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interviewSUDRADIO· 14 juillet 2026 85 min

10 ans de l’attentat de Nice / L'équipe de France nous fait vibrer

Source d'origine 5 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Les Vraies Voix Sud Radio, 17h20, Frédéric Brindel.

0:06
Invité politique

Bonsoir, les Vraies Voix de l'été, en fête des Champs-Elysées autour de France en passant par la Coupe du Monde de Football. Bonne fête nationale, voici le sommaire. Dans un instant, nous vous posons la question du soir, en présence du sénateur Christian Cambon, membre de la Commission des Affaires étrangères de la Défense et des Forces armées. Hashtag 14 juillet. Faut-il encore augmenter le budget de la Défense ? Parce que c'est la tendance. 18h10, le grand débat. Nous serons à moins de 3 heures du coup d'envoi de France-Espagne, demi-finale de la Coupe du Monde de Football. Donnez-nous votre point de vue. Hashtag Coupe du Monde 2026. Êtes-vous fiers de l'équipe de France de Football ?

Vous réagissez au 0 826 300 300 ou sur nos réseaux sociaux et notre chaîne YouTube. Nos Vraies Voix ce soir, les voici. Alors avec un casting spécial 14 juillet. Déborah Schumann, bonjour. Il y a un écho terrible, je m'entends dans un écho. On dirait que c'est la fête, c'est le haut de gare. Déborah Schumann, thérapeute en périnatalité. Bonjour, bonsoir Déborah. Bonsoir, merci Frédéric. Vous êtes en rouge, une des trois couleurs du jour.

1:23
Intervenant

Et en rouge, bleu. Non plus que le blanc.

1:26
Invité politique

Eh bien voilà, alors moi j'ai la chemise blanche. Mais tout comme lui aussi, Sébastien Ménard, éditorialiste et entrepreneur dans la foodtech. Bonsoir, vous êtes allé au défilé ? Je ne peux pas vous raconter ma vie, mais je n'étais pas très loin du président. Non, oui. Modestement, c'est-à-dire que je ne peux pas vous dire si effectivement je suis allé manger dans un fast-food ce midi, mais effectivement j'ai bien mangé à l'Élysée. J'arrive, je suis présent, je suis parisien 14 juillet, monsieur Brindel. La vérité m'oblige à vous dire que ce n'est pas que pour vous. Bon, alors si on parle de parisiens, évidemment, cette dame est particulièrement concernée, conseillère de Paris. Bien sûr.

Plus maintenant. Pardon ? Plus maintenant. Ben, plus maintenant. Pourquoi c'est encore ça sur votre page Facebook ? Justement, j'ai revérifié et il va falloir réactualiser, cher Raphaël-Rémi-Leleu. Vous êtes toujours autrice, féministe et écologiste. Absolument. Ça, ça ne change pas. Avec grand plaisir. Mais pas renouvelé. Non, pas candidate. Oui, forcément. C'est bien, ça nous en fait une de moins. Vous savez que lui aussi, il vous attaque. Je ne vois pas trop pourquoi. Non, mais c'était pour dire bonjour.

Là où ça m'intéresse, c'est que, et parce que je, bon, il y a effectivement cette histoire de réélection ou pas, mais je peux vous dire que dans la carrière de Raphaël-Rémi-Leleu, il y a aussi une ceinture noire de judo. Vrai ou pas ? Oh ? Marron ? Marron ? Non, non, j'ai la ceinture bleue. Ah, c'est bien, c'est bien, c'est bien. C'est bien. J'ai arrêté jeune. C'est avant le marron et avant le marron. Oui, voilà. Moi, j'ai arrêté la ceinture blanche, alors je vais me calmer. Vous avez entendu que, un, il arrive en retard, deux, il prend la parole sans avoir été présenté. Excusez-moi, mon cher Frédéric. Je m'habitue un peu à la maison. Et trois, comme il est du raide, il fait taire.

C'est tollé, c'est tollé. Fais attention, je suis de la maison, moi n'étant qu'un remplaçant, sous-entendu, tu vas voir en septembre, quand Philippe David sera revenu avec Cécile, tu te tairas. Bonjour, cher Bruno Pommard, ancien du raide. Bonjour, écoutez, belle journée, aujourd'hui, 14 juillet. Vous avez vu toutes ces forces armées qui défilent ? Oui, c'est magnifique. Avec des moyens technologiques de haut niveau, c'est formidable. Ah bon, il y a de l'argent ? J'adore. Oui, 113 milliards que j'ai voté quand même. Ah ! 63 milliards, je crois, pour cette année. Mais vous allez couper la parole de tout le monde ? Non, absolument pas.

Il est chiant parfois, mais ne vous inquiétez pas, ça va pas durer. Voilà, en tout cas, c'est vrai. Alors, l'avantage, et là, je ne me trompe pas, Raphaël Rémi-Leleu, féministe, et d'ailleurs, Déborah Schumann aussi. Et oui. Et on a pu voir, effectivement, là, tout ce que, finalement, la testostérone procure de réactivité, à la fois Bruno Pommard et Sébastien Ménard. C'est-à-dire qu'ils coupent la parole, ils s'imposent.

4:06
Invité

Deux larges, la testostérone. Deux larges.

4:08
Intervenant

C'est une manière de faire, ça ne nous empêchera pas de nous exprimer. Ah ben voilà, c'est dit.

4:12
Invité politique

Et moi, je me positionne un peu entre les deux, mi-homme, mi-femme, vous avez vu, ça, on l'avait compris aussi. Bon, la question du soir, évidemment, et là, je vais vous dire, je vais vous faire un aveu, chers auditeurs, on doit avoir l'arrivée du Tour de France en direct. Et ils vont arriver, mais au moment où on va lancer la question du soir. Et donc, c'est dommage de commencer, mais en même temps, lançons-nous la question du soir. La tendance qui est au conflit, Ukraine, Gaza, Iran, le monde se déchire et les démocraties occidentales doivent anticiper les agressions extérieures.

Le gouvernement français a augmenté de 6,7 milliards d'euros son budget de la défense en 2026, malgré son endettement exponentiel, ça ne vous aura pas échappé. La question donc de ce 14 juillet, faut-il augmenter le budget de la défense ? Nous avons ce soir comme grand témoin et grand observateur, le sénateur LR du Val-de-Marne, membre de la commission des affaires étrangères de la défense et des armées, Christian Cambon. Bonsoir, monsieur le sénateur. Bonsoir. Merci mille fois d'être avec nous. Vous avez compris, je suis mal à l'aise, à la fois parce que je subis les pressions Bruno Pommard, que vous connaissez bien, ancien durée. Je le connais bien, je le connais bien.

Et qui me fait bien comprendre que je ne suis là que l'été en titulaire, mais après de temps en temps, voilà. Et donc il y a cette pression et aussi la pression de l'arrivée du Tour de France, le Tour de France qui est à 4,1 km, et forcément, il va y avoir un moment où on va s'interrompre. Alors, juste, voilà comment on va faire. On va faire le tour de table des vraies voix. On voit l'arrivée du Tour de France et après, on vous interroge, cher monsieur le sénateur. J'espère que, de toute façon, ça ne changera pas trop par rapport au timing. Mais voilà, déjà, autour de la table. Et c'est la question que je pose tout de suite à Raphaël Rémi-Leleu. Faut-il encore ? Faut-il penser ?

Faut-il se faire une raison ? Augmenter le budget de la défense ? Oui, très probablement, mais aussi avec une véritable transformation de nos armées. Pas simplement se dire qu'on va donner de l'argent et que ça va, par magie, augmenter notre capacité opérationnelle. Une meilleure considération pour les conditions d'engagement. Et puis, une réflexion politique qui est là et très, très large et qui me tient beaucoup à cœur, celle de l'européanisation de l'armée.

Comment on arrive à avoir une armée qui arrive à agir partout avec les partenaires européens et à faire preuve d'une meilleure solidarité sur les champs d'intervention, mais aussi sur les champs de protection, notamment face aux crises ? Bon, Sébastien Ménard menacé de ne pas être d'accord avec vous sur ce que vient de dire Raphaël Rémi-Leleu, Sébastien ? Pas complètement d'accord, pas très, très, très éloigné, mais un petit point quand même, un petit bémol, c'est qu'on a l'une des meilleures armées au monde qui était jusqu'alors mal financée.

Et donc, la conséquence de ce mauvais financement ou de ce sous-financement, c'est une obsolescence, entre guillemets, d'une partie de l'équipement, pas de tout l'équipement. Parce qu'il y a effectivement ce qu'on peut voir défiler. Monsieur Pommard, vous pourriez nous écouter, s'il vous plaît ? Oui, je vous écoute. Il y a ce qu'on voit défiler. Non, mais il y a ce qu'on voit défiler. Ce n'est pas grave, les auditeurs ne l'ont pas vu.

De manière, j'ai envie de dire, en mode exhibition, ça fonctionne très bien, mais la réalité, c'est quand même qu'on a des casernes en mauvais état, on a des équipements qui sont parfois à bout de souffle, on a des pièces détachées qu'on avait du mal, quelque part, sur des chars, sur des hélicoptères, etc., à réassorer. Donc voilà, pardonnez-moi, mais c'est quand même une bonne nouvelle d'avoir une loi de programmation militaire qui est à la hauteur, entre guillemets, des ambitions françaises avant d'être européenne. Parce que moi, je suis d'abord français avant d'être européen.

Et il faut d'abord, avant de projeter, quelque part, cette espèce de conception européenne d'une armée de défense, déjà, il faut que la France reprenne son rang et retrouve sa place. D'où l'expression, tous les Français sont européens, mais tous les Européens ne sont pas français. Exactement. Ça vaut ce que ça vaut. Déborah Schumann, réaction.

8:10
Intervenant

Eh bien, moi aussi, je suis plutôt contente. Je pense qu'il y a un vrai besoin d'avoir une augmentation. Et là, je rejoins l'histoire de l'Europe, parce que pour moi, ça me tient réellement à cœur aussi. Je pense que oui, en effet, il faut que nous, nous y ayons une défense qui tienne la route et qui soit, en effet, tout à fait au goût du jour. Et on l'a vu, puisqu'on a des besoins de plus en plus pressants. Mais en revanche, il ne faut pas oublier, je pense, la dimension européenne, puisqu'on sait qu'aujourd'hui, avec les États-Unis, on ne peut pas vraiment compter sur eux. En tout cas, c'est très fluctuant avec Trump. D'où l'importance de l'Europe, comme le dit Raphaël Réminelot.

Exactement. Pour moi, l'importance de l'Europe, elle a tout son sens. Et ça, depuis très longtemps. Et il faut vraiment lui donner cette place-là aujourd'hui, indéniablement.

8:45
Invité politique

Bon, alors, je rappelle que le sénateur Christian Cambon, membre de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Armées, est avec nous. Mais que je ne veux surtout pas lui couper la parole. Et donc, on termine ce tour de table. On fonce au tour de France dans un instant. Et justement, je voulais votre avis, Bruno Pommard. C'est devenu incontournable, cette décision d'augmenter le budget de la Défense ? Il y avait 30 ans de retard. Je parle sous le contrôle du sénateur Cambon, évidemment. On a pris un retard considérable. Il était temps de se mettre à niveau.

Je suis très heureux, d'ailleurs, d'entendre nos intervenantes être totalement favorables à ça, au réarmement de la France. Parce que c'est une nécessité, avec des nouvelles technologies, on l'a vu, à travers le défi des Champs-Elysées. Mais ce que je voulais dire à Sébastien Ménard, c'est quand même, on a une armée professionnelle, avec le CPA10, avec les groupes très opérationnels, très efficaces, reconnus dans le monde entier, qui sont très bien équipés. L'armée générale, puisqu'on a 250 000 militaires dans ce pays, effectivement, on a besoin de remettre d'aplomb, je dirais, les casernes, etc.

Mais je pense que tout ça va venir, encore une fois, je crois que c'est 63 milliards qui ont été votés pour 2027. Donc, c'est quelque chose de très positif. C'est une priorité pour notre sécurité, pour la sécurité de l'Europe aussi, mais la sécurité des Français. Donc, voilà. Moi, je suis tout à fait favorable à cette augmentation. Et bravo aux sénateurs et aux députés qui ont travaillé sur cette commission. Oui, justement, parce que j'ai aussi un œil sur l'arrivée du Tour. Mais j'ai quand même le temps de vous poser une question, avant de rentrer dans le vif du sujet, après, cher sénateur Christian Cambon. Concrètement, la classe politique et le Sénat étaient favorables ?

C'était une obligation, cette augmentation du budget de la défense ?

