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ChroniqueUnion Populaire Républicaine· 6 février 2019 16 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Les 5 actus de la semaine n°1

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Chapitres

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    « Les GJ ont manifesté pour la 12e fois ce samedi. La mobilisation placée sous le thème du soutien aux victimes aurait réuni 58 600 personnes à travers tout le pays selon le ministère de l'Intérieur et 290 000 personnes selon le syndicat France Police - Policiers en colère. »
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    « L'exécutif confirme la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires. Et pour atteindre cet objectif, le gouvernement devrait supprimer 15 000 postes par an jusqu'en 2022. »
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    « Les États membres de l'UE auraient perdu environ 824 milliards d'euros en recettes fiscales en 2015 selon une estimation. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

(Générique) Bienvenue à toutes et à tous pour la première revue de presse de l'UPR TV que je vais avoir la chance de présenter avec Alexandra. Bonjour, Alexandra. — Bonjour, Kévin.

Allez, sans plus attendre, passons à la une de la semaine : l'acte XII des Gilets jaunes (GJ). Les GJ ont manifesté pour la 12e fois ce samedi. La mobilisation placée sous le thème du soutien aux victimes aurait réuni 58 600 personnes à travers tout le pays selon le ministère de l'Intérieur et 290 000 personnes selon le syndicat France Police - Policiers en colère.

Encore un samedi froid et pluvieux durant lequel les Français ont osé sortir de chez eux pour se rassembler, manifester dans le calme et discuter de politique, et dans un vrai débat national. Outre la dénonciation des responsabilités de Castaner et Macron dans les violences policières, de nombreux manifestants ont établi un lien avec les mesures antidémocratiques de l'UE. Ajoutons que le 30 janvier dernier, nous avons appris que suite à la décision de la cour d'appel de Paris, l'ex-boxeur GJ Christophe Dettinger est maintenu en détention provisoire dans l'attente de son procès qui aura lieu le 13 février prochain pour l'agression donc de deux gendarmes lors de l'acte VIII des GJ à Paris.

Notons le deux poids, deux mesures dans un contexte d'affaire Benalla et pendant que les policiers responsables des blessures des GJ font l'objet d'une enquête administrative de l'IGPN, les manifestants – eux – sont constamment intimidés par des mesures légales particulièrement dures. Ces différences de traitement ne risquent pas de faire retomber les colères des manifestants. Et pour davantage d'informations sur l'actualité des GJ, n'hésitez surtout pas à aller visionner la vidéo publiée sur ce sujet sur l'UPR TV.

Les lois anti-casseurs, à présent, où le controversé article 2 de la loi anti-casseurs a été adopté par la majorité des députés. Ce texte, examiné en pleine crise des GJ, suscite la controverse jusqu'au sein même de la majorité présidentielle. En effet, l'article (NDLR : 3) permet au préfet de prononcer des interdictions de manifester pour toute personne qui, je cite : « constitue une menace d'une particulière gravité pour l'ordre public », même si elle n'a pas été condamnée.

La France glisse dangereusement dans un monde à la George Orwell. Les lois liberticides qui contreviennent aux principes les plus fondamentaux de notre Constitution sont maquillées en mesures de protection de la sécurité. Le gouvernement ferait mieux de cesser sa complaisance envers les casseurs, en les arrêtant, et de laisser les citoyens manifester, surtout au moment où certains lancent un appel à la grève générale.

Passons à présent à la liste des GJ qui semble dans la tourmente. En effet, Marc Doyer et Hayk Shahinyan ont tous les deux quitté la liste GJ. Car oui, l'un des aspects les plus notables du mouvement des GJ est l'absence de représentants officiels, ce qui n'exclut pas l'existence de porte-paroles temporaires.

C'est un aspect fièrement revendiqué par les participants et qui gêne les classiques manœuvres de récupération du pouvoir. L'échec de la liste Levavasseur qui se dessine, non reconnue par les GJ et suspectée de complaisance à l'égard de Macron, en est un bon exemple. La piste d'un référendum post-grand débat prend de l'épaisseur, car des proches d'Emmanuel Macron assurent dans le « Journal du Dimanche » que le scrutin pourrait avoir lieu en même temps que les européennes.

