Élections du président des Républicains : quelle est la stratégie de Laurent Wauquiez ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Mais pour commencer, on est à 10 jours du vote he pour l'élection du président des républicains. Le bras de fer entre Bruno Retaillot et Laurent Voquier continue. On va décrypter ensemble la stratégie de Laurent Voquier.
L'utsider qui tente d'occuper le terrain sur les mêmes sujets que le ministre de l'intérieur, l'islamisme, le wisme. Et ce matin et bien sur européin et ces news, Laurent Vokier a annoncé la suppression des aides régionales pour l'université de Lyon I. Souvenez-vous les dérivés islamo gauchistes qui avaient provoqué l'interruption du cours de Fabrice Balanche, spécialiste du Moyen-Orient, qualifié de racistes et de sionistes.
On l'écoute. En ce moment sur l'université de Lyon I, je me bats pour qu'on impose une mission d'inspection indépendante pour que nous braquions les projecteurs sur la dérive islamogauchiste de cette université. Et je vous annonce que nous avons décidé avec le président de la région de supprimer toutes les aides de la région à cette université tant qu'il n'y aura pas la lumière qui sera faite sur leur dérive.
Toutes les aides sont gelées, supprimé toutes les aides de la région de coopération avec cette université qui s'est livré à des iftars qui a dans lequel on a des prières dans ce cadre dont on a réussi à obtenir la démission du premier vice-président qui était compromis. J'étais hier en échange avec le professeur Balanche qui est un ami pourquel j'ai beaucoup d'estime qui mène ce combat et que nous devons soutenir. Voilà le renvoquer ce matin.
Alors effectivement c'est du bon sens, c'est cohérent mais c'est bien joué. En tout cas, il met les pieds dans le plat et puis euh il euh prend des des actes, il euh fait des actions. Euh il est certes plus président de la région, mais on sait qu'il la contrôle encore et il fait euh ce qu'il peut pour en terminer avec cet islamuchisme, ce wokisme qui règne aujourd'hui dans nos universités.
Euh le cas de l'université Lyon I est finalement euh symptomatique de notre époque, d'une époque où bien on ne veut plus du débat, où on veut de la censure, où on a un professeur des universités euh juste parce qu'il a euh pointé peut-être une anomalie. Le fait qu'on organise des ruptures du jeûne dans une université française, ça peut poser une question. Et bien, il a été agressé, molesté par des élèves qui sont venus perturber son cours.
Il a dû ensuite tenir ses cours avec un gardien devant sa porte. On est quand même dans une université française, une université de la République. Et bien oui, on peut pas tolérer ça dans ces universitésl.
Une université qui en plus par l'entremise de sa présidente et bien a lâché complètement en pâure monsieur Balanche. On sait très bien qu'aujourd'hui on peut pas le vice-président lui en revanche a été la présidente a eu des mots inqualifiables. Donc évidemment qu'il faut agir et c'est ce que fait Laurent Veoquier.
Voilà, je pense que il y a pas mal de présidents de région notamment issu de la droite qui devrai en prendre exemple. On a vu dans des universités comme celle de Lille, de celle de Strasbourg, des actes tout aussi répréhensibles. Et bien peut-être que pour agir et pour arrêter ce fléo et ben il faut avoir des des actes qui sont aussi forts que celui de le renvoquer.
Jean-Michel Salvator à 10 jours de la du vote hein pour la présidence DLR, il fait cette annonce sur Europe. C'est news ce matin. Oui.
Alors, c'est vrai que pour lui, c'est pas très facile de faire campagne. D'abord parce que Rotaillot est en tête, même si on sait pas exactement de combien, mais enfin on imagine qu'il est en tête. Euh l'autre atout de Rotaillo, c'est qu'il est ministre et que donc il peut faire des choses, il peut annoncer des choses.
Et puis euh le troisème atout de de Rotaillo, c'est que il a dit qu'il ne ferait pas de polémique. Bon et c'est vrai que face à face à à Retaillot, bah finalement Voquier se retrouve un petit peu comme un boxeur qui boxe dans le vide sans adversaire. Bon et moi je trouve alors donc et et donc c'est vrai que Rotayou fait une bonne campagne mais je trouve que Vokier fait aussi une très bonne campagne puisqu'il arrive finalement à être en permanence à l'initiative et à mettre sur la place publique des sujets qui sont des sujets qui plaisent aux militants parce que il faut il faut rappeler quand même une chose très importante.
