SARDOCHE DÉCOUVRE CE DÉPUTÉ SOCIALISTE ! (JÉRÔME GUEDJ)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:12Fait
« La misère ne doit jamais amener à la terreur d'une population. »
- 4:55Fait
« Je suis arrivé ici avec deux sacs avec mes vêtements et on m'a donné une autre derrière. »
- 7:01Fait
« C'était pas le droit à la paresse hein c'est ça. »
- 8:20Fait
« Il faut jamais désespérer ni baisser quand on est dans un combat de boxe, il faut jamais baisser sa garde. »
- 10:18Fait
« Les salles de classe à 40, c'est pas dans très peu de lycées, les salles de classe à 40 degrés, c'est pas dans très peu de lycées. »
- 12:19Jérôme GuedjFait
« Il y a eu des rapports de force pour obtenir des avancées parce que dans l'histoire sociale et politique de ce pays, il y a eu des manifestations, il y a eu du rapport de force qui parfois ont même débordé sur de la violence. »
- 13:43Jérôme GuedjFait
« On a plus besoin d'être ensemble face au péril qui nous menace collectivement. »
- 14:58Jérôme GuedjFait
« La démocratie qui est un peu la tyrannie de la majorité, celui qui aurait 50 plus une voix, il peut imposer sa position à tous les autres. »
- 17:03Jérôme GuedjFait
« La vie politique et on le voit, il y a des tempéraments, il y a des positions qui sont un peu figées, ça nous oblige un peu à discuter ensemble. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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manière ça a forcément des répercussions. Et je pensais à cela puisque vous nous avez raconté tout à l'heure qu'en arrivant en France à l'âge de 9 ans, vous avez vécu dans votre père avec votre père dans un dans un dans une chambre de bonne de 9 m² 10 m² dans un foyer à Montigny-les-Cormeilles. C'est monsieur, on fait les choix dans la vie. La violence oui effectivement, je l'entends. Ne pas payer comment dirais-je ne pas pouvoir subvenir à ses besoins est une violence. OK, voir ses enfants scolarisés dans les mauvaises conditions est une violence. J'ai été étudiante, je suis mère de famille, je suis chef d'entreprise. La violence, j'y suis confrontée régulièrement.
Les les comment dirais-je les difficultés des banlieues des cités, je les connais. J'ai mes jeunes enfants qui font du foot dans les cités des quartiers nord de Marseille et quand je suis dans ces cités-là OK, quand je suis au contact avec ces populations-là je dis c'est pas très loin de ce que j'ai pu voir par exemple en début d'année quand je suis retournée après 27 ans en République démocratique du Congo mais sauf qu'on est en France. Mais absolument rien absolument rien ne justifie qu'on arrive à des tels degrés de violence et de barbarie. Pour moi on a fait le choix OK d'être citoyen français. On doit défendre des valeurs de la République et aujourd'hui moi ce
que quand je je je je enfin quand j'entends certains hommes politiques, quand j'entends certains d'entre vous certains d'entre nous, en fait je me pose la question mais quelles sont les valeurs de la ? Où est quelles sont les valeurs du vivre ? Où ? Nous sommes censés vivre ensemble en harmonie. Nous sommes censés construire une nation une patrie pour laquelle nous sommes fiers une patrie dont nos enfants nos petits-enfants nos jeunes nos moins jeunes allons hériter. On parle de réchauffement climatique, mais nous y sommes tous confrontés. Non mais alors il faut il faut qu'on soit extrêmement vigilant. Des exemples de gens qui s'en sont sortis, il y en a plein. Mais ? C'est pas un vie de rêveur.
