Les macronistes peuvent-ils changer leur manière de gouverner ? - Le débat du dimanche
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Sud Radio, le débat de la semaine. Ou MT, bonjour. Bonjour.
Président du S tank le millénaire et Nicolas Dufreen. Bonjour. Bonjour.
Président de l'Institut Rousseau. On voulait vous avoir en débat ce matin notamment pour répondre à cette question. Les Macronistes peuvent-ils changer leur manière de gouverner ?
C'est en tout cas ce qui semble se dessiner d'abord à la tête du gouvernement avec le premier ministre Sébastien Lecornu qui a promis une rupture et Yel Bron Pivé, la présidente de l'Assemblée nationale ce matin qui nous dit "Oui, oui, il faut de toute façon changer notre manière de gouverner. Il faut un effort pour tous, de tous. Est-ce que vous êtes d'accord avec cette idée ?
Est-ce que pour vous, on est peut-être à un moment où les macronistes comprennent qu'il faut agir, gouverner autrement William T. De toute façon pour les Macronis, soit ils doivent changer, soit ils vont devoir mourir parce qu'ils sont quand même en fin de course et qu'ils sont en difficulté étonnante. Ça veut dire que si Sébastien Lecnul, le nouveau premier, ne change pas sa manière de gouverner, il sera renversé et le président de la République n'aura d'autres choix que soit dissoudre, soit de démissionner pour retourner aux ures.
Donc ilment pas le choix. Ensuite, maintenant la difficulté c'est est-ce que ils peuvent véritablement changer leur manière de gouverner et surtout est-ce qu'ils vont pouvoir le faire avec des oppositions qui sont compréhensives ? Alors sur la capacité du premier ministre à le faire, je n'en doute pas.
Mais en fait le problème ce n'est pas lui. C'est le président de la République en fait qui pose problème parce qu'on voit bien qu'à plusieurs reprises le camp macroniste dit qu'il faut gouverner mais en même temps il place des lignes rouges qui sont quand même très importantes disant il faut faire si mais dans le même temps ils font exactement le contraire. Donc ils disent en apparence une certaine posture d'ouverture tout en disant faire extrêmement l'inverse sur un ensemble de sujets.
Ils disent par exemple il faut inclure le RN à l'Assemblée nationale en même temps ils disent qu'il faut faire barrage au rassemblement national. Ils disent qu'il faut inclure la gauche tout en refusant les idées de gauche. Enfin bref, en clair, en apparence, ils veulent changer d'avis.
Enfin, ils veulent changer le manière de gouverner et dans les faits, ils ne le font pas. Ensuite, après sur la capacité du président de la République à le faire, moi je pense que ce sera lui le problème et que ça et que le choix de En fait l'exemple montre très bien, c'estàdire qu'il a choisi Sébastien Lecu. Je ne doute pas des capacités du premier ministre à pouvoir le faire.
Le problème, c'est que il incarne le macronisme et que les oppositions vont devoir se le payer en fait pour faire tomber Emmanuel Macron. 0826 300. Est-ce que vous pensez que les macronismes peuvent changer leur manière de gouverner ?
Nicolas Dufren je cite Yel Brone Pivé ce matin dans le Parisien, il faut changer profondément la façon de gouverner. Est-ce que vous y croyez ? J'ai envie de dire que il y a une citation d'un économiste que j'aime beaucoup qui disait le le budget c'est le squelette de l'État dépouillé de toute idéologie.
Donc on verra au moment du budget, c'est la vérité des comptes si vous voulez le budget. Donc moi je je trouve simplement si vous voulez que si on regarde sur les dernières années, on pourrait peut-être même remonter sur les dernières décennies, la ligne politique a toujours consisté à organiser et à gérer la pénurie. La pénurie de tous, la pénurie à l'hôpital, à l'école, la pénurie dans les moyens loués à la transition écologique et cetera.
Donc est-ce qu'on va changer ça ? Si c'est pour passer d'un budget de François Bairou à 44 milliards d'euros d'économie à un budget avec seulement 35 milliards d'euros d'économie, ça va pas changer radicalement le paysage et la ligne poli. Vous faites pas confiance peut-être même, on va dire dans dans les forces vives de l'Assemblée nationale parce que c'est ce que dit au bout d'un moment la présidente de l'Assemblée nationale, il y a le Bron Pivé dans le parisien ce matin.
