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interviewLa France insoumise (sur YouTube)· 29 septembre 2021 106 minAutoproduit

Pour une école républicaine jusqu’au bout, la rendre véritablement gratuite - #AMFIS2021

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour à toutes et à tous nous allons donc commencer cette conférence intitulée pour une école républicaine jusqu'au bout la rendre véritablement gratuite avant l'essai par old avant de laisser la parole à nos trois intervenants je vais vous expliquer les raisons qui nous ont poussés à choisir ce sujet le système éducatif français est fondé sur des principes qui sont régulièrement débattu dans les médias et au parlement le premier la liberté d'enseignement elle a été débattue lors de la loi gatel en 2018 sur les conditions d'ouverture et le contrôle des écoles privées sous contrat hors contrat puis lors de l'examen de la loi confortant le respect des principes de la république ce qu'on a appelé la loi séparatisme qui a été promulguée il ya quelques jours le 24 août 2021 le de nouveau les écoles privées sous contrat leur contrat ont été largement débattues et leur contrôle la laïcité deuxième principe de l'enseignement public il a été également et abondamment discuté ces derniers mois alors de la loi séparatisme et vous il ya également une campagne du ministère de l'éducation nationale qui est particulièrement décriée et dénoncé ces derniers jours l'obligation scolaire à troisième un principe qui a été débattue lors de la loi pour une école de la confiance en 2019 l'instruction en famille également a été beaucoup discuté depuis un an lors de la loi séparatisme quatrième principe la neutralité de l'enseignement public qui s'applique à la fois aux élèves et au personnel elle a été débattue lors de la loi pour une école de la confiance avec l'introduction de l'exemplarité des fonctionnaires et cinquième principe la gratuité de l'enseignement public qui elle n'a pas été débattue circulez ya rien à voir elle est complètement absente des débats la gratuité fait partie du bloc de constitutionnalité elle est mentionnée à l'article 13 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et l'ins tort que l'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l'état on le retrouve également ce principe dans le code de l'éducation aux articles l 132 1 et 132 2 qui précise que l'enseignement public dispensé dans les écoles maternelles et élémentaires est gratuit et que l'enseignement est gratuit pour les élèves des lycées et collèges publics mais dire que l'enseignement public dispensé est gratuit ne signifie pas qu être scolarisé dans une école publique n'entraîne aucune dépense obligatoire pourquoi par exemple un élève qui est scolarisé dans un lycée certes l'enseignement y est gratuit mais les manuels pour suivre cet enseignement sont à la charge des familles certaines régions les finances mais pas toutes et cela crée des inégalités entre les territoires merci à chaque rentrée il ya une liste de fournitures scolaires qui est distribué aux élèves impossible donc pour un élève d'aller à l'école de suivre une scolarité son cartable une trousse du matériel pour écrire mesure est calculée coloris et c'est cette année les dépenses pour un élève de 6ème s'élève à environ 200 euros au cours de l'année également les familles sont régulièrement sollicités pour la coopérative de l'école qui est certes facultative mais a quand même une forte incitation à y participer pour financer des sorties scolaires et du matériel pour la classe et l'école les sorties à chaque sortie scolaire régulièrement les familles sont sollicités également et pour des voyages scolaires difficile également pour les élèves d'aller à l'école sans cantine et certaines cantines fonctionne avec des tarifs progressifs en fonction des revenus avec des tranches de de gratuité pour les premiers les premiers échelons mais c'est pas du tout obligatoire et certaines communes pratiquent toujours des tarifs uniques donc sacré de fortes inégalités entre les territoires entre le lieu de résidence des élèves de même pour le périscolaire qui est généralement payants dans les communes alors il une enquête du cnal en 2019 qui se base sur les ans les déclarations des enseignants et qui a étudié effectivement les conséquences de cette de cette non gratuité et indique donc il ya vingt six pour cent des enseignants dans le premier degré qui indique avoir des familles qui ont des difficultés pour atteindre les les dépenses de fournitures scolaires dans le second degré ça atteint 86 % des enseignants qui ont des familles des familles qui ont des difficultés à les payer concernant les voyages scolaires les enseignants du second degré 59% d'entre eux indiquent que des élèves ne participe pas aux voyages scolaires pour des raisons financières donc ce principe de gratuité est là et entre ce principe de gratuité et la réalité il ya une marge énorme et cela ne fait pas de débat dans la société ces dernières semaines les médias ont organisé une campagne sur l'utilisation de l'allocation de rentrée scolaire par les familles modestes mais pas une seule fois ses dépenses obligatoires n'ont été questionné remise en cause donc pour et pour évoquer ces enjeux de cet enjeu de gratuité qui semble centrale pour garantir une école républicaine nous avons trois intervenants francis vergne qui est chercheur associé auprès l'institut de recherche de la fsu il va publier dans quelques jours un ouvrage intitulé éducation démocratique avec christian laval dans lequel il fait des propositions pour construire une égalité réelle en matière d'école rodrigo arenas porte parole de la fse de la parents fcpe excusez moi le porte parole de la fcpe la principale organisation association de parents d'élèves et tu as été pendant de nombreuses années co président de la fcpe et enfin sabina au rubin qui est député de la france insoumise et qui très engagé sur les questions d'éducation depuis le début du mandat et je commence par donc chaque intervenant va parler 20 minutes et puis ensuite je vous propose vous d'intervenir de réagir et puis nos intervenants pourront échanger avec vous on commence par francis vergne bon ben ça marche oui c'est moi bonjour donc et merci de cette invitation à débattre un petit mot peut-être sur ce que tu as évoqué ses terres le cadre dans lequel semaine nos réflexions et nos propositions cadre de l'institut de recherche de la fsu institue un peu particulier puisque lié à une organisation syndicale et dans lequel il ya des chercheurs bien sûr c'est sa vocation mais on considère surtout que des syndicalistes peut penser un sas et pas seulement dans des manifestations etc mais ça une réflexion propre et puis plus largement je dirai tout professionnel ne fait pas que exercer un métier ou plus pour exercer un métier contrairement à ce que l'on entend dire parfois il faut réfléchir pas mal c'est pas seulement être le nez dans le guidon mais donc voilà c'est s'il ya une originalité à notre institut de recherche c'est de croiser c3 c3 regard alors dans ce cadre-là de travaux portent ça semble assez naturel et normal sur l'école sur l'éducation il y a quelques années nous avions produit avec christian laval donc un ouvrage qui s'intitule et la nouvelle école capitaliste qui était surtout un ouvrage je dirais de décortiquer ce les enjeux qu'il pouvait y avoir comme en cette marchandisation cette financiarisation ateliers tous les secteurs de l'éducation et puis chemin faisant on discute en à partir de cet ouvrage on s'est aperçu que les gens nous disaient oui mais on est d'accord avec vous il ya pas d voit la réalité même dépasser les critiques qu'on pouvait faire mais qu'est ce que vous proposez donc l'ouvragé que tu que tu évoques qui doit paraître la découverte en octobre essaye d'apporter des éléments de réponse puisque le titre ce sera effectivement éducation démocratique et en sous titre principes de la révolution scolaire à venir voilà peut sembler ambitieux et où il m'a semblé intéressant de prendre précisément le fil conducteur de la gratuité enfin la gratuité plus exactement comme principe et comme réalité comme fil conducteur pour construire d une égalité réelle en matière en matière éducative puisque l'école que l'on vit aujourd'hui c'est vraiment l'antithèse de la gratuité alors sous l'angle que tu évoquais bien évidemment le dépense qui existe de fait pour les familles mais également dans son principe même steurs que l'école lorsqu'on avait voulu qualifier d'un dom au cette nouvelle x qui était à nos yeux de nouvelle école capitaliste on avait trouvé la formule de dire c'est l'école pour lequel l'homme est capital si vous voulez c'est à dire qu'en gros l'école ne faisait pas que reproduire la société elles préparées à une société entièrement marchande entièrement régie par le principe du capital donc on a voulu prendre justement le principe inverse et dire aujourd'hui si on prend comme fil conducteur le fait qu'il faut aller vers une égalité réelle des conditions