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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 28 septembre 2017 44 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalInstitutions & électionsImmigration & asile

Nicolas Dupont-Aignan invité de L'Epreuve de Vérité sur Public Sénat

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 29 %Attaque 52 %Défensif 19 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:36OuverteRéponse partielle

    Le budget 2018 est-il une politique pour tous les Français ?

  • 0:55OuverteRéponse directe

    Avec qui poursuivrez-vous votre aventure politique après votre alliance avec Marine Le Pen ?

  • 8:19OuverteRéponse directe

    Le projet de budget 2018 est-il pour tous ou pour quelques-uns ?

  • 10:05OuverteRéponse directe

    Souhaitez-vous taxer davantage le capital et la fortune ?

  • 19:36OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron a-t-il donné un souffle nouveau à l'Europe ?

  • 28:15OuverteRéponse directe

    Schengen est-il mort et enterré selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:45Invité politiqueFait
    « C'est un acte de haute trahison industrielle et nationale. »
  • 3:25Invité politiqueFait
    « Il y a eu Technip, qui nous a été vendu comme l'union fait la force. Au bout de 6 mois, les Américains avaient les 2 tiers du conseil d'administration. »
  • 8:35Invité politiqueFait
    « C'est un budget pour les super-riches, même pas ceux qui créent. »
  • 8:54Invité politiqueChiffre
    « 5 milliards à peu près pour les plus fortunés des fortunés. »
  • 9:28Invité politiqueFait
    « Baisse de l'ATH, augmentation de l'allocation adulte handicapé, mais qui est compensée par la hausse de la CSG, la suppression de l'APL, la réduction de l'APL, la suppression des emplois aidés, la hausse du diesel, la hausse du tabac. »
  • 20:14Invité politiqueFait
    « La France refuse l'application du CETA, ce traité de libre-échange totalement contradictoire avec les accords écologiques de Paris. »
  • 23:15Invité politiqueFait
    « Quand vous envoyez quelqu'un à la mort, un soldat, c'est quelqu'un qui donne sa vie pour la nation. »
  • 26:24Invité politiqueFait
    « Je considère qu'il n'y a aucune raison que les réfugiés restent en Europe. Ils doivent repartir en Syrie. »
  • 30:16Invité politiqueFait
    « J'ai soutenu au second tour et je ne le regrette pas un instant parce que j'ai voulu casser ce piège de François Mitterrand. »
  • 35:20Invité politiqueFait
    « Personne ne sait qui sera en position en 2022. »
  • 36:41Invité politiqueChiffre
    « On a eu 2500 adhérents supplémentaires en un mois. »
  • 36:57Invité politiqueFait
    « Voir un projet alternatif face à Macron. »
  • 37:26Invité politiqueFait
    « Les Français n'avaient pas soif de Macron. »
  • 37:32Invité politiqueFait
    « Ils ont voté par défaut. »
  • 40:30Invité politiqueFait
    « Ils veulent savoir comment on va défendre nos PME relocalisées. »
  • 40:33Invité politiqueFait
    « Ils veulent savoir comment on va sauver l'hôpital. »
  • 42:23Invité politiqueFait
    « Quel est le beau projet qui peut permettre de relocaliser 2 millions d'emplois ? »
  • 42:51Invité politiqueFait
    « Je suis convaincu qu'à partir du moment où les Français ne veulent pas sortir de l'euro, ça ne sert à rien de dire il faut sortir de l'euro. »
  • 43:11Invité politiquePromesse
    « Je veux préparer cette plateforme commune pour, dans un an, qu'on soit prêt. »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan67 %
  • Présentateur10 %
  • ?10 %
  • Présentateur 25 %
  • Invité3 %
  • Invité 22 %

≈ 65,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Public Sénat, en partenariat avec l'AFP, Les Echos, Radio Classique, présente... Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, est l'invité de l'épreuve de vérité. Bonsoir. Bonsoir. Et merci d'être avec nous à ce rendez-vous de Public Sénat, avec l'AFP, avec Les Echos et Radio Classique. L'actualité économique et industrielle vous donne l'occasion de réagir, de bondir même, ai-je envie de dire. Nicolas Dupont-Aignan, vous répondrez donc à trois grandes questions aujourd'hui. Un, la politique mise en œuvre avec le budget 2018, est-ce une politique pour tous les Français, comme le dit l'exécutif ? Vous répondrez à Jean-Francis Pécresse. Deux, la Sorbonne après l'Acropole.

Enfin, une ambition pour l'Europe. Mickaël Zames vous interrogera sur le discours volontariste du chef de l'État. Enfin, trois, avec qui est-ce que vous allez poursuivre votre aventure politique après votre pas de deux avec Marine Le Pen ? Vous le direz tout à l'heure à Guillaume Daudin. Mais d'abord, une toute première question d'actualité.

1:11
Locuteur

Et

1:11
Présentateur

bien sûr, le grand mécano industriel et capitalistique autour d'Alstom-Symens et des chantiers navals STX. Bruno Le Maire défend sur les sites concernés aujourd'hui et demain la garantie pour les salariés français, pour leur emploi. Notamment, le ministre de l'Économie a lancé aujourd'hui à Saint-Nazaire, mais c'était également valable pour Alstom. Comme il l'a dit, l'union fait la force. Il demande donc aux salariés français d'être confiants. Pourquoi ne pas être confiants, sachant qu'effectivement, l'union fait la force

1:41
Nicolas Dupont-Aignan

? Mais ce n

1:42
Locuteur

'est

1:42
Nicolas Dupont-Aignan

pas une union,

1:43
Locuteur

c

1:44
Nicolas Dupont-Aignan

'est une absorption. C'est un acte de haute trahison industrielle et nationale. Moi, je suis pour une union style Airbus. Belle idée que de faire un Airbus ferroviaire. Mais Airbus, si vous regardez comment ça s'est fait, c'est une base d'égalité. C'est à

2:02
Locuteur

11

2:03
Nicolas Dupont-Aignan

% d'actionnariats allemands, 11% français, des entreprises en plus, je parle de l'État, et puis après des entreprises. C'est une aventure collective. Ce n

2:13
Locuteur

'est

2:13
Nicolas Dupont-Aignan

pas le sabordage par des autorités politiques françaises de leurs propres outils industriels.

2:18
Locuteur

Alors

2:18
Nicolas Dupont-Aignan

dites-moi, haute trahison, sabordage. C'est très grave ce qui se

2:22
Locuteur

passe. Et vous

2:22
Présentateur

allez parler du patriotisme, évidemment.

2:23
Locuteur

Mais je

2:25
Nicolas Dupont-Aignan

dis simplement, on ne fera pas l'Europe

2:27
Locuteur

sur

2:28
Nicolas Dupont-Aignan

la destruction d'un pays.

2:30
Locuteur

Ce

2:30
Nicolas Dupont-Aignan

qui se passe sur l'affaire Alstom relèvera d'une commission d'enquête parlementaire. Je la demande.

2:37
Présentateur

Vous

2:37
Locuteur

la demandez à qui

2:38
Présentateur

? Parce qu'il vous faut des alliés.

2:39
Locuteur

Le Front National,

2:40
Présentateur

la gauche,

2:41
Locuteur

vous avez des

2:41
Présentateur

retours déjà.

2:42
Locuteur

Tous

2:42
Nicolas Dupont-Aignan

les élus qui n'acceptent pas que des autorités politiques s'abordent leur propre pays.

2:48
Locuteur

Parce

2:49
Nicolas Dupont-Aignan

que sur Alstom, soyons précis, Alstom ferroviaire a plus de commandes que Siemens ferroviaire. Beaucoup plus. Et on le sait. Le chiffre d'affaires est aussi important sinon supérieur. Et surtout, les brevets, l'avance technologique française. C'est un des points d'appui fondamentaux de l'avenir.

3:07
Locuteur

Il

3:08
Nicolas Dupont-Aignan

n

3:08
Locuteur

'y

3:08
Nicolas Dupont-Aignan

avait aucune raison

3:09
Locuteur

de

3:10
Nicolas Dupont-Aignan

donner 51%, 50% plus 1 à Siemens. Quand

3:14
Locuteur

vous dites trahison,

3:15
Nicolas Dupont-Aignan

vous visez qui ?

3:16
Locuteur

Le chef de

3:17
Nicolas Dupont-Aignan

l

3:17
Locuteur

'État. Qui

3:18
Nicolas Dupont-Aignan

avec la banque Rothschild, comme par hasard, comme par hasard, qui officie, comme elle l'a fait sur Alstom avec General Electric.

3:25
Locuteur

Car

3:26
Nicolas Dupont-Aignan

ce qui est insupportable dans cette affaire,

3:28
Locuteur

c

3:28
Nicolas Dupont-Aignan

'est qu'on peut commettre une erreur une fois.

3:31
Locuteur

Mais

3:31
Nicolas Dupont-Aignan

on a des exemples précis. Il y

3:33
Locuteur

a

3:33
Nicolas Dupont-Aignan

eu Technip,

3:34
Locuteur

qui

3:35
Nicolas Dupont-Aignan

nous a été vendu comme l'union fait la force. Au bout de 6 mois, les Américains avaient les 2 tiers du conseil d'administration, alors que Technip était plus important que l'entreprise américaine. Il y a eu Alcatel,

3:45
Locuteur

qui

3:45
Nicolas Dupont-Aignan

a été bradé chez Nokia. Et maintenant, M. Macron pleure misère devant les licenciements. Il

3:51
Locuteur

y a

3:51
Nicolas Dupont-Aignan

eu Lafarge,

3:52
Locuteur

qui

3:53
Nicolas Dupont-Aignan

a été bradé avec l'entreprise

3:55
Locuteur

suisse. Et il y a eu

3:57
Nicolas Dupont-Aignan

Alstom Energy. Ça ne fait pas beaucoup ? Alors, à propos d'Alstom

4:01
Locuteur

Energy...

4:01
Nicolas Dupont-Aignan

Il

4:01
Locuteur

y a un moment,

4:01
Nicolas Dupont-Aignan

on a le droit de réagir quand même. À propos d'Alstom Energy.

