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Discours / meetingBastien Lachaud· 26 mai 2025 74 minAutoproduitFond programmatiqueDéfenseEurope & internationalÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Que faire pour la paix ? - Réunion publique à Lille - Bastien Lachaud

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 61 %Attaque 34 %Défensif 4 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:57Invité politiqueChiffre
    « Il a commencé par dire "La première étape pour nous, c'est de passer à 2 % du PIB, ce qui est le cas actuellement à 3,5. C'est plus 1,5 points de PIB, ça représente 42 milliards à aller chercher." »
  • 10:38Invité politiqueFait
    « 42 milliards d'euros d'économie sans faire payer les plus riches, on va aller les chercher où ? dans les budgets dans lesquels ils ont l'habitude de taper, vous savez, ceux qui sont inutiles et inopérants, par exemple l'éducation nationale, par exemple la sécurité sociale qui est le premier poste de dépenses publiques dans ce pays. »
  • 18:03Invité politiqueFait
    « Évidemment, l'OTAN s'est étendu et l'URSS, enfin la Russie a pu légitimement se sentir encerclé par un un adversaire di tout. »
  • 23:31Invité politiqueFait
    « Mais les Américains émettent des dollars. C'est le général de Gaulle qui leur dit "Non, non, attendez là, vous émettez trop de dollars par rapport à l'ors que vous avez. arrêter d'émettre des dollars." »
  • 24:13Invité politiqueFait
    « aujourd'hui parce que 88 % des transactions mondiales se font en dollar et que le dollar ne vaut que parce que l'on est prêt à faire confiance aux États-Unis sur la valeur du dollar qui n'a plus donc aucune contrepartie réelle, et bien aujourd'hui les États-Unis peuvent faire fonctionner la planche habillée, importer autant qu'ils veulent et consommer autant qu'ils veulent. »
  • 25:37Invité politiqueChiffre
    « les bricks représentent 51 % de la population mondiale, 40 % du PIB, là où le G7 représente 9 % de la population et 44 % du PIB. »
  • 36:37Invité politiqueChiffre
    « la Corée du Sud exporte en Europe autant d'armement que la France ? 6,9 milliards d'euros d'armement exporté par la Corée du Sud en Europe, c'est la même chose que la France qui est le premier pays exportateur d'armes en Europe. »
  • 46:44Invité politiqueChiffre
    « En France, c'est 17 %. Donc c'est 17 % de trop. Mais comparé au reste de l'Union européenne, ça démontre notre notre indépendance. »
  • 47:24Invité politiqueFait
    « l'arme de dissuasion nucléaire française, c'est une arme costume. C'est-à-dire que le jour où on l'utilise, on sait que notre pays n'existe plus. »
  • 49:06Invité politiqueFait
    « Qu'est-ce que c'est la guerre hybride ? C'est une guerre qui est en dessous du seuil de la guerre. »
  • 52:31Invité politiqueChiffre
    « il faut 100 milliards en 2030. C'est les 40 milliards de plus dont parlait Aurélien. »
  • 1:01:28Invité politiqueFait
    « Vancorex, c'est une entreprise qui est à côté de Grenoble dans l'ISER. Eux ce qu'ils font, ils fabriquent du bicarbonate de de du chlorure de bicarbonate. »
  • 1:02:11Invité politiqueFait
    « Bah si on abandonne Vancorex, elle sera plus 100 % française. Le CEL sera polonais raffiné en Allemagne ou en Italie et livré en France. »
  • 1:04:54Invité politiquePromesse
    « Il faut sortir de l'OTAN. Il faut sortir de l'OTAN. Il faut sortir du commandement intégré de l'OTAN et il faut le faire le plus vite possible »
  • 1:04:54Invité politiqueFait
    « les États-Unis ne sont pas fiables parce que l'OTAN n'a plus de raison d'être depuis que le pacte de Varsovie n'existe plus »
  • 1:06:16Invité politiqueFait
    « Dans les traités de l'Union européenne, il est écrit que la défense collective de l'Europe dépend de l'OTAN. »
  • 1:11:44Invité politiquePromesse
    « il faut lutter contre le réchauffement climatique en agissant de manière coordonnée »
  • 1:12:27Invité politiqueFait
    « Donald Trump en contradiction avec tous les traités internationaux veut autoriser l'exploitation des ressources dans les zones internationales »

Temps de parole

  • Bastien Lachaud100 %

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Bastien Lachaud

[Applaudissements] Bonsoir à toutes et à tous. Depuis plusieurs années, Ga et moi militons au sein de la France insoumise pour défendre ce programme, l'avenir en commun. Du tractage au tractage, de porte à porte en porte à porte. Notre objectif est de convaincre le plus grand nombre. Mais pour y parvenir, il est essentiel d'être bien formé. D'autant plus que le programme évolue chaque année grâce au travail des députés et de l'Institut la Boissie présidé par Clémence Gueté et Jean-Luc Mélenchon. Notre mouvement s'est construit autour de ce programme détaillé et chiffré. Pourtant, malgré la richesse de ce projet politique, nous n'en maîtrisons pas toujours tous les aspects.

C'est donc dans le but de diffuser le plus largement possible les idées de notre mouvement que nous avons décidé de mettre en place un cycle de conférence destiné à former le plus grand nombre. Militants, citoyens ou simple curieux. Pourquoi avons-nous invité Bastien Lachot ? Et bien Gel va vous répondre. [Applaudissements] Du coup, pourquoi nous avons décidé d'inviter Bastien Lachot pour cette conférence ? Lors de nos échanges en porte à porte sur les marchés, nous ressentons profondément l'inquiétude des habitants face à un monde de plus en plus instable.

Le contexte international marqué par de tensions croissantes et la montée de extrême droite soulève de nombreuses interrogations et de préoccupations. L'invasion en de l'Ukraine par Poutine, le génocide des Palestiniens par Netaniau ou encore la réélection de Donald Trump et ses ambitions expansionnistes soient autant de signaux inquiétants. À cela s'ajoutent les discours néocolonialistes de figures comme Bruno Rataillot sur l'Algérie témoignant un regard dépassé et dangereux sur l'histoire et les relations internationales. Dans ce contexte, la voix de la France sur la scène internationale apparaît affaiblie par des contradictions d'Emmanuel Macron.

Incapable de tenir un cap clair face à des enjeux mondiaux, les les choix diplomatiques de notre pays manquent de cohérence. Rendons notre position difficilement lisible pour nos partenaires ainsi que pour nos six concitoyens. C'est précisément pour éclairer ces enjeux complexes que nous avons invité Bastien Lachot. Son expertise, sa clarté d'analyse et son engagement permettent d'apporter un regard critique et structuré sur ses bouleversements. Face à un monde en recomposition, il est plus que jamais nécessaire d'avoir des repères, des et des voies fortes capables de défendre une politique internationale juste, indépendante et [Applaudissements] humaniste.

Passe aux tensions internationales, Emmanuel Macron a annoncé une augmentation significative du budget de la défense française visant à le porter à 3 % du produit intérieur brû. Cette décision aura forcément un impact sur les investissements nécessaires pour répondre à l'urgence écologique et à l'urgence sociale. La bataille sera rude pour protéger nos services publics déjà bien abîmés. Mais pour cela, nous pouvons compter sur nos députés de la France insoumise, notamment Aurélien Lecoq et lui ici à Lille Los et Fachetuménil en juin dernier avec plus de 75 % des suffrages face à l'extrême droite. On peut l'applaudir hein.

Il a depuis rejoint les bandes de l'Assemblée nationale et a fait ses preuves au sein de la commission des finances. En effet, il a été particulièrement actif en déposant 26 amendements contribuant à 115 propositions de loi, prenant la parole à 45 reprises et posant 11 questions au gouvernement. Je serais pas exhaustif si je parlais pas de son travail de terrain à travers les tractages, les portes à porte et pas un marché à WASEM sans tomber sur notre député. Alors, je pense qu'on peut tous l'applaudir pour ce beau travail et je te laisse la parole. [Applaudissements] Bonsoir à à toutes et tous.

Je voudrais commencer par remercier Gael et Aurélien pour tout le boulot accompli dans dans la préparation de cette réunion. Pourquoi on fait cette réunion ce soir ? juste dire un mot là-dessus d'abord en introduction parce que on a souvent dit et ils l'ont rappelé que nous sommes des militants de terrain que nous allons partout que nous sommes convaincus que si nous voulons l'emporter ce sera d'abord par la mobilisation populaire et donc par le travail acharné des militants. Mais ça ne suffit pas. Ça ne suffit pas parce que si nous voulons réussir à atteindre notre objectif, c'est-à-dire la révolution citoyenne, alors oui, nous avons besoin aussi de théorie, vous savez.

