Nicolas Dupont-Aignan France Info 30/03/2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 55 %Attaque 33 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 74 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:25OuverteRéponse directe
Parlez-nous de votre programme sur le pouvoir d'achat des carburants.
- 0:37FerméeRéponse partielle
Vous proposez de plafonner le prix à 1,70€ le litre. Pour combien de temps et combien ça coûte ?
- 1:45FerméeRéponse directe
Vous assumez le côté aveugle de la mesure pour tous les automobilistes ?
- 2:19OuverteÉludée
Sur les pétroliers, ce serait une taxe exceptionnelle ou générale ?
- 3:05FerméeÉludée
Ce serait une taxe exceptionnelle quand les prix augmentent ou générale ?
- 3:24FerméeÉludée
De combien souhaitez-vous taxer les pétroliers ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Invité politiqueFait
« J'ai une mesure structurelle que j'ai toujours défendue, même en 2017, qui est la suppression de la TVA sur la taxe. »
- 0:52Invité politiqueChiffre
« Ça représenterait 15 centimes par litre. Ça représenterait 7 milliards d'euros. »
- 1:04Invité politiquePromesse
« je veux plafonner provisoirement le temps de la crise à 1,70€ »
- 1:38Invité politiqueChiffre
« 10 milliards au moins. »
- 2:26Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron a augmenté la taxe pour le gazole de 19 centimes. »
- 2:50Invité politiqueFait
« une enquête de BFM a montré qu'il y avait 15 centimes de plus en coût de raffinage, organisation des pétroliers. »
- 4:12Invité politiqueFait
« les très grandes entreprises qui se sont gavées d'argent pendant la crise du Covid, notamment les gaffes femmes. »
- 4:31PrésentateurFait
« Vous dites, je fais zéro droit de succession sur la résidence principale. »
- 5:10Invité politiquePromesse
« La résidence principale sera exonérée de tout droit de succession. Quel que soit le montant. »
- 6:24Invité politiquePromesse
« Indexation des pensions de retraite sur l'inflation. »
- 7:14Invité politiqueFait
« Quand on a 5% d'inflation par an, on va y arriver. Ça, c'est automatique. »
- 9:00Invité politiqueChiffre
« Il y a 5,521,000 cartes en surnombre. Et à la fin, 1,9 million qui sont des fausses cartes. »
- 11:41Invité politiqueChiffre
« 10 milliards nets qu'on donne et ça sera 15 milliards à terme si Macron est réélu. »
- 24:16AuditeurFait
« Il y a 10 millions de personnes handicapées en France et on survit avec 903 euros par mois. »
- 27:42Invité politiqueFait
« Je suis gaulliste, je suis assimilationniste et pas identitaire. »
- 30:42Invité politiqueFait
« Il faut rouvrir les écoles de police qui avaient été fermées par Nicolas Sarkozy. »
- 31:33Invité politiqueFait
« Dès le premier délit, un vol de portable, vous allez en prison 8 jours. »
- 39:16Invité politiquePromesse
« Je veux supprimer le permis à point. »
- 43:21Invité politiqueFait
« Le RIC, je le défends depuis 10 ans. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan67 %
- Présentateur12 %
- ?9 %
- Invité4 %
- Invité 23 %
- Invité 32 %
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Bonjour Nicolas Dupoignan. Bonjour Marc Fauvel. Vous participez comme tous les candidats et leur soutien au matin présidentiel de France Info. Merci d'être avec nous. On est ensemble jusqu'à 9h. Vous serez interrogé tout à l'heure par les auditeurs et par les téléspectateurs de France Info. 0809 40 41 42 pour vous interroger. Le standard évidemment est ouvert. Interrogé aussi par l'électeur de notre partenaire, le Parisien. Aujourd'hui en France, c'est votre troisième candidature. A l'Elysée, on va commencer si vous voulez bien en parlant de votre programme en matière de pouvoir d'achat sur les carburants.
Par exemple, qui est l'un des grands thèmes de l'actualité, vous proposez de plafonner le prix à 1,70€ le litre. D'abord, pour combien de temps et combien ça coûte
? Alors, deux choses. J'ai une mesure structurelle que j'ai toujours défendue, même en 2017, qui est la suppression de la TVA sur la taxe.
Parce
que c'est une anomalie. On ne taxe pas une taxe. Ça représenterait 15 centimes par litre. Ça représenterait 7 milliards d'euros. Et ça, ça a toujours été dans mon programme. C'est structurel. Mais, compte tenu de l'urgence et de la situation, de l'explosion des prix, je veux plafonner provisoirement le temps de la crise à 1,70€, pour éviter qu'on arrive à des situations dramatiques. J'avais un militant, je ne
sais
pas d'où ça vient, qui m'a envoyé un SMS hier soir pour vous dire, il me disait, je l'ai à l'instant, le gazole était à 2,13€ où il était. Et en Espagne, il était à 1,87€. Donc,
vous
voyez déjà la différence. Donc, ça veut dire quoi, plafonner à 1,70€ ? C'est que c'est une mesure exceptionnelle, provisoire. Qui coûte combien ? Alors, ça dépend du prix du marché. Qui aujourd
'hui, dans l'hypothèse, d'un litre à 2,10€... On va pouvoir pouvoir dire
10 milliards au moins. Mais ça dépend, parce qu'on peut agir sur deux choses. Et je le finance comment ?
On va parler du financement de votre programme.
Ça, vous le faites pour tous les automobilistes,
que ce soit pour partir
en week-end ou
pour aller travailler. Vous assumez le côté
aveugle de la mesure ? Oui, totalement. Pourquoi ? Parce que ce ne sont pas simplement les particuliers. Ce sont aussi les PME, ce sont ceux qui travaillent avec leur voiture. Cela
en déjà
des abattements...
Oui,
il est
très compliqué, vous le savez très bien.
Qui
a été augmenté. Oui, mais c'est une usine à gaz. Et c'est tellement une usine à gaz qu
'ils
ne peuvent pas en profiter. Donc, de grâce, une mesure immédiate, en s'attaquant entre nous,
au
super profit des pétroliers, qui gagnent un argent fou avec la hausse du prix...
S
'attaquer, ça veut dire les taxer ?
Bien sûr. Et deuxièmement, en s'attaquant aussi aux augmentations de marge qui ont été considérables, et en s'attaquant, n'oubliez pas qu'Emmanuel Macron a augmenté la taxe pour le gazole de 19 centimes. C'était dans son programme, il y
a
cinq ans.
Alignement, gazole, sans plombe. Il a fait ce qu'il avait promouvé.
Mais tout à fait. Mais en attendant, c'est les automobilistes qui payent. Donc, ce que je dis, c'est que si le prix de l'essence est plus élevé, par exemple en France comme en Espagne, c'est bien parce qu'il y
a
des raisons. Taxe trop élevée, TVA sur la taxe, et entre nous, une enquête de BFM a montré qu'il y avait 15 centimes de plus en coût de raffinage, organisation des pétroliers. Donc, il y a du ménage à faire. Et j'estime qu
'à un moment, l
'État, en pleine période de crise, doit faire le ménage,
c
'est-à-dire revenir à des prix dirigés.
Sur les pétroliers, précisément, ce serait une taxe exceptionnelle quand les prix augmentent, ou ce serait une taxe générale ?
Non, là, je vous parle
d'une mesure exceptionnelle, temporaire, pour alléger la peine des Français qui, aujourd'hui, ne peuvent plus remplir leur réservoir pour aller travailler.
Et vous savez
de combien vous
souhaitez taxer
?
Non,
parce qu'il faudra voir avec les profits qu'ils ont, étudier. Un candidat à la présidence, ce n
'est
pas un singe savant. Je n'ai pas tous les éléments précis. Ce que je sais, d'après tous les observateurs, c'est que les profits des grandes compagnies pétrolières ont explosé avec la hausse des prix.
