AUDITION IA : SOPHIE HUET, CHARGÉE DE L’INNOVATION ÉDITORIALE ET DE L’IA À L’AFP
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Comment l'IA transforme-t-elle l'éducation et la culture selon les éditeurs de presse ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Comment l'AFP a-t-elle intégré les outils d'IA dans ses méthodes de travail ?
- 5:00OuverteRéponse partielle
Les contenus de l'AFP sont-ils protégés des violations de droits de propriété intellectuelle ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Pouvez-vous détailler l'accord AFP-Mistral AI de janvier 2025 ?
- 9:00OuverteRéponse directe
L'IA générative est-elle une menace pour la fiabilité de l'information ?
- 11:00RelanceRéponse directe
Quelle est la différence entre la transition numérique et l'IA générative pour les médias ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:00Sophie HuetChiffre
« Les réponses des LLM avaient au moins un problème significatif dans 45 % des cas. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Parfait. Bonjour à tous chers collègues. Nous reprenons les travaux de la mission d'information, création, diffusion et et acquisition des connaissances.
Comment l'intelligence artificielle transforme notre éducation et notre culture. Nous avons le plaisir de recevoir cet après-midi madame Sophieette, chargée de l'innovation éditoriale et de l'intelligence artificielle au sein de l'agence Francepress. Nous vous remercions madame d'avoir accepté notre invitation.
Nous avons reçu la semaine dernière les représentants des éditeurs de presse. Il nous semblait donc naturel d'entendre également la FP l'une des trois grandes agences de presse mondiale. S'agissant d'abord des opportunités offertes par l'IA, les éditeurs nous ont indiqué que cette technologie pouvait leur permettre de réaliser d'importants gains de productivité dans un contexte économique contraint.
Ce contexte concerne également l'AFP qui a perdu plusieurs clients et contrats en 2024 et 2025 du fait des tensions géopolitiques. Comment la FP a-t-elle intégré les outils d'IA ? dans ces méthodes de travail, pour quel bénéfic et comment cette technologie est-elle encadrée ?
Les éditeurs nous ont également fait part de leurs vives inquiétudes quant à l'essort des grands modèles diagénératifs qui pillent leur contenu et constituent ainsi une citation menace létale pour leur modèle économique. Qu'en est-il pour l'AFP et les agences de presse en général qui produisent des contenus en B2B et non en B2C ? Voà m'expliquer ce que ça veut dire.
Enfin bon, vos contenus n'étant pas accessibles sur internet, faut-il conclure que l'AFP est protégé de potentielles violations des droits de propriété intellectuelle ? Enfin, les dépêches de la FP constituent par elles-même, du fait de leur processus de production, un matériau de grande valeur pour les fournisseurs de systèmes d'IA générative. Ces contenus se distinguent en effet par leur fiabilité et leur rigueur, ce qui pourrait placer la FP dans une situation favorable pour négocier des partenariats avec des fournisseur d'IA en quête de données de qualité pour alimenter leur système.
Un accord a été conclu en janvier 2025 avec l'entreprise française Mistral AI. Pouvez-vous revenir sur les conditions de conclusion de cet accord ? D'autres accords de ce type sont-ils à l'ordre du jour ?
Enfin, de façon plus large, la FP a développé une expérience dans la vérification des faits et la lutte contre la désinformation. Que pensez-vous de l'utilisation de système diagénératif pour s'informer ? La montée en puissance de ces usages vous paraît-elle inéluctable ?
Si oui, l'alimentation de ces systèmes par les contenus des agences de presse vous paraît-elle de nature à limiter les risques de réponse éronées aux utilisateurs ? Pour aborder ces quelques sujets et tous ceux que vous souhaiterez et les innombrables questions que madame la rapporteur préparé à votre attention, je vous cède d'abord la parole pour un prop proliminaire de 5 à 10 minutes, n'est-ce pas ? Merci madame.
Alors, vous appuyez sur le bouton qui est devant vous. Voilà. Très bien.
Merci beaucoup. Vaste vaste sujet et effectivement merci d'associer la FP d'associer la FP à vos travaux. Euh donc en tant que directrice adjointe de l'information chargée de l'innovation éditoriale et l'intelligence artificielle, je préfère juste préciser que je suis journaliste de formation.
Je suis pas une experte technique de l'IA euh et pas plus une experte de la régulation de l'IA, mais je suis spécialisé dans l'impact des nouvelles technologies sur le travail des journalistes. Euh, j'étais rédactrice en chef de l'AFP, donc j'ai une très bonne connaissance en fait de la manière dont les journalistes travaillent et c'est à ce titre que on m'a demandé de m'occuper de l'intelligence artificielle dans la rédaction de de de l'agence. Il faut également noter une autre chose qui me paraît très importante, c'est que en fait après 30 ans d'adaptation souvent très difficile euh des médias à la transition numérique, ces médias sont toujours dans un un modèle économique extrêmement fragilisé et que l'IA Générative et son adoption par le grand public et c'est aujourd'hui une adoption la plus rapide jamais connue pour une nouvelle technologie de cette ampleur.
Euh donc cette adoption place aussi les médias et la FP comprise dans une bataille existentielle. Euh donc c'est c'est une menace structurelle et en fait plusieurs phénomènes concomitants contribuent à cette situation. D'abord un bouleversement des usages.
