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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 26 février 2024 27 min

"Monsieur Bardella vote pour la PAC les jours pairs et contre les jours impairs"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et notre invité politique ce matin c'est agè panirunch bonjour merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation an P ministre délégué auprès du ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire on est ensemble pendant 25 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale bonjour Fabrice Vesson bonjourian bonjour madame la ministrebrice du groupe couper bras tous les journaux régionaux de l'Est de la France on va évidemment commencer par ce qui s'est passé samedi àaspanier runaché et la manière dont s'est déroulé cette visite d'Emmanuel Macron très tendu sous desu cette colère des agriculteurs qui durent c'est un échec pour le président de la République je ne crois pas au contraire je pense que la colère on l'entend elle est légitime et ce qu' a montré le président de la République c'est qu'il allait au-dant des agriculteurs c'est qu'il était en capacité de faire des propositions et le débat qui a été qui a eu lieu avec pas des représentants des agriculteurs pas des membres je dirais de l'étatmajor des syndicats agricoles mais avec des agriculteurs directement des exploitants des gens qui sont confrontés à ces difficultés a été un débat de grande qualité pendant plus de 2 Hees le président de la République a répondu point par point aux difficultés de ces différents exploitants et ça a montré aussi que ces difficultés elles étaient très hétérogènes entre l'éleveur qui a besoin d'un revenu l'arboriculteur qui a des problèmes par rapport à l'utilisation des phytosanitaires et qui a l'impression d'être dans une concurrence déloyale ou le Grand séréalier qui est confronté au grand déséquilibres des marchés internationaux on est dans des situations très différentes et on a vocation à y répondre et je crois que le Président de la République a montré qu'il ne se dérobait pas à ses responsabilités et qu'il apportait des réponses on va revenir évidemment sur le fond mais on a quand même vu cette ambiance très tendue avec des images jamais vues ici au salon hier soir Gabriel Atal est venu en visite surprise une fois le salon fermé est-ce que c'est la preuve qu'il fallait déminer le terrain auprès des agriculteurs je pense que ce qu'on a vu aussi il faut pas le surestimer on avait 300 400 personnes qui euh ont donné une image pas très positive du salon moi je rappelle que le Salon de l'Agriculture ça doit être une fête une fête de l'excellence de nos agriculteurs une fête de l'excellence de notre agriculture de notre alimentation que c'est un moment convivial c'est un moment familial il y a 600000 visiteurs sur le salon moi j'appelle d'ailleurs les familles à venir ça se passe très bien sur le salon et c'est pas 300 400 personnes qui sont représentatifs de la profession agricole il y a 400000 exploitants et beaucoup d'agriculteurs me disaient hier qu'ils étaient un peu déçus de ce qui s'était passé parce que ça ne donnait pas la réalité de l'image ça ne veut pas dire qu'ils n'ont pas des problèmes ça ne veut pas dire que nous leur devons des réponses rapides mais CIT pas ça l'agriculture ce qui est l'agriculture c'est ce que nous voyons aujourd'hui c'est ces stands qui montrent que nous sommes à la pointe et de la transition écologique et de l'excellence des produits de l'agriculture Emmanuel Macron qui fait porter une grande part de la responsabilité de ce qui s'est passé samedi not sur la Coordination Rurale il dit que c'est une partie de ce syndicat fait le jeu du rassemblement national est-ce est-ce que ça dénote pas une fébrilité de la part du chef de l'État de s'en prendre ainsi à la Coordination rurale et orn écoutez moi je j'observe une chose et je veux pas rentrer dans la politique politique ARD mais il y a une instrumentalisation on ne comprend pas ce que veut le rassemblement national aujourd'hui que Monsieur Bardella arrive sur le salon avec la perche à selfie et