d'apprentissage et bien faut partir sur une base sur une base que je qualifierais de matériel parce que c'est quand même d'abord là que se joue un certain nombre de choses il faut agir d'abord sur le cadre économique social et culturel des familles le vieil âne des compagnons de marx avait la formule suivante en reprenant une formule célèbre du philosophe ludwig feuerbach en disant on pense différemment dans un palais dans une chaumière je crois qu'aujourd'hui on pourrait étendre la réflexion en disant c'est très banal ce que je vais dire mais on apprend différemment dans le ghetto des ultra riches s'ils voulaient et dans les cas dans les quartiers populaires évidemment et cela met en évidence je crois que aujourd'hui il ya des inégalités de plus en plus forte qui sont à la fois multi dimensionnelle et qui sont cumulatives ce que je veux dire par là ce qu'elles sont mises multidimensionnelle sont la fois sociale territoriale de genre est d'origine est cumulative parce que ce sont en général toujours les mêmes qui cumule ces difficultés voilà en gros le cadre si vous voulez sur lequel on s'est basés et première chose même si c'est tout à fait banal et ça a été évoqué je crois que la première chose c'est dire cette cette réalité de la pauvreté de la langue liées en partie en grande partie à la non gratuité elle agit elle a un impact considérable sur les conditions de scolarisation alors la pandémie due qu'aux vide l'a révélé mais au fond ça existait déjà avant et de manière quand même particulièrement particulièrement est de plus en plus criante alors c'est ce que tu évoqué tout à la main c'est à dire le fait que les frais occasionnés par le travail scolaire bon de fait existe documents pour les travaux dirigés les livres de poche pour le français matériel d'objets pour la technologie etc etc si vous voulez et comme tout ça ce cumul bien évidemment pour les familles les plus démunies c'est pas neutre du tout ça agit de fait sur les offres pour évoquer en élargissant la condition de vie des des étudiants je crois que ça a été mis en évidence également et on peut rappeler par exemple que l'inspection des des affaires sociales et l'observatoire des inégalités s'accordaient à dire qu'aujourd'hui il ya plus de 20 % d'étudiants en france qui vivent en dessous du seuil de pauvreté si vous voulez et tout ça agit sur le plan matériel mais sur le plan également je dirais du rapport des élèves et des parents à à l'école aujourd'hui cette école inégalitaire d'une certaine façon comme elle a été appauvrie il ne suffit pas elle même au sens où on a assisté à une explosion considérable ce que j'appellerais le marché éducatif complémentaires stark en gros l'école c'est encore on le considère comme une formation de base mais en gros ce qui se joue sur les compléments éducatif que l'on considère comme nécessaire est payant c'est devenu de plus en plus près de preignan et de plus en plus de plus en plus important et ça bien évidemment ça a un impact global sur les conditions de d'études les conditions dans lesquelles les familles accompagnées ou pas les élèves dans les itinéraires scolaire alors premier de deuxième point si vous voulez donc premier point regarder cette réalité de la pauvreté scolaire en france et deuxièmement regarder ce que propose ce que ne proposent pas tulle évoqué un petit peu le gouvernement aujourd'hui alors parce que le gouvernement il n'est pas avare de dire alors un problème décidément on va y arriver ces solutions elles ont pour caractéristique principale justement de nier cette réalité c'est à dire de dire en gros la réussite scolaire c'est une question de personnel d'investissement personnel mais c'est pas une question politique sociale donc on va chercher du côté en particulier de repérer des conduites déviantes n'est ce pas de mettre en place tout un processus de médicalisation de psychologisation est plus une démarche également sécuritaire il faut le dire pour dire bon bah définitive ceux qui réussissent pas à l'école c'est qu'ils ont un rapport aux normes sociales qui est pas tout à fait normal donc il faut croiser les regards avec ce le ce de la police et cetera et cetera pour repérer alors ils ont des catégories extraordinaire dans ma vie professionnelle précédente qui était la ville professionnelle d'un conseiller d'orientation psychologue on nous convoquer à des réunions dans lesquelles j'avais découvert une nouvelle catégorie qui était la catégorie des prêts délinquants c'est extraordinaire quand même donc si vous voulez cette philosophie elle continue d'exister et en définitive elle renvoie au fait que c'est par des des solutions comment dire de redressement comportementale en quelque sorte que l'on peut résoudre le problème de la difficulté scolaire et bien évidemment avec l'idée que ce qu'ils se plient pas à ça or vont ils n'ont pas grand chose à faire dans dans l'école moi une chose qui m'avait frappé dans ma vie professionnelle de conseillers d'orientation là aussi c'était une formule une formule riche de sens c'est au sortir de la troisième le fait de dire qu'il y avait une orientation vie active c'est extraordinaire si vous ou apprentissage voilà peut-être ce entre guillemets n'était pas fait pour l'école ne se pliait pas à ses normes il avait rien à faire et donc ils aller voir du côté du patronat là une vraie éducation est ce que je veux dire donc de ce côté-là rien à attendre si vous voulez rien à attendre du fait que en dépit de tout un discours compris celui de plancke r aujourd'hui alors lui il a trouvé une autre formule c'est extraordinaire c'est la neuropsychologie sterle en gros au niveau du cerveau on va trouver un moyen d'activer les bons neurones et ça résoudra tout le problème voilà autant vous dire que ça marche pas bien évidemment mais je crois qu'il s'en fiche littéralement c'est pas son problème alors si on vient du côté des solutions je dirais sur lesquels nous on a essayé de travailler de réfléchir c'est évidemment de considérer les élèves en situation de difficulté comme un aspect particulier de ce que le sociologue robert castel avait appelé la désaffiliation sociale et je crois qu'on peut faire en parallèle entre le phénomène de désaffiliation sociale liée au chômage à la rupture des liens qui lient à la société et avec ce qu'on pourrait appeler la désaffiliation scolaire c'est-à-dire progressivement un certain nombre d'élèves pour les conditions matérielles et culturelles que j'évoquais tout à l'heure ne ne sont plus là et enfin ne sont plus là si vous voulez sont là sur les bancs de l'école mais ne peuvent pas n'ont pas la possibilité de vraiment enfin réussir scolairement parce que les conditions et ils sont pas et on pense effectivement l'une des pistes pour être effectivement de travail et à l'arrêt affiliation scolaire mais en jouant non pas seulement sur l'ailé je veux demander de l'aide entraîneur l édifice c'est formidable mais de retisser les liens multiples qui doivent exister entre l'école le périscolaire ce qui se passe dans les familles et de faire un lien entre tout ça est de jouer sur toutes ces conditions pour créer des solidarités positive et développer des pratiques coopératives au sein de l'école aujourd'hui cela supposerait en particulier et c'est tout l'antithèse de ce qui se passe aujourd'hui bien évidemment c'est avoir du personnel qualifié de haut niveau dans l'école et autour de l'école pour apporter aux élèves et aux familles tout ce qu'un certain nombre de familles ne peut pas pour des conditions matérielles et culturels apportez donc ça nous semble une piste intéressante pour justement retisser des liens contre cette désaffiliation scolaire avoir une réaffiliation alors ça passe par quoi ça y compris par ce qui se passe un petit peu en dehors de l'école quand on est sortis de l'école si vous voulez un accompagnement scolaire gratuit pour les élèves qui en ont besoin c'est pas ce qui se passe aujourd'hui c'est le moins qu'on puisse dire malgré des efforts associatif je crache pas dessus du tout si vous voulez mais c'est là peut concerner l'environnement culturelles ludiques sportifs des associations des bibliothèques des médiathèques que tout cela puisse converger et avoir une fonction d'étayage de l'école et qui permettent de jouer en particulier sur toutes les compétences compétences linguistiques en particulier qui sont nécessaires pour la réussite aujourd'hui donc cette cette idée si vous vous laissez de de créer les conditions d'une culture éducative commune entre l'école et les familles aujourd'hui est d'aller dans ce sens là le sens général que l'on n'y accorde nous et ce sera un élément complémentaire c'est de dire qu'il faudrait essayer d'aller vers à la fois une pédagogie de l'égalité est une auto organisation éducative plus déterminés et là je ferai référence non seulement effectivement à notre histoire scolaire mais à ce qu'il peut se passer dans le monde d'aujourd'hui et dans un certain nombre de pays je pense en particulier à tout ce qui peut lier le mouvement de