la situation, on va pas faire du on va pas faire dans le misérabilisme. Moi j'ai grandi avec mes neuf frères et sœurs et mes parents dans 28 m² dans un squat où je moi j'ai j'ai dormi pendant 8 ans dans une cave. 8 ans j'ai dormi, j'ai aménagé une cave dans laquelle je dormais. Raison de plus pour voir la différence aujourd'hui. battu avec ma mère on s'est dit il faut qu'on sorte de là. Il y a moins d'inégalités aujourd'hui. qu'on sorte de cette misère, il faut qu'on sorte nos parents de là. On s'est battu pour ça. J'ai vu aussi d'autres potes certains disent vouloir c'est pouvoir. Non, vouloir c'est pas pouvoir. Mais sans la volonté, c'est sûr qu'on n'y arrive pas. Mais il faut y comprendre qu'il y a des gens qui se sont battus, qui ont essayé de sortir de là. Mais vous savez
La compétition victime quotidien pèse sur votre esprit en permanence, il y a pas autre chose. Je j'utilise souvent ce terme pour nous Attends. l'avenir se limitait on peut casser des vitres. minute d'après. Ah du coup on peut casser des vitres parce que ainsi pour beaucoup de gens qui vivent dans ces situations-là. Donc on peut pas prendre des exemples isolés parce que certains sont devenus chefs d'entreprise. Pardonnez-lui, pardonnez-lui de faire part de son expérience. c'est pas ce que je veux dire. Elle était pas venue là pour ça d'ailleurs. Elle était venue là parce qu'elle a un commerce qui a été saccagé. C'est juste qu'il faut que nous-mêmes on soit soit vigilant à ne pas opposer des situations parfois extrêmes. On n'oppose pas, on n'oppose pas. C'est son expérience de vie.
c'est-à-dire à ne pas donner le sentiment à certains que ils se battent, ils essaient de s'en sortir et que s'ils ne s'en sortent pas, c'est parce que eux le veulent. Non non non non je pense mais non je pense pas que c'est ce qu'il dit je ne pense absolument pas. Non non je ne suis absolument pas d'accord avec vous. OK. Euh enfin c'est mon exemple, c'est mon expérience, c'est votre expérience, c'est l'expérience de de centaines de milliers d'autres personnes. Moi, aujourd'hui, je ne suis pas dans un discours où j'oppose des expériences de vie. Je raconte juste mon expérience de vie à moi. Je dis simplement que aujourd'hui, OK, la misère ne doit jamais amener à la terreur d'une population. on est d'accord là-dessus. Moi, c'est moi, c'est ce que moi c'est
c'est c'est ça mon discours, c'est mon ça c'est mon message. faut juste être vigilant pour ne pas renvoyer cette image. Et et je vais vous dire quand vous voulez construire un pays, soyez d'abord en harmonie. Si votre quotidien ne vous permet pas de pour pouvoir réfléchir correctement, il faut déjà avoir le ventre qui soit rempli avant de réfléchir correctement. Alors, Javier, notre tenant d'un café qu'on n'a pas entendu depuis longtemps, puis Ruben, je vous promets que je vous redonne la parole. Oui, bah, euh, je sais pas si ça sert à grand-chose, mais comme on dit ici en France, j'étais en sans-culotte quand je suis arrivé ce pays dans ce pays. C'était ? En 2006. C'est moi Septembre, ça fait 20 ans. Bah, enfin, 20 ans et un mois, à peu près, hein. C'est presque Je suis arrivé
ici, c'était un peu, bon, bah, avec arrivé de votre Catalogne ? Oui, oui, oui, oui. Je suis arrivé ici avec deux sacs avec mes vêtements et on m'a donné une autre derrière. Pratiquement, c'était ça. Je parlais pas un mot de français, sans famille, sans amis, euh, sans réseau, sans rien. Je veux dire, il y a eu des moments que j'ai j'ai souffert, hein. Je veux dire, je vais pas vous mentir, je me suis trouvé un peu à la ramasse. Mais, euh, Et avec beaucoup de volonté, j'ai trouvé un travail, même si on presque pas parler français, j'ai Quel était votre premier ? Bah, j'ai travaillé dans un restaurant, je ramassais les assiettes de la cuisine que m'ont fait un petite carte là, on voyait les numéros de chaque table, ils m'ont sorti un ticket, oui, d'accord, et
