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interviewSud Ouest· 15 décembre 2025 8 min

Aurore Bergé invitée de la Grande Edition sur TV7

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Bonjour H berger. Bonjour. Merci d'être avec nous. Alors vous êtes ministre de l'égalité et vous êtes aussi mobilisé sur un sujet majeur, la lutte contre les violences faites aux femmes. Vous étiez ce matin à l'ENM, l'École nationale de la magistrature à Bordeaux. Vous avez signé une convention consacrée à cette urgence. De quoi s'agit-il ? Alors ici à Bordeaux, il y a l'École nationale de la magistrature, c'est-à-dire qui forme nos futurs magistrates et magistrats et on sait à quel point on a besoin de continuer à former. formation initiale mais aussi formation continue. Et donc c'est ça qu'on a renforcé avec la directrice de l'école, c'est garantir qui est cette formation initiale et continu et sur l'ensemble des violences. Parce que quand on parle de violence, on pense au

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coût, on pense aux violences conjugales, on pense aux violences sexuelles, mais c'est aussi les violences numériques, les violences économiques, les violences psychologiques, les mécanismes aussi qui permettent que ces violences malheureusement puissent se développer. Donc c'est vraiment ça, c'est garantir qu'il y a une formation systématique, continue et initiale sur l'ensemble des champs de violence. assumer aussi, c'est ce qu'on a écrit heir sur blanc dans la convention, qu'à chaque évolution législative réglementaire les formations soient adaptées, la les recommandations aussi qui sont faites par les instances européennes, les instances internationales, les recherches euh qui sont réalisées parce qu'il y a aussi beaucoup d'apports d'autres disciplines

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dans le droit. Donc c'est ça qui va pouvoir être déployé dès maintenant. Il y avait un manque sur cette question très spécifique d'un point de vue législatif, en tout cas d'un point de vue judiciaire dans cette réponse là. Ouais, en fait, on est monté en puissance ces dernières années, vous le savez, sur la question des formations, formation des policiers, des gendarmes, des magistrats, mais il fallait formaliser euh et il fallait aussi beaucoup renforcer sur la formation continue parce qu'évidemment, il y a tous les futurs magistrats qui maintenant ont cette formation euh évidemment parce que c'est devenu une évidence et tant mieux tant matière en terme juridique judiciaire, elle occupe aujourd'hui l'espace parce que c'est pris extrêmement au sérieux, mais il y

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avait vraiment le sujet à la fois de la formation continue et puis toutes les violences qui doivent pouvoir être caractérisé. Sur cette question des violences faites aux femmes, la Gironde n'est pas un bon exemple en la matière, en toujours en terme de féminicide. Là encore, votre présence ici vient dire quelque chose sur ce sujet-là. Oui, parce que malheureusement c'est un département qui a connu quatre féminicides récemment avec des femmes qui ont un seul point commun, c'est qu'à un moment elles ont dit à leurs compagnons qu'elles voulaient les quitter. Le point de départ d'un féminicide, et c'est ça que les téléspectateurs doivent comprendre, c'est que c'est pas des femmes qui ont un point commun parce qu'elles vivraient toutes au même endroit, parce qu'elles

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auraient toutes les même métiers, parce qu'elles viendraient toutes du même milieu social ou culturel. Non, le seul point commun, elles étaient en couple et elles ont dit à un homme qu'elles voulaient le quitter. Et cet homme-là n'a pas supporté cette situation et quatre femmes ont été assassinées en Géronde pour ça. Elles sont toutes d'ailleurs des mères. Donc ça veut dire que ce sont des enfants qui deviennent des orphelins aujourd'hui. Donc c'est évidemment cette mobilisation générale qu'on qu'on doit sonner et c'est la raison pour laquelle demain je vais réunir ce qu'on appelle un retex. Moi, j'essaie de faire ça de manière systématique pour comprendre un retour d'expérience avec procureur de la République, les professions juridiques judiciaires, policiers, gendarme, profess.

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Qu'est-ce qui s'est passé ? Est-ce qu'on est passé à côté de signaux qu'on aurait dû mieux détecter, mieux comprendre ? Est-ce qu'il y a eu des dysfonctionnements ? Et c'est ça qu'il faut avoir la lucidité de regarder parce que chaque féminicide évidemment un échec collectif mais il faut espérer aussi en tirer des enseignements pour comprendre et pour surtout que ça ne se reproduise plus. En tout cas cette cette question des luttes en tout cas cette question des violences contre les femmes est percutée par cette polémique en tout cas par ses propos de Brigitte Macron qui a qualifié de Salcon des militantes féministes venues perturber le spectacle d'Harry Habitan. Alors je rappelle arrivé habitant c'est cette humoriste qui a été accusé de viol et qui après 3 ans