10:22
Intervenant

Oui, je pense que l'augmentation du budget à laquelle nous avons consenti, tant nos collègues de l'Assemblée nationale que le Sénat, et le Sénat a même été plus volontariste que nos collègues de l'Assemblée, c'est, comme l'a dit Bruno Pommari il y a un instant, pour faire face à une situation qui est en passe de se corriger, mais pour laquelle il y a encore beaucoup à faire. Nous avons eu, pendant 20 à 30 ans, un éreintement de nos forces armées. On prenait littéralement sur le budget pour équilibrer le budget général. Moyennant quoi, on avait des déficiences absolument dans tous les domaines.

On avait la moitié des hélicoptères qui fonctionnaient, on avait la moitié des chars qui étaient en réparation.

11:04
Invité

Ah oui, à ce point-là !

11:05
Intervenant

Et nous n'avions qu'une armée de commandos qui nous permettaient de faire des opérations sous l'Égypte des Nations Unies, en Afrique et ailleurs. Mais maintenant, malheureusement, les temps ont changé,

11:18
Invité politique

parce que les empires affichent leur violence, et sommes en quelque sorte la France et l'Europe de prendre l'initiative. Et M. le Sénateur, nous allons en parler dans un instant. Mais vous avez compris ? Allez, on envoie tout de suite Jingle Tour de France. Sud Radio, le Mac du Tour.

11:35
Invité

Avec Matoc, l'affineur des Pyrénées depuis 1950, en tête de peloton du savoir-faire fromager.

11:41
Invité politique

La parenthèse Tour de France, évidemment, ce 14 juillet, ça fait partie du défilé, et tenez-vous bien, nous espérions que les Français gagnent, nous espérions que l'échappée prenne son envol jusqu'au Lioran. Eh bien non ! Avec Pascal Chanteur, notre consultant. Bonsoir Pascal ! Bonjour à tous et toutes ! Pascal, c'est impressionnant ! Tadej Pogacar, maillot jaune, vient de passer la ligne en tête entre Aurillac et le Lioran. Dixième étape. Il n'a laissé à personne, et encore moins aux Français, la possibilité d'aller chercher la victoire aujourd'hui. Alors on a espéré, parce que parmi les Français qui taquinent, Tadej Pogacar au classement général, il y a Paul Sexas.

Eh bien, ils arrivent justement, les poursuivants, avec Remco Evenpoul, et puis Paul Sexas, et Florian Lipovitz, et Ayuso également, l'Espagnol, un Français devant un Espagnol, Paul Sexas qui passe la ligne. Aujourd'hui, le classement général va peut-être changer, puisque c'est la sensation, Jonas Vingegaard passe seulement la ligne, avec dix secondes de retard sur Paul Sexas. Quels sont les enseignements que vous tirez, Pascal Chanteur, aujourd'hui ?

12:51
Intervenant

Tout d'abord, Pogacar voulait laver l'affront qu'il avait pu subir sur cette même arrivée face à Vingegaard, il y a quelques temps de ça déjà. Et puis aujourd'hui, les indications, c'est Del Toro qui saute, Evenpoul qui saute, même si Evenpoul rentre au final, il a montré ses limites, et ça, c'est quelque chose de très important.

13:14
Invité politique

Vous êtes en train de nous dire que plus que jamais, avec ce que Vingegaard a concédé aussi, sur la fin, Paul Sexas vaut un beau deuxième du Tour de France pour l'instant.

13:24
Intervenant

Disons un podium.

13:26
Invité politique

Disons un podium. Et vous ne voulez pas, évidemment, être trop présomptueux. Isaac Del Toro, avec le maillot blanc de Meilleur Jeune, qui est l'adversaire direct de Paul Sexas, aussi coéquipier de Tadej Pogacar, Isaac Del Toro, et bien... Il finit... Il finit...

13:41
Intervenant

Il finit mort. Il finit mort, épuisé. Et ça, et ça, c'est des indications que ses adversaires, et en premier lieu, Paul Sexas, va imprimer dans son cerveau.

13:52
Invité politique

Et le deuxième Français qui passe la ligne, c'est Lény Martinez. Lui aussi, il va concéder du temps, mais il peut encore s'accrocher à la dixième place du classement général. Merci Pascal Chanteur, on se retrouve bien sûr tout à l'heure à 18h45 pour un éclairage plus précis. Le 19h, 19h30, spécial Tour de France sur Sud Radio. Mais après la petite respiration, nous retrouvons Christian Cambon, le sénateur du Val-de-Marne, membre de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Armées, avec nos quatre vraies voix ce soir, dont l'ancien du raid Bruno Pommard, avec lui Raphaël, Rémi Leleu, Sébastien Ménard, Déborah Schumann. Nous revenons à la question du jour.

Faut-il encore augmenter le budget de la dépense ? A tout de suite, la Défense.

14:33
Invité

Avec Matoc, l'affineur des Pyrénées depuis 1950, en tête de peloton du savoir-faire fromager.

14:40
Présentateur

Les vraies voix Sud Radio, 17h20, Frédéric Bradel.

14:45
Invité politique

Le défilé du 14 juillet a été marqué par la présence du chef d'État ukrainien Volodymyr Zelensky aux côtés d'Emmanuel Macron qui présidait lui son dernier défilé en tant que président de la République. L'occasion de rappeler la menace de guerre permanente et la volonté de renforcer les forces françaises de défense. Est-ce pourtant une priorité pour vous, les auditeurs ? Nous en débattons. La question du soir, faut-il encore augmenter le budget de la défense ? Aux côtés de nos quatre vraies voix, c'est le 14 juillet ce soir. Oui, nous avons une équipe de chocs de chocs, Bruno Pommard, ancien du Red, Déborah Schumann, thérapeute en périnatalité, Raphaël Rémy-leleux, ancienne conseillère

15:24
Intervenant

de Paris, autrice. La fiche Wikipédia n'est pas à jour, donc je lance la peine. Si quelqu'un calcule, veut bien le faire.

15:30
Invité politique

C'était votre faillissement.

15:31
Intervenant

Mais c'est lié, c'est lié.

15:32
Invité politique

Ah d'accord, d'accord. Donc, autrice féministe écologiste et puis Sébastien Ménard, éditorialiste et entrepreneur dans la foodtech. Nous avons un grand témoin, Christian Cambon, sénateur LR du Val-de-Marne, membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des armées. Cher sénateur, jusqu'où faut-il aller ? Parce que là, nous avons évoqué l'augmentation du budget, 6,7 milliards pour la seule année de 2026. Mais à terme, est-ce que déjà la classe politique que vous représentez a une vision sur les 10 années à venir de ce qu'il faudra investir ?

16:09
Intervenant

Écoutez, déjà, ce qu'il faut bien comprendre, c'est ce qui s'est passé sur les 20 années qui sont passées, parce qu'elles éclairent singulièrement le débat. Nous vivions depuis 80 ans en Europe, dans le temps de la paix. Donc, il n'était pas anormal non plus que nos budgets des forces armées soient, j'allais dire, limités ou en tous les cas, à un niveau compatible avec la situation. Ce n'était pas la peine d'acheter des missiles et des obus dont on ne se servait pas du tout. Malheureusement, les temps ont changé, et singulièrement depuis l'agression russe en Ukraine, maintenant la guerre est à 3 heures de Paris.

Et les Européens, et singulièrement les Français, comprennent qu'il convient d'envisager les choses sous une autre dimension. Et donc, sur les 10 années qui viennent, il faut effectivement, maintenant, se mettre en situation de répondre à une agression qui pourrait venir, et en tenant compte aussi du fait que, vous le savez, les Américains se désengagent de l'Europe. Ils restent bien sûr un membre important de l'OTAN, mais ils viennent de retirer plus de 5 000 soldats en Allemagne. Il y aura d'autres retraits qui seront certainement organisés par l'actuel président des Etats-Unis, mais ce mouvement date déjà d'il y a un certain temps.

Donc, il faut que l'Europe se prenne en main, et singulièrement la France, qui a une des meilleures armées du monde, et certainement la meilleure armée d'Europe. Simplement, notre problème, c'est que nous avons, et nous l'avons bien vu ce matin sur les Champs-Elysées, nous avons tous les ventailles des forces, y compris les forces nucléaires que l'on n'a pas montrées, mais nous n'en avons pas l'épaisseur. Pour vous donner une petite idée, nous avions, en fin 2025, en stock, l'équivalent d'obus qui ont été tirés juste la semaine dernière par les Ukrainiens. Donc, on ne pourrait pas tenir très longtemps.

Et donc, l'idée, c'est de donner de l'épaisseur à nos forces armées, avec des accents particuliers sur les drones. Nous étions très peu équipés en drones, nous avions des matériels beaucoup plus sophistiqués, mais on s'aperçoit que la guerre, maintenant, telle que nous la voyons en Ukraine, montre que l'utilisation des drones, et parfois de drones pas chers, de drones qui coûtent quelques milliers d'euros, et parfois moins, il faut véritablement en équiper nos armées. Il y a un mouvement très important qui est fait dans ce domaine. Il faut bien évidemment investir dans le cyberespace, parce que c'est un nouveau domaine de conflictualité.

On peut avoir des satellites armés qui nous survolent, ce qui n'est pas très agréable. Il faut surveiller le fond des mers, car les océans deviennent, eux aussi, un domaine de conflictualité. On voit, par exemple, beaucoup de bateaux russes et chinois arriver par l'Arctique, par le nord de notre planète. Et donc, il faut aussi investir sur le renseignement, puisque, bien évidemment, le renseignement permet d'anticiper. Ça fait énormément de dossiers, finalement. Pour ne pas avoir la guerre, il faut anticiper la guerre et être craint. Et pour être craint, il faut être fort.

Alors, la France a une chose particulière avec le fait de détenir les forces nucléaires, qui sont, malgré tout, une assurance absolument essentielle. Mais on s'aperçoit, en Ukraine, qu'on ne peut pas utiliser la force nucléaire comme ça, et que les armées conventionnelles sont absolument nécessaires. On a fait d'énormes progrès sur les trois armées. On voit maintenant que l'armée de l'air est totalement équipée de rafales. On voit la nouvelle génération des sous-marins Barracuda, le Suffrain, le Duguay-Trouin, etc., qui sont maintenant à la mer, qui sont des sous-marins exceptionnellement performants.

Et vous avez vu ce matin sur les écrans, et moi, j'étais à la tribune, je l'ai très bien vu, on voit toute la génération des scorpions, qui sont, évidemment, du matériel blindé, rapide, très bien équipé, et beaucoup plus confortable du reste pour nos forces armées.

19:57
Invité

Voilà quelques exemples, avec les drones, de ce qu'il convient de faire,

20:01
Intervenant

et il faut investir, à la mesure, bien évidemment, de nos moyens.

20:05
Invité politique

Si j'osais, monsieur le sénateur, effectivement, alors j'ai posé la question, nous avons posé la question, faut-il augmenter le budget de la défense ? Il n'y a pas débat, finalement, parce qu'avec ce que vous venez de nous dire, avec tout l'argumentaire, effectivement, il n'y a pas débat. Voilà, merci beaucoup, monsieur le sénateur. Christian Cambon, sénateur LR du Val-de-Marne, membre de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Armées, c'était très clair. Il y a des réactions au 0800 26 300 300, je voulais prendre celle d'Arthur de Montpellier, qui est un ancien militaire et policier aujourd'hui. Bonsoir, Arthur. Oui, bonsoir, merci de me donner la parole.

Oui, c'est très important, parce que c'est l'occasion de vous exprimer, de nous donner votre ressenti. Alors, allez-y en quelques mots. Nécessaire, on vient de le comprendre, là.

20:53
Invité

Ah oui, c'est totalement nécessaire. Pour vous dire, moi, j'ai connu cette armée réduite, parce que je me suis battu en Afghanistan, d'accord ? Donc, j'ai connu, où on arrive avec un tréhi félin vert camouflé,

21:07
Invité politique

on nous donne un gilet syrafe américain couleur sable, et une musette américaine couleur, à l'époque, c'était le digital camo, c'était en 2009. Donc, en fait, on n'a pas des mérités, puisque les Américains disaient qu'on était des fous. Oui, le soldat français, il était rustique, mais par nécessité, puisqu'en fait, on n'avait pas les moyens. Et à côté de ça, j'entends qu'il faudrait armer, oui, effectivement.