C
'est le mécanisme, puisque leurs profits sont proportionnels. Et je pense que dans une période de crise, quand les Français souffrent, le rôle de l'État, c'est la solidarité entre les uns et les autres. Je rétablis aussi pour financer ça, il faut quand même le dire, un impôt sur les très grandes fortunes financières, au-dessus de 10 millions d'euros et sur les profits.
Alors,
sur
cette mesure, Nicolas Dupont-Aignan. Attendez, un instant, je finis juste. Oui, mais on va essayer de les déterminer un petit peu,
si vous le permettez. Vous dites, effectivement, je crée un impôt sur les très grandes fortunes, sur les patrimoines supérieurs. À 10 millions d
'euros. À 10 millions d'euros. Et les très grandes entreprises
qui se sont gavées d'argent pendant la crise du Covid, notamment les gaffes femmes. Et j'estime là aussi que s'il y a des gens qui vont travailler pour ces entreprises,
c'est
parce qu'il faut qu'elles puissent aller travailler. Donc, à un moment, on ne peut pas accumuler des profits gigantesques et
appauvrir
les Français tout
le temps.
Un impôt sur les gros patrimoines, de plus
de
10 millions d'euros.
Mais
dans le même temps, si on a bien lu votre programme, Nicolas Dupont-Aignan, vous dites, je fais zéro droit de succession sur la résidence principale. Il suffira qu'un milliardaire achète un château, le lègue, et il ne paiera pas d'impôts.
La
résidence principale,
zéro droit de succession. Alors,
il peut y avoir un plafond,
ça, ça sera discuté. Il n'y en a pas dans votre
programme. Non, parce que j'estime que la résidence principale, c'est-à-dire quand les Français font l'effort d'acheter un pavillon, une maison, toute leur vie, ils sont taxés sur leur travail, ils font une épargne pour... Je veux qu'on puisse se transmettre à ses enfants.
Mais il y a une différence entre l'épargne,
comme vous le dites, et, par exemple, en faire un bien de défiscalisation. Mais qu'importe la résidence
principale.
La résidence principale sera exonérée de tout droit de succession.
Quel
que soit le montant. Et quel que soit le montant, on peut après plafonner, bien sûr, pour ne
pas
qu
'il
y
ait
des abus de milliardaires qui achètent un château. Mais ce
n
'est pas
l'objet.
Sur les droits de succession, pardon, on précise qu'aujourd'hui, quand dans un mariage, le conjoint est décédé, l'autre conjoint hérite son droit de succession de sa part sur la résidence
principale. Oui, mais c'est très compliqué. Et il y a un abattement aussi pour les enfants. C'est très
compliqué. Je vais vous dire pourquoi. Parce
que j'ai eu beaucoup d'exemples dans ma ville. C'est déjà
possible.
J'ai eu beaucoup d'exemples. Pourquoi je suis arrivé à cette mesure ? J'étais mère 22 ans. Le nombre de personnes qui sont venues me voir avec des problèmes de succession, avec les enfants, des disputes familiales, des problèmes, la volonté de rester d'un enfant dans le lieu. Je veux que tous les Français qui
économisent
toute leur vie pour avoir leur chez
-soi,
puissent se transmettre à leurs enfants. C'est une mesure simple. Parce que vous savez, l'administration adore les mesures compliquées. Alors, plus on avance dans le temps, dans notre pays, plus tout est compliqué. Avec des règles, et puis il y
a
des experts pour les règles, et
puis
il y
a
des avocats fiscalistes, et puis il
y
a soucis. Moi, je veux tout simplifier. Abattement général sur la résidence principale.
On va parler des mesures d'économie que vous préconisez, Nicolas Dupont.
Il
y
en
a plusieurs dans votre programme. Oui, mais il y a d'autres mesures pour le pouvoir d'achat
que l'essence. Alors, on n'aura pas
le temps de faire.
On n'aura pas le temps de tout le faire. L
'indexation des
pensions de
retraite sur l'inflation. Non, mais juste deux points. Indexation des pensions de retraite sur l'inflation. Et deuxième point, 13ème mois pour tous, jusqu'à 3 SMIC, 8%, 13ème mois, 8% d'augmentation des salaires pas par l'entreprise, qui n'aura pas les moyens, par la baisse des charges salariales. Ça, c'est fondamental.
Sur ce
point-là, c'est mon triptyque.
Plafonnement des prix de l'essence et des 100
premiers produits de nécessité aussi.
Je vais vous faire préciser sur les salaires. Effectivement, indexer aussi les salaires sur l'inflation
augmentée. Non, non,
les pensions de retraite.
Mais vous dites aussi les salaires.
Les salaires, c'est dans notre programme. Les salaires,
oui. Il faut revenir à l'indexation des salaires.
Et vous dites, j'augmente ceux des salariés et des indépendants de 8%. Pour qu'on comprenne bien, il y a la première augmentation qui est celle indexée sur l'inflation.
Et
vous rajoutez à cela 8%
d'augmentation.
L'indexation sur l'inflation, notamment pour les retraités, c'est dans la loi.
Là, c'est pour les salariés. Là, c
'est pour les salariés.
Quand on a 5% d'inflation par an, on va
y arriver. Ça, c'est
automatique. Et vous rajoutez 8%.
Oui, bien évidemment. Mais
les salaires en
France sont très faibles. Et la différence entre le brut et le net, et je le dis aux chefs d'entreprise qui m'écoutent, je ne
vais
pas augmenter le brut parce que les entreprises ne pourraient pas payer. En revanche, est-ce que vous trouvez normal qu'entre le brut qui est payé par un chef d'entreprise et le net, il y
a
23% pris sur la feuille de paye pour l'État ?
C
'était 8% en 1967. On est passé entre 1967 et 2020, en 50 ans, de 8% entre le brut et le net
à
23%. Je dis stop.
Ce
n
'est
pas possible. C'est pour ça qu'il y
a
un malaise en France. Parce que le salarié dit, je suis mal payé.
Et
le patron dit, mais je donne une grosse somme. Et pourquoi il y
a
une différence de 23% avant les impôts
?
Il faut mettre fin à ça. Sinon, il n
'y
aura pas de motivation au travail. Moi, je veux récompenser le travail. Tout mon programme, c'est la récompense du travail. Vous préconisez 20 milliards
d'euros d'économie uniquement en faisant la chasse aux fraudes, à la carte vitale. Le problème, Nicolas Dupont-Aignan, c'est que ce chiffre, il ne correspond à rien. Aujourd'hui, c'est 20 milliards. Eh oui.
Alors ça, c'est très intéressant. On me répète ça partout. Peut-être parce que c'est vrai. Eh bien non. Parce que j'ai amené, parce que j'en ai assez. Alors allez-y. J'ai amené les rapports sur lesquels je me suis fondé. Oui, lequel ? Là, j'ai devant moi le rapport du Sénat, Grand-Jean Goulet. Quelle année ?
Il
est là. Rapport du Sénat, des parlementaires, 2019, commission des finances, 1,922,371 cartes en surnombre. Alors,
c'est là où il faut rentrer
dans le détail
de ce que vous dites. Parce que c'est très
important. Il y a 1,9 million de cartes en surnombre,
ce
sont des chiffres des années précédentes. Mais des cartes en surnombre, Nicolas Dupont-Aignan, ça ne
veut
pas dire des fraudes.
Vous savez que par exemple, quand vous êtes étudiant et que vous devenez travailleur, vous avez pendant un moment deux cartes.
Attendez. C'est le rapport du Sénat, vous le lisez. Il y a 5,521,000 cartes en surnombre. Et à la fin, 1,9 million qui sont des fausses cartes. Et c'est le rapport du Sénat. Mais attendez.
On
me dit que
ce
n
'est
pas vrai. C'est le rapport du Sénat. Deux parlementaires centristes, pas du tout Dupont-Aignan. Ensuite, l'année d'après, Rebolote, rapport de l'Assemblée nationale, Edzel, je l'ai amené. Même chose. 25 milliards. Ensuite, vous avez l'inspection des finances. Je l'ai amené.
Rapport des finances.
C'est un rapport de
2009
avant la sécurisation
de la carte vitale. Mais 2020.
