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InterviewPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 5 octobre 2026 88 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Bonjour chez vous ! du 5 octobre 2026

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 27 %Attaque 53 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:26OuverteRéponse partielle

    À quoi s'attendent cette semaine dans nos lycées ?

  • 0:38RelanceÉludée

    Comment ramener le calme ? Y a-t-il une responsabilité de la France insoumise dans les débordements ?

  • 6:59OuverteRéponse partielle

    Pourquoi vous avez eu envie de devenir sénateur ?

  • 7:20OuverteRéponse directe

    Comment vous envisagez votre mandat ? Quelles sont vos priorités en arrivant ici au Sénat ?

  • 9:56OuverteRéponse directe

    Est-ce que pour vous c'est une surprise que le fils Bolsonaro soit arrivé en tête ?

  • 10:04OuverteRéponse directe

    Est-ce que Bolsonaro, fils, est aussi populiste que Bolsonaro en terre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:31PrésentateurChiffre
    « 24 établissements saccagés, entre 400 et 500, où les cours ont dû être suspendus, selon le ministre de l'Éducation nationale. »
  • 2:35InvitéPromesse
    « Le Premier ministre demande des décisions avant la fin du mois d'octobre. »
  • 5:00PrésentateurFait
    « Désormais, si vous téléphonez au volant, vous risquez une suspension temporaire de votre permis. »
  • 5:20PrésentateurChiffre
    « Lire un message sur son smartphone en conduisant multiplie le risque d'accident par 23. »
  • 7:05Invité politiqueFait
    « C'est que l'opportunité s'est présentée. »
  • 8:40Invité politiqueFait
    « On a un gros problème par rapport à une réforme, là encore, de l'éducation, au niveau de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger. »
  • 10:12Invité politiqueFait
    « Une surprise non, parce qu'on voyait que Flavio Bolsonaro qui était parti de très bas était en train de remonter, il était quasiment à égalité. »
  • 10:50Invité politiqueFait
    « Quand on regarde depuis 2023 le nombre de pays d'Amérique latine qui sont passés à droite, voire très à droite, je dirais toute la côte ouest aujourd'hui, et les derniers ça a été le Pérou et la Colombie, sont passés à droite. »
  • 11:53Invité politiqueFait
    « Non, il est quand même beaucoup moins extrémiste que son père. »
  • 17:24Invité politiqueFait
    « Je vois mal les lycéens mettre le feu à leur propre lycée. »
  • 17:27Invité politiqueChiffre
    « En Île-de-France, quasiment les deux tiers des lycées ont été complètement rénovés. »
  • 19:20Invité politiqueChiffre
    « Les dégâts sont importants, plusieurs millions de dégâts. »
  • 25:37PrésentateurFait
    « Le nouveau projet de loi met en place une responsabilité solidaire pour les dommages causés lors de violences urbaines. »
  • 36:07PrésentateurFait
    « les feux de l'hélicité, souvent, c'est des éléments extérieurs. »
  • 36:12PrésentateurFait
    « il y a eu surtout plusieurs jeunes éborgnés, des jeunes défigurés, que ce soit à Sevran, que ce soit à Saint-Ouen-le-Monde, Argenté »
  • 36:50PrésentateurChiffre
    « on parle de plus de 5000 interpellations en une semaine, 85% de mineurs placés en garde à vue »
  • 37:13PrésentateurFait
    « je pense que c'est disproportionné. »
  • 37:18PrésentateurFait
    « Darmanin a donné des consignes déjà, il a dit qu'en gros, il devait y avoir des poursuites pénales dures qui suivent. »
  • 37:31PrésentateurFait
    « il se retrouve poursuivi devant la justice. »
  • 37:34PrésentateurFait
    « il y a l'utilisation d'une instrumentalisation de la répression et après de la justice »
  • 38:39PrésentateurFait
    « on ne parle que d'un aspect répressif. »
  • 41:57PrésentateurChiffre
    « 1,2 milliard en budget. »
  • 42:29PrésentateurChiffre
    « la plus grosse baisse, c'est les collèges et les lycées, 557 millions. Vous supprimez 1 600 enseignants. »
  • 43:05PrésentateurFait
    « on est au-dessus de la moyenne de l'OCDE, largement, et de pays qui nous entourent. »
  • 48:12PrésentateurChiffre
    « 43 milliards, c'est ce que dit Sébastien Lecornu. Si on ajoute les mesures déjà engagées, ça fait 54 milliards. »
  • 51:00PrésentateurFait
    « à 1260 euros, certains retraités auront une désindexation partielle. »
  • 52:31PrésentateurChiffre
    « l'an dernier, on avait ajouté une taxe sur les multinationales qui est rapportée 20 milliards »
  • 54:32PrésentateurChiffre
    « 78 personnels de l'éducation nationale blessés, 24 établissements incendiés ou saccagés. »
  • 54:45PrésentateurChiffre
    « plus de 5 000 interpellations, dont 85% de mineurs. »
  • 59:59Invité politiqueChiffre
    « 42 000 hectares brûlés pour le seul département de la Gironde, 200 maisons détruites. »
  • 1:27:14InvitéPromesse
    « Normalement ça doit être Raphaël Glucksmann qui doit l'emporter. »

Temps de parole

  • Présentateur62 %
  • Bertrand Dupont13 %
  • Invité10 %
  • Invité 28 %
  • ?4 %

≈ 18,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.

0:08
Locuteur

Public

0:08
Invité

Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous.

0:14
Présentateur

Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver pour cette nouvelle semaine. On est ensemble, comme tous les jours, on fait le point sur les sujets qui font votre quotidien et l'actualité dans nos régions. On regarde le programme de ce lundi 5 octobre. À quoi s'attendent cette semaine dans nos lycées ? Une nouvelle journée de mobilisation est annoncée demain. 24 établissements saccagés, entre 400 et 500, où les cours ont dû être suspendus, selon le ministre de l'Éducation nationale. Comment ramener le calme ? Y a-t-il une responsabilité de la France insoumise dans les débordements ?

Dans une demi-heure, on pose la question à Éric Coquerel, le député LFI, président de la Commission des finances de l'Assemblée nationale. Et face à ces mobilisations, Sébastien Lecornu demande que les cours reprennent partout. La sécurité le permet et avance l'examen au Sénat de la loi. Casseur, payeur, a-t-il eu raison

0:59
Locuteur

?

0:59
Présentateur

Le nouveau sénateur à l'air, Bertrand Dupont, est notre invité. Bonjour. Vous nous direz ce que vous en pensez dans quelques instants. Samedi aura lieu le premier tour de la primaire de la gauche. Les cinq candidats qui se sont affrontés au cours de trois débats. Qui en est sorti vainqueur ? Cette primaire va-t-elle abîmer ou donner de l'élan aux candidats ? Le débat dans une heure entre nos éditorialistes, Arnaud Benedetti, Elisabeth Martichoux et Pablo Piovivien. Et puis à la une de nos régions, la vigilance toujours dans le sud-est. Après les fortes précipitations, quelle est la situation ? Nous irons à Montpellier retrouver Vincent Coste du Midi Libre. Voilà pour le programme.

On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous.

1:36
Locuteur

On

1:47
Présentateur

commence par le journal avec Quentin Calmet.

1:49
Locuteur

Bonjour.

1:50
Invité

Auriane, bonjour à tous.

1:51
Présentateur

Quentin, c'est vous qui allez nous accompagner toute cette semaine. Et à la une de ce lundi 5 octobre, face à la mobilisation lycéenne, Sébastien Lecornu lance cinq chantiers. Voilà, après une semaine de blocage de lycées marqués par des violences, l'exécutif souhaite que les cours reprennent dès aujourd'hui, partout où la sécurité le permet. Sébastien Lecornu qui fixe un calendrier pour répondre à une partie de revendications. À la veille d'une journée de mobilisation redoutée. Les détails avec Flora Sauvage.

2:20
Invité

Semaine noire en perspective dans les lycées. Alors qu'une nouvelle journée de mobilisation est prévue mardi, Sébastien Lecornu a adressé une feuille de route à ses ministres avec cinq chantiers prioritaires. Remplacement des professeurs, bâtis scolaires, parcours sup, le Premier ministre demande des décisions avant la fin du mois d'octobre.

2:39
Locuteur

Ce

2:39
Invité

lundi matin, près de 400 à 500 établissements devraient rester fermés.

2:43
Locuteur

J

2:44
Présentateur

'ai 24 établissements qui ont été incendiés ou saccagés

2:46
Locuteur

en

2:47
Présentateur

France. Donc il y

2:48
Locuteur

en

2:48
Présentateur

avait entre 4 et 500 qui ont suspendu leurs cours vendredi. Et il y

2:53
Locuteur

en

2:53
Présentateur

aura probablement autant lundi, mais avec une reprise partielle des cours et progressive

2:58
Locuteur

qui

2:58
Présentateur

va se mettre en place, notamment pour les œuvres terminales, parce qu'il y

3:00
Locuteur

a

3:00
Présentateur

des œuvres qui préparent le baccalauréat et qui ont envie d'aller en cours.

3:03
Locuteur

Et

3:03
Présentateur

c'est leur droit fondamental que le droit à l'instruction.

3:05
Invité

Dimanche, lors d'un rassemblement à Saint-Denis, les lycéens ont rappelé leurs revendications. Ils réclament de meilleures conditions pour étudier.

3:13
Locuteur 4

Dans les salles, il y a des cafards. C'est très sale. Les profs, ils ne sont jamais là. C'est très compliqué pour l'avenir de la jeunesse. La politique du gouvernement a cette volonté de casser notre mouvement et de nous faire peur pour ne

3:25
Locuteur

pas

3:25
Locuteur 4

qu

3:25
Locuteur

'on

3:25
Locuteur 4

se mobilise. Sauf que ça fait tous les faits inverses.

3:27
Locuteur

C

3:27
Locuteur 4

'est qu'on a un ressentiment qui nous pousse encore à se mobiliser parce qu'on sait qu'ils ont peur de nous et que possiblement, on va gagner.

3:32
Invité

Une colère que le gouvernement peine à contenir, selon le maire LFI de Saint-Denis. Il faut absolument que le président de

3:39
Locuteur

la

3:39
Invité

République, le ministre de l'Éducation nationale en partie, prenne des responsabilités pour apporter des réponses concrètes. Comment voulez-vous que les mobilisations

3:46
Présentateur

s'éteignent si la réponse est le mépris ou la réponse sécuritaire ?

3:51
Invité

Après deux semaines de mouvements lycéens, le gouvernement tente de calmer le jeu à la veille de l'acte 3 de la mobilisation.

3:59
Présentateur

Et deux lycéens de 15 et 17 ans ont été mis en examen pour violences aggravées après le passage à tabac d'un policier vendredi à Belfort lors de Heure en marche du mouvement lycéen. Ce qui s'est passé autour de cet incident reste flou. Les images sur les réseaux sociaux font polémique. Écoutez le procureur de la République à propos de

4:17
Locuteur

l

4:17
Présentateur

'interpellation d'un des deux mineurs.

4:20
Locuteur

Il

4:20
Présentateur

a reconnu que le commandant était bien en train de procéder à son interpellation au moment où il était arrivé dans son dos.

4:27
Locuteur

Et

4:28
Présentateur

lorsqu'il lui était posé la question de savoir s'il pensait que ce policier avait tenté de le noyer,

4:32
Locuteur

il

4:32
Présentateur

a répondu par la négative.

4:35
Locuteur

Les

4:35
Présentateur

images montrent en effet, je vous l'indiquais, que cette interpellation est intervenue dans ce ruisseau quasiment asséché, avec un niveau d'eau qui, à l'endroit le plus profond, mesure donc 19 centimètres très exactement, et que le commandant de police avait effectivement extrait l'intéressé de l'eau rapidement pour procéder à ce monodage sur la berge et non dans l'eau. Désormais, si vous téléphonez au volant, vous risquez une suspension temporaire de votre permis. Oui, jusqu'ici, la mesure n'était appliquée que dans une vingtaine de départements en France. Ce sera désormais sur tout le territoire.

Dans les départements qui appliquent déjà cette mesure, la durée retenue était généralement de 15 jours. Elle peut aussi être d'un mois, aller dans certains cas jusqu'à six mois, a expliqué la ministre Marie-Pierre Védrenne. Il faut savoir que lire un message sur son smartphone en conduisant multiplie le risque d'accident par 23. Et puis, cette surprise au Brésil, Flavio Bolsonaro devance Lula au premier tour de la présidentielle. Voilà, le fils de l'ex-chef de l'État d'extrême droite, Jair Bolsonaro, obtient 47% des suffrages au premier tour contre 45% pour Lula. Flavio Bolsonaro, qui s'est dit hier soir très satisfait du résultat, confiant dans une victoire le second tour et le 25 octobre.

Écoutez les deux candidats hier soir.

5:55
Locuteur

Un

5:56
Locuteur 1

résultat, c'est souvent inattendu. Nous n'arrivons jamais à obtenir tout ce que nous voulions. Je confesse que j'étais convaincu

6:04
Locuteur

que

6:05
Locuteur 1

j'allais remporter l'élection dès le premier tour.

6:09
Locuteur

Je

6:09
Locuteur 1

suis heureux du résultat dans toutes les régions, dans Mont-Rio de Janeiro, à Sao Paulo et ailleurs, dès le premier tour, tout comme l'indiquaient nos sondages.

6:19
Présentateur

Merci Quentin. Quentin,

6:20
Locuteur

on

6:20
Présentateur

se retrouve dans quelques instants. Vous allez tout nous expliquer, de la loi Casseur-Payeur, dont le gouvernement veut avancer l'examen au Sénat. Bertrand Dupont,

6:27
Locuteur

on

6:27
Présentateur

va en parler avec vous, mais on va aussi parler du Brésil. C'est un pays que vous connaissez très bien. On en parle tout de suite. Bertrand Dupont, vous êtes donc sénateur des Français de l'étranger. Vous allez siéger dans le groupe des Républicains et vous venez donc d'être élu. C'était dimanche dernier. Vous étiez conseiller des Français de l'étranger dans une circonscription au Brésil. 30 ans que vous vivez en Amérique latine, au Brésil, en Argentine. D'abord, une question un peu personnelle. Pourquoi vous avez eu envie de devenir sénateur

7:01
Locuteur

?

7:02
Bertrand Dupont

Je ne

7:03
Locuteur

dis

7:03
Bertrand Dupont

pas que ce n

7:03
Locuteur

'est

7:03
Bertrand Dupont

pas une envie de devenir sénateur. C'est que l'opportunité s'est présentée. Et je pense que quand on revient après 30 ans, ce n'est pas une ambition personnelle. C'est à partir du moment où on peut se battre pour son pays, pour les Français de l'étranger. Je ne suis pas du genre à me défiler. Donc, c'est pour ça que j'ai accepté le défi.

7:18
Présentateur

Comment vous envisagez votre mandat ? Quelles sont vos priorités en arrivant ici au Sénat

7:22
Locuteur

?

7:24
Bertrand Dupont

Mes priorités, vous savez qu'un sénateur des Français de

7:27
Locuteur

l

7:27
Bertrand Dupont

'étranger, comme un sénateur en France, légifère sur la métropole, mais également actue sur les problématiques qui nous sont spécifiques. Un sénateur des Français de l'étranger, c'est pour le monde entier.

7:41
Présentateur

Peut-être qu

7:42
Locuteur

'on

7:42
Présentateur

va faire une petite parenthèse là-dessus, parce que c'est moins connu, effectivement, du grand public, sénateur des Français de l'étranger. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ce n

7:49
Locuteur

'est

7:49
Présentateur

pas comme les députés, vous n'avez pas de circonscription attribuée.

7:52
Locuteur

Non.