21:32
Invité

Alors, toutes ces personnes qui ont un plus grand niveau que moi, moi, je ne suis qu'un simple soldat,

21:37
Invité politique

j'ai commencé à m'intéresser à un gars qui s'appelle Zvetchin. Oui, que je ne connais pas, donc allez-y. Justement, en fait, ça a été traduit il y a 7 ans par un général français, et ce Zvetchin, il a créé le concept d'art opératif, et il avait prévu, à l'époque, 15 ans avant la Seconde Guerre mondiale, pourquoi ? Et en fait, il avait dit ceci, l'URSS n'est pas en mesure, n'a pas les capacités industrielles de faire face à l'Allemagne, il faut rester sur une position défensive, il faut mettre toutes nos capacités industrielles de l'autre côté de l'Oural, et commencer à augmenter, à se mettre en économie de guerre.

Et en plus de ça, dans son art opératif, il tient en compte les factions à l'intérieur, à l'époque de l'URSS, parce qu'il y en avait, mais aussi de l'ennemi. Et à l'heure actuelle, on se retrouve, on n'a pas de profondeur stratégique en France, ni en Europe. Quand on voit nos amis allemands qui achètent du matériel américain, que les Américains se retirent, la défense européenne s'est très mal barrée. C'est clair, c'est clair, et ça fait partie du débat sur lequel nous emmenait notamment Raphaël Rémi-Leleu. Et on sent bien tous les enjeux que vous avez soulevés autour de cette question. 14 juillet, faut-il encore augmenter le budget de la défense ? On aurait tendance à dire oui.

On va revenir avec nos quatre vraies voix ce soir sur l'actualité, mais avec Bruno Pommard sur le rôle du Red, justement, ce 14 juillet. Avec Raphaël Rémi-Leleu sur le rôle des pompiers. On va élargir, vous verrez aussi, Déborah Schumann et Sébastien Ménard, qui auront leur sujet actu. Restez bien avec nous, c'est le 14 juillet, fête nationale.

23:18
Présentateur

Vraies voix Sud Radio, 17h20, Frédéric Brindel.

23:21
Invité politique

Le président Emmanuel Macron est clair et sans équivoque. Il faut augmenter le budget de la défense. Les experts que nous venons d'entendre parmi eux le sont aussi. À la question que nous vous posons en ce 14 juillet, faut-il encore augmenter le budget de la défense ? Eh bien vous, les auditeurs de Sud Radio, vous dites non à 68%. Et il y a des commentaires, notamment sur le fait que la France reste terriblement endettée.

Alors nous allons décliner, évidemment, ce 14 juillet, avec Bruno Pommard, ancien du Red, Déborah Schumann, thérapeute en périnatalité, Raphaël Rémi-Leleu, autrice, féministe, écologiste, et je rigole parce que j'ai failli refaire la même bêtise que tout à l'heure sur Conseillère de Paris. Ce n'est plus le cas. Et Sébastien Ménard, lui aussi ancien élu, mais surtout éditorialiste et entrepreneur dans la foodtech. Écoutez donc ce que disait Emmanuel Macron aux armées c'était hier.

24:15
Intervenant

Je vous annonçais que le budget de la défense serait augmenté, que les engagements seraient tenus, et que la France et ses armées seraient à la hauteur de leurs devoirs et responsabilités. Je fixais pour cela un objectif clair, vérifiable, atteindre dès 2025 un effort de défense à hauteur de 2% de la richesse du pays. J'en prenais ici l'engagement solennel. L'engagement a été tenu.

24:40
Invité politique

Voilà, et c'était son dernier 14 juillet ce matin. Vous avez jeté un oeil les uns les autres. Vous l'avez trouvé comment ? Ému ? Touché ? Non ? Pas trop ? Il est resté ?

24:48
Intervenant

Non, digne, comme il l'est systématiquement. C'est son dernier, c'est son dernier, mais j'ai trouvé ça intéressant qu'il y ait pour le coup beaucoup de représentations européennes. Ça, je pense que ça a du sens. Ça, c'est le sens de l'avenir. Enfin, tout dépend de ce que sera 2027, mais je pense que ça va dans le sens de l'avenir.

25:02
Invité politique

Oui, vous venez d'entendre un compliment sur Emmanuel Macron. C'est sur Sud Radio. Eh oui, ça peut exister aussi. J'ai aussi entendu Bruno Pommard nous dire que c'était quand même chapeau sur le budget de la programmation militaire qui était tenu. Non, le président était... Il y avait des choses de faits aujourd'hui. Moi, j'ai trouvé évidemment digne. Après, moi, j'apprécie le président. C'est un secret de polychinelle pour les auditeurs de Sud Radio. Mais il n'en demeure pas moins qu'il était à la hauteur. Mais je l'ai senti. On sentait que c'était quand même la dernière. Ah bah, la dernière, c'est la dernière. Voilà.

Moi, le dernier vendredi d'août, quand je vais conclure les vraies voix, je vais relaisser le... Il y aura de la dignité, mais il y aura de l'évolution. Mais Bruno Pommard, on commence avec vous. Sur le rôle du RAID, au cours de ce 14 juillet, crucial, allez-y. Alors, d'abord, c'est une très, très belle cérémonie, vous l'avez dit. Parce que c'est relayé par toutes les chaînes de télé. TF1 a mis en place un gros dispositif. Et mon copain Antoine Guélo, qui est le patron des grands événements de TF1, a suivi le RAID. C'était le fil rouge. Tout un matinier. C'était formidable. Vous savez que j'ai passé quand même 15 ans dans cette unité. J'y étais à la base.

Et quand je vois l'évolution, évidemment, du matériel, des techniques qu'ils ont, waouh, ça fait vraiment rêver. Rappelons exactement en quoi consiste l'émission du RAID. Alors, ça a été créé par Pierre Jox. Ancien ministre de l'Intérieur de François Mitterrand. En 86. Oui, c'est ça. Des fois, j'ai des problèmes avec les dates aussi. Cette unité, pourquoi ? Pour répondre tout simplement à la montée d'actes terroristes qu'on a connues. On a connu les premiers actes. Moi, je les ai connus avec Action Directe. Puis, j'ai fait partie de cette colonne d'assaut qui a interpellé Ménigo-Honrouillan, Cyprianie, Joël Aubran.

C'était le début du terrorisme à l'extrême gauche qu'on a connu avec la Rotarmefraction, avec Ingeviet en Allemagne, l'extrême gauche italienne, etc. Donc, ce développement, je dirais, du terrorisme politique a fait naître cette unité qui était le pendant, je dirais, du GIGN, avec une spécificité. C'est que les 70 recrutés que nous étions, sur 1200 candidats, avaient des spécialités totalement différentes. Et ça a permis, effectivement, d'avoir une unité très particulière. Et, effectivement, elle a été mise en avant tout au long de ce défilé du 14 juillet parce qu'encore une fois, elle a un rôle essentiel.

Alors, il ne faut pas oublier, évidemment, le GIGN, la BRI, qui font un travail formidable. Et, à travers, évidemment, ces démonstrations du RAID, on a vu sur le défilé, beaucoup, et le sénateur Cambon le disait tout à l'heure, le nombre de nouvelles unités qui existent en cyber, en drone, etc., on les a vus défiler. On n'avait jamais vu ça auparavant. Alors, remarquez, il y a des petites unités qui ont été... Parce qu'il faut se mettre à la page, évidemment, de la technologie, de tout ce qui existe. Et je crois que l'armée française est en train... Moi, ça m'a donné du bon moqueur parce que, pendant 30 ans, effectivement, l'armée a galéré.

Et je trouve que, voilà, c'est un bon, comment dire, une bonne impulsion. Et puis, la présence, vous l'avez dit, des armées européennes aussi, c'est quelque chose d'intéressant. Donc, finalement, on élargit le prisme, c'est-à-dire, il y a les militaires, mais il y a les militaires de tout style, de toute intervention, et dans le contexte européen. Enfin, si on veut élargir, il y a aussi le cas de nos pompiers, parce que, finalement, on les associe... Alors, rappelons que les pompiers de Paris sont des militaires. Tout à fait. Du génie, rappel Rémi Leleux. Et là, allez-y, éclairage sur les pompiers, justement.

La brigade des sapeurs-pompiers de Paris, qui me tient à cœur, d'ailleurs, je porte le polo de leur tenue d'été.

28:30
Invité

Ah, c'est ça, oui. Et oui, ça se voit dans le dos, en réalité.

28:33
Invité politique

D'accord. Vous vous tournez, effectivement, au moment où... Je suis désolée, c'est pour celles et ceux... Non, mais j'explique pour la radio.

28:38
Invité

C'est pour celles et ceux qui regarderont les images, mais pour la radio, ce que vous ne voyez pas,

28:42
Invité politique

c'est que j'ai donc le petit logo de la BSPP, et derrière, c'est bien noté, sapeurs-pompiers de Paris. Et vous avez enlevé le petit scratch, qui, en général, montre le grade. Vous n'êtes pas gradé. Voilà, comme ça n'est pas une tenue officielle, je ne l'ai pas...

28:53
Invité

Non, alors, je vous en parlerai dans quelques semaines ou dans quelques mois, mais voilà.

28:58
Invité politique

Donc, il va falloir changer la page Facebook.

29:01
Invité

Exactement, exactement. On y travaille, on y travaille.

29:04
Invité politique

Non, mais plus sérieusement, sur la brigade des sapeurs-pompiers de Paris, qui défile comme tous les 14 juillet, mais c'était un peu plus triste cette année, car il n'y avait pas les balles des pompiers de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris, ni à Paris, ni nulle part en petite couronne, parce que la pression opérationnelle était trop forte.

Donc, je suis allée regarder un peu dans mes archives, mais dans les nôtres aussi, puisque l'année dernière, à la même heure, à la même date, je vous racontais déjà que la pression opérationnelle sur les pompiers était trop forte, qu'on allait bientôt être contraints et contraintes d'avoir à choisir des théâtres d'opération, notamment sur les feux de forêt. Et on l'a vécu, ces dernières semaines. Finalement, on n'a pas pu renvoyer tous les moyens aériens que l'on aurait souhaité sur la Drôme. Il a fallu les envoyer ailleurs pour éviter la propagation d'un autre incendie. Et donc, j'ai un petit jeu pour vous, cette fois-ci, c'est de mon côté.

Écoutez, dites-moi, est-ce que vous savez combien de Canadair on avait en France en 2000 ? Bruno, il va gagner en 2000 ! 12 Canadair hausses d'opérationnelle, actuellement. Actuellement, mais en 2000. En 2000 ? Alors là, tu me poses une code.

30:05
Invité

Mais tu étais bien parti.

30:09
Invité politique

En 2000, les Canadair, c'est vieux, donc je pense toujours le même, non ? 12 aussi. Oui, c'est ça. Et probablement les mêmes, parce qu'ils ont 30 ans en moyenne d'âge.

30:15
Invité

Et en 2016, il y en avait 12 aussi.

30:19
Invité politique

Et en 2022, après qu'on a eu plus de 70 000 hectares de forêt qui ont brûlé dans notre pays, le président Emmanuel Macron, mais de manière générale, le gouvernement s'est dit, bon là, il faut renouveler notre flotte de Canadair. Sauf que c'est 60 millions d'euros, un Canadair. Et donc, aujourd'hui, on en est toujours à 12 Canadair. Et c'est Bastien Ménard l'a expliqué très bien, d'ailleurs, jeudi dernier, ici même, avec le fait que nous sommes dépendants aussi des commandes qui dépendent d'une entreprise canadienne. Oui, bien sûr, parce qu'il y a un monopole canadien sur les Canadair.

Mais alors qu'on sait qu'on a de la solidarité européenne à faire, et d'ailleurs, souvent, c'est nous qui envoyons des moyens aériens au Portugal, en Espagne. Mais là, nous avons reçu la solidarité européenne de Chypre, de la Suède. Donc, il va vraiment falloir donner les moyens nécessaires, pas uniquement à l'armée sur la mission de protection et de défense, mais aussi à la protection civile, parce qu'on ne pourra pas tenir comme ça encore. Il y a 70% de volontaires, 30% de pros. Il y a environ 220 000, 230 000 pompiers, un peu comme l'armée. D'ailleurs, c'est 253 000. Mais il faut venir, d'ailleurs, en parlant de ça, c'est pour ça que je parlais des réservistes. C'est important.

Vous savez que l'armée recrute, la police recrute, les réservistes opérationnels, les réservistes citoyens, les pompiers. Il faut que les civils, on aille voir. Et puis, j'invite en même temps, une petite parenthèse, nos députés, vous savez, les filles qui n'aiment pas trop les flics, de venir faire de l'immersion en étant réservistes et en ayant travaillé sur le terrain avec les policiers. Alors, est-ce qu'ils émettront des réserves ? Mais alors, je pousse encore un peu plus loin la démarche citoyenne qui est possible, parce que sur les interventions des sapeurs-pompiers, mais partout sur le territoire, l'immense majorité des interventions, c'est du secours à la personne.