4:04
Locuteur

Et

4:04
Nicolas Dupont-Aignan

à chaque fois, presque chaque fois, la Banque Rothschild, qui, avec la complicité de certains dirigeants

4:09
Locuteur

et

4:10
Nicolas Dupont-Aignan

la faiblesse de l'État, accepte ce sacrifice industriel qui n'a rien à voir avec l'Europe. Soyons clairs. Oui au partenariat européen,

4:19
Locuteur

mais

4:20
Nicolas Dupont-Aignan

pas avec la domination d'une entreprise

4:21
Présentateur

sur une autre. Alors, vous êtes rejoint

4:23
Locuteur

par

4:24
Présentateur

Arano Montebourg dans une tribune au Monde cet après-midi. Et il cite le cas d'Alstom Energy, effectivement, qui a été vendu à l'américain de Général Electric. Et il parle, lui, en s'abritant derrière la justice américaine, des dirigeants corrompus d'Alstom.

4:39
Locuteur

Alors,

4:39
Présentateur

vous allez jusque-là,

4:40
Locuteur

aujourd'hui ? Vous avez des soupçons de

4:41
Présentateur

corruption,

4:42
Locuteur

aujourd

4:42
Présentateur

'hui, puisque vous parlez de

4:44
Locuteur

sabordage, de haute trahison. Est-ce que vous parlez pour les dirigeants d

4:46
Présentateur

'Alstom

4:47
Locuteur

? Oui, aussi.

4:47
Nicolas Dupont-Aignan

De corruption ? Souvenez-vous. De corruption. Est

5:06
Locuteur

-ce que vous parlez de l'argent

5:06
Nicolas Dupont-Aignan

de cette société qui, après avoir vendu l'outil de travail

5:09
Locuteur

à

5:10
Nicolas Dupont-Aignan

Général Electric, qui n'a pas respecté ses promesses et qui licencie maintenant

5:14
Locuteur

?

5:15
Nicolas Dupont-Aignan

Où est passé cet argent ? Pire, dans le deal qui vient d'être signé avec Siemens, les co-entreprises qu'on nous avait promis, qui sont vitales pour l'énergie nucléaire, les co-entreprises faites entre Alstom et Général Electric,

5:28
Locuteur

les

5:29
Nicolas Dupont-Aignan

2,5

5:29
Locuteur

milliards

5:29
Nicolas Dupont-Aignan

vont être obtenues comment ? On va les abandonner au mépris des promesses de M. Macron, ministre des Finances, de

5:34
Locuteur

l

5:34
Nicolas Dupont-Aignan

'économie

5:34
Locuteur

?

5:34
Nicolas Dupont-Aignan

Corruption, enrichissement ? En tout cas, enrichissement personnel avec des stocks-options induits

5:39
Locuteur

et,

5:39
Nicolas Dupont-Aignan

je le dis, faiblesse de l'État. Alors, sur

5:42
Locuteur

Radio Classique. Et j'ajoute,

5:44
Nicolas Dupont-Aignan

je pèse mes mots, j'ajoute qu'il n'est pas normal qu'une grande banque, dans laquelle a travaillé le président de

5:50
Locuteur

la

5:50
Nicolas Dupont-Aignan

République, organise ce démantèlement de notre industrie. Je ne l'accepterai jamais. Alors, sur Radio Classique,

5:57
Présentateur

en tous les

5:57
Locuteur

cas, le patron d'Alstom. Et le président de la République

5:58
Nicolas Dupont-Aignan

devra en répondre.

5:59
Présentateur

D'accord. Alors, le patron d'Alstom, M. Poupard-Lafard, je déclarais ce matin sur Radio Classique que ceux qui critiquent le patriotisme, le manque de patriotisme, se trompent. C'est un patriotisme mal placé, dit-il. Le patriotisme, aujourd'hui, il doit être européen. C

6:17
Locuteur

'est ça, la

6:17
Présentateur

nouvelle

6:17
Locuteur

souveraineté

6:18
Nicolas Dupont-Aignan

face à la Chine, face aux États

6:21
Locuteur

-Unis. Une chiche.

6:22
Nicolas Dupont-Aignan

Et alors, pourquoi pas un bel Airbus ferroviaire avec une parité,

6:27
Locuteur

comme

6:28
Nicolas Dupont-Aignan

l'avait fait d'ailleurs, je crois que c'est Georges Pompidou, sur les moteurs d'avion, Safran, c'était Snecma à l'époque, il y avait une entreprise américaine, une entreprise française, on a créé une co-entreprise, égalité, égalité. Et j'ajoute, je demande au président d'Alstom Ferroviaire, est-ce qu'il est prêt à renoncer à ses stock options ? Est-ce qu'il est prêt à mettre sur la table, ainsi que les dirigeants d'Alstom Energy, ce qu'ils ont touché

6:52
Locuteur

pour

6:53
Nicolas Dupont-Aignan

vendre, pour brader un outil industriel français où nous sommes dans les meilleurs du monde ? Parce que ce qui est en cause, ce n

7:01
Locuteur

'est

7:01
Nicolas Dupont-Aignan

pas de refuser des partenariats, il faut des partenariats. Et de toute façon, à partir du moment où ils avaient sabordé Alstom Energy, on sait très bien qu'Alstom Ferroviaire ne pouvait pas travailler seul. Ce que je demande, c'est que l'État, le gouvernement, ait une politique industrielle qui veille à la défense de nos

7:18
Présentateur

intérêts. Un tout dernier point, puisque votre directeur de cabinet, Jean-Philippe Tanguy, a publié un tweet insultant pour Emmanuel Macron, il l'a retiré depuis. Il

7:28
Locuteur

l'a retiré

7:28
Nicolas Dupont-Aignan

parce que je lui ai demandé... Il

7:29
Présentateur

l'avait traité, je le dis quand même, il

7:31
Locuteur

avait traité

7:31
Nicolas Dupont-Aignan

le chef de l'État d'ordure dans ce

7:34
Locuteur

dossier. Ce n'est pas

7:34
Nicolas Dupont-Aignan

bien, parce que moi, je ne parlerai jamais du chef de l'État comme ça,

7:37
Locuteur

et

7:37
Nicolas Dupont-Aignan

pas chez nous. Donc je lui ai dit, mais je maintiens

7:40
Locuteur

qu

7:41
Nicolas Dupont-Aignan

'on ne peut pas continuer à avoir des licenciements dans notre pays,

7:44
Locuteur

dans

7:45
Nicolas Dupont-Aignan

les entreprises où on est les meilleurs, parce que l'autorité politique ne les défend pas.

7:49
Locuteur

Et il n'est

7:49
Nicolas Dupont-Aignan

pas normal, j'insiste sur un point. Nous avions un grand conglomérat Alstom, il ne reste plus rien, alors qu'Itachi japonais, General Electric, Américain et Siemens sont survivants. Eh bien, je vais vous dire, c'est parce que les autorités politiques françaises ont abandonné.

8:05
Locuteur

La

8:06
Présentateur

suite,

8:06
Locuteur

tout

8:07
Présentateur

de suite, avec Jean-Francis Pécresse, le directeur de la rédaction de Radio Classique et éditorialiste aux Echos. —

8:16
Locuteur

Bonsoir,

8:18
Présentateur

Jean-Francis. — Bonsoir, Michel. Bonsoir, Nicolas. — Bonsoir,

8:20
Locuteur

monsieur.

8:21
Présentateur

— Est-ce que le projet de budget 2018 présenté hier par le gouvernement, est-ce que c'est un projet de budget pour tous les Français ou est-ce que c'est un budget pour quelques-uns, pour les plus aisés, comme le dit la gauche

8:32
Locuteur

?

8:33
Nicolas Dupont-Aignan

— Bien sûr, c'est un budget.

8:35
Locuteur

Mais

8:35
Nicolas Dupont-Aignan

ce n

8:35
Locuteur

'est

8:35
Nicolas Dupont-Aignan

même pas pour les plus aisés. C'est un budget pour les super-riches, même pas ceux qui créent, parce qu'il peut y avoir des gens qui aient des moyens en France. Et moi, je suis pour l'initiative privée. Je suis pour que ceux qui veulent gagner puissent gagner de l'argent. Mais là, ce n

8:48
Locuteur

'est

8:48
Nicolas Dupont-Aignan

pas ça.

8:48
Locuteur

C

8:49
Nicolas Dupont-Aignan

'est un budget de remerciement pour campagne électorale. 5 milliards à peu près pour les plus fortunés des fortunés, parce que même des gens qui ont des biens immobiliers vont continuer à payer l'ISF. Mais en revanche, ceux qui sont de la finance vont être exonérés. Donc c'est le budget le plus provocateur pour les Français qui existent. Une taxe sur le capital réduite à 30% qui fait que pire, des gens qui

9:16
Locuteur

ont

9:16
Nicolas Dupont-Aignan

un petit capital vont devoir payer plus. Mais ceux qui ont un gros vont payer 2 fois moins. Et un tour de passe-passe incroyable pour les plus modestes ou les classes moyennes, où on leur fait croire qu'on va leur donner de l'argent. Baisse de l'ATH, augmentation de l'allocation adulte handicapé, mais qui est compensée

9:33
Locuteur

par

9:34
Nicolas Dupont-Aignan

la hausse de la CSG, la suppression de l'APL, la réduction de l'APL, la suppression des emplois aidés, la hausse du diesel, la hausse du tabac, etc. Donc ça veut dire que quand il s'agit

9:45
Locuteur

de

9:46
Nicolas Dupont-Aignan

la superclasse financière française, alors là c'est tapis rouge, et quand il s'agit des Français, dans leur grande masse, c'est on vous donne, on fait semblant de vous donner quelque chose et on vous le reprend. Moi je ne

9:59
Locuteur

suis

9:59
Nicolas Dupont-Aignan

pas hostile à des mesures d'incitation à la création de richesses en France, il en faut, mais je suis scandalisé par ce budget.

10:05
Présentateur

Vous voudriez taxer plus le capital et

10:07
Locuteur

plus la fortune, c'est ça ? Non, mais non, c'est pas

10:09
Présentateur

ça. Vous

10:11
Locuteur

qui

10:11
Présentateur

voulez

10:12
Locuteur

une harmonisation

10:12
Présentateur

européenne,

10:13
Locuteur

on arrive

10:13
Nicolas Dupont-Aignan

aux normes européennes, pas tout à fait encore en matière de fiscalité. J'avais proposé une mesure simple pendant la présidentielle,

10:20
Locuteur

qui

10:21
Nicolas Dupont-Aignan

était une exonération d'ISF

10:23
Locuteur

lorsque

10:23
Nicolas Dupont-Aignan

les fonds

10:24
Locuteur

s

10:25
Nicolas Dupont-Aignan

'investissaient en France.