7:53
Bertrand Dupont

Nous, notre responsabilité, elle est mondiale. Donc, ça nous amène à voyager beaucoup, pour prendre le pouls de ce qui se passe sur place,

8:00
Locuteur

pour

8:01
Bertrand Dupont

visiter des pays qui ont souvent des grosses problématiques. Par exemple, vous avez parlé de mon expérience en Amérique latine. Moi, je suis allé en Haïti, je suis allé au Venezuela, des pays où nous avons des communautés françaises qui souffrent, avec des vraies problématiques politiques. Donc, notre rôle, c'est de faire remonter auprès de nos collègues la réalité des Français à

8:27
Locuteur

l

8:27
Bertrand Dupont

'étranger, qui sont une chance, qui sont un atout pour la France, pas suffisamment valorisé, pas suffisamment coordonné. D'ailleurs, vous me demandiez sur mes priorités. Alors,

8:38
Locuteur

il

8:38
Bertrand Dupont

y a certes,

8:39
Locuteur

pour

8:40
Bertrand Dupont

ce qui est des Français à

8:41
Locuteur

l

8:41
Bertrand Dupont

'étranger, on a un gros problème par rapport à une réforme, là encore, de l'éducation, au niveau de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger, sur la protection sociale, la caisse des Français à

8:51
Locuteur

l

8:51
Bertrand Dupont

'étranger, que je rappelle, qui est payée par les adhérents. Des problèmes de budget, là encore, sur les consulats ou autres. Mais nous avons également un des thèmes principaux qui a été repris d'ailleurs par d'autres candidats, heureusement, lors de l'élection sénatoriale, c'est de mettre en place une vraie politique de diaspora qui permet d'aider le commerce extérieur français. On a énormément d'atouts

9:18
Locuteur

à

9:18
Bertrand Dupont

l'étranger, on a énormément d'intervenants à l'étranger, on a également des étudiants à l'étranger qui repartent dans leur pays et qui ont des postes importants dans ces pays-là. On a les Français à

9:29
Locuteur

l

9:29
Bertrand Dupont

'étranger qui sont résidents depuis très très longtemps. On a également des services culturels et il manque de coordination entre tous ces acteurs de façon à ce qu'on appelle chasser en meute, comme le font très bien les Allemands et les Italiens.

9:44
Locuteur

30

9:45
Présentateur

ans de vie en Amérique latine, vous connaissez évidemment par cœur les pays, c'est leurs habitants. Vous étiez notamment conseillé, je le disais, au Brésil. L'élection présidentielle qu'a eu hier, le premier tour. Alors nous c'est vrai que vu d'ici on parle d'une surprise sur le fait que le fils Bolsonaro soit arrivé en tête. Est-ce que pour vous c'est une surprise

10:05
Locuteur

?

10:06
Bertrand Dupont

Alors tout d'abord je suis toujours conseillé,

10:08
Locuteur

parce

10:08
Bertrand Dupont

que je tiens mon mandat local. Une surprise non, parce qu'on voyait que Flavio Bolsonaro qui était parti de très bas était en train de remonter, il était quasiment à égalité. Le Brésil est devenu un pays

10:22
Locuteur

très

10:22
Bertrand Dupont

polarisé depuis la fin du gouvernement de Dilma. En fait, lorsqu'il y a eu Bolsonaro contre Lula et Hulula contre Bolsonaro, on a eu une alternance qui se fait dernièrement avec beaucoup de gens qui votent contre quelqu'un plutôt que pour de quelqu'un, mais ça s'inscrit dans un mouvement beaucoup plus général, parce que quand on regarde depuis 2023 le nombre de pays d'Amérique latine qui sont passés à droite, voire très à droite, je dirais toute la côte ouest aujourd'hui, et les derniers ça a été le Pérou et la Colombie, sont passés à droite. Donc il y a un énorme pays-continent au milieu qui s'appelle le Brésil, qui

11:06
Locuteur

est

11:06
Bertrand Dupont

le seul pays qui parle portugais d'ailleurs, et je dirais que Flavio Bolsonaro est en position favorable pour l'emporter, sachant que la droite et le centre-droit étaient déjà majoritaires à l'Assemblée et au Sénat, et que là le Congrès se renforce à droite.

11:24
Présentateur

Donc pour vous, Lula ne refera pas son retard, qui paraît minime, c'est deux points, mais pour vous, ça va être compliqué pour lui de l'emporter le 5 octobre

11:31
Bertrand Dupont

? Une élection n'est jamais jouée la chance. Je vous rappelle qu'il y a quand même trois semaines entre l'un et l'autre, il y a des sujets de corruption, aussi bien dans un camp comme dans l'autre, qui font la une des journaux constamment, donc comme vous le dites, l'écart n'est pas énorme, même si je pense que Flavio Bolsonaro est quand même en balantage favorable.

11:53
Présentateur

Est-ce que Bolsonaro, fils, est aussi populiste que Bolsonaro en terre ?

11:57
Bertrand Dupont

Non, il est quand même beaucoup moins extrémiste que son père, mais vous savez qu'on a voté pour la présidentielle, mais les Brésiliens ont voté également pour les gouverneurs,

12:10
Locuteur

il n'est

12:10
Bertrand Dupont

pas obligé que c'est un État fédéral, pour les députés et pour les sénateurs. Et la mère de Flavio Michel a été réélu, a été élue sénatrice pour le district fédéral, donc

12:23
Locuteur

Brasilla.

12:25
Bertrand Dupont

Donc je pense qu'il est évangélique comme son père, c'est quand même évidemment le fils de son père, mais c'est quelqu'un qui est quand même un petit peu plus modéré.

12:36
Locuteur

– Sur

12:37
Présentateur

un autre pays que vous connaissez bien, c'est l'Argentine, vous y avez vécu de nombreuses années, on va regarder cette image, puisqu'elle fait partie des images marquantes de la semaine dernière, c'est Emmanuel Macron qui accueille Javier Milei à l'Élysée, et qui, vous le voyez, le serre dans ses bras de manière très chaleureuse. Qu

12:55
Locuteur

'est

12:55
Présentateur

-ce que vous avez pensé de cette image

12:57
Locuteur

? –

12:58
Bertrand Dupont

Écoutez, j'aurais bien voulu que le président fasse la même chose au Brésil, puisqu'il a mis quand même sept ans pour revenir après l'histoire du coiffeur, avec Jean-Yves Le Drillon et Jair Bolsonaro. Je pense que c'est important que la France maintienne ce lien avec l'Amérique latine. L'Amérique latine est un continent francophone et francophile. On aime la France, il y a un vrai besoin de France. Donc, mis à part, je dirais, la diplomatie, ce n'est pas se mettre d'accord avec ce qu'on aime bien. Il y

13:33
Locuteur

a

13:33
Bertrand Dupont

une longue tradition de coopération avec l'Argentine. À Buenos Aires, on appelle tout un quartier le petit Paris, puisqu'il y

13:41
Locuteur

a

13:41
Bertrand Dupont

des immeubles qui sont venus en entier, même les pierres sont venues de France.

13:44
Locuteur

Il

13:45
Bertrand Dupont

y a traditionnellement beaucoup d'entrepreneurs français, beaucoup de français a installé depuis très très longtemps. Donc, je trouve qu'il

13:50
Locuteur

y a

13:50
Bertrand Dupont

le fait qu'il y ait cet Argentina Week à Paris, surtout alors que Millet s'est fâché avec Sanchez et avec les Anglais sur les Malouines de nouveau. – C'était des questions économiques pour

14:03
Locuteur

attirer

14:04
Invité

les investisseurs.

14:05
Bertrand Dupont

–

14:05
Locuteur

Voilà,

14:05
Bertrand Dupont

donc je pense que c'est important qu'on ait ce dialogue,

14:09
Locuteur

qu

14:09
Bertrand Dupont

'on ait cet aspect chaleureux, parce que c'est un continent qui est un continent affectif. Et donc, moi, ça ne me choque pas, même si je ne

14:19
Locuteur

suis

14:19
Bertrand Dupont

pas d'accord avec toutes les mesures.

14:20
Locuteur

– Est-ce que vous

14:21
Présentateur

voyez un parallèle entre les droites d'Amérique latine et la droite française ? Est-ce que la méthode de la tronçonneuse pourrait être importée en

14:29
Locuteur

France ?

14:30
Bertrand Dupont

Est

14:31
Locuteur

-ce

14:31
Présentateur

qu'il

14:31
Locuteur

y a

14:31
Présentateur

une tentation du côté de la droite française ?

14:33
Locuteur

–

14:33
Bertrand Dupont

Non, comme vous l'avez dit, je suis du Parti des Républicains, j'appuie Bruno Retailleau. Alors je pense qu'il faut vraiment renverser la table, ça c'est clair. Il faut avoir des mesures d'économie et d'efficience fortes. Il faut surtout proposer un projet

14:52
Locuteur

pour

14:53
Bertrand Dupont

la France, et je pense que c'est un des gros problèmes aujourd'hui à l'école, c'est le manque de perspective, le fait que l'ascenseur social soit en panne. Mais on n'est pas du tout dans la même situation. Je vous rappelle que quand Millet est arrivé en Argentine,

15:10
Locuteur

il

15:10
Bertrand Dupont

y avait 25% d'inflation par mois. Donc avec un pays qui était ruiné, je dirais en France, même s'il y a énormément de choses à revoir, on a quand même différents champions du monde, on a de l'épargne qui a été sauvegardée, alors qu'en Argentine,

15:32
Locuteur

ce

15:32
Bertrand Dupont

n'était pas du tout le cas. Et la relation Millet-Trump

15:37
Locuteur

n

15:38
Bertrand Dupont

'a rien à voir avec la relation France-Amérique.

15:42
Locuteur

–

15:42
Présentateur

En France, où gronde la colère sociale et la colère dans les lycées, va-t-on vers une semaine noire dans nos établissements scolaires ? Une journée de mobilisation est annoncée demain. On va écouter ce que dit le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray.

15:58
Locuteur

– Je

15:58
Présentateur

vais dire que

15:59
Locuteur

c

15:59
Présentateur

'est un droit républicain.

16:00
Locuteur

C

16:01
Présentateur

'est une liberté fondamentale de pouvoir manifester, etc., dans le respect, bien sûr, du cadre légal,

16:05
Locuteur

en

16:06
Présentateur

respectant aussi ceux qui ne souhaitent pas manifester, ceux qui veulent aller en cours, c

16:10
Locuteur

'est

16:10
Présentateur

important, et aussi un droit à l'instruction, qui est aussi fondamental que la liberté de manifestation. Mais dans ce cadre-là, évidemment, je respecte les prises de parole, d'autant plus que par définition, tout ne peut pas être fait en quelques secondes.

16:21
Locuteur

Et

16:22
Présentateur

donc, nous avons des lycéens qui, peut-être, souhaitent voir, j'allais dire,

16:26
Locuteur

effectivement,

16:26
Présentateur

les travaux s'engager, mais les travaux sont d'ores déjà engagés. Et donc, je veux aussi rassurer nos élèves. Ce n'est pas une manœuvre dilatoire, ce que je suis en train de faire. Ce n

16:36
Locuteur

'est

16:36
Présentateur

pas de dire rendez-vous dans six mois ou dans un an. C'est très concret, c'est maintenant.

16:40
Locuteur

–

16:40
Présentateur

Est-ce que le gouvernement, vous entendez le ministre de l'éducation nationale, qui dit «

16:43
Locuteur

je

16:43
Présentateur

ne

16:44
Locuteur

fais

16:44
Présentateur

pas de manœuvre dilatoire, je propose du concret », mais est-ce que le gouvernement a trop tardé à réagir

16:48
Locuteur

? – Je

16:49
Bertrand Dupont

pense que dans cette crise,

16:51
Locuteur

il

16:51
Bertrand Dupont

y a deux aspects. Il y

16:53
Locuteur

a

16:53
Bertrand Dupont

des revendications qui sont légitimes, comme le nombre d'élèves dans les classes, le statut des professeurs, on est en France à des pays où les professeurs s'en sont plus mal payés. Mais je pense qu'il y a surtout des agitateurs, des agitateurs qui sont commandés, en particulier par un parti politique qui s'appelle LFI. Et je vois mal, en particulier quand on prend le cas de Nantes, par exemple, où le lycée était complètement neuf, je vois mal les lycéens mettre le feu à leur propre lycée. Je rappelle qu'en Ile-de-France, quasiment les deux tiers

17:26
Locuteur

des

17:27
Bertrand Dupont

lycées ont été complètement rénovés. Donc

17:29
Locuteur

il

17:30
Bertrand Dupont

y a des casseurs…

17:30
Locuteur

– Pour vous,

17:31
Présentateur

ça vient de non-lycéens

17:32
Locuteur

? – Le

17:33
Bertrand Dupont

début, oui.

17:34
Locuteur

Le

17:34
Bertrand Dupont

début, oui. Des casseurs qui sont tellement courageux qu'ils avancent masqués. –

17:40
Locuteur

Ensuite,

17:41
Bertrand Dupont

il y

17:41
Locuteur

a

17:41
Bertrand Dupont

des vraies préoccupations sur l'école en soi. Le sénateur Max Brisson a fait un gros travail là-dessus, d'ailleurs, vous le recevez souvent.

17:50
Locuteur

– Le sénateur Alain, le meilleur

17:52
Présentateur

chargé du programme éducation de Brunan.

17:53
Locuteur

–

17:53
Bertrand Dupont

Voilà, voilà, voilà. Mais rien ne justifie qu'on s'attaque aux professeurs, qu'on attaque avec un chameau ou une femme dans la rue, qu'on fasse des croche-pieds pour lyncher des policiers. Donc, je dirais, il est grand temps qu'il y ait un véritable dialogue et il est grand temps qu'on remette en place une politique qui permette de donner aux jeunes de l'espoir, que ce soit par une école qui soit basée sur l'exigence, sur le mérite. parce que je pense qu'aujourd'hui, les perspectives de ces jeunes ne sont tellement pas claires et quand on a des partis politiques qui polarisent, qui provoquent

18:41
Locuteur

et

18:41
Bertrand Dupont

qui montent… Et en plus, les médias ont tendance à montrer que tout va mal en France. Donc, en fait, il y a un désespoir, alors qu'il faut montrer un chemin, il faut montrer un espoir, pas seulement aux jeunes, mais également aux actifs en France.

18:56
Locuteur

–

18:56
Présentateur

Et on recevra Éric Coquerel, juste après vous, le député LFI.

19:00
Locuteur

On

19:00
Présentateur

va aller à Strasbourg, voir comment se passe cette mobilisation dans nos régions. Bonjour, Franck Leroy, merci beaucoup d'être avec nous. – Bonjour. – Vous êtes le président horizon de la région Grand Est. Quelle est l'ampleur du mouvement dans votre région, Franck Leroy

19:11
Locuteur

? – Il

19:13
Éric Coquerel

est relativement important. Il a frappé un certain nombre d'établissements,

19:16
Locuteur

plus

19:16
Présentateur

souvent dans les très grandes agglomérations que dans les villes moyennes.

19:20
Locuteur

Mais

19:20
Présentateur

les dégâts sont importants, plusieurs millions de dégâts, avec des loges de concierges qui ont été défoncées, voire incendiées, avec des vitres brisées, avec des systèmes de sécurité qui ont été mis en difficulté. Ce qui fait que, très vraisemblablement aujourd'hui, mais c'est une décision du rectorat, une trentaine de lycées ne verront pas de retour des lycéens à l'école, tout simplement parce que les conditions de sécurité ne sont plus remplies.

19:45
Locuteur

– Vous

19:46
Présentateur

dites plusieurs millions. Est-ce que vous arrivez à chiffrer déjà les dégâts dans votre région ? Votre collègue Valérie Pécresse a dit que c

19:54
Locuteur

'est

19:54
Présentateur

à peu près 7 millions pour la région Île-de-France. Pour la région Grand-Est, ça pourrait représenter combien ?