La théorie n'est rien sans l'action et l'action n'est rien sans la théorie. Alors, grâce à Gael et Aurélien aussi, le temps de la théorie est venu. Je le dis parce que ils m'ont un peu harcelé ces derniers mois pour me dire il faut qu'on fasse des formations, il faut qu'on a fini par leur dire et bah écoutez, proposez des formations, faites-en une liste et donc c'est grâce à eux qu'on a décidé de lancer des premières formations, conférences qui prendront différentes formes et qu'on reçoit ce soir Bastien Lachot qui nous fait l'honneur, le plaisir et l'amitié d'être là. et j'aimerais qu'on applaudisse de [Applaudissements] nouveau.

Donc si vous aussi vous voulez qu'on traite de sujets particuliers et ben hésitez pas à transmettre vos idées, à aller voir Aurélien EGEL ou à me les donner pour qu'on puisse en organiser de prochaine. Je vais essayer de pas parler trop longtemps mais pour dire deux mots, je crois qu'on peut pas commencer cette réunion sans dire un mot d'abord de l'actualité brûlante. L'actualité brûlante dans notre pays, c'est les attaques répétées de l'extrême droite contre notre République. La lente pente pris par le pays dans sa faschisation ou plutôt dans la faschisation d'une partie de ses élites et de ses responsables politiques.

C'était déjà le sujet et le cœur du combat lors des élections européennes puis des élections législatives lors des batailles à l'Assemblée nationale sur le budget sur la censure sur la protection que le Rassemblement national a offert au gouvernement de la bourgeoisie qui est finalement celui d'Emmanuel Macron. Mais ces dernières heures, cette semaine, un acte nouveau a été posé par l'extrême droite, celui de s'en prendre à des magistrats, celui de remettre en cause les institutions de notre République et celui de décider de poser un acte sédicieux, d'appeler à la mobilisation de rues à côté de l'Assemblée nationale pour attaquer directement des magistrats.

Et cela nous ne pouvons pas l'accepter parce que lorsque les soutiens de Trump et réciproquement décident de se rassembler à proximité de l'Assemblée nationale, alors il y a alerte et cette alerte doit retentir dans tout le pays. Et donc oui, nous assumons avec les insoumis d'avoir répondu à celles et ceux qui souvent lancent les premiers appels, les organisation de jeunesse, à l'Union étudiante, à l'Union syndicale lycéenne qui rapidement nous ont dit qu'il fallait que nous nous mobilisions. Et donc pour une une première reposte immédiate, nous serons, je l'espère, nombreus et nombreux à être présents à Paris à 13h, place de la République ce dimanche.

Mais vous l'avez compris, ce n'est qu'une première étape dans la réplique et c'est là que ça nous concerne nous aussi à Lille. Nous devons organiser une repost de masse implacable lors du 1er mai prochain pour dire que les jeunes, que les travailleuses et les travailleurs jamais n'accepteront du le rassemblement national qui ne vise qu'à une chose, c'est diviser le peuple et les travailleurs entre eux pour protéger les intérêts des puissants. Et donc, nous allons nous atteler à cette tâche et à faire en sorte que le 1er mai loois, y compris soit une grande mobilisation. J'arrive au sujet de la conférence de ce soir avant de laisser avant de laisser la parole à Bastien.

La guerre est revenue sur notre continent, vous le savez. La France insoumise avait alerté Jean-Luc Mélenchon le premier depuis des mois, depuis des années, il avait posé sur la table ce qu'aurait pu être des solutions, une conférence internationale des frontières par exemple, il avait appelé dès l'invasion de l'Ukraine à ce que la France puisse jouer son rôle diplomatique. Emmanuel Macron comme en son habitude s'est couché devant les Américains, n'a rien fait, a attendu, a gesticulé et aujourd'hui vient pleurer, disant que nous ne sommes pas présents dans les négociations. Une fois de plus, merci Macron.

Et désormais, dans son acte de rébellion face aux États-Unis, il nous dit "Préparons notre propre défense, augmentons nos budgets militaires." La réalité, c'est que ce que propose Emmanuel Macron, c'est justement de se plier au dictat américain. Les Américains nous ont dit, "Nous ne voulons plus nous occuper de la défense. Augmenter vos budgets à 5 vos budgets de la vos budgets des armées et de la défense à hauteur de 5 % de votre PIB. Et nous pour contredire les Américains, nous proposons d'augmenter notre budget de la défense à 5 % du PIB. Cela va avoir des conséquences très clair et très précise.

Il a commencé par dire "La première étape pour nous, c'est de passer à 2 % du PIB, ce qui est le cas actuellement à 3,5. C'est plus 1,5 points de PIB, ça représente 42 milliards à aller chercher. 42 milliards. Et nous a-t-il dit sans impôt supplémentaire sur les plus riches C'est vrai que Boloré vient d'coper d'une ristourne de 320 millions d'euros et peut-être même jusqu'à 640 sur ses contrôles fiscaux. Ce serait trop bon de lui demander un peu plus puisqueen plus il a pas payé cette première cette première pénalité grâce au grâce des services budgétaires dirigés par Emmanuel Macron. Alors 42 milliards d'euros d'économie sans faire payer les plus riches, on va aller les chercher où ?

dans les budgets dans lesquels ils ont l'habitude de taper, vous savez, ceux qui sont inutiles et inopérants, par exemple l'éducation nationale, par exemple la sécurité sociale qui est le premier poste de dépenses publiques dans ce pays. Voilà où ils vont aller taper alors que l'austérité fait déjà rage. Nous avions prévenu, y compris nos camarades socialistes. Camarad est un grand mot, sans doute trop pour eux. Nous les avions prévenus en leur disant si ce budget passe alors ce sera terrible et ce sera la catastrophe.

Et d'ors et déjà, les classes fermes comme c'est le cas à Fachet Tuménil, à l'école Floriant ou à l'école la Fontaine, d'ors et déjà, l'austérité frappe nos universités comme c'est le cas l'université de Lille avec près de 10 % d'heur en moins et 150 places supprimées en L1 de licence de sciences politiques, comme c'est le cas aussi dans les lycées. Et je salue les lycéens et les lycéennes de Montebé au côté desquels j'étais hier qui eux aussi vont voir les options supprimer de toute façon c'est optionnel ça ne sert à rien comme le savoir qui vont voir les effectifs dans les classes exploser 35 finalement c'est correct pour apprendre les mathématiques.

Voilà la réalité voilà les conséquences directes de leur budget d'austérité et voilà sur ce budget les 40 milliards d'austérité supplémentaires qui veulent ajouter. c'est-à-dire la destruction méthodique et définitive de nos services publics. Et c'est pour cela aussi qu'il y a alerte. Je fais pas plus long parce que j'en ai déjà trop dit. Je voulais dire un mot de l'Algérie et des provocations répétées sur le plan international de celui qui n'est pas capable de se borner à son ministère de l'intérieur.

Je voulais dire aussi un mot de ce qu'il se passe à Gaza parce que oui, nous défenseurs de la paix, jamais nous n'oublions de citer celles et ceux qui aujourd'hui courent le risque d'un nettoyage ethnique et subissent les intentions génocidaires de Benjamin Netaniaou. Mais je sais que pour tout cela, Bastien sera bien plus précis et bien plus long que moi. Alors, je lui cède la parole et je vous demande de nouveau de l'applaudir. Mais je crois que Gaë va faire une intervention et une présentation un peu plus précise de Bastien. Merci à toutes et tous. Merci Aurélien, Gael. Merci aux militants qui ont préparé et merci encore Bastien d'être venu ce soir.

Du coup, j'ai la tâche de vous présenter Bastien Lotud pour ceux qui ne le connaissent pas encore. Bastière Lachot est député de la 6e circonscription de la scène Saint-Denis qui comprend la les villes d'Aubertvillé ainsi que Pentin. Il est membre de la commission de défense. Il fait partie de nos premiers députés élus en 2017. les 17 députés du de la France insoumise en 2017. En plus de son rôle de député, il a été responsable des événements lors des deux campagnes présidentielles de Jean-Luc Mélenchon en 2017 et 2022 et encore maintenant, il est responsable des universités d'été de la France insoumise.