démocratisation de l'école et le mouvement social on pourrait se référer par exemple à certains mouvements sociaux à l'amérique latine je pense en particulier à toute la filiation qu'il y aurait à opérer avec la pédagogie des opprimés de paulo freire avec le mouvement des sans terre au brésil mais il ya d'autres exemples c'est les quartiers de boue en argentine les caravanes pédagogique en colombie chili d'une manière très forte éducation convivialité sociale capacité autonome des participants et à partir de là comment des groupes de citoyens et des assemblées peuvent instituer comme sujet de leur propre histoire en dehors du marché et en dehors d'eux au moins de l'état bureaucratique donc c'est cette pédagogie de l'émancipation qui nous en aux complémentaires basé sur la gratuité au sens où effectivement ce qu'apportent ces mouvements ils ont pas là pour se faire payer si vous voulez mais ils sont là pour réellement en toute fraternité en toute sécurité essayez de mettre en mouvement cette éducation qui aujourd'hui est confiné dans la marchandisation dans la financiarisation et paulo freire avait une expression de ce point de vue là qui me semble être et nous sommes très juste si vous voulez disais il faut sortir d'une conception pédagogique bancaire c'est-à-dire dit aujourd'hui les élèves on les considère comme des espèces de dépôt dans lesquels comme dans une banque on va mettre du savoir mais c'est pas ça ça suffit pas faut que les élèves et les parents aussi deviennent en quelque sorte des sujets conscient à la fois de pour investir l'école mais pour transformer l'école parle aux frères le faisait dans son vocabulaire je dirais à la fois exercice ta liste et chrétiens chrétiens plutôt théologie de la libération si vous voulez hein en parlant de conscientisation mais je crois qu'il faut voir ce qu'il ya derrière c'est tout un phénomène totale c'est-à-dire une transformation politique culturelle éducative et une démocratisation qui ne soit pas simplement une vulgarisation mais une appropriation des des savoirs et paulo freire de ce point de vue là avait une formule qui me parle beaucoup il résumé en dix ans une éducation problématisant tu c'est une indication dans laquelle on ne peut pas séparer l'apprentissage la lecture du mot et la lecture du monde et ça me semble une image très très juste si vous voulez de la direction dans lesquelles il conviendrait de dalé aujourd'hui en enfilant effectivement cette cette idée de de la gratuité jusqu'au bout alors je terminerais si vous voulez en essayant de m'interroger avec vous sur ce dont la gratuité pourrait devenir le nom on a toujours cette délicate d'accord ça va normalement donc ceux dont la gratuité pourrait devenir le nom je me réfère paix à un ami et camarade qui était là il ya sais pas s'ils étaient là l'an dernier mais il ya au moins deux ans c'est paul ariès je sais pas si vous connaissez son livre s'intitule gratuite fr versus capitalisme et qui attaquent de manière vraiment frontal le présupposé le préjugé idéologique selon lequel le principe de la gratuité inciterait un comportement égoïste et irresponsable et le grand mérite de paul ariès et de montech c'est précisément exactement le contraire c'est-à-dire celle inverse qui doit être établi la gratuité est ce qui permet aujourd'hui de faire reculer la marchandisation la financiarisation du monde en général et de l'éducation en particulier et qui donne une assise à une mise en commun égalitaire qui est essentielle dans la perspective d'un nouvel humanisme dont l'éducation le soin la culture sont des éléments à notre avis déterminant alors de ce point de vue là si on reprend cette idée cette réflexion ce dont la gratuité peut être le nom je dirais qu'il y à deux écueils de mon point de vue l'écueil utilitariste on en a parlé c'est r l'idée que l'école bon elle doit finalement formé du capital humain quoi rien d'autre qu'aux acteurs qu'elle soit utile pour non seulement reproduire la société capitaliste mais être en avance en quelque sorte pour que la société dans tous les domaines soit une société régie par par la logique du capital donc une école qui s'adapte à la société capitaliste mais qui s'adapte y compris d'une manière parce que l'éducation touche à ça de manière assez intime assez subjective y compris c'est à dire que ces normes de fonctionnement l'impératif de rentabilité de performances de mise en concurrence ça pénètre au plus tôt dans les consciences et que ça soit en quelque sorte qu'ils aient pas d'autre solution l'idée que dans la tête fausse médecins dans la tête comme aurait dit thatcher il n'y a pas d'alternative mais au plus tôt cette éducation donc avec ce principe utilitariste capitaliste doit pénétrer pénétrer dans la donne dans les consciences mais il y a peut être également ce que j'appellerais un écueil symétrique alors pour s'en expliquer ce que je veux dire par là c'est que l'écueil symétrique sa renverrait à une conception idéaliste désincarné selon laquelle à ces coupes et de la vie sociale une conception d'une certaine façon faussement désintéressé ce que je veux dire par là c'est que on a vécu pendant longtemps une école dans laquelle la culture finalement cet effet pour briller en société c'est ce que pour duo rappeler la culture de la distinction si vous voulez et c'est d'une certaine façon paradoxalement l'école aujourd'hui est régi selon les principes que j'évoquais tout à l'heure mais en même temps il y a un vieux reste me semble-t-il un mais on pourra en discuter de culture assez élitiste et dans lequel il faudrait acquérir une culture mais une culture qui serait très ciblée est ce que je veux dire par là c'est qu'on trouve à l'heure actuelle y compris les gens qui font cette performance de d'être aligné sur ce qui est demandé par le ministère mais qui en même temps vous dise ah mais la culture ça n'a rien à voir avec la culture par exemple technique ou professionnel et ses redoutables ce genre de choses redoutables dans ce sens ça veut dire que dans ce cas là par exemple la culture professionnelle ça n'a pas de raison d'être dans l'école ben voyons l'apprentissage le fait très bien le patronale fait très bien donc du coup j'attire l'attention sur le fait si vous voulez clec la conception de la culture régis par la gratuité elle doit inclure toutes les formes de culture et la gratuité je crois que c'est une des conditions qui hors des pressions du fric doit permettre de poser est en partie de répondre à la question de savoir quels contenus culturels il convient de 32 de retransmettre pour l'éducation sur la plus accomplie possible et pour que les individus les approprient ces individus soient les plus égaux dans tous les domaines de l'existence c'est à dire à la fois libre de leur jugement politique et éthique actif dans la coopération sociale et économique ça renvoie à ce versant de la culture je dirais technique et professionnel est également responsable du lien en avec les espèces une non humaine et de la terre si vous voulez alors cette question peut dire d'une certaine façon avec un certain recul elle n'est pas nouvelle c'était celle des encyclopédistes c'était celle de condorcet lorsqu'il voulait que les savoirs transmis les connaissances acquises soit choisi de telle manière disait-il qu'il faut doter les élèves de forme de réflexion et de contenus de savoir qui leur permettent d'exercer leur autonomie de citoyens condorcet avec cette belle formule si vous voulez qui dit c'était la suivante il faut viser l'unir l'universalisation de la capacité de contribuer au progrès des seuls des connaissances et chacun devienne une partie active du grand tout et coopérateurs d'un ouvrage éternelle alors c'est dit dans le vocabulaire de l'époque si vous voulez mais je crois que c'est une idée à laquelle avec laquelle on aurait tout intérêt à renouer aujourd'hui avec l'indépendance individuelle à ce but donc de simplement aujourd'hui de l'indépendance individuelle visé par l'avisé républicaine jusqu'au bout pour le coup de condorcet est venu s'ajouter plus tard et c'est tout tu crois ça fait tous partie également notre culture politique commune et bien évidemment venu s'ajouter le socialisme le socialisme le terme vous savez il est connoté et on a toujours de l'embarras avec mais malgré tout je pense que le socialisme historique au sens de mouvements d'émancipation quelque chose avec quoi on doit renouer et que la république jusqu'au bout je pense qu'on est d'accord là dessus c'est la république sociale que voulait jaurès si vous voulez c'est d'une certaine façon l'autogouvernement du monde du travail qui est visé là dedans et puis ça ajoute je pense qu'on sera d'accord également là dessus toute la problématique de l'écologie aujourd'hui avec un déplacement considérable qui s'opèrent du fait que c'est l'ensemble des rapports que l'espèce humaine entretient avec le monde physique végétal animal qui doit faire l'objet d'une interrogation majeure et qui doit nous interroger y compris sur les sur les les nouveaux savoirs