Les réponses générées par les les chatbotes remplacent progressivement euh la consultation directe des sites d'information qui donc perdent chaque jour du trafic. On constate de ce fait une invisibilisation du journalisme, c'est-à-dire que les chatbotes masquent l'origine de l'information. Ils effacent donc le travail des journalistes et du même coup sa valeur économique tout en du même coup aussi pliant leur contenu.
Et on se trouve face à une une totale asymétrie de de moyens. Euh nombre de médias déjà fragilisés ne dispose ni des moyens humains, ni des capacités technologiques pour s'adapter à cette transformation euh accélérée induite par euh par Li générative. Et on assiste aussi euh en même temps à une pollution euh informationnelle, c'est-à-dire que plus de la moitié des contenus circulants sur internet est désormais généré par l'IA.
Euh dans les codes système de l'information, cette proportion serait d'environ 30 %. euh avec une croissance exponentielle euh des contenus de désinformations. Une étude récente publiée par Newsgard et Axios euh révèle que le taux euh de désinformation diffusé par les chatbot a doublé euh en un an, passant de 18 % à 37 % sur les questions d'actualité.
Donc ces contenus synthétiques euh alimentent à leur tour les modèles et donc on se retrouve créé à une boucle de contamination informationnelle. extrêmement euh inquiétante. On a dans le même temps euh on assiste à une une mutation du rapport des médias au public euh par le passé il y a assez longtemps, on va dire plus de 30 ans, 40 ans, 50 ans et l'autorité éditoriale était totalement centralisée.
Euh c'était les rédactions qui détenaient cette autorité en décidant de la une du journal papier ou des titres du JT. Le public consommait donc passivement l'information. Depuis, le numérique a modifié les choses et puis avec l'arrivée des réseaux sociaux, ça s'est amplifié, ça s'est ouvert aux commentaires.
Euh ça a permis à des voix diverses euh qui étaient auparavant inaudibles de s'exprimer. Donc pour le meilleur, mais aussi pour le pire avec une amplification de la de la désinformation et de la manipulation. Et bon, je passe aussi sur l'utilisation des données personnelles par les plateformes qui sont aussi un vaste un vaste sujet dans ce contexte.
Et aujourd'hui, on assiste à une totale inversion du schéma. C'est-à-dire que maintenant, c'est le public qui décide de quoi il veut parler, comment il en parle en posant ces questions euh dans les interfaces d'un agent conversationnel euh qui va lui fournir des réponses hyper personnalisées. Et tout ça à une échelle qui est absolument impossible à mettre en œuvre. par des organisations humaines.
Donc ça redéfinit en profondeur la relation entre les médias, les journalistes et l'audience. Et donc ça conduit à la fin euh de l'article comme produit fini tel qu'on l'a toujours connu. Euh la valeur en fait maintenant elle réside dans l'information collectée, dans sa fiabilité et plus dans la manière de la présenter.
Donc il faut se préparer à ça. Il faut se préparer à ce que les contenus journalistiques puissent répondre à cette hyper personnalisation. Et donc on va avoir besoin de contenu qui puisse être clairement attribué, clairement sourcé avec une traçabilité solide pour pouvoir ensuite être tronçonné en petits atomes d'information, reformater et ensuite recomposer pour répondre à la requête de l'utilisateur qui souhaite soit un texte, soit un postcad, soit un podcast, soit une vidéo sur un sujet donné.
Et donc c'est ce qu'on appelle les contenus liquides parce que un contenu peut s'adapter à n'importe quel type de contenant. Et donc ça nous amène à un nouveau modèle. Alors là non plus B2C mais business to agents to customers, c'est-à-dire B to A to C.
C'est-à-dire que on a un agendia qui se situe entre la source de l'information et l'utilisateur, donc avec des agents qui se situent au milieu et qui acquièrent de plus en plus d'autonomie pour accomplir des tâches. Donc ça pose beaucoup beaucoup de défis et d'opportunités. Donc pour commencer peut-être par les les opportunités qui se présentent notamment pour la FP, il y a celle de valoriser le journalisme de terrain.
Ça tombe bien, c'est vraiment ce qu'on sait faire. Le reportage, l'enquête, l'investigation, le data journalisme, prendre des images réelles là où les choses se passent, raconter des histoires humaines euh face à des des productions d'agrégation, de communiqués ou de déclarations qui se trouvent fortement dévalorisé euh par par la capacité de Lia à faire ce travail. Euh on va aussi pouvoir déléguer, on en par vous l'évoquiez, des tâches répétitives à l'IA en tout en exerçant un contrôle humain rigoureux.
Euh et en fait, je pense que la place pour les médias, c'est vraiment de se positionner comme des organisations expertes en vérification euh et en diffusion d'une connaissance fiable actualisée en temps réel, ce qui n'est pas donné à tout le monde. Et on va avoir pour se faire d'un besoin accru de personnes compétentes sur l'IA, sur le data journalisme, sur l'investigation avec ces nouveaux outils. Mais cette mutation pose aussi de très très nombreux défis auxquels je n'ai pas forcément de réponse.
