Colère lycéenne, budget, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Gabriel Attal
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 61 %Attaque 29 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteÉludée
Est-ce que la réponse du gouvernement est selon vous à la hauteur des enjeux ?
- 1:15RelanceRéponse directe
Est-ce que vous auriez eu la même réponse aujourd'hui ? Les lycéens disent que la réponse du gouvernement a été sécuritaire.
- 2:39OuverteRéponse directe
Est-ce que vous vous êtes trompé sur Parcoursup ?
- 3:17RelanceRéponse directe
Vous ne vous êtes pas trompé ? Le problème ne vient pas de Parcoursup pour vous ?
- 4:12FerméeRéponse directe
Vous reconnaissez que ce n'est pas possible pour les élèves ?
- 5:09FerméeRéponse partielle
Est-ce que vous dites clairement aujourd'hui qu'il faut sélectionner davantage avant de faire entrer ces jeunes à l'université ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:52Invité politiqueFait
« Avant Parcoursup, qu'est-ce qu'il y avait ? Il y avait le tirage au sort. »
- 5:27Invité politiqueFait
« L'IA est en train de tout transformer. C'est ça aussi qui est au cœur du malheur des jeunes. »
- 6:55Invité politiquePromesse
« La proposition que je fais, je l'ai dit samedi dans mon discours sur la jeunesse, je propose que tous les trois ans, on évalue l'ensemble des licences, l'ensemble des masters, qu'on regarde le taux de décrochage et qu'on regarde le taux d'insertion dans l'emploi. »
- 9:29Invité politiqueFait
« J'ai rétabli le redoublement qui avait été supprimé il y a plusieurs années. »
- 11:36Invité politiqueChiffre
« Quand j'étais ministre de l'Éducation nationale, j'ai obtenu la création de 6000 postes supplémentaires. »
- 11:48Invité politiqueChiffre
« Il va y avoir un million d'élèves en moins dans les 10 ans qui viennent. »
- 12:49Invité politiqueChiffre
« Depuis la dissolution, 300 milliards de dettes supplémentaires. »
- 13:45Invité politiqueFait
« Des taux d'intérêt qui ont explosé depuis la dissolution, un écart de taux entre la France et l'Allemagne qui a explosé depuis la dissolution. »
- 14:46Invité politiqueChiffre
« On va dépenser 91 milliards d'euros l'année prochaine pour payer simplement les intérêts de la dette. »
- 22:31Invité politiqueFait
« Marine Le Pen n'a jamais fait semblant de vouloir soutenir les Ukrainiens. »
- 22:35Invité politiqueFait
« ils ont toujours défendu les intérêts de la Russie. »
- 22:38Invité politiqueFait
« ils ont toujours refusé et voté contre les sanctions à l'encontre du régime du Kremlin. »
- 22:41Invité politiqueFait
« Quand j'étais Premier ministre et que j'ai fait voter par le Parlement l'accord bilatéral de soutien entre la France et l'Ukraine le Rassemblement National n'a pas voulu le voter. »
- 22:50Invité politiqueFait
« qu'elle défend les intérêts de la Russie. »
- 22:52Invité politiqueFait
« qu'elle veut laisser les Ukrainiens se faire trucider. »
- 23:00Invité politiqueFait
« aujourd'hui vous avez des missiles qui tombent tous les jours qui tombent sur des infrastructures civiles sur des infrastructures énergétiques. »
- 23:05Invité politiqueFait
« Vous avez des enfants qui sont tués par des missiles balistiques et des drones à réaction. »
- 23:13Invité politiqueFait
« Et donc elle veut les laisser se faire tuer. »
Temps de parole
- Gabriel Attal71 %
- Présentateur12 %
- Invité11 %
- ?6 %
≈ 19,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Agathe.
Bonjour.
Et bonjour Gabriel Attal.
Bonjour. Bonjour Gabriel Attal.
Vous qui voulez être le candidat de la jeunesse, Gabriel Attal, cette jeunesse compte bien poursuivre sa mobilisation avant, pendant et après les vacances de la Toussaint. Est-ce que la réponse du gouvernement est selon vous à la hauteur des enjeux
? Moi
je ne
suis
pas là pour distribuer les bons et les mauvais points. Ce que je cède d'expérience, c'est quand il y a un mouvement, la première chose qui est importante,
c
'est la considération, c
'est
l'écoute, c'est le dialogue. Ça
n'a pas été le cas ici.