Donc, si vous voulez aider les pompiers, si vous voulez aider à cet effort de protection civile, formez-vous au geste qui sauve. Le premier secours, c'est véritablement très utile. Le massage cardiaque, etc. Bon, tout ça le 14 juillet, on a bien compris, les pompiers. Passons maintenant, Sébastien Ménard, à la partie culturelle. Parce que hier soir, il y avait pour la plupart de nos concitoyens une fête, mais pas pour tous, parce que certaines fêtes ont été annulées. Il y en avait une belle à Paris ?

Il y avait effectivement le traditionnel concert de Paris, avec le feu d'artifice qui, pour des raisons d'hommage et de commémoration des dix ans des attentats de Nice, s'est déroulé lundi 13 et non mardi 14 juillet. Alors, moi j'ai envie de dire merci, et merci France Télévisions. Oui, merci, parce qu'on sait beaucoup critiquer le service public, parfois à raison, mais il faut aussi savoir reconnaître quand il fait exactement son travail. Chaque 14 juillet, France Télévisions nous offre, grâce à l'idée folle, de deux producteurs français, c'est important de le signifier, Yannis Chébi et Michael Cazan, le concert de Paris.

Musique classique, artistes exceptionnels, maestros internationaux, l'Orchestre National de France, le cœur et la maîtrise de Radio France, tout ça payé avec nos impôts, le tout au Champs de Mars, sous la Tour Eiffel, devant un demi-million de spectateurs en live. Personnellement, je trouve cela magnifique.

Dans une époque où l'on nous explique que les Français ne veulent plus que des vidéos de 15 secondes, des clashes, du bruit et du divertissement faciles, France Télé fait le pari inverse, celui de l'intelligence, de la beauté et de l'exigence, et, le plus important, que c'est une grande culture qui n'est pas réservée à une élite, à quelques initiés et à ceux qui peuvent s'offrir les meilleures places dans les meilleures salles, voire les plus grandes salles du monde. Elle rentre gratuitement grâce au service public dans tous les foyers, et c'est pour moi cela la vraie mission du service public. Informer, divertir, bien sûr, mais aussi transmettre, émerveiller et parfois élever.

La culture populaire, mes chers amis, ce n'est pas forcément tirer la culture vers le bas, c'est aussi rendre la grande culture populaire. Alors, pour une fois, pas de polémique, pas de procès d'intention, et je vais être provocateur parce que c'est mon rôle ici. C'est que vous l'aimez, ce rôle. C'est vrai. Simplement, deux mots. Merci France Télévisions, merci Delphine Ernotte, merci Electron Libre Production, et merci Media One qu'on a souvent critiqué. Chez la boîte de production. Exactement. Parce que la grande culture accessible à tous, c'est sautier... C'est sautier... Pardon. Je vais qu'on laisse une liaison mal à propos, c'est plus de l'oreille.

Parce que la grande culture accessible à tous, c'est aussi une certaine idée de la France. En tout cas, c'est la mienne quand je paye mes impôts. Il faut l'embaucher ou quoi, France Télévisions ? Peut-être. Mais merci à la ville de Paris aussi, d'ailleurs. Bien sûr, bien sûr. Merci à tous. C'était beau le feu d'artifice, alors avec des drones aussi. C'était incroyable.

34:39
Invité

Mais vous voulez une anecdote ?

34:40
Invité politique

Allez-y, on a 10 secondes, vous êtes capables. Malheureusement, le son a été coupé au beau milieu de la Marseillaise. Et du coup, toutes les personnes qui étaient là à proximité du Troca et de la Tour Eiffel ont continué à chanter... Ah, c'est bien ça. Mais on ne l'a pas entendu à l'antenne. En tout cas, en live, nous, on l'a entendu. Mais du coup, les gens ont continué à chanter sur l'épouse, etc. C'était assez beau. Ah oui, c'est vrai. C'était ouvert à tout le monde ou que pour les privilégier, monsieur ? Heureusement, j'ai dit 10 secondes. Non, non, c'était moi. Je vais vous répondre. Vous avez évidemment... 5 secondes.

Vous avez évidemment une invitation de tous les officiels, mais vous avez 500 000 parisiennes et parisiens, et parfois même franciliennes et franciliens, qui font le déplacement et qui assistent à ce concert gratuit. L'actualité vue par nos vraies voix. Dans un instant, Déborah Schumann nous emmènera sur un autre sujet, mais ô combien important. Et puis après, nous jouerons évidemment autour du 14 juillet, je dois vous le dire quand même.

35:31
Présentateur

Les Vraies Voix Sud Radio, 17h-20h, Frédéric Brindel.

35:36
Invité politique

C'est 14 juillet, vous êtes les bienvenus. Un petit coup de feu d'artifice, un petit coup d'actualité plutôt triste, un petit coup de bonheur avec le Tour de France. C'est Paul Sexas qui remonte à la 5ème place, et puis l'équipe de France qui va jouer la demi-finale de la Coupe du Monde tout à l'heure. Bref, avec nos vraies voix, Bruno Pommard, ancien du RAID, Raphaël Rémi-Leleu, autrice, féministe, écologiste, Sébastien Ménard, éditorialiste et entrepreneur dans la foodtech, et Déborah Schumann, thérapeute en périnatalité. Eh ben 3, 4, périnatalité ! On n'y arrive pas aujourd'hui. Un bel exercice de diction. Moi je suis un peu lissé de la question.

Hier, dans les vraies voix, nous avions Annabelle et Abdoulaye de prénom, et l'enchaînement de Annabelle Abdoulaye, Annabelle Abdoulaye, essayez rapidement, c'est très difficile. Essayez de votre côté. C'est un métier ! C'est un métier, c'est un métier. Bien, alors, avec vous Déborah, un sujet actu sur lequel vous vouliez revenir, alors là pour le coup, c'est un sujet plutôt lourd, mais ô combien important, la hausse de la mortalité périnatale.

36:39
Intervenant

Tout à fait. Alors, je sais qu'on est le 14 juillet, que ce n'est pas forcément en adéquation, mais il y a une étude qui est sortie il y a à peu près une semaine, et donc je trouvais ça intéressant d'y revenir. On en a très peu parlé. L'actualité est dense en ce moment, mais cette étude, elle sort chaque année, et elle parle de périnatalité. C'est quoi la périnatalité ? C'est la période avant les naissances, pendant les grossesses, et après les grossesses.

Ce qui est intéressant, c'est que, quand même dans un contexte où on parle évidemment de réarmement démographique, où je n'aime pas le mot, mais enfin il existe, et donc on s'aperçoit depuis 5 ans sur cette étude qu'on a une hausse, qui n'est pas une hausse flagrante, mais qui est une hausse qui va de plus en plus, en tout cas qui est de plus en plus importante, sur les décès entre la 22e semaine de grossesse et la première semaine de vie des nourrissons. Oui, donc c'est-à-dire au bout du 7 mois, c'est ça ? Entre plutôt 6 mois et la première semaine de vie.

Alors, ça c'est la première chose qui sort de l'étude, c'est que ça augmente de plus en plus, pour plein de raisons, et les raisons qui sont évidemment évoquées sont des raisons de prématurité, de non-suivi d'un certain nombre de femmes, et effectivement de femmes qui ont des enfants de plus en plus tard, et j'allais dire on ne va pas les blâmer, mais c'est un fait établi, et donc en effet des grossesses plus tardives et plus à haut risque, ça c'est certain, mais il n'y a pas que ça en fait dans cette étude-là, et je pense qu'il faut aller un tout petit peu plus loin, c'est la non prise en charge, pour moi, dans la santé des femmes, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de dépistage, et nous avons aujourd'hui des femmes qui ne sont pas soignées, qui ne sont pas entendues, qui arrivent donc dans des grossesses où elles ont déjà des pathologies qui vont être augmentées, voire qui vont se décupler pendant ces grossesses, et donc en effet des bébés qui malheureusement vont en subir les conséquences.

Donc je crois quand même que l'essentiel, c'est si on fait des bébés, c'est qu'il faut déjà que les mamans soient en bonne santé pour avoir des bébés en bonne santé, on constate que ce n'est pas le cas. Ça c'est le premier point.

38:18
Invité politique

Mais ça veut dire qu'on peut l'anticiper, on est d'accord.

38:19
Intervenant

Bien sûr qu'on peut l'anticiper. On peut l'anticiper par des dépistages. On s'aperçoit que certaines régions sont plus touchées que d'autres. Tout ce qui va être outre-mer, et par exemple la Seine-Saint-Denis, il y a énormément de décès sur les bébés, il y en a beaucoup moins. C'est donc lié à la précarité ? Bien sûr, c'est lié à la précarité, c'est lié au niveau social, c'est lié à l'information et aussi à l'accessibilité des soins. Il ne faut quand même pas oublier que tout ça rentre en ligne de compte. Ça c'est le premier point sur cette étude.

Le deuxième point, c'est que nous restons aujourd'hui avec une problématique après les naissances puisque la première cause de décès des jeunes mamans, c'est le suicide aujourd'hui. Et dans cette étude, il y prouvait que ça continue. Ça veut dire que dans la première année de vie des bébés, il y a un certain nombre de femmes qui vont se suicider parce qu'elles n'ont pas du tout accès à un certain nombre de soins, donc on est exactement dans la même problématique, mais aussi parce qu'il n'y a pas d'anticipation sur la santé mentale des femmes et notamment la santé des jeunes mamans.

Et a priori, on devrait dépister en amont puisqu'on a un test qui permet et une réunion d'information qui permettrait de pouvoir le dépister, qui visiblement ne joue absolument pas son rôle. Et donc on se retrouve avec des femmes qui, au bout d'un certain nombre de mois, ne voient pas d'autres solutions que le suicide suite à des dépressions du postpartum, suite à des dépressions d'ailleurs tout court qui n'ont pas été anticipées. Et donc ça, c'est un autre problème en France. Stéphanie Riste, qui est donc ministre de la Santé, c'est quand même emparé du sujet. Il y a quand même tout un travail autour de la périnatalité.

Mais je trouve que quand on parle de réarmement démographique en France, et encore une fois, je n'aime pas le mot, mais je l'utilise. Et Dieu sait que j'œuvre tous les jours pour cette question. Je trouve ça quand même inconcevable que celles qui désirent faire des enfants ne soient pas accompagnées, ne soient pas entendues dans leur souffrance et leur complexité. Et on reparle de la question

39:58
Invité politique

des moyens mis, qui pour la santé, la sécurité, etc., l'éducation. Une petite réaction. On peut parler de la santé en général. Je partage tout à fait ce que vous dites. avec les gamins. Je vois dans les quartiers, j'ai beaucoup d'enfants que je reçois avec des problèmes psychologiques très graves où on ne trouve pas de psychologue, de sociologue, enfin psychologue plutôt psychiatre pour les accompagner. Mais je pense que... C'est exactement...

40:20
Intervenant

Et tout en découle.

40:21
Invité politique

Les désirs médicaux aussi. Bien sûr. Dans les provinces, moi je vois dans ma campagne, ces problématiques-là sont arrivées aussi. Il y a beaucoup à faire. Bon, c'était important cet éclairage. Effectivement, on sortait un petit peu du 14 juillet mais vraiment message reçu. Bravo Déborah Schumann. Vous avez d'ailleurs un podcast. Tout à fait.

40:37
Intervenant

J'ai un podcast sur le désir d'enfant qui s'appelle Désir sur canapé.

40:40
Invité

Très bien.

40:40
Intervenant

Et dans lequel j'interview en vidéo uniquement des personnalités publiques qui viennent partager leur désir d'enfant et leur parcours parfois compliqué pour arriver à avoir des enfants. Parfait.

40:50
Invité politique

Vous voyez, chers auditeurs, que nos quatre vraies voix ont beaucoup de talent ce soir mais on va voir en nous replongeant dans l'ambiance du 14 juillet si elles ont vraiment tous les talents. Le jeu.

41:00
Présentateur

Les vraies voix Sud Radio.

41:02
Invité politique

Jouez avec nous, vous les auditeurs de Sud Radio. Spécial 14 juillet. Nous allons faire un face-à-face. C'est-à-dire ceux qui sont à ma droite et ça n'a absolument rien de politique. C'est-à-dire Sébastien Ménard et Raphaël Rémi Lourleux. Ça se saurait. L'une des rares fois où on sera dans la même équipe. Oui, en plus. En plus. Et puis, à ma gauche, et ça n'a rien de politique encore une fois, Déborah Schumann avec Bruno Pommard. Alors, l'idée... Bruno le gauchiste. L'idée est simple. Vous avez neuf extraits. La première des deux équipes qui a cinq bonnes réponses a gagné. L'idée, c'est une chanson qui a un lien avec le 14 juillet et tout ce qu'il y a autour.