Comment allons-nous nous assurer de la fiabilité des informations face à une dissémination massive de la désinformation ? Comment allons-nous adresser l'enjeu démocratique du partage d'une vérité factuelle commune avec une diversité de points de vue ? Comment s'assurer que le débat d'idée, la diversité d'opinions sont correctement reflété quand Liage générative standardise des productions sur la base d'une moyenne statistique puisque c'est ce qu'elle fait et favorise les bulles informationnelles créées par le profilage des utilisateurs.
Et enfin, en l'absence d'un socle commun d'information, puisque chacun va avoir son information hyper personnalisée, en l'absence d'un tel socle commun, quelle sera la vérité factuelle à partir de laquelle on écrira l'histoire avec un grand H au jour le jour ? Autre vaste question. Et enfin pour les médias, comment assurer un nouvel un nouveau modèle économique dont le contenu est pillé euh par les pour les réponses des LLM par les grands acteurs de l'IA ? et dans un contexte plus large, quelle est juste la viabilité du journalisme quand le temps passé à consulter des contenus de fiction et de loisirs dépasse celui consacré à l'information dans la bataille du temps de cerveau disponible ? quand les médias traditionnels ont du mal à rajunir leur audience et quand la défiance s'accroit à l'égard des journalistes de plus en plus attaqué dans le monde réel, de plus en plus harcelé en ligne y compris par des organisations et des gouvernements.
Voilà, j'en ai fini. Merci madame pour ce proposiminaire. Madame la rapporteur, c'est à vous.
Merci beaucoup. Merci madame Sophie Duette. Vous nous avez dressé les multiples suites de transition numérique.
Qu'est-ce qui d'après vous aujourd'hui constitue une un palier supplémentaire ou un palier différent avec l'IAG ? Vous vous avez dit voilà depuis une trentaine d'années, on a des médias qui ont affronté cette et mis en œuvre cette transition numérique. En quoi l'â vous paraît-elle dans son prolongement ou carrément une toute autre réalité ?
Alors, on se retrouve face à pas mal de de modifications extrêmement importantes. La première, c'est la rapidité inédite à laquelle on est on est confronté. C'est c'est ça va très très vite.
Les technologies sont de plus en plus puissantes, de plus en plus performantes. À titre d'exemple, l'été dernier, les vidéos générées par Lia étaient balbuciantes. On en s'amusait à en regarder quelques-unes et maintenant elles inondent internet.
Donc on on est on est on est face à à quelque chose qui dépasse la capacité d'adaptation humaine. Euh et ça touche de large p de l'économie bien entendu. Donc ça c'est un des premiers points.
Euh il y a moins d'un an le patron d'entropique Dario Amode expliquait aussi que d'ici 5 ans, l'aia pourrait supprimer la moitié des emplois de col blanc junior. Donc bah les emplois de col blanc junior parmi parmi eux on trouve les emplois débutants dans le journalisme. Et ça c'est maintenant en fait que ça commence. on voit dans énormément de P aussi de l'économie, une automatisation qui est en marche ou qui qu'on qu'on peut supposer arriver dans les effectivement dans les 5 ans qui a qui arrivent.
Euh il y a un autre facteur qui est très qui qui est très important aussi et qui est pas forcément extrêmement perceptible, c'est que avec Lia, en fait, on rentre dans un univers qui est fondé sur la probabilité. euh on abandonne à la machine d'énombrables tâches et décisions et avec ça, on abandonne en fait aussi des systèmes déterministes qui faisaient que quand vous aviez une question, vous aviez une réponse et avec l'IA en fait quand vous avez une question maintenant, vous avez puisqu'elle repose sur des systèmes de probabilité, vous avez plusieurs réponses possibles euh et avec toujours un risque assez élevé que la réponse soit fausse ou imparfaite tout inexact et et donc ça suppose de toujours vérifier c'est ce problème de cette variable en fait du de du risque d'erreur pour le journalisme est inacceptable parce que journalisme il doit être fiable et de qualité et donc ça nécessite effectivement un contrôle humain systématique. Il y a une étude récente qui a été menée par l'Union européenne de radio télévision et la BBC euh sur l'IA et l'actualité qui montre que les réponses des LLM avaient au moins un problème significatif dans 45 % des cas.
Donc ça veut dire que sur la qualité, la fiabilité, on n'y est pas hein. Euh dans 31 % des cas, c'était des problèmes sur la source et dans 20 % des cas, c'était sur juste l'exactitude. Donc c'est quand même, ça reste assez élevé.
Ça pose aussi des enjeux de souveraineté. Euh, j'abordais tout à l'heure la question des données personnelles qui sont livrées à ces modèles et parfois extrêmement personnelles justement. Euh et tout ça, bah ça va rentre entre les mains des grands acteurs de l'IA de la Silicone Vallée, on sait pas trop où ça va.
Et puis les enjeux de sécurité qui sont considérables. Les mises en garde se multiplient, y compris ces derniers jours au sommet de l'IA en Inde sur les risques qu'un non régulé fait courir à l'humanité au sommet de Paris l'année dernière. euh les prix Nobel et des pionniers de l'IA avaient déjà sonné l'alarme en disant que euh voilà, les risques pouvaient aller de la manipulation à juste l'extinction d'humanité euh et forcé de constater qu'en terme de régulation, on est prend pas le bon chemin où on y va extrêmement lentement.