Encore une fois, je ne
suis
pas là pour distribuer les bons et mauvais points. C'est pour moi,
c
'est un des enseignements du mouvement des Gilets jaunes en 2018. Probablement qu
'à
l'époque, il n
'y a
pas eu cette considération suffisamment tôt pour ce mouvement. On a vu ce qui s'est passé ensuite. Quand j'ai été nommé Premier ministre, il y a eu, vous vous en souvenez, le mouvement des agriculteurs. J'ai fait le choix tout de suite d'aller à leur rencontre, d'aller sur les barrages, ce qui a permis d'ailleurs de lever un certain nombre de barrages dès le début du mouvement et de construire des solutions avec eux. Donc pour moi, l'essentiel, c'est le dialogue, l'écoute et chercher des solutions.
Pas de mauvais
points, dites-vous. C'est un peu ce que vous faites avec les Gilets jaunes et Edouard Philippe, votre concurrent à
la présidentielle aujourd'hui qui était Premier ministre à l'époque. Je dis l
'expérience qui a été la mienne et ce que j'ai pu voir ou ce que j'ai pu faire moi directement, notamment avec les agriculteurs. Et je pense
que c'est ça qui est essentiel. Est-ce que vous
auriez eu la même réponse aujourd'hui ? Les lycéens disent que la réponse du gouvernement a été essentiellement, voire exclusivement sécuritaire, au moins dans les premiers temps du mouvement. Il y a eu, on l
'a
appris hier, 8000 gardes à vue depuis le début de la contestation. Est-ce que c'est une bonne façon de répondre à la jeunesse ? Est-ce que vous l'auriez fait, vous qui, encore une fois, prétendez parler aux jeunes dans
cette campagne ?
Il faut éviter les violences.
Parce
que les violences, elles mettent en danger des forces de l'ordre, des professeurs, des proviseurs. Elles mettent en danger les jeunes eux-mêmes. Il y
a
un certain nombre de lycéens qui ont été blessés. Et donc, évidemment qu'il faut qu'il y ait une réponse des forces de l'ordre. Mais elle ne peut pas être l'alpha et l'oméga. Évidemment qu'elle ne suffit pas à répondre à un mouvement pour lequel vous avez des préoccupations qui sont dites, vous avez des colères et vous avez des propositions qui sont faites. Donc, encore une fois, l'important, c'est le dialogue qui s'installe et les solutions qui sont trouvées. Et le nombre de lycées bloqués, à mon sens, ne peut pas être un baromètre de la poursuite ou de la fin du mouvement. Parce que le malaise, il reste et les solutions, on doit les
construire avec les jeunes. Donc, le gouvernement parle de décrus,
ce n
'est
pas suffisant. Et justement, on va parler de vos propositions, Gabriel Attal, mais vous êtes un symbole du macronisme. Et certains mettent en cause aussi votre bilan, vous qui avez été secrétaire d'État à la Jeunesse, ministre de l'Éducation. Jean-Luc Mélenchon vous accuse même d'être personnellement responsable d'une partie de cette révolte, puisque vous avez été en tant que député le rapporteur de la loi créant Parcoursup. Vous assuriez même à l'époque, Parcoursup, c'est une grande réussite, ça se passe très bien. Est-ce que vous vous êtes trompé sur Parcoursup ? C'est un sujet qui cristallise
un peu les tensions. Avant Parcoursup, qu'est-ce qu'il y avait
? Il
y avait le tirage au sort.
C
'est-à
-dire
qu'un jeune, pour savoir s'il allait à l'université ou pas, ça passait par un tirage au sort. Il n
'y a
rien de plus injuste, de plus niant le mérite et le travail que le tirage au sort.
Et
donc, on a mis fin à ce tirage au sort avec Parcoursup. Est-ce que l'outil peut être amélioré, être plus transparent, accompagné davantage dans l'orientation ? Bien sûr, évidemment. Mais enfin, ceux qui disent qu
'il
faut supprimer Parcoursup, ils ne
vous
disent jamais ce qu'ils veulent mettre à la place.
Donc, vous
ne
vous
êtes pas trompé ?
Le problème ne
vient pas de Parcoursup pour vous ?
Moi, je vais vous dire, je pense que le problème vient de deux choses.
Un,
l'orientation.
C
'est vrai qu'on a encore un vrai problème sur l'orientation en France. Vous avez des jeunes qui ont la possibilité d'être accompagnés par leur famille, par des proches, pour les conseiller sur l'orientation. Et vous en avez d'autres qui ne peuvent pas et qui sont donc seuls, effectivement, face à une plateforme où ils doivent choisir et faire leur choix pour le supérieur. La deuxième chose,
c
'est une forme de pression qui s'est mise en place avec la réforme du BAC et Parcoursup autour du contrôle continu. puisque désormais,
à
partir de l'entrée en première, chaque note devient une forme d'épée de Damoclès. Si vous avez une mauvaise note, ça vous exclut. Et
je
le dis d'autant plus que j'étais au gouvernement à l'époque où le contrôle continu a été mis en place. J'ai compris et même soutenu à l'époque la philosophie qui consistait à dire qu
'il
faut arrêter de faire tapis juste sur quelques épreuves à la fin de la terminale pour le BAC et pouvoir travailler tout au long de l'année, que ce soit reconnu.