Vous devez me donner l'interprète, la chanson iconique du 14 juillet. Et c'est parti !

41:49
Invité

Un beau matin de juillet, le réveil a sonné dès le lever du soleil et j'ai dit à ma poupée faut te squer c'est aujourd'hui qui part

41:59
Invité politique

Non, mais alors là... On n'est pas là pour se faire engueuler. J'espère que vous étiez meilleur que moi, je l'ai, parce que sinon, on a mal barré. Mais j'étais pas né, moi. C'est Réventura ? Non. Réventura ? Un grand auteur. C'est par Réventura ? Ça a été repris par Réventura, mais... Alors... Boris Vian ? Oui, Boris Vian ! Boris Vian ! Bravo ! Boris Vian, ça fait 1-0 pour Déborah. C'est un venu, les diables vos verts. Très, très bon. Attention, cette chanson s'appelle Mon Soldat.

42:34
Invité

Oui !

42:35
Invité politique

Ayana Kamoura. Pour l'instant, pour l'instant, pour l'instant, Déborah... J'ai bien fait, je dis plus rien. ...mène le jeu 2-0, mais le premier arrive à 5, vous avez de la marge. Allez, c'est parti, troisième extrait. Tiens, tout a changé, c'est parti. Mais j'ai plus gain. Plus gain, oui. Oh là là là là là là. On peut rajouter même le bise-bazar. 3. Ça fait 3. 3. Fanny. 0. Encore 2, et c'est perdu. Pas très grave. Je regarde Sébastien Ménard qui n'aime pas perdre. Non, non. Non, mais c'est pas... Non, mais j'aime pas votre jeu, donc... Et moi, j'irai un peu plus loin, je ne vous aime pas.

Non, mais c'est à l'état civil, à l'état civil, moi qui n'ai que 35 ans, comment voulez-vous envoyer le quatrième extrait. Marianne a 5 enfants Michel Delpech. Oui, vous voyez, une chanson un peu plus vieille et ça marche pour vous. J'essaie de me concentrer cette fois. Marianne, il a un peu de culture. Marianne a 5 enfants pour les 5 républiques et tout ça. Michel Delpech. Très simple, attention, allez vite. C'est ça le talent. On n'a même pas entendu la voix. Non, non, non. Il n'y a pas besoin de la voix. Très simple, c'était mythique. C'est mythique. Ça fait 4 à 1. Pour l'instant, seul Raphaël, Rémi Leleu n'a toujours pas donné de réponse. C'est pas grave. Elle a le mien, elle a le mien.

Attention, là aussi, un petit clin d'œil aux militaires.

44:05
Invité

C'est pas son nom. Pierre, c'est pas son nom. Non, c'est moi, c'est moi. Non, non, mais attends.

44:10
Invité politique

Arrêtez, monsieur. Non, non, sérieux. Vous savez ce qu'on a fait pour un petit peu de suspense, même si on était pour le temps que vous avez tous dégainé. On est à 4 à 2. Encore une balle de match. Une chanson pour Raphaël, Rémi Leleu, qui est fan. C'est parti. Les feux d'artifice, Raphaël, vous adorez ça. Très fan de Calogéro,

44:36
Invité

mais...

44:36
Intervenant

Non, non, mais des feux d'artifice.

44:38
Invité politique

Oui, en effet. Mais ça me donnait pas

44:40
Invité

le nom de Calogéro.

44:41
Invité politique

Non, d'accord. Mais moi, comme j'écoute tout ce que vous dites et que je lis tout ce que vous écrivez sur votre compte Facebook... En plus... Faut arrêter le compte Facebook. Si les auditeurs peuvent voir en ligne, on se dépêche parce qu'on... On n'a pas gagné ? Non, non, parce qu'il y a 4 à 3. Il y a 4 à 3. On va faire un concours de lunettes de soleil, voilà. Attention, très simple. Dans les balles populaires, Michel Sardou ! Michel Sardou ! Eh oui, ça fait mal, non ? Dans les balles populaires, dans un instant, les infos, bravo les vraies voix. Vous nous retrouvez dans un instant. On parle de la Coupe du Monde de Football. Est-ce que vous êtes fiers de l'équipe de France ?

Réagissez 0826 303. Les vraies voix de l'été, deuxième partie. La tension monte à Dallas, non pas à cause de JR, mais bien de ce France-Espagne à 21h. Êtes-vous fiers de cette équipe de France ? Nous en débattrons dans un instant avec vous au 0826 300 300 sur la chaîne YouTube. Donnez-nous votre point de vue. Tout à l'heure, entre 19h30 et 20h, Quentin Barbaza vous posera la question. Le pays sait-il encore se rassembler, faire nation à l'occasion de ce gros événement ? 0826 300 300. Allez-y. Zach est au standard. Il vous écoute.

Et puis bien sûr, ce soir, en avant-première de ce match de 20h à 21h, les Tontons du Mondial tous autour de Joseph Ruiz, les Tontons du Mondial pour faire chauffer sur Sud Radio juste avant le match. Les Vraies Voix du Jour. Alors, on se fait une petite présentation sur les Vraies Voix du Jour. Ouais, voilà, j'aime bien ça. Mesdames et messieurs, 4 Vraies Voix en ce 14 juillet. On a gagné un jingle, quoi. Oui, eux, quelqu'un qui a tout apporté au raid et qui nous apporte toute son expérience. Bruno Pommard, ancien du raid, il est là. À côté de lui et dans la même équipe tout à l'heure dans ce jeu où ils ont gagné pour le 14 juillet. Triomphalement gagné. Triomphé, disons-le tout net.

Déborah Schumann, thérapeute en périnatalité. Et de l'autre côté, ils sont les perdants mais pas sur le contenu eu égard à ce qu'ils ont apporté depuis le début de l'émission. Raphaël Rémi Leleux, autrice, féministe, écologiste et ancienne conseillère de Paris. Exactement. Et futur, et futur, gros passif, gros passif. Et futur, mais je compte sur vous. Vous me raconterez, vous m'aiderez. Je recrute, n'hésitez pas. Voilà, quand je vous dis qu'elle a du talent et lui aussi, évidemment, mais lui, c'est un peu le dinosaure ménard, éditorialiste et entrepreneur dans la foodtech. Il n'est jamais content. Il fait silence. Il est beau.

Vous pourriez essayer d'en faire un petit peu plus quand même la mousse. Attendez. C'est notre schtroumpf grognon à nous. Je vous dis que si je vous donne la parole, vous saurez le faire beaucoup mieux à ma place que de vous flagorner. Ce n'est pas faux d'ailleurs. Avant de rentrer dans la fête et ce côté coupe du monde de football, je voulais quand même, et c'est important puisque hier, on a fait le point sur la situation à Fontainebleau. Fontainebleau, les incendies qui ravagent la fabuleuse forêt au sud de l'île de France en Seine-et-Marne. Un feu qui a pris dimanche en fin d'après-midi, qui a parcouru environ 2050 hectares, a annoncé à la mi-journée le préfet de Seine-et-Marne.

Laurent Nunez avait confirmé que c'était un feu départ criminel et nous venons d'avoir l'information que vous avez entendue dans les infos de Zachary Brault d'ailleurs. Six personnes en garde à vue dont, et c'est terriblement surprenant, un pompier volontaire, ils ont reconnu les faits. Avec nous, Grégoire Drouot qui était avec nous déjà hier, le maire adjoint de Saint-Martin-en-Bière, l'une des villes vraiment quasi-limitrophes de la forêt de Fontainebleau. Bonsoir Grégoire. Bonsoir à tous. Merci de refaire un point avec nous. Est-ce que les nouvelles sont encourageantes dans la mesure où on espérait que le feu soit fixé ? Est-ce le cas ou pas encore ?

Alors, les nouvelles commencent à être un peu meilleures qu'hier. Le feu n'est pas encore fixé en revanche, mais il ne progresse plus selon la préfecture. Donc, c'est déjà un bon pas vers une amélioration de la situation. Rappelez-nous comment vous vous êtes organisé. Parce que, bon, vous, votre commune, Saint-Martin-en-Bière, mais il y a plein d'autres communes, je pense, notamment, j'ai eu des déclarations d'habitants qui sont vraiment tout à côté et qui ont dû évacuer. Il y a eu énormément d'évacuations. Oui, alors, au Vaudouais, notamment, et à Noiser-sur-École, nous, notre commune n'a pas été touchée par les évacuations et par le feu.

Mais, concrètement, depuis hier, on distribue des masques à la population, notamment par les fumées, parce qu'il y a une odeur de feu qui est assez conséquente sur notre commune. Donc, on distribue des masques à la population vulnérable. On va faire du porte-à-porte pour prévenir les habitants et faire de la prévention pour éviter toute panique

49:37
Locuteur non identifié

et toute peur.

49:38
Invité politique

Chaîne de solidarité, évidente, ça a bien fonctionné. Et vous, notamment, les élus de proximité, vous avez été les acteurs. Les gens ont joué le jeu, c'est plutôt encourageant. Oui, alors, on a vraiment eu un élan de solidarité impressionnant, que ce soit sur les réseaux sociaux ou directement, des gens qui vont spontanément en mairie pour déposer des aliments, des fruits pour nos pompiers. Donc, on est très reconnaissant de cette solidarité. Alors, maintenant, il faut aussi suivre les consignes de la préfecture parce que parfois, elle est trop spontanée, cette solidarité, et elle peut causer des soucis de logistique.

50:10
Locuteur non identifié

Mais on est, bien sûr, on est très ému de cette solidarité et on remercie les habitants de cela.

50:17
Invité politique

Bon, merci, en tout cas, pour ce dernier point, Grégoire Drot. Vous avez été notre relais, finalement, Sud Radio, aux côtés de ceux qui ont été victimes, mais surtout aux côtés de cette si belle forêt qui est détruite. Alors, merci à vous et réaction autour de la table. Raphaël Rémi-Leleu. Moi, je voulais remercier le monsieur ainsi que l'ensemble des personnes qui se mobilisent pour aider. On sait toujours que les élus sont en première ligne dans ces moments-là, en plus des pompiers, en plus des services publics.

Et je tiens à le dire parce qu'on parle de forêt parfois de manière un peu désincarnée, mais il y a aussi beaucoup de vivants, beaucoup d'animaux dans ces forêts qui sont également victimes des feux. Et il y a également des solidarités qui se mettent en place autour d'associations, d'ONG, je pense notamment à la Ligue de protection des oiseaux. Et il y a des brigades d'éco-volontaires bénévoles qui sont en train de se mettre en place pour évacuer des animaux en lien avec les cabinets vétérinaires locaux. Donc vraiment, il ne faut pas hésiter. À Fontainebleau, comme dans le Dioa, comme partout où il y a des incendies, malheureusement. Bruno, je vous fais réagir.

Là, on est quand même, alors deux pour l'instant, les dernières informations. Un jeune de 18 ans, les mains couvertes de suie et un autre de 20 ans ont été interpellés. Ils ont reconnu les faits. C'est des criminels. C'est des criminels. Et comment on fait pour anticiper ça ? Parce que, malheureusement, quelqu'un qui, enfin, un terroriste, on filtre, etc., etc. Là, c'est... Non, c'est impossible. Soit c'est maladif parce que ça existe, ça n'est pyroman. Comme on dit, mon pyroman existe. On en voit à travers parfois les pompiers. Ne faisons pas une généralité, surtout pas. Évidemment.

Mais ce qu'on a vu là, effectivement, ce pompier volontaire-là a sali une profession qui fait un travail formidable, qui nous protège, qui nous sécurise, qui éteint les feux. Là, ils prennent des risques considérables, tous nos pompiers. C'est un scandale total et j'espère qu'il va être sanctionné également les autres. Et encore une fois, cette mobilisation est formidable. Mais ce qu'elle disait à l'instant, notre amie, c'est qu'il y a une mobilisation, non seulement des sapeurs-pompiers qui sont assistés des élus parce que les élus ont un plan, ce qu'on appelle un plan communal de sauvegarde qu'on est obligé de mettre en place avec des démarches à suivre.

Ça se fait sous la tutelle des SDIS et du préfet. Je rappelle que vous étiez maire d'une petite commune à côté de Carcassonne. Et ce n'est pas rien. Et ça permet surtout aux pompiers d'être aidés parce qu'ils ont une pression considérable 24 heures sur 24. Donc, chapeau à nos sapeurs-pompiers. Alors, deux réactions, celle de Sébastien Ménard, puis j'irai vous chercher sur la pathologie des pyromanes, cher Déborah Schumann. Sébastien Ménard. Moi, je crois que des fois, souvent ici, on a parlé de la justice et de ce qu'on va appeler la judiciarisation spectacle, notamment des affaires politico-financières où souvent, on condamne leur prétendu auteur avant qu'il ne soit jugé.