Elle dit mais en réalité il faut faire confiance peut-être aux députés qui sont dans l'hémicycle. On a réussi mine de rien à faire passer un certain nombre de textes, 56 je crois avec la plupart du temps depuis le le début de la réélection de du second quinquena d'Emmanuel Macron. Donc peut-être que le pouvoir en réalité est entre les mains de ceux qui sont actuellement dans l'hémicycle.
Et ça peut-être que ça peut réussir à faire exclure le président de la République ou Sébastien Lecornu dans Willam. On pouvait le croire parce que avec une situation assemblée nationale qui conduisait une majorité relative, ce sont les députés qui avaient la main en fait. Mais on a vu depuis un an qu'il passait plus de temps soit avoir des postures politiciennes, soit se battre en vue d'une probable dissolution plutôt que de faire avancer l'intérêt du pays ou de faire avancer ce qu'on appelle une coalition à l'allemande pour trouver éventuellement des compromis.
Ça veut dire que là où vous pouvez potentiellement trouver des compromis, ils ont préféré des postures politiciennes. Lorsque vous pouvez avoir des débats démocratiques, ils ont préféré transformer l'Assemblée nationale en Zad. C'est notamment le cas des députés de la France insoumise.
Donc en fait, plutôt que d'être valorisé, je ne suis pas sûr qu'ils ont donné une excellente image aux Français et qu'aujourd'hui et l'Élysée et le gouvernement et l'Assemblée nationale incarne aux yeux des Français ce qu'il y a de pire en politique. On voit qu'il y a une grande lassitude des Français qui disent que tous les politiques de toute façon sont bons à jeter dehors, qu'il y a 86 % des Français qui pensent que les politiques travaillent davantage à leur propre intérêt plutôt qu'à l'intérêt des Français et qu'ensuite après on n pas vu une seule solion qui pouvit émerger d'un débat démocratique sain et que le Parlement qui aurait pu prendre sa place au final a laisser le gouvernement gérer soit par décret soit par ordonnance et je suis pas sûr que ce soit une signe de vitalité démocratique. 0826 300.
Est-ce que les Macronistes peuvent changer leur manière de gouverner ? Selon vous, il est bien reconnu que l'on ne fait pas un cheval de course avec un an nous dit à un moment roulant sur l'application à cette à cette question et vous nous répondez sur les réseaux sociaux de l'application non à plus de 96 % c'était c'est forcément radical. Nadia aussi non.
On ne peut pas changer des macronis de plus en plus et au fur et à mesure des années, ils nous ont donné l'impression d'être une caste. 0826 300 300 pour participer avec votre café à la conversation de ce dimanche matin à 8h41 sur Sud Radio. Bonjour François.
Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin. Vous comment vous répondriez à cette question mon cher François ?
Est-ce que oui non les Macronises peuvent à un moment évoluer, agir autrement, gouverner autrement ou c'est impossible pour vous ? Non en fait dans l'état actuel c'est impossible. tant que Macron, il est dans le dénis, je l'appelle plus président depuis un certain temps parce que pour moi, il représente plus l'état de président.
Mais je vous dis franchement ce qu'on pense tous ici, c'est son cercle, son premier cercle, tout son entourage devrait lui faire devrait lui ouvrir les yeux en fait parce que là il entend pas le peuple. Pourtant on le voit hein aujourd'hui avec les journalistes ça, il remontent toutes les infos et il a les yeux fermés quoi. Et il est pas comme général de Gol.
Général de Gol moment donné, il a dit "Je vous ai compris, il a fait ce qu'il avait à faire mais" lui moment le problème du général de Gaul à ce moment-là, c'est que personne n'avait compris ce qu' avait compris le général de Gaul. C'était un autre sujet. D'accord.
Mais bon, non mais lui il a les yeux fermés quoi. Donc il est là, il continue son train, il prend des des des décisions même notamment concernant la Palestine. Moi je suis pas trop d'accord.
Je je je comprends qu'il y a qu'il y a là-bas, il y a un gros problème. Il y a il y a 70 enfin il y a une soixantaine de pays autour arabes hein. Ce sont leurs frères musulmans sans faire de jumeau, notamment le Qatar.
Mais ils font quoi ? Hm ils font rien du tout. Pourquoi ?
