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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 15 octobre 2026 24 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesEurope & internationalInstitutions & élections

Colère lycéenne, budget, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Gabriel Attal

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 61 %Attaque 29 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteÉludée

    Est-ce que la réponse du gouvernement est selon vous à la hauteur des enjeux ?

  • 1:15RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous auriez eu la même réponse aujourd'hui ? Les lycéens disent que la réponse du gouvernement a été sécuritaire.

  • 2:39OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous vous êtes trompé sur Parcoursup ?

  • 3:17RelanceRéponse directe

    Vous ne vous êtes pas trompé ? Le problème ne vient pas de Parcoursup pour vous ?

  • 4:12FerméeRéponse directe

    Vous reconnaissez que ce n'est pas possible pour les élèves ?

  • 5:09FerméeRéponse partielle

    Est-ce que vous dites clairement aujourd'hui qu'il faut sélectionner davantage avant de faire entrer ces jeunes à l'université ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:52Invité politiqueFait
    « Avant Parcoursup, qu'est-ce qu'il y avait ? Il y avait le tirage au sort. »
  • 5:27Invité politiqueFait
    « L'IA est en train de tout transformer. C'est ça aussi qui est au cœur du malheur des jeunes. »
  • 6:55Invité politiquePromesse
    « La proposition que je fais, je l'ai dit samedi dans mon discours sur la jeunesse, je propose que tous les trois ans, on évalue l'ensemble des licences, l'ensemble des masters, qu'on regarde le taux de décrochage et qu'on regarde le taux d'insertion dans l'emploi. »
  • 9:29Invité politiqueFait
    « J'ai rétabli le redoublement qui avait été supprimé il y a plusieurs années. »
  • 11:36Invité politiqueChiffre
    « Quand j'étais ministre de l'Éducation nationale, j'ai obtenu la création de 6000 postes supplémentaires. »
  • 11:48Invité politiqueChiffre
    « Il va y avoir un million d'élèves en moins dans les 10 ans qui viennent. »
  • 12:49Invité politiqueChiffre
    « Depuis la dissolution, 300 milliards de dettes supplémentaires. »
  • 13:45Invité politiqueFait
    « Des taux d'intérêt qui ont explosé depuis la dissolution, un écart de taux entre la France et l'Allemagne qui a explosé depuis la dissolution. »
  • 14:46Invité politiqueChiffre
    « On va dépenser 91 milliards d'euros l'année prochaine pour payer simplement les intérêts de la dette. »
  • 22:31Invité politiqueFait
    « Marine Le Pen n'a jamais fait semblant de vouloir soutenir les Ukrainiens. »
  • 22:35Invité politiqueFait
    « ils ont toujours défendu les intérêts de la Russie. »
  • 22:38Invité politiqueFait
    « ils ont toujours refusé et voté contre les sanctions à l'encontre du régime du Kremlin. »
  • 22:41Invité politiqueFait
    « Quand j'étais Premier ministre et que j'ai fait voter par le Parlement l'accord bilatéral de soutien entre la France et l'Ukraine le Rassemblement National n'a pas voulu le voter. »
  • 22:50Invité politiqueFait
    « qu'elle défend les intérêts de la Russie. »
  • 22:52Invité politiqueFait
    « qu'elle veut laisser les Ukrainiens se faire trucider. »
  • 23:00Invité politiqueFait
    « aujourd'hui vous avez des missiles qui tombent tous les jours qui tombent sur des infrastructures civiles sur des infrastructures énergétiques. »
  • 23:05Invité politiqueFait
    « Vous avez des enfants qui sont tués par des missiles balistiques et des drones à réaction. »
  • 23:13Invité politiqueFait
    « Et donc elle veut les laisser se faire tuer. »

Temps de parole

  • Gabriel Attal71 %
  • Présentateur12 %
  • Invité11 %
  • ?6 %

≈ 19,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Bonjour Agathe.

0:00
Présentateur

Bonjour.

0:01
Invité

Et bonjour Gabriel Attal.

0:02
Présentateur

Bonjour. Bonjour Gabriel Attal.

0:03
Invité

Vous qui voulez être le candidat de la jeunesse, Gabriel Attal, cette jeunesse compte bien poursuivre sa mobilisation avant, pendant et après les vacances de la Toussaint. Est-ce que la réponse du gouvernement est selon vous à la hauteur des enjeux

0:17
Locuteur

? Moi

0:18
Gabriel Attal

je ne

0:18
Locuteur

suis

0:18
Gabriel Attal

pas là pour distribuer les bons et les mauvais points. Ce que je cède d'expérience, c'est quand il y a un mouvement, la première chose qui est importante,

0:26
Locuteur

c

0:26
Gabriel Attal

'est la considération, c

0:27
Locuteur

'est

0:27
Gabriel Attal

l'écoute, c'est le dialogue. Ça

0:29
Locuteur

n'a pas été le cas ici.

0:30
Gabriel Attal

Encore une fois, je ne

0:31
Locuteur

suis

0:31
Gabriel Attal

pas là pour distribuer les bons et mauvais points. C'est pour moi,

0:33
Locuteur

c

0:33
Gabriel Attal

'est un des enseignements du mouvement des Gilets jaunes en 2018. Probablement qu

0:38
Locuteur

'à

0:38
Gabriel Attal

l'époque, il n

0:38
Locuteur

'y a

0:38
Gabriel Attal

pas eu cette considération suffisamment tôt pour ce mouvement. On a vu ce qui s'est passé ensuite. Quand j'ai été nommé Premier ministre, il y a eu, vous vous en souvenez, le mouvement des agriculteurs. J'ai fait le choix tout de suite d'aller à leur rencontre, d'aller sur les barrages, ce qui a permis d'ailleurs de lever un certain nombre de barrages dès le début du mouvement et de construire des solutions avec eux. Donc pour moi, l'essentiel, c'est le dialogue, l'écoute et chercher des solutions.