Donc oui, nous sommes face à une rupture inédite euh qui modifie profondément la relation des humains au savoir, l'acquisition des connaissances. Euh ça modifie aussi l'exercice de pilier de la démocratie et puis une menace profonde pour le journalisme des qualités et la capacité individuelle à exercer un jugement critique indépendant. Merci beaucoup.
Merci beaucoup. Alors euh vous nous avez euh parlé du changement des usages qui font que de plus en plus de personnes vont recourir aux agents. Euh il y a et donc on a l'apparition de ces agents comme étant l'intermédiaire entre ce que l'on considérait comme les professionnels et puis le consommateur ou en tout cas le le le public.
Vous en tant qu'Af aujourd'hui quand on utilise l'IA, qu'elle soit générative ou pas, quelles en sont les les utilisations que vous faites ? à ce jour puisque on a bien sûr une appréciation sur la conséquence de l'utilisation de l'IA dans le domaine de l'information, mais vous au sein de LAAFP, comment vous utilisez l'IA et éventuellement quelles sont les choses que vous auriez pu faire avec l'IA mais que vous avez décidé de ne pas euh voilà, vous n'avez pas eu recours à l'IA, mais de maintenir justement réfléchi et déterminé. Alors, d'abord euh quand on a commencé à à voir ce sujet de LIA débarquer à l'FP, on a commencé à écrire effectivement des gardes fous, des consignes rédactionnelles sur le cadre dans lequel on pouvait utiliser ou pas euh LIA Générative.
Euh et ce sont des consignes rédactionnelles qui sont régulièrement mises à jour. Donc, on a écrit ça il y a les premières il y a 3 ans et puis euh on les on les on les on les actualise en permanence. Et donc on a commencé à déployer assez progressivement plusieurs plusieurs types d'outils.
Euh un outil de transcription qui rencontre un très très grand succès parce que ça fait gagner un temps considérable en particulier à tous les journalistes qui travaillent à l'Assemblée nationale par exemple ou qui écoutent des discours politiques. Ça permet de de d'obtenir directement une transcription écrite, mais surtout d'aller vérifier quand on veut utiliser une citation, d'aller la réécouter pour être sûr qu'elle a été fidèlement retranscrite. Donc ça c'est c'est c'est toute cette interface qui permet le lien entre le la production écrite et la vérification.
Et c'est ça qui est très important. Les outils de traduction évidemment sont très très importants à la FP qui travaille en six langues. On utilise des outils de génération de métadonné aussi.
Euh, on utilise aussi pour en particulier des grands événements type festival de canne ou des événements sportifs, des outils de reconnaissance faciale pour identifier des personnalités sur des images, euh ce qui permet d'aller plus vite aussi pour rédiger par exemple les légendes des photos. Euh la rédaction a accès aussi à un un LM dans un environnement sécurisé qui permet de s'assurer que les données euh qui sont injectées pour écrire des prompes sont restent au sein de la FP. Donc ça c'est très important.
Et puis la FP a depuis pas mal d'années contribué largement aussi à la création d'un outil d'assistance à la détection d'images altérées et synthétique. Euh c'est un outil qui s'appelle Inville We Verify et qui est aujourd'hui utilisé par plus de 150000 professionnels dans le monde et qui a voilà une excellente réputation et qui est qui qui est qui est euh accumule une série d'outils dont certains visent à détecter en tout cas essayer de détecter Lia. Alors, en développement, on a on prévoit un outil de veille pour faire de de la veille d'information multilingue.
Euh on prévoit également un outil de recherche en langage naturel dans nos propres archives et on prévoit aussi d'avoir un outil de ce type-là pour nos clients du côté de notre plateforme AFP News. Et ce qui est très très important en fait dans l'utilisation de tous ces outils, c'est aussi euh donc un la stricte vérification humaine euh de tout ce qui est produit par généré par l'IA euh et puis la formation parce que beaucoup beaucoup d'organisations ont déployé pas mal de une batterie d'outils et pour se rendre compte queen fait les gens les utilisaient pas forcément parce que ça ne s'intégrait pas forcément dans tous les les les workflow, les process de travail et donc la formation, c'est vraiment important aussi pour que euh les journalistes s'approprient ces outils et sache exactement dans quel type de cas d'usage il est pertinent de les utiliser ou pas et que on puisse à l'occasion de ces sessions de formation qui sont des ateliers pratiques ouvrir vraiment un débat au sein de la rédaction sur ce qu'il est pertinent de faire avec quel outil ou ou de ne pas faire parce qu'effectivement il y a énormément de de questions qui qui se posent et on est en train de conduire une étude très très approfondie sur les process de de l'agence dans les différents métiers de l'agence puisqu'on fait du texte, la photo, de la vidéo, des visualisations pour comprendre où l'IA sera pertinente, comment avec les interfaces qu'on va mettre en place va s'exercer le contrôle humain et puis quel va être l'impact sur euh notre organisation et sur euh les différentes tâches qui sont d'évolu euh aux uns et aux autres. Et alors, il y a un petit un petit point que j'ai pas non plus forcément justement relevé, c'est toute la pratique autour de l'enquête et du data journalisme qu'on le voit en ce moment sur tout le travail qui est fait autour des dossiers Epstein qui est un travail considérable et effectivement ça suppose d'être assez voilà déjà avancé dans la capacité à réagir face à un aussi euh un jeu de données aussi important et comment on cède, on s'appuie sur l'am pour pouvoir travailler sur des sur des données de ce type-là avec et ça c'était la conclusion aussi de de la plupart des rédactions qui ont commencé à travailler sur ce sujet, c'est-à-dire que l'IA peut offrir des indices euh mais à l'arrivée, il faut quand même toujours qu'il y ait un travail humain de vérification qui soit fait un travail d'enquête rigoureux.
