'est pour ça que c'est préoccupant. Ça peut se corréler d'ailleurs aussi avec le Covid ou des vous savez que des des des adolescents ont pas mal souffert du Covid. On dit que un sur qu est ressorti de là avec des des problèmes psychologiques. Donc c'est considérable. Ben, ils avaient 15 16 ans en 2000. Ils ont 20 ils ont 20 ans, donc ils arrivent dans le monde du travail et il y en a donc quasiment un sur qu troubles

46:20

psychologiques. Donc ça joue. Donc ça c'est déjà la jeunesse qui arrive avec pour certains en tout cas un petit sujet qu'il faut traiter. Le burnout c'est plutôt une affaire de cadre hein. C'est la pression des cadres qui n'y arrivent pas en terme de performance. Trop de pression dans l'entreprise donc il lâche par le burnout. Et puis vous avez aussi dans l'entreprise des problèmes de santé mentale de l'extérieur hein. Voilà donc donc tout ça se mélange. Effectivement c'est nouveau. Il y a de plus en plus d'arrêts de travail là-dessus. Euh moi quand j'étais à la SNCF, parce que là-dessus je peux vous en parler, j'ai décidé, mais j'allais partir, c'est pas vieux hein, j'ai décidé de lancer un grand plan, un grand programme euh pour la santé mentale dans l'entreprise parce

46:53

qu'une fois de plus, c'est dans les entreprises que ça se passe. Donc nous au ministère, on va on va effectivement attirer l'attention de tous les secteurs professionnels. On va en discuter avec les organisations patronales, les organisations syndicales. On va faire du dialogue social là-dessus et on va en fait convaincre et amener les entreprises à encore mieux travailler sur ces sujets-là qui effectivement sont en train de monter assez fort dans le monde du travail. Moi, j'aimerais vous poser une question qui est qui est personnelle. Moi, voilà, ça fait 3 ans que je suis sur le pont que voilà, je frôle le burnout. He, moi je pense je suis vraiment sur la tangente depuis assez longtemps. Et là, je suis une étape de ma vie où économiquement, je peux pas embaucher quelqu'un. Je peux

47:24

pas embaucher quelqu'un. Je peux le payer au black parce que ça coûte moins cher. Je suis dans une situation soit je paye quelqu'un au black, ce qui est illégal, soit je fais probablement un burnout. Il y a plein de travailleurs qui sont dans ma situation et pour beaucoup qui requèent recours au black. Comment l'État ils peut accompagner ces gens qui bossent ? Vous savez le les on parle des de l'assistana des gens qui travaillent pas euh il y a beaucoup de gens qui sont considérés comme assisterés qui bosse aussi mais juste qui ne s'en sortent pas. Est-ce que l'État peut accompagner ces gens qui bossent ? Mais c'est quoi votre besoin ? Vous avez besoin de quoi pour être heureux dans la vie vous ? Bah j'aimerais bien un peu d'allocation pour pouvoir découf d'aide.

47:58

Allocation mais aide comment ? Bah une prime d'ac je sais pas pourquoi une prime d'activité pour avoir des sous. Oui mais vous êtes à votre compte ou quoi ? Oui je suis autoentrepreneur. Vous voulez plus on vous donne de l'argent. fonctionnaire entrepreneur de c'est pas possible. Oui mais changer de métier que je voulais que je vous dise moi. Non mais il y a des limites à l'action de l'état quand même l'état peut pas tout exactement il faut le dire au français. Il y a on attend tout de l'État et tout ce qui va mal c'est la faute à l'état et on rle en permanence tout en disant qu'il y a trop d'impôts parce que pour faire des choses faut de l'argent hein. Voyez don il y a un peu de contradiction là-dedans. Moi vous choisissez vous pouvez trouver un métier de salarié he

48:30

vous serez peut-être moins embêté vous êtes vous êtes ah ben voilà mais si vous êtes heureux c'est votre choix voyez assumez vos choix donc j'entends que vous voulez être indépendant et fonctionnaire à la fois mais non ça sera pas possible premier de j'entends votre argument c'est assez cynique quand même. Non c'est pas cynique. Mais vous voulez le beurre la gent du beurre ? Non mais c'est incroyable. Et le travail au noir c'est illégal c'est tout. Je pas vous dire que c'est légal. C'est légal. Oui, je me doute bien qu'un ministre du travail peut pas dire faites du travail au non, je vous le dirai pas. Si je vous attrape, je vous contrôlerai et vous aurez une sanction. Ah non, mais je le feraiit pas. Mais c'est juste que ce que Non, mais c'est un sujet quand même, il y a il y a il y