1:02
Locuteur

Pas de mauvais

1:02
Invité

points, dites-vous. C'est un peu ce que vous faites avec les Gilets jaunes et Edouard Philippe, votre concurrent à

1:06
Locuteur

la présidentielle aujourd'hui qui était Premier ministre à l'époque. Je dis l

1:08
Gabriel Attal

'expérience qui a été la mienne et ce que j'ai pu voir ou ce que j'ai pu faire moi directement, notamment avec les agriculteurs. Et je pense

1:13
Locuteur

que c'est ça qui est essentiel. Est-ce que vous

1:15
Invité

auriez eu la même réponse aujourd'hui ? Les lycéens disent que la réponse du gouvernement a été essentiellement, voire exclusivement sécuritaire, au moins dans les premiers temps du mouvement. Il y a eu, on l

1:25
Locuteur

'a

1:25
Invité

appris hier, 8000 gardes à vue depuis le début de la contestation. Est-ce que c'est une bonne façon de répondre à la jeunesse ? Est-ce que vous l'auriez fait, vous qui, encore une fois, prétendez parler aux jeunes dans

1:35
Locuteur

cette campagne ?

1:36
Gabriel Attal

Il faut éviter les violences.

1:37
Locuteur

Parce

1:38
Gabriel Attal

que les violences, elles mettent en danger des forces de l'ordre, des professeurs, des proviseurs. Elles mettent en danger les jeunes eux-mêmes. Il y

1:44
Locuteur

a

1:44
Gabriel Attal

un certain nombre de lycéens qui ont été blessés. Et donc, évidemment qu'il faut qu'il y ait une réponse des forces de l'ordre. Mais elle ne peut pas être l'alpha et l'oméga. Évidemment qu'elle ne suffit pas à répondre à un mouvement pour lequel vous avez des préoccupations qui sont dites, vous avez des colères et vous avez des propositions qui sont faites. Donc, encore une fois, l'important, c'est le dialogue qui s'installe et les solutions qui sont trouvées. Et le nombre de lycées bloqués, à mon sens, ne peut pas être un baromètre de la poursuite ou de la fin du mouvement. Parce que le malaise, il reste et les solutions, on doit les

2:14
Locuteur

construire avec les jeunes. Donc, le gouvernement parle de décrus,

2:16
Présentateur

ce n

2:17
Locuteur

'est

2:17
Présentateur

pas suffisant. Et justement, on va parler de vos propositions, Gabriel Attal, mais vous êtes un symbole du macronisme. Et certains mettent en cause aussi votre bilan, vous qui avez été secrétaire d'État à la Jeunesse, ministre de l'Éducation. Jean-Luc Mélenchon vous accuse même d'être personnellement responsable d'une partie de cette révolte, puisque vous avez été en tant que député le rapporteur de la loi créant Parcoursup. Vous assuriez même à l'époque, Parcoursup, c'est une grande réussite, ça se passe très bien. Est-ce que vous vous êtes trompé sur Parcoursup ? C'est un sujet qui cristallise

2:48
Gabriel Attal

un peu les tensions. Avant Parcoursup, qu'est-ce qu'il y avait

2:51
Locuteur

? Il

2:52
Gabriel Attal

y avait le tirage au sort.

2:53
Locuteur

C

2:54
Gabriel Attal

'est-à

2:54
Locuteur

-dire

2:54
Gabriel Attal

qu'un jeune, pour savoir s'il allait à l'université ou pas, ça passait par un tirage au sort. Il n

2:58
Locuteur

'y a

2:58
Gabriel Attal

rien de plus injuste, de plus niant le mérite et le travail que le tirage au sort.

3:04
Locuteur

Et

3:05
Gabriel Attal

donc, on a mis fin à ce tirage au sort avec Parcoursup. Est-ce que l'outil peut être amélioré, être plus transparent, accompagné davantage dans l'orientation ? Bien sûr, évidemment. Mais enfin, ceux qui disent qu

3:15
Locuteur

'il

3:15
Gabriel Attal

faut supprimer Parcoursup, ils ne

3:15
Locuteur

vous

3:15
Gabriel Attal

disent jamais ce qu'ils veulent mettre à la place.

3:17
Locuteur

Donc, vous

3:17
Présentateur

ne

3:17
Locuteur

vous

3:17
Présentateur

êtes pas trompé ?

3:18
Locuteur

Le problème ne

3:19
Présentateur

vient pas de Parcoursup pour vous ?

3:20
Gabriel Attal

Moi, je vais vous dire, je pense que le problème vient de deux choses.

3:22
Présentateur

Un,

3:23
Gabriel Attal

l'orientation.

3:24
Locuteur

C

3:25
Gabriel Attal

'est vrai qu'on a encore un vrai problème sur l'orientation en France. Vous avez des jeunes qui ont la possibilité d'être accompagnés par leur famille, par des proches, pour les conseiller sur l'orientation. Et vous en avez d'autres qui ne peuvent pas et qui sont donc seuls, effectivement, face à une plateforme où ils doivent choisir et faire leur choix pour le supérieur. La deuxième chose,

3:41
Locuteur

c

3:42
Gabriel Attal

'est une forme de pression qui s'est mise en place avec la réforme du BAC et Parcoursup autour du contrôle continu. puisque désormais,

3:47
Locuteur

à

3:47
Gabriel Attal

partir de l'entrée en première, chaque note devient une forme d'épée de Damoclès. Si vous avez une mauvaise note, ça vous exclut. Et

3:53
Locuteur

je

3:54
Gabriel Attal

le dis d'autant plus que j'étais au gouvernement à l'époque où le contrôle continu a été mis en place. J'ai compris et même soutenu à l'époque la philosophie qui consistait à dire qu

4:04
Locuteur

'il

4:04
Gabriel Attal

faut arrêter de faire tapis juste sur quelques épreuves à la fin de la terminale pour le BAC et pouvoir travailler tout au long de l'année, que ce soit reconnu.