fondamentaux qu'il convient d'apprendre et de s'approprier donc je dirais que la gratuité de l'éducation à mon sens si vous voulez elle a vocation à intégrer ces trois dimensions formation jugement critique et à l'autonomie individuelle formation à nous avons dénommé dans un ouvrage à venir j'évoquais tout à l'heure l'auto gouvernement populaire et formation à la responsabilité envers la terre et envers le vivant voilà je n'aborde pas volontairement mais je pense qu'on pourra y revenir des questions qui peuvent toucher par exemple aujourd'hui à la carte scolaire à bout des choses de ce type si vous voulez parce que bon justement on est plusieurs intervenants et je pense c'est bien que chacun puisse s'exprimer mais on pourra éventuellement y revenir après voilà [Applaudissements] merci beaucoup j'ai passé la parole à rodrigo arenas je voulais est interpellé sur j'ai vu que dans les cinq actions clés des parents délégués de la fcpe la gratuité a été mentionné et lundi que le parent élu il ou elle organise la solidarité pour favoriser la gratuité l'éducation alors est ce que finalement c'est le rôle des parents d'organiser une solidarité pour un principe de gratuité qui devrait être effectif alors d'abord la solidarité c'est une belle valeurs de notre république et quand on organise ça on n'organise pas des boutiques de vente en ligne etc comme on peut l'imaginer en fait la fcpe parce que c'est une association d'éducation populaire parce qu'il est l'héritère des organes donc des grandes organisations post 45 nous sommes aussi les héritiers de ce qu'on a appelé les coopérative ouvrière c'est à dire la capacité du peuple en l'occurrence les parents d'élèves à s'organiser pour permettre de proposer des modèles alternatifs à ce qui est proposé par la grande distribution est ce que on disait tout à l'heure l'organisation commerciale de l'école donc oui c'est dans notre rôle c'est dans notre rôle de de permettre à nos enfants quand les fournitures ou les livres que tu a rappelé ne sont pas gratuits de pouvoir accéder à des fournitures et des livres d'art des outils éducatifs et pédagogiques à des prix qui respecte aussi les revenus des familles par exemple si on prend je pense au pas de calais comme ça devrait prendre des bolzes images d'epinal quand les parents vont acheter des bouquins tous les ans dans les lycées parce que c'est ce qui est demandé par le ministère l'éducation nationale grâce au rectorat et via son organisation donc via la région eh bien il chaque année il doit acheter un livre complet de un jeu complet de livres pardon sans ce jeu complet de livres les enseignants seraient bien en difficulté pour faire leurs cours et les enfants qui n'ont pas les bouquins c'est un peu délicat donc là que fait la fcpe elle propose parce que ça a un coût en association souvent avec des libraires indépendants et c'est parce qu'il ya aussi des mouvements de résistance dans dans le commerce ça existe aussi ont tout n'est pas complètement soumis au grand capital au fonds de pension etc pour encore une fois prendre des images d'epinal et caricatural pardonnez moi c'est que les parents achètent un jeu libre les gardes en bonne en bon état pour la génération qui vient derrière et en fait tout au long de la scolarité il achète un jeu alors qu'il devrait en acheter trois pour ce qui concerne le lycée donc voilà c'est des formes d'organisation qui existe la question c'est que ça aurait raison de dire que c'est pas notre job si en même temps on ne se battait pas pour la gratuité et c'est ça tout toute la force d'une fédération comme la fcpe c'est quand même temps qu'on propose une alternative d'une sorte d'auto gestion d'autodétermination pour lutter contre contre quelque chose qui est profondément injuste pour les enfants notamment et bien en même temps nous se bat dans les instances on milite ont fait des pétitions on agit on intervient on essaye de faire du lobbying auprès des élus parce que c'est quand même eux les principaux responsables c'est lui qui peut être les budgets bas de dire en sorte que oui nous voulons la gratuité des livres scolaires et nous voulons la gratuité des fournitures scolaires et nous voulons la gratuité de tout ce qui est utile et nécessaire d'un point de vue pédagogique et ans et des éducatifs pour l'enfant pour sûr une scolarité qui respectent les lois de la république lois de la république qui je le rappelle dit que la gratuité n'est que de que l'école doit être gratuite et que je précise contrairement à ce que dit jean michel blanquer quand il résume l'école à lire écrire compter l'école française ce n'est pas l'instruction l'école française depuis les années 30 c'est l'éducation c'est pour ça que dans les années 30 il ya eu une évolution sémantique dans le titre où on est passé du ministère de l'instruction nationale au ministère de l'éducation nationale y'a qu'à l'école on fait un peu plus que lui racontait même si évidemment il est indispensable et nécessaire qu'elle assume aussi ce rôle d'instruction ça répond à ta question donc pourquoi je dis ça c'est en tout cas merci parce que ça me permet d'enquiller dans la vraie vie en fait ce qui est ce qui m'intéresse un peu c'est que de toute façon on va pas faire semblant comme si la france donc les parents n'étaient pas dans une société de consommation n'était pas dense et et monétiser n'était pas dans une dans une école qui profondément cliente elysées commercialisée on est dans cette école là moi je vais pas tapé sur le moteur ici c'est pas mon problème le la question c'est que quand vous avez par exemple un ministre à travers son institution qui est conseillé aussi par des gens qui sont des très bons élèves puisque par définition les énarques et ses terrasses et les meilleurs élèves de l'école c'est ça qu'on est en train de parler qu'il met en place les vacances apprenantes pendant le temps de pause des enfants et qu'il passe un deal avec le groupe auchan pour faire des vacances à prenante dans un centre commercial c'est à dire qu'on est clairement dans un ministère qui met dans un lieu qui est un temple de la consommation soumis au marketing le plus le plus agressif en temps en temps de vacances pourquoi parce qu'en temps de vacances les parents il ya toutes les fournitures scolaires qui sont là et c est bien on met les enfants et on fait croire que c'est normal que le ministère de l'éducation nationale après qu'un centre commercial est un lieu de lequel on peut faire de l'éducation de l'éducation à quoi je ne sais pas mais certainement pas un lieu d'éducation aux valeurs de la république et là on a un vrai problème culturel et je pense qu'il faut en avoir conscience parce que nous on a fait un sondage à la fcpe sur plus de 1000 parents du public comme du privé on va se mettre à l'aise parce que parent du privé sont aussi des paroisses est important de s'adresser à eux d'ailleurs pour les ramener dans public on puisse important de s'adresser à eux des deux on voit que 85% des parents ils sont dans des parcours individuels c'est à dire que ça veut pas dire qu'ils pensent que l'école c'est tout pourri au contraire ils ont confiance dans l'école mais ils savent que l'école fait ce qu'elle peut et que in fine c'est leur réseau personnel leurs connaissances leurs comptes en banque pour les cours particuliers etc qui permettra de compenser les difficultés scolaires mon propos c'est pas de dire est ce que c'est vrai ou pas je dis c'est que voilà dans quel état de mentalité se trouvent les parents d'élèves et c'est très important de le dire parce qu'en france 90 % des françaises et des français et si on n'élargit pas ce que l'école ne se résume pas aux françaises et aux français elle se résume à nos concitoyens et ben 90% d'entre eux sont ou ont été des parents d'élèves et que depuis la massification de l'école nous avons tous été à l'école donc qu'est-ce qui s'est passé c'est que fait un effort à différents différents sociologue dans le propos les propos précédents je peux pas faire une litanie là dessus mais l'école elle apprend aussi ça elle apprend aussi à ses enfants à évoluer dans une société et elle transmet les valeurs et les apprentissages des savoir-faire les savoirs est qui permet à ses enfants à ses parents qui sont parce que les enfants sont les futurs parents pour 90% d'entre eux être le mois à évoluer dans une société qui est régie par ces critères là qui est régie par cette façon de réfléchir c'est à dire d'accepter une société qui définitivement les désapproprier de ce que doit être une école qu'on appelait tout à l'heure une école de l'émancipation et fois je le dire faut se dire parce que quand on parle de gratuité il ya des pays qui sont aussi dans une société dite capitaliste mais qui vont beaucoup plus loin que nous sur la question de la gratuité je prends par exemple la suède la suède jusqu'à preuve du contraire c'est pas spécialement ce qu'on appelle le socialisme sur la terre au point de vue au point de vue économique en tout cas pour autant la gratuité en suède est une