Et puis, on exhibe la peine, enfin voilà, etc. Moi, je pense que sur ce type, parce qu'il n'y a pas grand-chose à faire en fait. On ne peut pas mettre des bouches incendies partout, etc. On a, je dirais, un patrimoine forestier extraordinaire en France. Il est entretenu, mais il est moyennement protégé. Donc, il faut des sanctions qui soient exemplaires. Et il faut que ces sanctions-là, on les exhibe. C'est-à-dire qu'à un moment donné, il faudrait peut-être, nous, on a eu ça à Chiberta, aux portes de Biarritz, sur la ville d'Anglette, mais c'était encore un détraqué. C'est encore un taré. Voilà, désolé de le dire comme ça. Et qu'est-ce qu'on apprend ?

C'est que 18 ou 24 mois après, enfin la forêt, elle remettra 30, 40 ou 50 ans à ce drame absolu. Et au bout de 24 mois, la personne est dehors. Ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible. Juste, Déborah, alors rapidement, désolé, malheureusement, on y reviendra, mais cette pathologie des pyromanes, elle est très identifiée par les psychiatres, psychologues ?

53:54
Intervenant

Elle est très identifiée, en effet. Et en effet, elle est impossible à déceler auparavant puisque c'est vraiment pulsionnel. Et c'est une pulsion dans le sens du désir. C'est-à-dire que soudainement, il y a un désir à voir. Alors, la pulsion du désir, elle peut être sur plein d'autres choses, mais là, elle est sur le feu et donc sur le désir, en fait, de regarder le feu et ce que ça brûle et ce que ça génère. Donc, il y a une vraie pulsion qui donne envie de le faire et qui ensuite fait que la jouissance est de regarder malheureusement cette forêt en train de brûler. Et c'est ça qui le crée. Donc, c'est imprévisible puisque ça peut arriver à n'importe quel moment.

Ça se traite, mais malheureusement, c'est sous-jacent de colère et de choses qui ne sont pas traitées par ailleurs et qui vont ressortir sous ce désir-là.

54:30
Invité politique

Bon, voilà, et c'était important et penser bien sûr à tous les habitants, mais en fait, on est tous touchés parce que notre forêt de Fontainebleau, c'est la forêt de toute la France, de toute l'Europe, etc. Bon, allez, on passe dans un instant à la demi-finale. France-Espagne, Coupe du Monde, les Français vont-ils le faire et surtout la question qu'on vous pose, êtes-vous fiers de l'équipe de France ? A tout de suite. Si c'est parti, on ne vous lâche pas, c'est festif, c'est 14 juillet sur Sud Radio. On commence par le spécial Coupe du Monde avec les vraies voix.

Bruno Pommard, Déborah Schumann, Raphaël Rémi-Leleu, Sébastien Ménard et puis ensuite, évidemment, on vous fera parler sur le Tour de France Cycliste et puis, n'oubliez pas, les tontons du Mondial de 20h à 21h. Mais avant donc, cette question, êtes-vous fiers de l'équipe de France de football ? La question est lancée.

55:22
Présentateur

Les vraies voix Sud Radio.

55:24
Invité politique

Alors, j'aimerais qu'on vous emmène... Il est magnifique, Maxime Céla,

55:31
Intervenant

c'est le réalisateur. Oui, mais je peux me permettre, je crois qu'il y a une explication, quelqu'un n'a pas la ref autour de cette table. Ah bon ? Dallas ? Si.

55:40
Invité politique

Le générique, ça va. Oui, le générique, ça va. Alors, c'était JR...

55:44
Invité

Ah, c'était Az. OK, c'est JR que j'ai vu.

55:48
Invité politique

JR qui était face à... Je viens de comprendre 10 minutes plus tard. OK, merci beaucoup, Nathalie. Il y avait Ewing, son adversaire, tout ça. Alors, il avait sa femme, Sue Hélène, aussi. Qui picolait pas mal. Qui picolait pas mal.

56:00
Invité

Non, mais je comprends mieux comment vous avez été socialisé. Écoutez tout ça. OK, d'accord.

56:05
Invité politique

En fait, ce sont des boomers, panneaux, pas nous. Ça joue à Dallas. France-Espagne. Le champion d'Europe en titre, l'Espagne. L'équipe de France. Je voudrais prévenir déjà Maxime Senna. Il a trois petits documents sonores. J'aimerais qu'on passe le deuxième. Celui de Kylian Mbappé qui dit, après le match contre le Paraguay, ceci.

56:27
Invité

On a montré qu'on n'était pas seulement une équipe qui savait jouer en football offensif. S'il faut mettre les mains dans la merde, on va mettre les mains dans la merde. Désolé de l'expression. On n'a pas de problème avec ça. Ils pensaient qu'on allait venir jouer en smoking. On allait juste venir faire des best actions des 1-2. Nous, on sait faire le sale football aussi. Et même dans ça, on a été meilleurs qu'eux.

56:44
Invité politique

Alors, il y a la performance sportive, mais il y a l'état d'esprit et une équipe française, Raphaël Rémi-Leleux, qui communique comme jamais, qui a des mots forts et qui parle. Moi, je la trouvais incroyable cette équipe. Je n'ai pas tenu le boycott que je pensais faire de cette Coupe du Monde parce que c'est quand même, aussi, il faut le rappeler, une Coupe du Monde qui est organisée et qui se déroule dans des conditions absolument dégueulasses, que ce soit du point de vue éthique, du point de vue environnemental. Enfin, bref, rien ne va.

Mais j'ai été emportée par cette équipe de France parce qu'elle joue bien, parce qu'elle a une attitude, en effet, et on l'entend dans ce son de Bappé, c'est cette idée que l'opposition entre le joli foot, le foot technique, le foot un peu à la Olivetum versus des doctrines de foot qu'on pourrait trouver dans certains clubs ou certains championnats européens avec des défenses solides, des trucs verrouillés, des trucs qui ne bougent pas. Et moi, ils disent non, le foot, c'est tout ça et on est capable de tout faire.

Et donc, oui, très, très fiers contre l'équipe de France, y compris parce qu'elle n'a rien laissé passer non plus du point de vue des valeurs quand il y a eu des insultes racistes contre l'équipe de France. Et en tous les cas, cette fierté sera encore là demain matin. Les insultes racistes, il y en a eu de la part donc d'une sénatrice paraguayenne, de l'ancien premier ministre espagnol Mariano Rajoy. Et pour tout vous dire, puisque vous réagissez, certains, sur les réseaux sociaux quand on dit êtes-vous fiers de l'équipe de France de football, alors la tendance, on le verra avec Quentin. Quentin, c'est combien la tendance pour l'instant ? Les Français sont fiers à combien ?

Quentin, dans le micro. Ça va arriver dans quelques instants. On est déjà sur finit. Comptez les derniers bulletins si vous voulez. En tout cas, il y a quand même des déclarations qui disent je ne me reconnais pas parce que... Alors, on entend ces propos, la France a des joueurs africains. Bon, on tombe des nus, Sébastien Ménard. Non mais on a déjà, on n'a pas de joueurs africains, on a des joueurs français. Voilà, on a des joueurs qui sont de nationalité française, qui sont au 9-10ème, c'est-à-dire pour la plupart nés en France sur le continent européen, ce sont des Français à part entière.

Le sentiment d'appartenance à la nation française, à la République française, à notre idéal des républicains, ce n'est pas une affaire de patronyme, d'origine ou de couleur de peau ou même de religion. Parce que là, ce qui ressort, dans ses propos, c'est la notion de couleur. Non mais on sent... Mais c'est le racisme ! Parce que voilà, c'est le racisme parce qu'ils ne parlent pas de Lucas et Théo Hernandez, je vais vous dire, je vais vous dire encore une fois, c'est une vision du monde qui est datée, qui pue la naphtaline.

Parce qu'en fait, quand vous demandez à un gamin qui a aujourd'hui 15 ans, 16 ans, 18 ou 25 ans, quelqu'un d'à peu près bien construit, moi, mon fils qui a 18 ans, quand il discute avec Mamadou qui va être basané ou avec David, en fait, il ne le voit pas comme David Mamadou, noir, jaune, gris, il s'en fout en fait, il le voit comme quelqu'un comme lui. Donc, je pense qu'il faut sortir de ça, me semble-t-il. On peut être fier de cette équipe de France qui est aux couleurs de la France.

Alors, il s'avère qu'effectivement, des athlètes qui ont une couleur de peau un petit peu plus, moi, je suis un peu pâle de peau, voilà, ils sont peut-être un peu plus athlétiques que moi, ils sont peut-être bien meilleurs que moi, mais enfin, ils sont français, ils portent le maillot de l'équipe de France et regardez, regardez leur narratif, regardez la cohésion, regardez le respect, regardez, ils chantent tous la Marseillaise, ils chantent tous la Marseillaise, ils sont dignes du début à la fin, ils sont dignes sur le terrain et ils sont dignes face à nos micros.

Et la génération Platini, on ne lui demandait pas de chanter l'hymne national, parce qu'en fait, depuis un certain temps, il y a une forme de patriotisme assumé de la part de ces jeunes qui se développent. Et Descartes, déjà, l'a souhaité, au tout début, il souhaitait que... Oui, ça fait du bien que la Marseillaise, elle ne soit pas uniquement chantée dans les meetings politiques et dans les arrières-salles du Rassemblement National.

Il faut quand même, à un moment donné, assumer nos couleurs, assumer le bleu-blanc-rouge, assumer la Marseillaise et le fait que ça se fasse sur des stades de foot où on est censé quelque part rassembler des gens de gauche, de droite, très de droite ou très de gauche, c'est plutôt une bonne nouvelle. 0-826-300-300, Yannick, à Périgueux, ancien arbitre. Bonsoir, Yannick. Bonsoir. Ça ne vous manque pas l'arbitrage ? Ah si, bien sûr. Ah, c'est bien. C'est un message positif. Alors vous, fierté, on imagine.

1:01:13
Intervenant

Fierté et bonsoir

1:01:17
Invité politique

pour notre équipe de France, quelles que soient leurs couleurs de peau, en fait, parce que moi, j'aime la France de toutes les couleurs. Et quand j'arbitrais un match, en fait, je ne regardais jamais la couleur. Je regardais l'esprit d'équipe, je regardais les règles du foot. J'arbitrais pour des règles du foot et non pas pour des couleurs. J'arbitrais des équipes portuguelles, j'arbitrais des équipes de toutes les couleurs.

1:01:44
Intervenant

Mais, j'aimais l'équipe qui jouait le jeu, qui n'avait pas de manche pour se bagarrer ou quoi que ce soit, qui jouait le football.

1:01:55
Invité politique

Oui. Ça s'appelle, alors, c'est vraiment l'esprit du sport et moi, bon, alors pardonnez-moi, j'ai une carrière de commentateur sportif qui se poursuit d'ailleurs. Oui, c'est comme ça qu'on vous aime. C'est gentil. Et j'ai accompagné l'équipe de France de handball et pour avoir longuement discuté avec les sélectionneurs, Olivier Crumbels, Claude Onesta, en fait, ils ont construit leurs équipes nationales comme on construit une micro-société. Donc, là, on parlait d'origine mais ce n'est même pas le problème. C'est-à-dire qu'on va prendre quelqu'un qui a une culture très altruiste, quelqu'un qui a une culture de dominant. En fait, on utilise la force d'un petit basque.

Et on ira chercher le meilleur. Et voilà. Et on construit, et c'est pour ça que la France est très forte aussi dans les sports collectifs parce que certains pays, et pardon à nos amis italiens, mais ils n'ont pas compris ça, que c'était une force. Écoutez Didier Deschamps avant le France-Espagne. Didier Deschamps, non, bonjour, bon, vous savez, il parle comme ça. Mais alors, quand c'est en espagnol, écoutez ce que ça donne.

1:02:52
Locuteur non identifié

Il sait aussi que la gente está esperando mucho de la España. Mais la España sabe attacar también et defender muy bien porque solo un gol y 6-7 partidos. Sabemos, puede ser un partido espectacular.