4:10
Locuteur

Mais

4:10
Gabriel Attal

là,

4:11
Locuteur

c'est un stress

4:12
Présentateur

continu. Vous

4:13
Locuteur

reconnaissez que ce n'est pas possible pour les élèves ? Et au-delà

4:14
Gabriel Attal

de ça, ça fait même une inflation sur les notes parce que la pression, elle se met aussi sur les enseignants parce que c'est un drame pour chaque élève. S'il a une mauvaise note, ça peut lui fermer l'accès à certaines voies dans le supérieur ou au baccalauréat. Et donc, ce qu'on constate dans beaucoup d'établissements, c'est une inflation sur les notes avec des professeurs qui se sentent contraints de gonfler les notes de leurs élèves. Et donc, à la fin, les notes ne veulent plus dire grand-chose. Donc,

4:35
Locuteur

c

4:35
Gabriel Attal

'est vrai que je pense que sur ce sujet du contrôle continu, il faudra

4:38
Locuteur

en faire moins

4:38
Invité

pour

4:39
Locuteur

faire

4:39
Gabriel Attal

davantage des preuves terminales comme ça a existé.

4:42
Locuteur

On

4:42
Gabriel Attal

l

4:42
Locuteur

'a

4:42
Gabriel Attal

tous connu, nous, à l'époque où on a passé notre BAC, qui n

4:46
Locuteur

'est

4:46
Gabriel Attal

pas si lointaine, à l'époque. Mais pardon, ce n

4:49
Locuteur

'est

4:49
Gabriel Attal

pas le seul sujet. Et vous disiez, oui, j'ai été ministre de l'Éducation nationale pendant six mois. Et sur beaucoup des sujets qui sont évoqués aujourd'hui par les jeunes, j'ai lancé des choses et j'ai agi quand j'étais ministre de l'Éducation

4:58
Locuteur

nationale. On va parler des autres sujets. Je peux donner quelques exemples sur la rénovation du bâti scolaire.

5:02
Présentateur

Et on va en parler, mais juste sur ce sujet, est-ce que vous dites clairement aujourd'hui, puisque vous disiez à l'instant, les notes ne veulent plus rien dire parfois, vous dites qu

5:09
Locuteur

'il

5:09
Présentateur

faut sélectionner davantage avant de faire entrer ces jeunes à l

5:13
Locuteur

'université ? C'est

5:14
Présentateur

ça le problème ? C'est un problème de sélection, pas qu'un problème de place ou pas qu'un problème de parcours sup

5:18
Gabriel Attal

? Les deux sujets majeurs pour moi, c'est un, le fait que notre enseignement supérieur doit correspondre

5:24
Locuteur

à

5:25
Gabriel Attal

la réalité économique et aux besoins du marché du travail. L'IA est en train de tout transformer. C'est ça aussi qui est au cœur du malheur des jeunes. Ils se disent, est-ce qu'en faisant telle formation dans le supérieur, je vais pouvoir avoir un emploi à l'issue ? Et donc, on doit adapter l'offre dans le supérieur à

5:40
Locuteur

la réalité du monde

5:41
Gabriel Attal

du travail. Non, là, c'est la question des filières déjà. Il faut assumer des filières peut-être plus courtes, pluridisciplinaires, qui garantissent à des jeunes qu'ils auront un emploi à l'issue. Alors qu'aujourd'hui, il

5:51
Locuteur

y a des

5:51
Présentateur

filières qui ne servent plus à rien ?

5:52
Locuteur

On

5:52
Gabriel Attal

est encore dans un système où on fait croire à des jeunes que s'ils ont un master, ils auront automatiquement un travail. Ce n

5:58
Locuteur

'est

5:58
Gabriel Attal

pas vrai. Je ne

5:58
Locuteur

sais

5:58
Gabriel Attal

pas si ça l'a vraiment été pour tout le monde à une époque. En tout cas, ça n'est plus vrai. Vous avez un certain nombre de pays, au Royaume-Uni, ailleurs, où objectivement, sans aller jusqu'au master, vous avez la possibilité de trouver un emploi, y compris dans des secteurs dans

6:10
Invité

lesquels les jeunes veulent aller. Deuxième chose.

6:11
Locuteur

Sauf, Gabriel

6:12
Invité

Attal, pardon, qu'avant de créer des filières, il faut créer des places. On était ce matin sur France Info avec le président de l'université de Paris-Dauphine. Ce

6:20
Locuteur

n'est

6:20
Invité

pas une université qui est franchement connue pour son caractère

6:23
Locuteur

contestataire.

6:24
Invité

Il dit

6:25
Locuteur

qu

6:26
Invité

'il faut créer des places, c'est urgent. Il demande un plan d'urgence. Est-ce que, d'une part, vous regrettez de ne

6:30
Locuteur

pas

6:30
Invité

avoir pris ce problème à bras-le-corps quand vous étiez au gouvernement avec votre collègue de l'enseignement supérieur ? Est-ce que, si vous étiez président, vous le feriez ?

6:37
Gabriel Attal

Mais en fait, le sujet, c'est de créer des places dans les filières pour lesquelles on sait qu'il y

6:41
Locuteur

a

6:41
Gabriel Attal

une formation vers l'emploi.

6:43
Locuteur

Est-ce que vous metterez

6:43
Invité

des moyens ?

6:44
Gabriel Attal

Pour les

6:45
Locuteur

filières pour lesquelles

6:46
Gabriel Attal

il

6:46
Locuteur

y a

6:46
Gabriel Attal

une insertion dans l'emploi, évidemment, oui. Mais ça justifie aussi d'assumer de fermer un certain nombre de filières pour lesquelles on sait qu'il y

6:51
Locuteur

a

6:51
Gabriel Attal

un taux de décrochage important et qu'il

6:54
Locuteur

y a

6:54
Gabriel Attal

un taux d'insertion dans l'emploi qui est très faible. La proposition que je fais, je l'ai dit samedi dans mon discours sur la jeunesse, je propose que tous les trois ans, on évalue l'ensemble des licences, l'ensemble des masters, qu'on regarde le taux de décrochage et qu'on regarde le taux d'insertion dans l'emploi et que les filières qui ont un taux de décrochage important et un taux d'insertion dans l'emploi très faible, elles soient fermées ou elles soient profondément transformées, évidemment, pour que ça puisse accompagner les jeunes. Et par ailleurs, on le voit bien, la vision de Jean-Luc Mélenchon, c'est la sélection par l'échec.

