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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 29 janvier 2025 31 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseImmigration & asileInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Jean-Philippe Tanguy : "Le rôle du RN est central à l'Assemblée nationale !" (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 55 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:09OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il faut se préparer à toute éventualité, notamment celle d'un conflit armé sur notre sol avec la Russie ?

  • 1:40RelanceRéponse partielle

    Est-ce qu'aujourd'hui, nous sommes plus vulnérables avec l'élection de Donald Trump ? Avec la possibilité d'un désengagement des États-Unis ?

  • 2:46OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'aujourd'hui, plus que jamais, on a besoin de l'Europe pour assurer notre défense ?

  • 4:46OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes en train de nous dire que ce qui nous protège finalement, c'est juste la bombe nucléaire, que la France est en capacité, juste parce qu'elle a cette arme-là, d'être dans une forme d'indépendance et qu'elle sera en capacité de se défendre ?

  • 5:55OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça vous fait sourire la tournure que prennent les événements ? Vous qui étiez hors jeu, vous allez peut-être devenir central si les socialistes votent finalement la censure.

  • 7:03OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous mettez ça dans la balance pour ne pas censurer le gouvernement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:23Invité politiqueFait
    « Oui, mais on paie aujourd'hui 50 ans de désarmement. »
  • 0:32Invité politiqueFait
    « On a une loi de programmation militaire qui est difficilement remplie. »
  • 0:55Invité politiqueFait
    « qui ont désarmé unilatéralement la France. »
  • 1:01Invité politiqueFait
    « On a toujours l'armée nucléaire quand même, on n'est pas désarmée. »
  • 1:10Invité politiqueFait
    « considérant que ça ne servait à rien, et qu'on avait le parapluie nucléaire américain. »
  • 1:14Invité politiqueFait
    « Donc les Français, malheureusement, par deux fois ont confié les rênes de la nation à cet individu. »
  • 1:48Invité politiqueFait
    « Mais c'était déjà le cas sous le premier mandat Trump. »
  • 1:54Invité politiqueFait
    « On a continué l'intégration dans l'OTAN. »
  • 2:54Invité politiqueFait
    « La France, pour assurer sa défense, comme l'a voulu le général de Gaulle, ne peut compter en premier lieu que sur la France. »
  • 4:30Invité politiqueFait
    « Contrairement au Royaume-Uni, qui lui a fait le choix d'avoir une bombe liée aux intérêts américains, la France a fait le choix de la totale indépendance. »
  • 5:11Invité politiqueFait
    « Mais c'est le principe de la dissuasion nucléaire. »
  • 7:25Invité politiqueFait
    « Nous sommes le premier groupe de l'Assemblée nationale. »
  • 8:41Invité politiqueChiffre
    « Il y a 1 500 milliards de dépenses publiques et vous me dites que 400 millions c'est beaucoup. »
  • 12:09Invité politiqueFait
    « les préfets, quand M. Valls leur donnait l'ordre de régulariser massivement des étrangers en situation clandestine, ils le faisaient. »
  • 19:50Invité politiqueChiffre
    « En France, c'est 0,5% de la population qui arrive. »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy39 %
  • Présentateur18 %
  • Invité17 %
  • Invité 28 %
  • Invité 37 %
  • Intervenant5 %
  • Invité 43 %

4,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

On va accueillir Jean-Philippe Tanguy, bonsoir. Vous êtes député Rassemblement National de la Somme. On va évoquer dans un instant le budget, la menace de censure, les mots de François Bayrou pour parler immigration. Mais d'abord, j'aimerais avoir votre regard sur la menace russe. Est-ce qu'il faut se préparer à toute éventualité, notamment celle d'un conflit armé sur notre sol avec la Russie ?

0:21
Jean-Philippe Tanguy

Non mais, que vous dire ? Oui, mais on paie aujourd'hui 50 ans de désarmement. Et les années qui ont passé récemment n'ont rien changé. On a une loi de programmation militaire qui est difficilement remplie. Nos partenaires européens ont fait le choix de l'armée américaine.

0:39
Invité

Une loi de programmation militaire qui a augmenté de 50% pour l'actuelle programmation. Oui, que nous avons voté. Plus 50%, c'est considérable.

0:48
Jean-Philippe Tanguy

Oui, c'est considérable, mais nous ne sommes pas responsables des choix qui ont été faits auparavant, qui sont des choix de personnes qui aujourd'hui sont retournées au pouvoir, qui font des leçons au monde entier, qui ont désarmé unilatéralement la France. Et l'intégration... On a toujours l'armée nucléaire quand même, on n'est pas désarmée. Oui, je vous fais remarquer qu'Emmanuel Macron faisait partie des rares Zulu Berlus, quand il était à la Commission Italie, à vouloir désarmer la France de la bombe atomique, considérant que ça ne servait à rien, et qu'on avait le parapluie nucléaire américain.

Donc les Français, malheureusement, par deux fois ont confié les rênes de la nation à cet individu. Et sur le reste, notre intégration dans l'OTAN a marqué la fin d'une certaine vision de l'armée française indépendante, tel que le général de Gaulle l'avait voulu. Et on est pris en l'état de la défense américaine. Et voilà, aujourd'hui, tout le panique avec Trump. Mais ceux qui aujourd'hui critiquent Trump... Vous m'exprimez quand même mon raisonnement. Tous ceux qui critiquent Trump se sont mis dans les mains de l'armée américaine depuis 50 ans. Donc c'est quand même pathétique.

1:40
Présentateur

Est-ce qu'aujourd'hui, pardonnez-moi, nous sommes plus vulnérables avec l'élection de Donald Trump ? Mais non, mais... Avec la possibilité d'un désengagement des États-Unis ?