Mais
là,
c'est un stress
continu. Vous
reconnaissez que ce n'est pas possible pour les élèves ? Et au-delà
de ça, ça fait même une inflation sur les notes parce que la pression, elle se met aussi sur les enseignants parce que c'est un drame pour chaque élève. S'il a une mauvaise note, ça peut lui fermer l'accès à certaines voies dans le supérieur ou au baccalauréat. Et donc, ce qu'on constate dans beaucoup d'établissements, c'est une inflation sur les notes avec des professeurs qui se sentent contraints de gonfler les notes de leurs élèves. Et donc, à la fin, les notes ne veulent plus dire grand-chose. Donc,
c
'est vrai que je pense que sur ce sujet du contrôle continu, il faudra
en faire moins
pour
faire
davantage des preuves terminales comme ça a existé.
On
l
'a
tous connu, nous, à l'époque où on a passé notre BAC, qui n
'est
pas si lointaine, à l'époque. Mais pardon, ce n
'est
pas le seul sujet. Et vous disiez, oui, j'ai été ministre de l'Éducation nationale pendant six mois. Et sur beaucoup des sujets qui sont évoqués aujourd'hui par les jeunes, j'ai lancé des choses et j'ai agi quand j'étais ministre de l'Éducation
nationale. On va parler des autres sujets. Je peux donner quelques exemples sur la rénovation du bâti scolaire.
Et on va en parler, mais juste sur ce sujet, est-ce que vous dites clairement aujourd'hui, puisque vous disiez à l'instant, les notes ne veulent plus rien dire parfois, vous dites qu
'il
faut sélectionner davantage avant de faire entrer ces jeunes à l
'université ? C'est
ça le problème ? C'est un problème de sélection, pas qu'un problème de place ou pas qu'un problème de parcours sup
? Les deux sujets majeurs pour moi, c'est un, le fait que notre enseignement supérieur doit correspondre
à
la réalité économique et aux besoins du marché du travail. L'IA est en train de tout transformer. C'est ça aussi qui est au cœur du malheur des jeunes. Ils se disent, est-ce qu'en faisant telle formation dans le supérieur, je vais pouvoir avoir un emploi à l'issue ? Et donc, on doit adapter l'offre dans le supérieur à
la réalité du monde
du travail. Non, là, c'est la question des filières déjà. Il faut assumer des filières peut-être plus courtes, pluridisciplinaires, qui garantissent à des jeunes qu'ils auront un emploi à l'issue. Alors qu'aujourd'hui, il
y a des
filières qui ne servent plus à rien ?
On
est encore dans un système où on fait croire à des jeunes que s'ils ont un master, ils auront automatiquement un travail. Ce n
'est
pas vrai. Je ne
sais
pas si ça l'a vraiment été pour tout le monde à une époque. En tout cas, ça n'est plus vrai. Vous avez un certain nombre de pays, au Royaume-Uni, ailleurs, où objectivement, sans aller jusqu'au master, vous avez la possibilité de trouver un emploi, y compris dans des secteurs dans
lesquels les jeunes veulent aller. Deuxième chose.
Sauf, Gabriel
Attal, pardon, qu'avant de créer des filières, il faut créer des places. On était ce matin sur France Info avec le président de l'université de Paris-Dauphine. Ce
n'est
pas une université qui est franchement connue pour son caractère
contestataire.
Il dit
qu
'il faut créer des places, c'est urgent. Il demande un plan d'urgence. Est-ce que, d'une part, vous regrettez de ne
pas
avoir pris ce problème à bras-le-corps quand vous étiez au gouvernement avec votre collègue de l'enseignement supérieur ? Est-ce que, si vous étiez président, vous le feriez ?
Mais en fait, le sujet, c'est de créer des places dans les filières pour lesquelles on sait qu'il y
a
une formation vers l'emploi.
Est-ce que vous metterez
des moyens ?
Pour les
filières pour lesquelles
il
y a
une insertion dans l'emploi, évidemment, oui. Mais ça justifie aussi d'assumer de fermer un certain nombre de filières pour lesquelles on sait qu'il y
a
un taux de décrochage important et qu'il
y a
un taux d'insertion dans l'emploi qui est très faible. La proposition que je fais, je l'ai dit samedi dans mon discours sur la jeunesse, je propose que tous les trois ans, on évalue l'ensemble des licences, l'ensemble des masters, qu'on regarde le taux de décrochage et qu'on regarde le taux d'insertion dans l'emploi et que les filières qui ont un taux de décrochage important et un taux d'insertion dans l'emploi très faible, elles soient fermées ou elles soient profondément transformées, évidemment, pour que ça puisse accompagner les jeunes. Et par ailleurs, on le voit bien, la vision de Jean-Luc Mélenchon, c'est la sélection par l'échec.