Bah il est sur les mêmes sujets que Bruno Retaillot. Mais ce qui compte, c'est ce qui compte, c'est pas l'opinion, c'est les militants parce que ce sont les militants qui vont euh qui vont qui vont voter. Et là, bon bah euh l'histoire de euh l'histoire des OQTF qu'on renvoie à Saint-Pierre Amiclon, c'était bien joué.
Bon, même si ensuite on peut discuter à l'infini, mais c'était plutôt c'était bien joué. Euh l'histoire du cordon sanitaire autour de autour de LFI, je pense que ça fait partie des thèmes qui font très plaisir au militant et ça anime capant mais c'est vrai que ça fait et c'est bien joué parce que c'est un sujet qui se sujet qui se pose. Bon et puis là bon bah l'université euh oui ça c'est aussi assez bien joué.
Donc en fait on a deux bonnes campagnes mais qui sont des campagnes parallèles et mais ce sont des campagnes qui ne se rejoignent jamais. Mais c'est des campagnes stratégiques et c'est là où c'est intéressant, c'est que Laurent Vequier il a eu un conseil dans cette campagne, c'est un conseil de Nicolas Sarkozy qui lui a dit "En politique, pour gagner une élection interne, tu fais du gros rouge qui tâche." Bon bah c'est ce que Lauren VO fait depuis le début.
En réalité, on voit bien que cette campagne des républicains, c'est pas euh une campagne avec deux personnalités, c'est pas une campagne avec deux lignes puisque bon euh Bruno Rota et Lauren Vokier incarne plutôt la ligne, mais c'est deux stratégies différentes. La Voquier dit euh moi euh je suis mieux en dehors euh de tous les accords, j'ai une liberté de parole et d'ailleurs euh vous voyez Saint-Pierre et Micelon, l'université, le le cordon sanitaire et la commission d'enquête autour de la France insoumise, je peux dire tout ce que je veux. Contrairement à Bruno Rotillot qui ne pourrait pas dire tout ce qu'il voudrait et qui serait euh qui se fondrait dans le Voilà.
Alors, on va l'écouter justement une deuxième fois, le renvoquier euh qui a également donc reproché à Bruno Rotaillo sa volonté d'être président DLR et ministre de l'intérieur. Je ne veux pas que le président de notre famille politique soit en même temps ministre à l'intérieur du gouvernement de François Bayerou parce que le danger quand on traite cette question, c'est qu'à ce moment-là, il sera jugé parti. Je ne veux pas que les Républicains se diluent dans le macronisme et on va aller au bout de ce sujet.
Dans l'élection des Républicains en ce moment, il y a pour moi deux visions de ce qu'est l'avenir de la droite. Il y a un premier schéma qui consiste à croire qu'on peut être à la fois ministre dans le gouvernement de Bairou et chef de notre famille politique. C'est la position de Bruno.
Pour moi, il y a un risque, c'est que à l'arrivée et bien au fur et à mesure qu'on siège au conseil des ministres, au fur et à mesure qu'on reste dans le gouvernement de Bairou, la parole de la droite se dilue dans le macronisme et n'aura plus la capacité à incarner la rupture que je souhaite. Il y a de l'autre côté ce pourquoi moi je plaide, c'est-à-dire un chef des républicains qui n'est pas prisonnier de ce gouvernement. Le renvoqué ce matin, une dilution de la droite dans la macronie.
Ouais, moi je trouve qu'il y a quand même un petit détail qu'il oublie leur voquier, c'est que c'est que les Républicains, ils n'ont que 47 députés, ils ont moins de 10 % de l'assemblée et honnêtement au sein du gouvernement de Bairou, il me semble quand même que la part de voie des républicains est assez puissante grâce à grâce à à Bruno Rota. Alors, c'est vrai que l'argument de de de leur invoquer, moi je le trouve pas excellent, même si euh bon, pour des raisons tactiques, on voit bien pourquoi il le dit. Euh mais je trouve que c'est un peu compliqué quand on a que 50 quand on a que 47 députés euh et que euh on a dans les sondages euh finalement des scores qui sont assez faiblards, être sur la ligne.
