Si censurer F. Bayrou permettait d’abroger la réforme des retraites, nous le ferions !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Quelle est la stratégie du RN sur la censure du gouvernement concernant la réforme des retraites ?
- 4:08RelanceRéponse directe
Est-ce que ne pas censurer maintenant n'est pas une trahison des électeurs du RN majoritairement contre la réforme ?
- 5:29RelanceRéponse directe
Pourquoi voter une censure si elle n'abroge pas la réforme des retraites ?
- 6:08RelanceRéponse directe
Êtes-vous finalement pour la réforme d'Élisabeth Borne ?
- 7:26OuverteRéponse directe
Vous êtes sur la même ligne que Jean-Philippe Tanguy sur la décote ?
- 8:45RelanceRéponse partielle
N'avez-vous pas peur de perdre l'identité antisystème du RN avec cette stratégie ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:43Philippe SchrekFait
« Nous censurons ce gouvernement si il mène des actions notamment budgétaire qui tondent les Français, qui aggravent leur situation. »
- 3:28Philippe SchrekFait
« Nous sommes pas des snipers de la censure nous n'en créons pas une tous les quatre matins comme l'extrême gauche. »
- 4:08Philippe SchrekFait
« Si nous censurons le gouvernement, la situation et la loi sur les retraites demeurent strictement la même. »
- 6:49Philippe SchrekFait
« On s'interdit pas quand même de demander à des gens qui ont des carrières faciles plus d'efforts. »
- 8:02Philippe SchrekFait
« Pour les carrières globalement pénibles qui ont commencé tôt, on ne peut pas faire supporter cet effort à ceux qui sont déjà usés par une vie de travail. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Je vous précise qu'on est en ligne et on va l'interroger dans un instant avec Philippe Schreg. Bonjour à vous, monsieur le député, député RN du Var. Bon, on on tente de comprendre votre stratégie. C'est quoi pour vous l'intérêt euh Antoine du RN dans cette affaire de ne pas censurer maintenant ? Alors l'intérêt c'est s'il y a une censure et donc une dissolution et donc de nouvelles élections, Marine Le Pen ne peut pas se présenter à ces élections législatives. Ça c'est le premier point quand même. Je rappelle qu'elle a été déclarée inéligible lors d'un procès en première instance. elle attend son procès en appel en 2026. Donc il y a quand même ce point-là. Après le deuxième point, c'est de dire et Sébastien Chenu qui est porte-parole du RN le disait euh c'est que une censure
là du gouvernement ne veut pas dire une abrogation de cette réforme des retraites et donc un retrou à 62 ans. Donc ça c'est un autre argument. Et puis je rappelle que on verra ce que nous dit monsieur monsieur Shrek dans quelques minutes, mais le parti est dans une stratégie de normalisation aussi. C'est-à-dire que là, s'ils sont le gouvernement, ça rajoute de l'instabilité euh politique euh à ce pays qui en connaît déjà beaucoup. Et donc cette stratégie dite de la cravate, la normalisation, de la dédiabolisation, elle est un peu mise à mal. Hm. C'est de la stratégie alors euh Philippe Schrek que vous êtes en train de mettre en œuvre de la pure stratégie politique. Oui, bonjour. Je reprends Bonjour, merci de votre invitation. D'accord. Euh je reprends les les trois arguments euh
explicatifs de de votre intervenant un par un si vous le permettez. Premier, je suis en désaccord. C'est mal connaître Marine Le Pen que de considérer qu'elle mettrait son sort personnel et sa capacité, sa possibilité de se présenter à une élection législative dans la balance de son choix. Ce qui la guide et nous d'elle, c'est ce que nous croyons être l'intérêt des Français. Le deuxième point, je suis d'accord par contre avec votre intervenant. Ce que nous souhaitons, ce que nous souhaitons, c'est l'abrogation de cette réforme. Cette réforme peut cette abrogation peut intervenir comment ? Uniquement par une nouvelle loi qui corrigerait la loi qui nous a été imposée par 493. Donc pour se faire, il nous faut une nouvelle loi et c'est pas la censure et la démission