multiplie les photos c'est une chose mais quelle est sa ligne moi je peux dire à tout le monde je vous vous ai entendu je vous ai compris mais sachant que les gens disent des choses très différentes quelle est la ligne de Monsieur Bardel monsieur Bardel qui vote pour la PAC les jours P et contre la PAC les jours impè mais il a été très bien accueilli hier lui lors de sa venue au salon est-ce que du coup lui réussit et le RN réussit à capter cette colère du monde agricole plus que vous quand vous faites quand vous n'avez aucune proposition à avancer et que votre seul propos est de dire vous avez raison d'être en colère bien sûr que vous avez de l'écoute mais en réalité monsieur bardellaa a fait la politique de la chaise vide au Parlement européen c'est-à-dire que quand il était en situation d'agir il n'a rien fait il n'a pas apporté de solution et effectivement gouverner c'est prendre des décisions et parfois des arbitrages qui sont difficile donc nous nous avons une ligne nous devons balayer devant notre porte ça c'est très clair je pense notamment à la simplification d'un certain nombre de textes les agriculteurs ont raison de nous interpeller ils ont raison de dire qu'il y a trop de paperasserie ils ont raison de dire que des dispositifs sont incompréhensibles ils ont raison aussi de dire que sur certains sujets ils connaissent mieux leur exploitation que nous dans l'administration et ça il faut changer et c'est ce que nous sommes en train de faire avec le président de la République est-ce que ce salon l'agriculture il lance la campagne des européennes et est-ce que la majorité présidentielle va mettre l'agriculture au cœur de cette campagne je crois que nous avons beaucoup de sujets à mettre au cœur de la campagne européenne mais ce que montre ce sujet de l'agriculture c'est qu'effectivement l'Europe est une puissance agricole et la France peut-être une puissance agricole grâce à l'Europe on montre que on ne peut pas se passer de l'Europe et d'ailleurs c'est ce que disent beaucoup d'agriculteurs ils disent sans Europe on ne sera pas puissant en revanche il faut changer des choses en Europe et je pense que c'est très important de le de se le dire parce que beaucoup de nos opposants on l'a entendu encore récemment nous explique qu'il faut refuser les exportations mais ça fait vivre nous exportons 2 tiers des calories que nous produisons de tiers comment penser une minute que notre agriculture peut vivre dans une franche fermée ça vous l' entendu Jordan Bard dit faut sortir l'agriculture des traités de libre échange mais ça c'est une bêtise énorme est-ce qu'on a un traité de libre échange avec la Chine est-ce qu'on a un traité de libre échange avec la Chine non est-ce qu'on importe des produits chinois oui les traités de libre échange en réalité c'est la manière de réguler le commerce c'est la manière imposer des clauses de réciprocité des clauses environnementales des clauses où on demande au pays en face de nous de respecter des accords et des niveau de de contrainte environnementale que nous nous imposons nous donc en fait c'est une façon de réguler le commerce et lorsque nous n'avons pas ces clause de réciprocité lorsque nous ne pouvons pas imposer cette exigence par exemple sur les sujets environnementaux nous refusons de de signer les traités c'est le cas de la position constante depuis plusieurs années de la France et du brés président de la République sur le traité du Mercosur nous estim P pour l'emporter au niveau européen écoutez moi j'observe j'observe une chose he c'est que ça fait 4 ans et demi que ce traité n'est pas mise en place et ça c'est la France qui l'a fait agè runach les détracteurs les agriculteurs qui n'étit pas content ce weekend c'est ce aussi qui était sur les routes il y a quelques quelques semaines ils font un reproche au gouvernement c'est beaucoup de paroles mais pas de concret est-ce que toute la difficulté pour vous ça n'est pas la traduction de vos intentions dans le quotidien des paysans français alors la traduction de de nos intentions elle est faite ici et maintenant je donne un exemple ce qu'il ne VO pas pay depuis