En
gros, avec Jean-Luc Mélenchon, il faut que tout le monde ait le bac, quel que soit votre niveau, que tout le monde entre à l'université, quel que soit le niveau. Et puis après, on verra, il
y
a ceux qui s'en sortiront et ceux qui échoueront. Et on sait très bien qu'il y a quasiment la moitié des jeunes qui échouent à avoir leur licence en trois ans. On
sait qu'il y a de
l'échec à l
'université. C'est ce que vous dites
et en même temps, Jean-Luc Mélenchon, c'est le candidat le plus populaire chez les 15-24
ans. Il faut être
aveugle pour ne
pas
voir l'écho qu
'il a dans la genette. Quand vous faites de la démagogie, comment vous expliquez ? C'est la démagogie qui fait qu'il a cette école ? Vous
dites à chacun ce qu'il a envie d'entendre. Vous refusez d'avoir un discours de vérité. Évidemment, ça peut vous faire monter dans les sondages. Bien sûr que quand vous dites... Non, mais vous inquiétez pas. Il n
'y a
pas besoin. La question du niveau à l'école, ce n
'est
pas un sujet. Vous aurez tous votre bac. Puis la question de l'enseignement supérieur, ce n
'est
pas un sujet. Vous irez tous où vous voulez aller. C
'est
comme ça que vous le voyez. Lui, vous dirait, je parle d'égalité des chances alors qu'aujourd'hui, le système perpétue les inégalités sociales.
Mais c
'est pas... Enfin, pardon, quand vous envoyez tout le monde à l'université et que vous avez un échec scolaire massif, notamment chez ceux qui ont le moins de chances au départ, ça ne s'appelle pas de l'égalité des chances. L'égalité des chances, c'est d'avoir un accompagnement déjà au plus tôt dans l'éducation nationale pour élever le niveau. Il ne parle jamais de l'élévation du niveau. Manifestement, ce n
'est
pas un sujet pour lui. Donc, il doit considérer que les jeunes n'ont qu'à se débrouiller avec leur famille, avec ce qu
'ils
peuvent avoir à la maison s'ils veulent réussir. Moi, je passe mon temps à parler de l'élévation du niveau. C'est vrai. Je l'ai dit, y compris les yeux dans les yeux à des jeunes, parce que moi, depuis le début de ce mouvement, je passe mon temps à échanger avec des jeunes. Je l'ai fait à Bourges, je l'ai fait à Blois,
je
l'ai fait à Paris, je l
'ai
fait dans ma circonscription. Je leur dis des choses aussi qu'ils n'ont peut-être pas envie d'entendre, mais que la réalité, c'est que l'exigence, ce n
'est
pas un gros mot, et que l'élévation du niveau, elle est nécessaire
pour les jeunes. Vous aviez mis en place les
fameux groupes de niveau sur lesquels on est revenu très vite.
En fait, mes successeurs sont revenus dessus, malheureusement. Parce que ça ne marchait
pas. Personne
n'a pu savoir si ça marchait, vous savez, parce qu'ils n
'ont
pas été mis en place parce que mes successeurs sont revenus dessus. Or, ça fonctionne dans plein de pays.
Il y a des études
qui
ont
montré que ça ne marchait pas et c'est pour
ça que... Non, non, non.
Il y
a
des études qui ont
montré que ça n'avait pas été mis en place.
C'est ce que je vous confirme puisque mes successeurs sont revenus dessus. Mais pardon, on ne peut pas garder un système à l'école où vous avez des élèves qui glissent de classe en classe quel que soit leur niveau parce qu'ils finissent par se fracasser sur l'échec scolaire. C'est pour ça que quand j'étais ministre de l'éducation. J'ai rétabli le redoublement qui avait été supprimé il
y
a plusieurs années. Je l'ai rétabli parce que ça rend service aux élèves. C'est pour ça que je considère qu'il doit y avoir des cordes de rappel que je propose de rétablir le certificat d'études à la sortie du CM2 parce qu'un élève qui ne sait pas lire, écrire, compter correctement, le faire passer directement en sixième, c'est encore une fois de
l
'envoyer se fracasser dans l'échec scolaire et c'est pour ça que je
propose
qu
'un
élève qui n'a pas son brevet ne puisse pas entrer immédiatement au lycée. Pardon, je termine juste sur ce sujet-là. Évidemment que ces solutions pour la jeunesse, moi je veux les construire aussi avec les jeunes.