entre guillemets forcée de monsieur Berou qui changerait la loi. Ça c'est une évidence. J'ajoute que nous le 30 euh le le 31 octobre dernier, nous avions proposé effectivement cette abrogation avec notre réforme euh de des retraites. Cette abrogation et qui ne l'a pas voté naturellement, ce sont les socialistes qui aujourd'hui veulent censurer parce que la la p le pouvoir n'est pas redonné au parlement. Enfin euh votre 3è argumentaire sur cette espèce de de de dédiabolisation ou stratégie de la cravate ne tient pas parce que ça voudrait dire que le Parti socialiste aussi dans la dédiabolisation, certains d'eux dont François Hollande porte euh euh la cravate. Et puis encore une fois, nous
censurons ce gouvernement si il mène des actions notamment budgétaire qui tondent les Français, qui aggravent leur situation, qui aggravent la compétitivité de nos entreprises. Ce sera le moment et ce sera à lui de choisir dans ses choix budgétaires entre la facilité de l'impôt, la difficulté de l'économie. Donc vous mettez la pression, vous dites "Attention à ce que vous allez faire pendant le budget. Vous êtes euh vous êtes en train petit à petit de faire monter le voilà la la pression sur le gouvernement. C'est ça votre stratégie. Alors c'est pas nouveau et il suffit de regarder dans le rétroviseur il y a exactement 7 mois pour savoir que les questions budgétaires sont constitutives de lignes rouges qui sont constitutives
de déclenchement de vote de censure de notre part hein. Nous sommes pas des snipers de la censure nous n'en créons pas une tous les quatre matins comme l'extrême gauche. Lorsque il y a une action qui nous semble incompatible avec le pouvoir d'achat des Français mis tellement à mal depuis le 2è mandat d'Emmanuel Macron, bah oui, lorsque ces lignes sont déplacées, nous nous pourrons nous serons susceptibles de de censurer. Ce sera la seule considération, croyez-moi, il y en aura pas d'autres. Philippe Schrek euh le votre parti le Rassemblement national et Marine Le Pen ont fait campagne encore lors des dernières législatives pour l'abrogration de cette réforme des retraites. Euh là le fait de ne pas censurer le gouvernement euh justement sur la question des retraites est-ce que
c'est pas une trahison de vos électeurs qui sont majoritairement euh contre ce cette réforme Isaborne et ce départ à 64 ans ? Et pas du tout puisque si nous censurons le gouvernement, la situation et la loi sur les retraites demeurent strictement la même. Donc si euh pour revenir aux 62 ans, il fallait euh censurer le gouvernement, il va de soi que nous le ferions. Mais ce n'est pas ce qui va se passer. Cette censure n'aura aucun effet, aucune conséquence sur l'État et la législation, sur la retraite des Français. aucune. Donc euh essayons de faire des choses euh utiles et non pas euh et non pas euh comment de de de faire des capsules pour ces réseaux sociaux comme vont le faire certains. Encore une fois, si les socialistes voulaient l'abrogation euh de la réforme
des retraites qu'ils ont combattu, tout en participant au gouvernement dans lequel figure madame Borne quand même, et bien il leur suffisait de voter lors de notre niche parlementaire, il leur suffisait de voter la loi que nous avions proposée. Ouais. On a du mal à suivre votre raisonnement quand même parce que vous nous dites "Bon, si on vote une censure, ça n'aura aucun effet sur la réforme des retraites mais enfin si vous la votez pas, vous êtes absolument certain de ne pas pouvoir euh agir et puis dans ces conditions-là, pourquoi voter une censure euh à l'automne ? Vous êtes en train de nous dire finalement, vous ne le ferez pas non plus. Et si nous votons une censure à l'automne, c'est pour faire obstacle à des mesures budgétaires et fiscales. Donc il y aura il y aura un point il y