réalité pour les familles et du public comme du privé c'est à dire que tout ce qui concerne l'école les fournitures la cantine les voyages scolaires les tenues pour le sport l'ordinateur tout ça est fournie par l'état par les mairies et les mairies évidemment avec un soutien financier de l'état ce qui veut dire que quand on se pose en champion de l'univers de la gratuité je pense qu'il faut regarder un petit peu ailleurs et qu'il ya des pays qui s'organisait différemment qui peuvent éloigner y compris culturellement de nous mais qui vont plus loin sur certains champs parce qu'il faut porter à l'école un projet de société qui est un peu différent du nôtre et je pense qu'il faut c'est important de l'intégrer parce que quand nous on est sur le terrain avec les parents d'élèves et qu'on leur dit il faut que l'école sera gratuite ces parents là sont complètement pétri de ce que l'école leur a véhiculé depuis qu'ils sont en classe maternelle et en plus ils sont complètement pétri de ce que leurs parents leur apprennent et que leurs parents ont été aussi dans une école qui à paris ce même système de valeurs auxquelles nos enfants aujourd'hui sont soumis peut-être de façon un peu plus exacerbée peut-être de façon beaucoup pop pardon un peu plus affirmé mais j'ai envie de vous dire entre les entre le xxème siècle où le fric c'est chic et faut avoir une bagnole et cetera et cetera et aujourd'hui où il faut avoir un ipad ou et ses acteurs c'est-à-dire ddd des signes extérieurs par exemple de modernité qui sont peut-être différent mais finalement dans ce que l'école doit apprendre aux enfants pour pouvoir s'insérer dans un système dans un système social économique et culturel qui est celui qu'ils vont avoir à l'âge adulte il n'y a pas une très grande différence si ce n'est une évolution majeure une évolution technologique qui s'appelle le numérique mais fondamentalement sur le rapport au travail le rapport à l'autre ça n'a pas beaucoup changé à l'école par contre ça change énormément dans la société et ça l'école est un peu en retard je lui donner un exemple j'étais tout à l'heure aux toilettes aux amphis excusez moi je suis désolé j'ai pas vu la signalétique et c'était les toilettes des femmes voilà il ya eu il ya eu un débat super intéressant pendant que j'étais aux toilettes donc j'étais dit très discret rassurez vous ou quelqu'un il y avait un autre gars qui était rentré parce qu'on n'a pas vu de ce qu'ils avaient une fille avec avec une robe en plus a dit des choses la signalétique où il y avait une robe qui était rentré qui dit mais qu'est ce que tu fous là t'es un mec je sais pas je suis désolé j'étais aux toilettes et oui mais c'est le défi est là il n'y a qu'une troisième personne italiens ils ont même eu en fait autant sait rien si c'est une femme bien que la question la question du genre la question du genre et centrale aujourd'hui mais c'est une question qui ce qui ne se posait pas tulisa pourquoi parce que quand je dis que l'école à prendre des dimensions culturelles des choses quand la fcpe disait il ya quelques temps avec les associations de lycéens que les toilettes des écoles devaient être non genre et d'ailleurs comme à la maison excusez-moi j'ai quatre garçons il ya une maman on n'a pas internet pour maman a peut-être pour papa et pour les garçons on va tous dans les mêmes la question c'est la propreté c'est la sécurité c'est de ces de faire ses besoins normalement on s'est pris pardonnez moi l'expression un tombereau de merde parce que c'était insupportable y compris pour des enseignants de dire que dans l'école les toilettes devait être mon genre et c'est l'école qui apprend ça c'est l'école qui a formé des anciens élèves des futurs adultes y compris des enseignants et rassurez-vous mon propos n'est absolument pas de dire que les enseignants dans c'est pas bon pour nous on adore les enseignants sinon je serais un papa ça dit quand même je mes gamins ils vont plus à l'école qu'à la maison donc ça voudrait dire que je mets mes gamins avec des gens qui vont leur faire du mal je vous rassure tout va bien j'adore n'y a pas de problème là dessus la question qui se pose c'est que si l'école à prendre ne serait-ce que d'aller aux toilettes de façon j'en ris et ben il ne faut pas s'attendre à ce qu'elles n'apprennent pas aussi d'autres choses et que le rapport que nous appelons à la gratuité est complètement pétri de cela à tous les moments la vie scolaire alors en france depuis des années 90 on a perdu un point de dépenses budgétaires pour l'école voilà c'est une réalité c'est les chiffres je pense que sabine les connaît autant que moi voire mieux que moi parce que l est où elle est à jour je tape tous les employés vote le budget en gros la france aujourd'hui dépensent quasiment autant que pour le supérieur et en 2021 c'est à dire 20 ans après on dépense moins pour l'école française que dans les années 90 ça peut saper blanquer on peut s'appeler macron peu zappé renass on peut s'appeler comme il veut c'est des chiffres de la nation c'est indiscutable et indiscuté ce qui veut dire que quand on dit qu'on investit plus à l'école non on répartit différemment m'ont investi pas davantage et donc ça a des conséquences directes ça des conséquences directes parce que culturellement nous sommes éduqués les uns les autres dans une dans une sorte de rapport à l'école qui ce qui concerne pas l'instruction est régi par ce que les anglo-saxons appellent la charité compassionnel c'est à dire que en fonction d'une subjectivité inscrits soit dans des représentations idéologiques confessionnelles personnel politique ce que vous avez ça comme vous voulez c'est avec ça qu'on va juger est ce qui amène que en france la question de ce qui n'est pas gratuit c'est à dire ce qui paye en est profondément déterminé par un quotient familial et un quotient familial est déterminé par quoi par là la subjectivité des équipes politiques en place à déterminer qui est pauvre qu'il l'ait pas combien mérite les pauvres et combien ne mérite pas les autres ce qui fait que vous avez motion seine saint denis d'une commune à l'autre vous avez vous avez pas le même quotient familial il ya des villes qui donne les fournitures scolaires pour les enfants il y en a qui les donnent pas dire que l'école a traversé ces outils nécessaires et indispensables pour que l'école se tourne tout fonctionne correctement et bien les enfants ne sont pas à égalité et on organise à travers cette cette sorte de charité compassionnel c'est à dire de 2 2 à 2 qui est pauvre qu'il n'est pas en france un train de parler de ça on agit un peu comme les curés vous savez après la quête c'est lui qui détermine le secret de la confession qui mérite d'avoir un peu de l'argent de la quête et qui méritent pas et on arrive à des délires complètement hallucinant qui ont défrayé la chronique avec les obligations familiales comme on disait avant c'est le curé qui décide combien tu avoir de l'argent de la quête parce que sinon il va aller voir ça au bar eh ben on arrive à des trucs aujourd'hui on dit modernité oblige et ben si on donne de l'argent aux pauvres eh ben ils vont aller acheter des écrans plasma la logique qui mène à ces raisonnements là est la même elle aime c'est à dire que on met en place des personnes qui en dehors du droit commun mais en toute légalité se permette de décider qu'ils méritent et qui ne mérite pas d'être aidé c'est ce système là qui a vécu six mois qui a vécu parce que je disais tout à l'heure que l'école éduque et je vais prendre un exemple je vais prendre un exemple je pense que ça paraît un peu à tout le monde c'est la cantine scolaire la cantine scolaire elle n'est pas gratuite parce qu'on considère que la cantine scolaire c'est fait pour manger ce couple non la cantine scolaire ce n'est pas que pour manger la cantine scolaire d'ailleurs c'est peut-être en dehors des moments de pause le seul espace de liberté institué dans lequel les élèves pour ce peuvent se retrouver pour échanger réfléchir construire et se projeter collectivement alors quand on dit ça moi je vais vous donner cinq bonnes raisons pour rendre la cantine scolaire parce qu'aujourd'hui faut argumenter comme ça faut devenir des techniciens dans ce pays pour expliquer des trucs un peu un peu un peu sérieux le quotient familial premièrement ghosn a dit qu'il était subjectif donc le quotient familial sa structure les inégalités sané combat deuxièmement il s'avère que dans notre pays quand vous des classes moyennes moi j'en fais partie et que vous êtes dans une fratrie est bien quand vous mettez bout à bout les dépenses pour la cantine scolaire en fait le taux d'effort pour participer et payer l'alimentation d'un enfant dans un cadre collectif de cantine scolaire est plus important pour les pauvres et pour les classes moyennes que pour ceux qui payent les tarifications les plus élevés donc ça n'a pas de sens le taux d'effort n'a pas de sens pourtant c'est y compris ce que enfin s'cusez moi je à gauche ont brandi quand des parents de la fcpe 10 