49:00

a beaucoup quand même de travailleurs Ouais. qui en font parce que sinon ils peuvent pas s'en sortir. Oui, mais mais qu'est-ce que je voulais que je vous dise ? Mo c'est pas légal. Point. Ça marche comment la tête quand vous allez à l'hôpital, vous êtes content de les soigner ? Bon, l'argent, ils viennent d'où ? C'est les autres qui payent pour vous une fois de plus, quoi. Ouais. Voilà. Voilà. Bon ben mais il y a pas d'éthanam, [rires] vous faites pas exprès. Faites pas exprès. Non, moi j'ai pas de problème qu'on vous donne de l'argent. C'est la solidarité ça. C'est diabétique, on va vous soigner. On est content de le faire et cet argent pour le gagner, il faut des cotisations. C'est aussi simple que ça. On on arrive bientôt en fin d'interview monsieur le ministre qu'il nous reste 5

49:32

minutes ensemble. J'avais une séquence qui s'appelle l'upalu parce que un peu un peu de culture. Donc là, vous avez les les livres donc je vais les faire défiler. Est-ce que vous avez lu ou pas lu la femme de ménage ? Oui, je l'ai lu. Est-ce que vous avez bien aimé ? Ouais, j'ai bien aimé. J'ai vu le film même. Vous avez vu je préférais le bouquin au film. OK. De 2è livre. Hop faut que je scrollle. Logocratie de Clément Victorovic. Non, je pas vu. Est-ce que vous connaissez Clément Victor ? Non, je pas vu. Je connais pas. Il il parle de la logocratie. Comment la le mensonge est devenu une arme en politique. Ah ça c'est vrai. Ça me frappe d'ailleurs. D'ailleurs moi j'ai eu des problèmes vous savez sur les mots. Moi j'utilise les mots de la langue normale.

50:05

Oui. Une polémique sur le fait que vous avez parlé d'autis en disant on est pas c'est une expression. Je la regrette. Non, franchement, celle-là, je la regrette vraiment parce que voilà, je il y a des il y a des réalités humaines qui sont derrière et voilà, je me suis excusé platement et sincèrement. Non, générosité, ma deuxième interview, je parle de générosité parce que c'est un mot de la langue française et je dis que la la France est généreuse. On a parlé de ces aides. Bon, voilà. Et là, on m'a engueulé en disant "Mais tu dois pas dire ça, c'est pas bien parce que tu rends les gens complexés, tu les traites comme des inférieurs. Il faut dire solidaire." Bon, moi je dis solidaire maintenant. Voyez, c'est les mots. Voilà, on peut pas utiliser les mots tel

50:36

tels que tels qu'ils sont définis dans le dans le dictionnaire. Ben c'est comme ça, c'est la politique et c'est dommage parce que les mots ont un sens hein et c'est le même sens de la de la vie en général. Pourquoi on ne l'utilise pas dans la politique ? Ben il a raison là monsieur Clément Victorovic, il y a des distorsions de vocabulaire dans la politique. Ensuite deuxème question. Luc Ferry comment peut-on être ministre ? Non je l'ai pas lu ça. Et du coup comment on passe de PDG de la SNCF à ministre ? Est-ce que la la bascule s'est fait vite ? Enfin c'est bien fait surtout deux ou tr jours. Enfin oui la décision euh pour s'être utile à son pays. Ça vous parle ou ça parle pas ? Moi ça me parle. Vous savez, pendant 45 ans, j'ai eu l'impression d'être utile à mon pays

