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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 5 octobre 2020 12 minAutoproduitActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieSantéÉconomie & entreprises

Néonicotinoïdes : l'empoisonnement volontaire

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Locuteur 1Fait
    « la question qui est posée ce n'est pas la quantité des néonicotinoïdes qui sera déversé c'est la conséquence que se rassurent le temps moyen et sur le temps long et cette conséquence sera désastreuse »
  • 1:00Locuteur 1Fait
    « 80% de ce qui sera mis sur cette plante ira directement dans le sol et le 20% qu'il ira dans la plante finira par se retrouver dans les produits que vous consommerez »
  • 1:30Locuteur 1Chiffre
    « ces produits sont sept mille fois plus dangereux que le ddt que l'on a interdit depuis plus de 50 ans »
  • 1:45Locuteur 1Fait
    « nous savons que ces produits sont sept mille fois plus dangereux que le ddt que l'on a interdit depuis plus de 50 ans maintenant qu'il en résulte des maladies à pau minable telles que l'absence de cerveau sur les enfants qui naissent l'autisme les maladies cardiaques »
  • 3:00Locuteur 1Chiffre
    « 10 % seulement du sucre est utilisé pour sucrer qui sont café qui sont et qui que sais-je encore tout le rêve passe dans l'agroalimentaire »
  • 3:30Locuteur 1Fait
    « l'an passé on a eu ces écoulements de boue dans les zones betteravière il y en a partout et alain vers chaque fois qu'on supprime cette capacité pour les milieux terriens d'absorber l'eau »
  • 5:00Locuteur 1Fait
    « sans cesse il vous faut les gants j'ai sans cesse de produits nouveaux produits par une chimie qui détruit encore plus en amont et en aval »
  • 6:30Locuteur 1Fait
    « la betterave française n'est pas malade de préoccupations écologiques à les malades d'un fait social le libre échange »
  • 7:30Locuteur 1Fait
    « chaque fois vous ouvrirez un marché agricole vous sombrerait dans une absurdité parce que l'agriculture n'a rien à voir avec l'accumulation capitaliste »
  • 8:30Locuteur 1Fait
    « sans cesse il vous faut les gants j'ai sans cesse de produits nouveaux produits par une chimie qui détruit encore plus en amont et en aval »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

monsieur le président mesdames messieurs les rapporteurs monsieur mini ce collègue je n'ai pas l'intention dans cette motion de rejet de montrer du doigt tel ou tel ce n'est pas mon sujet je voudrais vous dire que plus qu'une erreur c'est une faute qui va se commettre le ministre a dit à juste titre que le temps était le matériau le plus délicat à manier que dorénavant politique il est difficile de penser quoi que ce soit sans intégré ce paramètre le temps est un produit social il sera ce que nous en faisons si bien monsieur le ministre que aujourd'hui la question qui est posée ce n'est pas la quantité des néonicotinoïdes qui sera déversé c'est la conséquence que se rassurent le temps moyen et sur le temps long et cette conséquence sera désastreuse c'est une difficulté que tout le monde doit regarder en face aussi bien nous parlementaires que les agriculteurs qui cultivent la betterave les travailleurs et les salariés des usines qui le transforme en sucrant je veux vous dire assez tranquillement que la betterave française pour peu qu'elle sache qu'elle a une nationalité la betterave française n'est pas malade de préoccupations écologiques à les malades d'un fait social le libre échange quand il y avait des quotas on savait quelle quantité on pouvait produire et par conséquent on ne cherchait pas à produire davantage quand il y avait des quotas il y avait des prix est garanti et notamment des prix planchers qui faisait que s'il y avait un retournement de tendance on savait combien serait payé pour son travail et tout cela a été abrogée au profit du libre échange dans ce libre échange les français ne sont pas les plus mal placés ce sont les deuxième producteur du monde par conséquent la betterave n'est pas non plus malade insuffisamment produite dans notre pays mais c'est à nous de nous interroger comme sur l'ensemble des problèmes qui nous sont posées aujourd'hui non pas sur les betteraves mais sur les êtres humains sur la biodiversité 80% de ce qui sera mis sur cette plante ira directement dans le sol et le 20% qu'il ira dans la plante finira par se retrouver dans les produits que vous consommerez générant les difficultés humaine que dorénavant plus personne ne nie ni même vous même monsieur le ministre ni aucun des rapporteurs que l'on a entendu nous savons que ces produits sont sept mille fois plus dangereux que le ddt que l'on a interdit depuis plus de 50 ans maintenant qu'il en résulte des maladies à pau minable telles que l'absence