Donc, ce qui est extraordinaire dans ce sujet, c'est que depuis 20 ans, les Français sont volés. Volés. par une fraude.
Que
la caisse primaire d'assurance maladie a fait même un faux témoignage. Un faux témoignage. C
'est-à-dire
que, devant la commission, elle a dit oui, il
y a
beaucoup de cartes vitales. Et après, elle a fait passer un communiqué de presse en disant non, je ne l'ai pas dit. Pourquoi ? Parce que, depuis 20 ans, l'argent des cotisations des Français est volé. Pillé. Ça représente une somme colossale. Certains disent même 50. Moi, je n
'ai
jamais dit 50 milliards. Je l'ai
évalué à 20
milliards. C'est
une institution fiable. C'est la Cour des comptes. Je l'ai là. C'est la Cour des comptes de 2019 de la Cour des comptes. 120
millions d'euros de fraude à la carte vitale.
Non,
c'est complètement fou. Rapport de la commission d'enquête ça
veut dire que les parlementaires,
le Sénat, l'Assemblée nationale, l'inspection des finances disent n'importe quoi.
Il y a tout le
moins peut-être débat sur le chiffrage. Mais il
y a débat. C'est dans mon livre. Bref, tous les Français savent que leurs cotisations sont pillées. Il suffit d'aller dans un service de dette sociale de mairie pour comprendre. Si les gens allaient sur le terrain, ils verraient ce qui se passe. Moi, j'en ai assez qu'on sacrifie les personnes âgées en réduisant leurs pensions. J'en ai assez qu'on réduise les prestations, qu'on ferme des lits d'hôpitaux parce qu'on ne fait pas le ménage. Alors, avec moi, oui, on fera le ménage. Et ce n
'est
pas la caisse primaire d'assurance maladie qui dit n'importe quoi depuis 20 ans parce qu'elle n
'a
pas été capable de contrôler. Qui contrôlera ? Il y aura une organisation pour que l'argent des Français ne soit pas gaspillé et leur soit rendu. Et ça, c'est une nouvelle fondamentale.
Donc, première mesure d'économie, un contrôle plus strict des
conditions d'attribution. Plus que la contrôle
des cartes biométriques.
Des cartes biométriques,
On nous a cassé les pieds avec
des QR codes pour aller prendre un café et on
n'est pas
capable de contrôler les
cartes biométriques. On va passer... On va passer... Si vous le voulez bien, Nicolas Dupoyant,
à l'Europe,
vous
récupérez, dites-vous, 8 milliards par an. Et si l'Europe dit non ?
Mais
ce n
'est
pas l'Europe de décider. La France est souveraine. Quand Madame Thatcher a dit I want my money back, elle n
'est
pas sortie de l'Union Européenne, elle a dit I want my money back. Elle
s'est assise à Fontainebleau.
Elle s'est assise à Fontainebleau
en face de M.M. Mais si les 26 autres
vous disent non,
vous ferez quoi vous arrêter ?
La différence entre moi et les autres,
c
'est qu'avec moi, la France sera souveraine. C'est-à-dire, je vais vous dire, 10 milliards nets qu'on donne et ça sera 15 milliards à terme si Macron est réélu. C'est considérable. Sous Jacques Chirac, souvenez-vous de ce chiffre, et Jospin, donc gauche-droite, ont donné combien ? 2 milliards. Attendez, 2 milliards, c'était normal qu'on aide nos voisins plus pauvres de 2 milliards par an. 10 milliards aujourd'hui, c'est le budget de
l
'enseignement supérieur. Et 10 milliards,
c
'est la réforme des retraites que prévoit Macron à 65 ans, Pécresse à 75
ans.
8 milliards, je le bascule immédiatement sur les retraités français. Et
je vous repose ma question parce qu'elle est importante si les autres Etats vous disent non, la France ne
fera plus. La France réforme
l'Europe. Si on vous dit non, vous
ne pouvez passer dans les traités. Est
-ce que
vous quittez l'Europe ? La France est un pays, un grand pays d'Europe. Si la France dit je ne paye plus, eh bien ça fera comme l'Angleterre de Madame Thatcher, il y aura une négociation. Et on ne paiera pas. Je ne paye plus des dépenses pour la Turquie. Je ne paye plus des dépenses pour délocaliser nos usines. Oui, mais l'Europe a donné des milliards d'euros à la Turquie. Elle continue.
Notamment dans le cas du pacte migratoire, mais c'est
des présidions pour nos
auditeurs.
Des milliards à la Turquie, alors qu
'elle
n
'est
justement pas dans l'Union européenne. Pour qu'elle garde les migrants venus de
Syrie ? Vous ne l'auriez
pas fait. Non, jamais. Je ne cède pas au chantage et je contrôle mes frontières. Et le deuxième point, je ne donne plus d'argent pour des pays qui délocalisent nos usines. Bridgestone dans le Pas-de-Calais, les travailleurs détachés qui viennent s'en payer de charges dans notre pays. Mais il y
a
un moment, excusez-moi, mais les retraités sont dans la misère et on donne de l'argent à une organisation qui enlève nos emplois. Moi, je veux bien que la France soit complètement stupide, mais il
y a
un moment, ce n'est plus possible.
Et au moins, c
'est clair.
Nicolas Dupont,
il
y
a
un troisième poste d'économie, troisième piste d'économie de dérembourser certains médicaments. Est-ce que c'est bien cela ? Vous voulez dérembourser une liste de médicaments ? Non,
c'est ce que j'ai dit,
simplement. C'est dans votre programme. Oui, mais
attendez, je sais ce qu'il y
a
dans mon programme. Ce que j'ai dit, c'est qu'en France, les lobbies pharmaceutiques, et on les connaît, et on l'a vu pendant le Covid, les conflits d'intérêts au sommet,
on
va parler aussi du... Tiens, on peut récupérer un milliard sur les cabinets d'études. J'ai le rapport McKinsey de vol au sommet de l'État.
Ça, on va en parler. Vous allez au pénal ou pas d'ailleurs là-dessus ? Qu'ils aillent en justice, à l'Emmanuel
Macron, vous comptez porter plainte ou pas ?
Ah, mais écoutez, ce qui est extravagant dans la réaction d'Emmanuel Macron, sur McKinsey, sur le rapport du Sénat là aussi, c'est des sénateurs et c'est pas de mon bord politique, c'est qu'ils résonnent en pénal, mais moralement, ça ne le choque pas d'avoir refusé, par exemple, d'augmenter l'allocation adulte handicapé et la déconjugalisation à l'Assemblée nationale où tous les groupes politiques, gauche, droite, étaient d'accord pour le voter pour les handicapés. 800 millions, et le gouvernement, Emmanuel Macron dit 800 millions,
c
'est trop cher pour les handicapés. Et il donne 1 milliard en 2021
à
des cabinets d'études qui, en plus, ont conseillé Pfizer
avant.
Alors, je sais qu'il a fait un deal quand il était chez Rothschild avec Pfizer, il faudra une enquête, il
y a
l'humanité qui vient de lancer une enquête, mais ça fait quand même beaucoup.
Et moralement, c'est inacceptable. Pour vous, il y a une mauvaise question
des deniers publics dans cette
affaire, C'est très grave. Nicolas Dupégnon, où est-ce que
ça va au-delà
? Vous avez entendu
Emmanuel Macron dire si certains de mes adversaires aujourd'hui veulent en faire une affaire juridique, qu'ils aillent devant les tribunaux. Est-ce que vous êtes prêts, vous,
quelque
chose qui
dépasse le cadre juridique ?