c'est one, et avancer, et à courir, quoi. Vous Et il y a il y a nettoyé des casseroles. J'ai fait tous les métiers, exception trois que je sais pas si je peux le dire à la télé, mais en tout cas, j'ai pas été encore astronaute. Et j'ai j'ai pas encore été astronaute euh, prostituée et prêtre je crois pas parce que tout le reste j'ai presque fait tous les métiers pour gagner ma vie honnêtement hein. Quand quand quand vous entendez non pas les positions parce qu'encore une fois elles sont parfaitement conciliables mais les les les ressentis pour employer un terme à la mode de Rost et de Jemima vous vous vous y retrouvez plutôt chez l'un plutôt chez ? Alors je je enfin chacun a son parcours de vie son histoire la mienne ça a été un peu je sais pas comment dire si c'est
l'inconscience ou la force de volonté je voulais venir ici pour apprendre le français pendant un an je me suis dit bon au moins il y aura quelque chose de positif parce que je tournais comme mais encore moins d'opportunités bon ben j'ai pris mon destin en main j'ai bien qui pourra j'ai ouvert cette porte et au principe donc ben dire le lion m'a donc c'est le première année avec le peu que j'avais donc j'ai je me suis payé avec mes moyens donc l'Alliance française 2h 4h par semaine avec les moyens que je pouvais me permettre bien entendu beaucoup d'heures de bibliothèque j'ai appris à parler français en 12 mois j'avais le niveau B2 français à peu près donc entre nettoyer des dans les restaurants et tout après j'ai j'ai fait
en formation commerce international j'ai j'ai commencé comme ça à 7h du matin jusqu'à 16h à l'école ensuite à 18h j'enchaînais au restaurant jusqu'à 2h du matin ensuite ensuite ensuite ensuite je me suis trouvé qu'ils ont fermé le restaurant où je travaillais j'étais au chômage je faisais je suis devenu à moitié C'était pas le droit à la paresse hein c'est ça. Oui bah moi j'ai jamais été là en attendant que quelqu'un me frappe à la porte et qui me dise quelque chose mon père quand j'étais gamin il m'a dit voilà dans cette maison il y a ceux qui étudient et ceux qui travaillent. Ça va Les fainéants n'existent pas donc on n'a pas le choix donc il faut bien se débrouiller donc après à force de temps donc un jour quand c'était déjà la dernière goutte qui me restait dans mes moyens j'ai j'ai
rentré le restaurant le bar là que je tiens maintenant et j'ai commencé à faire des extras ensuite il m'a engagé comme serveur ensuite j'ai pris en gérance libre et j'ai fini par l'acheter et ça fait 16 ans que je suis là donc c'était pas gagné d'avance parce que c'était un endroit qu'en 3 ans c'était le 5e qui avait pris cette affaire donc et maintenant j'ai encore une autre société de serrurerie en plus donc j'essaie de me débrouiller comme je peux pour avancer. un beau parcours. Je sais pas mais tous les gens je voulais dire juste une chose qu'il faut persévérer avant d'avoir réussi quelque chose, j'ai eu beaucoup d'échecs et ça personne le sait c'est moi qui le sait parce que je l'ai vécu mais il faut jamais désespérer ni baisser quand on est dans un combat de boxe, il faut
jamais baisser sa garde parce que c'est là où tout te l'apprend. Bon. Donc il faut toujours résister, persévérer et y aller de l'avant. Faut regarder voilà faut regarder s'il veut sur salon ou cinéma et ça donne des rien mais la pire des colles c'est celle que l'on s'aimerait en l'air tu es sûr que tu vas rien récolter si allez un peu plus de confiance en vous et tôt ou tard, il y a toujours une opportunité qui se présente et c'est là au moment qu'il faut être quand l'inspiration t'arrive qui te trouve en train de travailler c'est là où il y a les opportunités, faut les créer. N'abandonnez pas. Vive les Catalans. Rubens et puis on accueille Jérôme Guedj. Oui, je voulais revenir sur sur certains propos parce que je suis très dérangé, je trouve ça assez dangereux