1:03:15
Invité politique

Attendez, on rigole, on rigole. Enfin, vraiment,

1:03:17
Invité

si la moitié

1:03:18
Invité politique

de notre classe politique qui est censée négocier à l'international parler espagnol comme ça, franchement. Alors, il y a juste un petit franglicisme à un moment, c'est-à-dire mais sabe que pero. Mais il le fait quand même. Et c'est beau de le faire quand même. Et bravo à Didier Deschamps. Évidemment, je vous emmène là-dessus, Bruno Pommard. Didier Deschamps, c'est aussi sa réussite. C'est un seigneur, c'est un seigneur. Oui, il a gagné une Coupe du Monde en tant que joueur, en tant qu'entraîneur. Il va sûrement, et on l'espère tous, en gagner une autre. Oui, c'est un vrai manager. Il a été beaucoup critiqué. Je ne suis pas un spécialiste du foot, mais on l'a beaucoup critiqué.

Pour en revenir à ce qu'on disait tout à l'heure par rapport à notre équipe de France, moi, ce qui me fait le plus de mal, c'est notre classe politique qui est complètement à côté de la plaque. Et quand je prends, évidemment, je vais prendre les deux extrêmes, pas qu'une, les deux extrêmes, qui racisent, pardon, en permanence, en matière politique, Bali Bagayoko, par exemple, à l'Idiouara, etc., à la Courneuve et à Seine-Denis, qui nous expliquent que comme c'est ville, il y a beaucoup de noirs. Excusez-moi de faire le parallèle, ça n'a rien à voir avec le sport, mais je le fais parce que ces gens-là sont un jour. Et vous dites bien des deux côtés.

C'est-à-dire que, par exemple, vous pouvez parler d'Éric Zemmour. Et les filles, tout un clique, et Zemmour, c'est la même chose. Et c'est ces gens-là qui nous font du mal, en fait. Et on a une équipe de France qui casse toutes ces... Ce n'est pas pareil. Il y en a qui insultent les personnes

1:04:39
Invité

parce qu'elles sont noires.

1:04:40
Invité politique

Bagayoko, c'est pareil que Zemmour pour moi. Ça ne vaut pas mieux. Non, non, mais excusez-moi. Excusez-moi de te le dire. Quand ce monsieur parade avait des clips à la con, il ferait mieux de gérer déjà sa ville. Toute la journée, en nous expliquant que sa ville doit ressembler, les élus doivent ressembler aux gens de sa ville. Et on sait que, ben non, pour moi, c'est du racisme. C'est une forme de racisme à l'égard des blancs. Ils sont allumés par la France insoumise, évidemment, parce que c'est leur fond de commerce en même temps. Et c'est ça qui nous fait du mal, en fait.

Et quand on voit cette belle équipe de France nous faire des victoires, etc., ben je trouve que, voilà, ça remet de l'avant qu'on soit noir, qu'on soit blanc, qu'on soit ce qu'on veut. Je m'en fous complètement. On est français dans tout. Alors, on marque une petite respiration. Déborah Schumann va donner son point de vue. Ludovic de Mont-de-Marsan qui est au standard aussi. On déborde un petit peu. C'est le 14 juillet. On arrive. On n'oublie pas qu'après, on rendra aussi hommage aux victimes de l'attentat de Nice dix ans après. Quentin Barbaza viendra avec nous. Mais restons là. On revient. Mais vraiment, c'est très rapide. 21h, le coup d'envoi.

Juste avant, sur Sud Radio, les tontons du Mondial autour de Joseph Ruiz pour monter l'atmosphère. Encore une fois, mais avant, nous parlons avec nos vrais voix de ce France-Espagne demi-finale de Coupe du Monde. L'équipe de France qui vise donc une nouvelle finale de Coupe du Monde après 98, 2006, 2018, 2022. Ça serait la cinquième. Mais Frédéric, Bruno Pommard, permettez-moi de faire une parenthèse parce que là, on est tous enthousiastes. C'était moi le premier, évidemment. Et c'est français, malheureusement. Quand Mbappé n'a rien foutu au PSG, etc., il s'est fait démolir dans tous les sens. Il est parti à Madrid. C'est à Madrid qui jouait. On a dit, il est foutu, etc.

Est-ce qu'il faut le reprendre dans l'équipe de France ? Tout le monde dit, il y a eu même une pétition pour ne pas le reprendre dans l'équipe de France. Les gens sont vins vins. On est français. Là, on est tous, évidemment, enthousiastes. Si on perd contre les Espagnols, ce que je ne souhaite pas, on va les démolir.

1:06:36
Invité

Moi, je vous ai dit, la certé sera toujours là demain. Excusez-moi de casser l'ambiance, mais c'est la vérité.

1:06:40
Invité politique

Je ne suis pas d'accord avec ça. Je ne suis pas d'accord avec ça du tout. En fait, on a aujourd'hui la figure tutélaire et finalement le juge de paix de la non-mise au banc de Kylian Mbappé et quelque part du fait qu'il faut assumer le grand champion et le grand athlète qu'il est, un mec exceptionnel, c'est Didier Deschamps. On le voit bien. D'ailleurs, c'est ça l'intérêt d'une Coupe du Monde parce que si vous êtes comme moi et je sais que vous n'êtes pas un grand spécialiste du football, Bruno Pommard, moi, je suis en fait sur un moteur de recherche, je regarde le nom des joueurs, j'essaie de regarder par où ils sont passés, etc.

C'est toujours intéressant et c'est vrai que ces moments-là, on se rend compte qu'il faut du génie quand on est sélectionneur national pour comprendre qu'un joueur qui est à Aston Villa, qui est à Manchester City, etc., il est capable d'amener quelque chose. Justement, nous avons une psychologue avec nous, une thérapeute, Déborah Schumann. Qu'est-ce qui fait qu'on devient un chef ? Qu'est-ce qui fait que naturellement Kylian Mbappé est le capitaine et que naturellement ce Didier Deschamps est capable de sublimer ses hommes ?

1:07:40
Intervenant

Ça, c'est une grande question de l'aller mettre de la psychologie dans le foot. Mais pourquoi pas ? Ah bah si ! Oh non,

1:07:45
Invité politique

vous n'avez pas le droit

1:07:45
Intervenant

de dire ça ! Je vous mets un carton rouge ! Ah non, pas carton rouge, d'abord parce que je suis une grande fan de l'équipe de France. En effet, je suis extrêmement fier de ce qui est en train de se passer. Je suis fier pour plusieurs raisons et je reviens sur Mbappé tout à fait parce que j'ai trouvé qu'il avait une attitude par rapport au Paraguay qui avait été exceptionnelle. Quand j'ai exceptionnel, je parle de valeur.

Et ça, pour moi, quand on est capitaine d'une équipe et qu'on est capable de ne pas aller, et même si j'ai beaucoup d'admiration pour Zidane, au coup de boule et qu'on résiste et qu'on se dit non, je vais avoir une attitude en face pour leur montrer à quel point je peux être bien plus fort psychologiquement, j'entends, pas uniquement sportivement. Quand il leur a rionné, il était classe. Il avait une espèce d'ironie qui était absolument exceptionnelle et derrière les propos qu'il a réussi à tenir avec beaucoup d'élégance vis-à-vis aussi du Paraguay, j'ai trouvé ça d'une grande intelligence.

Ça, ça montre des vraies valeurs de la France pour moi, une manière qui n'est pas de frapper, qui n'est pas d'attaquer, mais qui est plutôt d'être dans la certitude, en tout cas de montrer qu'on est sûr de ce qu'on aime et par le travail. Pas par l'écoute, par le travail. Pour moi, Deschamps est dans la même lignée, c'est-à-dire qu'il est engagé, il est investi. C'est un homme qui est meneur d'hommes et je trouve qu'en effet il se moque éperdument de ce qui se passe autour des railleries, etc.

Il y en aura toujours, il y en aura, si demain on a perdu, il y en aura plein et ce sera une imbécilité de le faire parce qu'on a une merveilleuse équipe et je trouve que ces hommes-là ils font corps tous ensemble.

1:09:04
Invité politique

Docteur, je vous pose une question. Attendez, attendez, attendez, oui, c'est rapide alors. Je voulais savoir, est-ce qu'il n'y avait pas un peu dans la réaction de Kylian Mbappé, vous me faites de la peine les gars quand même.

1:09:16
Intervenant

C'est en ça que je parle d'ironie. Pour moi, il y avait vraiment de l'ironie, c'est-à-dire qu'on ne sait pas s'il se moque d'eux ou s'il y a une espèce de complaisance mais qui est assez génial parce qu'on ne peut pas lui dire à un moment vous avez eu cette attitude. C'est un peu du lard ou du cochon. On ne sait pas comment l'apprendre. C'est d'une grande intelligence. C'est très subtil et en même temps, ça met à distance. Et ça, je trouve que c'est pour moi en termes de valeur, c'est ça être un chef d'équipe. Pour moi, grand respect pour l'équipe de France et demain aussi, j'aurai beaucoup de fierté qu'on ait gagné ou qu'on ait perdu. On sera deux au moins.

1:09:44
Invité politique

0,4,5, tous, 0,826, 300,300. Il appelle de monde marsan dans les Landes. Ludovic, bonsoir. Bonsoir Frédéric, bonsoir Évrévoix. Bonsoir Ludovic. Alors, fier ? Fier ou pas ? Oui, oui, fier. Déjà, pour répondre vite fait à Bruno Pommard, il ne faut pas oublier d'une chose, c'est que la politique sait se nourrir du sport et vice-versa. Il faut avouer quelque chose. C'est un autre débat, je vais essayer de le faire vite parce que je sais que vous avez d'autres sujets à aborder. En 98, on était fiers de cette France Black-Blamber qui a gagné. Et après, j'avoue, j'ai eu du mal à m'identifier à cette équipe de France. Il y a eu 2010 avec l'affaire Neysna, notamment.

Oui, aussi, mais j'ai eu du mal non pas à cause du passage culturel qui a été évoqué, mais plus parce que j'ai l'impression qu'on avait affaire à des starlettes de mode qui n'étaient là que pour eux, qui s'en fichaient de la tunique bleue, également avec des sorties ratées sur les réseaux sociaux. Mais aujourd'hui, derrière la derde de Didier Deschamps qui a su construire un groupe et qui a pris les joueurs qu'il voulait prendre, on sent cette équipe en mission où c'est intérêt collectif qui prime autour du travail, de la responsabilité, de l'esprit d'équipe et envie de jouer vraiment pour la France, de redonner le sourire aux Français. Et ça, je pense que ça nous fait vraiment plaisir.

Il y a une vraie ambition, une vraie histoire qui s'écrit derrière cette équipe et qui nous fait plaisir aussi à travers le jeu. Raphaël Rémi-Leleu, vous vous répondre. Eh bien, Ludovic, je suis entièrement d'accord avec vous. C'est ça qui crée aussi une aussi belle cohésion, une si grande dynamique autour de l'équipe de France. C'est qu'on a une équipe de France qui assume d'être l'équipe de France. Pardon de répéter une évidence, mais en effet, quand vous portez le maillot bleu, quand vous êtes en Coupe du Monde, vous n'êtes pas là simplement pour votre contrat, pour votre sponsor, pour votre club, pour votre proche.

Vous représentez une grande aventure collective et ça, on le retrouve aussi dans la responsabilité qu'ils ont chacun dans leur communication et d'ailleurs, ils l'explicitent, ils le disent eux-mêmes. On est là pour représenter le pays. Ce n'est pas une blague. On doit être sérieux sur le terrain, mais aussi en dehors et je trouve que c'est cette forme à la fois de responsabilité mais aussi d'humour et de bonheur qu'ils prennent à jouer parce que ça se voit, c'est très inspirant pour la nation. Vous êtes tous confiants, Ludovic, vous pensez... Un petit 3-1. 3-1 pour Raphaël, Rémi Leleux, Sébastien Ménard. Je suis un peu prudent. Je dis 2-1. 2-1 aussi. Pour la France, évidemment.

Oui, bien sûr, pour la France. 2-1. Déborah Schumann, vous n'avez pas encore donné votre... Non, je n'ai pas donné mais 3-1, je pense. 3-1, très bien. Ludovic, demande Marsan.

1:12:18
Locuteur

3-2.

1:12:19
Invité politique

3-2 pour la France, toujours ? Pour la France, hein, Ludovic ? Pour la France, oui, oui. J'ai hésité, je vais écrire ça à Ludovic après le match. Merci beaucoup, Ludovic. N'oubliez pas, les tontons du Mondial, dès 20h, dans un instant, on se retrouve avec les vrais voix pour l'hommage. L'hommage, 10 ans après les attentats de Nice. Nous en parlerons avec un témoignage poignant, vous allez voir. Et puis, dans la foulée, bien sûr, nous reviendrons sur tous ces sujets d'actualité. Spécial Tour de France à 19h. Et ensuite, vous réagissez sur l'équipe de France de football, sur le 14 juillet, etc., etc., entre 19h30 et 20h. Allez, à tout de suite.