19:58
Locuteur

– Je

19:59
Présentateur

dirais, à vue d'œil, 2 ou 3 millions. Mais les équipes n

20:01
Locuteur

'ont

20:01
Présentateur

pas pu se rendre dans tous les lycées pour vérifier ce qu'il en était. Et puis il

20:04
Locuteur

y

20:04
Présentateur

a les dégâts apparents et les dégâts non apparents. Et c'est souvent les dégâts non apparents sur les systèmes de sécurité

20:10
Locuteur

qui

20:11
Présentateur

peuvent évidemment engendrer des surcoûts importants, en tout cas qui empêcheront certains lycées de fonctionner aujourd'hui et peut-être demain. Mais ce que je veux noter dans ce mouvement, c'est qu'il est aujourd'hui phagocité, phagocité par des groupuscules violents, phagocité également par le fait que, et je rejoins votre interlocuteur, LFI a envoyé des mots d'ordre absolument scandaleux. Quand on légitimise

20:33
Locuteur

la

20:34
Présentateur

violence, quand on dénonce la sauvagerie des forces de police, on encourage un certain nombre de jeunes à se joindre aux casseurs. Et malheureusement, ça fait des dégâts. Et le mouvement aujourd'hui est dansé déjà compromis par le fait qu'on ne peut pas répondre par la violence, on ne peut pas sortir d'un conflit par la violence, on sort de ce conflit par le dialogue. Moi, j'invite les responsables lycéens à venir retrouver les proviseurs. Je ne connais pas un proviseur en France qui ne soit pas ouvert au dialogue. Or, il existe des instances de vie lycéenne, il existe des conseils d'administration dans lesquelles on peut évoquer, au cas par cas,

21:10
Locuteur

c

21:10
Présentateur

'est-à-dire lycée par lycée, les difficultés. Tous les lycées ne sont pas vétustes, c'est faux. Des efforts ont été faits

21:15
Locuteur

depuis

21:15
Présentateur

des dizaines d'années par les régions, qu'elles soient de droite, qu'elles soient de gauche, pour avoir des lycées de qualité. Il se peut que ça et là, il y

21:22
Locuteur

ait

21:22
Présentateur

des difficultés. Mais on ne peut pas généraliser un tel conflit, on ne peut surtout pas s'en remettre à la violence, parce que la violence ne permet pas d'aborder au fond les sujets qui comptent, à savoir le bien-être de nos lycéens. On sait que Parcoursup est un problème, on sait que Parcoursup crée du stress, on sait que, pour certains,

21:41
Locuteur

les

21:41
Présentateur

agendas sont complexes, on sait qu'il peut y avoir des problèmes de transport, on sait que le malaise étudiant et le malaise lycéen, il existe depuis quelques années et il ne fait que s'amplifier. Mais ça n'est pas par la violence qu'on peut régler ce genre de problème. Franck-Laure, est-ce que vous en appelez aussi au Parlement

21:56
Locuteur

? – Alors,

21:59
Présentateur

je ne sais pas si le Parlement, au cœur de la crise, peut agir en tout état de cause. Aujourd'hui, il est absolument indispensable de renouer les fils du dialogue. Il n

22:07
Locuteur

'y

22:07
Présentateur

a que par le dialogue qu'on sort d'un conflit. Je regrette un peu que les étudiants soient allés un peu vite dans la rue.

22:13
Locuteur

Ils

22:13
Présentateur

n'ont pas préalablement demandé à ce que les conseils d'administration de lycée soient réunis. Ils n'ont pas sollicité auprès des proviseurs des rendez-vous, ne serait-ce que pour évoquer les problèmes. En allant dans la rue, ils se sont mis à la merci des casseurs. Et ces casseurs, à chaque fois qu'une manifestation non encadrée se déroule, les casseurs arrivent dans notre pays. Certains viennent d'ailleurs de l'étranger. Quand la CGT, par exemple, et je ne prône pas évidemment une adhésion massive à la CGT, vous le comprendrez, mais en tout cas, quand la CGT organise une manifestation, c'est encadré et il

22:41
Locuteur

n

22:41
Présentateur

'y

22:41
Locuteur

a

22:41
Présentateur

pas de casseurs.

22:43
Locuteur

C

22:43
Présentateur

'est très difficile pour des jeunes d'aller dans la rue sans être récupérés, sans être utilisés par des casseurs, et c'est ce qui se passe aujourd'hui. Donc moi, je souhaite que les lycéens se dissocient de cette violence, c'est-à-dire que dès que la violence apparaît, se retirent des sites. Elle retourne à la table des discussions, et cette table des discussions, elle s'appelle le conseil d'administration des lycées, elle s'appelle les conseils de vie lycéenne. C'est là qu'on évoque les problèmes du mal-être des lycéens, et c'est là qu'on peut y apporter des réponses, tant du côté du rectorat que du côté des régions, si la question des locaux est en cause.

Mais encore une fois, ça n'est pas généralisé. On a même vu des lycées attaqués, alors que ces lycées sont quasiment neufs aujourd'hui, et il n'y a pas un enseignant absent. Donc si vous voulez, je pense qu'il faut revenir à la raison. Je pense qu'il faut retourner au dialogue. Il n

23:30
Locuteur

'y

23:30
Présentateur

a que par le dialogue qu

23:30
Locuteur

'on

23:30
Présentateur

sort d'un contentieux. Vous êtes d'accord, François

23:32
Locuteur

?

23:32
Bertrand Dupont

Je rappelle quand même qu'il y

23:36
Locuteur

a

23:36
Bertrand Dupont

eu 5000 arrestations, et qu'il y a un problème à l'école française, parce que quand on voit les niveaux de PISA, ce n

23:46
Locuteur

'est

23:46
Bertrand Dupont

pas normal que des élèves de sixième rentrent sans savoir lire

23:49
Locuteur

ni

23:50
Bertrand Dupont

compter.

23:50
Locuteur

–

23:50
Présentateur

Merci Franck Leroy, merci beaucoup d'avoir été avec nous, président de la région Grand Est. Le gouvernement, Sébastien Lecornu a écrit hier une lettre à ses ministres, cinq chantiers, une copie qui doit être rendue avant la fin du mois. Et puis le gouvernement,

24:06
Locuteur

et

24:06
Présentateur

également Quentin,

24:07
Locuteur

a

24:07
Présentateur

annoncé avancer le calendrier de l'examen du projet de loi. Casseur-Payeur, il va être inscrit à l'ordre du jour du Sénat dès ce mois-ci.

24:14
Locuteur

–

24:14
Présentateur

Oui, ce projet de loi était dans les tuyaux depuis le printemps, depuis les violences en marge de la finale de la Ligue des champions. Rappelez-vous, le 30 mai dernier, les violences avaient été très impressionnantes, et le bilan très lourd, 219 blessés, dont 178 parmi les forces de l'ordre, trois morts, deux noyés dans la Seine et un décédé sur le boulevard périphérique. Mi-juin, on avait ainsi vu, le Premier ministre a annoncé que le gouvernement voulait légiférer pour répondre à ces violences. Sébastien Lecornu qui tweet alors, aujourd'hui, dans une foule violente, chacun profite souvent de l'anonymat du groupe.

Les dégâts sont collectifs, mais les réparations restent rarement à la charge de ceux qui y ont participé. Ce sont donc les contribuables qui payent ou les assurés via leur police d'assurance, avait tweeté alors le Premier ministre. – Alors, que prévoit ce texte présenté par le gouvernement ? – Le texte présenté en septembre est surnommé « Casseur-Payeur ». Son vrai nom est projet de loi relatif à la réparation des dommages résultants de violences et de dégradations commises dans l'espace public, recouvrement des dommages et intérêts. Depuis le vote de la loi anti-Casseur en 2019, il est déjà possible de demander à l'auteur de violences et de dégradations de rembourser les dégâts.

Pour obtenir réparation, il faut en principe établir la responsabilité de celui qui a causé le dommage. Le nouveau projet de loi met en place une responsabilité solidaire pour les dommages causés lors de violences urbaines. L'idée est de réclamer jusqu'à 10 000 euros à une personne ayant sciemment participé à un groupe au sein duquel des violences, des vols ou des dégradations ont été commises. Autre mesure du projet de loi, les aides personnelles au logement, les APL et les allocations familiales pourront désormais être mobilisées, c'est-à-dire l'État pourra prélever dessus en cas de non-paiement des dommages et intérêts auxquels une personne est définitivement condamnée.

Ces mesures concernent les majeurs, qu'en est-il des mineurs ? Pour les mineurs, le gouvernement propose de réparer les dégâts avec par exemple un travail non rémunéré réalisé au profit d'une association ou d'une collectivité publique, dit le projet de loi. Des mesures dénoncées par la France Insoumise. Voilà, hier, Clémence Guettet était interrogée lors du grand jury sur notre antenne. Écoutez la

26:23
Éric Coquerel

députée LFI du Val-de-Marne.

26:26
Locuteur

Cette

26:26
Invité

loi est très grave parce que ce qu'elle fait, c'est qu'elle instaure une présomption de culpabilité. Donc vous avez dix jeunes à un endroit qui se mobilisent, etc. Il y en a un qui fait quelque chose qui détériore du matériel, etc.

26:39
Locuteur

Les dix

26:40
Invité

sont présumés coupables. Normalement, c'est la présomption d'innocence. Là, c'est le retournement. Et donc il faudra apporter la preuve que non, vous n'avez pas participé à ça. Ce qui est un outil de répression collective très très fort.

26:53
Locuteur

Monsieur

26:54
Présentateur

le sénateur, qu'est-ce que vous pensez de ce projet de loi ? Est-ce que vous êtes favorable à cette idée de responsabilité collective ?

26:59
Bertrand Dupont

Moi, je suis complètement favorable. Et je pense qu'il ne

27:02
Locuteur

faut

27:02
Bertrand Dupont

pas attendre parce que l'article 1242 du Code civil prévoit la responsabilité des parents qui ont l'autorité parentale sur les dommages commis par leurs enfants. Donc je dirais, si on commençait déjà par appliquer la loi tout de suite, ça serait parfait. Ensuite... Et

27:19
Locuteur

on l'a dit aussi, la

27:19
Présentateur

loi anti-casseurs de 2019 qui permet aussi, sauf que ça n'a jamais été encore mis en place, même depuis 2019, pour

27:26
Locuteur

la loi. D

27:26
Bertrand Dupont

'accord, depuis 2019, donc on est une fois de plus dans le contraire de l'anticipation, dans la réaction tardive. Et pour répondre à... À

27:36
Présentateur

Clémence Goethe,

27:36
Bertrand Dupont

oui, qui parle de la mise en place d'une présomption de culpabilité. Oui, je rappelle que lorsqu'il y

27:41
Locuteur

a

27:41
Bertrand Dupont

une agression dans le métro et que vous n'intervenez pas, ça appelle la non-assistance à personne en danger.

27:47
Présentateur

Donc il faut responsabiliser les gens autour des personnes qui commettent aussi ces méfaits. Le Conseil d'État, qui a été saisi par le gouvernement, comme c

27:55
Locuteur

'est

27:55
Présentateur

l'habitude lorsqu'il dépose un texte au Parlement, la plus haute juridiction de l'administration qui alerte sur la définition de ce délit de responsabilité solidaire parce qu'il faudra bien faire en sorte d'éviter qu'une personne simplement présente à proximité d'un lieu de violence puisse se voir réclamer la réparation de dégâts qu'elle n'a pas causé. Fin de citation. Est-ce que c'est une mission impossible sur laquelle vous devez travailler, vous, les législateurs, avec

28:21
Bertrand Dupont

ce texte ? Non, je pense que c'est une mesure importante. En plus, aujourd'hui, on a la vidéosurveillance que refusent LFI, d'ailleurs. Au moins, ils sont cohérents. Mais moi, je fais confiance aux forces de l'ordre. Je fais confiance à la justice. Je fais confiance à la discernement des dépositaires de l'autorité publique. Et je pense qu'on va analyser ce texte avec beaucoup d'attention pour éviter toute dérive. Mais qu'il est grand, grand temps que ceux qui cassent payent. J'ai une dernière question. La

28:57
Présentateur

rédaction de Public Sénat qui a consacré un article sur ce sujet en juin dernier, on y lit que le problème s'est déjà posé avec la loi anti-casseur de 2019 dont je parlais. La mesure de responsabilité collectique avait été retirée du texte avant l'examen ou en cours d'examen. Bruno Retailleau, qui a même réagi auprès de notre rédaction, il dit « c'est bien pour cela que je prévois une révision constitutionnelle ». Il est cité dans le papier. Il faudra changer la Constitution si on veut mettre en place ce que propose vraiment ce projet de loi.

29:22
Locuteur

Je

29:23
Bertrand Dupont

pense qu'il va falloir changer la Constitution pour permettre beaucoup de choses.

29:26
Locuteur

C

29:26
Bertrand Dupont

'est-à-dire que ce soit sur le contrôle de l'immigration, sur le fait que lorsqu'une loi va contre l'intérêt national, on puisse nous agir. le projet de révision constitutionnelle est indispensable, indispensable sur la justice, indispensable

29:48
Locuteur

sur

29:49
Bertrand Dupont

toute une série de choses. Je pense qu'aujourd'hui, il est grand, grand temps de prendre des mesures fortes. Et des mesures fortes ne peuvent pas se faire sans l'approbation du peuple qui est souverain.

30:01
Locuteur

–

30:01
Présentateur

Merci, merci beaucoup. Merci Bertrand Dupont

30:04
Locuteur

d'avoir été avec nous. – Je vous en prie, merci pour l

30:05
Bertrand Dupont

'invitation.

30:06
Présentateur

– On va continuer à parler de la réponse de la France Insoumise puisque vous les avez beaucoup

30:10
Locuteur

citées pendant cette

30:11
Présentateur

demi-heure. – Quentin, nous, on se retrouve dans 20 minutes pour la presse régionale ? – Voilà, on parlera de la mobilisation des lycées. C'est la une de beaucoup de journaux de la presse régionale ce matin.

30:20
Locuteur

–

30:20
Présentateur

Et on en parle tout de suite avec Éric Coquerel, notre invité.

30:32
Locuteur

–

30:32
Présentateur

Merci, chers collègues. – L'acte 3 de la mobilisation étudiante annoncée demain. Nouvelle journée de mobilisation que les syndicats appellent à rejoindre. Comment calmer la colère ? Les cinq chantiers lancés par Sébastien Lecornu sont-ils les bons ? Pour en parler, nous recevons Éric Coquerel, le député de la France Insoumise de la Seine-Saint-Denis, président de la Commission des finances de l'Assemblée nationale. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous, Éric Coquerel, interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de Ouest-France. Bonjour Stéphane. – Bonjour Auréane, Éric Coquerel, bonjour.

31:03
Locuteur

–

31:03
Présentateur

Bonjour.

31:03
Locuteur

–

31:04
Présentateur

On va commencer évidemment par cette mobilisation lycéenne. Vous avez manifesté, Éric Coquerel, dans votre jeunesse, dès 14 ans, si on en croit votre biographie, contre la loi de Vaquet, après, en 1986. Quel regard vous portez sur ces mouvements étudiants ? Ça vous rappelle quoi ? Des souvenirs de jeunesse

31:19
Locuteur

?

31:19
Présentateur

– Pas seulement des souvenirs, parce qu'en fait, je vais devant les lycées actuellement pour

31:24
Locuteur

non

31:25
Présentateur

seulement les soutenir et les écouter surtout, mais aussi faire en sorte que les choses se passent le plus calmement possible quand j'y arrive. Oui, c'est un mouvement qui, en tout cas par son aspect massif, me rappelle par exemple les grands mouvements comme de Vaquet ou le CPE, parce qu'il y a beaucoup de monde… Des fois, il arrive qu'il

31:43
Locuteur

y ait

31:43
Présentateur

des mouvements avec des blocus où les blocus sont minoritaires, mais là, c'est vraiment pas le cas. Vous avez quasiment tout le lycée qui est dehors, les gens qui se mobilisent. Bon, et puis, par contre, je crois que contrairement aux périodes dont je viens de vous parler, il y

31:57
Locuteur

a

31:57
Présentateur

une plus grande angoisse chez les lycéens de leur avenir. C'est pour ça qu'ils parlent beaucoup de Parcoursup, qui est une vraie boucherie en ce moment, il faut le dire. Vous avez des centaines de lycéens qui n'ont pas d'affectation, qui parlent de leurs conditions concrètes de cours. Donc voilà, ça exprime

32:13
Locuteur

le mal-être

32:14
Présentateur

des jeunes et des lycéens dans une période où les choses ne vont pas pour ce pays. Mais est-ce que vous jugez, enfin, vous qui avez un regard depuis des années,

32:23
Locuteur

est

32:23
Présentateur

-ce que pour vous, ces mouvements ont changé de nature ? Est-ce qu

32:26
Locuteur

'il

32:26
Présentateur

y

32:26
Locuteur

a

32:26
Présentateur

une mutation ? Est-ce qu'aujourd'hui, on est dans une mobilisation classique ou dans une mobilisation et qu

32:30
Locuteur

'il

32:30
Présentateur

y

32:31
Locuteur

a

32:31
Présentateur

une tournure inédite

32:31
Locuteur

? Ce

32:33
Présentateur

qui est différent des mobilisations d'il y a une quarantaine d'années, c'est que ça vient d'abord, mais c'est un lien avec le contexte que je vous explique, ça vient d'abord des villes populaires, des lycées populaires au départ, partie de Créteil sur des choses très concrètes. La Seine-Saint-Denis s'est embrayée, ce n

32:52
Locuteur

'est

32:52
Présentateur

pas vraiment étonnant. Ça fait deux ans, par exemple, qu

32:54
Locuteur

'en

32:54
Présentateur

Seine-Saint-Denis, vous avez les enseignants qui ont un mouvement pour demander un plan d'urgence pour la Seine-Saint-Denis. Voilà, ça, c'est une différence. C'est-à-dire que les mouvements CPE ou surtout de Vaquais sont d'abord partis des étudiants avant d'essaimer dans les lycées. Bon, voilà, c'est ça la différence. Sinon, en termes

33:11
Locuteur

de... Là, vous pensez que ça va être

33:12
Présentateur

inverse, c'est-à-dire que

33:12
Locuteur

ça

33:12
Présentateur

part des lycées et ça va essaimer plus

33:14
Locuteur

largement ? Oui, oui,

33:14
Présentateur

c'est ça. Et en plus, ça part des villes populaires, des lycées, des villes populaires où l'angoisse est plus grande par rapport aux conditions qui sont mauvaises, par rapport souvent aux bâtiments qui sont dans un sale État, par rapport au manque de médecine scolaire, etc.