Certains élus LREM se sont déjà montrés favorables à un référendum sur des questions comme la réduction du nombre de parlementaires ou le vote blanc, par exemple. Il y a quelques jours, Emmanuel Macron lui-même qu'il n'excluait pas un référendum : « Cela fait partie des sujets sur la table ». En plaçant son référendum le jour même des européennes, Macron renforce l'impression de vouloir faire de cette consultation un exercice de campagne électorale.

Les sujets du référendum, qui porteront visiblement sur des réformes institutionnelles populaires, mettront au second plan les débats de fond sur des sujets comme l'euro ou l'UE. Allez, faisons maintenant un point sur l'actualité en France. Au cours d'une rencontre avec des journalistes à l'Élysée, le chef de l'État a confié qu'il ferait désormais « très attention » à « ses petites phrases ».

Sage décision, sauf que juste après, lors d'une critique s'adressant aux chaînes d'information en continu, il a analysé que sur leurs antennes : « Jojo avec un gilet jaune a le même statut qu'un ministre ou un député ». Chassez le naturel, il revient au galop. Encore une marque de mépris d'Emmanuel Macron envers le peuple, dont il est cependant censé défendre les intérêts.

M. Macron devrait démissionner si les Français lui déplaisent autant. Passons à présent aux enregistrements explosifs d'Alexandre Benalla qui ont été révélés par Mediapart.

En effet, une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Craze, violant ainsi le contrôle judiciaire, prouve que les deux hommes ont menti au Sénat. Le premier s'est notamment vanté du soutien d'Emmanuel Macron. La puérilité d'Alexandre Benalla éclate dans ces enregistrements où il se vante d'avoir violé la République à 26 ans.

S'imaginant monarque absolu, le président M. Macron n'écoute que lui et a violé la Constitution à déjà 14 reprises, la 14e étant le traité d'Aix-la-Chapelle. Vous pouvez retrouver la démonstration de l'ensemble de ces violations dans le document disponible sur « upr.fr ».

Le lien est disponible dans la description. Nous allons vous parler de glyphosate maintenant, où Emmanuel Macron renonce à sa promesse d'interdiction pour 2021, en affirmant jeudi dernier que l'objectif de sortie d'ici à 3 ans n'était tout simplement pas faisable. Le chef de l'État a fait un geste en direction de la FNSEA.

L'UE avait pris la décision de prolonger l'autorisation du glyphosate pour 5 ans, mais laissant à l'État la possibilité de l'interdire. Macron ne marche malheureusement pas qu'avec l'UE. Il montre ainsi une nette préférence pour les intérêts des lobbys, au détriment de ceux du peuple.

General Electric lance son plan de restructuration en France. Le site de Belfort, qui avait connu 300 créations de postes depuis son rachat par le groupe américain en 2015, pourrait perdre jusqu'à 170 emplois. Rappelons que lors du rachat en 2015 du pôle énergie Alstom pour 9,7 milliards d'euros, le conglomérat américain s'était engagé à maintenir les emplois pendant au moins 3 ans, et à réaliser 1 000 embauches nettes sur la même période, sous peine de devoir verser une pénalité de 50 000 € par emploi non créé.

La période de 3 ans est maintenant révolue. Nous allons maintenant vous parler des hôpitaux. La satisfaction des patients sera bientôt prise en compte dans la rémunération des médecins.

C'est en tout cas le projet de loi santé qui sera présenté au Conseil des ministres le 13 février prochain. Il prévoit une vaste réforme des modes de financement des hôpitaux pour éviter les actes redondants et accroître la qualité de suivi des patients. Jean-Marc Aubert, directeur de la task force sur ce chantier, a remis mardi dernier ses propositions à Agnès Buzyn.