7:22
Locuteur

En

7:23
Gabriel Attal

gros, avec Jean-Luc Mélenchon, il faut que tout le monde ait le bac, quel que soit votre niveau, que tout le monde entre à l'université, quel que soit le niveau. Et puis après, on verra, il

7:29
Locuteur

y

7:29
Gabriel Attal

a ceux qui s'en sortiront et ceux qui échoueront. Et on sait très bien qu'il y a quasiment la moitié des jeunes qui échouent à avoir leur licence en trois ans. On

7:37
Locuteur

sait qu'il y a de

7:38
Gabriel Attal

l'échec à l

7:38
Locuteur

'université. C'est ce que vous dites

7:39
Présentateur

et en même temps, Jean-Luc Mélenchon, c'est le candidat le plus populaire chez les 15-24

7:43
Locuteur

ans. Il faut être

7:43
Présentateur

aveugle pour ne

7:44
Locuteur

pas

7:44
Présentateur

voir l'écho qu

7:45
Locuteur

'il a dans la genette. Quand vous faites de la démagogie, comment vous expliquez ? C'est la démagogie qui fait qu'il a cette école ? Vous

7:49
Gabriel Attal

dites à chacun ce qu'il a envie d'entendre. Vous refusez d'avoir un discours de vérité. Évidemment, ça peut vous faire monter dans les sondages. Bien sûr que quand vous dites... Non, mais vous inquiétez pas. Il n

7:57
Locuteur

'y a

7:57
Gabriel Attal

pas besoin. La question du niveau à l'école, ce n

7:59
Locuteur

'est

7:59
Gabriel Attal

pas un sujet. Vous aurez tous votre bac. Puis la question de l'enseignement supérieur, ce n

8:02
Locuteur

'est

8:02
Gabriel Attal

pas un sujet. Vous irez tous où vous voulez aller. C

8:05
Locuteur

'est

8:05
Invité

comme ça que vous le voyez. Lui, vous dirait, je parle d'égalité des chances alors qu'aujourd'hui, le système perpétue les inégalités sociales.

8:13
Locuteur

Mais c

8:13
Gabriel Attal

'est pas... Enfin, pardon, quand vous envoyez tout le monde à l'université et que vous avez un échec scolaire massif, notamment chez ceux qui ont le moins de chances au départ, ça ne s'appelle pas de l'égalité des chances. L'égalité des chances, c'est d'avoir un accompagnement déjà au plus tôt dans l'éducation nationale pour élever le niveau. Il ne parle jamais de l'élévation du niveau. Manifestement, ce n

8:31
Locuteur

'est

8:31
Gabriel Attal

pas un sujet pour lui. Donc, il doit considérer que les jeunes n'ont qu'à se débrouiller avec leur famille, avec ce qu

8:35
Locuteur

'ils

8:35
Gabriel Attal

peuvent avoir à la maison s'ils veulent réussir. Moi, je passe mon temps à parler de l'élévation du niveau. C'est vrai. Je l'ai dit, y compris les yeux dans les yeux à des jeunes, parce que moi, depuis le début de ce mouvement, je passe mon temps à échanger avec des jeunes. Je l'ai fait à Bourges, je l'ai fait à Blois,

8:47
Locuteur

je

8:47
Gabriel Attal

l'ai fait à Paris, je l

8:47
Locuteur

'ai

8:47
Gabriel Attal

fait dans ma circonscription. Je leur dis des choses aussi qu'ils n'ont peut-être pas envie d'entendre, mais que la réalité, c'est que l'exigence, ce n

8:54
Locuteur

'est

8:54
Gabriel Attal

pas un gros mot, et que l'élévation du niveau, elle est nécessaire

8:55
Locuteur

pour les jeunes. Vous aviez mis en place les

8:57
Invité

fameux groupes de niveau sur lesquels on est revenu très vite.

9:01
Gabriel Attal

En fait, mes successeurs sont revenus dessus, malheureusement. Parce que ça ne marchait

9:04
Locuteur

pas. Personne

9:05
Gabriel Attal

n'a pu savoir si ça marchait, vous savez, parce qu'ils n

9:07
Locuteur

'ont

9:07
Gabriel Attal

pas été mis en place parce que mes successeurs sont revenus dessus. Or, ça fonctionne dans plein de pays.

9:11
Locuteur

Il y a des études

9:12
Présentateur

qui

9:12
Locuteur

ont

9:12
Présentateur

montré que ça ne marchait pas et c'est pour

9:13
Locuteur

ça que... Non, non, non.

9:14
Gabriel Attal

Il y

9:14
Locuteur

a

9:14
Gabriel Attal

des études qui ont

9:14
Locuteur

montré que ça n'avait pas été mis en place.

9:16
Gabriel Attal

C'est ce que je vous confirme puisque mes successeurs sont revenus dessus. Mais pardon, on ne peut pas garder un système à l'école où vous avez des élèves qui glissent de classe en classe quel que soit leur niveau parce qu'ils finissent par se fracasser sur l'échec scolaire. C'est pour ça que quand j'étais ministre de l'éducation. J'ai rétabli le redoublement qui avait été supprimé il

9:33
Locuteur

y

9:33
Gabriel Attal

a plusieurs années. Je l'ai rétabli parce que ça rend service aux élèves. C'est pour ça que je considère qu'il doit y avoir des cordes de rappel que je propose de rétablir le certificat d'études à la sortie du CM2 parce qu'un élève qui ne sait pas lire, écrire, compter correctement, le faire passer directement en sixième, c'est encore une fois de

9:49
Locuteur

l

9:49
Gabriel Attal

'envoyer se fracasser dans l'échec scolaire et c'est pour ça que je

9:52
Locuteur

propose

9:53
Présentateur

qu

9:53
Locuteur

'un

9:53
Gabriel Attal

élève qui n'a pas son brevet ne puisse pas entrer immédiatement au lycée. Pardon, je termine juste sur ce sujet-là. Évidemment que ces solutions pour la jeunesse, moi je veux les construire aussi avec les jeunes.