Alors justement,
qu'est-ce que vous proposez
? Parce que c'est quoi ce pacte pour la jeunesse que vous proposez aujourd
'hui ? On voit
bien que sur tous ces sujets-là, sur l'orientation, sur l'insertion dans l'emploi, sur le défi de
l
'intelligence artificielle, sur l'accompagnement des jeunes, il y a besoin de construire des solutions nouvelles. Moi je propose un nouveau pacte avec des droits 5 ans peuvent s'inscrire. Il y
en
a 150 qui seront tirés au sort de toute la France. C'est le retour de la Convention
citoyenne ?
Je l'organise pour ma campagne. C'est vrai que ce n
'est
pas commun dans une campagne.
Je
ne
crois
pas que des candidats l
'aient
déjà fait. J'ai fait un certain nombre de propositions samedi. Je propose à des jeunes qui seront tirés au sort après s'être inscrits de venir à Paris et on organisera leur déplacement pour échanger avec moi sur ces propositions, pour faire des propositions aussi, pour challenger ce que je propose. Je pense que ça confirmera aussi un certain nombre de pistes. C'est
une plateforme concurrente de
celle lancée par le ministre de l'Éducation nationale ?
C'est deux
choses différentes. Je crois que celle du ministre de l'Éducation nationale, c'est pour répondre à la crise immédiate et aux revendications immédiates du mouvement.
C'est pour construire l'avenir
sur du temps long parce qu'on a besoin de la parole des jeunes. Et c'est vrai, pardon, qu'il
y a
des jeunes qui se disent qu
'on
n'est jamais pris au sérieux quand on a 17 ans pour paraphraser le poète.
Gabriel Attal, on parle du manque de professeurs. D'ailleurs, le gouvernement a annoncé que 3000 professeurs remplaçants allaient venir en renfort pour pallier cette absence. Et en même temps, l'exécutif veut aussi supprimer 1600 postes de profs dans le budget 2027. Alors même si Édouard Geffray, votre successeur, affirme que ça ne concerne pas le lycée, est-ce qu'il faut renoncer à cette mesure ?
Oui, je l
'ai
déjà dit. Moi, je suis contre les suppressions de postes dans l'Éducation nationale. Quand j'étais ministre de l'Éducation nationale, j'ai obtenu la création de 6000 postes supplémentaires. Je
ne
peux pas d'un côté regretter la difficulté à remplacer les professeurs absents et en même temps supprimer des postes. Moi, je l'ai dit, il va y avoir un million d'élèves en moins dans les 10 ans qui viennent. Pour beaucoup de candidats et beaucoup de politiques, moins d'élèves, ça veut dire moins de classe et des économies. Pour moi, moins d'élèves, ça doit vouloir dire moins d'élèves par classe et des remplaçants en plus. Donc, moi, je ne
suis
pas favorable à cette suppression de 1600 postes l'année prochaine, mais c'est cohérent avec ce que j'ai toujours défendu et avec ce que j'ai fait quand j'étais ministre de l'éducation nationale.
Avec
Gabriel Attal, candidat à la présidentielle, secrétaire générale du parti Renaissance, ancien Premier ministre. La France est-elle au bord du gouffre ? C'est l'autre sujet majeur qui préoccupe le gouvernement. Vous publiez aujourd'hui une lettre aux Français dans laquelle vous dressez une critique sans concession du bilan d'Emmanuel Macron. Vous évoquez notamment les 300 milliards de dettes publiques en plus depuis la dissolution. On va parler de vos solutions, mais dans ce contexte, le budget qui est examiné en ce moment à l'Assemblée, est-ce que vous le voterez et est-ce qu'il va assez loin ?
Il
faut qu'il y
ait
un budget.
Parce
que s'il n
'y a
pas de budget, je pense que ça augmentera les problèmes qu'on a aujourd'hui et notamment le risque d'une crise de la dette pour la France. Donc, il faut un budget. On va chercher avec les députés de mon groupe à ce que le budget soit le moins mauvais possible. Mais je suis
lucide... Le moins
mauvais, sont-ce les termes
? De toute
façon, depuis la dissolution, maintenant, c'est ça qu
'on
cherche. On n
'en
est plus à chercher le meilleur vu l'instabilité politique, l'impossibilité d'avoir des majorités à l'Assemblée. Effectivement, l'objectif,
c
'est d'avoir le moins mauvais budget possible.
Ce sont
des pisalés en attendant qu'il y
ait
un nouveau président et
potentiellement
une nouvelle majorité. Un nouveau
président, une nouvelle Assemblée nationale, effectivement, pour repartir sur autre chose. D'ici là, c'est la réalité, je suis pragmatique, le moins mauvais budget possible. Il y aura nécessairement dans ce budget des mesures avec lesquelles je suis en désaccord. Ce que je dis aux Français, c'est que s'ils me font confiance, si je deviens président de la République, évidemment que je reviendrai sur ces mesures après l'élection. Il faut le considérer, donc, ce budget comme un budget pour six mois. Mais oui, c'est important d'avoir un budget parce qu'aujourd'hui, la situation est grave.