33:29
Locuteur

Mais c

33:29
Présentateur

'est un mouvement qui a vocation à s'étendre pour vous ? Je pense qu'il va s'étendre. Parce que vous savez, là, par contre, vous me parlez de mon expérience. Alors, je peux vous dire une chose, c'est que quand un gouvernement n'a que comme réponse la répression et une version policière de l'histoire, on dirait complotiste aujourd'hui en disant, il y

33:44
Locuteur

a

33:44
Présentateur

une main invisible, c'est nous, la main invisible, qui agitent tout ça, en général, ils se plantent et le mouvement ne fait que se développer. Ça,

33:52
Locuteur

c

33:52
Présentateur

'est la fameuse phrase de Matignon, enfin, elle est fille, elle s'est proxie l'ultra-gauche accusée d'être à l'origine du mouvement. Bon, ça a été beaucoup débattu, évoqué. Qu'est

34:01
Locuteur

-ce

34:01
Présentateur

que vous répondez ? Moi, j'appelle Sébastien Lecornu à raison garder et à mesurer ses propos. C'est la première fois qu'on utilise ce terme, ça fait deux fois en fait,

34:11
Locuteur

il

34:11
Présentateur

l'avait déjà écrit une fois, qui est un terme militaire, en plus, qui définit plutôt des organisations terroristes, enfin, on voit bien qu'il

34:19
Locuteur

y a

34:19
Présentateur

un côté militaire, vis-à-vis d'une opposition. On n'est pas en guerre, que je sache. Voilà, donc, je trouve que cette façon de faire qui tend le sujet, exactement comme d'ailleurs ils ont fait dès le départ, c'est-à-dire que dès le départ, vous avez le ministre de l'Éducation, avant de parler de plateforme, etc., et le ministre de l'Intérieur qu'on va appeler tout de suite à une répression par rapport au blocus.

34:41
Locuteur

Là,

34:41
Présentateur

maintenant, il s'adoucit, le ministre de l'Éducation, il dit, ah, mais il y

34:45
Locuteur

a

34:45
Présentateur

les lycéens d'un côté, c'est vrai, et puis il y a quelques casseurs à

34:48
Locuteur

l

34:48
Présentateur

'autre. Mais au début, ils n'ont pas fait ça, ils ont tout de suite envoyé la

34:51
Locuteur

police. pour faire en sorte de disperser les blocus. C'est aussi

34:54
Présentateur

une note des renseignements qui parle

34:56
Locuteur

de fonds lycéens. par

34:58
Présentateur

le gouvernement. Oui, écoutez, c'est pas parce

35:00
Locuteur

que... Mais les lycéens sont poussés à

35:01
Présentateur

ces actions par des éléments d'extrême-gauche qui viennent notamment d'organisations politiques comme LFI. Donc, c'est pas parce que ça vient des renseignements que ça la valide, première réponse. Et la deuxième, c'est que c'est le ministre,

35:13
Locuteur

le

35:13
Présentateur

Premier ministre, qui a fait en sorte que ça fuite, puisque c'était une cellule de crise. Donc voilà, ça veut dire qu'il endosse ces propos que, je vous dis, je les trouve irresponsables, parce que ça ne fait que tant la situation. En plus, outre le fait que c'est calomniateur, parce qu'évidemment, on n

35:28
Locuteur

'a

35:28
Présentateur

rien à voir avec des proxys, premièrement, mais deuxièmement,

35:30
Locuteur

en

35:30
Présentateur

plus, vous savez, les lycéens, quand ils écoutent que c'est LFI qui est à l'origine de tout, ils rigolent. Ils apprécient notre présence, parce que ça les rassure, parce qu'ils ont des adultes qui les soutiennent, mais sinon, ça les fait doucement rire. Donc, tout ça, et en plus de ça, je dis au gouvernement, c'est jamais, quand vous faites ça, en général, vous êtes prêts de perdre. Mais

35:49
Locuteur

est-ce que vous les appelez au calme ? Est-ce que vous les appelez au calme ? Je rappelle pas quoi,

35:52
Présentateur

il était un spécialiste de ça, et bilan, ils ont perdu, sauf qu'entre-temps, et c'est ça que je redoute, il y a eu la mort de Malik Kussekin, parce que, il ne

35:59
Locuteur

faut

35:59
Présentateur

pas oublier que là, il

36:00
Locuteur

y a eu...

36:00
Présentateur

Vous vous redoutez

36:00
Locuteur

qu'il y a un

36:00
Présentateur

mort, cette fois-ci, à nouveau ? Ah ben, écoutez, on parle beaucoup des dégradations, des violences, que je réprouve, les feux de l'hélicité, souvent, c'est des éléments extérieurs. Enfin, ça, c'est du matériel. Pour l'instant, d'un point de vue humain, il y a eu, d'un point de vue humain grave, il y a eu surtout plusieurs jeunes éborgnés, des jeunes défigurés, que ce soit à Sevran, que ce soit à Saint-Ouen-le-Monde, Argenté, je pourrais... Alors justement,

36:21
Locuteur

vous parliez, vous disiez que le ministre... Il y a eu aussi des défenses

36:22
Présentateur

de l'ordre, du personnel enseignant. Oui, je parle en termes de blessures graves, pour le moment, c'est-à-dire de blessures où votre vie, durant, vous avez perdu un œil, pour l'instant, c'est du côté lycéen. C'est pour ça que je comparais avec Malik Ousekine, parce que quand vous avez ce genre de blessures, et elles ont eu lieu au moment de la réforme de Vaquet, vous ne savez jamais où ça s'arrête. Juste une précision, vous disiez, le ministre semble s'adoucir, vous parlez du ministre de l'Éducation nationale, est-ce que c'est le cas du ministre de l'Intérieur ? Là, on parle de plus de 5000 interpellations en une semaine, 85% de mineurs placés en garde à vue, c

36:55
Locuteur

'est

36:55
Présentateur

disproportionné ou est-ce que les débordements survenus en fin de semaine justifient ça ? Il faut vous rendre compte que je crois avoir entendu que c'était un nombre supérieur au pic culmiment des arrestations en mai 68,

37:08
Locuteur

qui

37:08
Présentateur

a été autrement plus violent vis-à-vis des forces de l'ordre, laissez-moi vous le dire. Donc bien sûr que je pense que c'est disproportionné. En plus, Darmanin a donné des consignes déjà, il a dit qu'en gros, il devait y

37:18
Locuteur

avoir

37:18
Présentateur

des poursuites pénales dures qui suivent. Il y a des poursuites pénales, c'est-à-dire qu'à Môme, il se retrouve en garde à vue et pour parfois rien, parfois franchement des pécadilles,

37:29
Locuteur

j

37:29
Présentateur

'en ai vu, il se retrouve poursuivi devant la justice. Donc vous voyez bien qu'il y a l'utilisation d'une instrumentalisation de la répression et après de la justice, on verra ce que fait la justice ensuite, qui est là pour intimider les lycéens. Pour intimider les lycéens, il y

37:43
Locuteur

a

37:43
Présentateur

aussi une vraie difficulté à faire le tri entre les casseurs parce qu

37:47
Locuteur

'il

37:47
Présentateur

y

37:47
Locuteur

en

37:47
Présentateur

a et les lycéens qui manifestent légitimement, pacifiquement. Manifestement, il y a une difficulté de la police à gérer

37:54
Locuteur

ce contexte-là. Vous avez

37:56
Présentateur

une façon de gérer les choses. Je vous donne un petit exemple. L'autre jour, j'étais devant Paul-Éloard, le lycée dont on parle beaucoup à Saint-Denis. Tout d'un coup, tout se passait bien. C

38:03
Locuteur

'est

38:03
Présentateur

-à-dire que vous avez eu plusieurs centaines de lycéens qui parlaient, parce que j'espère qu'après on va parler de leurs revendications, parce que là, on ne

38:07
Locuteur

parle

38:07
Présentateur

que d'un aspect repressif. Qu'est-ce qui se passe ? Tout d'un coup, on voit un mouvement de foule. La police est de chercher un lycéen au milieu de ses camarades. On l'accusait d'avoir été à des auteurs du casse de la grille qui avait eu lieu trois jours avant. Est-ce que vous croyez vraiment que c'était nécessaire de le faire à ce moment-là ? Qu'est-ce qui se passe ? Les lycéens ne savent pas pourquoi on arrête à des leurs. Il y

38:26
Locuteur

a

38:26
Présentateur

des mécanismes de solidarité et on a eu toutes les pètes du monde avec Bali Bagayoko à remettre, je veux dire, à s'interposer. Donc, il y a une façon de faire et cette façon de faire, je vous le dis, c'est d'abord, avant d'entendre les revendications des lycéennes,

38:40
Locuteur

je

38:40
Présentateur

dis les lycéennes parce que c'est souvent elles qui sont à la pointe en termes de revendications et des lycéens, c'est d'abord de répondre par la répression. Ça, ce n

38:48
Locuteur

'est

38:48
Présentateur

pas une bonne manière de faire et d'ailleurs, ça continue avec la loi qu'a surpéur. – Dont le gouvernement avance l'examen qui sera examiné au Sénat ce mois-ci. Pour vous, ce n

38:56
Locuteur

'est

38:56
Présentateur

pas une bonne loi la loi qu

38:57
Locuteur

'a

38:57
Présentateur

surpéur

38:57
Locuteur

? –

38:57
Présentateur

Non, enfin, vous rigolez, même si ça sera constitutionnel parce que vous savez que le code pédale dit que nul n'est responsable pénalement que de son propre fait et là, ça va inventer l'idée, contrairement à une loi qui existe déjà, que désormais, quand vous ferez partie d'un attroupement, vous pouvez être susceptible, donc il

39:13
Locuteur

y a

39:13
Présentateur

une présomption de culpabilité, de vous retrouver que M. Lecornu fait. Il a fait une lettre hier.

39:22
Locuteur

–

39:22
Présentateur

Juste, pardon, on le précise, la loi qu'a surpéur, ce n

39:23
Locuteur

'est

39:23
Présentateur

pas une loi en réponse initialement

39:25
Locuteur

à ces violences lycéennes. C'est une loi qui a été présentée au Conseil des ministres

39:29
Présentateur

sur les violences en marge des

39:30
Locuteur

masses du PSG. – Sauf

39:31
Présentateur

que là, il

39:31
Locuteur

y

39:31
Présentateur

a dans son tweet M. Lecornu qui répond soi-disant au mouvement lycéen et qui établit un certain nombre de choses, juste d'ailleurs, qui parle de problèmes d'aménagement. – Parlez

39:40
Locuteur

de la

39:40
Présentateur

lettre, ce n

39:41
Locuteur

'est

39:41
Présentateur

pas un tweet, c'est une lettre. mais il y

39:43
Locuteur

a

39:43
Présentateur

un tweet qui l'accompagne. Et dans la lettre, vous

39:46
Locuteur

avez

39:46
Présentateur

cinq chantiers. Alors, que ne les a-t-il pas fait avant ? Et deuxièmement, le tweet explique comme mesure concrète, la première mesure concrète, c'est cette loi qu'a surpéur et ça a bien bien comme réponse. Alors, que ne répond-il pas ? Pourquoi dans sa lettre, par exemple, il analyse le fait qu'il y

40:03
Locuteur

a

40:03
Présentateur

un problème avec Parcoursup ? Il le dit, les lycéens le disent tous. Bon, mais ça, il le renvoie au présidentiel. Il analyse le fait

40:10
Locuteur

qu'il y a des problèmes d'une

40:11
Présentateur

amélioration et une transparence de Parcoursup. Bien sûr, oui, mais d'accord, mais c'est... Donc, l'urgence, c'est de laisser tranquille Parcoursup, mais c'est de faire une loi qu'a surpéur. Vous voyez bien qu'il y

40:21
Locuteur

a

40:21
Présentateur

des réponses décalées qui ne correspondent pas à la situation. Il explique.

40:24
Locuteur

Parcoursup, le choix, il va

40:25
Présentateur

se faire à la fin de l'année scolaire. Non, on pourrait faire une loi d'abrogation de Parcoursup et la changer parce que Parcoursup ne fonctionne... Alors, déjà, discriminer, sélectionner, mais en plus, là, ça ne fonctionne plus du tout parce que, je vous dis, il

40:37
Locuteur

y

40:37
Présentateur

a des milliers de lycéens dans Parcoursup,

40:39
Locuteur

ça

40:39
Présentateur

fait partie des revendications des lycéens. vous voulez une abrogation de Parcoursup, c'est-à

40:46
Locuteur

-dire,

40:46
Présentateur

on supprime complètement le Parcoursup ou

40:48
Locuteur

on le remplace par autre chose

40:50
Présentateur

ou

40:51
Locuteur

pas ? Oui,

40:52
Présentateur

c'est de faire en sorte qu'on

40:53
Locuteur

garantisse à quelqu'un

40:54
Présentateur

qui a le baccalauréat de pouvoir continuer ses études. Point. Le bac, ça ouvre la possibilité de... Donc, ce n

41:01
Locuteur

'est

41:01
Présentateur

pas comme Parcoursup qui détermine qu'à un moment donné, vous n'avez pas le droit d'aller à tel endroit et qu'en plus de ça, vous avez même des chances d'aller nulle part. Donc, ça, excusez-moi, ça,

41:10
Locuteur

c

41:10
Présentateur

'est ni à faire, etc. On demande aussi, par exemple, la abrogation de la loi 2019 de Blanquer, qui est une loi qui a été catastrophique pour l'aménagement des emplois du temps. Ils n'arrêtent pas d'en parler, les lycéens. Écoutez les liens, ils parlent sans arrêt de ça. Pourquoi ? Parce que la loi Blanquer a enlevé les séries, a mis des spécialisations hyper compliquées. Si vous ajoutez des profs qui manquent, vous avez des emplois du temps où ils se retrouvent parfois à des heures, maintenant sans téléphone. Je dis ça parce que ça se rajoute dans ce qu'ils disent à des

41:39
Locuteur

emplois du temps.

41:40
Présentateur

Et enfin, ils demandent, j'allais dire, un, qu'il y ait des moyens, davantage d'enseignants, davantage d'enseignants remplaçants, etc. Et là, je reviens à la lettre parce que la lettre, elle ment. Elle explique que le gouvernement a mis plus d'un milliard de plus dans l'éducation.

41:57
Locuteur

1,2 milliard en budget. C

41:58
Présentateur

'est un mensonge. Parce que pour comparer un budget avec l'année précédente,

42:03
Locuteur

il

42:03
Présentateur

faut

42:03
Locuteur

inclure

42:05
Présentateur

l'inflation qui

42:06
Locuteur

est

42:06
Présentateur

de plus de 2%. Et si vous incluez l'inflation, je vous donne les chiffres comme ça n

42:10
Locuteur

'a

42:10
Présentateur

pas été beaucoup donné, vous avez 840 millions de moins sur l'éducation, l'enseignement secondaire, l'enseignement et l

42:17
Locuteur

'enseignement supérieur.

42:18
Présentateur

Vous avez 643 milliards de moins sur l'enseignement, l'éducation. Mais sachez que là-dedans, la plus grosse baisse, c'est les collèges et les lycées, 557 millions. Vous supprimez 1 600 enseignants. Donc, ils font exactement l'inverse de ce qu'ils

42:33
Locuteur

disent. Vous êtes en train de nous dire qu'à Euroconstant, le budget baisse.