Député de combat et de terrain, Bastien est notre porte de parole sur les questions de défense, de l'aspect militaire, de l'industrie stratégique ainsi de la souveraineté et de la laïcité. Grâce à son engagement sans faille, il nous représente avec briot à l'Assemblée nationale, notamment en commission de défense où il défend avec conviction notre programme. C'est avec beaucoup de fierté que je lui cède la parole pour cette conférence afin qu'il nous expose sa vision et ses propositions sur les enjeux cruciaux. [Applaudissements] Merci. Merci beaucoup. Bon, de de la présentation, je vais essayer de d'en être digne.

Euh merci beaucoup aux organisateurs et aux organisatrices qui ont permis cette cette formation parce que en effet les sujets de défense, d'armement semblent très éloigné des citoyens, très complexes. Alors que au contraire nous sommes au cœur de ce qui fait la souveraineté. C'était de Gaulle qui disait l'émission de d'un état, la défense, c'est la pierre cardinale. C'est car c'est ce qui permet la survie de de la nation. Et le paradoxe, c'est que la 5e République a plus que jamais éloigné des citoyens les sujets de défense. C'est ce fabuleux domaine réservé du président de la République.

Alors, ça n'existe nulle part dans la Constitution parce que le responsable de la défense nationale, c'est le premier ministre. C'est c'est dans l'article 21 de la Constitution. Mais ça n'empêche que depuis de Gaulle, il y a ce fameux domaine réservé. domaine réservé qui fait du président le chef des armées et celui qui décide de tout et il décide tellement de tout que le parlement ne décide plus de rien. À quand remonte le dernier débat sur les questions de défense à l'Assemblée nationale, le vote de la LPM il y a il y a maintenant 2 ans que nous avons fait à marche forcée. Je vais y revenir.

Il est donc indispensable que les citoyens reprennent pied dans ces questions parce que depuis que la conscription et que le service militaire a été non pas supprimé, non pas aboli, mais suspendu par Jacques Chirac, les citoyens s'éloignent encore plus de ces de ces questions. Alors, une formation sur cette thématique est essentielle et elle l'est encore plus au vu des circonstances actuel. Je ne vais pas m'étendre très longuement sur la guerre en Ukraine. Rappelons les fait. Vladimir Poutine a en dépit du droit international mené une guerre d'agression en Ukraine depuis maintenant plus de 3 ans. Alors on peut essayer de comprendre les mécanismes qui ont conduit à cette à cette guerre.

Déjà, rappelons-nous que l'Ukraine était une République soviétique du temps de l'URSS que pour la première fois depuis très longtemps en Europe, un empire s'est effondré sans qu'il n'y ait de conférences sur les frontières pour justement régler les conflits entre l'Ukraine et la Russie. Il y avait un conflit un conflit frontalier sur la question de la Crimée, sur la question du Donbas. Nous n'avons à aucun moment été en capacité de résoudre pacifiquement ce ce litige. Pire, lorsque l'URSS était effondré, un engagement avait été pris vis-à-vis de Michael Gorbatchov à l'époque qui était de dire que l'OTAN ne s'élargirait pas aux Républiques de l'ancienne URSS.

voire même de l'ancien bloc de l'Est. Évidemment, l'OTAN s'est étendu et l'URSS, enfin la Russie a pu légitimement se sentir encerclé par un un adversaire di tout. Parce que l'OTAN à l'origine, c'est quand même la réplique au pacte de Varsovie. Bref, deux alliances opposées pendant la guerre froide. Rien de cela ne justifie l'invasion de l'Ukraine par Poutine. Mais par contre, cela peut nous permettre de comprendre les causes et à partir du moment où on comprend les causes, on peut essayer d'éviter que les mêmes problèmes se reproduisent.

Alors, dès qu'on dit cela, on est repint en proutine en nous expliquant que nous nous sommes constamment trompés quand nous expliquions que non, l'URSS n'envahirait pas l'Ukraine et cetera et cetera. La réalité c'est les services de renseignement français ne pensaient pas que l'URSS, que la Russie envahirait l'Ukraine. Ils nous l'ont dit dans par la voix de Florence Parlie. J'étais dans la salle de la commission de la défense quand elle l'a dit aux députés 3 jours avant l'invasion, nous avons les mêmes renseignements que les Américains. Nous n'en tirons pas les mêmes conséquences.

Force et de constater que nous ne sommes pas les seuls à nous être trompés vu que nous n'avons fait que reprendre ce que nous disait à l'époque les services de renseignement. Alors la situation a évolué. La France, l'Union européenne ont, Aurélien l'a très bien dit, soutenu l'Ukraine, ont pousser l'Ukraine à penser qu'une solution militaire était la solution à ce conflit. Mais jamais jamais aucun conflit ne s'est résolu par une victoire militaire à part 1945 quand les chars soviétiques et alliés occidentaux ont marché sur Berlin face à une une puissance dotée de l'arme nucléaire comme la Russie à aucun moment personne n'a pu penser que les chars allaient marcher sur Moscou.

Donc il n'était pas envisageable une solution militaire. La seule chose que l'aide militaire pouvait permettre aux Ukrainiens, c'était d'avoir suffisamment de moyens de résistance face à la Russie pour négocier avec la Russie dans de bonnes conditions. Mais ce n'est pas ce qui a été fait. Ce qui a été fait, c'est de dire de pousser à la guerre en permanence. et l'arrivée de Donald Trump au pouvoir a bouleversé cette vision des choses parce que l'Ukraine se retrouve aujourd'hui contrainte de négocier dans la pire des situations avec un une des États-Unis qui lui retirent leur soutien tant que ils n'auront pas signé leur pacte sur le le minerai.

Donc on le voit, la situation aujourd'hui est ainsi faite que la guerre est aux portes de l'Europe, que l'on nous dit que la Russie veut envahir le reste des pays européens, notamment les les pays baltes. C'était ce que nous ont dit, ce que nous a dit le le président Macron et que la Russie attaqué par le biais de d'une d'attaque cyber nos hôpitaux. Il ne faut en effet pas sous-estimer la menace russe. Mais si l'on regarde l'ensemble du globe, si l'on regarde les militaires et les diplomates aiment bien dire à 360°, c'est ça fait partie du jargon du nouveau du nouveau jargon.

Bah si on regarde à 360° qui aujourd'hui nous a déclaré une guerre, certes une guerre commerciale mais une guerre tout de même. Ce sont les États-Unis de Donald Trump. Et à tel point la confrontation est montée à tel point que le secrétaire général de l'OTAN a quand même trouvé utile de dire aujourd'hui qu'il ne fallait pas confondre une guerre commerciale avec une guerre militaire. Si on a besoin de le dire, c'est que la différence n'est pas forcément si claire que ça. Oui, les États-Unis nous mènent une guerre commerciale. Les États-Unis mèent une guerre commerciale au monde entier parce que la puissance américaine ne repose que sur une seule chose, leur armée et le dollar.

Et le dollar est soutenu par l'armée. Le dollar aujourd'hui, c'est le point de bascule de l'hégémonie américaine. Avant, c'est les Américains qui avaient mis en place ce système. C'est le système de Breton Woods. 1944 à la fin de la guerre. On va dire bon ben voilà, on a le dollar, toutes les monnaies sont définies sur le dollar mais le dollar lui est défini sur l'or. C'est-à-dire qu'il ne peut pas y avoir plus de dollars émis que il n'y a d'or dans les caisses américaines, vu que chaque dollar doit pouvoir être converti immédiatement dans sa propre valeur en or. Mais les Américains émettent des dollars.

C'est le général de Gaulle qui leur dit "Non, non, attendez là, vous émettez trop de dollars par rapport à l'ors que vous avez. arrêter d'émettre des dollars. Les Américains refusent de Ga demand de convertir ses dollars en or et au final les États-Unis sont sortis de l'accord et ont dit et on voyait Valdinguer les accords de Bretons.

Ce qui revient à dire que aujourd'hui parce que 88 % des transactions mondiales se font en dollar et que le dollar ne vaut que parce que l'on est prêt à faire confiance aux États-Unis sur la valeur du dollar qui n'a plus donc aucune contrepartie réelle, et bien aujourd'hui les États-Unis peuvent faire fonctionner la planche habillée, importer autant qu'ils veulent et consommer autant qu'ils veulent. parce que aujourd'hui c'est eux qui décident quelle est la valeur du dollar. Et donc cette multiplication des dollars leur permet en effet d'avoir un déficit de 3000 de 3300 milliards de dollars tous les ans. V de toute manière quand il y a trop de problèmes, on on émet des dollars.

