Aurore Bergé : «Ce qui va protéger nos enfants, ce n'est pas l'idéologie»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:35Aurore BergéChiffre
« Le Squarnec a violé 299 fois des enfants, des mineurs. Sauf que dans l'état actuel du droit, il pouvait au maximum avoir une peine de réclusion criminelle de 20 ans. »
- 1:00Aurore BergéFait
« 20 ans, ça ne suffit pas parce que je considère que chaque victime mérite d'être reconnue. »
- 2:30Aurore BergéFait
« qu'est-ce qui justifie une seule seconde, une seule minute que ces hommes-là ne puissent pas être condamnés à perpétuité ? »
- 4:30Aurore BergéFait
« Faut faire les deux parce qu'il faut protéger nos enfants et protéger nos enfants c'est de la prévention, c'est de la détection, c'est du repérage, c'est de l'accompagnement mais quand même c'est aussi de la sanction. »
- 5:30Aurore BergéFait
« mardi il y aura un nouveau vote et ça veut dire que les projecteurs ils seront braqués sur cette émission. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Exactement. Moi, je crois que j'ai rarement été aussi abassourdi en même temps aussi en colère en fait face à un vote parce que je ne vous comprend toujours pas comment il est possible dans notre pays de s'opposer au fait que des hommes qui ont violé à plusieurs reprises des enfants des enfants de moins de 15 ans puissent échapper à la perpétuité. dans cet hémicycle avant le vote quand j'ai plaidé pour cet article, j'ai pris l'exemple d'un cas malheureusement extraordinairement emblématique.
Le cas dit le Squarnec. Le Squarnec a violé 299 fois des enfants, des mineurs. Sauf que dans l'état actuel du droit, il pouvait au maximum avoir une peine de réclusion criminelle de 20 ans.
Donc il a eu une peine de réclusion criminelle de 20 ans. Et donc ça veut dire qu'en s'opposant à cet article, en empêchant que cet article soit adopté, on explique que dans des cas comme celui-ci, 20 ans, c'est suffit. Bien, moi je considère que 20 ans, ça ne suffit pas parce que je considère que chaque victime mérite d'être reconnue.
On sait à quel point c'est extraordinairement difficile pour une victime de violence sexuelle, singulièrement un enfant, un adolescent, de révéler ce qu'il a eu à subir. Parce que celui qui lui fait subir le pire, c'est quelqu'un qu'il connaît, c'est quelqu'un qu'il aime, c'est un parent, c'est un ami, c'est un professionnel de santé, c'est un animateur du périsque. quelqu'un en qui on a confiance, quelqu'un qu'on tutoie, quelqu'un dont on ne se méfie pas, quelqu'un dont on pense même qu'il va nous protéger.
Donc évidemment qu'il y a tout ce travail pour identifier, pour repérer, pour accompagner la parole des victimes. Mais une fois que la dénonciation est faite, une fois que l'auteur est identifié, qu'est-ce qui justifie une seule seconde, une seule minute que ces hommes-là ne puissent pas être condamnés à perpétuité ? Un cas comme le Squarnec, est-ce qu'on pense sincèrement qu'il mérite de sortir dans 20 ans et qu'il n'emportera aucun nouveau risque pour la société ?
La gauche vous dira que la prévention suffit, c'est l'argument qu'on vous aé. Mais qui est de la prévention déjà ? En quoi l'un exclut l'autre ?
En quoi l'un exclu l'autre ? Qui a dit à quel moment ai-je dit qu'il ne fallait pas de prévention ? Évidemment qu'il faut de la prévention.
Évidemment qu'il faut intervenir dans les écoles pour permettre aux enfants de révéler leurs paroles et de dire s'ils ont eu à subir des violences sexuelles pour immédiatement les interrompre. Évidemment qu'il faut à un moment déconstruire ces schémas de domination qui font que on considère encore et que certains considèrent encore qu'on peut être un bon parent alors qu'on a été condamné pour des violences intrafamiliales, qu'on doit maintenir à tout prix un lien entre l'enfant et le parent, y compris si le parent il y a un risque et un doute qu'il ait commis des violences sexuelles évidemment mais on doit faire les deux. Et donc moi je refuse qu'on dans cette logique binaire d'une gauche qui nous expliquerait qu'il faut du tout sur la prévention uniquement et de la même manière une droite qui m'expliquerait qu'il faut du tout sur le sécuritaire mais pas de prévention.
Faut faire les deux parce qu'il faut protéger nos enfants et protéger nos enfants c'est de la prévention, c'est de la détection, c'est du repérage, c'est de l'accompagnement mais quand même c'est aussi de la sanction, c'est aussi de la lutte pour les cas dont on parle qui sont très précis. Et quand moi je je rencontre les victimes, je sais bien que toutes les victimes ne plaident pas forcément pour la même chose. Je sais bien que chaque fois c'est une histoire absolument singulière de ce qui leur est arrivé, de la capacité qu'elles ont eu à révleur leurs paroles.
Mais puisqu'elles m'ont autorisé à en parler, Arnaud Galet qui a fondé le mouvement Mouve enfant qui est l'un des mouvements les plus en soutien sur la parole des victimes, est en soutien de cette disposition sur la perpétuité. Angélique Cochi qui a fondé l'association Rebond sur les violences sexuelles dans le sport de la même manière Sarah Bitbol qui a été une des premières grandes sportives à témoigner des violences sexuelles qu'elle a eu à subir de la même manière. Donc encore une fois, qu'est-ce qui peut justifier qu'on s'y oppose ?
Ou alors c'est de l'idéologie. Mais nos enfants à un moment ce qui va les protéger c'est pas l'idéologie. Ce qui va les protéger c'est la lutte contre l'impunité.
Et donc c'est pour ça que j'ai demandé au nom du gouvernement qu'il y a un nouveau vote. C'est très rare qu'on demande qu'il y a une nouvelle délibération, qu' a un nouveau vote mais mardi il y aura un nouveau vote et ça veut dire que les projecteurs ils seront braqués sur cette émission. Vous pensez que la gauche peut changer d'avis ?
Vous l'éjà ? du monde dans cette émission parce qu'il y a aussi nombreux sujet où si la gauche l'orté c'est aussi parce que le bloc central chacun doit être on était certes vendredi mais il y avait personne mais ça le justifie pas et je le dis aussi chacun doit être au rendez-vous parce que c'est la dernière séance de l'Assemblée nationale avant les vacances parlementaires. C'est un moment qui sera important parce qu'on votera sur tout le texte sur tout le projet de loi sur la protection de l'enfance, c'est que juste avant, on aura ce vote pour savoir si oui ou non on considère que des violeurs en série d'enfants doivent pouvoir avoir une peine de perpétuité ou si on considère que 20 ans au maximum ça suffit.
Et je crois que là, chacun se fera son avis et que les Français se feront leur avis sur chaque député qui aura voté en son âme et conscience. Parce que là, c'est pas une logique de groupe politique, hein, c'est une logique individuelle. C'est une logique d'humanité, c'est une logique de dignité.
Est-ce qu'on est pour ? Est-ce qu'on est contre ? Et j'espère qu'ils seront nombreux en séance.
Et oui, j'espère que les députés de gauche considéreront que le devoir d'humanité qui est le nôtre et de protection de nos enfants doit les conduire à voter en faveur de la perpétuité.
Aurore Bergé