Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Discours / meetingGroupe RN - Assemblée· 20 janvier 2025AutoproduitActualité / polémiqueOutre-merSécuritéSolidarités & familleLogement

Discours d'Anchya Bamana (20/01/2025)

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Anchya BamanaFait
    « 37 jours après Chido, nous examinons le projet de loi d'urgence pour Mayotte. »
  • 0:45Anchya BamanaFait
    « Chez nous, à Mayotte, l'eau ne coule pas au robinet tous les jours. »
  • 1:00Anchya BamanaFait
    « Les enfants ne vont pas à l'école toute la journée par manque de classe. »
  • 1:15Anchya BamanaFait
    « Nous avons le plus gros bidonville de France, la plus grande maternité d'Europe. »
  • 1:30Anchya BamanaChiffre
    « Le RSA est à 50% du montant distribué aux autres allocataires de France. »
  • 1:45Anchya BamanaFait
    « Les Mahorais payent l'impôt plein pot, comme tous les Français. »
  • 3:00Anchya BamanaFait
    « Le cadastre n'est pas à jour. Et nous n'avons toujours pas un recensement fiable de la population. »
  • 3:30Anchya BamanaFait
    « Les Mahorais ont faim, toujours faim. Les Mahorais ont toujours soif. Les Mahorais n'ont plus de toit. »
  • 6:00Anchya BamanaFait
    « Chido a tué. »
  • 6:30Anchya BamanaFait
    « Le premier cas de choléra est apparu ce week-end. »
  • 7:00Anchya BamanaFait
    « Les pouvoirs publics sont astreints à une obligation de résultat. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Merci Madame la Présidente. Madame la rapporteure, chère Estelle, Monsieur le Ministre d'Etat, mes chers collègues. 37 jours après Chido, nous examinons le projet de loi d'urgence pour Mayotte.

D'abord, permettez-moi de rendre hommage aux hommes et aux femmes qui, à tous les niveaux de l'Etat, travaillent sans compter pour gérer la situation chez moi à Mayotte. Qu'ils en soient tous remerciés ici et maintenant. J'ai conscience des efforts et du travail qui ont été nécessaires pour arriver à discuter ce texte en moins d'un mois.

Nous avons beaucoup travaillé en commission pour tenter d'améliorer ce texte qui en avait bien besoin. Mais ce dont je veux vous parler aujourd'hui, c'est de Mayotte. Chido a montré que l'abandon de Mayotte par la République ne date pas d'aujourd'hui.

A Mayotte, il existe une réalité dont vous, citoyens de France et de Navarre, ne vous rendez pas toujours compte. Chez nous, à Mayotte, l'eau ne coule pas au robinet tous les jours. Les enfants ne vont pas à l'école toute la journée par manque de classe.

Ils n'ont pas non plus de repas par manque de comptines scolaires. Chez nous, à Mayotte, la violence est telle que les fenêtres des voitures des gendarmes sont grillagées. Les bus scolaires et ceux des soignants sont escortés par les forces de l'ordre.

Nous avons le plus gros bidonville de France, la plus grande maternité d'Europe, tout ça, sur 374 km² de surface. Chez nous, à Mayotte, le RSA est à 50% du montant distribué aux autres allocataires de France. Et bien d'autres prestations sociales n'existent toujours pas.

Pourtant, les Mahorais payent l'impôt plein pot, comme tous les Français. Ces inégalités de traitement sont injustes et insupportables. Chez nous, à Mayotte, le cadastre n'est pas à jour.

Et nous n'avons toujours pas un recensement fiable de la population qui permettrait d'aligner les dotations correspondantes aux collectivités. Chez nous, à Mayotte, le cadastre n'est pas à jour. Aujourd'hui, je vous l'ai dit, monsieur le ministre d'État, les Mahorais ont faim, toujours faim.

Les Mahorais ont toujours soif. Les Mahorais n'ont plus de toit. Il ne reste plus rien.

Rien sauf d'Iquilédi qui vient de provoquer des inondations sur un sol déjà artificialisé par Chido, déversant des tonnes de déchets dans notre lagon le plus beau du monde. Mais nous avons ce texte. Un texte qui va permettre de légèrement desserrer le carcan administratif et partant de reconstruire plus vite.

Il manque pourtant cruellement d'ambition. La première est le manque de concertation des élus locaux pour sa conception, ce qui les a obligés à s'autosaisir pour pouvoir dire ce qu'ils pensent des besoins du département. Il reste un sujet majeur, l'éléphant dans la pièce, qui est bien présent et que personne ne veut ni voir ni évoquer, que nous avons dû faire entrer dans la discussion à défaut de le faire entrer dans le texte.

C'est celui de la submersion migratoire. Il est temps, M. le ministre d'État, de sortir de l'illusion que les bidonvilles seraient des abris et d'ouvrir les yeux sur ce qu'ils sont en réalité des pièges mortels.

Oui, Chido a tué. Et face à l'insécurité qui gangrène le département, face aux risques sanitaires, le premier cas de choléra est apparu ce week-end. Les pouvoirs publics sont astreints à une obligation de résultat.

Selon Albert Einstein, la folie c'est de refaire toujours la même chose et s'attendre à ce que les résultats soient différents. Aujourd'hui, le peuple maorais attend une volonté réelle du gouvernement et du Parlement de sortir notre département du chaos. Ils font donc accorder les paroles aux actes.

Je vous remercie. Merci beaucoup, mes chers collègues.

Discours d'Anchya Bamana (20/01/2025) — Anchya Bamana · Pourquijevote