C'est toujours vous diriez que quoi en réalité mon cher François que Emmanuel Macron s'obstine d'une certaine manière ? Il s'obstine. Ouais.
Je fermé. Là, je vous donne un exemple. Un exemple. il il va il va vous paraître absurde.
Mais si vous mettez des ministres de gauche ou les filles à l'intérieur et vos armées, je peux vous garantir que dans peu de ça, il y a la révolution quoi. H non mais ça c'est sûr que pour les postes clés, c'est d'ailleurs en tout cas le prétexte qu'avait invoqué les républins parce qu' mis il a mis des gâts de droite hein. Mais s'il mettait des gars de gauche ou extrême de gauche, bah c'est c'est fini pour lui hein.
Ça il faut ça il le comprend quoi. Ti il tient vraiment tu vois à la limite, il tire sur le fil quoi. Il tire sur la corde.
Mais ça va pas tarder à lâcher et c'est ce que dit également Marine Le Pen dans le Parisien. En réalité au bout d'un moment il y a deux choix face aux chefs de l'État. Il y a la il y a la volonté de durer, il y a la volonté il y a la volonté de penser au pays.
S'il veut durer, il y aura forcément au bout d'un moment la censure. Et Marine Le Pen continue dans sa rangainene de demander à nouveau la dissolution pour retourner au peuple. Merci beaucoup François d'avoir été avec nous. 0826 300 300 vous êtes peut-être en train de prendre votre café du dimanche.
Je vous l'ai appelé sud c'est votre radio. Venez participer à la à la conversation sur cette question. Est-ce que les macronismes peuvent changer leur manière de gouverner ?
C'est quand même intéressant ce que dit François, c'est ce que William William T disait tout à l'heure, Nicolas Dufreen. C'est-à-dire que il y a au bout d'un moment peut-être que la problématique s'incarne dans la personne du président de la République. Est-ce que c'est votre sujet ?
Est-ce que c'est la façon aussi dont vous voyez les choses ? Pas pas vraiment. C'est-à-dire que je je crois que en fait il y a des forces des lignes profondes.
En fait, il y a deux sujets. Il y a la question de la politique qui est menée et ça je crois que finalement il y a une constante depuis très très longtemps et que c'est cette constante là si on ne la change pas dans ses racines, c'est-à-dire dans ces dans ces convictions. La politique monée depuis des années, elle serait comment pour vous ?
Ah bah il y a c'est un mélange de de d'impuissance publique, d'inaction, de voilà ce que je disait tout à l'heure, c'est-à-dire de d'organiser et en fait de de péréniser une forme de pénurie, d'austérité qui n'offre pas de grands projets politiques. Et ça c'est pas c'est pas nouveau. C'est c'est ça dure depuis quand même très très longtemps.
Maintenant, il y a une autre dimension qui est la dimension de l'exercice du pouvoir aujourd'hui. Et là, ce que disait votre internaute, c'est intéressant. C'est-à-dire ce que disait François est intéressant.
C'est-à-dire que en effet, face à des échecs, le général de Gaul, lui, avait instauré une éthique qui était de partir. Alors déjà, il avait instauré une double éthique qui était celui celle d'un appel régulier et fréquent au peuple, ce qu'on a complètement laissé tomber. Les référendums, par exemple, chaque fois qu'on nous l'a promis, en tout cas, on l'a pas beaucoup vu venir en fait.
On l'a pas on l'a pas vu venir et en fait depuis 2005 bah il n'y a pas eu de référendum et 2005 c'était même on va dire une exception puisque les référ le peuple a voté non et ensuite on l'a remis dans la constitution. Exactement. Donc les référendums ont été laissés de côté l'appel au peuple a été laissé de côté et quand les politiques sont désavouées très fortement ils n'ont pas l'éthique qu' avait instauré le général de Gaulle, c'est-à-dire de se retirer.
Voilà. Donc ça ça il y a une il y a une difficulté mais par contre je pense qu'il faut vraiment distinguer les fondamentaux euh de de l'évolution des politiques économiques, sociales euh et j'allais dire même international qui sont les mêmes depuis un un long moment. C'est c'est les changements oui euh on va dire très profond.
