Menaces russes : la mise en garde de Macron
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse partielle
Qu'a dit le président lors de la réunion de crise ce matin pour alarmer les chefs de parti ?
- 3:49OuverteRéponse directe
Expliquez l'imbrication du discours politique avec les renseignements donnés aux politiques.
- 5:39RelanceRéponse directe
Ne pas être conscient des enjeux, c'est ne pas anticiper les conséquences de la fin du soutien à l'Ukraine ?
- 6:25OuverteRéponse directe
Pourquoi le ministre polonais des Affaires étrangères dit-il que la Pologne pourrait vaincre la Russie rapidement ?
- 8:45OuverteRéponse directe
Quelles peuvent être les étapes suivantes après les annonces de Macron ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:46InvitéPromesse
« Demandez au gouvernement de préparer un plan de protection de nos infrastructures critiques, ainsi que des sites les plus sensibles de notre base industrielle et technologique de défense, contre les attaques de drones et les attaques cyber. »
- 1:29InvitéFait
« Cette menace n'existe pas et n'a jamais existé. Nous ne menaçons pas les pays européens et nous n'avons pas l'intention de les menacer. »
- 1:51InvitéFait
« Dans les plans de la Russie, selon l'évaluation de nos services de renseignement, figurent des frappes hybrides de drones et de missiles sur les États soutenant l'Ukraine, y compris la Pologne. »
- 2:08InvitéFait
« Leur objectif est d'affaiblir l'intégrité de l'OTAN et avant tout de convaincre les États membres de l'OTAN que l'article 5 est plus théorique que pratique. »
- 3:37PrésentateurChiffre
« Selon un haut responsable de l'OTAN, plus de 200 incidents liés à cette guerre hybride ont été recensés en 2025 contre des pays membres de l'Alliance. »
- 5:55InvitéChiffre
« Ce que l'on dépense en Ukraine, on ne dépense pas beaucoup. C'est 23 euros par français. »
- 7:00InvitéFait
« Quand Sergeï Lavrov dit « Ok, on est en guerre contre nous », répondez en tout cas à nos attaques, et ce sera une guerre très courte. »
- 7:51InvitéFait
« Ce virus a bloqué totalement des parcs éoliennes et aussi une centrale, une mini centrale, 500 000 personnes glacées d'un seul coup. »
- 10:27InvitéFait
« La plupart des chefs d'État-major et des services de renseignement européens disent en 2030, voire même avant ce moment, mais ce sont des projections. »
Temps de parole
- Invité20 %
- Invité 219 %
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Mais qu'a bien pu dire le président lors de la réunion de crise ce matin pour autant alarmer les chefs de parti.
Il
y a vraiment des raisons d'être très inquiets, beaucoup plus que ne le sont certains. Le niveau de menaces et de risques auxquels la France est soumise du fait du conflit en Ukraine est un niveau de menaces qui s'élève. Le terme de terrorisme d'état a été mentionné où la Russie de Vladimir Poutine considère non pas simplement l'Ukraine comme son ennemi, mais l'Europe tout entière.
Juste après la réunion, Emmanuel Macron prend la parole, le ton grave.
La
nature
de
l'agressivité russe et de ses menaces en Europe change. Demandez au gouvernement de préparer un plan de protection de nos infrastructures critiques,
ainsi
que des sites les plus sensibles de notre base industrielle et technologique de défense,
contre
les attaques de drones et les attaques cyber.
La
France affiche sa vigilance maximale, étend la main à ses alliés européens.
Il
y a quelques jours, accord historique entre Paris et Helsinki,
la
Finlande devient le dixième pays à rejoindre le partenariat de dissuasion nucléaire avancée.
De
son côté, Vladimir Poutine nie toute tentative d'agression.
Les élites européennes effraient leur propre population, avec une menace russe prétendument héritée de l'époque soviétique. Cette menace n'existe pas et n'a jamais existé. Nous ne menaçons pas les pays européens et nous n'avons pas l'intention de les menacer. À quoi cela nous servirait-il ?
Deux
simples mots qui ne suffisent évidemment pas à rassurer. Hier, devant un parlement au complet, le Premier ministre polonais s'est adressé à la nation. Le ton solennel.
Dans les plans de la Russie, selon l'évaluation de nos services de renseignement, figurent des frappes hybrides de drones et de missiles sur les États soutenant l'Ukraine, y compris la Pologne. Leur objectif est d'affaiblir l'intégrité de l'OTAN et avant tout de convaincre les États membres de l'OTAN que l'article 5 est plus théorique que pratique.
Ces dernières semaines, des actes suspects se sont multipliés à travers l'Europe. Drône abattu en Lituanie, drone retrouvé en Pologne, un autre près d'une base aérienne en Allemagne, sabotage de lignes ferroviaires aux Pays-Bas ou encore un incident sur un hélicoptère danois. Service de renseignement et dirigeants européens tiennent Moscou pour responsable, à l'image du chancelier allemand, Friedrich Merz.