J
'attaque. Quand François Fillon se fait offrir un complet,
le
parquet financier lance une enquête. J'attends que le parquet financier... C'était pas là-dessus,
c
'était sur sa femme. L
'emploi fictif, c'était pas la
même chose. Disons que c'est... J'attends que le parquet financier ouvre une enquête. Sur quel motif ? Mais sur le motif, comment se fait-il, comment se fait-il qu'un président de la République donne, multiplie par 3,7, 3,7, entre 2018 et 2021, les crédits pour les conseils en stratégie qui représentent la moitié du milliard, 450 millions,
ça
a été multiplié par 3,7. Et comment se fait-il qu'on retrouve McKinsey à beaucoup d'endroits, alors que c'est un article du Monde, c'est pas moi qui le dis, McKinsey a fait des prestations gratuites pour l'Elysée,
que
McKinsey l'a aidé dans sa campagne de 2017, et que lui-même était gérant chez Rothschild, où il a organisé une négociation entre Pfizer...
Mais est
-ce que vous
souhaitez... Attendez, entre Pfizer et Nestlé, et qu'ensuite, c'est McKinsey qui a fait la stratégie vaccinale française, et qui en même temps est conseillé de Pfizer. Excusez-moi, si Emmanuel Macron ne comprend pas qu'au-delà même du pénal,
il
y
a
un problème moral dans un État à dépenser 1 milliard d'euros pour des cabinets d'études, à les augmenter démesurément, alors qu'on connaît tous ces liens avec ces cabinets, je crois qu'Emmanuel Macron n'est pas apte à diriger
l'État. Vous appelez le parquet
national financier à se saisir juste pour
qu'on revient. Il devrait se saisir. Pour vous, il y a conflit d'intérêts, il y a éventuellement...
Sur quel motif ? D
'accord, vous dites juste qu'il faut enquêter. Mais attendez,
est-ce que vous trouvez normal, au-delà du pénal, que la stratégie vaccinale de la France soit faite par un cabinet privé qui se substitue aux fonctionnaires impartiaux de l'État,
et
que ce même cabinet se conseille Pfizer ?
Est-ce que vous trouvez normal ? Moi,
je pense qu'il
y a
un problème moral. Alors après, vous me posez une question sur les médicaments.
Je sais ce qu'on
va faire. On va en parler dans une minute. Oui, ben non, parce qu'on a parlé
d'autres choses. Mais j'ai parlé de
McKinsey,
c'est quand même important. C'est un scandale d'État
que les Français doivent connaître parce qu'on n'en parle pas tellement entre nous.
Vous n'écoutez pas la radio, vous ne lisez pas les journaux. Moi aussi. Vous venez de citer un article du Monde si vous avez
écouté
France
Info. Ce matin,
on en a parlé encore. Je
ne
vous dis
pas que vous ne faites pas votre métier. Je sais parce que tous les
opposants aujourd'hui, et on en reçoit quelques-uns à Emmanuel Macron
sur ce plateau,
à chaque fois qu'on parle de sujet, disons, on n
'en
parle pas tout en en parlant. Écoutez,
en tout cas, c'est une piste d'économie. Vous cherchez
des économies.
On arrête les cabinets d'études. On laisse le parquet financier faire son travail. On arrête les cabinets d'études. Ça fait un milliard et avec ça, j'augmente l'aide aux handicapés qui sont en dessous du seuil de pauvreté. Je vous le rappelle. Et ça, c'est du concret.
Vous
voyez ? Moi, à chaque dépense,
j
'ai
un gros aide.
Je vous interromps, Nicolas Dupont-Aignan, au moment de l'entre-deux-tours, vous aviez rejoint, on s'en souvient, Marine Le Pen, en échange de la promesse d'être nommée à Matignon. Allez-vous faire la même chose dans dix jours ?
Écoutez, je suis candidat parce que je pense que les Français ne veulent pas obligatoirement retrouver ce duel. Vous disiez la même chose il y a cinq
ans avant de conclure une alliance avec elle.
Mais aujourd'hui, je suis candidat au premier tour. Je ne sais absolument pas qui va être au second. Et je pense, mon petit doigt me dit, je peux me tromper, que les Français, en tout cas, je leur dis, si vous allez voter massivement, si les 47 millions d'électeurs vont voter, eh bien, je peux vous dire, on peut déjà sortir Emmanuel Macron dès le premier tour,
ce
qui serait un grand... Dès le premier tour ? Dès le premier tour. Je pense qu'arriver à Lionel Jospin peut arriver à Emmanuel Macron. C'est-à-dire que les Français, je les supplie d'aller voter. Ils sont écoeurés, on peut en reparler. Partout, les gens, hier j'étais à Fort-Bac, les gens sont écoeurés. Écoeurés de la campagne, écoeurés de ce qui se passe. Mais je leur dis, si vous êtes écoeurés
et
si vous n'allez pas voter, eh bien, vous allez subir pendant 5 ans. Si vous allez voter, vous pouvez rebattre les 4.
Mais
vous
n
'excluez pas
un nouvel accord entre les deux tours, soit avec Marine Le Pen, soit avec Éric Seymour. Est-ce que vous jouez la
finale ? Non,
mais
est-ce que vous
pouvez dire à vos électeurs, Nicolas Ducoyant, votez pour moi et plus je serai haut, plus j'ai une chance d'être tombé à Matignon.
Alors, je ne cherche pas ça. Je peux vous l'assurer. Je défends des convictions, sinon je ne serai pas candidat. Je défends des convictions, notamment sur la liberté. On n
'a
pas parlé de l'affaire sanitaire. Je veux éradiquer tout pass sanitaire vaccinal, réintégrer les soignants exclus. Bref, on ne
va
pas revenir là-dessus. Je fais ça pour mes convictions, pour l'idée que je me fais de la France et je suis convaincu. Conviction, ça n'empêche pas les alliances. Mais
les
alliances, je vais vous dire ce que j'ai appris en 2017, si on est franc entre nous. C'est que tout ce que vous pouvez dire aux gens, votez pour X ou votez pour Y, les gens votent comme ils volent. Donc, je suis beaucoup plus... C'est-à
-dire
vous regrettez de l'avoir fait ? Non, pas du tout. Quand on voit le bilan de Macron, je pense que j'ai été bien courageux et que
j
'avais bien raison de dire stop parce que c'était grave. Mais pour autant, je pense que les Français n'ont pas besoin qu'on leur donne des leçons au second tour. Et comme on ne sait pas qu'il y aura au second tour, eh bien, je vous dis une chose. Moi, je ne souhaite qu'une chose. C'est apporter et pourquoi pas être au second tour ? Tout peut arriver. Si les 20 millions de Français qui veulent s'abstenir rebattent les cartes, enfin, on peut sortir de ces seconds tours qui, franchement, n'enthousiasment pas les Français. Tout sauf Macron. Mais c'est évident que Macron est un danger public pour
la France.
C'est-à-dire qu'un second tour, Mélenchon
-Macron, vous votez Mélenchon.
On verra qui sera au second tour. Est-ce que, dans les matchs de foot, les joueurs des équipes, avant la finale, passent leur vie à se dire « Ah ben alors, si on perd, qu
'est
-ce qu'on fait ? » Moi, je fais ça pour gagner. Et je dis à mes électeurs et je dis aux Français qui m'aiment bien, il y en a un certain nombre, votez, n'écoutez pas les sondages, votez avec votre cœur, votre raison et déjouer ce vote du second tour qui est une catastrophe pour
le pays. Et à vos
électeurs, est-ce que vous dites, dans toute hypothèse, « Si je suis au second tour, je gouvernerai avec Marine Le Pen, avec Éric Zemmour
sur le fond des convictions. » Mais je gouvernerai,
bien évidemment, avec tous ceux qui veulent l'indépendance de la France, qui viennent de gauche ou de droite, parce que l'enjeu,
c
'est le pillage de la France par une oligarchie.
Une oligarchie
qui pille la France,
qui appauvrit les Français. Mais c'est très important
ce que je vous dis,
si je peux me permettre. Jamais on n'a vu
une petite bande au sommet de l'État, une petite bande, à ce point, appauvrir la masse des Français et piller les recettes. Et donc, je dis, Français, mais réveillez-vous avant qu'il soit trop tard. Vous
avez dit
hier au micro de nos confrères d'RTL, cette élection, elle est truquée de A à Z. Ça veut dire quoi ? Ça veut
dire que vous n
'êtes
pas candidat, vous êtes virtuel,
vous
n
'allez pas
conclure. Tout est
fait pour faire réélire Emmanuel Macron. Le système des parrainages. Totalement injuste. Vous savez qui l'a mis en place ? Je sais,
c
'est lui, 2016. Non. 2016.