de penser et de dire que on peut obtenir des choses par la révolte par la désobéissance parce que actuellement nous sommes en démocratie donc il existe un cadre pour s'exprimer pour faire entendre sa voix pour porter des revendications voilà il y a des une diversité de partis politiques qui existent qui portent plein de propositions donc il y en a certaines par exemple dans le cas des des mobilisations lycéennes qui peuvent porter des revendications communes et chacun a la liberté de s'exprimer aux différentes élections. Je trouve ça dangereux parce que s'opposer à la fait en fait c'est une opposition à la démocratie parce que finalement c'est ne pas respecter parce que la majorité des Français ont décidé que de vouloir se révolter pour faire passer ses
propres revendications qui ne sont pas passées par les élections. Donc il y a des choses à revoir évidemment, il y a des choses qui ne qui ne fonctionnent pas bien mais si on parle par exemple des des lycéens et des étudiants, bien il y a pas mal de questions locales sur par exemple le planning sur plein d'autres choses liées aux infrastructures qui peuvent être aménagées dans les universités dans les lycées qui sont votées via les instances en interne de ces établissements. Pour autant la participation dans des élections étudiantes dépasse très rarement les 10 % donc avant de vouloir se révolter ou ou créer de la désobéissance, ce serait peut-être déjà intéressant de s'exprimer très largement à travers les instances qui existent. Parce que les lycéens et les étudiants
savent que c'est c'est pas comme ça que ça va rien apporter, que ça va rien changer. C'est c'est faux et On fait que demander, ça fait des années qu'on des emplois du temps allégés, ça fait des années qu'on demande des mais c'est je trouve ça fou que de devoir demander quand même des plafonds qui ne s'effondrent pas. Normalement ça devrait être un dû. Non mais ça c'est dans très peu de lycées évidemment, il faut le régler très vite. Ah oui mais c'est pas réglé, c'est bien ça le souci. Mais c'est dans très peu de lycées quand même, il faut être assez réaliste. Non, les salles de classe à 40, c'est pas dans très peu de lycées, les salles de classe à 40 degrés, c'est pas dans très peu de lycées, les salles de classe à 10 degrés l'hiver, c'est pas dans très peu de lycées.
Non, certains lycées il y a un manque de moyens, ça c'est personne ne dit le contraire et mais en fait il existe des instances en démocratie et c'est pas par la révolte et en mettant les rues à feu et à sang qu'on va régler quoi quoi que ce soit. Jérôme Guedj, le député socialiste nous rejoint à son tour. Bonsoir monsieur Jérôme Guedj. Député PS de l'Essonne évidemment. Député PS on vous a remarqué dans les récents débats euh euh de la primaire euh de la gauche du enfin d'une du d'une partie euh de la gauche. Euh alors vous êtes un élu de banlieue parisienne, vous êtes un élu de l'Essonne, votre carrière politique s'est déroulée dans l'Essonne. Quand on Et les éruptions volcaniques juste à côté de l'école à chaque fois violent
C'est ça qu'on en parle pas assez des éruptions on revient là, on a envie de connaître vos regards. Vous avez parlé de crétins décérébrés qui déroulent le tapis rouge au RN. C'est l'impression dominante que vous ont laissé ces pillages, ces émeutes. Évidemment. Évidemment. Je peux pas avoir de la la moindre sympathie pour quelqu'un qui considère que pour quelques raisons que ce soit il y a vraiment de l'excitation même des arrière-pensées politiques se dire qu'il faut aller euh détruire des bâtiments publics, des commerces des logements, semer de l'inquiétude, de la terreur dans les rues de Paris. J'ai aucune sympathie pour ceux qui font ça. Je veux dire j'ai j'ai je respecte