Merci beaucoup. Alors en janvier 2025, il y a un peu plus d'un an, la FP et ministra ont annoncé la conclusion d'un partenariat au terme duquel l'assistant conversationnel Le Chat de Mistra Laura accès à l'ensemble des dépêches de la FP. Euh quel quel a été le chemin qui vous a conduit à trouver ce type de partenariat ?
Quelles sont les contreparties non financières de cet accord ? Par exemple, au bénéfices et des salariés de la FP et ce que vous avez pu mesurer depuis les avancées permises par l'accès administral au dépêche de l'AFP, c'est-à-dire la pertinence, le niveau de pertinence et de qualité de l'information en matière de fiabilité des réponses délivrées aux utilisateurs sur le chat. Alors, je suis désolée sur le sujet, je vais vous décevoir parce que un j'étais pas directement concerné par cet accord puisqu'il essay enfin moi je m' travaillé vraiment directement avec la rédaction et j'étais pas directement dans les conversations sur la conclusion de cet accord.
Mais ce que je peux vous dire, c'est qu'il n'y a pas de contrepartie non financière euh dans le contrat liant l'AFP administral que donc dans ce contexte là effectivement ce qui était important pour la FP c'était que les réponses de ministrales citent rigoureusement les dépêches de la FFP euh à la réponse du pompe. Donc ça c'est vraiment un facteur de fiabilité extrêmement important. Euh voilà ce que ce ce qu'on a ce qu'on a compris, c'est que euh l'utilisation du du chatbot le chat euh était très extrêmement euh faible euh au fin de consultation euh de l'actualité.
Merci beaucoup. Il y a eu donc en janvier 2025 cet accord, on imagine mais j'aimerais vous entendre aussi sur l'utilisation pour l'entraînement de différents modèles des contenus de la FP que ça soit des dépêches qui datent d'il y a 10 ans ou celles plus récentes. Dans quelle mesure vous avez pu constater que vos dépêches ont été utilisées pour entraîner des modèles ?
Est-ce que c'est une présomption ? Est-ce que vous avez eu des euh constats d'utilisation de ces de ces dépêches ? Si oui, comment vous voyez la possibilité de concilier votre accord avec le ministre et aussi une la mise en place, c'est une proposition de loi à la accrochée maintenant à l'agenda du Sénat qui établit une présomption d'utilisation des contenus alors que ça soit des œuvres images ou texte et qui inverserait le la charge de la preuve qui ferait que les modèles I a et leurs fournisseurs doivent montrer qu'ils n'ont pas utilisé tel ou tel contenu.
Voilà. Quelle est la compatibilité selon vous de cette existence de présomption avec aussi le le le maintien d'accord tel que vous l'avez signé en 2025 ? Alors sur sur la la présention d'utilisation, nous sommes plutôt d'accord avec cette analyse.
La FP n'a pas signé de contrat pour l'entraînement avec ces données. Le contrat avec Mistral par exemple, c'est fourni des données pour appuyer pour étayer les réponses. et on ne on ne on n pasni nos contrats pour entraîner des modèles.
Enfin, on n pas fourni de données pour pour pour entraîner des modèles. En revanche, effectivement, les contenus de la FP étant largement utilisé par des médias qui eux-mêmes sont pillés parce que voilà et les médias les plus scrupuleux, vigilants, font extrêmement attention à à aux robots qui visitent leur site. et essae avec cette politique de de vigilance sur les robots de de limiter le pillage de leur contenu.
Mais on se rend compte que même en faisant ça, il y a des des des robots pirates qui viennent quand même se servir sur les sites des médias. Donc par ce ce biais, les contenus de LAAF sont également aussi utilisés pour enfin ils sont sont également pillés par par les les acteurs de l'IA qui qui font ce genre de de pillage de des contenus assez assez généralisés. Merci. vous venez de de bien distinguer la question de l'entraînement des modèles et puis de ce qui peut être apporté pour fiabiliser les les réponses.
Donc post-raînement, post alignement. Donc votre accord portait là-dessus. Est-ce que suite à la signature de cet accord qui concerne donc un agent et une agence de presse, eu des réactions de la part de médias qui ont peut-être se sont peut-être émus du fait de ne pas avoir été forcément associé à cet accord.