10:27
Locuteur

J

10:28
Nicolas Dupont-Aignan

'avais proposé une baisse de l'impôt sur les sociétés pour les PME

10:31
Locuteur

lorsque

10:33
Nicolas Dupont-Aignan

les entreprises réinvestissaient le bénéfice en France. Je ne suis pas hostile parce qu'il faut inciter à la création de richesses en France, et c'est ma différence avec la gauche. Je suis favorable à des mesures d'incitation fiscale et de baisse fiscale. Mais je veux que ces baisses fiscales, et j'ai toujours demandé, qu'elles soient conditionnées à l'investissement dans notre pays. Car, on va le voir très vite,

10:58
Locuteur

ce

10:58
Nicolas Dupont-Aignan

n'est pas en donnant des milliards à une super-classe qui va aller l'investir ailleurs qu'on va résoudre les problèmes d'emploi.

11:05
Présentateur

Mais cette super-classe précisément, elle va... Quelques

11:07
Locuteur

milliers de personnes. Il faut

11:08
Présentateur

placer cet argent ailleurs parce qu'il y a une taxation qu'elle juge et qui est beaucoup plus élevée en France qu'elle ne l'est ailleurs. Et ce que fait le gouvernement au fond, c'est de dire, voilà, il y a un effet de ruissellement sur l'économie française, c'est-à-dire qu'on va alléger la taxation sur les plus riches pour qu'ils reviennent en France, qu'ils restent en France. C'est une aberration. Et

11:27
Locuteur

qu'ils investissent dans

11:28
Présentateur

l'économie française.

11:30
Locuteur

Est

11:30
Présentateur

-ce que vous ne partagez pas du tout ce point

11:32
Nicolas Dupont-Aignan

-là

11:32
Locuteur

?

11:32
Nicolas Dupont-Aignan

Je pense qu'il faut une baisse, oui, parce que notre niveau de fiscalité est trop élevé pour les créateurs de richesses. Donc je ne suis pas, comme M. Mélenchon, pour taxer au contraire. Mais je demande que cette baisse favorise en priorité

11:47
Locuteur

les PME,

11:49
Nicolas Dupont-Aignan

ce qui n

11:50
Locuteur

'est

11:50
Nicolas Dupont-Aignan

plus le cas,

11:50
Locuteur

et

11:51
Nicolas Dupont-Aignan

je demande à ce que cette baisse soit conditionnée à l'investissement en France. Et je voudrais vous faire une remarque,

11:57
Locuteur

ce

11:58
Nicolas Dupont-Aignan

qui est extravagant dans ce projet de budget, et vous ne l'avez pas mis dans votre journal, et il y

12:01
Locuteur

a

12:01
Nicolas Dupont-Aignan

une erreur dans votre journal, et je voudrais que vous puissiez la corriger dans une prochaine édition, c'est que le CICE, l'avantage

12:09
Locuteur

pour

12:09
Nicolas Dupont-Aignan

les entreprises, les PME,

12:11
Locuteur

va

12:12
Nicolas Dupont-Aignan

être réduit l'année prochaine. Si, si,

12:15
Locuteur

c

12:15
Nicolas Dupont-Aignan

'est dans le journal ce matin.

12:16
Locuteur

Non, dans ce journal, il y a une erreur dans votre journal, vous mettez, il passe de 6 à 7

12:20
Nicolas Dupont-Aignan

% en 2017. Oui,

12:21
Locuteur

il

12:21
Nicolas Dupont-Aignan

passe de 6 à 7%.

12:22
Locuteur

Oui, mais l'année prochaine,

12:23
Nicolas Dupont-Aignan

en 2018, dans le projet de budget,

12:25
Présentateur

il passe de 7 à 6. C'est un tout petit

12:26
Locuteur

peu complexe,

12:27
Présentateur

il passe de 6 à 7% en 2017, mais en 2018, il revient à 6. Exactement.

12:32
Locuteur

Voilà, c'est un peu complexe, effectivement. Oui, mais c'est dommage, parce qu'il y a beaucoup de chefs de

12:35
Nicolas Dupont-Aignan

PME qui sont lecteurs des Echos, et qui vont voir qu

12:37
Locuteur

'il y a une erreur. Ils y trouvent leur compte. Ce n'est pas une erreur, c

12:39
Nicolas Dupont-Aignan

'est un... Non, ils vont voir que ce gouvernement, ils ne savent pas, ils n

12:42
Locuteur

'ont

12:42
Nicolas Dupont-Aignan

pas été informés ce matin dans votre journal, que ce gouvernement qui se dit pro-business a réduit la baisse d'impôts sur les PME. C'est-à-dire que d'un côté,

12:53
Locuteur

pour

12:53
Nicolas Dupont-Aignan

les copains banquiers,

12:54
Locuteur

quelques

12:56
Nicolas Dupont-Aignan

centaines de personnes de la finance internationale, cadeaux, milliards,

13:01
Locuteur

et

13:01
Nicolas Dupont-Aignan

de l'autre, nos patrons de PME vont avoir moins de baisse de charge.

13:04
Locuteur

C

13:04
Nicolas Dupont-Aignan

'est quand même extravagant. Et donc, c'est là où je suis en désaccord. Moi, je veux des baisses de charges sur les patrons de PME, sur ceux qui créent et qui investissent dans notre pays. Alors,

13:13
Présentateur

vous parlez toujours d'Emmanuel Macron, c'est lui, l'ami des banquiers. Il est disqualifié pour être président comme

13:18
Locuteur

il

13:19
Nicolas Dupont-Aignan

a été banquier ? En tout cas,

13:21
Locuteur

il

13:22
Nicolas Dupont-Aignan

renvoie l'ascenseur à ceux qui ont financé sa campagne, à cette oligarchie, à cette super-classe, et il va faire souffrir les Français comme jamais. Je ne l'accepte pas. C'est un gigantesque manipulateur. Manipulateur sur l'affaire Alstom, qu'on fait passer pour un dossier européen, alors que c'est une prise de pouvoir de Siemens. Manipulateur sur la création d'entreprises, alors que les impôts sur les charges sur les PME vont augmenter l'année prochaine. Je n'accepte pas ces manipulations.

13:49
Locuteur

Alors, on

13:50
Présentateur

va écouter son ministre de l'économie, Bruno Le Maire, qui lui considère que cette politique mise à l'œuvre à travers le budget 2018 est bien et bien une politique pour tous. On écoute Bruno Le Maire, le ministre de l'économie.

14:04
Locuteur

Nous

14:04
Invité

voulons que ces transformations économiques, que ce soutien à l'innovation, à l'investissement, à la création d'emplois, puissent profiter à tous les Français. C'est un budget pour tous les Français, qui prend en compte les difficultés des uns et des autres, qui engage dès 2018 l'allègement de la taxe d'habitation, qui engage une baisse d'impôts de l'ordre de 10 milliards d'euros pour l'année prochaine, qui veut faire attention aux plus fragiles, à ceux qui sont le plus en difficulté.

14:32
Nicolas Dupont-Aignan

Vous savez,

14:33
Locuteur

moi,

14:34
Nicolas Dupont-Aignan

j'ai la vérité des chiffres. Je sais faire des calculs et avant de venir, j'ai fait des additions.

14:39
Locuteur

Parce

14:39
Nicolas Dupont-Aignan

qu'en fait, je crois que le ministre de l'économie ne

14:41
Locuteur

s

14:41
Nicolas Dupont-Aignan

'est pas compté. Alors, il fait un cadeau sur la taxe d'habitation.

14:46
Locuteur

Il

14:47
Nicolas Dupont-Aignan

fait un cadeau, et c'est bien parce que je l'avais proposé,

14:49
Locuteur

sur

14:50
Nicolas Dupont-Aignan

l'allocation adulte handicapé, et c'est nécessaire. Et il fait une baisse de charges sociales sur les salariés.

14:57
Locuteur

On

14:57
Nicolas Dupont-Aignan

pourrait s'en réjouir.

14:59
Locuteur

Et

14:59
Nicolas Dupont-Aignan

je m'en réjouirais honnêtement

15:01
Locuteur

si

15:01
Nicolas Dupont-Aignan

ce qu'il donnait dans une poche n'était pas repris dans l'autre. Et quand je fais les calculs, 1,7

15:09
Locuteur

milliard

15:09
Nicolas Dupont-Aignan

sur les APL qui vont être gagnés, ça veut dire que des Français modestes, qui sont au seuil de pauvreté et qui

15:16
Locuteur

ont

15:17
Nicolas Dupont-Aignan

une petite aide au logement qui permet de survivre, je le vois dans ma ville, vont être assassinés. 1,7 milliard. Attendez la suite. 1 milliard sur les emplois aidés, qui permettent à des personnes qui étaient au RSA de retravailler,

15:30
Locuteur

vont

15:31
Nicolas Dupont-Aignan

être supprimés. 22 milliards de CSG sur nos retraités, 22 milliards. 3,5 milliards sur la fiscalité écologique qui va augmenter la facture du gazole, du gaz et de l'essence pour aller travailler. Et cela fait 28,7.

15:49
Locuteur

Or,

15:49
Nicolas Dupont-Aignan

les cadeaux, c'est 24,5. Il va alourdir sur les ménages français de 4 milliards la

15:55
Locuteur

fiscalité.

15:55
Présentateur

— Parce que vous prenez une seule partie des baisses d'impôts. Globalement, les baisses d'impôts de 2017, elles sont de 7 milliards d'euros.