infiniment celles et ceux qui manifestent, c'est un droit constitutionnel s'exprimer dans les pays et de revendiquer, d'obtenir des avancées sociales. Vous l'avez écrit. On dit dans l'échange ce soir que il y a eu des rapports de force pour obtenir des avancées parce que dans l'histoire sociale et politique de ce pays, il y a eu des manifestations, il y a eu du rapport de force qui parfois ont même débordé sur de la violence. Mais à aucun moment, il y avait ce sentiment de de gratuité qu'on voit dans beaucoup de manifestations depuis une quinzaine ou une vingtaine d'années qui sont pour moi révélatrices d'un mal-être qui doit questionner l'ensemble des de la société, les responsables politiques, mais l'ensemble de la société. Pourquoi à un moment
donné, on est dans un tel nihilisme, une telle faiblesse de la confiance dans l'avenir qu'on se dit et ben ouais euh il faut que j'ai le téléphone portable, il faut que j'ai la paire de baskets et comme j'arrive pas à l'avoir euh et ben je vais aller la piquer et cetera. Donc j'ai aucun respect pour ça. Voilà. Moi je je la politique ce que vous avez fait ce soir, enfin je tiens à vous le dire, j'ai j'ai suivi une partie de vos échanges. Je veux dire c'est quand même un pays formidable. On peut ne pas être d'accord, bah on débat, on discute, on confronte. C'est d'ailleurs c'est c'est pas la grande confrontation, ça devrait être la grande coopération parce qu'avec des gens avec des positions diverses, on devrait trouver le chemin. La grande confrontation après non mais c'est pour
ça ça me va bien la grande confrontation des idées. Non mais on a l'impression c'est un peu polysémique, pardonnez-moi le terme, cette idée que dans le pays il peut aussi y avoir une confrontation d'une partie de la société qui ne croit plus justement au cadre commun dans lequel on peut évoluer ensemble. Franchement, vous l'avez dit plusieurs dans dans le débat ce soir, ce pays il est quand même formidable. On se rend pas compte de la chance qu'on a d'être Français. Franchement, on s'en rend pas compte mais parce qu'on a ce tempérament râleur, rouspéteur et qui veut aller de l'avant. En ce moment, je vais vous dire, on a plus besoin d'être ensemble face au péril qui nous menace collectivement. J'ai été évoqué il y a quelques minutes, face au réchauffement climatique, on a
plus intérêt, c'est c'est notre peau qu'on est en train de jouer. Face à la colonisation des des grandes boîtes numériques qui nous piquent nos données matin, midi et soir, on a plus intérêt à être ensemble. Face euh aux inégalités, on a plus à débattre et à échanger ensemble et à trouver des points de compromis pour trouver la bonne solution. Dans les mois et dans les années qui viennent, personne pourra avoir raison tout seul dans ce pays. Même la démocratie qui est un peu la tyrannie de la majorité, celui qui aurait 50 plus une voix, il peut imposer sa position à tous les autres. Même ça qui est le un principe démocratique qui est respectable, je pense qu'il faut qu'il y ait un on en sorte qu'on en sorte un petit peu et qu'on soit capable de se dire
écoutons-nous les uns et les autres. Il y a des histoires personnelles, collectives qui sont toutes respectables et qui font ce pays. Et tout à l'heure quelqu'un disait c'est quoi c'est ça veut dire quoi être Français et cetera. Moi, c'est un projet politique qui s'appelle la République. C'est un projet dans lequel on essaye de faire vivre l'égalité, la liberté, la fraternité. Alors c'est pas que des mots, c'est essayer de les incarner dans le quotidien. Et ça marche pas tout le temps. Ça marche pas tout le temps. Essayons de trouver la solution ensemble. Il y a une tradition à gauche qui revendique quand même une forme dit c'est PS à la base. sont les opposants disent d'excuses mais de compréhension de la violence lorsque en toile de fond il y a des situations difficiles.