Est-ce que ça peut être des médias qui sont vos clients qui utilisent les dépêches et qui se disent "Mais moi en fait, j'aurais bien voulu être partie prenante de cet accord puisque ils vont utiliser directement vos dépêches et pas forcément passer d'accord avec moi pour utiliser ce que je fais aussi à partir de vos dépêches." Alors effectivement, il y a eu un certain nombre de réactions de la part de médias et de la part d'un certain nombre de nos clients. Euh la la la réponse, c'est que en fait l'utilisation de de du chat mistral a concerné très très peu de requêtes concernant des demandes sur l'information parce que c'était vraiment un accord qui était conclu aussi et puis le c'est l'orientation de ministral aussi d'être vraiment dans le B2B plus que dans le B2C et d'ailleurs aujourd'hui on se rend compte que voilà le chat est essentiellement utilisé comme une vitrine euh mais que Mistral se concentre davantage sur des grands comptes et puis de l'accompagnement de de d'entreprise euh pour qu'elle s'équipe avec l'intelligence artificielle générative.
Euh et la deuxième partie de la question, excusez-moi. Euh non, ben je sur pardon sur le le fait de pouvoir être plusieurs à aller négocier avec les fournisseurs d'IA plutôt que tout seul, même si vous avez un statut particulier que celui d'une agence de presse, de pouvoir le faire de manière collective. Alors moi moi je je je j'aurais du mal en fait à vous répondre parce que c'est pas c'est c'est pas tellement mon champ de d'expertise.
Donc je préfère je préfère ne ne pas vous répondre sur ce sur ce sujet-là. Euh ce dont on se rend compte, c'est qu'il y a commence à y avoir aussi euh euh un une partie du du marché en tout cas d'acteurs qui qui commence à à travailler sur euh euh cette question de se s'occuper euh des droits euh euh entre les médias et les acteurs de l'IA pour faire une interface et s'occuper soit de proposer des modèles qui qui rémunèrent les médias à la juste valeur enfin la hauteur de de des contenus qui sont utilisés par les modèles, soit de de traiter des questions de droit euh pour pour les médias vis-à-vis des des acteurs de l'IA. Mais voilà, c'est clairement pas mon domaine d'expertise don je préfère m'abstenir.
Merci beaucoup. Alors, je pense que là, on est complètement dans votre domaine de l'expertise. Je voulais revenir à ce que vous disiez sur le partage d'une vérité factuelle avec bien sûr la livraison des différents points de vue, une diversité d'appréciation, mais qu'il était important de pouvoir garantir l'accès de toutes et tous à une vérité factuelle.
Je voulais savoir comment vous appréciez cette capacité, on va dire, il y a avant Chat GPT et maintenant. Est-ce que on était déjà capable de pouvoir se dire quand on est AFP de pouvoir délivrer ça comme une vérité factuelle et que les la diversité des points de vue qui peuvent se retrou retrouver au sein d'une dépêche ou dans les articles qui peuvent en découler euh comment euh est-ce que pour vous au départ il y avait déjà l'existence d'une vérité factuelle acceptée par les uns ou par les autres ou alors ça fait déjà bien longtemps qu'on a du mal à s'accorder sur la vérité. Oui.
Alors effectivement le mot de vérité, je l'ai employé mais je l'avais mis dans mes notes avec les guillemets parce que effectivement la notion de vérité est un sujet très compliqué et je pense que effectivement on on enfin le travail du journaliste c'est de s'efforcer de s'en approcher et c'est surtout quelque chose qui émerge dans le temps. Donc à un instant té on peut jamais être certain que on a détiené une vérité puisque le lendemain les faits peuvent prouver que bah il s'est passé quelque chose de différent. Donc euh effectivement, ça fait partie de l'histoire de l'AFP, de ces consignes rédactionnelles euh de de solliciter euh toutes les sources disponibles à un moment donné pour essayer justement de cerner les faits euh au plus près euh de ce qui a pu se passer.
Euh et c'est et et et c'est effectivement un processus extrêmement évolutif. Donc euh le le le travail consiste effectivement à à faire valoir euh euh le maximum de plein de de points de vue, euh les voies qui s'expriment autour d'un sujet et ça c'est très important pour l'agence. euh c'est pour aider à la compréhension euh de ce qui s'est passé, à la mise en contexte, la mise en perspective d'un fait et et on a vu effectivement donc au fil des dernières années se développer voilà une désinformation très importante. euh le le la place prise par cette désinformation sur les réseaux sociaux de devient elle-même presque un sujet d'information en tant que tel.
Et donc à l'air de l'IA euh on se on se pose beaucoup de questions et l'industrie travaille là-dessus sur la manière de de pouvoir euh euh labelliser ce ce journalisme de de qualité. Euh donc il y a il y a pas mal d'initiatives. Je ne sais pas si c'est là où vous vouliez en venir, mais on peut aborder ce sujet.
Il y a il y a pas mal d'initiatives qui sont prises pour euh aider le public à à à comprendre et à et à à à à à tracer l'origine d'une information. Euh parmi ces labels, bon il y en a un qui a été euh initié par reporteur sans frontière qui s'appelle le journalisme so initiative qui vise à labelliser un un processus de travail euh à labelliser une organisation. Euh il y a d'autres initiatives comme par exemple une qui s'appelle euh si touplier qui est en fait une norme euh c'est une coalition pour la traçabilité et l'authenticité des contenus euh qui a pour objectif elle de garantir un étiquetage fiable d'un contenu donné euh qui soit d'ailleurs artificiel ou non, mais c'est s'assurer que on sait exactement comment il a été fait et que tout ça soit soit soit soit soit pu tracé et et tout ce travail de labellisation effectivement a pour objectif de permettre au public euh de savoir si s'adresse à un contenu qui est réputé, fiable ou non.