16:02
Locuteur

—

16:02
Présentateur

Et parce que vous comptez la haute finance. — On a l'impression d'entendre

16:06
Locuteur

la haute finance. — Parce que la

16:07
Présentateur

France insoumise, au fond, c

16:09
Locuteur

'est très

16:09
Présentateur

étonnant de vous

16:12
Locuteur

entendre tenir... — Non, pas de caricature. Vous savez,

16:14
Nicolas Dupont-Aignan

moi, je ne veux pas la surfiscalité

16:16
Locuteur

de

16:17
Nicolas Dupont-Aignan

la France insoumise et de M. Mélenchon. Je suis convaincu

16:20
Locuteur

qu

16:21
Nicolas Dupont-Aignan

'il faut une politique pour doper nos PME qui investissent en France. Ce que je conteste dans ce gouvernement,

16:28
Locuteur

c

16:28
Nicolas Dupont-Aignan

'est que l'argent qu'il va dépenser ne va pas servir à produire en France. — Et qu'est

16:33
Locuteur

-ce

16:33
Nicolas Dupont-Aignan

que vous en savez

16:34
Locuteur

? —

16:35
Nicolas Dupont-Aignan

On le sait très bien. Puisqu'il n'y a aucun mécanisme incitatif et que les taxes sur les petites entreprises vont augmenter. Donc moi, j'aimerais qu

16:42
Locuteur

'on

16:42
Nicolas Dupont-Aignan

m'explique comment on va produire en France quand, d'un côté, on reprend d'une main ce qu'on a donné aux Français. Donc ils ne

16:49
Locuteur

vont

16:49
Nicolas Dupont-Aignan

pas pouvoir consommer plus, puisqu'ils reprennent autant d'une main que l'autre. La seule

16:53
Présentateur

clientèle...

16:54
Locuteur

—

16:54
Présentateur

La transformation du CICE en baisse de charges

16:57
Locuteur

sociales... — C'est pas cette année. Vous savez que c'est pas en

16:59
Présentateur

2018. — Absolument. C'est en 2019.

17:01
Locuteur

—

17:01
Présentateur

Ben oui, mais j'attends de

17:02
Locuteur

voir. —

17:02
Présentateur

Ça a été une revendication du patronat pendant plusieurs années.

17:06
Locuteur

— Mais ils le font pas. — C'est le

17:07
Présentateur

patronat qui le

17:08
Locuteur

demande. — Mais ils le font

17:09
Présentateur

pas.

17:09
Locuteur

—

17:09
Présentateur

Mais s'ils le font, puisqu'on

17:10
Nicolas Dupont-Aignan

va le faire en 2018. — Non, non,

17:12
Locuteur

non.

17:12
Nicolas Dupont-Aignan

Attendez, attendez.

17:15
Locuteur

2018.

17:15
Nicolas Dupont-Aignan

Emmanuel Macron s'était engagé là-dessus. Ils ont renoncé. Et ils augmentent...

17:20
Locuteur

—

17:20
Nicolas Dupont-Aignan

Déportés d'un an. Ils

17:21
Locuteur

le

17:21
Nicolas Dupont-Aignan

font en 2018. — Attendez de voir. Attendez de voir. En fait, le patronat... Les patrons de PME sont les grands cocus de ce budget. Si je peux me permettre cette expression un peu vulgaire. C'est-à-dire que ce budget est fait pour la grande finance internationale, pour les copains. J'espère qu

17:39
Locuteur

'ils

17:39
Nicolas Dupont-Aignan

ne sont pas coquins. Et en tout cas...

17:41
Locuteur

— Vous le laissez entendre

17:42
Nicolas Dupont-Aignan

lourdement, quand même.

17:43
Présentateur

— Mais oui, mais c'est grave. — Vous êtes jamais content, en fait. — Mais je suis pas jamais content. C'est que je voudrais que mon pays s

17:48
Locuteur

'en

17:48
Présentateur

sorte.

17:48
Locuteur

— Alors

17:48
Présentateur

j'ai l'impression que vous n

17:48
Locuteur

'êtes

17:48
Présentateur

jamais content ni sur STX, ni sur Alstom, ni sur le budget,

17:51
Locuteur

ni sur la politique fiscal. — Ah ben non. Ça, je suis pas content de voir rader notre industrie. — Alors question sur les régions supplémentaires. Sur les régions. — Excusez-moi, M.

17:57
Nicolas Dupont-Aignan

Pécresse. Revenons là-dessus. Moi, vous savez, s'il y avait des mesures qui permettent de produire en France et de rapatrier des productions, de relocaliser et d'offrir du boulot à nos salariés, vous avez peut-être vu que le chômage avait réaugmenté depuis le début d'année. — En tous les cas,

18:08
Locuteur

votre ambition, c'est aussi... — Moi, mon ambition, c'est pas d'avoir de la surtaxation. — Mais c'est aussi le pari du gouvernement. On

18:12
Présentateur

verra ce que ça donne. Dernière question. — Président de région, aujourd'hui, ont claqué la porte de la conférence des territoires. — Ben eux,

18:18
Locuteur

ils

18:18
Présentateur

sont pas contents

18:19
Locuteur

non plus,

18:19
Présentateur

voyez.

18:19
Locuteur

—

18:19
Présentateur

Ils sont pas contents non plus. Parce qu'ils protestent contre une baisse de dotation de 450 millions d'euros. On a l'impression que les efforts, c'est toujours pour les autres. — Non, il

18:28
Nicolas Dupont-Aignan

y

18:28
Locuteur

a une

18:28
Nicolas Dupont-Aignan

différence, M. Pécresse. — Est-ce que vous les comprenez ? — Oui, je les comprends parce que c'était pas de l'argent pour eux comme ça.

18:33
Locuteur

C

18:33
Nicolas Dupont-Aignan

'était un fonds d'investissement. —

18:36
Locuteur

Je

18:36
Nicolas Dupont-Aignan

pourrais aussi... Vous voyez, vous allez dire que

18:37
Locuteur

je

18:37
Nicolas Dupont-Aignan

suis pas content. Le gouvernement réduit les investissements dans les transports, remet tout en cause. Moi, je considère qu'un pays doit investir. Je trouve

18:45
Locuteur

dommage... — Mais là, sur les régions,

18:46
Présentateur

vous vouliez supprimer l'échelon régional, si

18:49
Nicolas Dupont-Aignan

je me souviens

18:49
Locuteur

bien.

18:50
Nicolas Dupont-Aignan

— Oui.

18:50
Locuteur

Moi, je crois

18:50
Nicolas Dupont-Aignan

à l'échelon de fusion de départements. Et je pense qu'une France de 70 départements serait plus efficace que d'avoir les régions,

18:55
Locuteur

les départements... — Non. Alors la question sur les régions,

18:57
Nicolas Dupont-Aignan

rapidement. — Donc elles ont raison. — Elles ont raison.

18:59
Locuteur

—

18:59
Nicolas Dupont-Aignan

C'est absurde. Le problème du gouvernement,

19:03
Locuteur

c

19:03
Nicolas Dupont-Aignan

'est que sa politique aurait un sens s'il favorisait l'investissement productif en France. En vérité, il baisse de très grandes fortunes et il favorise pas l'irrigation dont vous parliez, qui pourrait être intéressante. Je suis pas hostile à une irrigation. Moi, je suis pas Mélenchon, contrairement à

19:19
Locuteur

ce

19:19
Nicolas Dupont-Aignan

que vous croyez.

19:20
Présentateur

— Très bien. Merci, Jean-Francis, qui est rassuré peut-être d'une certaine manière. Je ne sais pas. En tous les cas, la suite de l'émission tout de suite...

19:26
Locuteur

— Non,

19:26
Présentateur

je crois pas, mais... — Avec Mickaël Zames, de Public Sénat. On va parler d'Europe.

19:33
Locuteur

— Bonsoir,

19:34
Invité

Mickaël.

19:34
Locuteur

—

19:34
Invité

Bonsoir, Michel. — Bonsoir,

19:36
Locuteur

monsieur.

19:36
Invité

— Alors de la Sorbonne, en passant par l'Acropole, est-ce que vous diriez qu'Emmanuel Macron a enfin donné un souffle nouveau à l'Europe

19:43
Locuteur

? — Je

19:44
Nicolas Dupont-Aignan

suis désolé de vous

19:45
Locuteur

défendre. — Ah oui, voilà,

19:45
Invité

je

19:45
Locuteur

savais. Bon, on va lui poser

19:46
Invité

la question quand même. —

19:47
Nicolas Dupont-Aignan

Mais non, mais parce que si Emmanuel Macron avait fait ses discours

19:51
Locuteur

et

19:52
Nicolas Dupont-Aignan

que, par exemple, le 18 septembre, il avait dit solennellement

19:56
Locuteur

«

19:57
Nicolas Dupont-Aignan

La France refuse l'application du CETA,

20:00
Locuteur

ce

20:00
Nicolas Dupont-Aignan

traité de libre-échange

20:02
Locuteur

totalement

20:03
Nicolas Dupont-Aignan

contradictoire avec les accords écologiques de Paris et qui va détruire notre agriculture, nos terroirs

20:09
Locuteur

et

20:10
Nicolas Dupont-Aignan

aggraver la crise climatique ». Alors là, j'aurais dit

20:13
Locuteur

«

20:14
Nicolas Dupont-Aignan

Bravo, discours à l'Acropole, prise de position ferme sur le CETA, bravo ». Non. En fait, le problème d'Emmanuel Macron, c'est qu'il fait de très beaux discours. D'ailleurs, je crois qu'il a été apprenti comédien, ça se voit. Il a du talent. Mais le problème, c'est pas ça. C'est la cohérence, pardonnez-moi, entre les discours

20:32
Locuteur

et

20:33
Nicolas Dupont-Aignan

les actes.

20:34
Locuteur

Et

20:34
Nicolas Dupont-Aignan

je vois deux actes majeurs, trois même,

20:37
Locuteur

en

20:38
Nicolas Dupont-Aignan

Europe, qui m'inquiètent. C'est l'application dès le 21 septembre du CETA, ce fameux traité de libre-échange avec le Canada. Alors même que pendant la campagne présidentielle, j'avais été heureux d'entendre M. Macron dire

20:50
Locuteur

« Je

20:51
Nicolas Dupont-Aignan

revois ce dossier, nous allons créer une commission, je serai prêt à ne pas l'appliquer ».

20:56
Locuteur

La

20:57
Nicolas Dupont-Aignan

commission a été créée. Il a respecté sa promesse sur ce point-là, il faut le dire. Mais la commission a rendu des conclusions très défavorables au CETA.

21:06
Locuteur

Et

21:06
Nicolas Dupont-Aignan

le gouvernement a dit « Je ne

21:07
Locuteur

peux

21:07
Nicolas Dupont-Aignan

plus rien faire, on l'applique le 21 septembre

21:09
Locuteur

».