mi-février depuis mi-février les paysans ont la possibilité par exemple d'avoir accès à une avance sur la la rourne sur le gazol non routier combien de d'exploitants l'ont utilisé aujourd'hui un peu près 17000 combien a-t-on d'exploitants en France 400000 donc là les choses existent le guichet est ouvert l'argent arrive dans les cours de ferme mais il faut aussi que ce type de nouvelle soit relayé et justement qu'on arrête de faire circuler des fake news qui disent rien n'est fait vous avez un guichet sur la maladie mcheux qui touche durement les les élevages beauvin là l'argent arrive dans les cours de ferme et et et c'est pas l'épaisseur du trait on peut aller jusqu'à 2000 € par par vache touchée donc cet argent-là il est déployé sur la viticulture pardon sur la viticulture nous avons aussi de l'argent qui est déployé que nous disent les agriculteurs le premier sujet c'est la trésorerie face à ça nous avons des réponses le deuxième sujet c'est la simplification 60 arrêtés de simplification on dors et déjà été pris effectivement il a des sont appliqués est sont pristliation la question sont d'application direct cessons de laisser circuler des infox qui nous racontent que rien n' été fait ce n'est pas exact en revanche en revanche et ça c'est vrai il y a beaucoup de sujets qui demandent un peu plus de temps lorsque nous réformons avec Marc fenau le lorsque nous simplifions par exemple les les procédures sur le curage des des fossées ça ce sont des textes qui sont transmis mais qui doivent être validés par le Conseil d'État ça prend quelques semaines de plus lorsque nous présentons un projet de loi d'orientation agricole ça c'est des projets qui vont prendre quelques moi mais les agriculteurs savent que nous n'allons pas changer les choses du jour au lendemain et que ce salon n'est pas de l'aboutissement de notre travil nous qui circule AG che qui fait circuler ces fausses infos et bien on l'a entendu enfin je typiquement le rassemblement national nous explique que rien ne s'est passé et certaines personnes parmi je dirais certains syndicats n ont tendance plutôt à dire que le vert est à moitié vite que le vert est à moitié enc je veux pas rentrer dans dans dans ce type de débat moi je parle à tout le monde et je parle à tous les gens de bonne volonté qui veulent faire avancer notre agriculture et je serai leur interlocuteur la situation mais en tout état de cause oui il y a une volonté duurn de surfer sur les difficultés des agriculteurs sans proposer de solution nous nous sommes au travail nous proposons des solutions nous acceptons la critique et nous allons avancer avec eux et c'est ce qu'a dit le président de la République dans 3 semaines on refait le point et on continuera dans les mois qui viennent parce qu'encore une fois cette situation elle ne va pas se résoudre en quelques semaines et nous rendrons compte aux agriculteurs des avancées que nous aurons faites et nous serons àortés d'engueelade Fabrice sur la question de la trésorerie mais oui justement le président de la République a parlé de cette question de trésorerie avec un plan d'urgence pour la trésorerie des agriculteurs unanimement salué d'ailleurs y compris par la la coordination vous l'avait relevé en quoi va constituer consister ce plan est-ce qu'il s'agira de nouvelles subventions est-ce qu'il s'agira de près est-ce que ce seront des choses qui seront remboursables et sur quelle échéance pour l'instant on a eu une annonce mais on n pas de détail alors justement ce détail nous allons le travailler moi je suis convoquée à l'Élysée à 9h30 pour faire le point sur la mise en œuvre des annonces du président de la République Bercy réunira demain notamment les banques qui soutiennent le secteur agricole pour ses avancées ce que ce dont nous avons besoin d'abord et qui a été lancé d'ors et déjà c'est de recenser en s'appuyant sur les Chambres d'agriculture en s'appuyant sur les syndicats agricole et en s'appuyant sur les services de l'État et puis sur la MSA toutes les exploitations aujourd'hui la mutuelle du secteur agricole toutes les exploitations qui aujourd'hui sont confronté à des