Euh laalisation, donc vous l'avez dit, il y a des labellisations qui sont sur le le process pour aller chercher et diffuser l'information. Euh on a aussi une demande ou une pratique dans d'autres domaines que celui de l'information mais de labellisation des contenus qui aurait eu recours beaucoup ou pas beaucoup à l'IA. Je pense notamment au domaine de la musique où une des plateformes de streaming ont décidé de labelliser d'estampiller des titres qui seraient générés par l'IA plutôt que généré avec l'IA.
C'est une façon d'informer le public. C'est une façon aussi pour eux de ne pas leur donner autant d'importance que d'autres titres, donc de pas forcément les mettre en avant. Euh est-ce qu'il serait possible, souhaitable et est-ce qu'il est voilà envisageable de pouvoir estampiller un contenu d'information avec une indication sur l'utilisation et le recours à l'IA ?
Je fais notamment référence, vous avez parlé des outils de détection. Alors, j'ai compris que c'était des outils de détection d'images généré avec LIA. Je voulais savoir s'il en existait aussi avec le texte à votre connaissance pour pouvoir indiquer aux citoyens qui consultent l'information qu'on a eu recours ou pas à l'IA.
Est-ce que c'est souhaitable et envisageable ? Alors euh en fait la plupart de ces ce travail qui a été fait pour euh essayer de mettre des labels, de de de créer des normes euh c'est réalisé à partir du constat euh qu'il était extrêmement difficile de reconnaître des contenus générés par l'IA. Euh en fait, on se retrouve face à à deux types de de de démarches sur les contenus générés par l'IA.
Il y a euh soit un média a une volonté de transparence et va signaler euh que les contenus qu'il a produit sont générés par l'IA, soit il y a l'intention de de tromper. Ça c'est deux deux approches différentes. Donc par exemple la FP, on ne on ne on ne produit pas de contenu généré par l'IA euh au fin de publication.
En revanche, il on peut être amené euh parce que ça c'est au cœur de l'actualité. à publier un contenu qui a été généré par LIA par un/ers. Euh, imaginons une image euh qui devient extrêmement virale et qui fait qui peut même avoir un impact politique et qui est généré par l'IA. serait compliqué pour nous de ne pas la publier, mais on a créé un dispositif visuel très clair de façon à montrer que euh ce contenu euh est généré par l'IA et que euh ce ce dispositif visuel indiquant que c'est de l'IA a été apposé par la FP pour qu'on puisse partager cette image.
Donc ça c'est on est dans un cadre dans une posture de bonne foi, de transparence. Euh autre côté, on a les publications générées par LIA. euh dans lesquels derrière lesquels il y a une intention de tromper le public et ça se passe aux quatre coins de la planète en dehors de l'UE.
Euh et donc c'est parfois impossible de prouver avec certitude que ce contenu est généré par l'IA. Euh en en l'état en tout cas de la technologie, c'est extrêmement difficile à mettre en œuvre. Et donc c'est pour ça que ces normes qui se sont mises en place, enfin qui sont en train de se mettre en place, elles cherchent plutôt à marquer et à tracer les contenus fiables et authentiques plutôt que les contenus qui sont générés par l'IA parce que ça c'est une tâche enfin ça nous paraît extrêmement difficile et puis qui va s'en charger en fait parce que c'est pas les c'est pas les médias qui vont aller taguer les contenus qui sont g qui sont non fiables générés par d'autres.
Il faudrait trouver un modèle enfin qui qui qui va le faire. Donc c'est pour ça que on est euh enfin en tout cas l'industrie euh s'oriente plutôt vers la démarche volontaire d'adhérer à des normes comme journaliste initiative ou comme le donc ce site qui pour l'instant concerne plutôt les images. Et effectivement, vous soulevez un point tout à fait juste sur le texte où il y a voilà, je pense que il y a certains médias qui commencent à faire des tests sur comment on pourrait euh réussir aussi à marquer euh euh des textes de façon à ce qu'on puisse euh en tracer l'authenticité.
Euh et en fait, c'est c'est là-dessus que portent les travaux maintenant. C'est-à-dire que il y a toute une série de travail consistant à à pouvoir tracer le le le l'authenticité du contenu et et dans toutes les étapes qui a euh que le contenu a de transformation que le contenu a pu subir. Euh mais au-delà de ça, il faut pouvoir euh marquer le contenu par un tatouage pour prouver que ce contenu n'a pas été altéré.
Et ça c'est là-dessus que pas mal de travaux portent maintenant. Il est difficile aujourd'hui de repérer ce qui a fait l'objet d'un recours à Lia. Vous disiez en début de cette audition que les vidéos de l'été dernier étaient encore buciantes et que on pouvait les les repérer.
Maintenant, il nous est difficile de savoir ce qui a fait l'objet d'un véritable tournage ou qu'a fait l'objet d'une post-production en 3 minutes. Euh est-ce que vous constatez déjà le détournement de l'information de la part des citoyens ? C'estàd que puisque tout est disponible et on parlait à ce moment-là de l'infobésité mais que maintenant c'est pollué et vous en avez rappelé les proportion, est-ce qu'on n pas déjà en train de de voir un phénomène de ce de détournement de l'information en fait ?