de cerveau sur les enfants qui naissent l'autisme les maladies cardiaques et ses 1200 études vont dans le même sens et le résumé qui en a été fait n'a pas été c'est par je ne sais quel malveillants français écologiste excessif mais par une revue scientifique north america ne pouvons pas passer à côté de ces études et par conséquent nous allons décider quelque chose de dangereux pour nos semblables pour nos enfants pour nos petits enfants c'est cela dont je voudrais qu'on prenne la mesure pour qu'on sache ce que l'on est prêt à sacrifier ou annette est alors interrogeons les usages qui sont faits du sucre mes chers collègues interrogeant les ne faisons pas comme si le prêt ne se posait pas 10 % seulement du sucre est utilisé pour sucrer qui sont café qui sont et qui que sais-je encore tout le rêve passe dans l'agroalimentaire tout le reste passe dans l'agroalimentaire et tout serait ce vous l'avez étudié en commission quelles que soient nos opinions les uns et les autres pour dire que dès lors des désormais cette appétence cette addiction au sucre devenait une addiction morbide qui produisait des maladies alors que pendant des millénaires les êtres humains qui parvenait à se procurer du sucre ils gagnaient en énergie et en survie dorénavant ils en perdent en survie il chope des maladies telles que le diabète etc etc etc nous devons publiquement nous interroger sur les usages que nous faisons des différents produits c'est ça le vrai courage en politique alors après eh bien on produit des betteraves en france voici que des pucerons verts les mettre à mal fort bien de combien sommes-nous capables d'encaisser en perte de production voilà la question à poser et que faisons nous pour aider alors les salariés des sucreries et les travailleurs les paysans qui cultivent ces betteraves voilà la question à se poser c'est beaucoup plus simple de faire ça que de faire l'inversé c'est-à-dire de répandre partout des produits qui nous empoisonnent et ensuite de réparer les conséquences désastreuses elles sont innombrables j'ai parlé des êtres humains mais de nos jours il faut parler que d'économie alors je vais vous parler d'économie tout ce que vous mettez sur ces plantes s'en va ensuite dans le sol et tuent tout ce qui est vivant et ses animaux qui ne sont plus dans le sol les vers de terre les petites bêtes de toutes sortes qui creusent swiss ar la terre dans des conditions telles que la terre devient cette éponge qui empêche c'est énorme cascade de goût dès qu'il se met à pleuvoir plus que d'habitude et dorénavant il pleuvra partout plus que d'habitude l'an passé on a eu ces écoulements de boue dans les zones betteravière il y en a partout et alain vers chaque fois qu'on supprime cette capacité pour les milieux terriens d'absorber l'eau pour ensuite la restituer dans nos rivières à mesure que celles ci voient leurs crus descendre eh bien ça vous donne des rivières à sec tant et si bien que l'eau étant paramètres liés aux néo dit cottineau ide et demain vous ne pourrez plus réglé aucun problème dans aucune de vos communes sans vous poser d'abord la question de l'eau vous voulez faire un lotissement y aura-t-il assez d'eau pour tout le monde vous voulez qu'il y ait des prises d'eau sur les nappes phréatiques que sur les rivières cette tour est elle réellement potable et cetera et cetera donc ne traitons pas le problème ce sont anglais seulement le plus étroit j'ose le dire celui qui se pose à nous à cet instant lorsque les pucerons verts vient d'agresser les betteraves et qu'il s'en produit - j'ai envie de vous dire s'il s'en produit - et alors du moment que ceux qui vivent sont capables d'en vivre ensuite vous parler de souveraineté de la france dans ce domaine mais la question de la souveraineté n'est nullement posée nous sommes très largement excédentaire très largement excédentaire est en quelque sorte nous donnons donc pour vocation de produire du sucre que nous vendrions aux autres sans tenir aucun compte des conditions dans lequel nous faisons cette production nous faisons ses exportations vous rappelez vous mes chers collègues comment l'une après l'autre sont mortes les productions agricoles qui semblait autrefois absolument invariablement présentes sur notre sol comment la culture de la canne s'est effondrée dès lors qu'on a ouvert le marché de la canne à sucre et maintenant on a ouvert le marché de la betterave et chaque fois vous ouvrirez un marché agricole vous sombrerait dans une absurdité parce que l'agriculture n'a rien à voir avec l'accumulation capitaliste dans ses modèles et danser dans son déroulement ça ne sert à rien à l'agriculture est faite de stock elle est faite de qualité des terres tout ce que vous jetez dans cette terre a réduit pendant le xxème siècle de 50% la fécondité de cessole