excusez moi votre caution c'est un peu de la merde parce qu'en fait ça fait juste ça fait juste un truc est contre-productif par rapport à la situation sociale dans lequel notre pays parce qu'il ya un appauvrissement des classes moyennes dans notre pays c'est une réalité et que le taux d'effort encore une fois est plus plus est plus important pour les gens les plus pauvres et les classes moyennes que pour ceux qui ont les moyens de le payer donc c'est un système qui est profondément injuste parce que technique et parce que différent selon le territoire dans lequel on habite la majorité où la subjectivité des élus en place qui le votent et qui le met en place une voie jeudi sa troisième raison j'ai expliqué tout à l'heure à la cantine ont fait société donc bah ouais qu'on fait société dans un lieu qui est ludique hâtif on met pas un droit d'accès ou un péage pour y aller voilà c'est à dire que tous les enfants quel que soit le revenu des familles doivent pouvoir manger collectivement parce que ce n'est pas le quotient familial où ce n'est pas les revenus des familles qui détermine capacité des enfants à travailler ensemble c'est de les mettre ensemble à égalité et que quand vous mettez un droit d'accès ça vaut autant pour les pauvres que pour ceux qui ne le sont pas et d'ailleurs ce ne sont pas les enfants qui sont pauvres ce sont les parents ce ne sont pas les enfants qui sont riches sont les parents et donc on ne peut pas faire porter aux enfants une situation sociale de leurs parents pour faire société pour débattre pour élaborer et se projeter collectivement je pense que nous sommes tous les syndicats de lycéens aujourd'hui qui sont dans le camp du progrès porte ça et nous ne voulons en parents d'élèves être à leurs côtés ensuite donc j'ai expliqué la quatrième raison qui peut être la première que c'est sérieux d'éducation donc ces centrales aussi parce que à la cantine on apprend à manger correctement on apprend le goût c'est là où les gamins qui par exemple je prends un exemple sont sensibles à la souffrance animale deviennent végétarien mais qu'à la maison on leur dit si tu manges pas ta viande ça va pas être possible bon ça fait un peu souffler quand même ça fait un peu souffler parce que c'est un espace par exemple pour ces gamins là il y en a de plus en plus qui sont sensibles à cette question là qui sont pavées gamme pour autant si c'est pas c'est des gamins normaux et ben aziz au moins on me dit je vais pas avoir mon père ou la mère qui va me tanner pour manger le poulet aux hormones qu'elle a acheté à 5 euros le kilo à carrefour voyez c c'est important d'avoir ça parce que l'école c'est aussi un moment d'éducation par et de d'autodétermination des enfants à la liberté alimentaires et donc si je prends cet exemple de l'a22 la bouche parce qu'en ce moment il ya un truc à l'assemblée nationale là dessus parce qu il leur donner des farines animales au poulet et aux cochons et tout ça donc c'est un sujet d'actualité donc c'est important de se le dire comme ça que c'est un mode d'éducation et c'est là aussi on apprend à manger avec l'autre c'est là on apprend à respecter l'autre sexe est un moment de de restauration collective et c'est pas la même chose qu'à la maison surtout quand à la maison on mange n'importe comment bah excusez-moi j'ai tout à l'heure qu'on y allait tous à l'école bah c'est le seul endroit où l'on peut et éduquer autrement et c'est important de c'est important de le préserver pour ça enfin la dernière raison moi j'ai discuté un peu avant de vous dire tout ça avec avec des fonctionnaires ou des coûts souvent des contractuels savait qu'ils font les lettres de relance aux parents etc mais quel temps perdu mais quel gâchis de nos impôts de payer des gens pour envoyer un ticket à la maison pour leur réclamer 2 3 4 euros 5 euros ça couvre même pas le prix du timbre en plus vous pouvez appeler la perception parce que ça mais la perception je dire que quel inefficacité technique quel gâchis technocratique quel gâchis d'intelligence que de mettre des fonctionnaires d'état ou des contractuels ou même des boîtes qu'on s'est privé pour réfléchir à un système pour faire payer les parents dont on sait pertinemment qu'ils n'auront pas les moyens de payer c'est complètement ubuesque et le pire dans tout ça c'est que quand ces parents là ne veut payer on les oblige à aller voir le maire adjoint au ccas ou à l'éducation ça dépend en fonction des organisations pour aller prouver qu'ils sont pauvres pour avoir un petit bout de nos impôts locaux c'est infantilisant c'est inefficace c'est contre-productif et c'est surtout pas ce dont nous avons besoin pour faire en sorte que ce moment éducatif soit un moment qui appartient au bien commun tu sais moi je suis latin on a parlé des brésiliens tout ça c'est bien deux minutes ok alors quand je dis ça pour pour ouvrir le débat parce que telle importance et d'échangés moi je suis pas prof donc j'ai changé le truc c'est c'est que le nom c'était une provocation le truc c'est que ce qui est important c'est que l'école doit permettre à travers ça à travers la gratuité on a parlé de la cantine mais tout ce dont j'ai un peu parlé que l'on peut tout imaginer c'est qu'on doit permettre de libérer les enfants des contraintes qui sont liés à la condition sociale des parents c'est important de se dire et c'est important de le mettre en oeuvre parce que en libérant les enfants des contraintes on a parlé du brésil de la colombie qui était en train de parler de la faim en train de parler de la pauvreté n'y a pas que ça c'est que ça permet aussi de permettre aux enfants d'avoir la liberté de penser et de raisonner libéré de contraintes des parents qui est un poids pour eux il ya plein de parents aujourd'hui qu'ils n'ont pas demandé l'allocation les aides sociales par exemple policier qui a permis à blanc caire de réduire la facture parce que les gens même quand ils sont pauvres ils ont aussi une dignité et qui préfère ne pas lui demander une aide sociale aux cpe ou du chef d'établissement parce qu'ils ne veulent pas qu'on sache qu'ils sont pauvres et que leurs gamins sont stigmatisés parce qu'on est dans une société comme ça donc une fois qu'on dise à libérer les contraintes finances des financières des parents libérer la libérer la capacité de penser et de raisonner c'est aussi permettre aux enfants de leur permettre d' user de leur faculté de penser et une fois qu'on a dit ça quand on lit quand permet aux enfants d'avoir ces trois conditions là c'est qu'on leur permettra de dire un qu'on les protège qu'on les aime et que in fine et on leur donne les moyens matériels est aussi humain quand on parle de liberté d'instruction d'avoir de réfléchir à la cantine wire de élaboré collectivement pour avoir conscience du temps dans lequel ils vivent parce que in fine et excusez-moi j'ai dit au début en préambule nous on est un peu foutu parce qu'on a été dans l'école d'avant donc on reproduit un peu ça y compris chez nos enfants et que nos enfants auront la lourde responsabilité de réparer nos erreurs et de sauver le futur dans les conditions dans lequel on lègue c'est ça l'enjeu de la gratuité et c'est pas autre chose merci impeccable sabine je vais donner la parole et tu vas revenir sur les enjeux politiques de la gratuité merci bonjour à tous alors je vais pas revenir sur les enjeux politiques de la gratuité précisément parce que tout ce qu'on a entendu c'était déjà très politique à mon sens voilà et puis beaucoup des choses que je souhaitais dire bon déjà été balayés par les uns et par les autres donc la plus difficile cette troisième position voilà qui consiste à redire à peu près la même chose voilà une crème un poids quand même puisque comme le disait bébé béatrice c'est vrai que je m'intéresse beaucoup auprès de l'éducation parce que pour moi l'éducation c'est aussi construire la société de demain est très rapidement avec des changements de des ruptures fondamentales ça permettrait de créer une autre manière d'autres manières de deux êtres humains qu'effectivement réparons mais auront d'autres valeurs pour réparer la société qu'on peut leur laisser moi c'est très important mais je dois aussi avouer une deuxième chose c'est quand on m'a dit et parce que ça fait partie d'une mesure phare du programme de la france insoumise réaffirmé la gratuité pour une école républicaine jusqu'au bout je me suis dit mais l'école est gratuite qu'est-ce-qui qu'est ce qui m'embête c'est pas la priorité l'école va si mal du point de vue de l'institution complètement détricoter je me suis dit autre chose à faire que pas de la gratuité mais précisément et là je viens de me rendre compte en vous écoutant et en travaillant mon propre texte que ce sujet de la gratuité le remède commun effectivement une vision politique idéologique déjà du monde et donc politique une traduction politique d'une vision idéologique est aussi culturel donc du monde et bien savais pas ça n'est pas c'est nécessaire ce nécessaire non seulement parce qu'il ya encore des coûts