Ce projet de loi qui nous vient directement des GOPÉ dictées par la Commission européenne dénature profondément l'esprit de la médecine publique française, qui n'a que des obligations de moyens et non de résultats. Le gouvernement ferait mieux de donner aux hôpitaux les capacités financières et humaines d'assurer leur fonction au lieu d'inventer sans cesse de nouvelles mesures d'austérité qui mettent en danger la santé des patients et du personnel soignant. Passons au point sur l'actualité politique.

Le RN connaît une dérive financière sous Marine Le Pen. Un ancien du FN dénonce la gestion du parti par le chef de l'extrême-droite. En 7 ans, la dette a explosé de 785% pour atteindre 24 millions d'euros, alors que la subvention publique grimpait dans le même temps de 1,8 à 5 millions d'euros par an.

Comment faire confiance à Mme Le Pen pour gérer la France si elle ne sait même pas gérer son parti politique ? Elle doit à présent solliciter la compréhension de Macron en cas de problème grave. Cela dit, LREM aura bien besoin de la menace du RN pour les prochaines élections.

Rappelons que l'UPR, elle, est bien gérée et se flatte de n'avoir aucune dette. Un point sur les élections européennes qui vont mettre en avant quelques nouveaux visages. D'ailleurs, un article de France Info du 29 janvier dernier les énumère et constate qu'en revanche, il n'y a toujours pas de tête de liste à LREM.

Par contre, il manque à leur énumération la tête de liste de l'UPR : François Asselineau. Les médias hexagonaux illustrent encore une fois une censure à l'encontre de cet ancien candidat à l'élection présidentielle. France, à présent, où l'austérité gagne du terrain.

En effet, l'exécutif confirme la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires. Et pour atteindre cet objectif, le gouvernement devrait supprimer 15 000 postes par an jusqu'en 2022. Eh oui, Macron et le gouvernement Philippe ne font qu'appliquer les GOPÉ de la Commission européenne, ainsi que l'article 106 du TFUE, qui impose la libéralisation et dont la conséquence directe est la destruction des services publics.

Parlons à présent de nos prisons où, au lendemain du blocage de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, des surveillants pénitentiaires ont bloqué la prison de Fresnes ce 1e février. Là encore, les GOPÉ sont en action. L'administration pénitentiaire est l'une des institutions qui souffrent le plus de ces politiques d'austérité.

Les conditions de travail des personnels se détériorent ici comme dans les autres services publics. Passons maintenant à l'actualité de l'UE. L'UE ouvre ses portes au soja américain.

En effet, Bruxelles est prêt à jouer les arbitres entre Washington et la Chine en autorisant l'importation de soja américain pour la production de biocarburant. C'est un geste commercial qui porte préjudice à l'environnement. Tout comme l'ensemble du projet européiste de libre-échange total et mondialisé, d'ailleurs.

Didier Guillaume, le ministre de l'Agriculture, a révélé que 795 kg de viande avariée polonaise avaient été retrouvés dans 9 entreprises du secteur agroalimentaires en France. 150 kg ont été récupérés. « Les entreprises ont été dupées », a indiqué le ministre.

Nous ne sommes plus à la première crise grave de cet ordre dans le secteur agroalimentaire au sein de l'UE. Deux éléments principaux favorisent ce genre d'événement. D'une part, l'UE est dirigée par la Commission européenne en proie aux lobbys.

D'autre part, l'article 39 du TFUE impose à l'agriculture européenne qu'elle soit toujours plus productive année après année, incitant à tous les excès. La justice européenne donne sa bénédiction au CETA. « Le nouveau système de règlement des différends entre investisseurs privés et États inclus dans l'accord commercial entre l'UE et le Canada est donc compatible avec le droit européen. », a conclu l'avocat général de la CJUE.

Il est probable que ce système de règlement des différends entre investisseurs privés et États conduira à l'impuissance politique des États. La conduite passée de Philip Morris le montre bien. Fidèle à son engagement de rétablir la démocratie en France, l'UPR s'engage à dénoncer le CETA une fois que la France sera sortie de l'UE.