Et donc il y a une décorrélation totale entre le la valeur du dollar et les biens matériels qu'on pourrait acheter avec tous ces dollars qui sont en circulation. Donc vous rendez bien compte que le jour où l'économie mondiale ne fait plus confiance au dollar et décide de d'échanger dans une autre monnaie par exemple, les États-Unis ne deviennent pas la deuxème puissance mondiale. Les États-Unis s'effondrent complètement parce que tout leur modèle ne repose que sur la valeur du dollar.

Et donc le problème qui se pose pour les États-Unis aujourd'hui, c'est que la monté en puissance de la Chine, l'alliance de la Chine au sein des bricks plus comme on dit aujourd'hui remet en question cette hégémonie. Les bricks représentent 51 % de la population mondiale, 40 % du PIB, là où le G7 représente 9 % de la population et 44 % du PIB. Donc les bricks ont une puissance majeure dans cette dans cette dans ce jeu. Aujourd'hui, les Brix essayent sans succès pour l'instant de mettre en place une monnaie alternative au dollar pour les échanges mondiaux.

essae de mettre en place un système de transfert d'argent alternatif au modèle Swift que vous utiliser tous les jours lorsque vous voulez faire des des virements entre vos comptes. Donc il y a une volonté des BRIX de remettre en question cette domination du dollar. Aujourd'hui, les Américains arrivent à s'y à s'y opposer mais il voi où est la menace. La menace est en Chine pour eux. Et nous sommes typiquement dans ce que l'on peut appeler dans les relations internationales le piège de Tucidide, c'est-à-dire que une nation dominante voit une autre nation acquérir les compétences et donc menacer sa domination et donc décide de lui faire la guerre.

C'était la c'est le principe ce qui s'est passé lors de la guerre du Péloponise entre Spart et Athènes. C'est pour ça qu'on parle de piège de Tucidil et c'est ce que les Américains voient avec la Chine. Et donc on le voit, les Américains recentrent leurs activités militaires dans l'Asie Pacifique. Eux ce qu'ils appellent l'Indo-acifique. Et le fait d'appeler cette zone indoopacifique, il y a une raison déjà quand on parle d'Indo-Pacifique, on élimine la Chine qui est quand même la première puissance de la zone. Ensuite, il y a la volonté de concevoir un encerclement de la Chine, uniguement comme au même titre qu'ils avaient pratiqué l'endiguement face à l'URSS.

Il y a 375000 militaires aujourd'hui et plus de dans plus de de 60 sites dans cette zone autour de la Chine. C'est évidemment massif. Et donc on a là, on va dire c'est le pivot pacifique comme on dit. C'est-à-dire que les Américains se désintéressent de l'Europe et concentrent leurs activités en Asie pacifique. Et donc aujourd'hui euh on se retrouve dans un moment de crise du capitalisme où la production est concentrée en Chine et la consommation concentrée aux États-Unis. Et c'est la domination par le dollar qui permet cela.

Et donc les Américains pour ne pas perdre leur leur rang se lancent dans une dans une stratégie axée sur l'accaparement des ressources stratégiques en se recentrant sur l'Asie Pacifique, en se désengageant de l'Ukraine et de l'Europe. Quel est aussi l'intérêt de se désengager de l'Ukraine et de l'Europe et de renouer des liens avec la Russie ? évidemment rompre les accords qui se sont noués suite aux sanctions occidentales face à la Russie entre la Russie et la Chine. Volonté effective depuis la nouvelle administration Trump de se rapprocher des Russes pour les séparer de la Chine.

Et donc on se retrouve là dans une situation où Donald Trump réaffirme le caractère impérialiste des États-Unis. une nation qui n'a jamais cessé d'avancer son ses intérêts, mais là très clairement, il le fait de manière plus que jamais euh évidente. Quel est la quel est l'objectif de Donald Trump ? Donald Trump veut rapatrier sa produ la production au sein des États-Unis. Donc, que fait-il ? Il aimet des droits des droits de douane et il fait baisser le dollar. Le donc l'importation va être doublement plus cher pour les Américains. Un dollar faible permet d'acheter moins de choses au niveau international comparé à une autre monnaie et les frais de renchérissent les biens que l'on apporte.

Donc l'objectif est pour lui de faire produire plus de choses aux États-Unis. Alors, je pense que vous demandez à 10 économistes, vous aurez 10 avis différents sur les conséquences de sa politique. Il y a ceux qui vont expliquer que ça va être un drame pour les l'économie américaine, il y en a qui vont expliquer que ça va être un drame pour l'économie mondiale. Aujourd'hui, on rentre dans un dans un on rentre complètement dans un flou artistique parce que comment dire ça fait plus de un siècle que nous n'avons pas mis en place des des droits de douane. Donc vous savez que à la France insoumise, on promeut un comment on appelle ça ?

un protectionnisme solidaire qui n'a rien à voir avec ce que fait Donald Trump aujourd'hui. Donald Trump fait des droits de de douan totalement, on va dire aux doigts mouillés. Vous vous rendez compte que la France subit trois types de droits de douane. Un au nom de lieu, la Réunion, elle est taxée à 34 % et la Martinique et la Guadeloupe à 10 %. Allez comprendre. Mais en tout cas, ce qui est certain, c'est que notre protectionnisme est un protectionnisme qui est négocié, qui permet justement de d'éviter les àoups tout en permettant à la fois de résoudre les problèmes de des problèmes climatiques en relocalisant la production sans créer de tels de tels àouts.

Or cette solution impérialiste, elle passe par les droits de douane mais elle parle aussi par une guerre des ressources beaucoup plus brutale. C'est la manière dont aujourd'hui Donald Trump veut faire payer l'Ukraine pour l'aide américaine qu'elle a reçu. À l'origine, l'aide américaine sous Joe Biden, c'était un don que les Américains faisaient à l'Ukraine. Il n'était pas question que l'Ukraine rembourse ou en tout cas, il n'était pas question qu'elle en rembourse la totalité. Aujourd'hui, très clairement le l'accord sur les minera dont on entend beaucoup parler, c'est simplement l'accaparement par les États-Unis des ressources propres de l'Ukraine.

On évoque un montant de 500 milliards d'euros enfin de dollars de valeur pour ces minerais, là où l'aide américaine était de 130 milliards. On voit donc bien là qu'il y a la volonté de complètement écraser l'Ukraine et c'est un c'est un chantage. On a bien vu comment les États-Unis ont coupé l'aide militaire au aux Ukrainiens et comment en une semaine Russes ont pu reprendre tout le territoire que les Ukrainiens contrôlaient sur la zone de de Koursk. parce que aujourd'hui, il n'y a pas d'alternative à l'aide militaire américaine, que ce soit en terme matériel ou que ce soit en terme de de renseignement.

Les ambitions de Trump sur le canal de Panama, les ambitions de Trump sur le Groenland sont de la même sont de même ordre. Aujourd'hui, on est très clairement dans une réaffirmation de l'impérialisme américain. Et ce que l'ensemble des nations du monde viv, c'est ce que vivaient jusqu'alors les nations d'Amérique latine où les Américains faisaient euh leur faisaient la faisaient la faisait la loi.

Donc nous nous retrouvons face à des États-Unis d'Amérique agressifs, face à des États-Unis d'Amérique qui défendent leur survie face à l'émergence de la Chine, à des États-Unis d'Amérique qui ont démontré que les valeurs qui unissaient l'Occident, comprenez l'Europe occidentale et les États-Unis, et bien que tout cela n'avait pas de raison d'être au-delà de la défense de leurs propres intérêts. Et donc face à ces États-Unis, face à cette politique de Donald Trump, les Européens depuis maintenant 2 mois ne cessent de nous expliquer que ils vont réagir, que l'Union européenne va récupérer une autonomie stratégique, que l'Union européenne va réagir face à cela. Mais tout cela est un mensonge.

Tout cela est un mensonge parce que aujourd'hui l'Europe est totalement incapable et surtout n'a pas la volonté de réagir face aux politiques de de Donald Trump. Quelle a été la réaction de l'Union européenne face à ces menaces ? Ça a été de dire il faut réarmer l'Europe. Donc c'est le grand plan de réarme Europe à 800 milliards d'euros. 800 milliards d'euros, c'est beaucoup. Alors, il faut regarder en détail ce sur ces 800 milliards d'euros et puis surtout il faudra regarder en détail, c'est pourquoi faire ces 800 milliards d'euros. Alors, ces 800 milliards d'euros déjà, ils n'existent pas, pas vraiment. Il y en a 150 milliards qui existent.