42:35
Présentateur

Bien sûr, ils baissent à Euroconstant. Ça, c'est clair, c

42:38
Locuteur

'est

42:38
Présentateur

les chiffres. Regardez, j'ai mis hier un tableau là aussi sur X qui le dit. Donc, vous avez un tableau très clair. Ils ont même supprimé des enseignants. Donc déjà, par exemple, au lieu de faire la loi casseur-payeur, il ferait mieux de faire un plan d'urgence

42:56
Locuteur

pour les écoles qui fassent passer un budget.

42:58
Présentateur

Le gouvernement l'explique par la démographie.

43:00
Locuteur

Il

43:00
Présentateur

y a moins d'élèves, donc il y

43:01
Locuteur

a

43:01
Présentateur

besoin

43:01
Locuteur

de... Il y a moins

43:02
Présentateur

d'élèves, donc on devrait en profiter pour qu

43:03
Locuteur

'il

43:03
Présentateur

y

43:03
Locuteur

ait

43:03
Présentateur

moins d'élèves par classe. Et dans le secondaire, contrairement à ce que dit le ministre de

43:07
Locuteur

l

43:07
Présentateur

'Intérieur, on n'est pas dans la bonne moyenne. Justement, on est au-dessus de la moyenne de l'OCDE, largement, et de pays qui nous entourent.

43:14
Locuteur

Donc, profitons, on est en

43:15
Présentateur

sorte de réduire les effectifs. Les suppressions, les réductions d'effectifs, elles ne concernent pas les lycées, c'est plutôt les écoles. Non, c'est les lycées et les collèges. C'est les collèges, la moyenne, je crois qu'il l'a mis lui-même, c'est plus de 30 élèves par classe. Non, mais sur les suppressions de postes d'enseignants dans le prochain budget, en fait. 700 dans le secondaire, sur 1600. Juste un dernier mot, parce qu'on va parler du budget, Éric Coquerel avec Stéphane Letanfil. Qu'est-ce que vous répondez à Bruno Retailleau qui suggère une interdition de LFI, qui participent de la

43:40
Locuteur

République

43:40
Présentateur

? Écoutez, il donne un argument de plus pour qu'il ne soit surtout pas président de la République, parce que là, on serait carrément en dictature avec ce genre de propos. Donc, il veut interdire une opposition. Enfin, où est-on

43:51
Locuteur

?

43:51
Présentateur

Ça doit être les résultats de Bolsonaro, de Trump, de l'AFD qui doivent l'influencer. Et par contre,

43:58
Locuteur

la

43:58
Présentateur

suppression, juste très vite, la suppression temporaire des réseaux sociaux, ce qui a été proposé par Nicolas Isnard en cas d'émeute. C'est

44:05
Locuteur

le président de la

44:05
Présentateur

métropole d'Aix-Marseille.

44:06
Locuteur

C'est le président de la métropole temporairement

44:10
Présentateur

qui consiste à faire qu'un des moyens de communication les plus importants, c'est un peu comme si on avait empêché au môme dans le passé d'aller sur le téléphoner ou autre chose. Ce n

44:20
Locuteur

'est

44:20
Présentateur

pas comme ça. Il faut réguler les réseaux sociaux, ça c'est sûr. Mais les interdire, je veux dire, tout ça est une manière

44:28
Locuteur

de plus de casser le

44:29
Présentateur

thermomètre au lieu de s

44:31
Locuteur

'attendre. C'est ce qu'il demande, le

44:32
Présentateur

blocage temporaire des réseaux sociaux.

44:33
Locuteur

Ce n

44:33
Présentateur

'est pas tout à fait une interdiction. C'est toujours une réponse qui n'est pas une réponse de fond. Quand on les écoute, qu'on les reçoive, qu'on leur laisse faire des assemblées générales dans les lycées, parce que là, le Premier ministre parle de dialogue. Ce n

44:45
Locuteur

'est

44:45
Présentateur

pas vrai, moi je n'en ai pas vu des dialogues. On a écrit au recteur, il

44:48
Locuteur

y a

44:48
Présentateur

des lycéens de Paul-Éloire qui ont écrit au recteur pour le voir, il n'a toujours pas répondu. Donc qu'on les laisse exprimer leurs revendications,

44:54
Locuteur

ils

44:54
Présentateur

sont en train de s'organiser. La plateforme

44:56
Locuteur

de concertation,

44:56
Présentateur

à

44:57
Locuteur

leur

44:57
Présentateur

besoin. La plateforme de concertation, ils peuvent l'utiliser ? Vous les encouragez à l'utiliser ? Une mur au vert aussi. Non mais c'est pas sérieux.

45:10
Locuteur

On

45:10
Présentateur

a l'entame dans l'examen du budget. Est-ce qu'on aura un budget à la fin de l

45:12
Locuteur 6

'année, avant la fin de

45:13
Locuteur

l

45:13
Locuteur 6

'année, cette année

45:14
Locuteur

?

45:14
Présentateur

Ce que je crois, c'est que soit ils trouveront une opposition complice pour ne pas les censurer après un 49-3, ils y iront par 49-3. C'est quoi une opposition complice

45:23
Locuteur

? Vous mettez qui ?

45:24
Présentateur

Je ne

45:25
Locuteur

sais

45:25
Présentateur

pas, manifestement pour l'instant ils ciblent plutôt le RN. On verra bien. Donc soit ils se trouvent complices, ça veut dire que vous ne censurez pas le gouvernement donc vous laissez passer un budget qui ne peut pas être adopté parce que le gouvernement est une minorité à l'Assemblée. Comme le Parti

45:38
Locuteur

Socialiste en début d'année. Voilà, deux fois le Parti

45:40
Présentateur

Socialiste là, ils ont l'air plus de se diriger vers le RN mais comme avec le Parti Socialiste on peut toujours être surpris, je ne sais pas. Soit il y aura ça, soit je vous le dis à l'avance, je suis à peu près certain qu'il y

45:51
Locuteur

aura

45:51
Présentateur

des ordonnances au bout de 60

45:52
Locuteur

jours. Ça c'est ce que demande

45:52
Présentateur

Bruno Retailleau. Oui et je pense que j'ai cru comprendre, alors non,

45:57
Locuteur

c

45:57
Présentateur

'est pas que j'ai compris, Sébastien Lecornu pour l'instant on ne veut pas. C'est-à-dire que je pense qu'il ne veut pas être censuré. Pour qu'on comprenne c'est que quand vous avez les ordonnances, le budget passe, enfin vous avez toutes les chances derrière d'être censuré. Oui mais on a un budget en fait, c

46:10
Locuteur

'est

46:10
Présentateur

ça la différence. Donc, je

46:12
Locuteur

comprends pour lui que ça

46:13
Présentateur

soit un problème mais je pense qu'ils iront par ordonnance et qu'ils essaieront de faire passer en force un budget qui, une fois de plus, je le rappelle, ne sera pas voté à l'Assemblée, ne sera même pas soumis au vote et en plus c'est minoritaire ce qui est quand même un problème.

46:25
Locuteur

Alors,

46:25
Présentateur

en plus il faut préciser, si c'est un budget adopté par ordonnance, tous les amendements qui ont été négociés, discutés pendant les 70 jours,

46:31
Locuteur

il

46:31
Présentateur

tombe tout au ballot, on revient à la copie qui a été présentée ce jeudi en Conseil des

46:35
Locuteur

Nations.

46:35
Présentateur

C'est pour ça que moi j'avais proposé une solution mais ils n

46:38
Locuteur

'en

46:38
Présentateur

ont pas voulu, c'est bien dommage, qui était une solution de compromis qui était de dire on fait une vraie loi spéciale, c'est-à-dire la loi spéciale,

46:43
Locuteur

vous

46:43
Présentateur

savez que quand vous la votez, tous les crédits de l'année précédente sont remis sur la table et après vous avez des décrets d'application qui décident de l'appliquer de manière plus ou moins restrictive, ça fait deux ans qu'ils l'appliquent de manière restrictive pour faire pression sur l'Assemblée pour qu'ensuite elle vote le budget. Mais là ils auraient pu ne pas le faire, on aurait même pu l'accompagner de ce qu'on appelle des mesures fiscales, des lois spéciales de recettes par exemple pour indexer l'impôt sur le revenu et on

47:07
Locuteur

aurait...

47:07
Présentateur

Pourquoi

47:08
Locuteur

ça ne coûte

47:08
Présentateur

pas 15 milliards ? Parce que Sébastien Lecornu il dit une loi spéciale

47:11
Locuteur

ça coûte 15 milliards. Ça c'est

47:11
Présentateur

pas vrai, ça c'est pas vrai, ils n'ont jamais été capables de le prouver. Ça c'est des chiffres qu'ils ont mis sur la table au début de l'année dernière à chaque fois qu

47:19
Locuteur

'ils

47:19
Présentateur

ont mis

47:19
Locuteur

une

47:19
Présentateur

loi spéciale, ils n'ont pas été capables de le trouver. Ça leur a plutôt même économisé de l'argent parce que comme ils ont eu une vision restrictive de la loi spéciale, pendant le premier trimestre tous les crédits n'ont pas été débloqués. Donc tout ça c'est pas vrai. Mais bon, ils ne veulent pas, je pense qu'ils auraient été incomprunis par le haut, qui auraient permis une certaine visibilité en attendant les présidentielles. Là les choix auraient été faits, ils n'ont pas voulu, donc ils ont décidé de passer en force un très mauvais billet. Soyons clairs, on est dans un contexte avec la présidentielle au printemps, s'il n'y

47:48
Locuteur

a

47:48
Présentateur

pas de budget voté, négocié avant la fin de l'année, il n'y aura pas

47:52
Locuteur 6

de deuxième service en début d'année.

47:54
Locuteur

Je ne crois pas qu'ils

47:55
Présentateur

iront jusqu'à là, c'est pour ça que je vous dis qu'à mon avis, ils

47:57
Locuteur

feront les ordonnances,

47:58
Présentateur

mais je voudrais revenir quand même sur le fond, c'est un budget catastrophique. En mettant les choses au

48:03
Locuteur

point. Mais

48:03
Présentateur

juste, pardon, déjà sur le cadrage...

48:04
Locuteur

C'est

48:05
Présentateur

dommage

48:05
Locuteur

que

48:05
Présentateur

vous n'oubliez pas m'entendre sur le... Non mais c'est justement, mais on va en parler sur le cadrage. Avant de parler du contenu, est formatif de 43 milliards, c'est ce que dit Sébastien Lecornu. Si on ajoute les mesures déjà engagées,

48:15
Locuteur

ça

48:15
Présentateur

fait 54 milliards. Déjà, est-ce que vous dites oui, il faut 54 milliards d'économies, il faut qu

48:20
Locuteur

'on

48:20
Présentateur

trouve 54 milliards d'économies ? Ben non, je ne dis pas ça, non. Je ne dis pas ça, ça dépend. Donc

48:24
Locuteur

ce n'est pas uniquement sur la méthode que vous n

48:25
Présentateur

'êtes pas d'accord, c'est aussi

48:27
Locuteur

sur le besoin d'économies.

48:29
Présentateur

Parce que la question n'est pas... Alors, ce n'est pas 54, c'est 43, c'est 43 en 2027. 43 plus 11. Mais la question n'est pas est-ce qu'il faut faire des économies ?

48:37
Locuteur

C

48:37
Présentateur

'est comment fait-on des économies et qu'est-ce qu

48:39
Locuteur

'il

48:39
Présentateur

y a dedans ? Bon, eux, ils choisissent maintenant depuis plusieurs années de dire que pour faire en sorte que les déficits n'explosent pas, vous jouez sur les dépenses sociales, les dépenses de l'État, les dépenses des collectivités. Et vous ne touchez quasiment pas, contrairement à ce qu

48:53
Locuteur

'ils

48:53
Présentateur

peuvent dire, les cadeaux fiscaux qui ont été faits aux ultra-riches, qui fait que... Vous pouvez regarder toutes les statistiques, il y

49:01
Locuteur

a

49:01
Présentateur

des excellents chiffres, qui fait qu'en gros, le capital pour aller vite, parce que c'est comme ça que ça se traduit en termes de dividendes, n'a eu de cesse de baisser dans le prélèvement obligatoire. C'est-à-dire que les recettes ont baissé et ce qui a baissé, c'est l'imposition sur le capital pour aller vite de manière vraiment très importante. Donc, faute d'aller récupérer cet argent, ils choisissent d'aller baisser les dépenses sociales et d'attaquer quasiment tous les Français. Parce que, contrairement à ce qu

49:25
Locuteur

'ils

49:25
Présentateur

disent, à part ces ultra-riches, je ne connais pas de Français qui ne va pas être impacté par ce budget, soit en termes d'imposition, par exemple les retraités, soit en termes de revenus, par exemple le point d'indice des fonctionnaires, etc. Donc, tous les Français vont être attaqués. Et qu'est-ce qui se passe quand les Français sont attaqués comme ça ? Eh bien, il y a ce qu'on appelle le pouvoir d'achat, qui depuis deux ans est en chute libre dans ce pays, ce qui est une catastrophe, parce que ça, déjà pour les gens, parce que ça veut dire que certains doivent faire attention sur absolument tout quand ce n

49:55
Locuteur

'est

49:55
Présentateur

pas carrément se priver, eh bien, ce pouvoir d'achat qui baisse,

49:58
Locuteur

c

49:58
Présentateur

'est la consommation intérieure qui baisse. Quand la consommation intérieure baisse, la croissance baisse. Et quand la croissance baisse, vous avez moins de rentrées fiscales, moins de cotisations, et vous avez un effet dit récessif sur l'économie. Voilà ce qu'ils mettent en place et qui recommencent cette année. Et donc, à la fin du fin, non seulement économiquement, ça va mal, non seulement pour les gens, ça va mal, mais refigurez-vous même les déficits, qui est leur objectif premier, ils se trompent,

50:19
Locuteur

–

50:19
Présentateur

Pardon, mais

50:20
Locuteur

quelle est la solution

50:21
Présentateur

quand on a une

50:22
Locuteur

dette qui atteint

50:23
Présentateur

120% du PIB, des taux d'emprunt qui frôlent les 5%, on fait quoi

50:27
Locuteur

?

50:27
Présentateur

– C

50:27
Locuteur

'est

50:27
Présentateur

vrai, mais ça, vous avez remarqué que ce n

50:29
Locuteur

'est

50:29
Présentateur

pas la faute des oppositions, ça. D'accord ? Bon,

50:31
Locuteur

c

50:31
Présentateur

'est… Alors, il y a un fait international et je pense que la politique du gouvernement l'aggrave. La solution, c'est peut-être déjà d'aller faire en sorte que vous ne… Comment dire ? Vous n'ayez pas justement sur l'économie un effet récessif. Donc, quand le pouvoir d'achat baisse, vous vous débrouillez pour prendre des mesures qui fassent que le pouvoir d'achat arrête de baisser. Donc, il faut plutôt miser sur une augmentation des salaires, il faut plutôt arrêter de baisser les minima sociaux parce que ça a

50:58
Locuteur

l

50:58
Présentateur

'effet dont je viens de vous parler, de s'attaquer aux revenus des retraités qui ne sont pas les privilégiés de ce pays. Maintenant, à 1260 euros, certains retraités auront une désindexation partielle. C'est les privilégiés à 1260 euros ou même à 2034 pour une désindexation tonnelle. Vous voyez bien que ça, ça ne tient pas la route. Par contre, je vous le dis, on l'affichera quand on va publier notre programme présidentiel, on récupère assez facilement

51:21
Locuteur

100

51:21
Présentateur

milliards d'euros en allant revenir sur les cadeaux fiscaux qui ont été faits par M. Macron, aux plus riches, par exemple, supprimons la flat tax et le bouclier du capital, mettons un ISF climatique, mettons la taxe Zucman et attaquons aussi des niches, réformons des niches qui sont souvent des trappes à optimisation. On récupère facilement, je vous assure, 100 milliards d'euros et ça, déjà, un, ça peut un peu réduire les déficits, mais ça peut aussi répondre aux besoins sociaux des Français, par exemple, dans l'éducation.

51:51
Locuteur 7

Un dernier mot, Stéphane

51:52
Locuteur

?