aura un point positif, hein, là-dessus. Euh encore une fois, la réforme des retraites ne sera pas possible d'une loi et cette loi et cette loi, elle sera et bien et cette loi, elle sera euh au au programme et au planning législative en 2027 lorsque nous aurons euh la majorité absolue à l'Assemblée nationale. Il va de soi que nous respecterons les engagements auprès des Français et notre programme et qu'en conséquence cette réforme sera naturellement sur le bureau de l'Assemblée nationale. Mais monsieur Shrek, je vous rappelle que seul une loi peut modifier une autre loi. Philippe Shrek, en fait, quand on vous écoute, on a l'impression que vous êtes finalement pour la réforme d'Élisabeth Born. Enfin, c'est il il est pas très clair votre discours. On comprend. Oui, s'il y a une
censure, ça veut pas dire abrogation, d'accord, mais euh quand on est vraiment contre contre une réforme et cette réforme de de 64 ans, on s'y oppose par tous les moyens. Non, mais il me semble que vous m'avez pas bien écouté. On s'y opposé par tous les moyens puisque le seul moyen c'est la loi et dans notre niche parlementaire, nous avons proposé cette loi de réforme. C'est tous les autres groupes, alors le socle commun, je le comprends, ils sont d'accord, mais c'est tous les autres groupes d'opposition qui ont tourné le dos. Donc me dites pas qu'on est on est pour la on est pour la la réforme de madame Borne puisque non seulement nous l'avons combattu, nous mais nous l'avons combattu à la combattu. Mais on se pose la question quand on entend Jean-Philippe Tangui cette semaine qui
dit "Bon bah finalement travailler plus pourquoi pas ? Écoutez, faut de la justice par le bas avec les gens qui doivent partir plus tôt mais par le haut aussi. Effectivement, on s'interdit pas quand même de demander à des gens qui ont des carrières faciles plus d'efforts." Oui. Par exemple, par exemple plus d'efforts, c'est-à-dire c'est j'ai entendu l'histoire de la de partir à 66 plutôt que 67 ans pour pas avoir des côtes. Je ne vois pas l'objet de cette idée qui vient de la CFDT. Euh moi, j'ai eu la chance et l'opportunité de faire des études. Euh euh j'ai un métier qui euh ne me fait pas porter de charges lourde ou psychologiquement n'est pas pénible. Je vois pas pourquoi je partirai à 66 ans sans décote. Et on est beaucoup en France dans ce cas-là.
Vous répondez quoi euh à ça ? Vous êtes sur la même ligne que Jean-Philippe Tangui ici ? Dit non à la décote. Attendez, pour des Français, euh c'est une différence énorme, une décotte d'un an, même de d'une demi-année puisque c'est ça dont il a été question hein, à l'issue de ce conclave. euh un passage à 66,5 au lieu de 67 ans pour un départ à la retraite à Tauplin. Ah ben je ne sais pas trop ce qui euh ce qui résulte de ce conclave puisque on va avoir le débriefing du conclave tout à l'heure avec le Premier ministre. Tout ce qu'on sait c'est que et on le savait dès le début, c'est qu'il y aurait pas de fumée blanche à l'issue de de ce conclave. Ce que dit Jean-Philippe Tang finalement n'est pas n'est pas nouveau dans notre programme. C'est la prise en
compte de la pénibilité ou pas dans les carrières. C'est la prise en compte d'une carrière qui commence tôt et statistiquement qui est forcément statistiquement pénible en terme en terme physique, en terme de de santé. Et euh cette pénibilité doit euh faire en sorte qu'on ne travaille pas plus de 40 années. Pour les pour les autres carrières qu'il serait non pénible au sens de la santé et encore une fois, il peut y avoir chacun peut être en situation différent à l'aube au crépuscule de sa carrière. Mais on a jamais on a jamais dit que tout était tout était figé. Mais pour les carrières globalement pénibles qui ont commencé tôt, on ne peut pas faire supporter cet effort à ceux qui sont déjà usés par une vie de travail.