Ça va être un emprunt de la Commission européenne qui vont servir à financer des achats communs d'armes entre différents pays européens. 150 milliards sur les 800 milliards. Et si on regarde en détail, alors oui, il y a des critères, il faut acheter préférentiellement européens et cetera, mais pas uniquement. On peut par exemple faire des partenariats avec des pays qui ne sont pas européens mais qui ont signé des accords avec l'Union européenne. Prenons un exemple au hasard, la Corée du Sud. Vous allez me dire pourquoi la Corée du Sud ? Est-ce que vous savez que la Corée du Sud exporte en Europe autant d'armement que la France ?

6,9 milliards d'euros d'armement exporté par la Corée du Sud en Europe, c'est la même chose que la France qui est le premier pays exportateur d'armes en Europe. Donc ces 150 milliards, ils vont pouvoir servir aussi à acheter des armes sud-coréennes. Alors que l'objectif affirmé de réarme Europe, c'est de dire on va développer une base industrielle et technologique de défense européenne. Bref, on va doter l'Europe de la capacité de produire elle-même les armes dont elle a besoin. Donc, on se rend compte que sur ces 550 milliards, c'est pas aussi clair que ça. Ensuite, on regarde les 650 autres milliards. De quoi s'agit-il ?

Il s'agit d'autorisation de déficit supplémentaires pour les pays membres de l'Union européenne. C'està-dire qu'on leur dit alors ça fait 40 ans que il y a les critères de 3 % du PIB qu'il ne faut surtout pas dépasser hein. Il ne faut pas les dépasser pour construire des hôpitaux, il ne faut pas les dépasser pour construire des écoles. Il ne faut pas les dépasser pour lutter contre le réchauffement climatique. Et bien là ces 3 % il n'existe plus quand il s'agit de construire des des armements.

Donc ces armements, il n'y a que pourrait acheter parce que là c'est potentiel, il faudrait que les pays soient d'accord pour défendre, pour dépenser et plus que les les 3 % et bien sur ces 650 millions il milliard il n'y a aucun critère. C'est-à-dire que tous les pays de l'Union européenne qui ont commandé des avions américains F35 vont pouvoir financer l'achat de ces armements grâce au budget de l'Union européenne. Donc on voit bien là que toute l'idée de dire autonomie stratégique, réponse indépendante de l'Union européenne face aux États-Unis, tout cela en fait n'existe pas.

Tout cela n'existe pas parce que si on regarde le texte qui accompagne ces 800 milliards, c'est le livre blanc de la défense européen. Dedans, il explique que l'on va construire une chaîne de valeur transatlantique. Donc quand on dit chaîne de valeur dans le monde capitaliste, c'est très clairement que il va y avoir des échanges commerciaux. Et pire que tout, en terme de vision géostratégique, tout ce qui est tout ce qui est dit, c'est l'OTAN reste l'alpha et l'oméga de la défense européenne.

Donc l'autant dire les États-Unis vu le poids que représentent les États-Unis au sein de l'OTAN et puis surtout au-delà même de dire ça, bon pourrait se dire bon allez ils redisent l'OTAN parce que ce sont les vieilles antiennes, ils ne sont pas capables de réfléchir autrement que ils ne le font depuis la fondation de l'Union européenne. Mais en fait cela va même beaucoup plus loin. Cette ce livre blanc explique qu'il y a un axe du mal qui réunit la Russie, la Biélorussie, la Corée du Nord, l'Iran et la Chine. Alors, ça fait maintenant 3 ans ou plus qu'on nous explique que l'ennemi principal, la menace existentielle pour l'Europe, c'est la Russie.

Et bien là dans ce texte, l'Union européenne trouve le moyen de tirer un signe égal entre la Russie et la Chine. Donc la Russie, la Chine deviendrait presque une menace existentielle pour l'Union européenne si on suit leur logique. toujours dans la même logique, l'Union européenne devrait multiplier les partenariat et signer des partenariats de défense avec devinez qui ? le Japon, la Corée du Sud, la Nouvelle-Zélande, l'Australie, bref, les alliés américains dans la zone indo-acifique. Et donc la boucle est bouclée. L'Union européenne dans ce document vient de comment dire montrer sa vassalisation toujours plus importante vis-à-vis des États-Unis.

On va continuer à vous acheter des armements et on est d'accord pour dire que la Chine est une menace. Bref, on est d'accord pour vous suivre dans votre croisade contre la Chine en Indo-Pacifique. Voilà ce que nous explique ce ce livre blanc de l'Union européenne. Donc voilà pourquoi l'Europe montre qu'elle est incapable de penser en dehors du cadre, qu'elle ne le souhaite pas et que tous les discours sur l'autonomie stratégique européenne dont se rep Emmanuel Macron ne sont que des mensonges ou des sauges qui n'existeront pas. ces choses qui n'existeront pas. Il y a plusieurs raisons à cela.

Tout simple déjà parce que l'ensemble des pays de l'Union européenne à part la France ne conçoivent leur défense depuis 1945 que sous le parapluie nucléaire américain. Il n'y a pas il n'y a plus de véritable culture de la défense hors de l'atlantisme dans tous ces dans tous ces pays. La France est une exception. La France est une exception parce que on peut remonter un peu d'où d'où cela vient. Alors de beaucoup devront nous dire c'est l'exception gaulienne et cetera. Pas vraiment. Avant même de Gaulle, en 1956, la France avec le Royaume-Uni et Israël ont mené une opération pour empêcher la nationalisation du canal de Suè.

Pf, on envoie des parachutistes, on réussit, on prend le contrôle du canal. Et là, patata, le monde s'effondre. Les États-Unis, loin de soutenir leurs alliés européens et israéliens dans cette opération se mettent d'accord avec le RSS pour sonner la fin de la récréation et dire hop c'est fini, vous rentrez chez vous, on laisse les Égyptiens tranquilles. C'était ce fut une révélation pour les dirigeants français qui ont bien compris que si nous n'étions pas autonome sur les questions de défense et militairement, nous serions dans l'incapacité de mener et de défendre nos intérêts sans l'avalins. Et l'Avalins, c'est leurs intérêts avant tout.

C'est pourquoi dès 1956, le programme nucléaire a été lancé et c'est ce qui fait la particularité de la France. La France est une nation dotée de l'arme nucléaire. La France possède une dissuasion totalement autonome. Les Britanniques ont une dissuasion mais elle ne fonctionne pas aujourd'hui sans les Américains. La France est capable de rayer de la carte n'importe quel pays qui l'agresserait et ça modifie tout. Ça change tout. Ça change la manière dont on peut concevoir la défense. Ça modifie également notre rapport au monde parce que nous sommes indépendants. C'est-à-dire que nous pouvons parler au monde d'une voix différente de celle de nos alliés.

Nous pouvons défendre le droit international. nous pouvons euh nous pouvons agir tout seul. Et à ce côté de cette euh de cette dissuasion euh nucléaire, nous avons conservé pour pouvoir produire la dissuasion nucléaire. Parce que la dissuasion nucléaire, qu'est-ce que c'est la dissuasion nucléaire ? le missile M51-4 qui est propulsé par nos sous-marins nucléaires lanceur d'engin. Bon, déjà pour pouvoir lancer un tel missile, il faut savoir construire une fusée. Ensuite, nos sous-marins nucléaires lanceur d'engin, c'est l'objet le plus complexe jamais conçu par l'être humain. Déjà, c'est un sous-marin, faut aller sous l'eau. Ensuite, dedans, il faut opérer une centrale nucléaire.

Je vous rappelle que la marine nationale française est le deuxième opérateur de réacteur nucléaire après EDF au niveau européen et il faut mettre une fusée dedans. Bref, rien que pour construire un sous-marin comme ça, il faut une technicité que trois nations, quatre nations dans le monde ont et il faut l'industrie qui va derrière. Ensuite, pour pouvoir pour que ce sous-marin nucléaire qui est à Brest puisse partir dans l'océan Atlantique, se diluer comme on dit, sans être suivi par un autre sous-marin, sans être attaqué et cetera.

Il faut des radars, il faut des frégates qui sont en capacité de repérer les sous-marins, il faut des sous-marins nucléaires euh d'attaque qui vont protéger le sous-marin. Bref, il faut tout un écosystème militaire autour qui fait que nous avons aujourd'hui en France une base industrielle et technologique de défense qui est d'une certaine manière unique au monde, qui est en capacité de produire seul un avion et cetera et cetera. Bref, nous avons parce qu'il y avait la dissuasion entretenu un outil industriel qui est aujourd'hui quasiment le dernier que nous ayons qui en qui fonctionne de A à Z de manière de manière souveraine.