51:11

en faisant rouler des trains à l'heure et en sécurité. Bah, c'est bien, c'est l'engagement d'une vie. Et puis là, tout à coup, j'ai eu l'opportunité pendant 3 mois, 6 mois, 1 an, un an et quelques de faire ce que je peux très humblement, mais de le faire en sincérité pour que le monde du travail, le monde des solidarité marche mieux dans dans notre pays. 4e livre, révolution d'Emmanuel Macron. Euh, est-ce que vous l'avez lu sur ? Ouais, je l' Ouais, c'était en 2016 ça. Ouais, ça pas. Moi, j'ai Moi, j'ai acheté l'histoire là. Trouvé chouette l'histoire. Ouais. révolution, faire les choses différemment, ni de droite ni de gauche, une ambition pour la France, l'Europe forte, il y avait plein de choses là-dedans. Une partie a été faite, une partie un peu moins. Euh mais

51:50

les éléments de fond sont toujours là. Souvenez-vous, le président Macron, c'était pendant qu'il faisait campagne, il était pas président. C'était le seul dans ses meetings qui avait le drapeau européen avec le drapeau français. Ben, il avait vachement raison. Il avait compris peut-être avant tout le monde que la manière de sauver la France, c'est de faire bloc et de faire Europe. Autre livre, euh qu'est-ce que le MDEF de Ernest Antoine Sellier ? Euh non, je l'ai pas lu. Euh je l'ai croisé il y a pas longtemps, monsieur Ernest Antonier, il était plus jeune he dans cette photo. Mais le MDF, je le croise souvent. Ouais, un peu trop. Non, pas du tout. Non, non, non. Moi, je respecte beaucoup le MEDF. Il fait partie des trois grandes organisations patronales des entreprises, le MEDF, la

52:23

CPME et l'UDP. Je travaille avec les trois et tout va bien avec les organs patronales. Très bien. Est-ce que vous avez lu le capitaine de Carl Marx ? Pas tout mais des passage oui bien sûr. C'est un penseur extraordinaire. On est encore enfin son œuvre nous impacte encore hein. Il y a pas mal de partis politiques qui de facto sont marxistes au sens philosophique du terme hein bien évidemment. Et et il y a des choses pas idiotes hein. La lutte des classes on peut en parler, il faut pas être naïf hein. Est-ce que les ouvriers sont alignés avec les les grands capitalistes ? toujours hein, il faut faut quand même être clair. Euh et donc les thèses de Carl Marx, moi je suis pas d'accord avec tout mais je pense qu'elles ont animé le tout le débat politique surtout

52:59

souvenons-nous que lui c'est le 19e siècle hein, c'est encore le temps des mines, la sidérologie, c'est Charlie Chapelin encore hein. Voilà, heureusement les choses ont changé et heureusement qu'aujourd'hui dans les entreprises, on en est plus là mais en tout cas il a fait une œuvre remarquable et qui continue à vivre un siècle plus tard ou plus d'un siècle plus tard. Euh est-ce que vous lisez encore la revue générale du chemin des chemins de fer ? Ça m'arrive si je la trouve chez le dentiste. Oui oui, je vais la lire. Non mais là c'est ma vie les je viens de faire. Donc là c'est moi je suis cheminotu c'est chemine un jour, cheminot toujours. Moi j'étais chemin 45 ans. Donc franchement je serais marqué à vie. Non non j'ai pas le statut deino. Non non non non. Mais voilà c'est une boîte

53:34

formidable. Pour les jeunes qui nous écoutent ou pas les jeunes d'ailleurs, n'hésitez pas si la SNC vous plaît. C'est elle recrute énormément. C'est le c'est le groupe qui recrute le plus en France la SNCF. Il y a tous les métiers. Donc, quelle que soit votre formation, il y a quelque chose pour vous à la SNCF, aller sonner à la porte de la SNCF, c'est un métier passionnant, euh c'est formidable, c'est écologique, hein. Vous voyez le train, c'est formidable, c'est écologique, ça protège les territoires, c'est de la c'est la de la mobilité collective, on est tous ensemble dans les trains, c'est très chouette. Euh voilà, et c'est une entreprise publique. Donc quand on a le sens du public un peu chevillé au corps, c'est une très très belle entreprise. Et il nous reste deux derniers livres.