leur capacité à produire et sans cesse il vous faut les gants j'ai sans cesse de produits nouveaux produits par une chimie qui détruit encore plus en amont et en aval voilà ce qu'est la situation quant à ceux pucerons voyez-vous s'il y en a tant c'est d'abord parce que les hivers sont plus doux alors naturellement je ne serai pas le grief au gouvernement de la température qui règne le show le je pourrais je pleurais je pourrais vous montrer la participation que vos mauvaises mesures prend au réchauffement climatique mais j'ai l'intention d'essayer de vous convaincre à mon avis ça devrait quand même être un peu possible peut-être que dans vos murs de certitude il y à quelques failles pour le raisonnement et la rationalité alors peut-être pourrez-vous entendre quelqu'un qui vous dit que cette situation est liée à une situation qui est le résultat déjà de l'activité humaine les hivers plus doux ils viennent de cette situation du changement climatique du réchauffement global qui se traduit différemment suivant les zones et les régions du monde mais aussi parce que ces bestioles ont développé une plus grande résistance aux produits qu'on leur met dessus pour les faire mourir comme c'est la loi en général de la vie si vous mettez du contre et ben survivre ce qu'ils ont trouvé le pur et c'est ce qui se passe avec les pucerons et puis comme il n'y a plus de quotas et que maintenant on peut planter tant qu'on veut sur les surfaces qu'on veut et bien il se trouve que la zone dans laquelle ces puisqu'on peuvent trouver pitance c'est augmenter écoutez moi je pense qu'il ya ici quand même des gens qui viennent d'autres zones que celle où on cultive de la betterave mes chers collègues si vous êtes d'accord pour dire qu'on peut produire ce qu'on veut quand on veut dans les quantités qu'on veut et que c'est ça la bonne norme en agriculture alors aujourd'hui vous acceptez pour les betteraves demain vous devrez accepter pour le champagne pour le bordelais alors même que les appellations contrôlées doivent strictement toujours des limites et des quotas et des modes de production par conséquent le sucre qui vient de la betterave française doit être exempts de pesticides il ne doit pas contribué à empoisonner l'eau il ne doit pas contribué à empoisonner le sucre que nous allons manger les uns et les autres et ça sera sa valeur ajoutée alors comment expliquez-vous que personne n'ai trouvé aucune idée sur la manière de se débarrasser de ces pucerons sinon qu'à mettre ce produit si dangereux pour tout le monde collègues vous pouvez décider que pour soulager à cet instant dans les conditions d'un marché que vous ne discuterait pas il ya le libre-échange continuant le libre échange il ya des règlements européens continuant les règlements européens et puis s'il faut mettre du néonicotinoïdes qui empoisonne nos enfants nos terres et tout ce qui vit eh bien nous verrons bien après les grosses que ces quatre ans que ça aura ça c'est pas la politique qui doit être celle du xxième siècle donc moi je ne dis pas que vous êtes moins soucieux d'environnement monsieur le ministre messieurs les rapporteurs je ne dis pas que vous l'êtes points jeudi que maintenant il faut prendre à bras le corps la question de la bifurcation du mode de production dans lequel nous vivons dans tous les domaines et nous avons le droit de dire que ça n'est pas la première préoccupation de la france que de produire des betteraves sucrières il en faut il faut du sucre mais il nous faut d'abord des cultures vivrières parce que nous avons besoin de retrouver notre souveraineté dans alimentaire dans la production alimentaire et dans les productions du brière alors j'appelle parce que c'est le moment de le faire autrefois pour diluer un problème il y avait la commission créée une commission et la durée servait d'enterrement maintenant on interdise solennellement pour une durée et quand tu arrives l'expiration de la durée c'est l'interdiction qui expire vous aurez beaucoup klaxonner pour annoncé l'interdiction vous klaxon mais moins pour annoncer la réintroduction mais cette fois ci nous prenons les choses plus au sérieux qu'auparavant votre collègue monsieur le ministre et ce n'est pas votre personne que vous interpelle vous l'avez bien compris mais un gouvernement un système de décision votre collègue madame compilées en 2016 avait dit les études s'empilent aujourd'hui on peut raconter ce qu'on veut les néonicotinoïdes sont extrêmement dangereux donc vous le savez donc vous le saviez et dans ces conditions nous sommes conduits il faut d'autres recours et si vous ne mettez pas notre motion de rejet à faire un signalement devant la haute cour de justice parce que ces deux sang froid que des gens vont être mis en péril par cette décision [Applaudissements]