Donc c'est un outil industriel qui pour nous insoumis est très important parce que dedans il y a des compétences que l'on peut basculer dans le domaine civil et qui nous seront utiles pour lutter contre le réchauffement climatique pour réindustrialiser le pays. Et bien cet outil industriel contribue également à notre à notre indépendance. Alors notre indépendance évidemment elle est pas complète. Évidemment il y a encore des des choses que nous achetons aux Américains, beaucoup moins que les autres pays de l'Union européenne. Les autres pays de l'Union européenne c'est 62 % de leur matériel qui est acheté aux Américains.

Donc vous voyez les 800 milliards, les 800 milliards, il y en a déjà 62 % qui vont partir aux États-Unis. En France, c'est 17 %. Donc c'est 17 % de trop. Mais comparé au reste de l'Union européenne, ça démontre notre notre indépendance. Et donc même Emmanuel Macron a été obligé de le reconnaître vu que nous avons la dissuasion nucléaire, vu que nous avons cet outil industriel, nous ne craignons pas et nous ne risquons pas la même chose que les autres pays de l'Union européenne.

Il l'a dit dans son allocution quand il a dit que la Russie était d'une menace existentielle, il a dit "Oui, mais pour nous les Français, c'est différent, on va pas être envahi." Oui, en effet, s'il y a un char russe qui arrive à Strasbourg, Moscou, Saint-Pétersbourg sont rayés de la carte. Donc oui, ça fait réfléchir Vladimir Poutine si tenter qu'il avait envie de nous de nous attaquer. Après, il faut bien avoir en tête aussi une chose, l'arme de dissuasion nucléaire française, c'est une arme costume. C'est-à-dire que le jour où on l'utilise, on sait que notre pays n'existe plus. Donc cela fait réfléchir aussi sur tous ceux qui nous disent le parapluie nucléaire.

Les Polonais, je pense qu'il ne maîtrise pas exactement le concept de dissuasion. Il nous explique que on va ils nous ont demandé notre parapluie nucléaire. Mais ça veut donc dire que pendant 60 ans, ils ont cru que les Américains euh que le parapluie nucléaire américain existait. Ils ont vraiment cru que Washington allait se faire vitrifier pour pour Berlin. Et si on traduit cela aujourd'hui, est-ce que vous pensez réellement que on est prêt à accepter que notre pays soit rayé de la carte pour Vilnus ou pour un autre pays européen ? Je crois que personne n personne ne peut ne serait-ce que l'imaginer.

Donc penser aujourd'hui qu'un parapluie nucléaire français sur l'Europe pourrait exister, c'est tout ce que nous avons nous-mêmes pensé. Si nous avons développé notre programme nucléaire, c'est parce que nous savions que les Américains ne mourraient pas pour nous. Et et nous voudrions faire croire aux autres européens quand on serait prêt à mourir pour eux. Ça fait 70 ans qu'on ne le croit pas. Donc non, tout cela c'est de la c'est de la folie. Par contre, ce qui est vrai dans ce qu'a dit le président Macron, c'est que oui, en effet, on ne craint pas une invasion russe.

Et alors, c'est là où on en vient à la question de la guerre hybride qui est le véritable risque que la France rencontre aujourd'hui. Qu'est-ce que c'est la guerre hybride ? C'est une guerre qui est en dessous du seuil de la guerre. C'està-dire, bon, déjà, vous avez remarqué que plus jamais personne se déclare la guerre. C'est on bombarde, on envoie des missiles et cetera, on déclare même plus la guerre. Donc le droit international, tout le monde s'en fiche. Mais là, c'est encore en dessous. C'est on va pas recevoir un un missile sur Moscou ou sur ou sur Paris. C'est on va se faire attaquer dans l'espace.

On va avoir un satellite qui va se rapprocher de notre satellite, qui va venir écouter nos communications, qui va montrer que ils sont en capacité de désactiver un de nos satellites de communication et cetera. C'est euh des drones sous-marins qui vont euh roder autour de Brest pour voir s'ils sont en capacité d'empêcher nos sous-marins nucléaires de de sortir. Ça va être des attaques cybernes contre des euh des installations civiles et cetera. Une des règles notamment dans le domaine du cyber que la France était toujours donnée, c'était de ne pas attribuer les attaques. Parce que quand on reçoit un missile sur la tête, on sait d'où parle le missile.

Quand c'est une attaque cyber, c'est beaucoup plus compliqué de savoir d'où vient l'attaque, donc de pouvoir l'attribuer précisément. Prenons un exemple. Quelqu'un veut nous faire croire que les Russes vont nous attaquer. Ils vont déployer le code lorsqu'il fait jour à Moscou. Ils vont écrire leur code en russe. Bref, il y a des manières de faire attribuer les choses à quelqu'un d'autre. Donc c'est pour ça que l'attribution ou la certitude que une personne nous attaque, elle peut jamais être réellement de de 100 %.

Et le président Macron a rompu cette doctrine française qui était de ne jamais attribuer parce que dans le domaine du cyber, l'attribution, elle est politique, elle est pas militaire. vu qu'il n'y a pas de certitude, c'est un choix politique que d'attribuer. Et donc il a attribué des attaques d'hôpitaux à la à la Russie. Mais si on est si on s'est fait attaquer par la Russie, quelle est notre réplique ? Il peut pas dire on se fait attaquer et dans le même temps on réplique pas. Donc oui, il y a eu des répliques. Évidemment qu'il y a eu des répliques cyber, mais la réalité c'est que il n'y a pas que la Russie qui nous attaque de manière cyberre.

C'est constamment que nous sommes ou attaqués ou espionnés et nos alliés, nos amis le font aussi. Il n'y a pas d'amis dans le domaine du cyber parce que justement comme on peut le faire sans se faire prendre ou en tout cas sans le faire attribuer et bien on est on peut être attaqué. Nous à la France insoumise, ça fait des années depuis 2012 que on explique que sur ces domaines, ces trois domaines, il faut mettre le paquet. Et bien le gouvernement l'a compris euh très récemment euh et on le voit, la loi de programmation militaire qui a été votée en 2022, elle ne répond pas à l'ensemble de ces euh de ces sujets.

C'est d'ailleurs pour ça que le président a dit "Ah ben, on veut vous on vous a fait voter en urgence une loi en 2022 alors qu'on aurait pu attendre 2025, mais là, il faut recommencer à la à la à la rediscuter. Donc on fait une nouvelle revue nationale stratégique pour répondre aux enjeux du temps." OK. Et ça, c'est ce qu'il nous a dit en janvier, en février, mars, on a le ministre de la défense qui nous explique alors en fait on sait ce qu'il faut. Il faut 100 milliards en 2030. C'est les 40 milliards de plus dont parlait Aurélien. Et là, avant même que la revue nationale stratégique, la nouvelle soit sortie. Donc c'est-à-dire avant même que on ait fini d'établir les besoins.

Et donc on se retrouve dans la situation où comme en 2019 où en 2019 on nous avait dit "Ah, il faut tel montant de LPM comme par exemple comme par hasard pile 2 % du PIB pour répondre aux demandes de Donald Trump et après on a mis les choses dedans pour tenir dans 2 % du PIB." Et bien là c'est pareil. Comme par hasard, les 100 milliards, c'est les 3 % du PIB que demande Donald Trump. Et donc là, je suis sûr que au ministère de des armées, ils sont en train de reprendre leur calcul et cetera et de faire rentrer ce dont ils ont besoin soi-disant dans les 100 milliards de annoncés par le par le corps nu. Donc une fois de plus, on fait les choses à l'envers.

C'està-dire que on ne parle pas des besoins des réels besoins militaires du pays, mais plutôt de l'affichage pour faire pour satisfaire les États-Unis. Alors, de quoi on aurait de quoi on aurait besoin aujourd'hui ? Est-ce qu'on a besoin de canon de 155 ? Est-ce qu'on a besoin de tank et cetera ? Si on considère que la dissuasion fonctionne et qu'on va pas se faire envahir, bah non, on en a pas besoin. On a besoin peut-être de bateaux supplémentaires parce que la particularité de la France, c'est de ne pas être une nation qu'européenne.