1:48
Jean-Philippe Tanguy

Mais c'était déjà le cas sous le premier mandat Trump. Est-ce qu'ils en ont tiré des conséquences ? Non. On a continué l'intégration dans l'OTAN. On continue à nous raconter des balivernes sur le fait que les États-Unis défendent d'autres intérêts que les leurs. Des États européens, ce que personne ne dit au moment des élections européennes en France, ont de l'armée américaine sur leur territoire, sur des situations de protectorat, et n'en ont jamais tiré la moindre conséquence, que ce soit l'Allemagne ou l'Italie, qui ont largement les moyens d'entretenir leur propre armée s'ils le voulaient. Et ils ont fait le choix du parapluie américain.

Il n'y a que les Français qui pensent que les Allemands veulent une défense européenne. Les Allemands sont sous orbite américaine. Les Italiens sont sous orbite américaine. Les Polonais, malgré les dizaines de milliards d'euros que la France, via l'Union européenne, leur a attribués depuis 20 ans, sont sous orbite américaine.

2:36
Présentateur

Mais justement, le ministre des Affaires étrangères dit qu'on doit profiter de l'arrivée au pouvoir de Donald Trump et d'un possible désengagement des États-Unis pour qu'il y ait un réveil européen. Est-ce qu'aujourd'hui, plus que jamais, on a besoin de l'Europe pour assurer notre défense ?

2:54
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais la France, pour assurer sa défense, comme l'a voulu le général de Gaulle, ne peut compter en premier lieu que sur la France. Et c'est tout. Le reste, c'est du paratin. L'année dernière, on a fêté les 70 ans du refus de la CET.

3:06
Invité

Je veux bien qu'on arrête là le paratin parce que j'ai jamais entendu des inepties pareilles en termes militaires. Pardon de vous interrompre, mais là, il faut arrêter. Mais je m'en fiche de votre avis. Vous vous contredisez toutes les deux secondes. Vous dites d'un côté, il faut garder l'armée nucléaire, et puis de l'autre, vous expliquez qu'il faut sortir de l'OTAN. Vous savez quelle est la seule chose qui protège la France aujourd'hui ? C'est d'être dans une coalition internationale.

Vous croyez qu'on se servirait d'une arme nucléaire si demain la Russie, par exemple, essayait d'agresser un des Pays-Balques, comme elle l'a annoncé, en estimant qu'elle devait défendre une de ses minorités ? Vous croyez qu'on sortirait une arme nucléaire ? Qu'on créerait un suicide collectif international en attaquant avec une arme nucléaire ? Je dis juste que vous n'avez aucune connaissance militaire, et ce que vous annoncez est totalement contradictoire. C'est assez choquant de vous entendre sur le sujet. Je pensais que vous aviez un début de programme au Rassemblement National, et je me rends compte qu'en fait,

3:59
Jean-Philippe Tanguy

en termes de bavardage, je pense que vous devriez vous arrêter là. qui, de toute façon, sont toujours dans le relais des intérêts otaniens, qui nous ont mis dans cette situation. Ce sont les mêmes qui, en 1954, voulaient contraindre la France à intégrer la communauté européenne de défense. Heureusement que les gaullistes avec Général De Gaulle et Mendès France ont fait échec à cette tentative désespérée. Ce sont les mêmes quand le Général De Gaulle, pour le coup, a voulu l'indépendance totale de la France sur la bombe atomique. Contrairement au Royaume-Uni, qui lui a fait le choix d'avoir une bombe liée aux intérêts américains, la France a fait le choix de la totale indépendance.

Tous ceux qui nous ont succédés nous ont mis dans une illusion de parafus américains. Et maintenant, on pleure sur Donald Trump pour la deuxième fois.

4:46
Intervenant

Monsieur Tanguy, est-ce que vous êtes en train de nous dire que ce qui nous protège finalement, c'est juste la bombe nucléaire, que la France est en capacité, juste parce qu'elle a cette arme-là, d'être dans une forme d'indépendance et qu'elle sera en capacité de se défendre ? Est-ce que vous vous rendez compte que si... Je pose une question à monsieur Tanguy. Mais c'est la doctrine française, madame. Vous vous rendez bien compte que si on utilise cette arme, c'est terminé. Il en est terminé.

5:08
Jean-Philippe Tanguy

Mais c'est le principe de la dissuasion nucléaire. Mais en France, on a des gens qui l'ont dit. Par ailleurs, heureusement, la France, avec le Royaume-Uni, a gardé un semblant d'armée de projection. Mais nous sommes considérablement affaiblis. Donc c'est la doctrine française. Donc moi, effectivement, nous on ne s'est jamais mis dans les mains des Américains. Ce qui critique Donald Trump, je le dis pour la deuxième fois, parce qu'au premier mandat, excusez-moi, j'ai de la mémoire. Donc on avait les mêmes pleurnicheurs, les mêmes lamentations. Monsieur Trump est venu à plusieurs sommets de l'OTAN expliquer que les Européens devaient payer pour leur défense.

Ils n'en ont tiré aucune conséquence. On a compris votre position. Donc excusez-moi, je ne participerai pas. On va le répéter en bout. Je ne participerai pas au bal des faux-culs et des hypocrites. On a compris votre position. Ce qui consiste à dire que la protection américaine est valable quand c'est les démocrates et qu'elle est scandaleuse, quand c'est un républicain, elle est scandaleuse tout le temps.

5:53
Présentateur

Je vais remercier Guillaume Ancel et Ulysse Gosset. Merci beaucoup à tous les deux d'avoir été ce soir sur ce plateau. Parce que j'aimerais à présent qu'on revienne aux négociations autour du budget, si vous le voulez bien. Négociations suspendues par le Parti socialiste. Ils étaient attendus ce soir au ministère de l'économie. Ils ont décidé de ne pas y aller en cause les propos de François Bayrou sur l'immigration. Le Premier ministre qui a parlé d'un sentiment de submersion migratoire. Ce qui a donné lieu, vous allez l'écouter cet après-midi, à une vive base d'armes à l'Assemblée nationale entre François Bayrou et le président du groupe socialiste, Boris Vallaud.