1:13:05
Présentateur

Les vrais voix Sud Radio, 17h20, Frédéric Bradel.

1:13:10
Invité politique

14 juillet 2016, le drame à Nice. Nous sommes 10 ans après. Les hommages sont rendus. C'est le rendez-vous de Quentin Barbaza. L'info en plus, consacré ce soir à l'hommage rendu aux victimes des attentats à Nice, 10 ans après, jour pour jour.

1:13:28
Présentateur

Les vrais voix Sud Radio.

1:13:31
Invité politique

Quentin, bonsoir, avec un témoignage ce soir. Oui, effectivement, comme vous l'avez dit, Frédéric, il y a 10 ans, jour pour jour, un camion foncé dans la foule sur la promenade des Anglais à Nice. Le bilan, 86 morts et des centaines de blessés. Parmi ces victimes, Laurence, amie de notre invité ce soir, Pascal Saint-Philippe, qui était présent aussi ce soir-là sur la promenade et qui a échappé de peu à la course folle du terroriste. Et en guise d'hommage, il publie ce livre, L'Aile de l'Ange, aux éditions Maya. Bonsoir, Pascal Saint-Philippe. Bonsoir, bonsoir à tous les éditeurs de Sud Radio.

Bonsoir, et merci de nous accorder un petit peu de ce temps dans ce contexte, évidemment, qui est particulier. Oui, effectivement. Et Pascal, avec ce livre, je pense que vous avez un sentiment aujourd'hui, c'est de faire votre deuil. C'est ça le plus important au moment d'écrire ce livre ? Oui, tout à fait. Enfin bon, le deuil a été continu, en fait, pendant 10 ans. Je crois que maintenant, le deuil est fait. En fait, c'était surtout de rendre hommage, effectivement, à mon ami, qui a disparu ce soir-là, et puis de montrer aussi comment on peut se reconstruire.

En fait, cet attentat, ce qui s'en est suivi, c'était pour moi un starter, en fait, une révélation pour aller vers autre chose, notamment l'art, etc. C'est surtout un livre sur les souvenirs, bien sûr, mais sur la résilience, avant tout. Pascal, est-ce que, alors qu'il y a des commémorations, le président Emmanuel Macron s'est rendu à Nice, aujourd'hui, et est-ce que ces commémorations vous apportent quelque chose de précis, de positif, éventuellement ? Oui, je pense que ça apporte à toutes les familles qui ont été endeuillées ou blessées, que ce soit physiquement ou psychologiquement, ça apporte, je dirais, effectivement, une forme de respect, de reconnaissance.

je pense que c'est important, effectivement, on y est sensible. Déborah Schumann, rappelons-le, un thérapeute qui est avec nous, l'une de nos vraies voix ce soir, ce genre de démarche, l'écriture d'un livre, par exemple, c'est très important, Déborah ?

1:15:46
Intervenant

Oui, parce que c'est de la reconstruction, on me parle de deuil, le mot il est très important, il est en plusieurs étapes, j'entends aussi le mot résilience, le mot résilience il n'est pas évident pour tout le monde et la résilience on a l'impression que c'est quelque chose qui arrive quasiment immédiatement après. Or c'est complètement faux, ça met énormément de temps, ça veut dire qu'on passe par beaucoup de traumatismes.

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Invité politique

Il faut un élément déclencheur en plus pour la résilience. Oui, ce n'est vraiment

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Intervenant

pas aidé à l'individu et donc ça prend du temps et donc en effet ça peut donner des choses assez exceptionnelles derrière si on arrive à rebondir. Pour certains, ce n'est pas le cas, on l'a vu aussi d'ailleurs au Bataclan, pour certains qui ont eu beaucoup de mal à rebondir, certains n'arrivent pas à en faire quelque chose. C'est ça la résilience, c'est faire d'un drame une autre vie, un autre espoir. Donc il faut quand même à un moment ce temps de reconstruction. Même les hommages ont cette particularité même si beaucoup des gens d'ailleurs ne vont pas aux hommages quand ils ont été eux-mêmes malheureusement touchés.

Mais c'est vrai que de savoir qu'on en parle, de savoir que c'est vivant et qu'ils ont une reconnaissance, ça a du sens aussi dans la reconstruction.

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Invité politique

Pascal, vous avez souhaité faire un voyage aussi aux Etats-Unis après. Est-ce qu'il y avait une signification particulière dans votre reconstruction ? Oui, c'était un voyage qui était déjà organisé. Mais bon, il faisait qu'en fait il était programmé quasiment dix jours après l'attentat. Donc ça a été une opportunité parce que bon, c'était un voyage de près d'un mois aux Etats-Unis seul avec mon fils adolescent, il avait une quinzaine d'années. Et en fait, ça a permis de faire un break, de faire le vide et puis de me confronter à d'autres choses, à d'autres espaces. Et oui, ça a été important effectivement dans la reconstruction qui est immédiate.

Voilà pour l'élément effectivement de résilience. Sébastien Ménard. Ce qui est important pour moi, c'est qu'effectivement quand vous êtes victime directe ou indirecte d'un crime de masse, c'est qu'en fait, quelque part, dans votre tête, dans votre chair, c'est que ce qui fait la société ne vous a pas protégé. Voilà, on parle quand même d'un véhicule qui réussit il y a dix ans à passer des périmètres de sécurité alors qu'on est en pleine fête nationale, on a des enfants, on a des gens, voilà, la vie, quelque part, sur la promenade des Anglais et vous avez un fou, un taré, un criminel qui va, quelque part, faire vaciller tout ce qui est susceptible de nous rassurer.

Voilà, on n'est pas égaux, il y a la maladie, le hasard, il peut y avoir des accidents de la route, il peut y avoir plein de choses. C'est toujours très difficile. Mais là, quand on se dit que c'est parce que la société a laissé passer quelque chose, qu'on se retrouve dans une telle situation, il est normal que la société, quelque part, se mobilise, que la société, quelque part, honore ses morts et réhabilite ce qui fait, même si c'est souvent utilisé comme une tarte à la crème, ce qui fait société. Et ce qui fait société doit toujours, quelque part, triompher sur le mal incarné, qu'il soit individuel ou collectif. Déborah, oui ?

1:18:51
Intervenant

J'ai juste une réaction, c'est que dans ce que vous dites et qui est juste en partie, mais pour moi, il y a l'idée qu'il y a une pensée unique dans ce que vous dites. C'est-à-dire, je sens que moi, en tant que victime, la société est responsable, etc. Je ne suis pas complètement d'accord avec ça. Chaque individu va dire je ne devais pas être là et machin m'a emmené et machin est responsable. Moi, il y a quelque chose... Je suis complètement d'accord avec vous. C'est ça que je veux dire. Il ne faut pas globaliser les besoins de chacun. On l'a vu pendant le Bataclan. C'est que chaque individu a des parcours différents et il faut les respecter.

1:19:21
Invité politique

Je ne globalise pas les besoins et les ressentis et les impressions de chacun. Je dis simplement pour avoir géré pendant une vingtaine d'années en partie, à ma juste place, l'État français, je peux vous assurer qu'on est en responsabilité et qu'on doit renvoyer une réponse qui est extrêmement forte. Certains, il faut le faire, mais en effet,

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Intervenant

il faut respecter ensuite que chacun a un parcours différent.

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Invité politique

Alors, Pascal Saint-Philippe, pour l'écriture de ce livre, donc l'Aile de l'Ange, est-ce que vous avez été au contact d'autres victimes ? Ça a été l'occasion de rencontrer ces autres victimes ? Non, je n'ai pas été au contact d'autres victimes. J'ai surtout été au contact en fait du père de Laurence et c'était une personne qui demandait d'ailleurs à me rencontrer après l'attentat. Moi, je ne m'en sentais pas, je ne te connaissais pas, je ne m'en sentais pas la force et c'est une rencontre qui s'est faite il y a à peu près trois ans et voilà, donc avec lui, on a pu échanger et entretenir une amitié.

Bon, il se fait qu'il est décédé au mois de mai dernier mais en tout cas, ça a été une bonne, une très belle rencontre. Mais non, je n'ai pas cherché à rencontrer précisément d'autres victimes. Bruno Pommard, aujourd'hui, la France est plus forte pour lutter contre ces attentats. On était 2016, 2015, c'est la vague d'attentats qui commence. Bataclan, oui, heureusement et encore une fois, par rapport à ces atrocités qui sont réalisées, effectivement, ça nous fait avancer en matière de sécurité.

C'est terrible à dire mais c'est la vérité et quand on dit évidemment que et ça ne justifie pas évidemment les attentats pour autant mais je me rappelle de Manuel Valls qui avait dit il va falloir s'apprendre à vivre avec le terrorisme parce que là, on parle de terrorisme et bien malheureusement, c'est ça et l'État essaie de répondre au mieux évidemment à travers les unités d'intervention antiterroriste qui sont là à travers les antennes BRI, RED, GIGN qui sont partout en France pour intervenir en primo-intervenant, etc.

Mais ça n'empêche pas, vous savez, un attentat et je ne veux pas faire peur à ceux qui nous écoutent ce soir, on peut le réaliser, on peut le réaliser malgré le travail considérable que font nos services de sécurité je pense à la DGSI à tous les unités Tes collègues en déjouent beaucoup. Mais bien sûr, tu as raison, la DGSI déjoue beaucoup et à côté de ça, parfois, malheureusement, et on l'a vu là, mais n'empêche qu'encore une fois, on progresse, on travaille considérablement et être capable d'annihiler ce terrorisme-là, c'est quasiment impossible. Raphaël Rémi-Lonneux. C'est terrible à dire.

Je pense avant tout aux victimes de cet attentat et à leurs proches, y compris parce que trop souvent, cet attentat à Nice est un peu passé au second rang du fait du traumatisme profond et très large qu'ont représenté les différents attentats à Paris. Et je vous dis ça en tant que parisienne. Oui, c'est vrai. Mais typiquement, il n'y a pas de feu d'artifice. Ce soir à Paris, il a eu lieu hier soir pour pouvoir laisser toute la place méritée et nécessaire et due par la nation à la commémoration niçoise. Donc, je pense que ces moments-là sont extrêmement importants pour accompagner l'ensemble des victimes selon leurs besoins qui peuvent être en effet très différents.

Nous, quand on a discuté de comment créer un jardin du souvenir, par exemple, vous allez avoir quatre victimes qui vous exprimeront quatre besoins différents et on essaye de concilier tout ça et ça fait partie de la juste et nécessaire reconnaissance que la nation porte à l'ensemble de ses enfants, en particulier quand on a été frappé en plein cœur parce que c'est la définition du terrorisme. Et puis, il y a aussi ce besoin, je pense, de se dire que la vie continue ce qui est une partie aussi extrêmement douloureuse mais qu'on n'est pas figé dans ce temps-là et je trouve que l'espèce

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Invité

d'alignement de planète où c'est un 14 juillet, où c'est un 14 juillet, où ce soir à Nice aussi, il y a des gens dans des bars qui regarderont

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Invité politique

le match de l'équipe de France, ça a un goût doux amer. Et les associations qui se mobilisent. Vraiment, en dix secondes si vous êtes capables, sinon ça ne sert à rien. J'espère que ce soir à Dallas, nous aurons la fameuse minute de silence pour les victimes de Nice. Très bien, bien vu, nous l'aurons, ça a été accordé par la FIFA. Merci beaucoup, Pascal Saint-Philippe. Vous avez donc écrit ce livre L'Aile de l'Ange aux éditions Maya en souvenir de Laurence qui est décédée ce 14 juillet 2016 dans ces terribles attentats de Nice. Voilà pour cet hommage. Allez, comme le disait très bien Sébastien Ménard, on fait le lien avec ce match.

Rendez-vous 21h, France-Espagne, demi-finale de Coupe du Monde. Avant, émission spéciale à 20h, les tontons du Mondial. Et avant, on revient sur le Tour de France, sur cette équipe de France aussi. Réagissez au 0826 300 300. Merci Bruno Pommard, Déborah Schumann, Raphaël Rémi-Leleu et Sébastien Ménard. Quatre vrais voix pour le 14 juillet. Merci. Rien que pour vous, Frédéric Brunel. J'ai été très touché de votre présence. Vraiment, je vous le dis sincèrement, c'est un moment particulier et privilégié. Tout de suite, Thomas Binet, les incontournables de l'argent juste avant votre journée. Sous-titrage ST' 501

10 ans de l’attentat de Nice / L'équipe de France nous fait vibrer · Pourquijevote