Non, bah je alors pour le coup c'est une des maturités de la gauche dans son histoire, il pouvait y avoir une tentation de la violence en tous les cas une partie de la gauche et ce qui fait la ligne de de délimitation aujourd'hui, c'est en effet de ne pas céder à la tentation de la violence. Voilà, pour moi c'est crucial parce que si on légitime la violence d'un côté alors on l'accepte de l'autre et et le mot a été utilisé plusieurs fois vous rendez compte, on utilise le terme de guerre civile. Il y a quelques années, on aurait pas envisagé le terme de guerre civile. Il y a des lignes de fracture qui existent dans notre pays évidemment mais si on en est réduit à penser que c'est la confrontation et la victoire d'un camp sur un autre la guerre civile enfin
il y a des gens autour de la table je les ai entendu qui viennent de pays qui ont connu des guerres civiles qui savent ces dernières années ce que ça signifie la guerre civile. C'est-à-dire les la la violence physique et au-delà l'espèce d'hégémonie que ça signifie d'un camp qui l'emporte sur l'autre. Donc qu'on ait des lignes de de désaccord, qu'on doive les traiter ensemble évidemment c'est la politique qui doit régler ça. Alors je je je plaide pour un un mode de fonctionnement qui déçoit beaucoup. Je vais pas vous dire le contraire. Évidemment que ça déçoit la politique qui doit être la dispute apaisée, qui doit être la capable la la capacité de construire des compromis parce que encore une fois moi je suis convaincu depuis un moment j'ai pas toujours été sur cette ligne. J'ai
avancé, j'ai peut-être vieilli, tout ce que vous voulez peu importe mais l'idée qu'on peut avoir raison tout seul et que winner take all comme on dit c'est-à-dire celui qui a 50 % bah il impose sa ligne à tout le monde à fortiori quand il y a plus de winner à 50 % ça existe pas aujourd'hui. La vie politique et on le voit, il y a des tempéraments, il y a des positions qui sont un peu figées, ça nous oblige un peu à discuter ensemble. On sera obligé de le faire dans les mois prochains. Mais quand vous dites euh c'est dérouler le tapis rouge au Rassemblement National, c'est pillages, c'est les émeutes par exemple, est-ce que ce n'est pas une façon de constater une forme d'impuissance ? Et on peut dire bah c'est Emmanuel Macron, mais enfin ça date pas d'Emmanuel Macron qu'on le défende,
qu'on l'aime bien ou pas, ça date pas de lui et la montée de ces violences ne date pas de lui. Est-ce que ce n'est pas constater une forme d'impuissance ? Je je pourrais ce que vous revendiquez quand je dis le camp que vous revendiquez, je parle pas du Parti Socialiste. Je parle de de ce qu'on pouvait appeler autrefois un certain cercle de la raison. C'est-à-dire les non-populistes. Je n'aime pas l'expression de cercle de la raison et je pourrais de manière un peu pavlovienne vous répondre en effet oui, c'est la faute du pouvoir en place et cetera. Euh assurément d'abord quand on est en responsabilité Est-ce que c'est bien ou pas de tout ? Alors 99,9% de la population est d'accord pour dire que c'est pas c'est pas bien de tout casser et qu'il faut se réveiller.
Et 1% des gens sont en mode non mais en fait il faut faire la guerre parce qu'on déteste suffisamment notre société pour le faire. Et littéralement aujourd'hui, on est en train de perdre notre temps au lieu de de chercher comment on pourrait emprisonner des mecs qui n'ont rien à voir avec le mouvement. Rien à voir avec le mouvement, c'est des gens riches la plupart, ils sont Lacoste ils sont c'est des bourgeois des nouveaux temps, c'est des néo-bourgeois en fait. Certes ils sont incités et tout mais ils ont beaucoup d'argent par rapport par rapport à la pauvreté du monde et surtout ils auraient été des rois il y a 100 ans avec ce qu'ils ont aujourd'hui. Et on est en train de perdre de l'énergie pour essayer de les défendre et de leur donner encore plus de
de déculpabilisation de faire ce qu'ils accomplissent aujourd'hui et je ne comprends pas comment aujourd'hui le débat peut nous faire perdre autant de temps. Donc je vous dis vite fait là ce qui va se passer. Euh Là le discours que je suis en train d'avoir là, je tenais le même discours. Je vais avoir un plateau dans pas longtemps, on va parler d'actualité donc des émeutes et compagnie avec des gens qui sont exactement comme ça, les gens du plateau comme ça, des gens de la télé-réalité, des gens euh euh ça sera une émission sur Twitch. Après-demain soir. Écoutez-moi bien, c'est exceptionnel, avec Sam Zirah. Et là, je veux juste je vais je vais leur faire cette leçon en fait, je vais leur faire cette leçon. Je vais leur faire cette leçon pour qu'on arrête de perdre notre temps en fait.
Vraiment. Non mais c'est très important en fait. Très important. Et après on fera on enregistrera une une émission juste avec Sam, moi et Sam. Sam et moi. On lui fera une interview, je pense ça va être exceptionnel. C'est vraiment l'ultivers. Vous voyez forcément qui c'est mais vous avez pas le nom je pense.
J'ai envie de savoir votre hype sur euh sur ça. Sam Zirah c'est lui. Vous devez forcément connaître.
Jérôme Guedj