importants soucis de trésorerie forme ça peut prendre quelle forme espag alors d'abord qui est concerné ensuite quels sont leurs problèmes problme est-ce que c'est tout simplement des problèmes de non recours ce que j'appelle les problèmes de non recours c'est qu'il y a des dispositifs qui existent auxquels elles ont droit qui leur permettent de soulager leurs trésoreries agricoes parce qu'elles sont confrontées à une difficulté en viticulture à une difficulté en élevage bovin à cause de cette maladie qui qui circule la MHE ou parce qu'ils sont confrontés à des difficultés en en agriculture biologique et nous avons un plan que nous avons augmenté qui fait 90 millions d'euros d'accompagne du secteur de l'agriculture biologique donc de s'assurer que ces exploitations ont bien accès et euh ont l'argent qui arrivent sur leur compte en banque première chose deuxième chose celles qui ont une situation structurellement délicate en matière de trésorrerie là on a su accompagner on a su accompagner depuis 4 ans maintenant des entreprises qui étaient en difficulté de trésor rie et ce n'est pas propre d'ailleurs au secteur agricole on sait que le PGE peut peser sur euh les entreprises le remboursement des PGE donc toutes les TPE qui étaient les près garanties qui ont été pré garanties d'État notamment qui avaient été mis en place pendant le covid faut se souvenir d'où nous venons et comment nous avons nous gouvernements soutenu l'économie française pour ces petites entreprises nous allons transversalement à plusieurs secteurs l'agriculture mais également le le le BTP faire en sorte de mieux les accompagner c'est le deuxième chose et puis il y a des situations structurelles euh on se pose des questions sur des des des des exploitations qui sont confrontées par exemple à à à un stress hydrique enfin en fait des règlement climatiques et dont on peut penser qu'il va falloir changer la nature des activités agricoles qui sont menées et là encore je pense à la viticulture notamment dans les les Pyrénées Orientales nous avons un plan de 150 millions d'euros pas pour faire face à l'urgence mais pour les accompagner dans un petit mot là-dessus d'aille est-ce que la loi d'orientation agricole qui sera présentée va faciliter la création de bassine alors d'abord j'aime pas ce terme de bassine parce que là vous reprenez le terme qui est utilisé par des gens qui veulent invalider ce type de de de d'ouvrage de quoi parle-t-on de stockage d'eau ça fait depuis que le l'agriculteur depuis que les humains font de l'agriculture ils stockent de l'eau donc ce dont nous parlons c'est de faire du stockage d'eau et oui nous allons faciliter la mise en place enfin les procédures pour faire des rages de stock les procédures en simplifiant les les procédures ce sont vous avez des des procédures administratives donc c'est assez classique moi je l'ai fait sur les énergies renouvela et on applique ce type de méthode pour les ICPE notamment aussi les bâtiments pour l'élevage et les ouvragees de stockage d'eau parmi les grandes annonces d'Emmanuel Macron samedi a la question des prix planchés on va écouter ce qu'en pense Arnaud Rousseau le patron de la FNSEA il était l'invité hier du Grand Jury prix plancher ça donne le sentiment qu'il aura une espèce de conférence annuelle ou conférence trimestriel où on décréterait que la viande vaut temp nous c'est pas ce qu'on dit cette déclaration du Président de la République nous a un peu surpris euh je crois pas que sa politique économique telle qu'il apporte depuis le début soit de de soviétiser l'économie il y a une volonté de soviétiser l'économieag une surtout pas et c'est d'ailleurs pas du tout le sens de notre proposition nous ne sommes pas dans la proposition LFI où le président de la République et le Premier ministre arrêteraiit par arrêter le prix des matières premières agricoles ça ça n'existe pas en revanche responsabiliser chaque interprofession pour faire de leur indicateur de référence la référence des contrats agricoles et donner plus de poids légal à cette référence qu'il définiss même oui ça c'est ce que nous voulons faire nous l'avons