Nous allons vous parler des GAFA, à présent, que constituent Google, Amazon, Facebook et Apple, où l'UE leur demande de lutter contre les fake news avant les élections européennes. « Donc Facebook, Google ou encore Twitter ont tous fait des progrès dans la lutte contre les campagnes de désinformation. Mais ils doivent aller plus loin et plus vite avant mai », prévient la Commission européenne.

Encore un pas de l'UE en direction de la censure. Les critiques à l'encontre de l'UE seront-elles taxées de désinformation ? La mesure semble clairement liberticide et antidémocratique.

L'évasion fiscale coûte des milliards aux pays de l'UE, car bien que le montant de l'évasion fiscale dans l'UE ait diminué de 12 à 16% depuis 2009, ce dernier reste très élevé. En effet, il est estimé que les États membres de l'UE auraient perdu environ 824 milliards d'euros en recettes fiscales en 2015 selon une estimation. Vous avez bien entendu.

Plus de 800 milliards d'euros. Et pendant ce temps, le gouvernement fait des économies dans tous les services publics, au point de laisser de nombreux territoires dans le dénuement. L'austérité n'a rien de nécessaire.

Exigeons le retour à la normale. Grâce à la dénonciation de l'article 63 du TFUE, il serait possible de contrôler et lutter contre les mouvements de capitaux. Point sur l'actualité internationale.

Le Brexit tout d'abord, où les banques croient plus à un report qu'à un no deal. Le risque d'une sortie sans accord du Royaume-Uni de l'UE reste faible mais augmente, tandis que la probabilité d'un report du Brexit, elle, s'accroît, ont estimé les analystes bancaires au lendemain de votes au Parlement qui ont produit des résultats contradictoires. Theresa May, qui avait milité contre le Brexit, va-t-elle trahir à moitié le vote des Britanniques en reportant l'échéance du Brexit aux calendes grecques ?

Italie, à présent, qui entre à nouveau en récession. La péninsule enregistre une baisse de 0,2% de son PIB au 4e trimestre 2018. Deux trimestres consécutifs de repli font ressurgir le spectre de la crise économique.

Comme les analyses de l'UPR l'ont maintes fois souligné, comme l'ont démontré de nombreux prix Nobel d'économie, l'euro est une monnaie profondément irrationnelle : trop forte pour les pays du Sud dont la France, trop faible pour l'Allemagne. L'ouvrage « la Tragédie de l'euro », qui a été élu livre d'économie de l'année aux États-Unis, vient encore de le rappeler. États-Unis maintenant, où Trump cède sur son mur pour mettre un terme au shutdown.

Car oui, sous le poids d'une avalanche de témoignages poignants, d'une fracture grandissante et d'une immense pression politique, Donald Trump a finalement renoncé pour un temps au financement de son mur à la frontière mexicaine afin de sortir du shutdown le plus long de l'histoire des États-Unis. Venezuela : les députés du Parlement européen ont adopté jeudi dernier une résolution qui reconnaît Juan Guaido comme président par intérim légitime du Venezuela. Ils ont demandé à tous les États européens de faire de même.

Nicolas Maduro a été réélu président du Venezuela à une très large majorité, bien qu'avec une participation historiquement basse, à l'issue d'une élection à laquelle de nombreux observateurs internationaux n'ont rien trouvé à redire. Mais les néoconservateurs américains ont décidé de le chasser du pouvoir. Et bien évidemment, Bruxelles s'aligne, alors que l'UE est pourtant mal placée pour donner des leçons de démocratie.

Vous pourrez également retrouver sur notre chaîne UPR TV une allocution extrêmement intéressante dédiée à la situation au Venezuela. Et voilà pour cette première édition de la revue de presse. Nous espérons qu'elle vous aura pleinement satisfaits.

Nous serons bien évidemment attentifs à vos retours. N'hésitez pas à la poucer, commenter ou partager si elle vous a plu. Et nous vous donnons rendez-vous la semaine prochaine pour la nouvelle édition. (Générique)