51:52
Présentateur

Moi, je voulais juste savoir sur les retraites, par exemple, il y a consensus, vous dénoncez le gel des retraites, mais vous n'êtes pas les seuls, le Rassemblement National aussi, le Parti

52:05
Locuteur 6

Socialiste aussi. Est-ce qu'il y

52:06
Locuteur

a

52:06
Locuteur 6

des points en particulier au cours de la discussion budgétaire

52:08
Présentateur

où toutes les oppositions au gouvernement pourraient se mettre d'accord pour proposer

52:13
Locuteur

des amendements

52:14
Présentateur

ensemble ? Je pense, oui. Et vous

52:16
Locuteur

savez ce qui se passe dans

52:17
Présentateur

ces cas-là

52:18
Locuteur

? Non,

52:19
Présentateur

je le dis parce qu'on nous dit depuis deux ans que c'est le Parlement qui fait le budget. Eh bien, quand vous avez des mesures un peu

52:26
Locuteur

fortes

52:27
Présentateur

qui, soit, suppriment des articles du budget, soit, par exemple, on ajoute, l'an dernier, on avait ajouté une taxe sur les multinationales qui est rapportée 20 milliards, eh bien, il passe par 49,3 et supprime tout. Autrement dit, vous avez une espèce de faribole qui laisse penser que c'est un gouvernement ouvert à la discussion et que, finalement, seules les oppositions qui ne seraient pas d

52:47
Locuteur

'accord

52:47
Présentateur

avec

52:48
Locuteur

ce budget bloquer. Un

52:48
Présentateur

compromis a été trouvé. L'année dernière, un compromis a été trouvé. Pour des

52:52
Locuteur

pécaines sur la réforme des retraites. Je vous rappelle. Sur

52:54
Présentateur

la

52:54
Locuteur

suspension

52:54
Présentateur

de la réforme des retraites,

52:55
Locuteur

c'est

52:55
Présentateur

des pécadilles. Écoutez, ce que j'observe, c'est qu'elle n'est que suspendue et qu'en échange de l'avoir suspendue pour la première fois, l'Assemblée nationale, du coup, on a voté le principe, alors qu

53:06
Locuteur

'il

53:06
Présentateur

y avait une majorité pour l'abroger. L

53:07
Locuteur

'an dernier, il y avait eu

53:08
Présentateur

un consensus sur la sécurité sociale, sur la partie sécurité sociale. C'est possible aussi cette année ? Il n'y a pas de consensus. Il n

53:14
Locuteur

'y a

53:14
Présentateur

pas de consensus.

53:14
Locuteur

Elle

53:14
Présentateur

a été passée. Il

53:15
Locuteur

y a eu un vote.

53:15
Présentateur

Dedans, je vous fais remarquer qu'il y avait des mesures qui ont permis ce consensus, comme vous dites, qui ensuite, dans l'année, ont été annulées par des annulations de crédit. Parce que ça, en plus de ça, ils votent des budgets et dès le mois de février et mars, ils annoncent des annulations de crédit qui montrent que tout ça ne tient pas la route. Merci, Éric Coquerel. Merci. On aura évidemment l'occasion de reparler avec vous du budget qui sera examiné au Parlement durant les prochaines semaines. La Une de West France, justement, dette la France asphyxiée par ses taux d'emprunt. C'est à la Une de votre journal. Merci beaucoup. On regarde la Une de nos autres quotidiens régionaux.

Vous avez fait le tour de nos quotidiens régionaux. Alors déjà, il

54:01
Locuteur

faut

54:01
Présentateur

que je retrouve la feuille et on commence ce tour d'horizon avec les Unes consacrées à la colère de l'ICR. Voilà, puisque de nombreux titres de la presse régionale ce matin s'inquiètent, notamment le républicain Lorrain, à Metz, qui parle comme cela de crainte de l'enlisement, le progrès à Lyon, qui parle d'une semaine de tous les dangers. Quant au courrier Picard, au milieu ici, c'est le journal de Amiens, il parle d'un début de semaine sensible dans les pages intérieures d'ailleurs du courrier Picard. On rappelle les chiffres terribles depuis le début du mouvement. 78 personnels de l'éducation nationale blessés, 24 établissements incendiés ou saccagés.

La facture qui pourrait atteindre entre 20 et 30 millions d'euros. Depuis une semaine, les autorités qui ont dénombré plus de 5 000 interpellations, dont 85% de mineurs. La Dépêche propose ce matin un comparatif de ce que proposent justement les candidats à la présidentielle sur le dossier des retraites. La retraite, ce que veulent les candidats, titre ce matin La Dépêche du Midi à Toulouse. Ainsi, par exemple, on note un fort clivage gauche-droite sur la possibilité d'introduire une part de capitalisation dans une réforme des retraites. La droite y est favorable, la gauche non. Dans les pages intérieures, le journal qui parle de dossiers boulet pour Édouard Philippe.

Le journal qui note ainsi que même parmi les électeurs d'Édouard Philippe, ils sont 42% à vouloir le statu quo, Oriane, le même pourcentage que ceux qui souhaitent l'allongement de la durée de cotisation.

55:28
Locuteur

Un

55:29
Présentateur

sujet du quotidien La Une de la montagne,

55:31
Locuteur

les

55:31
Présentateur

courses toujours plus chères. Voilà, le journal qui réalise un comparatif sur les prix de l'alimentaire en comparant le panier d'une année sur l'autre.

55:40
Locuteur

On

55:40
Présentateur

note que les prix ont ainsi augmenté de 6% depuis 2023. C'est moins que la hausse pendant la crise de 2022 à 2023 où les prix avaient explosé de 16%, mais faire ces courses, c'est donc toujours plus cher. Allez, l'actualité dans nos régions, Quentin, ce sont aussi ces fortes inondations qui touchent le sud-est du pays.

56:00
Locuteur

On

56:00
Présentateur

va aller à Montpellier retrouver Vincent Coz. Bonjour Vincent, merci beaucoup d'être avec nous. journaliste au Midi Libre.

56:05
Locuteur

Vincent, un

56:06
Présentateur

nouvel épisode Cévenol touche la région. Quels dégâts cela engendre-t-il

56:09
Locuteur

? Oui,

56:11
Présentateur

un premier épisode Cévenol a touché la région ce mercredi, tout particulièrement le Gard et les Rôles. Les raisons sont simples. Une masse d'air froid qui vient de l'Atlantique Nord rencontre l'air chaud qui persiste sur la Méditerranée. Dans notre région,

56:26
Locuteur

il

56:26
Présentateur

faisait encore plus de 30 degrés il y a une dizaine, une quinzaine de jours. Ça a occasionné de très fortes précipitations sur Montpellier. Il est tombé par exemple 140 mm en 3 heures. Le record est dans le Gard, je crois, Saint-Hippoly-du-Fort avec 340 mm. De très fortes précipitations en très peu de temps. Évidemment, les rivières, les cours d'eau, les bassins sont très vite saturés. Ça déborde très vite. Ça provoque très vite des inondations à l'image de ce que vous êtes en train de montrer en ce moment. Épisode naturel mais violent. Vincent, est-ce qu'on arrive à les prévenir

57:05
Locuteur

? Oui.

57:07
Présentateur

Alors, mieux, ça c'est le point positif comme lors d'épisodes récents. Cet épisode de mercredi dernier n'a fait aucune victime. Les gens ont été prévenus assez tôt avec une nouvelle alerte qui sonne. Quand le département de l'Hérault a été placé en alerte rouge, une alerte a sonné sur tous les téléphones de la région. C'est une véritable sirène qui se déclenche, ce qui a surpris beaucoup de monde. Tout le monde a une histoire par rapport au moment, à l'instant où cette sirène s'est déclenchée. Ce n'est pas juste une sonnerie habituelle ou un point d'alarme habituel.

57:46
Locuteur

c

57:47
Présentateur

'est une véritable sirène. et ça, évidemment, les transports scolaires sont arrêtés, les écoles sont fermées, tous les établissements scolaires sont fermés, toutes les entreprises alertent leurs salariés pour leur indiquer de travailler plus tôt s'ils le souhaitent et s'ils le peuvent suivant la tâche qui leur est affectée en télétravail. Cela évite des bilans humains catastrophiques. On se souvient de Vaison-la-Romaine,

58:14
Locuteur

on

58:14
Présentateur

se souvient de Nîmes, on se souvient du Gard en 2022 avec des bilans humains absolument absolument infroyables. Le risque zéro n'est pas compliqué, toujours compliqué à atteindre, mais on évite quand même des bilans désastreux. La seule chose qui semble difficilement prévisible, c'est quand ces orages s'arrêtent sur un territoire donné, se régénèrent, les cellules orageuses se régénèrent sur place. Ce qui, alors là, c'est des cumuls d'eau absolument hallucinants qui se déversent en quelques heures à un endroit donné. À quel endroit un orage va s'arrêter ? Ça, ça reste encore difficile à préciser, je pense. Merci Vincent.

Merci beaucoup Vincent Cosse d'avoir été avec nous, journaliste au Midi Libre. Votre une, c'est un tout autre sujet. Y a-t-il trop de fonctionnaires en Occitanie ?

59:00
Invité

Complètement.

59:00
Présentateur

C'est à la une de votre journal. Quentin,

59:03
Locuteur

on

59:03
Présentateur

continue, nous, puisqu'on parlait justement des conditions climatiques. Le Berry républicain revient sur cet été difficile pour les maraîchers. Peut-être que vous l'avez vu de vos propres yeux, des plantes tomates qui ne donnent pas de fruits, les fleurs de la plante qui grillent directement sur le pied, les légumes et les fruits ont souffert. Baisse de calibre, baisse de rendement, besoin d'eau en hausse dans le chair, les maraîchers qui racontent les trois mois de canicule. Comment cet agriculteur, par exemple, a dû replanter ses carottes quatre fois à chaque fois qu'il y

59:35
Locuteur

avait

59:35
Présentateur

une première feuille qui sortait de terre, elle était grillée par le soleil. On termine avec Sud-Ouest. Après, les feux, peut-on tout changer

59:42
Locuteur

?

59:42
Éric Coquerel

Voilà, la question se pose après les incendies géants qui ont touché la Gironde et l'élan de cet été. On continue comme ça de faire le bilan de cet été cataclysmique. Peut-on tout changer,

59:51
Présentateur

notamment l'habitat en lisière des massifs forestiers ? On rappelle, 42 000 hectares brûlés pour le seul département de la Gironde, 200 maisons détruites. Comment concilier urbanisme et prévention des risques, s'interroge ce matin Sud-Ouest, par exemple, en densifiant l'habitat plutôt qu'en l'éparpillant, en gérant mieux aussi les débrouissaillements dont l'efficacité est établie ? Merci Quentin, on se retrouve demain ? Tout à fait, à demain. Puisque vous parliez des feux, notre reportage en région consacré aux pompiers, ils ont fait le choix de s'engager en parallèle de leur vie professionnelle ou personnelle.

près de 200 nouveaux sapeurs-pompiers volontaires rejoignent les rangs du SDIS de la Loire, une mobilisation qui s'inscrit dans le nouveau plan d'action Volontariat et Citoyenneté 2030 destiné à renforcer les effectifs et susciter de nouvelles vocations. On regarde ce sujet de Yanis Bouadane pour nos partenaires de TL7.

1:00:43
Locuteur

Ils

1:00:44
Locuteur 6

ont tous entre 16 et 58 ans et rejoindront 56 des 71 casernes du département de la Loire. Ces 200 citoyens qui ont choisi de devenir sapeurs-pompiers volontaires rejoignent ce pilier essentiel du modèle de secours ligérien.

1:00:57
Invité

Tous les ans, on a à peu près un tourneuveur de 200 personnes. On a besoin de tout le monde, des jeunes, des plus anciens, des hommes et des femmes et sapeurs-pompiers volontaires, personnel administratif et technique et sapeurs-pompiers professionnels.

1:01:09
Locuteur 6

Parmi ces 200 recrues, 48 femmes et 30 anciens jeunes sapeurs-pompiers décidés à s'impliquer au service de la population. Ça fait toujours un petit quelque chose de sentir qu'il y a du monde derrière nous.

1:01:20
Locuteur

On

1:01:21
Présentateur

a visité tous les locaux, ça nous a permis un peu de voir comment ça se passait au niveau des appels.

1:01:25
Éric Coquerel

C'est une grosse formation qui est tendue sur un an. Donc, ça fait du bien de

1:01:31
Locuteur

rentrer

1:01:33
Éric Coquerel

dans la famille des pompiers volontaires.

1:01:34
Locuteur 6

Une cérémonie qui était également l'occasion de lancer le plan d'action Volontariat et citoyenneté 2030 du SDIS de la Loire. Un document construit en cinq axes pour accompagner durablement l'engagement volontaire.

1:01:45
Présentateur

Savoir recruter, savoir fidéliser, savoir reconnaître l'engagement et savoir combiner la vie professionnelle, la vie familiale et la vie de sa porte-pompier volontaire.

1:01:56
Locuteur 6

Avec un tel plan d'action et cette nouvelle promotion, le SDIS entend réaffirmer son ambition d'accompagner celles et ceux qui s'engagent et préparer également l'avenir du modèle de sécurité civile dans la Loire.

1:02:07
Présentateur

Allez, place à notre débat. Qui va gagner la primaire à gauche

1:02:10
Locuteur

?

1:02:20
Présentateur

Cinq candidats, trois débats et un vote qui aura donc lieu samedi. Premier tour de cette primaire de la gauche. Qui est favori ? Les débats ont-ils eu un impact ? Cette primaire va-t-elle abîmer ou donner un élan à celui qui en sortira vainqueur ? On va en parler avec nos éditorialistes. Bonjour Elisabeth Martichoux. Bonjour Aurélien. Merci d'être là Elisabeth. Arnaud Benedetti, directeur de la Nouvelle Revue Politique. Bonjour Arnaud.

1:02:42
Locuteur

Bonjour Aurélien. Merci également

1:02:43
Présentateur

d'être avec nous et Pablo Piovivien. Salut Pablo, rédacteur

1:02:46
Locuteur

en

1:02:46
Présentateur

chef de la revue Regards. J'imagine que comme nous vous avez regardé avec attention ces débats avant votre pronostic. Est-ce que selon vous ces débats ont été utiles Pablo

1:02:58
Locuteur

?

1:02:58
Invité

Oui, moi je pense qu'ils ont été utiles d'abord pour que chacun et chacune puisse clarifier à la fois la proposition qu'il avait ou qu'elle avait pour la France mais aussi la voie et c'est là-dessus en fait que se sont concentrés les débats la voie qui était envisagée par chacune et chacun jusqu'à la présidentielle parce que en vérité c'était ça l'enjeu principal c'était de savoir qu'est-ce que ça veut dire être de gauche qu'est-ce qu'on fait avec Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise comment on se situe en ayant comme adversaire principal Marine Le Pen et le Rassemblement National comment on se situe pour faire gagner en fait un camp qui ne serait pas celui-là est-ce qu'il faut plutôt aller vers les macronistes est-ce qu'il faut plutôt aller vers le reste de la gauche c'était ça les enjeux et pour le coup je trouve qu'après les trois débats on voit à peu près ce que chacun et chacune pense

1:03:57
Locuteur

Ils

1:03:57
Présentateur

ont permis de clarifier les lignes Elisabeth ces débats ? Si vous vous posez la question est-ce que c'est utile c'est utile et délétère

1:04:03
Invité

c'est utile parce qu'effectivement on voit à peu près les positions il y a deux duos et un cinquième au milieu le duo Fort Royal face au duo Glucksmann Gage et puis Emmanuel Morel au milieu c'est un peu le challenger celui qui ne gagnera pas mais qui apporte une forme de fraîcheur il y a toujours quelqu'un qu'on découvre dans les primaires c'est délétère parce que les primaires elles permettent

1:04:30
Locuteur

effectivement

1:04:31
Présentateur

d'entendre chaque candidat sur des positions

1:04:33
Locuteur

à

1:04:34
Présentateur

l'intérieur de la même partie heureusement qu

1:04:36
Locuteur

'ils

1:04:36
Présentateur

sont dans la même partie

1:04:37
Invité

parce qu'ils ne l'étaient pas je pense qu'ils termineraient en chair à canon ou en bouillie tellement effectivement mais c'est le propre des primaires ça aiguise les tensions et donc c'est délétère parce que ça laisse des traces toutes les primaires ont laissé

1:04:52
Locuteur

des

1:04:52
Invité

traces donc voilà je vous réponds rapidement dans un premier temps à cette question