Parce que c'est bien beau de parler de du flanc est, mais nous avons des des territoires sur l'ensemble des océans et nous avons une zone économique exclusive maritime à protéger qui est gigantesque. Rien que la Polynésie, c'est la taille de l'Europe et nous avons deux bateaux en Polynésie. Alors oui, on a du survol satellite qui permet de repérer les pêcheurs et cetera. On a des avions pour aller montrer aux pêcheurs qu'on les a repéré. Mais si on veut vraiment aller à raisonner les pêcheurs, on a deux bateaux et il leur faut une semaine pour pour arriver sur zone.

Donc on a des besoins sur nos territoires ultramarins, des besoins criants et on a besoin d'autant plus sur les territoires ultramarins que ce sont les zones qui subissent le plus les conséquences du réchauffement climatique. On l'a vu à Mayotte, on l'a vu à la Réunion. À chaque fois, les militaires sont euh sont convoqués, sont réquisitionnés pour répondre à des défaillances de l'État. C'est parce qu'il n'y a pas de sécurité civile qu'on a besoin de militaire pour répondre à un à un cyclone. C'est parce que il n'y a pas de de service public présent de santé que l'on a besoin du service de santé des armées pour aller monter un hôpital un hôpital d'urgence.

Donc on le voit, on a des besoins criants sur les territoires ultramarins. Ils étaient complètement absents de la loi de programmation militaire de la la dernière fois. Alors, évidemment, on a euh besoin également de de traiter les fonds marins. Je vous ai parlé des drones contre les euh les sous-marins nucléaires lendin, mais aujourd'hui l'essentiel du trafic internet ne passe pas par les satellites, mais passe par les câbles sous-marins. Il n il y a rien de plus facile aujourd'hui que d'aller se brancher sur un câble internet pour espionner ou pour le sectionner et couper d'une certaine manière toutes les communications. Donc là aussi, on a un enjeu.

D'autant plus que nous avons une nous avons aujourd'hui des entreprises françaises qui sont les parmi les meilleurs producteurs de câble sous-marin. C'était Alcatel. Heureusement, nous avons réussi à obtenir que il soit nationalisé pour l'empêcher d'être d'être vendu au plus au franc, voire même d'être d'être détruite. Mais là-dessus, les les les besoins ne sont pas ne sont pas couverts. Et évidemment, je pourrais parler de l'espace, mais là aussi dans l'espace, on a un enjeu et la le succès d'Arian 6 ne fait que que cacher le les manques d'investissement indispensables dans ce dans ce domaine.

dans tous ces domaines et notamment face au réchauffement climatique et et aux crises de ces de ces réchauffement climatique, on a besoin de mobiliser l'ensemble de la société. Donc cela va largement au-delà de la construction de de tank ou de ou de canon. C'est l'idée d'une conscription. C'est l'idée de que chacun puisse contribuer.

Alors la conscription c'est pas le retour au service national de qui ne servait à rien, mais c'est de pouvoir justement permettre à tous les jeunes contre rémunération de choisir ou de s'engager et de contribuer par un service militaire, mais aussi et surtout d'agir dans le domaine climatique au travers d'association, de d'agir dans la sécurité civile parce que aujourd'hui nous avons un déficit de sécurité métier civil dramatique et lorsque l'on voit la multiplication des événements climatiques extrêmes qui se chevauchent et que nous n'aurons pas les capacités aujourd'hui par nos services publics de de répondre aux crises qu'ils engendrent, et bien nous avons besoin d'une société totalement mobilisée et totalement mobilisable pour pouvoir y répondre.

Nous allons avoir besoin d'une jeunesse formée au domaine du cyber, du spatial et cetera, c'est-à-dire un haut niveau de qualification. Et aujourd'hui, quand on voit la réforme blancaire du bac qui a contribué à éliminer quasiment toutes les filles du secteur scientifique et des études scientifiques, ça veut dire queon se prive de 50 % de la population qui pourrait devenir ingénieur technicienne et qui pourrai contribuer à élever le niveau intellectuel de de la société. C'est donc bien dans l'ensemble des domaines de la société qu'il faut mobiliser pour pouvoir permettre de répondre aux crises qui sont devant nous et ce n'est pas uniquement par de la production d'armement.

Alors évidemment pour que le tableau soit comblé, en plus de cette mobilisation de la société, il faudrait que la France récupère pleinement sa souveraineté, récupère pleinement son indépendance pour jouer un véritable rôle rôle démocratique et diplomatique au niveau au niveau mondial. Alors, il faut en finir avec cette rhtorique de l'économie de guerre. Non, nous ne sommes pas en guerre. Non, le projet d'Emmanuel Macron n'est pas de mettre en place une économie de guerre. Parce que qu'est-ce que c'est qu'une économie de guerre ? C'est tout le contraire de ce qu'il fait. Une économie de guerre, c'est une économie qui est dirigée par l'État.

Une économie de guerre, c'est une économie qui est financée par les revenus des plus riches. Si on prend l'exemple des États-Unis en 1940, à la fin de la guerre, le taux d'imposition de toutes les personnes qui gagnaient plus de 8 millions de dollars était de 94 %. Et Roosevelt voulait même le porter à 110 %. Et le Congrès a quand même dit "Non, quand même 110 % c'est beaucoup, on va rester à 94 %." 94 %.

Voilà comment on finance une économie de guerre et qui permet de financer à la fois la construction de canon mais aussi de maintenir les acquis sociaux parce que il n'est pas possible d'envisager une économie de guerre et ne serait-ce que de résister face au choc de la guerre si nous n'avons pas l'unité du peuple. Et aujourd'hui, l'ensemble des politiques racistes qui sont menées par ce gouvernement en fait détricote l'unité du peuple en faisant croire à l'existence d'une 5è colonne d'ennemis de l'intérieur et cetera. Et bien tout cela fragilise l'unité du peuple et rend toute réponse à une attaque, une agression de notre nation totalement illusoire.

Donc, il faut lutter contre contre cette rhtorique de l'économie de guerre parce que aujourd'hui, on nous parleéconomie de guerre mais la réalité c'est que les entreprises de défense, des entreprises dont on a besoin pour notre souveraineté sont en train de fermer, sont en train d'être vendu aux Américains et le gouvernement ne fait rien. Je vais prendre un seul exemple parce que j'ai déjà été beaucoup beaucoup trop long. Vancorex. Vancorex, c'est une entreprise qui est à côté de Grenoble dans l'ISER. Eux ce qu'ils font, ils fabriquent du bicarbonate de de du chlorure de bicarbonate.

C'estàd en gros, ils vont prendre du sel, ils vont le raffiner et ce sel raffiné va permettre à Archema qui est la société d'à côté de construire de produire un des éléments fondamentals du du carburant d'Arian 6. Rien de 6. Bon, c'est pas fondamental pour notre défense, sauf que c'est le même carburant qu'on met dans le M51. C'est-à-dire que si on perd Vancorex, et bien nous ne sommes plus souverains de A à Z sur notre dissuasion. Pourtant le président Macron, il l'a dit hein lors de son discours. Ah sur la dissuasion, on est souverain de A à Z, c'est une dissuasion 100 % française. Bah si on abandonne Vancorex, elle sera plus 100 % française.

Le CEL sera polonais raffiné en Allemagne ou en Italie et livré en France. C'està-dire que le jour où les Allemands décident de ne plus vouloir qu'on ait le M51, bah ils décideront et ben nous on aura plus de sel pour le le propulser. Et vous imaginez bien que dans ces domaines, chaque pièce, chaque élément, il est habilité comme on dit. Et combien de temps il va falloir pour réhabiliter un nouveau sel pour le certifier ? Comme quoi, oui, c'est bon, il fera pas sauter le missile au décollage du sous-marin. Bah, ça va nous coûter des millions et des dizaines de millions pour faire les essais.

Ça coûte 300 millions de sauver la boîte et de sauver cette boîte, c'est 500 emplois Arquema derrière et toute la vallée de la chimie tombe par terre si Vancorex ferme. Donc c'est des milliers d'emplois qui sont perdus. Et ben le gouvernement ne fait rien, laisse faire. et c'est les salariés qui sont obligés de s'organiser pour essayer de reprendre en coopérative leur entreprise. Donc vous voyez bien, tout cela c'est des discours, tout cela des belles paroles. Ils n'en ont rien à faire. La seule chose qu'ils veulent faire c'est en effet ne pas augmenter l'impôt des riches et justifier la diminution et la case sociale. C'est leur objectif et alors ils nous le vendent au nom de la guerre.