Oui. Euh bon, on on a on suit ce que vous dites, on essaie de suivre effectivement ce que vous êtes en train de nous expliquer. C'est vrai qu'il y a l'impression que il y a quand même une fracture qui est en train de se creuser dans votre partie entre ceux qui sont bah antisystème parce que c'est aussi une partie de c'est l'ADN de votre partie et puis ceux qui veulent maintenant bah se faire bien voir notamment des milieux d'affaires dans le cas d'une victoire en 2027 et Jean-Philippe Tangui lui fait partie de bah de plutôt de ce courant là. Vous n'avez pas peur de perdre l'identité de votre de votre parti dans dans cette histoire et puis aussi d'avoir un manque de cohérence peut-être vis-à-vis de vos électeur ? Non non, nous avons une ligne politique,
nous aurons nous avons eu un programme politique. Nous aurons un programme euh politique qui constituera il constituera euh notre ligne. Vous dites parti antisystème, je suis un peu étonné. Moi euh je suis député, je suis pas antisystème, je me suis présenté euh aux élections, je suis dans un système. Quand je perds un vote, et bien je perds un vote. Quand j'ai en gagner un, ben je fais une proposition de loi ou un amendement. On n'est pas antisystème. C'est pas parce que on euh réprouve et on constate effectivement la faillite dans laquelle les partis de gouvernement traditionnel par alternance ont plongé le pays dans tous les domaines sans exception qu'on est qu'on est antisystème. Il n'y a pas de fracture. Enfin, je sais qu'il y a un petit peu une tendance à vouloir trouver
des lézardes ou des fractures là où elles sont pas. Je pense qu'au contraire, nous sommes la formation politique où nous sommes bien assis et bien en phase avec notre programme. Une réaction Michelcour. Je crois qu'il y a quand même deux lignes qui sont en train de se présenter au au rassemblement national. Il y a la ligne de Marine Le Pen qui est toujours la ligne peu flatter l'électorat populaire, répondre à ses à ses attentes, reprendre indication syndicale, la ligne sociale et puis la ligne de Jordan Bardella qui est en train de se de chercher à séduire les milieux économiques, les entreprises. Donc on le voit bien. Donc effectivement ces deux orientations un peu un peu un peu différentes. Par ailleurs, il faut quand même rappeler que le Rassembol national a parfois été
un peu hésitant sur sa dans sa stratégie sur la retraite puisque pendant un temps, il parlait même d'un retour à la retraite à 60 ans. Donc voilà, donc il y a effectivement un peu nécessité de clarifier les positions de ce de ce parti qui contrairement à ce que vient de dire votre député n'est pas encore assuré d'avoir la majorité absolue en 2017 à l'Assemblée nationale. Philippe Shrek, j'avais une dernière question pour vous encore Jean Philippe Tangui encore lui, désolé. Il a dit dans cette même interview euh le jour son jour viendra en parlant de François Bairrou. Donc ça veut dire qu'un jour le le Rassemblement national va censurer le le gouvernement et et donc le le Premier ministre François Baïou. C'est vraiment responsable comme type de de de réaction que ça de
déclaration quand vous vous dites que vous êtes un parti qui peut gouverner un parti de gouvernement. C'est quoi qui vous gêne l'expression ou le fait que nous puissions censurer ? Parce que si c'est le fait que nous puissions censurer, c'est une arme constitutionnelle, un moyen constitutionnel qui est le pendant du 493 que vous ne voulez pas utiliser. On est plutôt responsable puisqu'on a fait l'objet de 25 493 en 3 ans et nous avons dû voter trois ou quatre mensaux de censur pas plus. Donc encore une fois si il est responsable le fait de faire des menaces comme ça, de proférer des menaces c'est du niveau de la classe politique française. Viendra euh je veux dire c'est pas une menace de mort monsieur. C'est pas une menace de mort. Son jour politique viendra bien entendu
un jour un jour non mais monsieur un jour effectivement monsieur probablement quittera l'Assemblée nationale ayant été censuré. Bon effectivement ça viendra. La question c'est quand ? La question c'est quand ? On a compris que pour vous ce sera plutôt à l'automne parce qu'on imagine pas qu'il présente un budget qui vous satisfasse mais qui sait, on verra. Merci beaucoup Philippe Schrep d'avoir été en direct avec nous sur France Info.
Philippe Schreck