10:02
Présentateur

Alors justement,

10:02
Locuteur

qu'est-ce que vous proposez

10:03
Présentateur

? Parce que c'est quoi ce pacte pour la jeunesse que vous proposez aujourd

10:06
Locuteur

'hui ? On voit

10:06
Gabriel Attal

bien que sur tous ces sujets-là, sur l'orientation, sur l'insertion dans l'emploi, sur le défi de

10:11
Locuteur

l

10:11
Gabriel Attal

'intelligence artificielle, sur l'accompagnement des jeunes, il y a besoin de construire des solutions nouvelles. Moi je propose un nouveau pacte avec des droits 5 ans peuvent s'inscrire. Il y

10:25
Locuteur

en

10:25
Gabriel Attal

a 150 qui seront tirés au sort de toute la France. C'est le retour de la Convention

10:28
Locuteur

citoyenne ?

10:29
Gabriel Attal

Je l'organise pour ma campagne. C'est vrai que ce n

10:31
Locuteur

'est

10:31
Gabriel Attal

pas commun dans une campagne.

10:32
Locuteur

Je

10:32
Gabriel Attal

ne

10:32
Locuteur

crois

10:32
Gabriel Attal

pas que des candidats l

10:33
Locuteur

'aient

10:33
Gabriel Attal

déjà fait. J'ai fait un certain nombre de propositions samedi. Je propose à des jeunes qui seront tirés au sort après s'être inscrits de venir à Paris et on organisera leur déplacement pour échanger avec moi sur ces propositions, pour faire des propositions aussi, pour challenger ce que je propose. Je pense que ça confirmera aussi un certain nombre de pistes. C'est

10:50
Locuteur

une plateforme concurrente de

10:51
Invité

celle lancée par le ministre de l'Éducation nationale ?

10:53
Locuteur

C'est deux

10:53
Gabriel Attal

choses différentes. Je crois que celle du ministre de l'Éducation nationale, c'est pour répondre à la crise immédiate et aux revendications immédiates du mouvement.

11:00
Locuteur

C'est pour construire l'avenir

11:01
Gabriel Attal

sur du temps long parce qu'on a besoin de la parole des jeunes. Et c'est vrai, pardon, qu'il

11:05
Locuteur

y a

11:05
Gabriel Attal

des jeunes qui se disent qu

11:06
Locuteur

'on

11:06
Gabriel Attal

n'est jamais pris au sérieux quand on a 17 ans pour paraphraser le poète.

11:11
Présentateur

Gabriel Attal, on parle du manque de professeurs. D'ailleurs, le gouvernement a annoncé que 3000 professeurs remplaçants allaient venir en renfort pour pallier cette absence. Et en même temps, l'exécutif veut aussi supprimer 1600 postes de profs dans le budget 2027. Alors même si Édouard Geffray, votre successeur, affirme que ça ne concerne pas le lycée, est-ce qu'il faut renoncer à cette mesure ?

11:32
Gabriel Attal

Oui, je l

11:32
Locuteur

'ai

11:32
Gabriel Attal

déjà dit. Moi, je suis contre les suppressions de postes dans l'Éducation nationale. Quand j'étais ministre de l'Éducation nationale, j'ai obtenu la création de 6000 postes supplémentaires. Je

11:41
Locuteur

ne

11:41
Gabriel Attal

peux pas d'un côté regretter la difficulté à remplacer les professeurs absents et en même temps supprimer des postes. Moi, je l'ai dit, il va y avoir un million d'élèves en moins dans les 10 ans qui viennent. Pour beaucoup de candidats et beaucoup de politiques, moins d'élèves, ça veut dire moins de classe et des économies. Pour moi, moins d'élèves, ça doit vouloir dire moins d'élèves par classe et des remplaçants en plus. Donc, moi, je ne

12:03
Locuteur

suis

12:03
Gabriel Attal

pas favorable à cette suppression de 1600 postes l'année prochaine, mais c'est cohérent avec ce que j'ai toujours défendu et avec ce que j'ai fait quand j'étais ministre de l'éducation nationale.

12:15
Locuteur

Avec

12:16
Présentateur

Gabriel Attal, candidat à la présidentielle, secrétaire générale du parti Renaissance, ancien Premier ministre. La France est-elle au bord du gouffre ? C'est l'autre sujet majeur qui préoccupe le gouvernement. Vous publiez aujourd'hui une lettre aux Français dans laquelle vous dressez une critique sans concession du bilan d'Emmanuel Macron. Vous évoquez notamment les 300 milliards de dettes publiques en plus depuis la dissolution. On va parler de vos solutions, mais dans ce contexte, le budget qui est examiné en ce moment à l'Assemblée, est-ce que vous le voterez et est-ce qu'il va assez loin ?

12:46
Locuteur

Il

12:46
Gabriel Attal

faut qu'il y

12:47
Locuteur

ait

12:47
Gabriel Attal

un budget.

12:48
Locuteur

Parce

12:48
Gabriel Attal

que s'il n

12:49
Locuteur

'y a

12:49
Gabriel Attal

pas de budget, je pense que ça augmentera les problèmes qu'on a aujourd'hui et notamment le risque d'une crise de la dette pour la France. Donc, il faut un budget. On va chercher avec les députés de mon groupe à ce que le budget soit le moins mauvais possible. Mais je suis

13:01
Locuteur

lucide... Le moins

13:01
Invité

mauvais, sont-ce les termes

13:02
Locuteur

? De toute

13:03
Gabriel Attal

façon, depuis la dissolution, maintenant, c'est ça qu

13:04
Locuteur

'on

13:04
Gabriel Attal

cherche. On n

13:05
Locuteur

'en

13:05
Gabriel Attal

est plus à chercher le meilleur vu l'instabilité politique, l'impossibilité d'avoir des majorités à l'Assemblée. Effectivement, l'objectif,

13:11
Locuteur

c

13:11
Gabriel Attal

'est d'avoir le moins mauvais budget possible.