fait progressivement dans la loi égalime vous savez que c'est un des éléments de de de référence pour la contractualisation nous voyons que malgré tout ça ne suffit pas qu'il y a par exemple cette discussion entre Lactalis et ses ses producteurs où vous avez un prix d'Interprofession qui est au-dessus du prix proposé par par l'actalis donc nous voulons aller un cramp plus loin mais ça sera fait ça sera fait avec les interprofessions et c'est aussi à elle de se mouiller pour nous dire comment ça doit être fait on peut pas dire d'un côté on a besoin de plus de revenus on soutient nos agriculteurs et de l'autre côté ah bah non rien n'est possible donc chacun do attendez des interprofessions qu'elle vous donne une j'attends des interprofessions de travailler avec nous on va le faire ensemble on ne va pas définir de manière soviétique les prix elles devront se mouiller mais effectivement nous voulons embarquer l'ensemble des filières moi j'observe que dans la filière lait on a réussi à contractualiser 90 % des volumes et on ne parle pas des acteurs qui jouent le jeu je pense un acteur comme belle par exemple et on voit que dans la viande on n'est pas du tout à ce à ce niveau de contractualisation et pourquoi parce que il y a peut-être un effort à faire aussi par les acteurs de l'interprofession pour aller un cramp plus loin dans la pour aller plus loin dans la contractualisation et la protection du revenu des producteurs chacun doit se mettre autour de la table et y compris au niveau européen parce que ça va se jouer également au niveau européen alors c'est l'autre enjeu c'est effectivement au niveau européen d'aller rechercher plus de protection des agriculteurs là encore on a vu c'est plutôt du côté de la grande distribution la grande distribution essayer de contourner les textes en allant mettre en place des centrales d'achat européenne en pensant que ça allait suffire pour échapper au droit français heureusement après 3 ans et demi de de contentieux on a pu montrer que au moins sur certaines amendes que qu'on avait prononcé une amende de 117 millions d'euros à l'encontre de Leclerc c'était bien la juridiction française qui était je dirais en charge mais on voit bien on a besoin de clarification juridique pour éviter d'avoir des contentieux très longs et que les choses soient très claires et donc au niveau européen nous travaillons avec les commissaires à avoir une sorte d'équivalent de loi égalim alors sera pas tout à fait le le même type de système mais l'enjeu c'est que le droit soit clair et protecteur pour les agriculteurs estce que ça sera prêt pour les prochaines négociations commerciales c'est ce qu'a dit Emmanuel Macron samedi le calendrier sera tenu alors le calendrier sur le le prix de référence oui en France est-ce que ce sur quoi nous travaillons en européen c'est effectivement de de durcir et de permettre à ce que nous faisons en France d'être d'application directe et sans ambiguïté est-ce que concrètement cette mesure sur les prix planchés c'est la mesure qui doit permettre aux agriculteurs de vivre de leur travail c'est une des mesures parce que je je pense que il y a plusieurs enjeux dans dans la crise des agriculteur lorsqu'on parle de simplification des normes on parle aussi de compétitivité on parle de diminuer les charges et de mieux valoriser la production donc il ne faut pas penser que c'est la la mesure ultime on a tout un ensemble de mesures clés qui vont permettre de redonner du revenu aux agriculteurs mais c'est vraiment possible je rebondis sur la question d'orian sur l'Europe est-ce que c'est vraiment possible dans l'organisation européenne actuelle écoutez moi j'ai été euh à l'industrie en charge ministre en charge de l'Industrie ministre en charge de l'énergie et tant à l'industrie qu'à l'énergie j'ai pu constater que quand on était déterminé politiquement on obtenait des succès y compris parfois contre certains des États-membres lorsque j'ai fait la réforme du marché de l'électricité je peux vous dire que tout le monde n'était pas d'accord au début et nous avons réussi à obtenir un accord unanime en octobre dernier donc