Vous êtes des parrainages, c'est quelqu'un
dont vous vous référez depuis des années,
c'est le général de Gaulle. Et vous savez combien il y en avait à l'époque ? Il y en avait 100
anonymes.
Et c'est en 2016. C'est de Gaulle dont vous expliquez que vous êtes l'héritier qui a mis en place ce
système. Emmanuel Macron, enfin François Hollande plus exactement. François Hollande, 2016, rend public les parrainages et rend handicapant les
parrainages.
Il y en a
déjà 500 qui
étaient publics. Non, ils étaient publics après tirés au sort. Tirés au sort. 500. Pas tous. Il
a changé les règles du
jeu. Mais il n'a pas rendu,
tiens, il n'a pas rendu, tiens, quelque chose. Mais vous les avez eues, Nicolas. Il n
'a
pas rendu.
Mais ce n
'est
pas par rapport à moi que je me décide. Qu'est-ce qui est
truqué dans cette élection ? C'est important ce que vous dites.
Complètement inégalitaire.
L'équité du temps de parole.
L'équité du temps de parole. Avant 2016, c'était cinq semaines d'égalité. Vous
souvient ? Maintenant, c'est deux
semaines. C'est deux semaines. Donc, c'est vicié. Les moyens financiers, totalement inégalitaires. Les
règles n'ont pas changé. Les règles n'ont pas changé. Et puis, surtout, le
président de la République ne veut pas débattre. Ça n'a pas été le cas non plus des deux sortants précédents.
À la
différence près, à la différence près,
si je peux vous dire, c'est qu'il y avait des débats organisés. Si M. Macron ne veut pas venir
débattre
avec ses onze concurrents, mais qu'au moins les médias français organisent des débats avec ceux qui veulent bien, ce qui n
'est
pas le cas, ça sera quand même la première élection où il n
'y
aura pas eu de débat. La dernière fois, il y
a
eu un débat à onze. Ce que je veux vous dire, les Français sentent très bien
que
tout est fait pour étouffer la campagne, pour...
Il
reste que ces quinze jours. Et encore pendant ces quinze jours, grâce à vous, il y
a
une vraie émission. Mais dans beaucoup de chaînes, c'est expédié à les 10
minutes.
Elle va
se poursuivre cette émission, Nicolas Dupont-Union, avec les auditeurs et les téléspectateurs, si vous voulez bien, dans cinq minutes, d'un mot et d'un mot, un seul, s'il vous plaît. Oui ou non ? Vous nous dites que cette élection est truquée de A à Z.
Vous reconnaîtrez... Attendez, je n'ai pas posé ma question.
Vous reconnaîtrez le résultat des urnes le 10 avril à 20h. Ça dépend si les Français vont voter massivement.
Je
souhaite que les Français... C'est-à-dire qu'il n'y a pas assez de
votants, vous direz que cette élection n
'est
pas vaillable. Mais de fait, vous savez, quand un peuple traîne les pieds, ne reconnaît plus son système politique, ne reconnaît plus son système médiatique, se réfugie dans la colère, je dis que c'est dangereux. Et moi, je suis attaché à la démocratie.
Et
je demande aux Français d'aller voter, de déjouer le piège de cette élection truquée. C'est à eux de la détruquer,
pas
très français. C'est à eux de déjouer le piège. Et ce faisant, ils peuvent éviter la réélection d'Emmanuel Macron.
Ce faisant,
ils peuvent choisir
le candidat qu'ils veulent.
0-809
-40-41-42.
C
'est
à eux de
jouer. Oh, il a dur à couper. 0-809
-40-41
-42. C'est mon métier. Pour vous interroger dans 5 minutes, Nicolas Dupont-Aignan, la météo dans un instant. Jour du scrutin présidentiel. Nicolas Dupont-Aignan, invité des matins présidentiels du France Info qui va à présent répondre à vos questions au standard de France Info, sur le 0-809-40-41-42. Bonjour Yves. Oui, bonjour. Vous nous appelez de Toulouse et on écoute votre question.
Oui, j'appelle de Toulouse. En plus, c'est une ville où le grand-père de Nicolas Dupont-Aignan était un célèbre aviateur. Voilà, une petite parenthèse. Moi, je vous appelle concernant M. Dupont-Aignan, concernant votre programme pour les personnes handicapées. Il y a 10 millions de personnes handicapées en France et on survit avec 903 euros par mois. A savoir que, au mois de janvier dernier, on a réduit l'allocation de logement de 45 euros. Donc, c'est plus que de la survie.
J'aimerais savoir qu'est-ce que vous allez faire vous concrètement pour les personnes en situation de handicap même concernant la loi de 2005 qui impose aux entreprises privées et publiques d'embaucher du personnel handicapé et chose qui n'est pas faite plus de 15 ans après, 17 ans plus tard.
Nicolas Dupont-Aignan. Ça fait 15 ans que je me bats pour les personnes en situation de handicap sans en parler toujours. Je l
'ai
fait dans ma ville. On avait atteint les 6 % de personnes recrutées. C'est un point fondamental. Il y a énormément de personnes en situation de handicap qui ont envie de travailler, qui peuvent donner le meilleur et souvent, il y
a
un blocage psychologique.
C
'est-à-dire que les employeurs croient qu'une personne en situation de handicap ne va pas travailler comme un autre. C'est complètement faux. Je l'ai expérimenté dans ma mairie. À chaque fois que j'ai voulu recruter quelqu'un en situation de handicap, on m'a dit « Ah, peut-être, peut-être. » On l'a fait. Ça a été exemplaire. Donc, si on permet à des personnes en situation de handicap de travailler,
on
dégage de l'autre côté énormément de possibilités pour augmenter l'allocation adulte handicapé. Je propose de la revaloriser de 160 euros pour la faire passer au-dessus du seuil de pauvreté. Et je propose surtout, je vous en ai parlé tout à l'heure, la déconjugalisation. C'est un peu technique. C'est qu'aujourd'hui, une personne handicapée, si son conjoint gagne plus qu'il est privé de toute allocation et c'est un problème de dignité et de dépendance vis-à
-vis
du conjoint. Tous les partis politiques étaient d'accord, sauf En Marche et le Modem, pour le voter à l'Assemblée. Ça a été refusé, je l'ai dit, pour 800 millions. C'est ce qu'a donné Emmanuel Macron chaque année au cabinet d'études.
Et Nicolas Dupont-Aignan, Madina, lectrice du Parisien aujourd'hui en France, a aussi une question pour vous. Bonjour Madina. Bonjour. Vous vous appelez Paris. Oui, bonjour. Bonjour M. Dupont-Aignan. Bonjour Madame. Comment vous situez-vous par rapport à Marine Le Pen et Éric Jemmour
?
Je suis différent, sinon je ne serais pas candidat. Si j'avais voulu rallier au premier tour l'un ou l'autre, je l'aurais fait. Je
suis guilliste. Vous avez une
différence
?
Quelle différence ? Demande Madina. Très simplement, une différence de personnalité, je crois. J'ai été maire 22 ans, je suis sur le terrain, toujours conseiller municipal, j'ai redressé une ville en faillite. Je crois beaucoup à la bonne gestion. J'estime que je partage avec eux le patriotisme, l'indépendance de la nation, bien sûr, il y
a
des points communs comme il y
a
des points communs entre Jadot et Macron, entre Pécresse et Macron.
Il n'y a rien
d'irréconcilia entre
vous ? Mais je n'en sais rien.