1:04:57
Présentateur

oui évidemment on va avoir le temps de développer Arnaud c'est les socialistes d'ailleurs qui ont lancé en France le concept de primaire 2006 est-ce que les débats sont utiles ou est-ce qu'au contraire ça affiche des divergences au moment où il faudrait plutôt chercher un élan les débats sont utiles Pablo l'a dit parce qu'ils permettent en effet aux uns et aux autres de pouvoir décliner leurs propositions et de se différencier ça c'est important en l'occurrence après en effet le problème des débats c'est que ça affiche ouvertement parfois des divergences qui peuvent tourner au pugilat ça a été quand même un peu hier le cas notamment en début de débat c'est un équilibre à trouver entre la nécessité de dégager des convergences et en même temps de se différencier sans rentrer dans un conflit ouvert donc exercice difficile les débats peuvent être utiles pour les candidats et les débats peuvent faire bouger les lignes dans une primaire ça s'est passé déjà dans le primaire antérieure on l'a vu le vrai problème de la primaire et de cette primaire en particulier ça sera la mobilisation du corps électoral

1:06:01
Locuteur

parce

1:06:01
Présentateur

que moi j'ai regardé les chiffres avant de venir et on va les montrer vous allez les voir les chiffres ils sont très éloquents entre les chiffres de 2011 et ceux de 2016 vous aviez plus d'un million et demi de votants voire deux millions de votants dès le premier tour pour 2011 et un million et demi en 2016 si mes souvenirs sont bons et

1:06:20
Locuteur 7

pour

1:06:21
Présentateur

la primaire dite populaire qui n'était pas une primaire ouverte en 2021 ou 22 je sais 22 pardon 22 c'était quand même 390 000

1:06:31
Locuteur

là

1:06:31
Présentateur

on nous dit que si on atteint plus de 100 000 ça sera déjà un succès donc si vous voulez la primaire elle doit donner un élan

1:06:38
Locuteur

comment

1:06:38
Présentateur

vous l'analysez est-ce que c'est le parti socialiste qui a chuté en termes de militants est-ce que c'est les primaires qui aujourd'hui sont jugées inutiles par les sympathisants et les militants d'un parti c'est quoi ? c'est-à-dire qu'il y

1:06:52
Locuteur

a

1:06:52
Présentateur

les deux récemment si vous voulez vous avez une crise de tous les partis de gouvernement LR et PS compris ensuite les primaires à l'exception notable de 2011

1:07:01
Locuteur

qui

1:07:02
Présentateur

a finalement désigné celui qui serait le vainqueur au bout du bout c'est-à-dire François Hollande toutes les primaires à droite tant qu'à gauche n'ont finalement donné aucun vainqueur donc il y a aussi vraisemblablement cette idée que la primaire est un outil assez aléatoire

1:07:17
Locuteur

mais

1:07:18
Invité

sur le quorum sur les gens qui vont voter en fait c'est aussi intéressant de regarder c'est quoi ces 90 000 dans les 90 000 vous en avez en gros 40 000 qui viennent du parti socialiste 20 000 annoncés par place publique et 2 000 annoncés par le parti de... un peu plus et qui va se mobiliser à l'intérieur en fait de ces partis on imagine que les 20 000 qui ont donné 15 euros juste pour participer à la primaire j'imagine qu'ils vont participer assez largement en revanche est-ce que les adhérents du parti socialiste vont largement se mobiliser est-ce que les adhérents de place publique vont largement se mobiliser là il y

1:08:06
Locuteur

a

1:08:06
Invité

un espèce de point d'interrogation et est-ce qu'ils vont enfin pour qui va aller qui va qui va bénéficier en fait de ces 20 000 par exemple personnes qui ont payé 15 euros ça j'avoue que c'était quand même aussi une petite barrière à l'entrée beaucoup de gens moi dans mon entourage

1:08:21
Locuteur

il y

1:08:21
Invité

avait beaucoup de gens moi dans mon entourage qui voulaient participer à cette primaire et qui m'ont dit quand ils ont vu le prix 15 euros non mais enfin ils pensaient que

1:08:30
Locuteur

c

1:08:30
Invité

'était 2 euros en fait assez naturellement puisque dans les dernières vous avez rappelé les dernières

1:08:34
Locuteur

primaires

1:08:34
Invité

c'était plutôt de l'ordre de 2 euros et là d'un coup il fallait payer 15 balles donc ça a un peu je pense freiné les ardeurs de certaines personnes qui pourtant pouvaient se reconnaître dans cet espace social-démocrate

1:08:46
Locuteur 4

les primaires elles ont lieu parce que les grands partis n'ont plus la puissance de feu

1:08:52
Invité

propre à désigner un candidat qui représentera leur camp

1:08:56
Locuteur

c

1:08:57
Invité

'était simple quand c'était cela on voit bien que les deux partis qui y parmiennent c'est le Rassemblement National et les LFI qui ont tous les deux des processus démocratiques de désignation pas tout à fait évident

1:09:14
Locuteur

et

1:09:15
Invité

au milieu tous les autres partis ils ne savent plus faire ça ils n'ont plus encore une fois la puissance électorale après on verra mais vous aviez raison de rappeler que les primaires c'est passionnant à analyser mais ne désignent pas en général le candidat qui va gagner la présidentielle et le drame de cette primaire là

1:09:35
Locuteur

c

1:09:35
Invité

'est que l'espace politique du parti socialiste ne lui permet pas de rêver à une élection en 2027 on peut toujours dire rien ne se passe comme prévu il va y avoir des surprises extraordinaires etc l'hypothèse selon laquelle c'est le vainqueur de cette primaire qui va entrer à l'Elysée franchement je veux bien

1:09:57
Locuteur

parier avec

1:09:57
Invité

vous

1:09:58
Locuteur

mais d'autant que le

1:10:03
Présentateur

candidat dont il a été le plus question pendant ces trois débats n'était pas autour de la table des débats c'est Jean-Luc Mélenchon et on va écouter un extrait du débat d'hier un échange un peu tendu entre Jérôme Gage et Olivier Faure sur la question des alliances avec la France insoumise

1:10:19
Locuteur

Jean

1:10:20
Présentateur

-Luc Mélenchon n'est pas Voldemort nous pouvons nommer qu'à gauche aujourd'hui il est un boulet sur la perspective de victoire face au Rassemblement National et laisser entendre comme cela a été fait d'interview en interview c'est ta stratégie Olivier elle est respectable mais elle est délétère de laisser entendre que nous aurions

1:10:41
Locuteur

des

1:10:42
Locuteur 7

passerelles possibles je le dis et je le redis c'est tous nous fragiliser Jérôme Gage a cette capacité incroyable à remettre à chaque débat les mêmes sujets comme si c'était le seul

1:10:55
Locuteur

sujet

1:10:55
Locuteur 7

il a cette volonté de me coller à Jean-Luc Mélenchon pensant qu'il a un atout électoral et que parce que les gens détesteraient Jean-Luc Mélenchon il viendrait voter pour lui

1:11:06
Locuteur

voilà

1:11:07
Présentateur

extrait du débat hier soir chez nos confrères de BFM TV est-ce que cette primaire du PS elle est en train de se transformer en référendum anti-LFI anti-Jean-Luc Mélenchon moi je pense que c'est la ligne de fracture principale aujourd'hui on le voit bien sur les trois débats ça a été le sujet essentiel comment on se positionne par rapport à Jean-Luc Mélenchon de toute façon c'est la question qui se pose à la gauche depuis presque 4-5 ans en l'occurrence mais encore plus aujourd'hui et alors Fort n'a pas tort

1:11:37
Locuteur

à

1:11:37
Présentateur

mon avis sur le plan tactique

1:11:39
Locuteur

je

1:11:40
Présentateur

vois pas comment la gauche peut gagner sans à un moment donné l'apport de Mélenchon d'une manière ou d'une autre donc ça me paraît totalement impossible ou alors on change de configuration totalement c'est-à-dire que la gauche sociale-démocrate plutôt Glucksmann et Gage

1:11:56
Locuteur

doit

1:11:56
Présentateur

dire si elle est prête à une alliance avec ceux qui sont un peu plus à droite qu'eux c'est-à-dire globalement le centre-gauche les macronistes et Gabriel

1:12:06
Locuteur

Attache

1:12:07
Présentateur

hier dans Le Parisien

1:12:07
Locuteur

dit qu'il faut aller

1:12:08
Présentateur

Glucksmann aux électeurs de la droite républicaine le problème quand vous allez à une élection il faut être clair sur les alliances si vous n'êtes pas clair sur les alliances vous créez la confusion dans votre propre électorale et c'est la difficulté d'ailleurs des deux parties de gouvernement tant de LR que du PS ils ne sont pas clairs sur leurs alliances et à partir de là il ne

1:12:26
Locuteur

faut

1:12:26
Présentateur

pas qu

1:12:26
Locuteur

'ils

1:12:26
Présentateur

s'étonnent qu'il y

1:12:27
Locuteur

ait

1:12:27
Présentateur

des phénomènes d'éviction vers d'autres offres politiques Il est clair Olivier Faure sur les autres parce que c'est un peu ce que lui dit Jérôme Gage oui ou non on fait alliance avec la France insoumise

1:12:37
Invité

Mais pour l'instant personne n'est clair je veux dire ni Raphaël Glucksmann ni Jérôme Gage ni Olivier Faure et Séguen Royal parce que je comprends ce qu'essayent de faire Olivier Faure et Séguen Royal lorsqu'ils disent la gauche c'est toute la gauche c'est les communistes les écolos et la France insoumise D'accord Bon ils sont désignés qu'est-ce qu'ils font ? Où est le chemin ? Genre comment est-ce qu

1:12:57
Locuteur

'ils

1:12:57
Invité

vont négocier avec Jean-Luc Mélenchon ? Alors pour l'instant Séguen Royal par exemple ce qu'elle dit c'est moi je vais négocier d'abord avec les communistes et les écologistes Ah mais jusqu'à preuve du contraire ils ont un candidat à la présidentielle Donc qu'est-ce que ça veut dire quand Séguen Royal dit je vais faire une alliance avec les communistes qu'ont désigné lors d'un vote un candidat à la

1:13:16
Locuteur

présidentielle qui s'appelle

1:13:16
Invité

Fabien Roussel Elle parle du

1:13:17
Locuteur

second tour peut-être Non non non non

1:13:18
Invité

elle parle du premier tour Non non au second tour elle dit justement là on réunira même en allant chercher du côté des macronistes Non non elle parle du premier tour avec les communistes et les écologistes Donc je ne vois pas comment elle le fait Quant à Jean-Luc Mélenchon c'est encore pire Enfin je veux dire ils n'ont jamais décidé de s'ouvrir de quelque manière que ce soit au reste de la gauche Et c'est d'ailleurs ça c'est les trois points en fait que Raphaël Glucksmann et Jérôme Gage appuient en fait pour dire que ce n

1:13:46
Locuteur

'est

1:13:46
Invité

pas possible avec la France insoumise Il y a la question des principes et des valeurs avec les questions d'antisémitisme de rapport à la démocratie etc. Mais il y a aussi la question de l'accord de gouvernement Lorsque LFI dit le gouvernement c'est un gouvernement c'est carré ce sera des insoumis Ils disent mais elle est où la place pour les autres pour les écologistes les communistes les socialistes Il n

1:14:04
Locuteur

'y a

1:14:04
Invité

pas de place Et le dernier ça a été aussi dit par Jérôme Gage c'est la question de l'efficacité électorale C'est-à-dire que Jérôme Gage et Raphaël Glucksmann disent en fait il

1:14:12
Locuteur

y

1:14:12
Invité

a 70% des Français qui considèrent que Jean-Luc Mélenchon c'est pas possible Donc si on commence à l'avoir en fait dans notre camp on ne va pas réussir ce n'est pas propulsif C'est

1:14:21
Locuteur

-à

1:14:21
Invité

-dire que ça permet de faire 22, 23, 24% peut-être genre dans le meilleur des cas mais derrière ça ne nous permet pas de remporter l'Élysée au second tour Donc pour ces trois raisons voilà ils s'y opposent Le seul problème c

1:14:31
Locuteur

'est

1:14:31
Invité

qu'on voit pas très bien comme l'a très bien dit Arnaud c'est quoi l'alternative ? Est-ce que c'est faire comme dit c'est Ségolène Royal qui dit Raphaël Glucksmann toi tu veux faire une alliance avec la droite et les macronistes Ça n

1:14:45
Locuteur

'a

1:14:45
Invité

pas l'air tout à fait faux mais qu'est-ce qu

1:14:49
Locuteur

'il

1:14:49
Invité

propose Raphaël Glucksmann ? Il dit je vais y aller tout seul avec Place publique et les partis socialistes mais la dernière fois ils ont fait 1,75% Donc

1:14:56
Présentateur

Est-ce que du coup le candidat qui sortira vainqueur de cette primaire est dans une impasse sur cette ligne Elisabeth soit ils s'allient avec LFI et ils perdent une partie de leurs électeurs sociaux-démocrates qui ne veulent plus de cette alliance soit ils ne s'allient pas avec LFI et comment ils gagnent sans Jean-Luc Mélenchon ? Donc on est d'accord tous d'accord le parti socialiste ne

1:15:15
Invité

peut pas gagner tout seul il

1:15:16
Locuteur

ne peut

1:15:16
Invité

pas gagner sans l'union de la gauche maintenant le parti socialiste il y a une question existentielle qu'il n'a pas tranchée

1:15:21
Locuteur

et

1:15:22
Invité

c'est vrai que c'est assez intéressant d'entendre ces débats il faudrait qu'à un moment le parti socialiste s'il n'avait pas un premier secrétaire aussi louvoyant puisse effectivement trancher dans le vif c'est Jean-Luc Mélenchon qui est hégémonique à gauche il a réussi ce que François Mitterrand avait réussi lui en 1981 par rapport au parti communiste donc il a cette victoire qu'il a engagée en 2022 et a fortiori en 2024 depuis le parti socialiste n'a pas tranché est-ce que je m'allie à Jean-Luc Mélenchon pour être au pouvoir et je m'assois sur un certain nombre de valeurs ou eh bien j'essaye de me reconstruire tout seul et je tourne le dos à une possible conquête du pouvoir c'est cela qui n'a pas été tranché c'est cela que les débats quand même éclairent assez bien parce que comme le disait Arnaud il y

1:16:14
Locuteur

a

1:16:14
Invité

eu trois

1:16:14
Locuteur

débats

1:16:16
Invité

dès le premier débat ça a été vraiment la ligne de fracture je vous l'ai dit entre fort et royal d'un côté qui sont pour cette union en fait plus ou moins assumée avec Jean-Luc Mélenchon pour gagner et puis Gedge et Glucksmann qui sont pour une scission parce qu'ils estiment comme le dit Jérôme Gedge que c'est un boulet qui de toute façon ne sera pas gagnant non plus sauf à se faire bouffer tout cru par le grand méchant loup donc voilà on en est là ça n'est pas tranché et malheureusement aujourd'hui le parti socialiste ne peut pas gagner il lui faudra des années des années avant d'arriver éventuellement à retrouver une forme de prééminence ou de position prépondérante à gauche ça n'est pas le cas

1:16:59
Présentateur

la référence que fait Elisabeth à François Mitterrand est extrêmement intéressante à une nuance près à une nuance près

1:17:04
Locuteur

c

1:17:05
Présentateur

'est que là la difficulté pour la gauche c'est que c'est la gauche la plus radicale qui est hégémonique

1:17:10
Locuteur

François

1:17:11
Présentateur

Mitterrand était une gauche modérée social-démocrate

1:17:14
Locuteur

qui

1:17:15
Présentateur

se voulait réformiste même s'il parlait du rupture avec le capitalisme et on savait très bien que dans la bouche de François Mitterrand ça avait finalement assez peu d'impact c'était pas vraiment sa conviction profonde le problème là c'est qu'en l'occurrence on est à front renversé des années 1980 c'est une gauche plus radicale qui est hégémonique par rapport à la gauche dite modérée

1:17:34
Locuteur

comment

1:17:35
Présentateur

vous faites revenir au pouvoir une gauche en France lorsque ce n'est pas la gauche réformiste qui a le leadership c'est la vraie question qui se pose la gauche a gagné chaque fois en France c'est vrai depuis 1936 et même avant depuis 1924 lorsque c'était finalement la gauche réformiste qui était en position de force dans le bloc de gauche là ce n'est plus le cas on est dans une situation qui est un peu similaire à celle qu'on a connue si vous voulez sous la 4ème république où le parti communiste dominait largement la SFIO mais sauf qu'à l'époque en termes d'alliance qu'est-ce qu'avait fait la SFIO qui était le parti socialiste de l'époque elle s'était alliée avec le bloc central c'était la tripartition de la 4ème république il y avait une alliance entre les démocrates chrétiens les radicaux et le MRP