Vous l'avez rappelé, depuis la dissolution, 300 milliards de dettes supplémentaires, des taux d'intérêt qui ont explosé depuis la dissolution, un écart de taux entre la France et l'Allemagne qui a explosé depuis la dissolution. Et donc, on doit avoir un budget pour empêcher une crise de la dette en France. Et vous feriez quoi si vous étiez
au pouvoir ? Et je le dis, c'est très concret
pour les Français parce que souvent, ça paraît un peu abstrait et c'est pour ça que j'écris cette
lettre aux Français. D
'ailleurs, votre lettre, elle peut sembler aussi un peu abstraite. Vous parlez d'un frein d'urgence de 20 milliards d'euros, d'un plan d'économie
qui est de 50 milliards, d'une
double règle d'or.
Ce
qui me frappe, moi, c'est que les politiques souvent donnent l'impression qu'en gros, les Français sont pas assez intelligents pour parler de ces sujets-là ou pour comprendre ces sujets-là. Or, ils le voient, c'est très concret pour eux. Moi, je rencontre tous les jours, par exemple, dans mes déplacements, des couples de trentenaires qui bossent, qui sont en CDI, qui n'arrivent pas à devenir propriétaires parce qu
'ils
peuvent pas emprunter. Et s'ils peuvent pas emprunter,
c
'est parce que les taux augmentent. Et si les taux augmentent, c'est parce qu'on est dans cette situation financière. Idem pour des patrons de PME qui voudraient emprunter pour investir pour leur entreprise. Les taux ont explosé et donc, ils peuvent pas le faire. Donc, tout ça, c'est très concret et c'est concret, vous savez aussi, par rapport au sujet dont on parlait auparavant, la jeunesse, parce qu'on va dépenser 91 milliards d'euros l'année prochaine pour payer simplement les intérêts de la dette. C'est plus que le budget de l'éducation nationale.
Tout l'argent qu'on met pour les intérêts de la dette, c'est de l'argent qu'on ne met pas pour l'éducation, la recherche, l'investissement dans l'intelligence artificielle ou si on se laisse déborder comme à l'époque sur le numérique par les Etats-Unis, par la Chine, ça va être une catastrophe pour la France à l'avenir et on va s'appauvrir par rapport aux autres pays.
Vous cherchez à vous détacher pour votre campagne présidentielle aujourd'hui de ce bilan d'Emmanuel Macron
? Non, j'assume ce que j'ai fait.
Vous avez été presque pendant toute la durée du décénat, si on peut l'appeler comme ça, ministre dans ce gouvernement. Vous êtes président du parti créé par Emmanuel Macron. Vous faites campagne avec les moyens de ce parti aujourd'hui.
Est
-ce que ce n
'est
pas difficile justement de renier ce bilan
?
Vous savez, moi, je ne
vais
pas prendre les Français pour des imbéciles. Je ne
vais
pas leur dire. Je n'ai rien à voir avec ce qui a été fait ces dernières années. Ce que je demande, c'est d'être comptable de ce que j'ai fait ou pas fait, de ce que j'ai bien fait ou mal fait.
Alors, qu'est-ce que vous prenez, vous, à votre compte là-dedans ?
Dans les fonctions qui m'ont été confiées au moment où elles m'ont été confiées. J'ai été, effectivement, ministre de l'Éducation nationale, ça a été rappelé. J'ai été Premier ministre. J'ai lancé un certain nombre de chantiers. Un certain nombre ont pu aller au bout. Malheureusement, pour d'autres, vous vous souvenez de mon combat pour lutter contre la délinquance des mineurs et pour la sécurité dans le pays. On peut parler d'autres sujets, notamment en matière de santé.
Vous avez lancé des choses. C'est un travail collectif, le pouvoir. Malheureusement, avec la dissolution,
je n
'ai
pas pu aller au bout. Maintenant, encore une fois, les Français savent d'où je viens. Je pense que l'important aussi, c'est de parler de l'avenir. Il y a tout qui a changé dans le monde aujourd'hui. La guerre est revenue en Europe.