oui quand il y a de la volontée de la détermination et du combat nous y serons et j'observe une deuxième chose c'est que la crise agricole elle n'est pas propre à la France les Polonais sont en train de manifester les Espagnols sont en train de manifester les Néerlandais ont il y a 6 mois mené un combat très fort ils sont rentrés au Parlement de manière très enfin surprenant tous les commentateurs politique donc ce combat il n'est pas propre à la France nous avons besoin aujourd'hui en Europe de compétitivité en matière agricole de remettre des des règles du jeu de concurrence loyale il faut importer et exporter mais il faut importer et exporter avec des règles du jeu qui soient claires et qui soit pas contre nos agriculteurs européens ce qui tend les agriculteurs européens notamment c'est la question de l'importation des produits venant d'Ukraine est-ce qu'il faut freiner ces importation alors là je le le président de la République et Marc feno se sont engagés c'est la France à nouveau je devrais dire qui a porté le combat de clause de sauvegarde soutenir l'Ukraine c'est très important n'oublions jamais que l'argent que nous investissons en Ukraine c'est un argent qui est fait pour les Européens il ne s'agit pas juste de protéger l'Ukraine il s'agit de protéger l'Europe contre une guerre qui est ass ses portes contre une guerre qui est en train de déstabiliser le système monsieur Poutine a déstabiliser le système de le le marché de l'énergie les agriculteurs l'ont vu dans leur compte de résultat monsieur Poutine a déstabilisé le système céréaliers les céréaliers l'ont vu dans leur compte de résultatun EUR a redonné son feu vert sur les importations rainien la semaine dernière si vous me permettez je vais aller jusqu'au bout donc oui nous serons au côté des Ukrainiens parce que nous sommes en faveur de leur combat mais nous sommes aussi je dirais en faveur du combat des Européens et c'est absolument essentiel deuxième élément nous mettons des clauses de sauvegarde nous mettons des clauses de sauvegarde et nous mettons des des quotas pour dire on est capable d'absorber mais jusqu'à un certain niveau et ces clauses de sauvegarde elles s'activeront cette année vous comprenez quand même que cet apport massif de céréales venant d'Ukraine qui a une capacité de production absolument immense fasse peur à la production française mais je le comprends totalement d'ailleurs je veux préciser une chose les clauses de sauvegarde nous les avons négocié pour notamment les œufs et la volaille et nous sommes en train de de travailler sur la partie céréal je ne voudrais pas qu'on se méprenne sur mon propos ou parce que là c'est sur le notamment le poulet c'est le poulet ukrainien aussi qui inquiète beaucoup et c'est sur ça que nous avons mis nous avons obtenu d'ors et déà sera suffisant pour vous pour réguler le marché c'est un élément qui s'activera ça c'est très clair un mot je reviens sur les égalim mais les contrôles puisque le gouvernement a multiplié les les contrôles ces derniers temps sur respect des galimes et également sur le respect de l'origine française Bruno Le Maire a promis des sanctions très élevées pouvant aller jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires d'après les premiers chiffres qu'il a donné il y a un/ers des entreprises contrôlées qui ne respectaient pas les règles est-ce que vous allez rendre public le nom de ses entreprises est-ce que ça fait partie des outils du gouvernement alors je vous rassure euh lorsque vous faites un contrôle dans un magasin de grande distribution vous trouvez toujours des nonconformités donc il y a une différence entre des nonconformités qui sont par exemple un étiquetage qui est un peu maladroit et mais qui n'a pas forcément vocation à tromper et une fraude caractérisé de francisation des marchandises nous avons nous prononçons des sanctions qui sont proportionné aux situations et moi je n pas problème les 400 non respect donnés par Bruno le ça peut être des maladresses c'est ça probl ça peut être des choses ça peut être je je qualifierais surtout ça plutôt de négligence plutôt que de maladresse parce