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d'enquête d'instruction a bénéficié d'un non lieu. Non lieu confirmé en appel. Est-ce que vous avez été choqué Aurorberger en tant que ministre de l'égalité positionné sur ces questions-là par les propos de la première dame ? Moi je veux pas revenir sur sur la polémique. Ce que je veux c'est qu'on garantisse qu'encore une fois un la justice puisse faire son travail, le faire de manière indépendante, le faire de manière sérieuse, qu'on lui donne tous les moyens pour le faire, à la fois les moyens budgétaires. C'est ce qu'on fait et on va continuer à les renforcer. les moyens dans le droit parce qu'il y a des notions de droit qui doivent être changées. Si je me bats autant sur la question du contrôle coercitif, ce qu'on appelle plus communément l'emprise euh

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souvent en médias, c'est justement parce qu'aujourd'hui on caractérise pas suffisamment bien les violences, on n'identifie pas suffisamment bien les violences et on doit le faire. Moi mon sujet, il est là, c'est de rassembler et de garantir que toute la société se sente concernée par la question des violences et ne laisse rien passer. En tout cas, on y reviendra en détail dans Sud-Ouest de demain sur cette question des violences faites aux femmes avec vos échanges ici au journal avec des acteurs de cette problématique particulièrement aigu en Gironde. Vous l'avez rappelé, quatre féminicides depuis le début de l'année. Une autre question d'actualité ROR Berger. Le rassemblement national veut rouvrir les maisons closes en les confiant aux prostituées. Comment

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accueillez-vous cette proposition ? Alors déjà avec étonnement et un peu de citération parce que je pensais pas que ce ferait le cœur de l'actualité euh euh politique, que ce serait la proposition à qui ressortirait le plus. dire que c'est systématiquement, je suis obligé de le dire, mais quand même des hommes qui ont envie de s'occuper du corps des femmes et en l'occurrence, il se trouve que c'est un homme qui porte cette proposition de loi pour le Rassemblement national et dire surtout parce que j'ai lu ce qu'il disait que la prostition c'est pas le plus vieux métier du monde, c'est le plus vieux système de domination du monde, le plus vieux système d'exploitation du monde. Et vous voyez, hier je remettais des prix de la République française pour des combattants et des combattants des

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droits de l'homme. Et il se trouve qu'on a beaucoup parlé de la question de la traite des êtres humains, la question de la prostitution, de la question de la prostitution des mineurs. Donc laisser croire que dans notre pays, on trouverait normal qu'on puisse faire commerce du corps des femmes, qu'on puisse faire commerce du désir et quelque chose qui devrait tous nous révulser. Une dernière question berger, question de politique locale à Bordeaux. Vous allez retrouver Thomas Casnav, le candidat Renaissance, candidat aux municipales bordelaises. Vous le soutenez donc. Au moment où on se parle, il n'y a toujours pas d'union entre le centre droit et la droite incarné notamment par Nathalie Dolâtre, l'ancienne ministre du tourisme. Est-ce que vous demandez à Nathalie Dolâtre de

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se ranger derrière Thomas Casnav et de faire cette union derrière le candidat Renaissance ? Je crois que Thomas Casnav a démontré qu'il était en capacité de faire l'union. Je crois qu'il le démontre à la fois dans la notoriété qui est la sienne à Bordeaux, dans le travail qu'il mène ici depuis 2020 au conseil municipal dans l'opposition à Bordeaux et dans celles et ceux qui le rejoignent chaque jour. Je pense qu'il faut que Bordeaux puisse changer. Euh je regardais encore les réalisations qui sont ouvertes aujourd'hui sont les réalisations qui ont été permises par Alain Jupé. C'est c'est le mandat d'Alain Jupé qui a permis que de très grandes réalisations transforment la ville de Bordeaux et il faut que Bordeaux retrouve cette dimensionlà. Je crois que Thomas Casnaf

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peut gagner. Je crois que c'est souhaitable y compris sur des sujets sur lesquels je suis très mobilisée sur la question de la sécurité des femmes. Je vois bien quand même qu'il y a aussi des sujets très importants qui se posent. Donc il a tout mon soutien et j'espère que chacun acceptera l'idée d'aller vers celui qui peut permettre cette transformation. Vous savez, c'est aussi comme sur ce qui se passera j'espère sur la campagne présidentielle, c'est qu'à un moment on accepte l'idée. Si on veut pas être effacé, si on veut pas être éliminé du jeu, si on veut que nos idées continuent à vivre, et bien qu'il faudra avoir une candidature unique pour le permettre, une candidature commune. Donc le message est passé, Nathalie de Dolâtre doit s'effacer. Je demande pas qu'on s'efface, mais je

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demande qu'on arrive à faire l'union parce que ce qui compte, c'est ce qui va se passer ici à Bordeaux dans quelques mois. Est-ce que oui ou non il y a une possibilité d'alternance ? Est-ce qu'il y a un désir d'alternance des bordelais ? Je le crois et je crois que c'est nécessaire et je pense que Thomas Caznav peut gagner et il gagnera si on est uni et rassembler derrière lui. Bon, en tout cas, le message est passé. Merci pourger d'être venu dans la grande édition et on se retrouve très vite.