En
tout cas, ce
que je sais,
ce que je sais, c'est qu'il
y a
des points communs. Personne ne va les nier. En revanche, il y a une différence de parcours et de vision de la société. j'ai un projet, notamment sur le handicap, sur les femmes, la vision de la femme dans la société, sur la participation dans l'entreprise, sur la justice sociale, par exemple, avec Éric Zemmour. Il veut la retraite à 64 ans. C'est une folie furieuse. C'est des millions de pauvres de main. Donc, j'ai un programme de gaulliste social, républicain, différent des deux autres. Et c'est à l'environnement, c'est à ce titre que
je développe. Et vous n'avez pas de différence,
par exemple, Nicolas Dupont-Aignan, avec Éric Zemmour, sur la question de l'identité française ou sur
la question de l'islam
? J'ai une différence. Je suis aussi ferme que lui sur le refus de la submersion migratoire. Quand il
dit « islam » égal « islamisme », par
exemple. Je suis en désaccord là-dessus, tout le monde le sait. Je suis gaulliste,
je
suis assimilationniste et pas identitaire. Je crois qu'il faut éviter
l'osciller, il faut la bloquer. Il faut aussi prendre l
'assimilation. D'accord. En attendant, j'estime que quand on est français, je ne connais que deux catégories de français. C'est ce que disait Chirac, mais il avait raison. Ceux qui respectent la loi et ceux qui ne la respectent pas. Et je ne veux pas diviser la France davantage. Je crois qu'il faut à la fois rendre à la France son indépendance, la liberté aux français, c'est toute la question sanitaire. Grosse différence avec Zemmour. Moi, je ne me suis pas satisfait, je ne suis pas vacciné, j'ai refusé le vaccin et je refuse le pass sanitaire. J'estime qu'on doit être en liberté. Ça n'empêche pas de bien soigner les gens. Et donc, il y a beaucoup de différences. Simplement,
il
faut creuser un peu comme il y
a
des différences entre Jadot et Macron et les autres. Et il faut le choix au premier tour. Et puis, peut-être l'autre différence, c'est que si j'étais au second tour face à Macron, je pense que je ne serais pas caricaturable comme l'est Éric Zemmour et que
j
'aurais beaucoup plus de chances de gagner.
Maintenant, il
faut m'aider à être au second
tour. On
parlait
d'assimilation
il y a
un instant, Nicolas Dupoignan, dans son discours au Trocadéro le week-end dernier, Éric Zemmour a eu cette phrase. Vous avez sans doute entendu l'assimilation,
c
'est rire devant Louis de Funès, Jean Dujardin ou Depardieu, c'est pleurer en écoutant. Vous
en faites la même définition ?
Je vais vous dire, moi, je veux construire la France pour les 50 prochaines années. Je crois qu'on ne peut pas éternellement ressasser le passé. J'adore la culture française. J'adore Brel,
Depardieu, il n'est pas français en l'occurrence. On tombe un peu à côté de la plaque et Depardieu ne l'est plus.
C'est un des plus grands chanteurs francophones.
On
ne
va
pas s'arrêter à la Belgique, la France, au Canada. En parlant d'identité française, oui, enfin, francophones. Moi, je vais vous dire, je crois qu'on est chacun riche de son identité, qu'il y
ait
des identités plurielles qui sont arrivées en France et qu'elles sont respectables à condition,
à
condition, qu'on aille vers le même horizon. Et je veux une France libre, indépendante, je veux une France forte et je veux une France juste. Après, chacun met de côté son passé,
il
a son identité personnelle, mais il est laïque français. Et c'est ça qui m'intéresse, c
'est
rassembler les Français. Et si j'étais quand même réélu
dans
une ville, c'est modeste. 30 000 habitants, une ville qui était plutôt de gauche, de banlieue,
à 80% au
premier tour, à trois reprises, c'est parce que je crois que
j'ai
une capacité à rassembler. Et après Macron qui a divisé, je n
'ai
pas envie qu'on divise encore.
Nicolas Dupont-Aignan, Kevin, qui est policier et originaire de Clermont-Ferrand, vous voulez aussi vous poser une question sur le régalien, qu'effectivement,
on
n'a pas abordé pendant
la première demi-heure. C
'est à vous, Kevin. Bonjour. Bonjour, monsieur Dupont-Aignan. C'est un honneur. Je suis en effet policier à Clermont-Ferrand, c'est 30 000 policiers. Or, on a 25 000 policiers qui partent à la retraite d'ici cinq ans. Et monsieur Sarkozy avait supprimé bon nombre d'écoles de police et nous n'avons pas la capacité de former et c'est un métier qui n'attire plus. Que comptez-vous faire
?
Il y a deux choses. Vous avez tout à fait raison sur les écoles de police. Emmanuel Macron a dit je recrute 10 000, mais comme les écoles de police sont encombrées, il a réduit le temps de formation. Maintenant, il vient de le rallonger. Il faut rouvrir les écoles de police qui avaient été fermées par Nicolas Sarkozy, d'ailleurs. Et je m'étais opposé à lui à cette époque. Il faut rouvrir des écoles de police. Il faut former. Il faut aussi, c'est fondamental, développer des assistants administratifs dans les commissariats, notamment sur les enquêtes, pour décharger les policiers de beaucoup de paperasses et les remettre sur le terrain.
C
'est comme les médecins entre nous. Troisièmement, il faut réduire les codes, il faut changer le code de procédure pénale.
C'est
un code qui favorise
les voyous et
qui empêche les
policiers de travail. les peines alternatives ? Est-ce que vous
réduisez le support
du bracelet
électronique ? Par exemple ? Je
supprime la loi de 2019, 23 mars de mémoire, qui, en dessous de 6 mois de condamnation, interdit la prison.
Et
je reprends
ce
qui se fait aux Pays-Bas, en Angleterre, mais surtout aux Pays-Bas, qui est une expérience extraordinaire, où ils ont totalement inversé le système. Dès le premier délit, dès le premier délit, un vol de portable, vous allez en prison.
8
jours.
Et
ce faisant, ils ont réduit la récidive. Et aujourd'hui, ils ont moins de prisonniers
qu
'ils avaient il y
a
10
ans. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que
notre système pénal, juste un point, et c'est pour ça que les policiers craquent, notre système pénal fait qu'on arrête les gens et on est en prison à la cinquantième délit. C'est plus possible. Dernier point pour répondre à la question, il faut augmenter les heures de nuit. C'est comme d'ailleurs les aides-soignantes et les médecins, pas payer la nuit. Il faut payer les heures supplémentaires.
Il
y
a
eu un progrès, mais on est encore loin. Il faut revaloriser la condition de policier, mais il faut surtout que la justice travaille et fonctionne. Et là, si on ne remet pas une justice au travail avec des recrutements, un budget, j'ai prévu 5 milliards d'euros dans mon budget pour développer l'État, reconstruire
l'État. On retourne au standard de France Info dans un instant avec vous Nicolas Dupont-Aignan. Marie-Laure nous attend au standard de France Info. Bonjour Marie-Laure.
Bonjour Marc Fauvel et merci à vous et à toute l'équipe. Je rejoins M. Dupont-Aignan parce que la France profonde est rarement entendue. Est-ce que vous avez une question à lui poser ?
La question
que j'ai à poser est la suivante. Ma voix ne vous le dira peut-être pas mais j'ai 70 ans et je voulais demander à M. Dupont-Aignan si à l'inverse de M. Macron qui a promis et n'a pas fait, il fera lui le plan grand âge de la sécurité sociale. Est-ce qu'il fera quelque chose pour les seniors ? Car j'ai l'impression que les seniors, pourtant je n'ai pas une mentalité vieillotte, mais les seniors sont selon moi les grands oubliés de la campagne.
Merci beaucoup Marie-Laure. Nicolas
Dupont-Aignan vous répond. La première chose que je fais
c
'est de rétablir l'indexation des pensions de retraite sur l'inflation car quand on a une inflation à 4%, 3%, 5%, on va voir cette année, si on ne rétablit pas l'indexation qui a été supprimée depuis François Hollande et Emmanuel Macron, on tue les retraités. Premier point. deuxième point sur le plan grand âge et justement un plan et vous pouvez le lire sur internet 2022 NDA tout est écrit qui consiste à permettre aux personnes de rester le plus longtemps chez elles et améliorer les EHPAD.