21:09
Invité

Donc

21:10
Nicolas Dupont-Aignan

comprenez que les Français,

21:11
Locuteur

qui

21:12
Nicolas Dupont-Aignan

avaient cru M. Macron pendant la campagne, et qui croyaient qu'il allait changer les choses,

21:17
Locuteur

soient

21:17
Invité

un peu déçus. Quand ils parlent par exemple d'Europe à plusieurs vitesses, quand ils jugent que l'Europe est trop faible, tout ça,

21:23
Locuteur

ça

21:23
Invité

va dans votre sens ? Mais

21:25
Locuteur

attendez, dire... Est-ce que vous avez prôné pendant toute

21:27
Invité

la campagne

21:27
Locuteur

présidentielle ? Mais oui, mais

21:28
Nicolas Dupont-Aignan

je suis ravi qu'ils le disent. Et le problème,

21:30
Locuteur

c

21:30
Nicolas Dupont-Aignan

'est qu'il ne le fait pas. Le problème de fond, c

21:34
Locuteur

'est que des discours comme ça... Tout seul,

21:36
Invité

il tord peut-être le bras un peu en guerre

21:37
Nicolas Dupont-Aignan

américaine.

21:38
Locuteur

Il

21:38
Nicolas Dupont-Aignan

ne tord rien du tout. C'est plutôt elle qui lui tord le bras. C'est

21:41
Locuteur

-à-dire même qu'il est couché, il

21:43
Nicolas Dupont-Aignan

rampe avant même qu'elle parle d'ailleurs. On le voit sur l'affaire Siemens. Il est peut-être un peu fort, non

21:48
Locuteur

?

21:48
Nicolas Dupont-Aignan

Non. Vous savez, la France,

21:50
Locuteur

c

21:50
Nicolas Dupont-Aignan

'est une question de volonté aussi à un moment. Et sa victoire très large pouvait lui permettre justement de revoir les choses. Mais vous savez, des discours comme ça, on en a entendu 50 depuis que je suis dans la politique. Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande. De grands discours pompeux pour dire que l'Europe, c'est formidable. On en a entendu plein. Moi, j'aurais aimé un discours pratique qui nous aurait peut-être parlé de coopération industrielle sur

22:16
Locuteur

l'égalité.

22:16
Nicolas Dupont-Aignan

Il a

22:16
Locuteur

parlé de beaucoup de

22:17
Présentateur

choses.

22:18
Locuteur

Ah non, mais beaucoup de choses. Très pratique. Non, pas du tout. Il aurait parlé

22:20
Nicolas Dupont-Aignan

de défense. Pas du tout. Ah bah pire. Ah bah on va l'écouter sur la défense.

22:24
Locuteur

On va l'écouter sur la défense.

22:25
Présentateur

Vous allez voir

22:26
Locuteur

la suite. On l'écoute, on

22:26
Présentateur

l'écoute, on l'écoute.

22:29
Locuteur

Je

22:29
Invité

propose ainsi à nos partenaires

22:31
Locuteur

d

22:32
Invité

'accueillir dans nos armées nationales, et j'ouvre cette initiative dans les armées françaises, des militaires venant de tous les pays européens volontaires pour participer,

22:42
Locuteur

le

22:43
Invité

plus en amont possible, à nos travaux d'anticipation, de renseignement, de planification et de soutien aux opérations.

22:51
Locuteur

Alors,

22:53
Invité

au début de la prochaine décennie,

22:55
Locuteur

l

22:56
Invité

'Europe devra ainsi être dotée d'une force commune d'intervention, d'un budget de défense commun et d'une doctrine commune pour agir.

23:06
Locuteur

Ça ne

23:07
Nicolas Dupont-Aignan

veut absolument rien dire. Non, frapper d'une seule voix... Non, mais ça ne veut rien dire. Tout ça est ridicule. Vous

23:13
Locuteur

savez que quand vous envoyez... Pourquoi ? Je vais vous expliquer pourquoi.

23:15
Nicolas Dupont-Aignan

Quand vous envoyez quelqu'un

23:17
Locuteur

à

23:17
Nicolas Dupont-Aignan

la mort,

23:18
Locuteur

un

23:18
Nicolas Dupont-Aignan

soldat, c'est quelqu'un qui donne sa vie pour la nation. Ce n

23:23
Locuteur

'est

23:23
Nicolas Dupont-Aignan

pas 28 pays, avec 28 politiques étrangères différentes, souvenez-vous de

23:28
Locuteur

l

23:28
Nicolas Dupont-Aignan

'affaire irakienne, qui vont le faire. On ne prendra jamais la question de la défense nationale comme ça. Sauf à considérer qu'il n

23:34
Locuteur

'y a

23:34
Nicolas Dupont-Aignan

plus qu'un pays, une élection, ce qui n'est pas le cas. Tout ça,

23:38
Locuteur

c

23:38
Nicolas Dupont-Aignan

'est pour amuser la galerie. C'est n'importe quoi. La vraie question sur la défense,

23:43
Locuteur

c

23:43
Nicolas Dupont-Aignan

'est de bâtir des coopérations industrielles, c'est d'éviter par exemple que les Polonais achètent des avions américains, ce qu'ils continuent à faire. C

23:50
Locuteur

'est aussi la collaboration

23:51
Nicolas Dupont-Aignan

militaire

23:51
Locuteur

? Militaire ?

23:53
Nicolas Dupont-Aignan

Non, des coopérations déjà, déjà,

23:55
Locuteur

si

23:56
Nicolas Dupont-Aignan

on pouvait au moins

23:57
Locuteur

fabriquer

23:58
Nicolas Dupont-Aignan

ensemble, sur une base d'égalité, correctement, des armements, ce serait déjà un miracle. Est-ce que vous voyez ? Attendez, et j

24:18
Locuteur

'ai pas

24:18
Nicolas Dupont-Aignan

entendu... Vous pouvez retirer nos forces ? Non, mais si je peux finir, j'ai pas entendu M. Macron, qui aurait été une discussion pratique, dire, voilà, nos amis doivent payer

24:26
Locuteur

une

24:27
Nicolas Dupont-Aignan

partie,

24:28
Locuteur

puisque

24:28
Nicolas Dupont-Aignan

nous assurons la sécurité de nos amis européens. On pourrait très bien imaginer des coopérations concrètes. Non, on est dans ce que j'appelle le vent, on brasse de l'air.

24:41
Locuteur

Et

24:41
Nicolas Dupont-Aignan

c'est tellement loin de la réalité des choses. Moi, ce que je souhaite, c'est une Europe des projets.

24:46
Présentateur

Est-ce que vous imaginez des militaires d'autres pays, comme ils le

24:48
Locuteur

proposent, dans l'armée

24:50
Présentateur

française ? Je vais vous

24:51
Locuteur

donner un exemple concret. Tout ça ne veut rien dire, mais ça

24:53
Nicolas Dupont-Aignan

c'est du cinéma pour amuser

24:54
Locuteur

la galerie. C'est une proposition concrète, il ouvre l'armée française.

24:58
Nicolas Dupont-Aignan

Mais écoutez, arrêtez, vous êtes suffisamment intelligents pour savoir que c'est pas concret. Parce que, je prends un exemple, vous croyez que tel soldat de tel pays acceptera par exemple de mourir au Mali, si c'est le président français qui engage et qu'il n

25:09
Locuteur

'y a

25:09
Nicolas Dupont-Aignan

pas l'accord du président de l'autre pays

25:11
Locuteur

?

25:11
Nicolas Dupont-Aignan

Et s'il

25:12
Locuteur

n

25:12
Nicolas Dupont-Aignan

'y a pas l'accord du président du troisième pays, au plein milieu d'une opération, on va retirer le soldat. En avant,

25:17
Locuteur

s

25:17
Nicolas Dupont-Aignan

'il vous plaît.

25:17
Locuteur

Il

25:17
Nicolas Dupont-Aignan

faut arrêter les

25:18
Locuteur

balivaires,

25:19
Invité

s'il vous plaît. C'est pas sérieux. La Commission européenne est prête à revoir la libre circulation. Ça c'est quelque chose qui pourrait être dans votre sens. En cas de menace, nous pourrons donc rétablir les contrôles aux frontières jusqu'à trois ans. Visiblement, c'est ce que la Commission européenne... Vous dites bravo la Commission ?

25:33
Nicolas Dupont-Aignan

Mais heureusement qu'enfin il y a un peu d'ouverture des yeux. Mais moi je ne veux pas trois ans, je veux qu'on contrôle nos frontières.

25:41
Locuteur

Et

25:42
Nicolas Dupont-Aignan

je ne veux pas... C'est le cas ? Non. Pourquoi ? Je vais vous dire pourquoi. Parce qu'on a l'autorisation de les contrôler. Mais il faut se donner les moyens de les contrôler.

25:51
Locuteur

Et

25:51
Nicolas Dupont-Aignan

aujourd'hui, vous le savez très bien, on n'a pas suffisamment de polices de l'air et des frontières, de forces militaires, de forces

25:58
Locuteur

de droits, de

25:59
Nicolas Dupont-Aignan

gendarmerie.

26:00
Locuteur

On

26:00
Nicolas Dupont-Aignan

va le faire, mais pas assez vite. C'est urgent. Et j'avais proposé pendant la présidentielle un plan très équilibré, très sérieux, pour pouvoir le faire. J'ajoute parallèlement que si on veut faire cesser cette invasion migratoire qu'il y a sur notre continent, il va falloir au plus vite, maintenant que l'affaire syrienne se règle, enfin, que les Syriens qui sont venus en Europe puissent repartir en Syrie.

26:24
Locuteur

Moi

26:25
Nicolas Dupont-Aignan

je considère qu'il

26:25
Locuteur

n'y a

26:25
Nicolas Dupont-Aignan

aucune raison que les réfugiés restent en Europe. Ils doivent repartir en Syrie,

26:30
Locuteur

à

26:31
Nicolas Dupont-Aignan

partir du moment où la paix revient en Syrie. Et donc, on est très loin du compte. Il faut réorganiser nos frontières, il faut un vrai plan d'aide à l'Afrique,

26:39
Locuteur

il

26:39
Nicolas Dupont-Aignan

faut stabiliser notre flanc sud. Et il y a une bonne chose qu'a fait Emmanuel Macron, vous voyez, c'est de réunir les deux interlocuteurs,

26:48
Locuteur

les

26:49
Nicolas Dupont-Aignan

deux chefs d'État, si on peut dire.