La
guerre commerciale est revenue avec les États-Unis et la Chine. Le dérèglement climatique était déjà bien là, mais ces manifestations concrètes dans la vie des Français se sont évidemment accélérées. Le défi de l'intelligence artificielle est majeur. Face à tout ça, évidemment qu'il faut une rupture. Évidemment qu
'il faut un changement. Et justement, il y
en a un qui n'est pas comptable de ce bilan, c'est Raphaël Glucksmann qui a largement remporté la primaire de la gauche sociale démocrate. Vous n'avez pas encore réagi à cette nomination, si je ne m'abuse. Raphaël Glucksmann, ça ne fait pas vos affaires
? Moi
d'abord, quand il y a des candidats dans le camp démocrate
et
des candidats de gauche qui assument désormais la rupture avec la France insoumise, je ne peux que m'en réjouir.
Et
donc le fait qu'une partie de la gauche envoie le message qu'elle veut rompre définitivement avec la France insoumise, je considère que c'est une bonne nouvelle.
Donc vous vous entendez plutôt bien avec Raphaël Glucksmann. Finalement, vous avez un espace commun. Vous partagez
un même espace. Vous pourrez vous
prendre des voix.
Je considère qu'aujourd'hui, vous avez deux candidatures qui sont en dynamique. C'est celle de Jean-Luc Mélenchon avec la France insoumise et celle de Marine Le Pen avec le Rassemblement national.
Et
entre les deux, vous avez des candidats qui, à ce stade, n'ont aucune dynamique, en tout cas, ne sont pour aucun assurés de pouvoir figurer au deuxième tour et de l'emporter ensuite au deuxième tour. Et donc moi, je considère que ces candidats, ces familles politiques doivent se parler.
Mais donc,
qu'est-ce que vous proposez
? Vous avez déjà...
Moi, je plaide,
je l'ai dit, je plaide pour une coalition qui aille des électeurs sociaux-démocrates jusqu'aux électeurs de la droite républicaine parce que je pense que
sur... Vous mettez Bruno Retailleau dedans. nombre de
sujets... Encore une fois, je ne
parle
pas de... Vous avez vu que je ne parle pas de nom de candidat.
Je parle des électeurs. Il est président du parti. Mais
LR, vous savez, vous avez des personnes comme Gérard Larcher, comme Valérie Pécresse, comme d'autres qui ont dit très clairement qu'ils souhaitaient travailler avec le centre. Moi, ce que je constate aujourd'hui, c'est que vous avez, malheureusement, des candidats à gauche qui disent « Moi, je veux faire le rassemblement de la gauche face à la droite. » C'est Raphaël Lussmann. Des candidats à droite qui disent « Moi, je veux faire le rassemblement de la droite face à la gauche.
» C
'est par exemple Édouard Philippe ou Bruno Retailleau. Or, je considère que l'époque, le moment... Et je ne parle pas seulement du fait que les extrêmes soient hauts, mais ce qui se passe aujourd'hui dans le monde et dans le pays justifie qu'on fasse une coalition et que vous ayez des électeurs
différents qui puissent se
retrouver dans
un projet commun.
Vous dites... Je ne veux pas parler de noms, mais pour les Français,
ce
sont des noms qui incarnent ces familles politiques. Donc, Glucksmann, Hollande, Philippe, Retailleau, tout ce monde derrière
Gabriel Attal. Je
viens de vous dire, moi je parle des Français, je parle des idées. Je considère que derrière la défense de l'Europe, à un moment où on est totalement menacé par la Chine, les Etats-Unis, la Russie, ça peut rassembler beaucoup de monde sur l'échiquier politique. Je considère que la défense de la compétitivité de nos entreprises à un moment où elles sont face à de grandes difficultés et là aussi la concurrence chinoise les menace, ça peut rassembler beaucoup de monde. Je considère que sur la défense de l'autorité, de l'ordre dans le pays,
ça
peut rassembler là aussi beaucoup de monde. Vous
composez un peu
c'est de rassembler les démocrates, de voir ce sur quoi ils sont d'accord,
c
'est-à-dire 80% de sujets d'accord, de se concentrer là-dessus et ensuite de voir qui incarnera ce projet. Est-ce que ça pourrait être, vous pourriez vous ranger derrière François Hollande ou Raphaël Glucksmann s'ils étaient les mieux placés ?
D'abord, vous avez raison, Jean-Louis Borloo a lancé un appel la semaine dernière et a fait une proposition qui est d'agir comme une forme de tiers de confiance en réunissant des formations politiques, des candidats pour regarder ce qui peut être partagé sur le diagnostic du pays et la feuille de route qui peut être partagée. Moi, je trouve que c'est une bonne idée. Évidemment qu
'il
faut faire ça et qu'il faut se parler. Donc moi, je réponds favorablement à l'appel et à l'initiative de Jean-Louis Borloo. Ensuite, encore une fois...