13:13
Locuteur

Ce sont

13:13
Présentateur

des pisalés en attendant qu'il y

13:15
Locuteur

ait

13:15
Présentateur

un nouveau président et

13:16
Gabriel Attal

potentiellement

13:17
Locuteur

une nouvelle majorité. Un nouveau

13:17
Gabriel Attal

président, une nouvelle Assemblée nationale, effectivement, pour repartir sur autre chose. D'ici là, c'est la réalité, je suis pragmatique, le moins mauvais budget possible. Il y aura nécessairement dans ce budget des mesures avec lesquelles je suis en désaccord. Ce que je dis aux Français, c'est que s'ils me font confiance, si je deviens président de la République, évidemment que je reviendrai sur ces mesures après l'élection. Il faut le considérer, donc, ce budget comme un budget pour six mois. Mais oui, c'est important d'avoir un budget parce qu'aujourd'hui, la situation est grave.

Vous l'avez rappelé, depuis la dissolution, 300 milliards de dettes supplémentaires, des taux d'intérêt qui ont explosé depuis la dissolution, un écart de taux entre la France et l'Allemagne qui a explosé depuis la dissolution. Et donc, on doit avoir un budget pour empêcher une crise de la dette en France. Et vous feriez quoi si vous étiez

13:57
Locuteur

au pouvoir ? Et je le dis, c'est très concret

13:58
Gabriel Attal

pour les Français parce que souvent, ça paraît un peu abstrait et c'est pour ça que j'écris cette

14:02
Locuteur

lettre aux Français. D

14:03
Présentateur

'ailleurs, votre lettre, elle peut sembler aussi un peu abstraite. Vous parlez d'un frein d'urgence de 20 milliards d'euros, d'un plan d'économie

14:08
Locuteur

qui est de 50 milliards, d'une

14:09
Présentateur

double règle d'or.

14:10
Locuteur

Ce

14:11
Gabriel Attal

qui me frappe, moi, c'est que les politiques souvent donnent l'impression qu'en gros, les Français sont pas assez intelligents pour parler de ces sujets-là ou pour comprendre ces sujets-là. Or, ils le voient, c'est très concret pour eux. Moi, je rencontre tous les jours, par exemple, dans mes déplacements, des couples de trentenaires qui bossent, qui sont en CDI, qui n'arrivent pas à devenir propriétaires parce qu

14:26
Locuteur

'ils

14:26
Gabriel Attal

peuvent pas emprunter. Et s'ils peuvent pas emprunter,

14:28
Locuteur

c

14:28
Gabriel Attal

'est parce que les taux augmentent. Et si les taux augmentent, c'est parce qu'on est dans cette situation financière. Idem pour des patrons de PME qui voudraient emprunter pour investir pour leur entreprise. Les taux ont explosé et donc, ils peuvent pas le faire. Donc, tout ça, c'est très concret et c'est concret, vous savez aussi, par rapport au sujet dont on parlait auparavant, la jeunesse, parce qu'on va dépenser 91 milliards d'euros l'année prochaine pour payer simplement les intérêts de la dette. C'est plus que le budget de l'éducation nationale.

Tout l'argent qu'on met pour les intérêts de la dette, c'est de l'argent qu'on ne met pas pour l'éducation, la recherche, l'investissement dans l'intelligence artificielle ou si on se laisse déborder comme à l'époque sur le numérique par les Etats-Unis, par la Chine, ça va être une catastrophe pour la France à l'avenir et on va s'appauvrir par rapport aux autres pays.

15:14
Invité

Vous cherchez à vous détacher pour votre campagne présidentielle aujourd'hui de ce bilan d'Emmanuel Macron

15:20
Locuteur

? Non, j'assume ce que j'ai fait.

15:21
Invité

Vous avez été presque pendant toute la durée du décénat, si on peut l'appeler comme ça, ministre dans ce gouvernement. Vous êtes président du parti créé par Emmanuel Macron. Vous faites campagne avec les moyens de ce parti aujourd'hui.

15:32
Locuteur

Est

15:32
Invité

-ce que ce n

15:32
Locuteur

'est

15:32
Invité

pas difficile justement de renier ce bilan

15:34
Locuteur

?

15:35
Gabriel Attal

Vous savez, moi, je ne

15:35
Locuteur

vais

15:35
Gabriel Attal

pas prendre les Français pour des imbéciles. Je ne

15:37
Locuteur

vais

15:37
Gabriel Attal

pas leur dire. Je n'ai rien à voir avec ce qui a été fait ces dernières années. Ce que je demande, c'est d'être comptable de ce que j'ai fait ou pas fait, de ce que j'ai bien fait ou mal fait.

15:45
Locuteur

Alors, qu'est-ce que vous prenez, vous, à votre compte là-dedans ?

15:47
Gabriel Attal

Dans les fonctions qui m'ont été confiées au moment où elles m'ont été confiées. J'ai été, effectivement, ministre de l'Éducation nationale, ça a été rappelé. J'ai été Premier ministre. J'ai lancé un certain nombre de chantiers. Un certain nombre ont pu aller au bout. Malheureusement, pour d'autres, vous vous souvenez de mon combat pour lutter contre la délinquance des mineurs et pour la sécurité dans le pays. On peut parler d'autres sujets, notamment en matière de santé.

16:07
Locuteur

Vous avez lancé des choses. C'est un travail collectif, le pouvoir. Malheureusement, avec la dissolution,

16:11
Gabriel Attal

je n

16:11
Locuteur

'ai

16:11
Gabriel Attal

pas pu aller au bout. Maintenant, encore une fois, les Français savent d'où je viens. Je pense que l'important aussi, c'est de parler de l'avenir. Il y a tout qui a changé dans le monde aujourd'hui. La guerre est revenue en Europe.