Il est fort probable que nous soyons à l'aube des moments les plus décisifs, peut-être dans les semaines ou les mois à venir, pour la défense de la liberté et de la paix sur notre continent. Désormais, nous nous défendons en adressant des messages clairs à la Russie.
Un discours qui se heurte à la montée en puissance de partis d'extrême droite européens, comme l'AFD en Allemagne, au discours pro-russe.
Nous faisons comme si nous étions en guerre avec la Russie, ce qui est absolument faux.
Nous voulons d'abord aller à Moscou, nous asseoir à table avec Vladimir Poutine, savoir quelles sont ses propositions,
et ensuite bien sûr faire comprendre clairement à M. Zelensky que
nous ne sommes plus prêts à payer de nouvelles livraisons d'armes. Et alors lui aussi sera prêt à des compromis.
Une
menace russe pourtant
bien palpable. Selon un haut responsable de l'OTAN, plus de 200 incidents liés à cette guerre hybride ont été recensés en 2025 contre des pays membres de l'Alliance.
C
'est au cœur de notre émission, et j'ai besoin que vous nous expliquez, Vincent Crouset, l'imbrication du discours politique avec les renseignements qui sont donnés aux politiques. C'est-à-dire que, si on prend l'exemple de la Pologne, d'après le renseignement polonais, Moscou prépare des envois de drones et de missiles contre les pays qui soutiennent l'Ukraine. C'est l'alerte lancée par la Pologne. La Pologne qui nous envoie plusieurs signaux depuis la semaine dernière, mais on peut même remonter à l'été dernier.
Et en même temps, ce que dit le ministre polonais des Affaires étrangères, si la Russie nous attaquait et que nous décidions de ne plus avoir de gants blancs, je pense que nous vaincrions la Russie assez rapidement. Comment vous regardez cela
? Bon,
pour la première question, ça a déjà commencé, puisque l'attentat de Leipzig, c'est bien une attaque de drones sur un site sensible allemand. Effectivement, cette attaque a mal fonctionné. Elle a été attribuée donc au groupe, au renseignement militaire russe. Ça a été rappelé par le président de la République aujourd'hui. Donc ces attaques ont déjà lieu. Ces attaques de drones et pas encore de missiles sur les territoires des pays de l'OTAN. Mais pourquoi pas ? Oui, ça viendra. Et ça nous ramène au titre de l'éditorial de D.A. Pourquoi mourir ? Pourquoi faut-il mourir ? Faudrait-il mourir pour dans le cycle ? D'ailleurs, ce titre-là, on le retrouve chez certains...
Moi, j'ai lu un édito il y a dix jours dans un grand quotidien bourgeois qui était quasiment, mot pour mot, celui de Marcel D.A. Donc, il y a à la fois, je dirais... C'est pour ça que la réunion d'aujourd'hui était importante en termes de prise de conscience. Parce qu'effectivement, une grande partie de l'opinion française, d'abord, n'est pas vraiment consciente des enjeux. Ensuite, elle fait la politique de l'autruche. Ou bien, elle est totalement intoxiquée par des partis qui sont très proches de la rhétorique.
Ne
pas être conscient des enjeux, pour vous, c'est ne pas anticiper les conséquences que la fin de notre soutien à l'Ukraine aurait pour l'ordre du monde et pour
nous-mêmes
?
Oui,
tout à fait. Quand on dit que la défense de l'Ukraine, c'est la défense de l'Union européenne, c'est tout à fait juste. Ce que l'on dépense en Ukraine, on ne dépense pas beaucoup. C'est 23 euros par français. 23 euros, ce n
'est
pas grand-chose, quand même, pour assurer notre sécurité par an. C'est moins qu'un abonnement à un téléphone portable. Bien
entendu.
Beaucoup moins, même. Donc, il faut que les Français se rendent compte que la défense de l'Ukraine, c'est la défense de nos valeurs, de nos intérêts et de l'Union européenne en général. Oui, donc il y a déjà cet effort de pédagogie, vous dites
l
'affaire. Mais quand le ministre des Affaires étrangères polonais dit aux Russes, on n'a pas peur de vous, et même je pense qu'on pourra vous vaincre rapidement,
pourquoi dit-il cela ? Il y a un
changement de ton. Jusqu'ici, les discours européens n'étaient pas guerriers comme celui
-là. Alors,
il a raison, la Russie, il
faut
le rappeler, c'est le PIB de l'Italie, etc. Effectivement, c'est un budget militaire qui est considérable, mais qui est inférieur au budget militaire de l'Union européenne en général. Alors, oui, nous n'avons pas peur des Russes, à
un
petit truc près quand même. C'est le nucléaire. C'est le nucléaire et c'est le risque, c'est le doute que fait peser Poutine et son entourage sur l'utilisation ou pas du nucléaire, d'abord tactique et ensuite éventuellement stratégique. Quand Sergeï Lavrov dit « Ok, on
est
en guerre contre nous », répondez en tout cas à nos attaques, et ce sera une guerre très courte. C'est la menace nucléaire qui le bandit.