26:50
Locuteur

C'est

26:51
Nicolas Dupont-Aignan

pas très précis ce que je dis là, mais

26:52
Locuteur

l

26:53
Nicolas Dupont-Aignan

'un est un chef d'État officiel, l'autre libyen. Parce que la stabilité de la Libye est vitale si on veut contrôler les frontières.

27:00
Invité

Donc sur le plan international, vous lui trouvez quand même quelques succès ?

27:03
Locuteur

Sur

27:03
Nicolas Dupont-Aignan

ce point-là, je suis d'accord, je le dis, sur ce point-là c'est fondamental. Mais on est très loin du compte parce qu'il faut contrôler nos frontières, il faut détruire les barques des passeurs, avant bien évidemment qu'ils prennent des migrants. Et il faut organiser, et là l'Europe pourrait être magnifique, un vrai développement en Afrique par un plan Marshall vis-à-vis de l'Afrique du Nord,

27:24
Locuteur

qui

27:25
Nicolas Dupont-Aignan

devrait être la première ambition européenne, avant tout le

27:28
Locuteur

reste.

27:29
Invité

Sur le plan des frontières, sur la question que je vous posais à l'instant, vous estimez que là, Schengen, c'est mort et enterré ?

27:35
Nicolas Dupont-Aignan

Mais bien évidemment, Schengen est mort et enterré, sauf qu'on n'en tire

27:37
Locuteur

pas les leçons. On

27:39
Nicolas Dupont-Aignan

n'en tire pas suffisamment les leçons nous-mêmes.

27:41
Locuteur

Ce

27:41
Nicolas Dupont-Aignan

qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas organiser aux frontières de l'Europe des coopérations.

27:45
Locuteur

Je

27:46
Nicolas Dupont-Aignan

n'y suis pas du tout hostile. Moi, j'ai un triptyque très simple. Frontières

27:51
Locuteur

nationales,

27:52
Nicolas Dupont-Aignan

coopération européenne aux frontières européennes, notamment pour détruire les passeurs,

27:57
Locuteur

et

27:57
Nicolas Dupont-Aignan

puis développement de l'Afrique. Et là, l'Europe peut jouer un rôle. Vous savez, l'enjeu pour demain,

28:03
Locuteur

c

28:04
Nicolas Dupont-Aignan

'est la bonne articulation entre la nation

28:06
Locuteur

et

28:07
Nicolas Dupont-Aignan

l'Europe. Ce n

28:08
Locuteur

'est

28:08
Nicolas Dupont-Aignan

pas d'être anti-européen, mais ce n'est pas non plus de jeter la nation,

28:12
Locuteur

comme

28:12
Nicolas Dupont-Aignan

dans le discours de M. Macron.

28:14
Locuteur

J

28:15
Invité

'aimerais vous entendre quand même votre position sur le référendum d'indépendance qui aura lieu ce week-end en Catalogne.

28:22
Nicolas Dupont-Aignan

C'est un

28:22
Locuteur

dossier

28:24
Nicolas Dupont-Aignan

extrêmement difficile, parce que vous ne pouvez pas forcer une région à rester dans un giron national si elle ne le veut pas.

28:33
Locuteur

Et

28:33
Nicolas Dupont-Aignan

en même temps, cela peut être vraiment l'explosion de l'Europe et l'arrivée vers un chaos extrêmement grave.

28:40
Locuteur

Vous

28:41
Invité

êtes donc d'accord avec Manuel Valls quand il dit que ce serait la fin de l'Europe

28:43
Locuteur

? Pas

28:44
Nicolas Dupont-Aignan

obligatoirement. Ce serait le début de l'Europe allemande, de l'Europe des régions, et ce qui serait très dangereux pour l'Europe. Donc je pense qu'il faut absolument éviter cette séparation. Mais je ne pense pas que le gouvernement espagnol ait été très malin. C'est-à-dire ? C'est-à-dire que je pense qu

29:01
Locuteur

'il

29:02
Nicolas Dupont-Aignan

a manqué de finesse. Et je pense qu'on ne peut pas imposer à une région

29:07
Locuteur

de

29:07
Nicolas Dupont-Aignan

rester dans un giron national si elle ne le veut plus.

29:10
Locuteur

Et

29:11
Nicolas Dupont-Aignan

ce n'est pas en mettant de l'huile sur le feu, comme l

29:12
Locuteur

'a

29:12
Nicolas Dupont-Aignan

fait M. Rajoy, qu'on y arrivera. Et la France qui soutient Madrid, est-ce que ça vous choque ? Non,

29:17
Locuteur

c

29:17
Nicolas Dupont-Aignan

'est normal que la France soutienne Madrid. Enfin, on ne

29:19
Locuteur

va

29:19
Nicolas Dupont-Aignan

quand même pas en plus mettre

29:21
Locuteur

le mazard.

29:21
Nicolas Dupont-Aignan

On pourrait

29:21
Locuteur

parler d'un gérons

29:22
Nicolas Dupont-Aignan

ou je ne sais pas. Attendez, attendez. Je pense que c'est une affaire suffisamment grave pour que,

29:28
Locuteur

quelle

29:28
Nicolas Dupont-Aignan

que soit sa couleur politique, on ait un déraisonnement d'homme d'État.

29:32
Présentateur

Merci, Mickaël. Dernière partie maintenant de l'épreuve de vérité. On va parler de votre mouvement, de son avenir, des alliances que vous imaginez, après en avoir scellé certaines aux présidentielles. Tout à fait, que j'assume. Que vous assumez, qui ont fait scandale, y compris d'ailleurs dans votre partie. Et c'est avec Guillaume Daudin de l'agence France Presse que nous parlons de tout ça maintenant. Merci encore, Mickaël.

29:54
Locuteur

L

29:55
Présentateur

'épreuve de vérité avec l'AFP

29:58
Invité

Bonsoir Guillaume. Bonsoir Michel. Bonsoir M. Dupont-Aignan. Bonsoir M. Daudin. Quelques mois après cette présidentielle, vous lancez une plateforme, les amoureux de la France. On voulait vous demander avec qui vous allez poursuivre cette aventure politique que vous avez entamée. Vous êtes allié avec Marine Le Pen.

30:13
Nicolas Dupont-Aignan

J'ai soutenu au second tour

30:15
Locuteur

et

30:16
Nicolas Dupont-Aignan

je ne le regrette pas un instant

30:17
Locuteur

parce

30:18
Nicolas Dupont-Aignan

que j'ai voulu casser ce piège de François Mitterrand

30:21
Locuteur

qui

30:22
Nicolas Dupont-Aignan

fait que l'électeur patriote et disons de droite, au-delà de la droite même, est éternellement minoritaire parce qu'on a inventé une coupure symbolique

30:31
Locuteur

qui

30:32
Nicolas Dupont-Aignan

peut-être était légitime du temps de Jean-Marie Le Pen, parce que je n'aurais jamais soutenu Jean-Marie Le Pen et vous le savez bien, mais qui n'est plus légitime

30:38
Locuteur

du

30:39
Nicolas Dupont-Aignan

temps de Marine Le Pen puisque ce n'est pas le même parti et pas le même programme. Cela n'a pas abouti. Elle n'a pas gagné l'élection, vous l'avez constaté. Mais je maintiens

30:50
Locuteur

que

30:51
Nicolas Dupont-Aignan

les électeurs que je croise, qui votent parfois Front National, parfois Debout la France, parfois Républicain, sont très proches et en ont assez d'avoir des dirigeants qui sont artificiellement séparés.

31:05
Locuteur

Et donc toute

31:06
Nicolas Dupont-Aignan

l'idée que j'ai,

31:08
Locuteur

c

31:08
Nicolas Dupont-Aignan

'est avec une grande plateforme participative Internet que nous lancerons le 25 octobre, d'aller bâtir avec les Français,

31:17
Locuteur

les

31:18
Nicolas Dupont-Aignan

Français qui aiment la France, qui ne veulent pas de cette société de l'argent roi, d'aller bâtir le programme commun futur de gouvernement. Parce qu'en fait, j'ai compris un truc. J

31:29
Locuteur

'ai compris qu'on

31:30
Nicolas Dupont-Aignan

se déchirait

31:31
Locuteur

sur

31:32
Nicolas Dupont-Aignan

des points absurdes, alors qu'il y avait 90% qui étaient en commun entre l'électeur républicain et l'électeur du Front.

31:37
Invité

Est

31:37
Locuteur

-ce

31:37
Invité

que vous pensez que vous allez réussir à faire un programme commun à 5 ans d'une élection présidentielle ? Mais on a le temps, déjà,

31:44
Locuteur

de

31:44
Nicolas Dupont-Aignan

parcourir la France, de faire des réunions, de passer, j'allais dire, sous la vague des appareils politiques qui chacun sont attachés à leur boutique. Alors, j'ai ma boutique Front National,

31:55
Locuteur

j

31:55
Nicolas Dupont-Aignan

'ai ma boutique Debout la France,

31:56
Locuteur

j'ai ma boutique républicaine.

31:59
Nicolas Dupont-Aignan

On va en parler. Mais, vous savez, le slogan de notre plateforme Internet, c'est « le pays avant les partis ». D'accord. Si les leaders, parce qu'on a quand même perdu les élections,

32:10
Locuteur

il

32:10
Nicolas Dupont-Aignan

faut quand même s'en souvenir, si les leaders des Républicains,

32:14
Locuteur

de

32:14
Nicolas Dupont-Aignan

ceux qui restent, parce que les autres,

32:16
Locuteur

ils

32:16
Nicolas Dupont-Aignan

vont, et c'est parce qu'ils sont d'accord, ils vont avec M. Macron libre à eux, si les leaders des Républicains, de Debout la France et du Front National, ne sont pas capables de comprendre

32:27
Locuteur

qu

32:28
Nicolas Dupont-Aignan

'il faut réfléchir ensemble à l'avenir, eh bien, moi, je vous prédis que la France sera coincée entre Macron et Mélenchon.

32:34
Locuteur

Et

32:34
Nicolas Dupont-Aignan

je

32:35
Locuteur

ne veux pas

32:35
Nicolas Dupont-Aignan

laisser la France otage

32:37
Locuteur

d

32:37
Nicolas Dupont-Aignan

'un conflit Mélenchon-Macron qui aboutira à la ruine du pays, quel que soit

32:42
Locuteur

le

32:42
Présentateur

président. Attendez, quand vous dites les leaders des Républicains, nous, on comprend évidemment Laurent Wauquiez. Vous misez à fond sur Laurent Wauquiez.