16:21
Locuteur

La

16:21
Gabriel Attal

guerre commerciale est revenue avec les États-Unis et la Chine. Le dérèglement climatique était déjà bien là, mais ces manifestations concrètes dans la vie des Français se sont évidemment accélérées. Le défi de l'intelligence artificielle est majeur. Face à tout ça, évidemment qu'il faut une rupture. Évidemment qu

16:36
Locuteur

'il faut un changement. Et justement, il y

16:37
Présentateur

en a un qui n'est pas comptable de ce bilan, c'est Raphaël Glucksmann qui a largement remporté la primaire de la gauche sociale démocrate. Vous n'avez pas encore réagi à cette nomination, si je ne m'abuse. Raphaël Glucksmann, ça ne fait pas vos affaires

16:49
Locuteur

? Moi

16:50
Gabriel Attal

d'abord, quand il y a des candidats dans le camp démocrate

16:55
Locuteur

et

16:55
Gabriel Attal

des candidats de gauche qui assument désormais la rupture avec la France insoumise, je ne peux que m'en réjouir.

17:01
Locuteur

Et

17:02
Gabriel Attal

donc le fait qu'une partie de la gauche envoie le message qu'elle veut rompre définitivement avec la France insoumise, je considère que c'est une bonne nouvelle.

17:09
Présentateur

Donc vous vous entendez plutôt bien avec Raphaël Glucksmann. Finalement, vous avez un espace commun. Vous partagez

17:14
Locuteur

un même espace. Vous pourrez vous

17:15
Présentateur

prendre des voix.

17:16
Gabriel Attal

Je considère qu'aujourd'hui, vous avez deux candidatures qui sont en dynamique. C'est celle de Jean-Luc Mélenchon avec la France insoumise et celle de Marine Le Pen avec le Rassemblement national.

17:25
Locuteur

Et

17:26
Gabriel Attal

entre les deux, vous avez des candidats qui, à ce stade, n'ont aucune dynamique, en tout cas, ne sont pour aucun assurés de pouvoir figurer au deuxième tour et de l'emporter ensuite au deuxième tour. Et donc moi, je considère que ces candidats, ces familles politiques doivent se parler.

17:41
Présentateur

Mais donc,

17:41
Locuteur

qu'est-ce que vous proposez

17:42
Présentateur

? Vous avez déjà...

17:43
Locuteur

Moi, je plaide,

17:43
Gabriel Attal

je l'ai dit, je plaide pour une coalition qui aille des électeurs sociaux-démocrates jusqu'aux électeurs de la droite républicaine parce que je pense que

17:51
Locuteur

sur... Vous mettez Bruno Retailleau dedans. nombre de

17:52
Gabriel Attal

sujets... Encore une fois, je ne

17:54
Locuteur

parle

17:54
Gabriel Attal

pas de... Vous avez vu que je ne parle pas de nom de candidat.

17:56
Locuteur

Je parle des électeurs. Il est président du parti. Mais

17:58
Gabriel Attal

LR, vous savez, vous avez des personnes comme Gérard Larcher, comme Valérie Pécresse, comme d'autres qui ont dit très clairement qu'ils souhaitaient travailler avec le centre. Moi, ce que je constate aujourd'hui, c'est que vous avez, malheureusement, des candidats à gauche qui disent « Moi, je veux faire le rassemblement de la gauche face à la droite. » C'est Raphaël Lussmann. Des candidats à droite qui disent « Moi, je veux faire le rassemblement de la droite face à la gauche.

18:18
Locuteur

» C

18:18
Gabriel Attal

'est par exemple Édouard Philippe ou Bruno Retailleau. Or, je considère que l'époque, le moment... Et je ne parle pas seulement du fait que les extrêmes soient hauts, mais ce qui se passe aujourd'hui dans le monde et dans le pays justifie qu'on fasse une coalition et que vous ayez des électeurs

18:33
Locuteur

différents qui puissent se

18:34
Gabriel Attal

retrouver dans

18:34
Locuteur

un projet commun.

18:35
Invité

Vous dites... Je ne veux pas parler de noms, mais pour les Français,

18:38
Locuteur

ce

18:38
Invité

sont des noms qui incarnent ces familles politiques. Donc, Glucksmann, Hollande, Philippe, Retailleau, tout ce monde derrière

18:45
Locuteur

Gabriel Attal. Je

18:47
Gabriel Attal

viens de vous dire, moi je parle des Français, je parle des idées. Je considère que derrière la défense de l'Europe, à un moment où on est totalement menacé par la Chine, les Etats-Unis, la Russie, ça peut rassembler beaucoup de monde sur l'échiquier politique. Je considère que la défense de la compétitivité de nos entreprises à un moment où elles sont face à de grandes difficultés et là aussi la concurrence chinoise les menace, ça peut rassembler beaucoup de monde. Je considère que sur la défense de l'autorité, de l'ordre dans le pays,

19:12
Locuteur

ça

19:12
Gabriel Attal

peut rassembler là aussi beaucoup de monde. Vous

19:14
Locuteur

composez un peu

19:16
Présentateur

c'est de rassembler les démocrates, de voir ce sur quoi ils sont d'accord,

19:21
Locuteur

c

19:21
Présentateur

'est-à-dire 80% de sujets d'accord, de se concentrer là-dessus et ensuite de voir qui incarnera ce projet. Est-ce que ça pourrait être, vous pourriez vous ranger derrière François Hollande ou Raphaël Glucksmann s'ils étaient les mieux placés ?

19:33
Gabriel Attal

D'abord, vous avez raison, Jean-Louis Borloo a lancé un appel la semaine dernière et a fait une proposition qui est d'agir comme une forme de tiers de confiance en réunissant des formations politiques, des candidats pour regarder ce qui peut être partagé sur le diagnostic du pays et la feuille de route qui peut être partagée. Moi, je trouve que c'est une bonne idée. Évidemment qu

19:51
Locuteur

'il

19:51
Gabriel Attal

faut faire ça et qu'il faut se parler. Donc moi, je réponds favorablement à l'appel et à l'initiative de Jean-Louis Borloo. Ensuite, encore une fois...