6:25
Invité

Le mot de submersion est celui qui est le plus adapté. Ce ne sont pas les mots, monsieur le président Vallaud, qui sont choquants. C'est les réalités. L'immigration n'est pas la cause des problèmes de la France. Ce sont les problèmes de la France qui sont la cause de ceux que l'immigration est désormais une impasse. Parce qu'il n'y a pas d'intégration comme nous le voulons. Je ne peux être moins que consterné, submergé par la consternation de votre réponse. Si vous gouvernez avec les préjugés de l'extrême droite, nous finirons gouvernés par l'extrême droite et vous en aurez été le complice.

7:03
Présentateur

Est-ce que ça vous fait sourire la tournure que prennent les événements ? Vous qui étiez hors jeu, vous allez peut-être devenir central si les socialistes votent finalement la censure.

7:13
Jean-Philippe Tanguy

On n'a jamais été hors jeu. On a été reçu par l'ensemble, la quasi-totalité des ministères régaliens pour discuter des sujets de la France, il a encore été reçu.

7:20
Présentateur

Vous n'étiez plus l'arbitre comme à l'époque.

7:21
Jean-Philippe Tanguy

Non mais ce n'est pas vrai ça. Si vous voulez ça, ce sont des récits qui sont faits ici ou là. C'est totalement faux. Nous sommes le premier groupe de l'Assemblée nationale. On n'a jamais été hors jeu. Parce que les socialistes s'inventent une vie qu'on est obligé de la relayer matin, midi et soir et s'imaginer des choses qui n'existent pas. Les négociations, elles n'existent pas avec les socialistes ? En tout cas, ils n'avaient rien obtenu d'important. Donc là, comme ils n'ont rien obtenu d'important, et qu'ils se retrouvent... Et qu'ils sont 400 millions à peu près ?

7:45
Invité

400 millions, 4 000 profs d'enseignants, tout ça coûte un peu cher quand même. Les 4 000 postes de profs, la remise en cause de la loi retraite votée en 2023. Quelle remise en cause ? Elle est quand même remise en cause puisqu'il y a trois mois de négociations. D'accord, si à la fin il se passe quelque chose... Peut-être qu'il ne se passera rien à la fin, mais ça s'appelle quand même une remise en cause. Vous vous êtes toujours... C'est rien, c'est rien, c'est rien, c'est rien. Vous avez une espèce de dédain à dire c'est rien, c'est rien, c'est rien. Mais parce que c'est rien... Mais vous vous rendez compte quand vous parlez depuis que vous êtes arrivé sur le plateau-là ?

8:12
Jean-Philippe Tanguy

Mais je parle comme je veux. Je ne suis pas là pour faire l'espèce de relais de la communication officielle de ce gouvernement.

8:19
Invité

Vous n'acceptez même pas de débattes. Non mais il y a 1 500 milliards. Vous avez envoyé sur les plates le responsable militaire, mais alors vous m'envoyez sur les plates pour dire que c'est rien.

8:25
Jean-Philippe Tanguy

Mais parce que je ne vais pas me laisser intimider par une personne qui n'est d'ailleurs plus là, qui expliquait qu'il n'y avait que l'autre qui avait les choses. Ok, M. Tanguy, on a compris, vous préférez parler seul. 400 millions d'euros, vous me dites que c'est fort, d'accord ? Il y a combien de dépenses publiques ? Il y a 1 500 milliards de dépenses publiques et vous me dites que 400 millions c'est beaucoup. 400 millions qui par ailleurs sont des promesses de papier. Donc vous considérez que c'est beaucoup, nous on considère que c'est rien.

Et d'ailleurs si les socialistes sont capables de rompre les négociations avec le Premier ministre parce qu'il y a un mot qui leur a des plus moqués soutenus par la majorité de Français, c'est que tout ça est complètement bien.

8:57
Invité

On a censuré tout un gouvernement sans raison particulière. L'indexation c'était combien ? Finalement c'est la même chose. Oui mais l'indexation, on a bien vu que ça n'était que des prétextes. 4 milliards, c'est 10 fois plus que ce que dit M. Tanguy. On a quand même compris que quand vous avez censuré le gouvernement Barnier, en réalité c'était pour des prétextes et pas pour des vraies raisons de fond. Donc vous avez fait preuve d'au moins autant de légèreté que les socialistes. Ce qui est vrai c'est que... Le jour où il sera à la retraite, on verra si la désindexation ça ne vous intéresse pas. Ce qui est vrai c'est qu'on voit bien qu'il y a des postures de la part du parti socialiste.

Et là où c'est quand même un événement assez important que Bayrou se décroche des socialistes, que finalement il n'arrive peut-être pas à les accrocher à son budget sur...

9:42
Présentateur

En l'occurrence ce sont les socialistes qui se décrochent.

9:44
Invité

Oui mais peu importe. C'est-à-dire que pour un mauvais mot, pour un mot malheureux à leurs yeux... C'est pas malheureux. En l'occurrence il a parlé de sentiments... C'est une faute politique. De sentiments de submersion. De sentiments de submersion. Oui mais ce serait bien qu'on sorte des postures. Il a beaucoup lâché à la gauche et c'est ce qui le fait échapper à l'emprise du RN. C'est-à-dire que si les socialistes votent son budget, il n'est plus... Et s'ils ne votent pas à la censure, il n'est plus sous la menace du RN. Donc il leur a quand même beaucoup lâché pour ça. Je vous renvoie aux interviews de M.

Lombard, le ministre de l'économie, qui acte vraiment l'ankylose socialiste de la France et qui considère qu'il n'y a aucun remède à ça. Et là, sur ce terme, qui à mon sens n'est pas scandaleux, mais peut-être qu'on va en débattre, il est en train de perdre des socialistes. Donc c'est quand même intéressant et ça n'est pas rien.