C
'est les deux.
Il
faut absolument
améliorer,
c'est
-à-dire
? aider les personnes à l'investissement chez eux,
à
améliorer leur habitat pour pouvoir rester chez eux, améliorer l'aide à domicile, l'aide à domicile où c'est extrêmement dur d'avoir une aide à domicile et là il faut l'aider financièrement. Troisièmement, augmenter le taux d'encadrement dans les EHPAD de 25% mais ça veut dire des recettes supplémentaires, ça a un coût, c
'est
la branche dépendance et je veux affecter la fameuse CRDS
sur
le
grand âge
sur le grand âge parce qu'en fait on cafouille sur le grand âge depuis 10 ans. Pourquoi
?
Parce qu'on a créé une branche de sécurité sociale mais il n
'y a
pas d'argent dedans. Donc on a laissé le privé faire n'importe quoi, il faut reconstituer tout ça. Qu'est-ce que vous faites des EHPAD privés ? Les EHPAD privés, je les contrôle
car je vais vous dire une
chose, on a appris avec l'horrible affaire Orpea que les ARS que je veux d'ailleurs dissoudre revenir à des structures
départementales
et bien
avertissaient 48 heures à l'avance avant un contrôle. Alors moi je veux vous dire, vous connaissez quelqu'un qui avertit 48 heures à l'avance avant un contrôle, c'est dément. Et on sait très bien les EHPAD dans une ville, les EHPAD qui sont bien et celles qui ne sont pas bien, je peux vous le dire.
Question sur les seniors, question peut-être sur les juniors, Nicolas Dupont-Aignan, cette mesure qu'on a vu dans votre programme, l'ouverture d'internat disciplinaire pour les élèves perturbateurs et harceleurs. Internat disciplinaire pour les élèves perturbateurs et harceleurs. C'est quoi un élève perturbateur ?
C'est très simple. C'est
à partir de quand ? C'est
très simple. Tous les enseignants vous le
diront. Les classes sont pourries par un élève ou deux. Des enseignants vivent à un enfer pendant des années à cause d'un élève. L'éducation nationale ouvre le parapluie en permanence en disant on ne peut pas l'exclure de la classe. Il vous a menacé. Les enseignants d'ailleurs craquent. Il vous a menacé mais on ne
peut
rien faire, on ne sait pas où le mettre. Qui décidera d'envoyer
un enfant
dans
cet interneur ? Ce
sera un conseil de discipline d'abord pour exclure l'élève qui menace les professeurs de l'établissement. Ça c'est déjà le cas aujourd'hui ? Non, non. Si le conseil de discipline
qui exclut les élèves ça existe déjà ?
Ça existe en principe mais ça ne se fait pas. Et les enseignants n'en peuvent plus. Et vous pouvez apprendre dans une classe quand c'est calme. Ça ne sert à rien d'augmenter les choses. Il faut déjà qu'il
y
ait le calme dans la classe. Et ensuite pour que les chefs d'établissement puissent donner un avenir à ces jeunes perturbateurs il faut qu'il
y ait
un internat avec l'accord de la famille que ça peut être un internat
de jour. La famille peut
s'y opposer ?
On
ne
va
pas enfermer des jeunes de 14 ans de nuit n'importe où.
Et ce serait dès
14 ans par ailleurs ?
Mais ça peut être très
jeune d'un internat c'est-à-dire une structure éducative adaptée pour les élèves en crise qui perturbe et qui menace leur... Encadré
par
qui ? Encadré par des spécialistes. Mais ça a existé. Nicolas Sarkozy l'avait fait bien. Il avait lancé ça. Parce qu'il faut que... Mais vous dites que la famille pourra s'opposer à
cette
décision ? Écoutez, je ne
vais
pas mettre en place une dictature. Ce n
'est
pas l'objet. Mais ce que je veux c'est que les enseignants français qui n'en peuvent plus puissent faire leur métier dans des conditions de calme. On apprend dans le calme. Et j'en ai assez de l'éducation nationale qui ouvre le parapluie en permanence et qui ne défend jamais ses enseignants. C'est fondamental.
Jordi nous a appelé au standard. Jordi qui n'est plus joignable malheureusement je vais me faire son porte-parole. Il dit je suis trentenaire, entrepreneur, je ne sais pas pour qui voter. Ce qui va me décider ce sont les positions des candidats sur l'environnement. Et là c'est moi qui parle si vous le permettez. Nicolas Dupont-Aignan en observant votre programme hier avec Néhla Latrousse on a trouvé assez peu de choses nous a-t-il semblé sur l'environnement.
Est-ce que c'est
volontaire de votre part ? Est-ce que vous dites comme Nicolas Sarkozy en son temps l'écologie ça commence à bien faire c'est pas là-dessus ? Pas du tout. Non ?
Alors je vous donne un exemple. J'ai mon programme 18 décisions
très concrètes en revanche je refuse
ça
c'est clair
la
fausse écologie qui culpabilise les français notamment les automobilistes.
Vous dites par exemple sur ce thème de la voiture si je suis élu les zones de faibles émissions qui interdisent la circulation des voitures les plus polluantes dans certaines grandes villes avec moi c'est terminé. Tout de suite. Pourquoi ? Je vais vous dire
pourquoi.
Que dans un centre-ville on interdise des voitures polluantes oui si dans le centre de Paris il
y
a quatre arrondissements dans le centre de Lyon il y
a
des mesures je n'y suis jamais opposé. En revanche créer un délit de pauvreté c'est un délit de pauvreté. Pauvreté feu c'est quoi ? C'est pas le centre d'une ville c'est par exemple l'agglomération parisienne avec l'A86 et c'est en 2024 que 75% des automobilistes pourront plus y accéder. Alors moi je veux bien que parce qu'on est pauvre mais vous vous rendez compte ce qui est scandaleux ? La classe moyenne et les plus pauvres de nos concitoyens ne pourront plus accéder à l'hôpital emmener leurs enfants au stade de foot parce qu'ils n'ont pas la chance de pouvoir se payer une voiture électrique à 30 000 euros
mais
on est complètement malade. Le vrai problème de la pollution pardonnez-moi ce sont les centrales à charbon allemandes polonaises qui polluent la France tous les hivers 6 fois plus de pollution pour produire la même électricité parce qu
'il
n
'y a
pas de nucléaire ce sont les portes-containers qui apportent des marchandises du monde entier et qui polluent autant un porte-container qu'un million de voitures et j
'ai
un programme au contraire écologique et il suffit de le lire pour voir j'ai fait un rapport sur la pollution des océans à l'Assemblée et je veux dépolluer la Méditerranée simplement c'est concret c'est pas de l'écologie culpabilisée
Pour rester
sur la voiture on a une question de Nassira de Metz qui nous a une question par internet et qui demande si vous reviendrez sur la limitation de vitesse à 80 km
heure sur
les routes
Bien sûr il faut arrêter je veux supprimer le permis à point et je veux m'attaquer au chauffard Vous mettez quoi à la place ? Je l'attaque au chauffard comme dans certains pays Pardon à la place du permis à point ? Il n
'y a
plus de point L'attaque au chauffard une amende On ne pourra plus perdre son permis ? Mais si on pourra vous le retirer si par hasard vous allez trop vite ou vous êtes en alcoolémie et vous avez des choses graves on peut vous le retirer on peut saisir votre voiture Vous pouvez avoir des amendes très fortes Du coup qu'est-ce
qui
change ? Ce qui change c'est l'emmerdement pour tous les français qui sont raquettés financièrement parce qu'ils dépassent de 2 km heure de 5 km heure et il faut donner un peu d'air C
'est
-à
-dire
qu
'il
n'y
aura
plus de radars ? Si mais il peut y avoir des radars mais attendez je n'ai pas dit
qu
'on allait faire n'importe quoi sur la route Il
faut arrêter de verbaliser
si on dépasse de 2 ou de 5 km heure Ce
que je veux dire c'est que le permis à point est un système qui n'est pas là pour la sécurité routière qui est là pour le fric et je veux qu
'on
soit beaucoup plus sévère vis-à-vis des chauffards de ceux qui consomment de la drogue de l'alcool au volant on peut l'être beaucoup plus avec de vraies décisions de justice et je veux en revanche qu'on arrête cette multiplication des radars partout en France
Allez, il nous reste 5 grosses minutes Nicolas Dupont-Aignan Christian nous appelle donc du Pas-de-Calais Bonjour Christian Oui, bonjour Bienvenue sur France Info On vous écoute Bonjour
Oui,
bonjour Voilà Bonjour Monsieur Dupont-Aignan Voilà Né d'un accouchement sous X La loi n'existe qu'en France et au Luxembourg et une particularité en Italie et nous sommes les délaissés de la loi du 2 septembre en 1941 de Vichy qui autorise une mère d'abandonner son enfant dans le secret
Je
voudrais savoir quelle est votre position à ce sujet-là
et
puis d'autre part je voudrais savoir qu'en est-il de toutes ces institutions de tout ce qu'on a pu créer depuis 2002 depuis le CNOP je voudrais savoir les dysfonctionnements qu'est-ce qu'on peut faire quelle est votre connaissance et que pouvez-vous faire à ce sujet si vous êtes élu président et si vous n'étiez pas élu est-ce que vous seriez prêt à faire une proposition de loi
Christian, pour être précis ce que vous réclamez aujourd'hui au sujet de l'accouchement sous X qu'est-ce que c'est ?