19:58
Locuteur

François Hollande,

19:58
Présentateur

Raphaël Glucksmann, est-ce que parfois vous ne

20:00
Locuteur

vous

20:00
Présentateur

sentez pas plus proche de ces candidats que d'un Édouard Philippe avec qui vous avez du mal visiblement

20:05
Locuteur

à discuter ? Je

20:06
Gabriel Attal

considère qu'il y

20:06
Locuteur

a

20:06
Gabriel Attal

beaucoup d'hypocrisie aujourd'hui dans la vie politique et que le clivage ou le retour à une polarisation gauche-droite que défendent l'intégralité des candidats sauf moi à ce stade est artificielle. Regardez, on a l'impression quand on écoute certains candidats que pour lutter contre les déficits, rétablir les comptes publics, il faut être de droite. Mais pardon, la dernière fois que la sécurité sociale, le budget était à

20:27
Locuteur

l

20:27
Gabriel Attal

'équilibre, c'est sous François Hollande. Et si au début du premier quinquennat d'Emmanuel Macron, le déficit est repassé sous les 3%, c'est parce qu'il y avait une action très forte sous le quinquennat de François Hollande qui est pourtant de gauche. Donc il a un bon bilan

20:38
Locuteur

François Hollande. Non mais vous le dites parce que c'est intéressant parce qu'il est aussi assez critiqué, il a un bon bilan.

20:43
Gabriel Attal

On a l'impression parfois que vouloir protéger la planète, l'environnement et le climat, c'est forcément de gauche. Mais pardon, c'est le bilan de Jean-Louis Borloo sous Nicolas Sarkozy qui a fait le grenelle de l'environnement qui a constitué des avancées majeures. Donc

20:56
Locuteur

vous refaites le dépassement

20:57
Invité

d'Emmanuel Macron

20:58
Locuteur

il y a 10 ans.

20:59
Gabriel Attal

Non, parce que le dépassement à l'époque, vous savez,

21:01
Locuteur

le

21:01
Gabriel Attal

message qui a

21:02
Locuteur

été

21:02
Gabriel Attal

envoyé c'est que vous soyez de gauche, de droite, du centre, venez travailler avec nous mais vous devez devenir nous. Vous devez abandonner toute votre identité politique, votre histoire pour vous fondre dans un grand ensemble qui s'appelait En Marche. Moi je considère qu'on doit aller vers quelque chose peut-être de plus mature qui existe dans toutes les démocraties en Europe, c'est-à-dire une culture de la coalition où chacun garde son identité politique de départ, son histoire mais assume de travailler avec les autres dans une coalition. Vous

21:30
Invité

évoquiez Gabriel Attal la menace russe et le soutien à l'Ukraine. Marine Le Pen hier soir a assuré que si elle était élue présidente l'aide à l'Ukraine la France maintiendrait l'aide à l'Ukraine pendant 6 mois et au-delà elle cesserait cette aide parce que dit-elle la France n'en a plus les moyens. Qu

21:48
Locuteur

'est

21:48
Invité

-ce que vous lui répondez

21:49
Locuteur

?

21:49
Gabriel Attal

Moi d'abord je redis que le soutien à l'Ukraine c'est pas une opération humanitaire pour se faire plaisir.

21:55
Locuteur

C

21:55
Gabriel Attal

'est pour notre défense à nous.

21:57
Locuteur

Parce

21:57
Gabriel Attal

que derrière l'Ukraine il

21:58
Locuteur

y

21:58
Gabriel Attal

a l'Union Européenne. Parce que si l'Ukraine tombe évidemment Vladimir Poutine il l'a quasiment dit s'en prendra à un état balte membre de l'Union Européenne et que là on a une clause d'assistance mutuelle ce qui nous rendrait partie prenante dans ce conflit. Que par ailleurs si l'Ukraine tombe ça aura un impact sur énormément d'enjeux pour les Français notamment le prix de l'énergie qui va encore plus exploser qu'aujourd

22:20
Locuteur

'hui. Sur Marine

22:20
Invité

Le Pen parce qu'il nous reste quelques secondes on parle de trahison de Donald Trump aujourd'hui parce qu'il lâche les Ukrainiens sur le réseau de satellites Starshield. Mais c

22:30
Locuteur

'est

22:30
Gabriel Attal

pire que ça parce que Marine Le Pen n'a jamais fait semblant de vouloir soutenir les Ukrainiens. Depuis le début ils ont toujours défendu les intérêts de la Russie. Depuis le début ils ont toujours refusé et voté contre les sanctions à l'encontre du régime du Kremlin. Quand j'étais Premier ministre et que j'ai fait voter par le Parlement l'accord bilatéral de soutien entre la France et l'Ukraine le Rassemblement National n'a pas voulu le voter. Donc on le sait qu'elle défend les intérêts de la Russie. On le sait qu'elle veut laisser les Ukrainiens se faire trucider. Ça ne lui pose absolument aucun problème.

22:56
Locuteur

Elle veut laisser les

22:57
Présentateur

Ukrainiens se faire trucider.

22:58
Locuteur

Bien

22:58
Gabriel Attal

sûr. Ça ne lui pose manifestement pas de problème. Je veux dire aujourd'hui vous avez des missiles qui tombent tous les jours qui tombent sur des infrastructures civiles sur des infrastructures énergétiques. Vous avez des enfants qui sont tués par des missiles balistiques et des drones à réaction. Et si les Ukrainiens tiennent c'est parce que l'Europe et notamment parce que la France les soutient. Et donc elle veut les laisser se faire tuer. C'est ça ce qu'elle propose. Et encore une fois c'est pas que les Ukrainiens dont on parle. c'est évidemment des valeurs. C'est évidemment la souveraineté des Etats la liberté. Mais on parle aussi de notre intérêt à nous les Français.

23:24
Locuteur

Marine Le Pen

23:24
Gabriel Attal

vous répondra sur France Info la semaine prochaine.

23:27
Invité

Elle sera l'invité effectivement du 8-30. Merci Gabriel Attal d'avoir été avec nous et merci à vous Agathe.

23:33
Présentateur

Merci.