C'est-à-dire que de moindre intérêt dans l'information ? Alors effectivement, on constate que bon, au-delà de la défiance effectivement le public se détourne de l'information pour pas mal de raisons aussi parce que l'information depuis un certain nombre d'années est quand même particulièrement déprimante et que effectivement c'est enfin pour un certain nombre de personnes, c'est presque un problème de santé mentale en fait et donc il préfèrent se détourner pour se sentir mieux, se détourner de l'information. Euh on constate aussi hein que voilà les médias traditionnels ont, je le disais ont du mal euh à s'adapter aux nouvelles audiences, aux jeunes publics parce que les centres d'intérêt euh sont différents et que tous les médias n'arrivent pas forcément à capter cet intérêt.
Certains y arrivent très bien, heureusement, mais il y a tout un travail de mutation aussi et de transformation sur les sujets qui sont traités et la manière de le faire par les médias. Il y a une étude que j'ai trouvé assez intéressante qui est sortie aux États-Unis récemment, c'est le Pure Research Center qui montre que il y a une tendance à en fait ne plus aller euh faire la démarche de chercher l'information. Donc euh cette étude montre que euh euh aujourd'hui la moitié des adultes contre 60 % en 2019 euh fait la démarche d'aller consulter l'information, l'autre moitié laissant le l'information venir à lui euh par euh les réseaux ou par des conversations, mais enfin, il va pas faire la démarche d'aller consulter un média.
Et et en fait le plus impressionnant c'est que cette proportion qui laisse l'information venir à elle dans la population américaine, elle grimpe à 73 % euh chez les moins de 30 ans. Donc ça signifie qu'effectivement cette démarche de consulter l'information d'actualité, elle est aussi en train de de s'effacer et que c'est une complètement autre manière d'aller chercher l'actualité, c'est-à-dire vraiment d'aller chercher, se poser une question, aller chercher la réponse et puis pas forcément aller chercher plus loin et qui est bien le problème qui se pose désormais euh avec ces problèmes de du référencement qui est en train de de fondre. C'est-à-dire que euh quand les gens posent euh euh une question sur un un LM euh ils ont la réponse.
Le résumé euh suffit euh à répondre à leurs questions. Ils vont pas aller consulter les liens quand ils sont là. S'ils sont pas toujours là ou pas toujours fiables.
Ils vont pas toujours aller consulter le lien euh qui permet de renvoyer le trafic justement sur les médias. Et c'est ça qui suscite enfin qui provoque l'effondrement effectivement euh du trafic pour les médias. On a vu que ce trafic dans l'année écoulé, c'était effondré de 33 % sur Google euh pour les médias dans le monde entier, hein.
C'est quand même assez considérable. Bon, un peu moins en Europe parce que la proportion en Europe est de 17 % mais aux États-Unis, c'est déjà 38 %. Et donc de ce fait, les médias perdent du trafic, donc perdent de la publicité et bah ces médias sont les clients de la FP.
Donc du coup pour la FP bah il y a aussi un impact. Bien madame, merci beaucoup. Nous arrivons au terme de notre audition.
Nous voulons, madame Cavez et moi-même vous remercier pour avoir ainsi contribué à à l'édification de cette mission d'information. Sur le dernier point que vous avez soulevé, moi je je en ce qui me concerne qui qu'on arrive effectivement vous parlez d'impact. la FP est impacté, les les toute la presse est impactée, le monde des arts est impacté, on a parlé de de menaces létal, enfin bon, c'est quand même un choc manifestement l'irruption de l'irage générative.
Et vous voyez, lorsque vous évoquez le contrôle, la labellisation, on on arrive à à distinguer deux modèles euh deux modèles deux philosophies de la presse en fait de de l'information. le modèle libéral presque libertarien des des plateformes qui repose sur le fait que chaque individu au fond choisit ce qu'il veut dans dans le flot dans le flux d'information et que d'une certaine manière tout est libre. On peut dire tout et n'importe quoi et et surtout même n'importe quoi, mais que l'individu qui est le l'horizon indépassable de la société libérale euh fera son tri, une sorte de confiance dans l'individu, dans son discernement. et le modèle qui est plutôt européen mais pas seulement qui est que en fait la presse elle concerne la démocratie, elle concerne le collectif, elle concerne la société et que donc on ne peut pas laisser dire n'importe quoi dans la presse ou par la presse ou même par des par des par des réseaux sociaux.
Et donc là, on voit bien deux modèles qui se s'opposent qui sont en d'une certaine manière notre modèle est complètement bouleversé par la puissance technologique et industrielle des plateformes, lesquelles reposent sur une une conception idéologique très particulière qui est la liberté totale avec évidemment tous les risques qu'elle peut comporter. Voilà. Donc moi, j'ai noté ça pour moi parce que ça ça m'a ça m'a paru intéressant et puis d'une certaine manière ça résume un peu tout ce qu'on a entendu précédemment. avec les agences de presse, ce ce sentiment d'être dépossédé de la recherche de la vérité notamment.
Voilà. Merci beaucoup madame. Merci. voir.