Euh moi euh je ne veux pas je veux pas pactiser avec des partenaires quels qu'ils soit. Je je veux avoir le pouvoir et tout le pouvoir pour commencer à agir, mais il n'est pas question de commencer à agir avec d'autres. Moi je trouve que c'est une c'est une position qui est pas très tenable étant donné la faiblesse des Républicains aujourd'hui.
Je tor est-ce que c'est tenable ? Bah non, moi en tout cas cet argument, je suis assez d'accord pour moi n'est pas tenonnable puisque déjà dire que on peut pas être ministre de l'intérieur et président d'un parti en même temps, on a dans l'histoire dans l'histoire de la droite des en tout cas au moins un exemple qui nous prouve l'inverse, c'est Nicolas Sarkozy qui était président de l'UMP et ministre de l'intérieur et j'avais pas l'impression dans une configuration qui était politique qui était assez différente. Mais si aujourd'hui on reparle de la droite si il y a eu on est passé de 40000 adhérents à 121000 adhérents.
C'est pourquoi ? C'est pas parce que Laurent Voquier dirige la droite à l'Assemblée nationale, c'est parce que Bruno Rotaillot a insufflé un souffle au sein redonner à redonner l'oxygène à montrer que la droite au pouvoir et bien quand elle était aux manettes, elle pouvait faire des choses même s'il a pas une capacité aujourd'hui d'imprimer un gros projet de loi législatif sur l'immigration. Si sur la la sécurité, c'est évidemment très difficile.
Bruno Rot, il va pas en 6 mois effacer 40 ans de laxisme. Ça, je pense que les les militants va faire la différence à l'arrivée dans le sprint final parce que là, on sent qu'effectivement, vous l'avez dit, il y a un légère avantage officiellement pour Bruno Taillot mais ça peut être serré jusqu'au bout parce qu'on sait qu'il va sur le terrain, il est dans les fédérations, il battelle là. La grosse différence, ça va être est-ce que les arguments portés par Laurent Veoquier ont fonctionné ?
On sait que les militants, les sympathisants, c'est pas un électeur, c'est quelqu'un qui aime la stratégie. C'est quelqu'un qui parfois et voilà est très intéressé par ces questionsl donc beaucoup plus que les électeurs lambda entre guillemets. Donc les arguments de campagne de Laurent Vquier ils peuvent fonctionner.
En revanche je pense que la posture de ministre de l'intérieur, le fait qu'on voit tous les jours Bruno Rota à la télévision et que par ailleurs, il y a aussi quelques résultats, quelques bons résultats au bout de 6 mois, ça peut avantager Bruno Rotaillot. Jean-Michel Salvator. Ouais, moi je pense que ça va quand même se jouer sur les personnalités parce qu'au fond al je suis pas tout à fait euh d'accord avec Jul, je pense que il ils sont vraiment très alignés sur la plupart des sujets.
Alors peut-être sur le plan économique peut-être que Rotario était peut-être peut-être un petit peu plus un peu plus libéral et encore ça ça ça se défend mais c'est vraiment sur leur personnalité et là ce que Rota joue c'est à la fois la sincérité et la fierté d'être français. Bon euh c'est vrai que Voier il est moins à l'aise sur ces thèml surtout sur la sincérité parce que il est il est il est accusé d'avoir changé beaucoup d'avis. Euh mais en fait Voyer se souvient si vous voulez bah de de l'Évangile qui dit "Les premiers sont les derniers, les derniers sont les premiers." On se souvient très bien que Shira qui était très mal parti, il a fini par être élu président de la République et donc bah Voker se dit "Bah c'est pas parce que je suis mal parti dans les sondages que au bout du bout je ne serai pas élu." Le 17 et 18 mai lors du congrès évidemment.
On se retrouve dans quelques instants les amis. On va parler de cette visite qui dérange qui interpelle celle de l'ancien djihadiste désormais président par intérim de la Syrie reçue à l'Élysée par Emmanuel Macron. Le gouvernement justifie cette invitation à tout de suite et restez bien avec nous.
La suite d'Europin 13h. C'est dans un instant. Il est 13h27.
Vous écoutez, c'est denger sur Europa Europa.
Laurent Wauquiez