que maladresse c'est un peu gentil on a progressé moi j'étais en charge j'avais le portefeuille de la consommation il y a il y a 5 ans je constate qu'il y a eu un vrai une vraie amélioration dans la mise en en avant de de de l'origine France dans la grande distribution mais il y a encore le panneau fabriqué en France ou produit en France au-dessus du du du de l'étal par exemple de boucherie et dans l'étal de boucherie si vous regardez dans le détail vous avez du français du français du français du nouvelzélandais du belge du français du français ça c'est pas acceptable et c'est pour ça que nous poussons les contrôles pour aller un temps plus loin mais surtout ce qui compte c'est d'aller débusquer les fraudes organisé qui vont mentir sur l'origine des produits on l'a fait je m'en rappelle il y a 4 ans lorsque j'étais à la consommation pour par exemple démanteler un réseau de francisation de kiwi céit des kiwi qui étaient produit en Italie et dont on mentait sur l'origine là nous allons effectivement accentuer aussi ces contrôles qui sont sur de la fraude organisée et qui est de plus grande importance un mot sur le plan écofyo puisque le gouvernement a annoncé le remplacement de de l'indicateur français par l'indicateur européen Christophe Béchu votre collègue ministre de la transition écologique avait annoncé une pause de 3 semaines il y a 3 semaines elle va durer encore longtemps la pause ben le plan é Copito il continue à se dérouler indicateur il va être mis en place quand bah l'indicateur je crois que ça a été très clair il est c'est une décision que nous prenons d'appliquer cet indicateur sur l'ané applicable dès aujourd'hui sur l'année 2 2024 nous sommes en 2024 nous utilisons l'indicateur je rappelle d'ailleurs que cet indicateur est obligatoire donc c'est de se dire que la référence que nous utilisons pour suiv vivre la diminution de l'utilisation des phytosanitaires est une référence qui a été validée par l'ensemble des 27 pays européen qui est obligatoire en terme de suivi et ça me paraît légitime de en européen d'avoir une référence unique cet indicateur n'est pas parfait il n'est pas parfait il a au moins le mérite à la différence de l'indicateur français de tenir compte de la nocivité des produits ce que ne faisait pas l'indicateur français ce qui nous n permet aussi de montrer qu'on a diminué les produits les plus qui avaient l'impact le plus important sur la santé des humains et sur la biodiversité mais nous pouvons aller plus loin et nous nous sommes prêts à y travailler pause un dernier mot Fabrice par oui moi je voudrais je voudrais interroger runché sur la question de la forêt nous avons sur la zone ébrale une des plus grandes forêts celle du Jura hein qui fait partie des des trème stock européens de de bois on parle finalement peu de la forêtin en ce moment en France alors alors qu'il y a quand même un enjeu écologique fort autour de la forêt oui tout à fait d'abord pour avoir beaucoup travaillé sur la planification écologique ce que nous observons c'est que l'impact du dérèglement climatique est dramatique sur nos forêts c'est-à-dire que notre puit carbone est en trîn de diminuer alors que c'était une force de la France il diminue sous l'effet d'un certain nombre de parasites il diminue sur l'effet du stress hydrique qui fait que nos forêts certaines parcelles de nos forêts sont sont en grande qu'il va falloir revoir probablement le peuplement de ces forêts qu' va falloir instituer une gestion plus durable de nos forêts et nous avons un plan avec Christophe Béchu qui vise à accompagner notamment tous les petits propriétaires qui n'ont pas les moyens aujourd'hui qui n'ont pas forcément la connaissance de ce que veut dire adapter la gestion de leur forêt dans l'impact enfin face au dérèglement climatique faire en sorte qu'on ait une gestion plus durable de nos forêts ça fait partie là aussi de nos ambitions et des enveloppes que nous portons je rappelle qu'il y a 500 500 millions d'euros dans le budget 2024 sur la forêt merci merci beaucoup agè panirunach merci d'avoir été notre invité ce matin merci Fabrice à la semaine prochaine