Ils nous le vendent au nom de la guerre alors que c'est tout le contraire qu'il faudrait faire. Une économie de la paix. Il faudrait assurer à notre BITD une commande publique. Il faudrait planifier. Il faudrait réfléchir à ce que l'on veut faire pour lutter contre le le réchauffement climatique, c'est-à-dire comment utiliser cette BITD de défense pour en effet garantir notre défense parce que nous avons besoin de garantir notre défense. C'est comme ça que nous pourrons appliquer notre programme parce que comme ça au moins nous serons sûr qu'il y aura pas de pch ou qu'il n'y aura pas de d'invasion contre nous.

Mais tout simplement, c'est parce que c'est avec ces euh ces euh ces moyens techniques que l'on peut euh renationaliser, que l'on peut relocaliser, qu'on peut mettre en place un véritable plan de souveraineté et que l'on peut redévelopper toutes les filières qui ont disparu de notre pays parce que les compétences d'une certaine manière, on les a dans cette BITD. Alors la France, si la France insoumise était au pouvoir mettrait évidemment en place cette économie de la paix, mais surtout reverrait complètement son schéma d'alliance et son rôle au niveau international. Oui, il faut sortir de l'OTAN. Il faut sortir de l'OTAN.

Il faut sortir du commandement intégré de l'OTAN et il faut le faire le plus vite possible parce que les États-Unis ne sont pas fiables parce que l'OTAN n'a plus de raison d'être depuis que le pacte de Varsovie n'existe plus et que la France doit réaffirmer son nonalignement et son autonomie. Alors vous voyez le président Macron, il a repris nos mots. Ça y est même le corps nu, il a été le dire en Indonésie il faut qu'on soit non aligné. OK, vous voulez être non aligné mais vous êtes membre d'une alliance. Comment voulez-vous que le reste du monde croise que vous êtes en train de de nous dire ? L'alliance, c'est une mécanique guerrière.

L'alliance, c'est ce qui en 1914 a entraîné le monde dans dans la guerre. Si aujourd'hui la Chine envahissait Taiïan, si les États-Unis réagissaient, que ferions-nous si nous sommes membres de l'OTAN ? Apporterions-nous notre aide aux États-Unis ? Voyez les alliances, c'est c'est un vrai prement c'est vraiment à prendre avec précaution, surtout quand c'est une alliance qui n'a qu'un seul but, la défense des intérêts des États-Unis. Alors, une fois qu'on a dit qu'on voulait sortir de l'OTAN, on se rend compte que l'idée même de défense européenne dans ces cas-là n'a plus grand sens. Dans les traités de l'Union européenne, il est écrit que la défense collective de l'Europe dépend de l'OTAN.

C'est c'est écrit dans les traités. Donc ou alors ça veut dire qu'ils sont prêts à changer les traités. ce qu'on nous a expliqué qu'il était impossible de faire quand on a voulu faire l'harmonisation sociale ou alors la défense européenne ne sea être conçue que dans le cadre de l'OTAN. Et d'une certaine manière, le livre blanc de la défense nous a apporté la réponse. L'Union européenne n'envisage pas sa défense en dehors du cadre de de l'OTAN. Donc si nous ne réagissons pas, ce que va réussir à faire le livre blanc de la défense et réarme Europe, c'est la destruction de notre base industrielle et technologique de défense au sein d'un magma européen sous domination américaine.

C'est-à-dire que nous pourrions perdre les derniers pans d'industrie qui fonctionnent encore parce que elle ne sera pas en capacité de résister à la concurrence de l'industrie américaine. Donc voilà pourquoi nous avons besoin de retrouver notre autonomie, notre indépendance. Nous avons aussi besoin d'une France qui soutient le droit international parce que le droit international aujourd'hui, il est mis à mal de toutes parts. Il est mis à balenin Netanahu qui procède à un génocide organisé à Gaza en dépit de toutes les résolutions de l'ONU, en dépit des condamnations ou en tout cas des mises en examen par le la CPI, la Cour pénale internationale.

Cette cour pénale internationale, vous avez vu comment elle est attaquée ? Alors, les États-Unis n'ont jamais signé le protocole de de Rome, mais là Trump menace de sanctions les magistrats de de la Cour. La Hongrie de monsieur Orban vient de décider pays européen, donc normalement don normalement on partage les mêmes valeurs, vient de décider de quitter la cour pénale internationale le jour de l'arrivée sur son territoire de Benjamin Netaniaou. Comme ça, au moins, il a pas la la question de savoir s'il devra l'arrêter ou pas. Donc la Cour pénale internationale est en train de voir euh son champ d'action diminuer.

La France, y compris, il participe en ayant une vision très restrictive, voire même contraire au au traités en expliquant que si Benjamin Netaniau venait en France, il ne pourrait pas être arrêté parce qu'il bénéficierait d'une immunité. que nini la courale internationale est mise à mal l'ONU est là aussi complètement dévalorisé la parole de l'ONU est dévaluée et la France là aussi joue un a joué un rôle là-dedans. La dernière fois que l'ONU s'est mis d'accord sur une résolution réellement importante de d'action militaire, c'était en en Libye.

Et bien en Libye, mandat a été donné aux États-Unis, au Royaume-Uni, à la France de d'organiser une zone d'interdiction de survol aérien au-dessus de la Libye. Les trois pays ont décidé d'aller au-delà de du mandat qui leur été donné. C'est fini. Pourquoi la Chine et la Russie qui a pour une fois avait fait confiance aux États-Unis, à la au Royaume-Uni et à la France, la confiance est rompue. Donc, il y a tout un travail à faire pour redonner au aux Nations- Unies un rôle majeur. Euh parce que alors oui, les Nations- Unies, c'est euh c'est imparfait. Oui, euh il y a le Conseil de sécurité, oui, il y a le droit de véu et cetera et cetera. Il n'empêche que c'est la seule chose qu'on est.

C'est la seule organisation qui soit reconnue par l'ensemble des nations et qui est dont la parole soit soit soit reconnue par par les par les différentes nations. Et si on perd ça, ça veut dire que définitivement on perd tout ce qui reste de droit international et des relations internationales sans droit international. Qui va trinquer ? les civils parce que le droit humanitaire international ne sera n'existera plus. Alors bon, vous allez me dire vu ce qui se passe à Gaza, qu'est-ce qu'on Mais au moins on peut se référer à ça. On peut dire oui là ça ce sont des crimes de guerre. Oui, ça ce sont des crimes de contre l'humanité parce que des définitions juridiques existent.

Si on perd ça, c'est fini. C'est la loi du plus fort et à ce jeu la France c'est pas le plus fort. Donc même si on on voulait regarder les choses d'un point de vue très franco-français en dehors de tout principe mais juste de dire c'est quoi notre intérêt ? Notre intérêt c'est pas d'être lâché dans un monde où c'est la loi du plus fort. Et donc c'est justement pour toutes ces raisons que nous avons besoin d'une France non alignée, d'une France indépendante. Et quand on dit ça, on ne dit pas une France isolée, c'est tout le contraire.

C'est une France qui est capable de parler à tout le monde, de parler au monde, de de pouvoir traiter avec l'ensemble des nation à égalité et de pouvoir les entraîner sur des projets, des projets d'intérêt général humain. Parce que avec le réchauffement climatique, des projets d'intérêt généraux humains, on en a des dizaines. Il faut lutter contre le réchauffement climatique en agissant de manière coordonnée. Il faut agir dans le domaine du spatial pour réglementer les choses pour le que enfin on arrête Elon Musk de polluer autant qu'il le veut.

Il faut imaginer que à lui tout seul, il possède plus de la moitié des satellites en orbite et il envoie des satellites par dizaines tous les mois, par centaines tous les mois et il les envoie. ça lui coûte si peu cher que il envoie même des satellites qui sont en panne, il s'en fiche, il vérifie même pas s'il fonctionne parce que l'important c'est la quantité et c'est de faire tourner son usine et ses ses et ses fusées. Donc nous avons besoin de réglementer le domaine spatial, nous avons besoin de réglementer les les fonds marins. Vous avez vu que Donald Trump en contradiction avec tous les traités internationaux veut autoriser l'exploitation des ressources dans les zones internationales.

Bref, on le voit, face à toutes ces menaces, il y a besoin de coopérer, il y a besoin d'agir, il y a besoin de mettre en place des alliances, peut-être de circonstan mais en tout cas des alliances pour agir dans l'ensemble de ces domaines et évidemment besoin d'agir pour la paix. Et c'est parce que nous serons en capacité d'avoir une voie autonome, non alignée, indépendante, que la France pourra se faire se faire entendre. Voilà ce que nous ferions. Voilà ce que nous ferons sûrement lorsque nous serons au pouvoir à la prochaine élection présidentielle. [Applaudissements]