10:35
Présentateur

Avant de vous entendre, Nora, sur ce sujet, Jean-Philippe Tanguy, voilà ce qu'a dit Boris Vallaud à François Bayrou. Si vous gouvernez avec les préjugés de l'extrême droite, nous finirons gouvernés par l'extrême droite. Est-ce que vous avez l'impression d'avoir remporté une victoire idéologique quand vous entendez François Bayrou parler à son tour de submersion, comme vous le faites depuis des années ?

10:52
Jean-Philippe Tanguy

Oui, mais cette victoire, elle était déjà remportée depuis longtemps. Les gouvernements précédents utilisent nos mots depuis bien longtemps. Mais comme l'a dit Marine Le Pen ce matin, les mots ne suffisent pas. Il n'y a pas d'actes qui suivent. Donc c'est sûr qu'il vous donnez raison. Il y a des actes.

11:04
Présentateur

Bruno Retailleau a adressé une circulaire au préfet pour durcir les règles de régularisation, pour revenir sur la circulaire Valls. Il y a des actes qui sont là ?

11:12
Jean-Philippe Tanguy

Non, parce que si vous voulez, c'est toujours une circulaire de régularisation. Il n'y a pas à régulariser des personnes qui sont entrées sur le territoire de manière illégale.

11:19
Présentateur

Alors c'était laisser au préfet la possibilité, en fonction de certaines situations, de régulariser, notamment pour les jeunes de plus de 18 ans qui ont été scolarisés en France, avoir cette possibilité-là de pouvoir les régulariser à leur majorité, aussi pour les femmes victimes de violences conjugales, pour un certain nombre de cas précis qui ne sont pas prévus par la loi. Et la circulaire Valls permettait effectivement cette régularisation sur des cas bien précis.

11:40
Jean-Philippe Tanguy

Oui, c'était surtout une régularisation des travailleurs, ceux qui travaillent aux blagues depuis des années. Et donc c'était une récompense à la fois aux patrons voyous et aux personnes qui sont entrées de manière illégale sur le territoire. Vous pouvez toujours naturaliser des gens qui sont dans une situation de détresse particulière.

11:55
Présentateur

Donc vous ne faites pas confiance aux préfets pour juger d'une situation...

11:59
Jean-Philippe Tanguy

Oui, madame, mais en fait, je ne me défausse pas sur les préfets. Donc en fait, quand on dit que c'est les préfets, les préfets, ils obéissent au gouvernement de manière stricte et directe. Donc les préfets, quand M. Valls leur donnait l'ordre de régulariser massivement des étrangers en situation clandestine, ils le faisaient. Et M. Rotaillot, certes, revient à une situation antérieure. Mais par exemple, il ne veut pas, ou en tout cas il a renoncé, à rétablir le délit de séjour illégal.

Ça veut dire concrètement qu'en fait, les clandestins, les étrangers qui sont en situation irrégulière en France, qui sont rentrés de manière illégale sur notre territoire ou qui s'y maintiennent de manière illégale, depuis François Hollande, ce n'est plus considéré comme un délit. Évidemment, tant qu'on ne reconnaîtra pas et qu'on ne rétablira pas ce délit de séjour irrégulier qui a toujours existé jusqu'au mandat de François Hollande...

12:40
Présentateur

Est-ce que vous mettez ça dans la balance pour ne pas censurer le gouvernement ?

12:42
Jean-Philippe Tanguy

On l'a toujours mis dans la balance. Et qui ne changeait rien au schmilblick ? Si, il y avait moins de régularisation, il y avait moins de clandestins. On a des records.

12:48
Invité

Le RN et le FN dénonçaient quand même... Oui, vous aussi, à une époque. Mais non, mais moi, j'ai dit que ce n'était pas scandaleux, mais le RN et le FN dénonçaient quand même l'immigration de masse, bien que ce délit existât. Donc, ça ne change pas grand-chose, ce délit de séjour irrégulier. Ce n'est pas l'alpha et l'oméga de la politique sur l'immigration.

13:09
Jean-Philippe Tanguy

J'imagine que vous dénoncez le cambriolage. Je pense que... Est-ce que la loi empêche les cambriolages ?

13:13
Invité

Non, mais d'accord, mais c'est pas... C'est la chose qui n'a rien à voir. Oui, mais c'est un peu l'écume des choses. Regardez, par exemple, vous voyez bien que le sujet... Qu'un clandestin illégal, il y a un problème. Le sujet, c'est par exemple les fameux laissés-passer consulaires et l'exécution des OQTF. C'est un vrai sujet. Vous avez vu que Trump, de ce point de vue-là, nous a quand même donné une leçon en matière de laissés-passer consulaires, puisqu'il a obtenu, en un bras de fer d'à peine deux heures, avec le président colombien, il a obtenu que la Colombie reprenne ses ressortissances que nous n'arrivons pas, nous, à obtenir.

Ça, c'est des vrais sujets, plus que la question du délit de séjour irrégulier.

13:50
Jean-Philippe Tanguy

Il faut s'inspirer de Donald Trump ? Mais non, mais... C'est pas le sujet de s'inspirer de Donald Trump ou je ne sais quel dirigeant étranger. La France, si elle le veut, a les moyens d'obtenir l'application du droit international, à savoir qu'un pays doit reprendre ses ressortissances. C'est le droit international. Mais c'est parce qu'il n'y a pas vraiment de doctrine pour renvoyer les étrangers en situation illégale, ou les autotèques en France. C'est-à-dire qu'en France, on considère que l'immigration est la bienvenue, qu'on a besoin d'immigration. C'est pas vraiment le cas, M. Tanguy. J'ai dit soir, j'ai dit, toute la journée, par les associations européennes, quels chiffres ?

14:26
Intervenant

Parler des faits. On est à 8% de population immigrée. Depuis 50 ans, ça a pris 2 ans. Factuellement, on n'a pas de submersion migratoire. Il n'y a pas de doctrine pour accueillir. C'est pas vrai. On le voit, ne serait-ce qu'avec la position de M. Retailleau. Ce que M. Valls avait aussi mis en œuvre à l'époque où il était ministre de l'Intérieur pour les régularisations, on n'était pas ouvert. On n'a pas fait face à des grandes vagues de régularisations comme on a pu en voir il y a une trentaine d'années.