Alors, l'accouchement sous X c'est l'abandon Ah
ça on voit mais qu'est-ce
que vous vous demandez pardon qu'est-ce que vous vous réclamez le droit à la filiation
Nous, ce que nous réclamons c'est l'abolition de la loi pour le remplacer dans un accouchement dans la discrétion comme ça se fait en Grande-Bretagne D'accord à savoir qu'un enfant peut connaître la traçabilité de sa mère en consultant son dossier à l'âge de 18 ans D'accord à sa majorité
Nicolas Demoyant
Je
suis tout à fait favorable je crois même j'avais déposé je ne
veux
pas dire de bêtises mais en tout cas j'avais posé une question écrite là-dessus à l'Assemblée je pense que chacun a le droit à sa filiation à savoir d'où il vient alors après il faut des modalités peut-être attendre 18 ans ne pas perturber l'enfant mais je pense que chacun a le droit à savoir d'où il vient
sur les sujets de société Nicolas Dupoignon question très rapide vous maintiendrez la PMA pour toutes je ne change rien vous ne
changez rien vous ne reviendrez pas en arrière rien
d'accord j'irai pas plus loin mais je ne changerai rien
Sophie nous appelle de Nancy et elle a une question sur les institutions pour le coup bonjour Sophie bonjour monsieur Dupont-Daignan bonjour madame bonjour je souhaite vous poser une question concernant la constitution ne pensez-vous pas que la constitution de 1958 remaniée
est
aujourd'hui obsolète par rapport aux exigences naturelles actuelles l'écologie la démocratie et par rapport aux aspirations de la société française
seriez
-vous prêt à soutenir et organiser l'écriture d'une nouvelle constitution mais écrite par les citoyens et non par de pseudo-élite soit grâce à une constituante soit en pensant trouver dans les travaux des groupes qui ont déjà réfléchi à cette question des textes qui pourraient devenir consensuels Nicolas Dupoignon et
à
tout le moins seriez-vous favorable à un RIC avec déclenchement raisonnable
référendum d'initiative citoyenne le RIC je le défends depuis 10 ans je l'appelais référendum d'initiative populaire donc j'ai simplement changé de nom je me suis adapté à l'époque RIC je suis absolument convaincu que la constitution est malade parce qu'elle a été trahie il faut renouer avec le référendum mais pas le référendum octroyé il faut un système à la Suisse où 500 000 signatures c'est dans mon programme depuis des années donc là-dessus à 100% après j'ai toujours hésité de savoir s'il fallait une nouvelle constitution ou pas ce qui est sûr c'est notre système est à bout de souffle parce qu'il est confisqué et je ne crois qu'au référendum et notamment d'initiative citoyenne pour le ressusciter pas seulement au
niveau national
avec 500 000 signatures au niveau national ce qui est bas et au niveau local aussi parce que la féodalisation du pays les élus la féodalisation il y
a
des maires ruraux extraordinaires mais alors après plus vous montez c'est devenu des féodalités il faut un bing bang alors pourquoi pas au moins un travail avec des citoyens je veux juste avant la fin j'ai une minute allez-y j'ai entendu avant de venir que j'étais l'ami de Poutine ou le soutien de Poutine je m'élève en faux contre ça c'est scandaleux et je dis très clairement j'ai condamné l'agression en revanche c'est vrai
je demande pour être parfaitement
précis je pense que vous faites référence à l'édito de
oui parce que j'accepte pas ça qui a
rappelé vos positions il y a quelques années oui sur
attendez
laissez-moi juste expliquer pour que les éditeurs qui n'étaient pas là tout à l'heure puissent comprendre vous vous étiez félicité de l'entrée en guerre de Vladimir Poutine au moment de la guerre en Syrie exactement en
disant
que c'était une très bonne chose et
c
'était le seul homme d'état au moment où
il allait
notamment bombarder
les civils
à Alep
non au moment où il allait lutter contre l'état islamique alors que la France et les Etats-Unis combattaient Assad alors que Poutine combattait l'état islamique qui avait tué à Paris et à l'époque j'avais dit et on ressort tout le temps cette phrase en l'enlevant du contexte donc c'est important de préciser j'avais dit oui c'est le seul homme d'état parce que nous pendant qu'on a des morts à Paris lui il bombarde l'état islamique et on me ressort cette phrase aujourd'hui sur un conflit différent que je ne peux pas approuver et c'est juste cette précision que
je
voulais faire c'est
important parce que
parce qu'après vous comprenez alors
une autre précision importante sur l'Ukraine on aurait sans doute
dû y passer un peu sans doute du mais à coup de pas ça fait 5 ans que vous réclamez une levée des sanctions sur la Russie est-ce que vous le dites encore aujourd'hui avec les nouvelles sanctions décidées suite à l'invasion de l'Ukraine j'ai approuvé les
sanctions contre les oligarques Poutine financière oui à tout prix en revanche je dis que les sanctions économiques se retournent contre les français et j'ai déposé un plan de paix auquel on arrive d'ailleurs c'est tragique qu'il ait fallu tant de morts la neutralité de l'Ukraine je l
'ai
proposé en 2015 dans une vidéo vous pouvez retrouver neutralité de l'Ukraine autonomie du Donbass retrait des troupes russes élections libres en 2015
à part la Russie personne ne voulait de neutralité de l'Ukraine mais
moi
je
la demandais oui c'était
et Jacques Chirac
n'oubliez pas article
dans le
Figaro de samedi Jacques Chirac avait envoyé Gourdeau-Montagne en 2006 pour demander la neutralité de l'Ukraine c'est à dire que Jacques Chirac avait beaucoup de défauts par ailleurs avait pressenti que ce serait le conflit de demain il avait demandé la neutralité de l'Ukraine et les américains n'avaient pas voulu donc ce que je demande sur l'Ukraine les russes sont les agresseurs on est tous d'accord c'est horrible ce qui se passe et pour arrêter les horreurs il faut la neutralité de l'Ukraine et je me permets de le dire c'est pas être l'ami de Poutine ou le soutien de Poutine c'est être indépendant et gaullien
merci Nicolas Dupont-Aignan merci aux auditeurs et téléspectateurs de France Info toujours aussi nombreux à se
prêter à cet exercice de
démocratie direct merci
également
au lecteur du Parisien aujourd'hui en France notre partenaire la suite des matins présidentiels demain 8h30 sur France Info on compte sur vous bonne journée à tous et vous avez
Nicolas Dupont-Aignan