réels comme on le dit on à dire il faut tous les frais scolaires de fournitures scolaires les sorties scolaires tout ce qui fait la côte et de l'instruction tu fais partie de l'éducation et qui est payant et qui est payé pour les familles j'ai bien aimé cette réflexion sur le quotient familial c'est à dire tu payes plus ou moins cette espèce d'équité on parle d'égalité on parle pas d'équité de réparer ce qu'il va pas dans le monde en parle de que tout le monde soit traité pareil donc c'est gratuit c'est tout à fait différent donc voilà tous ces sujets qui sont importants parce qu'ils ont à voir avec une vision du monde et puis parce que aussi tous ses à côtés qui sont payants dont font partie effectivement d'une éducation et font la différence quand je parle des à côtés je parle des sorties scolaires je parle d'aidé de l'activité périscolaire je parle de tout ça et puis par ailleurs ça a été dit aussi quand on réfléchit bien cette école qui est devenu effectivement une école capitaliste en ce sens que non seulement elle formate les esprits mais que c'est là à voir avec la marchandisation du savoir et au prorata où on déconstruit et on affaiblit l'école publique d'affaiblir l'école publique c'est c'est par exemple sacs et les services des ducs d'orientation donc qu'on fait appel à des coachs privé affaiblir l'école publique c'est des professeurs moins bien formés dans des conditions de travail insupportables donc qui ne peuvent pas s'occuper de tout le monde à égalité donc cette école publique il y en a qui ont la possibilité effectivement de se payer des cours privés c'est cette marchandisation du savoir avec cette idée très capitaliste aussi de la réussite comme je veux pour l'enfant réussisse je paye des cours privés voilà enfin il ya toute cette malle cette manière de se voir en concurrence les uns les autres en désarmant d'un côté alors via 7,7 culturel de la réussite et en désarmant une école publique qui ne peut pas faire réussir et puis pour citer pas le frère et que j'aime beaucoup aussi ce qu'ils disent à lui ce qu'il ne s'agit pas de faire progresser des individus mais de faire progresser une place dans une classe bien sûr que chaque élève doit progresser mais mon souci c'est de faire progresser une classe il ya des tonnes de pédagogie qui sont vraiment au service de cette progression d'un ensemble une vision de faire progresser tout le monde et la gratuité aa a du coup à un lien puisque la gratuité a aussi un coût valence va pas l'oublier que ça a un coût la gratuité ça a un coût pour quelqu'un est effectivement comme tu disais rodrigo l'état bien sûr le budget de l'état augmentent mais au prorata du pib' il diminue il a diminué de à pois en dix ans donc voilà au profit d'une effectivement de services privés pour la réussite des jeunes et c'est donc finalement à travers la gratuité je m'aperçois qu'on revient au sujet au sujet de l'éducation et de sons de son du mal-être de l'institution éducative qui est véritablement entaillé cette institution qui est des institutions le mot méchant pl oui ce que veut dire mon désossé abîmé aussi bien par la conditions d'enseignement que prend le salaire des enseignants que par leur formation etc et toutes ces choses qui font partie du programme alors donc voilà c'est finalement ce n'est pas ce n'est pas inintéressant de revenir là dessus je vais vite je vais des synthèses de ce que j'écris donc cinq minutes donc je vous ai parlé de ça alors donc quand on parle de la gratuité de l'école il s'agit donc de parler de la gratuité d'une école de qualité et donc je parlais de ce choix idéologique la gratuité est un choix idéologique qui étaient opposés effectivement à l'idéologie dominante et là je me réfère aussi à moteur qui étaient cités c'est à dire paul ariès qui a beaucoup travaillé sur identité sur la gratuité l'idéologie actuelle liée au logis dominante actuelle c'est que rien n'est gratuit tout s'achète et tout se vend car il en a toujours été ainsi on croit qu'il en a toujours été ainsi donc voilà ça se mérite on est dans ce système de la méritocratie delà de l'argent et que donc il faut rappeler que la gratuité et a donc un fait institutionnels donc au moment donc dans ce contexte finalement ou toute idéologie cours pense que tout se paye réaffirmé ce principe républicain de la gratuité semble essentiel et il s'agit de rappeler que c'est un donc un combat effectivement politique donc c'est intéressant d intéressant de bien comprendre quand on relit l'histoire de la gratuité de l'école vous allez voir la gratuité de l'école c'est vraiment une histoire l'école n'a pas toujours été gratuit d'ailleurs n'a pas toujours été pour tout le monde voilà donc un principe républicain de la gratuité de l'enseignement qui apparaît dès la révolution 1791 la constituante donc distingue alors deux types d'enseignement l'un élémentaires qui doit être ouvert à l'autre mais l'autre qui doit être réservé aux esprits donc les plus éclairés il ya quand même déjà le thème de la distinction entre les deux entre distinction entre ceux qui ont hâte d'avoir accès à une éducation avancées et les autres mais d'accord là ça va mieux voilà ok d'accord ok ouais bon j'arrive pas le match - c'est un principe la gratuité qui a été réaffirmée en 93 mais qui n'a jamais pu être mis en application ça n'est qu'au 19e siècle d'abord les communes mettent en place la gratuité la loi guizot puis la loi du riz et qui permet effectivement une gratuite l'école gratuite mais dans le primaire simplement le secondaire reste en payant pour la bourgeoisie donc on est on irrite aussi de cette école on hérite aussi de cette vision méritocratique moi je l'appelle cette vision méritocratique de l'école le mérite non pas celui qui est vraiment méritants mais à celui qui est issu d'une famille aisée d'où les reproductions qu'on constate deux cents à trois cents ans après donc après évidemment la création l'école gratuite c'est intéressant il ya aussi l'exclusion des filles mais aussi l'exclusion des filles oui oui il ya toutes sortes d'exclusion les filles des riches je dis ça parce que c'est en 1924 donc pendant le cartel des gauches par exemple on vous dira cartel des gauches 1924 qu'on ouvre la gratuité aux élèves des établissements du secondaire donc c'est vraiment un projet politique et après les entrants 31 s'est progressivement tout le secondaire qui s'ouvre gratuitement donc on est vraiment dans une ambiance politique qui fait que l'ensemble du secondaire la sixième la cinquième la 4e progressivement d'années en années deviennent gratuites pas se dire parce que des fois on prend pour argent comptant ce qu'on a mais il faut bien savoir que ça ne m'était pas et de la même manière faut bien savoir que ça pourrait ne plus l'être preuve en est en 1941 sous vichy la gratuité de l'enseignement secondaire est supprimé voyez ces gratuités ouverture à tout le monde c'est vraiment des choix politiques voilà et en 51 après dans plutôt en tout cas la gratte gratuité du secondaire est rétablie à la libération elle est là elle est mise comme tu l'a rappelé donc maîtrise dans la constitution voilà à l'étendue dans la constitution ça devient et l étendue de la constitution classes préparatoires et aussi à l'enseignement supérieur voilà avec l'enseignement supérieur avec avec des frais donc on voit bien que ces cds c'est un projet de justice sociale c'est un projet de c'est un projet donc de ré d'égalité donc là projet républicain d'égalité pour la justice sociale mais on sait bien que les principes républicains sont fragiles il faut les non seulement les conquérir parce que liberté égalité fraternité c'est pas comme disait une jeune élève d'ailleurs ça n'est pas toujours des principes qui sont vécues ils sont souvent affiché mais pas vécu d'une part et il faut les pousser plus loin il faut leur donner beaucoup plus de réalité et ils sont actuellement fragilisé ils sont actuellement fragilisé excusez moi je fais une parenthèse mais je vois passer des lois actuellement parlement enfin justement notamment celle qui est censée réaffirmer les principes républicains qui les bafouent les uns après les autres c'est à dire avec cette habileté cas ce gouvernement de faire des lois au titre ronflant pour faire exactement l'inversé on pourrait parler de l'école de la confiance on pourrait parler de la réussite de tous les étudiants etc qui sont autant de titre mensonger et qui finalement rogne en vérité tout ce qui est encore plus vrai donc pour cette loi qui réaffirme les principes républicains et qui en fait les affaiblissent les uns derrière les autres voilà donc cette marche vers la gratuité c'est une marche on l'a vu dans l'histoire assez construite et est bien à l'heure actuelle dans cette période historique on va dire il me semble nécessaire d'avoir à nouveau ce combat à nouveau ce combat puisque comme on l'a vu le capitalisme rentrer non seulement dans les esprits dans la culture de cette réussite et c'est cette compétition de tous entre tous qui gamme l'école qui gardent