54:06

Est-ce que vous avez lu la ligne de chemin de fer de Perpignon à Villefranche de Jean Castex ? Jean Castex, bien sûr. Jean Castex qui qui qui qui vous a succédé. Ouais, c'est ça. Ancien premier ministre de la France, hein. Tout à fait. n'importe qui Jean Castex euh ben il est très heureux d'être d'être président SNC parce qu'il aime les trains et c'est un historien aussi et il a effectivement écrit c'est une petite ligne charmante une ligne à avoir métrique qui fait un mtre de large he donc qui est plus étroite que les que le réseau national qui monte dans les Pyrénées. Ça s'appelle le train jaune d'ailleurs hein. C'est le train jaune et c'est la cette petite ligne là. Il a écrit un bouquin là-dessus. Ça montre que ça fait déjà un moment qu'il est amoureux du

54:35

ferroviaire et amoureux des trains et de ceux qui les prennent. Et dernière question, vous lisez quoi en ce moment ? Euh je viens de le lire euh je lis moins depuis que je suis ministre et je le regrette d'ailleurs parce que j'ai beaucoup moins de temps et et quand je suis un peu quand je j'ai un peu de temps, je lis un peu la presse parce que forcément je j'aime lire les analyses. Je lis aussi les hebdomadaires de type voilà le point Nouvels et cetera. le je viens de lire en retard le dernier bussi voilà qui se passe au Rwanda qui m'a qui m'a bien plu donc c'est des romans voilà avec des belles histoires, des beaux personnages et qui disent des choses à travers les histoires des personnages. Et avantdernière question avant qu'on se quitte puisque il est l'heure. Est-ce

55:10

que vous regardez des chaînes de Ferro Vipat ? Non. Ben je vous conseille, il y a des excellentes chaînes YouTube mais qui sont quand je vous dis fan de train, ils vous font des vidéos de 10 minutes sur le RER, sur le RERD, sur des ouver il y a des vidéos d'ouverture de porte de train la SNCF qui font 100000 vues. Donc c'est c'est un monde particulier les pas j'is voir 10 minutes de fermeture de quand même [rires] je garantie pas. Ouais, c'est ça. J'en ai vu pas mal moi déjà. Et et pour conclure, est-ce que vous avez un mot à dire à à nos spectateurs ? Là, on est bientôt en fin de page d'accueil Twitch, on est encore 2000 en live. Est-ce que vous avez quelque chose à leur dire aux gens qui nous regardent, aux chômeurs, aux travailleurs, au peut-être aux gens qui bossent au Black

55:44

qui nous regardent dans le chat ? Ouais, moi je pense qu'il faut rester positif malgré la difficulté du moment que je n pas hein, c'est compliqué. Euh on a des atouts dans ce pays. Vous avez des atouts, chaque française, chaque français a des atouts. Chaque personne qui a fait le choix de vie dans ce pays a des atouts. Voilà, on est un beau pays. On est un pays des droits de l'homme, on est un pays a de belles valeurs. On a des atouts industriels, économiques, sportifs, culturel, de territoire extraordinaire. Faisons bloc, faisons nation. Au moment, on est un peu attaqué par tout le monde. Arrêtons nous chicailler en permanence. Arrêtons parfois les réseaux sociaux calomnieux, injurieux, ça sert à rien. Faisons équipe, faisons rugby. C'est pas une équipe de 15, c'est une équipe de 70

56:20

millions de françaises et de Français. On peut gagner dans le match si on est tous ensemble. Et ben merci beaucoup monsieur le ministre d'être venu dans cette interview. C'est la première fois qu'il y a un ministre qui vient à la maison. J'espère que ça va, ça s'est bien passé. Ouais, super pour moi. J'espère surtout super pour eux, hein. C'est ils vous le diront, je sais pas comment ils manifestent leur satisfaction ou pas. Don dans donchez des sous. Dites aux gens de donner de l'argent, financez financer. C'est c'est lui qui le dit, c'est pas moi. Comme ça je pourrais payer quelqu'un. Faites ce que vous voulez. Voilà, fait [rires] ce que vous voulez. Et il y a LCP dans le chat qui dit "Regardez LCP surtout." C'est vrai. Ben écoutez, merci beaucoup monsieur le min.

56:48

Je vais vous raccompagner moi le chat, je vous mets une petite vidéo et on se donne rendez-vous tout à l'heure. OK. Au revoir. Au revoir à toutes et à tous. vir.