Mais alors justement tous les deux, est-ce qu'il n'y a pas le moyen ? très surpris de ce sondage dans le Figaro il y a 2 jours. J'interroge Alexis Corbierre à ce micro Vandodi.
Les Français certes Sébastien Lecnu a une côte plus que défavorable parce que je crois que c'est un des premiers ministres qui commence avec la côte de popularité la plus basse. Mais les français à près de 51 % je crois y compris au sein du Parti socialiste estiment qu'il a fait on va dire des premiers pas plutôt satisfaisants. Est-ce qu'il y a pas une contradiction entre justement peut-être l'obstination du président de la République et Sébastien Lecnu malgré on va dire son image de premier des de premier de cordé du président de la République en réalité aura peut-être compris un peu plus sa volonté de ne pas parler de consulter davantage et reçoit l'intersyndical mercredi de ne pas composer de gouvernement avant d'avoir la ligne on va dire un peu près claire sur le budget.
Est-ce que vous ne pensez pas que c'est le soldat qui pourra on va dire être un peu l'exception qui confirme la règle William ? En fait, le cornu a quand même un avantage, c'est qu' certes, il est certes le plus proche, enfin l'un des plus proches du président de la République, mais il incarne une rupture sur le fond et sur la forme avec Emmanuel Macron. sur la forme parce qu'en fait au lieu d'être un macronisme vertical en fait une sorte de bon appartisme ça veut dire celle de décider tout seul et en fait d'imposer sa vision à l'ensemble de l'Assemblée nationale et de la population il est davantage dans la consultation et la plupart des c'est ça en gros il a un peu l'habitude de ça qui respecte également les oppositions respecte les avis même s'il est pas obligé de les de reprendre en compte tout ce qu'il dit mais en tout cas il montre qu'il veut écouter les autres personnes et qui comprend la situation politique et comme il fait pas un d réalité comme une partie des macronistes et qui comprend qu'on peut pas gouverner uniquement avec 220 députés bah en fait la La plupart des Français se disent bah au moins il comprend à peu près la situation.
Maintenant comme il montent des premiers pas, comme les Français également sont lassés de la situation politique, je pense qu'ils veulent lui donner sa chance parce que ils veulent avoir un budget 2026 et il est un peu la même situation que Baoub l'année. C'estàd que beaucoup de Français vont se dire qu'il vaut mieux un mauvais budget que pas de budget du tout. Et il le disait d'ailleurs face à certains militants Renaissance et certains députés à race je crois l'autre soir.
Il disaient "Bon en réalité je ne peux plus être moins personnellement à 100 % renaissance". C'est d'ailleurs ce que visiblement est en train de comprendre aussi Gabriel Latal qui fera sa rentrée politique du côté d'Aras qui a vraiment pour but de se détacher en réalité de de l'image macronise. Peut-être que c'est ça qui s'est passé Nicolas Dufren c'est que peut-être que le sentiment au début du président de la République la stopation la volonté peut-être de mettre un peu d'huile dans les rouages de casser l'école était bonne mais que derrière tout n'a pas suisi suivi qu'il y a eu une forme d'obstination qui ressemblait au classicisme que vous évoquiez tout à l'heure.
En tout cas, là, je suis d'accord avec William T sur le le fait que le Premier ministre arrive avec une volonté euh de discuter plus largement et puis en réalité, il n'a pas vraiment le choix puisque sinon il y a la censure il y a la censure qui qui est au bout de la route. Maintenant, je crois vraiment que il faut pas se poser uniquement la question de la méthode et de la forme. Il faut aussi se poser la question du fond et c'est ça la question du fond.
C'est-à-dire que si on ne revient pas sur si on ne s'interroge pas sur les fondamentaux des politiques économiques, on risque de susciter de la déception. C'est ça le le problème. Il est considérable et il se répète et et là moi si vous voulez ce que je trouve de plus en plus dangereux c'est que il se répète avec la la valse si vous voulez des premiers ministres. successif où finalement on change les personnes sans changer le fond et ça ça crée de la déception de l'épuisement démocratique et ça peut pas bien se terminer.
Nicolas Dufrein président de l'Institut Rousseau et William T président du sing le millénaire. Merci beaucoup d'avoir été au micro de Sud Radio en ce dimanche matin pour cette question. Les macronistes peuvent-ils changer leur manière de gouverner
Sandrine Rousseau