1:18:19
Locuteur

ça veut dire

1:18:19
Présentateur

que Jérôme Gage il

1:18:20
Locuteur

a

1:18:22
Présentateur

raison de dire que Jean-Luc Mélenchon c'est un boulet pour la gauche il a raison de dire la gauche ne gagnera pas avec Jean-Luc Mélenchon

1:18:27
Invité

mais c'est un boulet mais c'est un boulet dynamique parce qu'aujourd'hui c'est le

1:18:30
Locuteur

seul c'est le prof des boulis d'ailleurs

1:18:33
Invité

c'est le seul qui prend maintenant semaine

1:18:36
Locuteur

après semaine qui prend des

1:18:38
Invité

points en fait dans les sondages et aujourd'hui le parti socialiste quand on regarde que ce soit quand Raphaël Glucksmann est testé par exemple bah désolé mais il est stagnant voire parfois il perd un ou deux points donc je vois les arguments qui sont avancés par Raphaël Glucksmann mais il se heurte à une réalité c'est que aujourd'hui le projet de la France insoumise c'est le plus costaud c'est celui qui parle le plus au peuple de gauche et donc nécessairement aujourd

1:19:06
Locuteur

'hui

1:19:06
Invité

au jeune mais au peuple de gauche en général en 2017 et en 2022 Jean-Luc Mélenchon il a fait la démonstration que le vote utile à gauche c'était lui là il est en train de refaire la démonstration que le vote utile à gauche attention je ne parle pas pour l'ensemble de la France mais à gauche c'est lui encore c'est pour ça qu'il peut faire 22% 23% si tous les gens de gauche on dit que la gauche ça pèse à peu près entre 30 et 35% si tous les gens de gauche décident que ça va être Jean-Luc Mélenchon leur candidat ils peuvent même faire 30% derrière ça ne

1:19:36
Locuteur

veut

1:19:36
Invité

pas dire qu'il y

1:19:36
Locuteur

a

1:19:36
Invité

une élection présidentielle parce qu'il reste entre 65 et 70% de gens qui vont dire ah non non non surtout pas Jean-Luc Mélenchon donc il n'a pas résolu cette quadrature du cercle là mais pour l'instant dans le peuple de gauche il s'adresse à la gauche Jean-Luc Mélenchon sur le mouvement des lycéens par exemple on voit très bien Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise ils écoutent ce que disent les lycéens et hop ils prennent les cahiers des doléances et ils disent nous on est de leur côté et ça ça parle à la gauche

1:20:03
Locuteur 4

ils écoutent ils écoutent pas seulement ils

1:20:05
Locuteur

agissent parce que Louis Boyard

1:20:06
Locuteur 4

bah si bien sûr

1:20:08
Invité

que si oui

1:20:08
Locuteur

le

1:20:10
Invité

21 septembre

1:20:11
Locuteur

dans

1:20:12
Présentateur

le lycée de Seine-Saint-Denis trois

1:20:14
Invité

jours après

1:20:14
Locuteur

la première

1:20:15
Invité

grève le 18 septembre à

1:20:18
Locuteur

côté dans le département voisin bah si

1:20:20
Invité

non mais attendez

1:20:21
Locuteur

vous parlez

1:20:23
Invité

de dynamique c'est une stratégie avec laquelle pardon Jean

1:20:29
Locuteur

-Luc Mélenchon

1:20:29
Invité

a un savoir-faire extravagant

1:20:31
Locuteur

la gauche c'est un savoir-faire

1:20:33
Invité

extravagant en fait sur aller sur les

1:20:35
Locuteur

petites grèves la gauche l'avait

1:20:36
Invité

la gauche l'avait

1:20:37
Locuteur

la gauche socialiste

1:20:39
Invité

l

1:20:39
Locuteur

'avait maintenant

1:20:40
Présentateur

c'est la gauche elle est finie

1:20:41
Locuteur

mais là pardon non non mais c'est intéressant

1:20:44
Invité

aussi je rebondis sur ce que il ne fait pas qu'écouter LFI ne fait pas qu'écouter elle agit encore une fois c'est une stratégie extrêmement huilée qui remonte au

1:20:56
Locuteur

début du 20ème siècle

1:20:56
Invité

bah oui enfin oui au

1:20:58
Locuteur

moins

1:20:58
Invité

pour la gauche

1:20:59
Locuteur

du

1:20:59
Invité

20ème siècle oui bien sûr si vous voulez oui bah

1:21:02
Locuteur

je veux dire on était dans la grève de fourmis on

1:21:04
Invité

était dans toutes les grèves enfin je veux dire la gauche était dans toutes les grèves pendant tout le 20ème siècle non mais je veux dire qu'il n

1:21:09
Locuteur

'écoute pas seulement c

1:21:10
Invité

'est

1:21:10
Locuteur

pas seulement

1:21:10
Invité

un réceptacle

1:21:11
Locuteur

c

1:21:11
Invité

'est aussi quelqu

1:21:12
Locuteur

'un

1:21:13
Invité

qui sait

1:21:14
Locuteur

accompagner de ce débat

1:21:15
Invité

et qui a des capteurs parce que qui avait des capteurs dès le début du mouvement lycien qui a compris le malaise c'est LFI et donc après ils y vont mais

1:21:23
Locuteur

ça

1:21:24
Présentateur

amène aussi à une question que pose cette primaire c'est est-ce que le PS le courant social-démocrate en tout cas n'est-il pas trop englué dans cette primaire et on oublie les préoccupations des français la contestation lycéenne le pouvoir d'achat est-ce que du coup ça ne

1:21:38
Locuteur

va

1:21:38
Présentateur

pas leur nuire ça ne va pas les faire apparaître comme déconnectés

1:21:42
Locuteur

ah

1:21:43
Présentateur

oui vraisemblablement enfin vraisemblablement j'en sais rien mais enfin ce qui est sûr c'est qu'en l'occurrence on voit bien que encore une fois

1:21:49
Locuteur

si

1:21:50
Présentateur

vous voulez le PS n'est plus en position de force comme il l'était il y a encore une quinzaine d'années ça c'est clair le PS je veux dire il y a une page qui s'est tournée et le PS essaye de se reconstruire mais il essaye de se reconstruire en effet plus je veux dire avec des questions d'appareils une finée des questions d'alliances parce que finalement encore une fois on ne retient que ces sujets-là je prends le pari que si on interroge les Français sur les propositions des uns et des autres de ces candidats socialistes je ne

1:22:16
Locuteur

suis

1:22:16
Présentateur

pas sûr qu'ils soient capables aujourd'hui de différencier les uns des autres à l'exception notable en effet de la relation vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon donc Jean-Luc Mélenchon a gagné d'une certaine manière puisque je veux dire on ne parle que de lui c'est ça le vrai sujet et donc je ne vois pas dans ces conditions comment finalement cette primaire peut dégager une ligne claire et peut dégager surtout je veux dire ce n

1:22:38
Locuteur

'est

1:22:38
Présentateur

pas tant une ligne claire parce que celui qui l'emportera en effet nous dira quelle est la relation qu'il veut nouer avec Jean-Luc Mélenchon M. Guxman de ce point de vue-là il est très clair lui et M. Faure aussi d'une certaine façon aussi quand même et Mme Royale aussi mais le problème c'est qu'après je veux dire ce n

1:22:55
Locuteur

'est

1:22:55
Présentateur

pas suffisant pour créer une dynamique Alors il y a la question de la relation avec Jean-Luc Mélenchon et puis il

1:22:59
Locuteur

y

1:22:59
Présentateur

a la question du vainqueur sera-t-il soutenu par les autres on va écouter ce qu'en disait hier soir Emmanuel Morel sur BFM

1:23:07
Locuteur

La

1:23:08
Présentateur

question que

1:23:08
Locuteur

j

1:23:08
Présentateur

'ai envie de poser puisqu'il faut interpeller

1:23:11
Locuteur

c

1:23:11
Présentateur

'est est-ce que ça sera une primaire comme en 2011

1:23:14
Locuteur

c

1:23:15
Présentateur

'est-à-dire où Martine Aubry battue au deuxième tour par François Hollande a été hyper loyal et a soutenu François Hollande jusqu'à la victoire ou est-ce que ça sera une primaire de type 2017 où Benoît Hamon chaque

1:23:27
Locuteur 7

semaine voyait un nouveau traître partir chez Emmanuel Macron et bien je vous la pose à tous parce que moi en tout cas en ce qui me concerne j'ai tranché je soutiendrai le ou la gagnante

1:23:35
Présentateur

et je donnerai de toute mon énergie et de toute ma force même si j'ai des divergences avec les uns et les autres parce que j'ai envie qu'on gagne

1:23:43
Locuteur

c

1:23:43
Présentateur

'est le risque est-ce que ces primaires vont déboucher sur des fractures irréconciliables ou vont donner un élan vainqueur oui Martine Aubry elle a soutenu François Hollande mais

1:23:52
Invité

quand il y

1:23:52
Locuteur

a

1:23:52
Invité

un flou il y

1:23:53
Locuteur

a

1:23:53
Invité

un loup c'est resté collé à la basket il a dit Olivier Faure

1:23:57
Locuteur

hier chez moi

1:23:57
Présentateur

il

1:23:58
Locuteur

n'y a

1:23:58
Invité

pas de flou il n

1:23:58
Locuteur

'y a

1:23:58
Invité

pas de loup c

1:23:59
Locuteur

'est-à-dire que même 15 ans après c

1:24:01
Présentateur

'est une expression qui reste ça n

1:24:03
Locuteur

'a

1:24:03
Présentateur

pas empêché Hollande de l'emporter

1:24:05
Invité

non mais ça lui c'est resté pendant tout son quinquennat

1:24:07
Locuteur

et

1:24:08
Invité

après il y a eu les frondeurs il

1:24:09
Locuteur

l'a

1:24:10
Présentateur

alimenté lui aussi

1:24:10
Invité

c'est ça pardon ?

1:24:13
Présentateur

je dis il l'a alimenté lui aussi par sa pratique du

1:24:15
Locuteur

pouvoir il l'a alimenté

1:24:16
Invité

bien sûr mais donc

1:24:18
Présentateur

on verra c'est vrai que le parti socialiste aussi est un peu traumatisé par la trahison entre guillemets de Manuel Valls

1:24:25
Locuteur

qui

1:24:26
Présentateur

n'a pas soutenu

1:24:27
Invité

Benoît Hamon et qui d'ailleurs après on a payé aussi le prix le prix de la traîtrise et de la parole manquée on verra c'était amusant parce qu'Emmanuel Morel pendant tous les débats il joue un peu les arbitres à un moment il intervient il calme les esprits quand vraiment il s'échappe il dit rappelez-vous

1:24:45
Présentateur

les enjeux et il essaye de remettre tout

1:24:48
Locuteur

le monde

1:24:48
Présentateur

il joue aussi les rassembleurs

1:24:50
Locuteur

c'est ça les arbitres

1:24:51
Présentateur

les rassembleurs tout à fait celui

1:24:53
Locuteur

qui veut

1:24:53
Présentateur

ramener un peu d'unité entre les deux niveaux alors

1:24:55
Locuteur

ce n

1:24:55
Présentateur

'était pas le dernier des frondeurs non

1:24:58
Locuteur

mais c'est

1:25:00
Invité

vrai que l'image de Martine Aubry qui vient parce qu'elle était première secrétaire du PS qui vient et qui prend la main de François Hollande pour la soulever c'est vrai que cette image disait bon voilà nous sommes ensemble

1:25:09
Locuteur

vous savez que Manuel

1:25:09
Présentateur

Valls a soulevé la main de Benoît Hamon je

1:25:11
Locuteur

sais

1:25:11
Présentateur

avec Cambadini

1:25:13
Invité

mais après pour mieux la tordre mais le problème c'est que d'ores et déjà la tenue des débats la façon dont se sont tenus les débats ont été délétères vous avez parlé de quand c'est flou il y a un loup il y a là Raphaël Glucksmann le stagiaire et ça lorsque Ségolène Royal a dit ça en fait elle lui a collé un chewing-gum qui va se trimballer s'il l'emporte dans cette primaire il va se trimballer Raphaël Glucksmann le stagiaire pendant toute la campagne pendant toute la campagne il y a ses adversaires politiques que ça soit du côté de la France Insoumise ou du côté de la droite vont lui rappeler vont lui dire mais monsieur le stagiaire c'est une évidence et bon le truc c'est que on peut réfléchir à pourquoi est-ce que ça a autant marché que ben voilà quand elle l

1:26:01
Locuteur

'a

1:26:01
Invité

appelé le stagiaire tout le monde a dit ah ben oui c'est vrai c'est pas faux et genre je dis pas qu'il

1:26:05
Locuteur

y a

1:26:05
Invité

un fond de vérité mais genre le fait est

1:26:07
Locuteur

que mais vous me dites un peu quand même je

1:26:09
Invité

dis que genre pour qu'une instance insulte parce que c'est une insulte et moi je trouve que c'est pas au niveau de Ségorène Royal que d'insulter ses adversaires politiques dans le cadre d'une primaire socialiste mais que pour qu'une insulte marche et qu'elle ait autant de résonance c'est

1:26:21
Locuteur

-à

1:26:21
Invité

-dire que ça y est maintenant vous voyez sur les plateaux de télé genre tout le monde utilise ce enfin les gens n'utilisent pas ce terme mais ils s

1:26:27
Locuteur

'y

1:26:27
Invité

réfèrent et on le voit en fait ben c'est un énorme problème et ça va être pour le coup un boulet d'ores et déjà pour Raphaël

1:26:33
Locuteur

Gluck

1:26:33
Présentateur

mais en même temps elle a joué sur quelque chose qui est très important finalement vous ne pouvez pas vous ne pouvez pas occuper le costume en d'autres termes et ça quelque part c'est une élection présidentielle c'est une élection d'individus de charisme de personnalité donc ça joue en effet dans le

1:26:53
Invité

combat politique mais une fois que

1:26:54
Locuteur

t

1:26:54
Invité

'as dit ça comment tu fais pour le soutenir ensuite ah

1:26:56
Locuteur

ça je suis d'accord dernier

1:26:57
Présentateur

tout de table

1:26:57
Locuteur

puisque c'est

1:26:58
Présentateur

l'intitulé l'intitulé du débat je vais vous demander un petit pronostic puisque le vote est samedi selon vous au vu des trois débats qui est le mieux parti et de la dynamique de cette campagne pour les primaires qui est le mieux parti pour l'emporter

1:27:13
Invité

normalement ça doit être Raphaël Glucksmann qui doit l'emporter d'abord parce qu'il y a déjà eu un sondage qu'il donnait gagnant au premier tour et ensuite parce que aussi place publique a engrangé alors ce sont leurs chiffres mais a engrangé le plus d'adhésion ils sont passés de 8000 à 23000 en l'espace de 15 jours donc on imagine que c'est autant de gens qui vont aller voter pour Raphaël Glucksmann à la primaire après tout peut se passer

1:27:35
Locuteur

pas

1:27:35
Locuteur 4

mieux

1:27:36
Invité

voilà pas mieux je voudrais juste dire une toute petite chose il n

1:27:39
Locuteur

'y a

1:27:39
Invité

pas une fois où ils vont parler sérieusement de la crise financière et ni d'écologie d'ailleurs donc c

1:27:44
Locuteur

'est vous

1:27:44
Invité

dire à quel point quand même c'est un entre-soi

1:27:47
Présentateur

qui

1:27:47
Locuteur

à mon

1:27:47
Invité

avis est un peu préoccupant c'est

1:27:50
Présentateur

un sujet aujourd'hui encore plus s'il y

1:27:51
Locuteur

a

1:27:51
Présentateur

pas

1:27:52
Locuteur

de pronostic vous esquivez le pronostic alors moi ça fait très

1:27:54
Présentateur

longtemps que je ne fais plus de pronostic vous me pardonnerez

1:27:57
Locuteur

bon ben voilà c'est Pablo il faut faire vrai

1:27:59
Présentateur

il faut faire vrai

1:28:00
Locuteur

tout le monde s'en est à

1:28:01
Présentateur

ce qu'a dit Pablo merci beaucoup merci à tous les trois pour ce débat merci à tous de nous avoir suivis on se retrouve demain très bonne journée

1:28:10
Locuteur

public

1:28:11
Invité

sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé bonjour chez vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme public sénat merci à

1:28:36
Locuteur

tous