32:51
Nicolas Dupont-Aignan

Je

32:51
Locuteur

ne veux pas m'immiscer dans

32:52
Nicolas Dupont-Aignan

mon ancienne famille. Ce que je constate, c'est que j'ai beaucoup d'élus républicains qui m'appellent en ce moment et qui me disent, c'est bien ce que tu fais, on pourra en parler après l'élection du président et vas-y, parce qu'il va falloir les secouer, nos chefs. Et on va secouer les chefs par la base. On va aller à la rencontre des électeurs. On va aller dans toutes les villes de France avec cette plateforme. On va dire aux électeurs, si ensemble on travaillait, et on va commencer sur du concret, quel programme pour revaloriser le travail ? Quel programme pour relancer nos PME

33:27
Invité

? Ça fait 10 ans que vous dites que les Républicains, ex-UMP, sont des adorateurs de l'Union Européenne.

33:34
Locuteur

Mais non, mais ceux-là, ils sont parqués avec

33:35
Nicolas Dupont-Aignan

Macron. C

33:36
Locuteur

'est formidable. Donc Laurent

33:36
Invité

Wauquiez, on peut travailler avec lui.

33:38
Locuteur

Il

33:38
Invité

est Dupont-Aignan compatible.

33:42
Nicolas Dupont-Aignan

Laurent Wauquiez, c'est Laurent Wauquiez. Mais moi, je ne m'adresse pas à Laurent Wauquiez, là. Je m'adresse au

33:48
Locuteur

cadre... Vous m'avez dit

33:49
Invité

à tous les dirigeants

33:50
Locuteur

de se réunir. Ceux

33:51
Invité

qui n'étaient pas compatibles sont partis avec Emmanuel

33:53
Locuteur

Macron. Ce que je vous dis,

33:54
Nicolas Dupont-Aignan

c'est qu'il y a... Reprenons à la base. Il y a une révolution politique en France qu'a fait Emmanuel Macron. Je le conteste, je suis en désaccord complet avec ses choix, mais je reconnais

34:04
Locuteur

qu

34:04
Nicolas Dupont-Aignan

'il a réuni

34:06
Locuteur

la

34:06
Nicolas Dupont-Aignan

gauche de gouvernement et la droite de gouvernement qui faisaient la même politique depuis 20 ans à tour de rôle. Ils ont enfin compris qu'ils étaient pareils. Édouard Philippe, Collomb, en fait, c'est la

34:18
Locuteur

même... Eh

34:19
Nicolas Dupont-Aignan

bien, à partir du moment où les mondialistes, les européistes,

34:23
Locuteur

les

34:23
Nicolas Dupont-Aignan

fédéralistes sont ensemble, il est normal que ceux qui défendent une certaine idée de la France, une certaine idée des valeurs, se regroupent aussi. Mais donc, Laurent Wauquiez, oui, non, en fait-il partie de ce... Mais s'il veut venir, il dira le bienvenu. J'ai le sentiment qu'il hésite. Eh bien, je ne

34:39
Locuteur

vais

34:39
Nicolas Dupont-Aignan

pas adresser pas à Laurent Wauquiez parce que je n

34:41
Locuteur

'ai

34:41
Nicolas Dupont-Aignan

jamais vu un chef de parti qui, en général, voulait, comment dire, libérer les choses.

34:46
Locuteur

On

34:47
Nicolas Dupont-Aignan

va passer sur le terrain. Il

34:49
Présentateur

n

34:49
Locuteur

'a

34:49
Présentateur

pas l'air d'hésiter dans sa campagne et dans son positionnement.

34:51
Locuteur

Oui, non, c'est pour ça qu'on ne passera pas par lui. Il a

34:54
Présentateur

vraiment une droite qui s'affirme.

34:57
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, mais en même temps, il dit, je ne

34:58
Locuteur

veux

34:58
Nicolas Dupont-Aignan

pas travailler avec les autres. Or, si vous croyez,

35:02
Locuteur

et

35:02
Nicolas Dupont-Aignan

c'est ce que je vais leur répéter allassablement, mais si on est très fort sur le terrain, ils entendront le message des électeurs, l'union des électeurs, ils l'entendront. Je vais leur expliquer une chose. Et je le dis à Marine Le Pen comme à Wauquiez, comme à tout le monde. Je leur dis, si vous pensez

35:17
Locuteur

qu

35:17
Nicolas Dupont-Aignan

'il faut penser maintenant à 2022, vous vous trompez. Personne ne sait qui sera en position en 2022. Et si chacun repart dans sa roue comme le hamster dans sa roue qui pédale Marine Le Pen, Wauquiez, moi et des autres, eh bien, vous assisterez à la fin de la France entre Mélenchon et Macron. Donc, on a une responsabilité historique

35:36
Locuteur

de

35:36
Nicolas Dupont-Aignan

repartir à la base sur le terrain et je crois aux nouvelles technologies. Je crois que cette plateforme Internet, elle va révolutionner la politique comme en marche à révolutionner la gauche et le centre et on va essayer de bousculer les choses.

35:49
Invité

Cette responsabilité historique, c'est ce qui vous fait endosser le casque bleu en allant déjeuner la semaine dernière avec Marine Le Pen. Avec Florian Philippot, aujourd'hui avec Nicolas Bay, vous essayez de réconcilier le Front National.

36:00
Nicolas Dupont-Aignan

Je n

36:01
Locuteur

'ai

36:01
Nicolas Dupont-Aignan

pas cette prétention, ce n

36:02
Locuteur

'est

36:02
Nicolas Dupont-Aignan

pas ma famille politique. Contrairement à ce qu'a dit la presse

36:05
Locuteur

dans

36:06
Nicolas Dupont-Aignan

l'entre-deux-tours, je n'ai pas rejoint le Front National, je reste indépendant, Debout la France reste un parti indépendant et je n'ai jamais voulu fusionner les partis. En revanche, j'estime

36:16
Locuteur

qu

36:16
Nicolas Dupont-Aignan

'au moment où je veux unir tout le monde, ce n

36:19
Locuteur

'est

36:19
Nicolas Dupont-Aignan

pas la peine de s'envoyer des paquets les uns les autres et quand je vois des gens qui ont travaillé ensemble pendant des années se désunir, j'essaye de comprendre.

36:27
Locuteur

Mais

36:27
Invité

c'est ce qui se passe aussi à ce qui s'est passé à Debout la France. Vous prétendez

36:30
Locuteur

faire le rassemblement plus large

36:32
Invité

et à Debout la France,

36:33
Locuteur

vous avez perdu des

36:33
Invité

vice-présidents et perdu les responsables. Vous

36:37
Nicolas Dupont-Aignan

savez, on n'a jamais eu autant d'adhérents. On a eu 2500 adhérents supplémentaires en un mois parce que les gens ont compris et c'est intéressant, ils viennent à la fois du Front National et à la fois des Républicains. Mais l'enjeu, ce n

36:51
Locuteur

'est

36:51
Nicolas Dupont-Aignan

pas Debout la France. L'enjeu, ce n

36:52
Locuteur

'est

36:52
Nicolas Dupont-Aignan

pas le Front National. L'enjeu, ce n

36:53
Locuteur

'est

36:53
Nicolas Dupont-Aignan

pas les Républicains. Voir un projet alternatif face

36:58
Locuteur

à

36:58
Nicolas Dupont-Aignan

Macron parce que

36:59
Locuteur

tout

37:00
Nicolas Dupont-Aignan

à l'heure, M. Pécresse pouvait avoir raison sur un point.

37:03
Locuteur

Il

37:03
Nicolas Dupont-Aignan

disait, vous êtes contre.

37:05
Locuteur

Il

37:06
Nicolas Dupont-Aignan

a raison, je suis contre. Mais l'enjeu, ce n

37:07
Locuteur

'est

37:07
Nicolas Dupont-Aignan

pas d'être contre. L'enjeu, c'est d'être capable de proposer une alternative.

37:11
Locuteur

Et

37:12
Nicolas Dupont-Aignan

je vais vous faire une confidence. Pendant cet été,

37:14
Locuteur

j

37:14
Nicolas Dupont-Aignan

'ai essayé de réfléchir à l'échec

37:15
Locuteur

du

37:16
Nicolas Dupont-Aignan

second tour. Et je pense que... Certains ont imputé ça au débat de Marine Le Pen, notamment. Sans doute. Mais je pense que c'est plus profond.

37:24
Locuteur

Je

37:25
Nicolas Dupont-Aignan

pense qu'en vérité, les Français n'avaient pas soif de Macron. Simplement, les propositions alternatives ne les ont pas convaincues. C'est-à-dire qu'ils ont voté par défaut.

37:34
Locuteur

Et

37:35
Nicolas Dupont-Aignan

donc, l'enjeu, ce n

37:35
Locuteur

'est

37:35
Nicolas Dupont-Aignan

pas de critiquer Macron. L'enjeu, c'est de proposer un beau projet pour la France.

37:40
Locuteur

Il

37:40
Invité

rassure. Il y a aussi une question,

37:42
Locuteur

c'est est-ce qu'une

37:42
Invité

alliance à droite de la droite,

37:43
Locuteur

ça

37:44
Nicolas Dupont-Aignan

peut faire 50% des électeurs ? Non, mais il ne s'agit pas de faire la droite de la droite. Les amoureux de la France ne s'adressent pas qu'aux gens de droite. Mais d'abord, si on pouvait réunifier les patriotes dits de droite,

37:53
Locuteur

mais

37:53
Nicolas Dupont-Aignan

être patriote, ce n

37:54
Locuteur

'est

37:54
Nicolas Dupont-Aignan

pas simplement être de droite. Il y

37:55
Locuteur

a

37:55
Nicolas Dupont-Aignan

des patriotes à gauche. En revanche, ça ne sera pas d'extrême-gauche de Mélenchon. Parce que je ne pense pas qu'on puisse aller totalement à gauche, totalement à droite. Je pense qu'il faut rassembler déjà les gens qui pensent pareil. Ça serait déjà pas mal. Les gens qui pensent pareil. Alors,

38:09
Présentateur

deux petites questions très rapides. Mon micro est tombé, donc je le remets. Vous vous sentez très proche de Marine Le Pen.