François Hollande,
Raphaël Glucksmann, est-ce que parfois vous ne
vous
sentez pas plus proche de ces candidats que d'un Édouard Philippe avec qui vous avez du mal visiblement
à discuter ? Je
considère qu'il y
a
beaucoup d'hypocrisie aujourd'hui dans la vie politique et que le clivage ou le retour à une polarisation gauche-droite que défendent l'intégralité des candidats sauf moi à ce stade est artificielle. Regardez, on a l'impression quand on écoute certains candidats que pour lutter contre les déficits, rétablir les comptes publics, il faut être de droite. Mais pardon, la dernière fois que la sécurité sociale, le budget était à
l
'équilibre, c'est sous François Hollande. Et si au début du premier quinquennat d'Emmanuel Macron, le déficit est repassé sous les 3%, c'est parce qu'il y avait une action très forte sous le quinquennat de François Hollande qui est pourtant de gauche. Donc il a un bon bilan
François Hollande. Non mais vous le dites parce que c'est intéressant parce qu'il est aussi assez critiqué, il a un bon bilan.
On a l'impression parfois que vouloir protéger la planète, l'environnement et le climat, c'est forcément de gauche. Mais pardon, c'est le bilan de Jean-Louis Borloo sous Nicolas Sarkozy qui a fait le grenelle de l'environnement qui a constitué des avancées majeures. Donc
vous refaites le dépassement
d'Emmanuel Macron
il y a 10 ans.
Non, parce que le dépassement à l'époque, vous savez,
le
message qui a
été
envoyé c'est que vous soyez de gauche, de droite, du centre, venez travailler avec nous mais vous devez devenir nous. Vous devez abandonner toute votre identité politique, votre histoire pour vous fondre dans un grand ensemble qui s'appelait En Marche. Moi je considère qu'on doit aller vers quelque chose peut-être de plus mature qui existe dans toutes les démocraties en Europe, c'est-à-dire une culture de la coalition où chacun garde son identité politique de départ, son histoire mais assume de travailler avec les autres dans une coalition. Vous
évoquiez Gabriel Attal la menace russe et le soutien à l'Ukraine. Marine Le Pen hier soir a assuré que si elle était élue présidente l'aide à l'Ukraine la France maintiendrait l'aide à l'Ukraine pendant 6 mois et au-delà elle cesserait cette aide parce que dit-elle la France n'en a plus les moyens. Qu
'est
-ce que vous lui répondez
?
Moi d'abord je redis que le soutien à l'Ukraine c'est pas une opération humanitaire pour se faire plaisir.
C
'est pour notre défense à nous.
Parce
que derrière l'Ukraine il
y
a l'Union Européenne. Parce que si l'Ukraine tombe évidemment Vladimir Poutine il l'a quasiment dit s'en prendra à un état balte membre de l'Union Européenne et que là on a une clause d'assistance mutuelle ce qui nous rendrait partie prenante dans ce conflit. Que par ailleurs si l'Ukraine tombe ça aura un impact sur énormément d'enjeux pour les Français notamment le prix de l'énergie qui va encore plus exploser qu'aujourd
'hui. Sur Marine
Le Pen parce qu'il nous reste quelques secondes on parle de trahison de Donald Trump aujourd'hui parce qu'il lâche les Ukrainiens sur le réseau de satellites Starshield. Mais c
'est
pire que ça parce que Marine Le Pen n'a jamais fait semblant de vouloir soutenir les Ukrainiens. Depuis le début ils ont toujours défendu les intérêts de la Russie. Depuis le début ils ont toujours refusé et voté contre les sanctions à l'encontre du régime du Kremlin. Quand j'étais Premier ministre et que j'ai fait voter par le Parlement l'accord bilatéral de soutien entre la France et l'Ukraine le Rassemblement National n'a pas voulu le voter. Donc on le sait qu'elle défend les intérêts de la Russie. On le sait qu'elle veut laisser les Ukrainiens se faire trucider. Ça ne lui pose absolument aucun problème.
Elle veut laisser les
Ukrainiens se faire trucider.
Bien
sûr. Ça ne lui pose manifestement pas de problème. Je veux dire aujourd'hui vous avez des missiles qui tombent tous les jours qui tombent sur des infrastructures civiles sur des infrastructures énergétiques. Vous avez des enfants qui sont tués par des missiles balistiques et des drones à réaction. Et si les Ukrainiens tiennent c'est parce que l'Europe et notamment parce que la France les soutient. Et donc elle veut les laisser se faire tuer. C'est ça ce qu'elle propose. Et encore une fois c'est pas que les Ukrainiens dont on parle. c'est évidemment des valeurs. C'est évidemment la souveraineté des Etats la liberté. Mais on parle aussi de notre intérêt à nous les Français.
Marine Le Pen
vous répondra sur France Info la semaine prochaine.
Elle sera l'invité effectivement du 8-30. Merci Gabriel Attal d'avoir été avec nous et merci à vous Agathe.
Merci.
Gabriel Attal