14:53
Présentateur

Alors justement, j'aimerais qu'on s'arrête avec Raphaël Grabli. Non mais j'aimerais qu'on s'arrête avec Raphaël Grabli sur la réalité.

14:59
Jean-Philippe Tanguy

Il faut vraiment le voir avant de parler pour qu'il n'y a pas d'augmentation de l'immigration dans le monde.

15:02
Présentateur

Alors justement, les chiffres à l'appui et la réalité, est-ce que cette vague d'immigration, Raphaël, est réelle ?

15:08
Invité

Si on regarde ce long terme, j'ai regardé sur le site de l'INSEE, Jean-Philippe Tanguy, ce que représente concrètement l'immigration dans la population française, c'est 10,7% de la population française qui est immigrée. C'est environ 7 millions de personnes. Mais effectivement, ce qui est intéressant, c'est la tendance là-dessus. Les statistiques, elles sont assez éloquentes. Il n'y a pas de vagues. Il y a une très longue tendance à la hausse. Notamment d'ailleurs depuis les années 2000. Ça a beaucoup stagné dans les années 90. Pour vous dire, en 1990 ou 1999, jusqu'à 1999, on était à un peu plus de 7% de la population française. En 2010, on était à 8,5%.

Et donc en 2019, on est à 10% de la population française. Vous voyez, Jean-Philippe Tanguy, ça s'affiche à l'écran. Ça commence en 1920. Donc on remonte assez loin. Mais vous voyez que c'est une croissance qui est lente, qui stagne pendant 10 ans et qui remonte effectivement. C'est vrai depuis les années 2000. Ce qu'il faut dire aussi, c'est ce qu'on parait avec les autres pays, c'est qu'on est à peu près à un peu moins de 11%. C'est moins. On est plutôt sur la fourchette base des grands pays industrialisés, enfin des pays de l'OCDE en tout cas. C'est plus 15 ou 20% aux Etats-Unis ou en Allemagne.

16:16
Présentateur

Ça, c'est l'ensemble de l'immigration, mais il y a aussi le cas de l'immigration illégale.

16:19
Invité

Oui, alors je ne sais pas si vous avez regardé aussi ce document, Jean-Philippe Tanguy, le rapport de Frontex qui vient de paraître il y a quelques jours, janvier 2025, et qui mesure justement les passages illégaux aux frontières de l'Union européenne. 2024, 239 000 entrées illégales dans l'Union européenne. On est quasiment à moins 40%, moins 38%, très exactement sur un an. On est au plus bas de 2021. Je ne sais pas si vous connaissez la cause de cette chute, Jean-Philippe Tanguy, mais j'imagine que vous la connaissez bien.

16:44
Jean-Philippe Tanguy

Le changement de politique de Mélanie, de l'Allemagne, de l'Autriche.

16:48
Invité

Alors oui, de l'Union européenne de façon générale, effectivement. Notamment des accords, alors c'est au niveau européen, donc ça inclut l'Union européenne dans son ensemble, avec l'Italie, avec Mme Mélanie, vous avez raison. Notamment en demandant à des pays où passent beaucoup de migrants, notamment d'Afrique subsaharienne, notamment la Tunisie et la Libye, en échange de centaines de millions d'euros, de gérer les migrants. Mais ça a donné aussi des images de centaines de milliers de migrants qui sont abandonnés dans le désert et avec des dizaines, voire des centaines de morts par les autorités tunisiennes qui sont accusées de tuer, parfois de violer aussi des migrants.

Je voulais savoir, est-ce que c'est la solution pour vous ? Est-ce que vous avez une autre solution que celle-là ?

17:29
Jean-Philippe Tanguy

Quelle solution ?

17:30
Invité

D'abandonner les migrants, soit dans le désert, soit de confier cette gestion aux pays tiers, c'est-à-dire la Tunisie, la Libye, comme vous le disiez, à l'initiative de Mme Mélanie, mais de l'Union européenne aussi, ou de les accueillir ailleurs, ou une autre solution. Mais j'essaie de comprendre la solution que vous pourriez avoir à ce...

17:48
Jean-Philippe Tanguy

La Tunisie, la Libye, dans les limites de cet État, qui malheureusement a été détruit par une invasion il y a 12 ans, et ce sont des États souverains. Donc s'il y a des accusations à porter devant la justice internationale, il faut qu'elles soient portées devant la justice internationale. La France ne peut pas juste soutenir à ça. La Tunisie est un pays souverain, c'est un pays indépendant. Mais à qui on donne des centaines de millions ? S'il y a des crimes contre l'humanité qui sont commis,

18:17
Invité

on ne peut pas juste... Non, ce n'est pas des accusations, il y a les images.

18:21
Jean-Philippe Tanguy

Si on n'a mais de crimes contre l'humanité...

18:22
Invité

Il y en a, mais bien sûr, mais on sait qu'il y en a. En Libye, en Tunisie, d'un crime contre l'humanité. En Libye, on sait qu'il y en a. Vous irrez attaquer la Tunisie, les armes et les armes et les armes et les armes et les armes et les armes.

18:32
Jean-Philippe Tanguy

Et au lieu de se donner des preuves d'humanité sur les plateaux, en permanence...

18:37
Présentateur

Attendez, vous niez, Jean-Philippe Tanguy, vous niez ces images ? Vous dites qu'il n'y a aucun problème avec la Libye dans la gestion des migrants ?

18:43
Jean-Philippe Tanguy

Je ne nie pas ces images. La traite d'êtres humains à travers le Sahara n'a pas commencé avec les accords entre Mme Mélanie, la Libye et la Tunisie. Elle existait avant.

18:52
Présentateur

Est-ce que c'est le prix à payer ?