38:15
Locuteur

Mais

38:15
Présentateur

je

38:16
Nicolas Dupont-Aignan

n

38:16
Locuteur

'ai

38:16
Nicolas Dupont-Aignan

pas être proche ou pas de Marine Le

38:17
Locuteur

Pen.

38:17
Nicolas Dupont-Aignan

Je l'ai soutenu au second tour.

38:19
Locuteur

Parce qu'entre

38:19
Nicolas Dupont-Aignan

Macron et Le Pen, je pensais qu'il valait mieux avec le programme que j'avais négocié avec elle,

38:28
Locuteur

qu

38:28
Nicolas Dupont-Aignan

'il fallait mieux ce programme-là. Et je pense que les Français vont commencer à comprendre. Vous vous sentez très proche de Laurent Wauquiez aussi ? Je n

38:35
Locuteur

'ai

38:35
Nicolas Dupont-Aignan

pas à me sentir proche. Mais si je vous pose la question... Excusez-moi, je ne

38:38
Locuteur

fais

38:38
Nicolas Dupont-Aignan

pas de la politique.

38:38
Locuteur

Je vais vous faire

38:39
Présentateur

entendre quelqu'un

38:39
Locuteur

qui se dit très proche de vous. Alors, je voulais vous demander si vous étiez très proche.

38:43
Nicolas Dupont-Aignan

C'est un coup de com'. Mais ce que je veux vous dire, c'est qu'on s'en fout que je sois proche de Mme Le Pen ou de M. Wauquiez ou du Tartempion. Qu'est-ce qui compte ? C'est la capacité à faire des réformes en France et à sauver

38:57
Locuteur

le pays. Donc, ce qui m'intéresse,

38:59
Nicolas Dupont-Aignan

c'est le programme. Ce n

39:00
Locuteur

'est

39:00
Nicolas Dupont-Aignan

pas les personnalités.

39:01
Présentateur

Je vais vous faire écouter Florian Philippot qui, lui, il le dit et il se sent très proche de vous. C'est charmant.

39:07
Locuteur non identifié

Dupont-Aignan, c'est autre chose. Là, on peut faire un bout de chemin ensemble parce que politiquement, nous sommes très proches.

39:12
Locuteur

On

39:12
Locuteur non identifié

n'est pas d'accord sur tout, mais nous sommes très proches. Lui et moi, et nous sommes gaullistes. C'est déjà très bien. Et puis, nous avons tous les deux cette même vision d'un rassemblement nécessaire des forces patriotiques et des patriotes français, d'où qu'ils viennent, pour l'emporter.

39:27
Locuteur

Oui, que

39:28
Présentateur

votre discours se

39:28
Locuteur non identifié

ressemble.

39:29
Invité

On a l'impression, voilà, que Florian Philippot fait du Nicolas Dupont-Aignan en le sachant ou sans le savoir.

39:34
Locuteur

Et

39:34
Invité

quel honneur ! Il est en train de parler du FN en disant je veux faire le FN mais sans ses excès. C'est un peu ce que vous avez dit

39:40
Locuteur

ces cinq

39:41
Invité

dernières années.

39:41
Nicolas Dupont-Aignan

Mais moi, ce qui est curieux, c'est que j'ai jamais changé. J'ai toujours, depuis Philippe Séguin, j'ai considéré

39:49
Locuteur

que

39:50
Nicolas Dupont-Aignan

la droite française avait oublié la nation,

39:54
Locuteur

s

39:54
Nicolas Dupont-Aignan

'est fourvoyée dans cette mauvaise Europe parce qu'il y

39:56
Locuteur

a

39:56
Nicolas Dupont-Aignan

une belle Europe à construire et que la gauche française a oublié le peuple

40:00
Locuteur

et

40:01
Nicolas Dupont-Aignan

s'est fourvoyée dans cette mauvaise Europe.

40:03
Locuteur

On

40:04
Nicolas Dupont-Aignan

a une chance historique. C'est qu'ils se sont tous mis ensemble. Ils vont sombrer ensemble avec Macron.

40:09
Locuteur

Mais

40:10
Nicolas Dupont-Aignan

ils sombreront et les Français abandonneront Macron et tout cet aéropage qui a gouverné depuis 20 ans en fait, même s'ils ont rajeuni.

40:18
Locuteur

Que

40:19
Nicolas Dupont-Aignan

si on est capable de présenter un beau projet alternatif. Et les Français sont très sages, M. Dodin, ils sont très sages.

40:27
Locuteur

Ils

40:27
Nicolas Dupont-Aignan

veulent savoir comment on va gérer l'Europe. Ils veulent savoir comment on va défendre nos PME relocalisées. Ils veulent savoir comment on va sauver l'hôpital.

40:34
Locuteur

Et

40:34
Nicolas Dupont-Aignan

c'est parce qu'on n'a pas été capable de les convaincre qu'on a perdu. Et

40:38
Locuteur

donc, il

40:38
Nicolas Dupont-Aignan

faut en tirer les leçons. Il y

40:39
Locuteur

a

40:39
Nicolas Dupont-Aignan

une chose que dit également...

40:41
Locuteur

Et si

40:41
Nicolas Dupont-Aignan

M. Philippot et d'autres veulent le faire, plus on sera nombreux, plus on rassurera les Français. Et d'abord, mettons-nous d'accord sur ce programme commun. Et c'est tout l'enjeu des amoureux de la France.fr qui sera lancé le 25 octobre parce que ça va permettre de bousculer les lignes.

41:00
Présentateur

Alors, dites-moi, Florian Philippot dit aussi ceci. Il dit que son départ marque finalement pour le Fonds national un retour à ces vieux démons du parti d'extrême droite. Ce n

41:11
Locuteur

'est

41:11
Présentateur

pas votre vision, alors, si on vous suit bien.

41:13
Locuteur

Mais moi, attendez... Le

41:14
Présentateur

FN ne renoue pas à

41:15
Locuteur

ces vieux démons.

41:16
Nicolas Dupont-Aignan

Attendez, j'ai pas été comme M. Philippot 6 ans ou 7 ans,

41:19
Locuteur

je

41:19
Nicolas Dupont-Aignan

sais pas combien d'années au FN.

41:20
Locuteur

6

41:20
Nicolas Dupont-Aignan

ans. Je n'ai jamais été au FN. Donc, c'est lui qui connaît le FN. Pour autant, attention à ces paroles

41:27
Locuteur

d

41:27
Nicolas Dupont-Aignan

'anticipation.

41:30
Locuteur

Moi,

41:31
Nicolas Dupont-Aignan

je ne

41:31
Locuteur

fais

41:31
Nicolas Dupont-Aignan

pas de la politique par anticipation. Je constate aujourd'hui que, en tout cas, le FN tel qu'il l'est aujourd'hui de Marine Le Pen

41:41
Locuteur

et

41:41
Nicolas Dupont-Aignan

qui a été d'ailleurs dédiabolisé avec le concours de Florian Philippot me paraît tout à fait, comment dire, capable d'évoluer dans le bon sens pour les années à venir. Mais, j'insiste sur un point. C'est que, si c'est pour reprendre le même programme

41:59
Locuteur

qu

41:59
Nicolas Dupont-Aignan

'en 2017, ça ne marchera pas. Je pense que le FN doit faire un pas vers les Républicains et je pense que les Républicains doivent faire un pas. Parce que, sinon, si personne ne fait de pas, encore une fois, on sera dans les

42:13
Locuteur

caricatures

42:14
Nicolas Dupont-Aignan

des caricatures. Donc,

42:16
Locuteur

la

42:16
Nicolas Dupont-Aignan

question n'est pas de savoir diabolisation, dédiabolisation. La question est de savoir quel est le beau projet qui peut sortir la France du pétrin. quel est le beau projet qui peut permettre de relocaliser 2 millions d'emplois ? Quel est le beau projet qui peut permettre de concilier liberté et sécurité ?

42:30
Locuteur

Voilà des vraies questions. L

42:31
Nicolas Dupont-Aignan

'une des

42:31
Locuteur

grandes

42:32
Invité

questions qui divise...

42:33
Locuteur

Mais je ne sais pas ce que deviendra

42:34
Nicolas Dupont-Aignan

le FN comme

42:34
Locuteur

je ne sais

42:35
Nicolas Dupont-Aignan

pas ce que deviendra les Républicains.

42:36
Locuteur

L

42:36
Invité

'une des

42:36
Locuteur

grandes questions qui divise dans ce... Et ce

42:38
Nicolas Dupont-Aignan

sera la dernière

42:39
Locuteur

question.

42:39
Invité

Ce sera la dernière question dans ces gens à qui vous voulez parler. C'est justement la place de la sortie de l'euro. Oui. Florian Philippot en fait une ligne rouge. Vous, vous avez influé sur le programme du Front pour que ça soit moins

42:49
Locuteur

prépondérant. C'est un point

42:50
Nicolas Dupont-Aignan

de désaccord que j'ai avec Florian Philippot. Je suis convaincu qu'à partir du moment où les Français ne veulent pas sortir de l'euro, ça ne sert à rien de dire il faut sortir de l'euro si les Français ne le veulent pas. Et je suis convaincu qu'à mesure que le temps passe, il y

43:02
Locuteur

a

43:02
Nicolas Dupont-Aignan

des moyens de faire évoluer la politique monétaire, notamment, qui peuvent être intéressants. Il faut qu'on travaille. Et moi, je veux préparer cette plateforme commune pour, dans un an, qu'on soit prêt, ou deux ans, une vraie plateforme commune mais qui part de la base. Ce

43:16
Locuteur

n'est

43:16
Nicolas Dupont-Aignan

pas les leaders qui la font.

43:17
Locuteur

On a compris votre stratégie.

43:20
Nicolas Dupont-Aignan

On a compris votre

43:20
Locuteur

stratégie. À la base, c

43:22
Présentateur

'est une stratégie numérique. On a même noté la date le 25 octobre.

43:26
Locuteur

Merci. Il faut

43:26
Présentateur

du dialogue,

43:28
Locuteur

pas seulement

43:29
Présentateur

sur Internet. Merci Nicolas.

43:31
Locuteur

Merci à vous.

43:32
Présentateur

Merci beaucoup. Merci

43:32
Locuteur

à vous.