C
'est la menace nucléaire, c'est la menace tout court de la puissance militaire et potentielle de la Russie qui joue sur nous parce que c'est très ancré quand même dans nos mentalités. Et ce n'est pas que la guerre, c'est aussi, et ça, le président de la République l'a très bien dit aujourd'hui, c'est toutes nos installations qui pourraient être visées, énergétiques, etc. Et on voit, quand on repense à ce qui s'est passé il
y
a quelques mois en Pologne, c'est très perfide ce qui se passe. Ce n'est pas que la menace de la bombe qui n'arrivera peut-être, et sûrement jamais, nucléaire. C'est par exemple un virus qu'on vous met dans votre système électrique.
Il
fait moins 20, il fait moins 10, on se gèle, c'est en hiver, et tout est paralysé pendant quelques heures. Ça s'est passé en Pologne. Ce virus a bloqué totalement des parcs éoliennes et aussi une centrale, une mini centrale, 500 000 personnes glacées d'un seul coup. Et les Polonais ont mis 6 mois pour trouver l'origine de ce virus. 6 mois pour attribuer, alors peut-être qu'ils avaient attribué plus tôt, mais en tout cas pour oser.
Donc on voit bien qu'on a en même temps une crainte d'attribuer, mais qu'aussi on est très vulnérable parce que ce type de virus, et j'en finirai par là pour être trop long, ce type de virus, vous mettez un petit panneau, un petit panneau, vous savez, solaire sur votre maison pour vous, et vous êtes branché au circuit électrique après national, et bien le virus il peut passer par là. Vous avez dit il y
a
la crainte d'attribuer. C'est vrai qu'on a longtemps eu cette peur. On était attaqués, on ne savait pas s'il fallait désigner l'ennemi. Ça a changé depuis l'attentat de Leipzig. Les Allemands ont décidé, ils ont pris le temps de le faire. Après une enquête poussée, ils désignent la Russie de façon assez claire. Quelles peuvent être l'étape d'après ? Quand Emmanuel Macron nous dit qu
'il
va y avoir une réponse. Pour le moment,
ce
qu'il prévoit et ce qu'il annonce, c'est surtout des mesures de protection. Protection de la base de défense, notamment via la DRSD, le service de renseignement qui protège la base industrielle de défense, donc la BITD. Protection de nos infrastructures critiques contre justement ce type de virus ou des sabotages. et ensuite, éventuellement, la question qui va se poser, c'est si jamais ça va plus loin, est-ce qu'il pourra y avoir une réunion de l'OTAN, par exemple ? C'est la question qu
'on
se pose. En fait, les dirigeants européens sont un peu comme la grenouille dans une baignoire qui chauffe, qui chauffe, qui chauffe.
Ça
finit mal, votre histoire. Ça finit très mal. Et en fait, c'est le gros problème qu'on a avec ces attaques hybrides. On les a désignées sous le terme d'attaques hybrides parce que c'est sous le seuil, c'est-à-dire que quand on nous attaque, on ne va pas réagir avec une bombe nucléaire parce qu'on envoie un drone qui n'explose pas à Lib'Chic. Mais les Européens se retrouvent confrontés à ces attaques sans avoir vraiment de réponse, de doctrine, sans être armés pour pouvoir répondre de manière proportionnée à ces attaques-là. Résultat, la Russie décide d'augmenter en faisant plein de sabotages un peu partout en Europe. La température augmente, les Européens attendent parce qu
'ils
ne se rendent pas compte que l'eau chauffe. Et résultat, finalement, on a un conflit à bas bruit qui ne dit pas son nom dans le continent européen qui risque d'arriver sans que l'Europe réalise. Et c'est
pour
ça qu
'aujourd'hui, on est à combien
de temps ? On est à combien de minutes du moment où la grenouille va exploser ? C'est la question à 100 000 euros. Alors, la plupart des chefs d'État-major et des services de renseignement européens disent en 2030, voire même avant ce moment, mais ce sont des projections, ce sont
en 10
6 mois maintenant. En 10 6 mois, en fait, les chances avancent, reculent. tout dépend en fait de la réaction européenne et de la manière dont Bruxelles va pouvoir ou non faire peur à Moscou. Parce que le risque, c'est justement de faire la belle endormie, de ne pas répondre et donc de permettre à Moscou d'être de plus en plus agressif et de plus en plus provoquant dans ces menaces. – Sous
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