18:53
Jean-Philippe Tanguy

Elle existera avant ce n'est pas le prix à payer, Madame. Cette traite existe dans les deux sens. Elle existe sans doute dans le sens des retours, elle existe dans le sens des allées. Vous ne vous intéressez qu'au retour. Il n'y aurait pas de retour s'il n'y avait pas d'allées, Madame.

19:05
Intervenant

Elle existe dans les deux sens, M. Tanguy, ça a été documenté. Elle existe dans les deux sens. C'est ce que je viens de dire.

19:09
Jean-Philippe Tanguy

On s'intéresse aux deux sens. Non, vous n'êtes intéressé qu'à un seul sens. C'est moi qui ai parlé des deux sens. Donc si l'Europe, les pays de l'Union Européenne, n'avaient pas une politique revendiquée d'accueil de l'immigration, tous les commissaires européens disent que l'immigration est un choix des politiques européennes, qu'il faut compenser la baisse de la natalité européenne par l'immigration.

19:31
Intervenant

Les commissaires européens disent depuis des années qu'il faut contrôler cela. Non, les commissaires européens disent qu'il fallait un contrôle. Donc vous ne pouvez pas dire que les commissaires européens sont dans l'ouverture, M. Tanguy.

19:43
Jean-Philippe Tanguy

Par contre, le commissaire grec dont vous parlez avait théorisé et mis en œuvre une politique migratoire massive pour compenser la baisse de la natalité européenne. En France, c'est 0,5% de la population qui arrive. Mais c'est considérable, 0,5%. Oui, non, mais ce n'est pas pour juger, je donne les chiffres. C'est considérable par ailleurs. Vous avez donné des chiffres tout à l'heure de l'INSEE. Déjà depuis les années 70, c'est quand même 2 millions d'étrangers en plus. Donc il faut aussi raisonner en valeur absolue. Non, mais il y a une politique de régularisation qui n'est pas interrompue. Oui, mais il faut raisonner en valeur relative aussi. La population générale croit aussi.

Le pourcentage de la population, c'est 8%. Non, justement, ça n'a pas forcément de sens en démographie de raisonner en population relative. Mais au-delà de ça, la France a le droit du sol. Donc vous avez les descendants d'immigrés qui sont français sans qu'ils en fassent forcément une démarche d'assimilation et une volonté de s'intégrer. Et vous avez des régularisations massives qui fait qu'effectivement, les gouvernements arrivent à stabiliser des chiffres pipeaux alors qu'il y a massivement... Non, ils sont dans ces chiffres, les immigrés régularisés. Non, ils ne sont pas dans ces chiffres. Dans les naturalisés. Ils sont dans une autre catégorie que vous n'avez pas donnée.

20:43
Présentateur

Bruno, un dernier mot sur ce sujet. Est-ce que ce mot de submersion qui a été employé par François Bayrou pourrait lui coûter cher ? Parce qu'on voit que même dans son propre camp, il y a Elbrune Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale, a dit qu'elle n'était pas du tout à l'aise avec ce terme. Et désormais, ça vient perturber les négociations avec les socialistes. Est-ce qu'ils sont dans le bluff, les socialistes ? Ou est-ce que cette phrase, réellement, elle pourrait amener la gauche à voter la censure ?

21:07
Invité

Alors, un, je partage l'avis de Charles. Oui, c'est un mot, sans doute, peut-être un tournant. On verra si François Bayrou le paie. Il avait parlé de... Ce n'était pas la bonne proportion, avait-il utilisé dans son discours de politique générale. Je pense que... On ne va pas rentrer à nouveau dans la bataille de chiffres, mais dans l'esprit de François Bayrou, il constate une augmentation. Alors, peut-être qu'il ne faut pas parler de submersion, j'en sais rien, mais peu importe. Les faits sont têtus. Mais il dit le sentiment de submersion. Oui, il y a une très forte augmentation de l'immigration en France depuis les années 2000.

Et il parle d'un sentiment, parce que ce n'est pas un sentiment qui est présent sur le territoire de la même manière. Il y a des endroits de France qui échappent à l'immigration en France. Il y a des endroits de France où c'est très fort. Donc, je pense que François Bayrou, il a repris après à plusieurs reprises le mot. Peut-être a-t-il le sentiment que la discussion avec les socialistes devient difficile, parce qu'ils en demandent tant et plus. Et que du coup, il a voulu temporiser un moment clé. Est-ce que les socialistes jouent le bluff ? Je ne sais pas.

22:12
Présentateur

C'est ce que dit Jean-Luc Mélenchon. On va voir sa réaction. Le leader insoumis qui dit « Fin de la gesticulation du PS, la gauche qui négocie. Les rencontres secrètes avec Bayrou sont annulées publiquement. Quelle comédie ! Sans boussole et sans capitaine, le vaisseau fantôme ! »

22:25
Invité

Olivier Faure est incontestablement tiraillé entre une partie qui veut la censure et une partie qui ne veut pas de la censure. Mais comme le sont ses électeurs. Les électeurs socialistes sont ceux qui sont aujourd'hui très divisés sur cette question. Les électeurs de Jean-Luc Mélenchon comme ceux de Marine Le Pen. Ils ont une mauvaise opinion de François Bayrou pour 90% et veulent la censure. Donc la question est réglée dans ces deux formations politiques, même si Marine Le Pen ne l'a pas encore exprimée elle-même. Mais pour les socialistes, quand vous avez 6 à 7 électeurs sur 10 qui pensent qu'il ne faut pas censurer, beaucoup de députés se posent la question.

Et il y a un débat assez tendu en réalité autour de l'IFF. – Mais la question n'est pas tranchée, elle ne sera pas avant…

23:05
Intervenant

– Mais c'est la limite du « en même temps ». On voit que François Bayrou essaye de mettre en œuvre cette coalition d'un éventuel bloc central qui en fait ne tient pas la route. – C'est une société politique qui est très compliquée. – Oui, mais bien sûr, bien sûr. Mais en l'État, là c'est une faute politique de reprendre des termes qui sont ceux utilisés. – On ne fera pas la faute politique. – Ben si, clairement, c'est une faute politique. Et là, est-ce qu'il va être en capacité de tenir dans une forme de jonglage périlleux ? – On ne peut pas accuser François Bayrou d'avoir beaucoup joué avec les mots du Rassemblement National.

– On verra, c'est comme la position sur la main de Jean-Marie Le Pen. Il a fait quand même des tweets qui sont pour le coup pas très clairs. – On verra si ce sont pour le coup pas très clairs.

23:39
Présentateur

– On verra les socialistes, en tout cas, les choses vont se jouer cette semaine, semaine cruciale, puisque jeudi, il y a donc la commission mixte paritaire avec ses 7 députés, 7 sénateurs qui vont tenter de trouver un accord autour de ce budget, Jean-Philippe Tanguy. Est-ce que vous êtes prêts, vous, potentiellement, en fonction de ce qui ressort de cette CMP, à voter de nouveau la censure ? On a entendu les chefs d'entreprise, les agriculteurs, les artisans, les Français, les ménages, très inquiets de cette situation de flou qui perdure.

On a encore eu ce chiffre, le taux du chômage qui a augmenté de 4% au dernier trimestre, c'est du jamais vu depuis 10 ans hors Covid, les investissements qui sont à l'arrêt, les embauches qui sont à l'arrêt. Est-ce que vous dites, oui, on entend tout ça, mais malgré tout ça, on est quand même prêts à prendre le risque d'une nouvelle censure, avec une nouvelle facture à payer pour les Français ?

24:28
Jean-Philippe Tanguy

Mais si, pour le moment, il n'y a pas de facture de la censure, c'est un mensonge du gouvernement. Tous les indicateurs que vous donnez, c'est très bien renseigné, très bien documenté. Il y a la commission des finances, on fait des auditions publiques et récurrentes qui pourront intéresser vos téléspectateurs. Les conditions, la dégradation économique et financière a commencé avec la dissolution.

24:47
Présentateur

Oui, certes, la censure, vous le savez, ça n'a pas aidé. On les entend, les chefs d'entreprise, défiler sur les plateaux, nous dire qu'on n'embauche plus, on n'investit plus, on ne fait plus rien.

24:56
Jean-Philippe Tanguy

Pas depuis la censure, il n'y a pas de changement de comportement depuis la censure. C'est un changement qui est lié à la dissolution, qui a provoqué effectivement dans le pays, vraiment une inquiétude qui n'a pas disparu avec la censure. Ça, c'est la réalité. Ce n'est pas vrai. Mais ça n'est pas lié à la censure. Et puis les chiffres du chômage, aujourd'hui, sont pas liés à la censure. Ce sont des tendances évidemment qui précèdent, ne serait-ce que par les données trimestrielles. C'est marrant quand même. C'est la réalité.

25:18
Invité

C'est quand même amusant de donner beaucoup de leçons à tout le monde et d'être vous-même d'une mauvaise foi crasse. Parce qu'en réalité, pardon de vous dire, que le gouvernement Barnier rassurait les entreprises, rassurait les gens, rassurait l'étranger. Sa volonté de rattraper une dette complètement hors de contrôle et de mettre un coup d'arrêt à la glissade du déficit et de la dette en France, ça rassurait aussi. Et votre opération, pas très bien comprise, et qui était probablement due davantage à des tractations internes ORN qu'à des vraies raisons objectives de censurer le gouvernement, oui, à rajouter au chaos déjà créé par la dissolution, mais vous en avez rajouté beaucoup.

Et l'incertitude qui plane indéfiniment sur les gouvernements, on rajoute beaucoup, alors que les Français d'abord étaient plutôt contents du gouvernement Barnier. N'importe quoi. Ben si, c'est vrai. Il était plus importuaire que Attal. Mais c'est faux. C'est totalement vrai. Mais c'est n'importe quoi. Mais on reprendra les soins. Vous pouvez reprendre tout ce que vous voulez, il n'y a aucun problème. Donc en réalité, vous êtes dans une forme de... Vous donnez beaucoup de leçons, mais vous êtes dans une forme de désinvolture... Non, c'est de donner des sons de ce petit plateau toute la journée.

Et vous vous foutez de la situation concrète des Français qui, eux, vivent effectivement le gel des gens gauches, le gel des... Ah voilà, ça c'est l'argument massue quand vous n'en avez plus. Ben oui, c'est l'argument quand vous n'en avez plus. J'en ai bien d'autres. Oui, mais moi je suis dans la réalité, vous voyez. Moi je suis indépendant. Ben non, pas du tout. Vous vivez de pré-bandes. Je suis un avocat. De quel pré-bandes ? De quel pré-bandes ? De quel pré-bandes ? Mais pas du tout. Si vous saviez, par rapport au pré-bandes des élus...

26:55
Présentateur

Bon, ça vire au règlement de compte.

26:56
Invité

Non, non, mais ça vire au n'importe quoi. Moi je suis dans la réalité, je suis un petit chef d'entreprise indépendant. Mais vous êtes un chef d'entreprise, c'est un fils à papa. Si, pas du tout. Je suis mentionné par le système. Mais pas du tout. Mais pas du tout. Je suis un chef d'entreprise indépendante. Quand vous aurez créé un emploi, on va avancer. Quand vous aurez gagné un centime d'argent privé, vous allez gagner plus d'argent privé. Vous allez gagner plus d'argent privé. Vous allez gagner plus d'argent privé.

27:19
Présentateur

Alors attendez, attendez, attendez.

27:21
Invité

Non, moi je trouve qu'il y a beaucoup de involtures politiques et les Français qui nous regardent doivent savoir qu'ORN, on se fout complètement de leur situation, on fait de la faux molle.

27:31
Présentateur

Et il n'y a que ça qui nous intéresse,

27:32
Jean-Philippe Tanguy

et notamment qui intéresse M. Tanguy. Très bien, très bien.

27:35
Présentateur

Ça s'est dit.

27:36
Jean-Philippe Tanguy

Donc la censure est soutenue par les Français. Dans nos circonscriptions, nous faisons des vœux. Donc vous n'aurez pas la main qui tremble s'il faut voter la censure. Les gens sont massivement en soutien, évidemment, de nos actions. Et la désindexation, puisque M. Consigny est très proche des gens, je peux vous dire que quand vous avez une retraite de 1 500 euros, la désindexation, ça ne passait pas. Oui, quand vous avez une retraite de 1 500 euros,

27:55
Invité

vous avez envie que le système soit pérenne, et vous, vous voulez retenir la retraite en 500 euros. C'est ce qu'il vous plaît, ce qu'il vous plaît, ça, non ? Casser le système par rapport. Oui, oui, c'est ça, bien sûr. Oui, absolument.

28:03
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy, Jordan Bardella, dans ses vœux... Et tous les gens sérieux le disent.

28:05
Invité

Vous êtes en sérieux, les bourgeois, comme...

28:07
Présentateur

Dans ses vœux... Non, tous les gens... Alors, si vous plaît, ne faites pas une émission à deux. Les mecs ne peuvent jamais bosser, qui ne bosseront jamais comme... Non, mais attendez, il y a des téléspectateurs qui n'en regardent, ne faites pas une émission à deux, vous n'êtes pas dans votre salon en train de débattre tous les deux, donc j'aimerais quand même qu'on puisse avancer et dérouler cette interview. Non, mais c'est un mépris pathétique. Jean-Philippe Tanguy, Jordan Bardella, dans ses vœux, a dit qu'il était inévitable de convoquer des législatives dès qu'elles seront possibles, donc en juillet prochain. C'est parce que veut Emmanuel Macron. Comment vous comptez lui forcer la main ?

28:32
Jean-Philippe Tanguy

Mais ce n'est pas une question de lui forcer la main, comme on ne lui a pas forcé la main en juillet dernier. C'est les rapports de force électoraux et c'est la réalité politique en France. M. Macron a dissous parce que M. Bardella a fait deux fois plus de voix que la candidate de M. Macron sur un projet européen très clair de rupture. Et M. Macron, évidemment, perdait la main que la situation était qu'on allait vers une censure du Parlement.

28:54
Présentateur

Ça, on ne va pas faire le passer juste si on se projette sur l'avenir.

28:58
Jean-Philippe Tanguy

Il ne s'agit pas de forcer la main. Personne ne forcera la main. Je ne sais pas, c'est Jordan Bardella qui a dit que c'était inévitable. Non, il n'a jamais dit qu'il allait forcer la main.

29:03
Présentateur

Non, mais il a dit précisément qu'il était inévitable de convoquer des législatives en juillet.

29:07
Jean-Philippe Tanguy

Oui, parce que la situation politique est telle que le pays est totalement paralysé, que les problèmes pourrissent, que le cirque médiatique actuel, on parle de mots, on commente des variations sémantiques qui sont dérisoires, excusez-moi, par rapport aux problèmes que vivent les Français. Les salaires qui sont gelés, c'est les échos.

29:29
Présentateur

C'est ce que vous attendez, des élections législatives anticipées.

29:31
Jean-Philippe Tanguy

Coup de froid sur les salaires. Donc ça, c'est la réalité des Français. Le niveau d'insécurité qui est telle qu'une victime de violences...

29:37
Présentateur

Mais pour pouvoir agir, c'est ce que vous attendez, qu'il y ait des élections législatives anticipées.

29:40
Jean-Philippe Tanguy

Évidemment, aujourd'hui, la situation est paralysée. M. Bérou ne fait rien. M. Barnier ne faisait rien à part augmenter les impôts de 40 milliards et dégrader les finances publiques. Donc ça, c'est la réalité. Et effectivement, à partir de cet été, on peut donner aux Français la chance de reprendre la main et d'envoyer au Parlement une majorité qui pourra agir et régler les problèmes avec Jordan Bardella, Premier ministre. Sinon, la France, on est aujourd'hui... Jordan Bardella, Premier ministre ? De poison lent, oui, de poison lent, de poison lent, de poison lent... Jordan Bardella, si le Rassemblement national... Mais si le Rassemblement national...

Parce que j'aimerais m'arrêter là-dessus. Si le Rassemblement national

30:15
Présentateur

venait à remporter d'éventuelles élections législatives anticipées, Jordan Bardella serait toujours... Serait le Premier ministre ?

30:20
Jean-Philippe Tanguy

Bien sûr.

30:21
Présentateur

Parce que ce n'est pas ce que dit le canard enchaîné. Selon les informations du canard enchaîné, c'est Marine Le Pen qui irait.

30:27
Jean-Philippe Tanguy

Le canard enchaîné raconte n'importe quoi depuis 4 mois sur le Rassemblement national. Ça devient d'ailleurs un vrai problème parce que moi, quand j'appelle avec des collègues le canard enchaîné pour rétablir et équilibrer les choses, on n'a même pas de réponse. Donc ça devient vraiment un problème parce que moi qui ai le canard enchaîné depuis très longtemps, il y a une dégradation de ce qui est dans le canard enchaîné qui devient assez inquiétante.

30:44
Présentateur

Donc vous démentez complètement les informations du canard enchaîné ?

30:47
Jean-Philippe Tanguy

Je ne sais pas, je démentez, mais en fait, on est dans le délire.

30:49
Présentateur

Donc ce sera Jordan Bardella à Matignon, il n'y a pas de discussion en interne ?

30:52
Jean-Philippe Tanguy

Jordan Bardella hier a fait les voeux du Rassemblement national avec Marine Le Pen au premier rang. Merci, merci Jean-Philippe Tanguy.