en effet même la culture des enseignants permettez moi de vous raconter une anecdote il ya encore une autre un enseignant disais à ma fille a déjà dix ans parce qu'elle est grande maintenant oui mais si vous ne travaillez pas bien à la classe eh bien vous ne serez pas les dirigeants vous serez les caissières mais moi c'est ma prof d'histoire qui a dit ça ça interroge sur la culture de ce prof d'histoire éthique prof d'histoire pour être dirigeant chef ou êtes une prof d'histoire puisqu'il aime l'histoire voilà donc véhiculer cette carotte et 7 bâton en cours d'histoire pour que les élèves travaillent voyez que c'est on est on est rentré dans un dans une autre culture c'est la raison pour laquelle la gratuité pour tous et de l'éducation au delà de ce qui existe maintenant est véritablement nécessaire pour finir je dirais donc ou en tout cas pour reprendre ce que j'ai dit en introduction deux choses c'est gratuit là je reprends des propos de paul ariès tout n'est pas gratuit je n'ai pas gratuit dans ce monde et pourquoi l'éducation est gratuite parce que l'éducation est un droit donc si c'est un droit et si c'est même une obligation comme ça l'est ce doit être gratuit c'est parce que c'est un droit et parce que c'est une obligation que ce doit être gratuit voilà et pourquoi on décide que c'est un droit et pourquoi on décide que c'est une obligation je veux dire on pourrait se demander après tout moment donné on pourrait dire comme il se crée actuellement des écoles pour les pauvres des écoles pour les riches des six écoles d'ailleurs attendait monsieur blanc caire et là il est capable de prendre comme il n'a pas assez de professeurs bien payé il est capable de prendre des animateurs parce qu'il ya pas assez de professeurs remplaçants donc en vérité l'école d'éducation nationale devienne garderie jeu monsieur blanc caire comme ça dégrade aussi bien les animateurs que les enseignants donc voilà donc ça c'est pas grave dit il ya des gens qui gardent les enfants vous voyez comment petit à petit on affaiblit on manque d'exigence on baisse le niveau général par manque d'exigence par amendement de son travail oui bah c'est normal oui non alors justement donc c'est ce que je veux on n'entend pas vous où passera le micro donc voilà évidemment ce mouvement le mouvement le mouvement de marchandisation du savoir cette paupérisation 7,7 comment ils appellent ça fait 3 lietaer isation du métier d'enseignement d'enseignants cette méconnaissance du haut niveau de formation que ça exige et c'est bien sûr que c'est pas blanquet blanquart tape sur le cloud voilà blanc caire est capable de de prendre des animateurs à la place d'enseignants parce qu'ils appuient assez d'enseignants parce que personne ne trouve refuge enseignants parce qu'ils veulent penser dans ces conditions là enfin là c'est le cercle vicieux cod tri service public du coup il devient nul on va dans un service public dans un service privé où on paye c'est quand même 250 à 900 euros une école privée 1 tout le monde peut pas se le permettre même si de plus en plus de gens y compris des classes moyennes niveau voilà donc on est dans ce cercle de marchandisation du savoir de privatisation de l'enseignement donc réaffirmer la gratuité pour tous c'est dans ce contexte la nécessaire je disais gratuité parce que c'est obligatoire et c'est obligatoire pourquoi pourquoi c'est obligatoire parce qu'effectivement derrière la gratuité comme comme celles comme il a été dit c'est pas c'est gratuit du coup j'en profite etc mais c'est parce que nous avons socialement besoin de gens [Musique] formés émancipée de citoyens d'une la société a besoin de citoyens et nous avons besoin d'une jeunesse qui doit construire ce monde qui doit être profondément éduquer c'est pas gratuit parce que comme ça on ne sait pas quoi faire parce que ça répond à une nécessité de tous une nécessité sociale une nécessité humaine nous avons besoin de cette humanité qui prendra son destin en main qui a beaucoup de choses à traiter nous avons besoin de cette humanité qui devra inventer ce monde donc nous avons besoin de qu'elle soit tout à fait émancipée voilà nous avons besoin de tout ça donc d'une qui intègre son histoire pour pouvoir en écrire une autre et non pas de prolonger donc cette école donc voilà c'est gratuit parce que nous sommes avons impérativement besoin de cette jeunesse toute cette jeunesse émancipé voilà je dirais donc que ça a un coût ça a un coût mais là c'est la plus politique et c'est plus la salle vide rubin qui est à dire à la commission des finances c'est que ce coup là eh bien nous allons le budget et nous allons budgété combien coûterait nous allons corriger tes combien coûterait une école publique de qualité c'est à dire avec des professeurs mieux formés des professeurs mieux payés avec des conditions de travail moi d'élèves par classe ça veut dire plus de professeurs etc tout ça c'est dans le programme ça a un coût il faut le budget et il faut en faire une priorité de l'argent il y en a je sais où on peut le trouver c'est très facile vous pour aller voir le d'autres stands donc la gratuité a un coût et il faut donc que collectivement la collectivité de le social le prennent en charge voilà merci savine alors je vous propose de prendre la parole vous avez vu il reste pas tant de temps que ça donc peut-être que vos interventions peuvent être compensées synthétiser pour permettre ensuite d'échanger avec nos intervenants alors on va alterner la halle et les paroles entre hommes et femmes j'ai commencé ici oui bonjour et merci à tous les intervenants moi j'ai j'ai deux questions concernant la gratuité notamment de l'enseignement supérieur et de toutes les lois qui ont été faites par ce gouvernement au niveau justement de l'enseignement supérieur avec monsieur blanc caire et madame vidal voit la première question qu'est ce que vous en pensez qu est ce qui va se passer justement avec toutes ces lois qui augmente les frais d'université pour pour l'hygiène voilà est deuxième deuxième question ben je me rappelle plus j'avais noté je me rappelle plus du tout non je me rate active et voilages et que cette question là merci je vais prendre une deuxième question alors je vais tenter de patrouille m'échapper du sujet du débat parce que la gratuité c'est essentiel je l'admets parfaitement mais la gratuité s'applique à une éducation qui coûte un certain notamment par rapport au matériel aux documents aux livres et tout ça et tout ça ça correspond à une et un système éducatif qui a été élaboré depuis un certain temps mais comment dire qu'à une certaine rigidité c'est à dire qu'on s'applique à des manuels à des circuits et un programme national et l'idée en fait c'est comment respecter aussi la libérer comment dire femme jure résumer rapidement jeu j'ai un enfant qui en école alternative pourquoi parce qu'en fait on souhaite aussi une créativité locale on ne veut pas obéir forcément à une rigidité qui s'applique à toute une classe d'âge donnée pour voilà pour un niveau donné quoi et en fait ça n'a pas forcément le même coup de pouvoir s'adapter c'est un peu quoi ça va être plus cher parce que moi je paye pour les enseignants qui travaillent pour mes enfants et je suis pourtant au rsa c'est je suis pas voilà je me le coût du matériel éducatif de l'éducation nationale coûte très cher le numérique coûte très cher est ce que c est ce que c'est efficace tout ça donc la gratuité d'accord mais il faut aussi réfléchir à tout la méthode qui a méthodologie éducative et je pense que c'est très important que parce qu on est poli des les écoles alternatives qui sont très peu dont on tient pas trop content et voir qu'on décrit par leurs éventuelles dérives et vendre voilà peuvent servir de laboratoire pour le système éducatif à venir parce que ces deux des centaines d'expérience de sur le territoire de quelques individus qui cherchent qui recrée des choses quoi il faut vraiment s'appuyer là dessus et on verra que ce n'est pas si cher de sa appliquée quoi bonjour moi je vais faire court c'est juste une petite suggestion de bienveillante moi je m'aime qui peu marre quand j'entends parler de l'école quelles que soient les intervenants à l'école établissements scolaires de l'enseignement etc que ce soit le ministre soit les chefs d'établissement que ce soit des journalistes que ce soit des intervenants de qu'il soit un des fédérations parents d'élèves de n'entendre parler que des enseignants que des profs accord coup quand on les circulaires quand on dit et tout et c'est bon pour faire tourner à un établissement scolaire il ya un bon il faut plus de monde alors je vais je vais mettre décoder le personnel région je pourrais en parler et c'est bon parce que là on va parler enseignement par l'éducation nationale parce que les cpe les coop les années sèches ses assistants d'éducation qu'est-ce que oublie acceptera et s'interrogent aussi le comment le thème d'aujourd'hui la gratte faut-il que l'école soit complètement gratuite d'accord sont confrontés aux apprentissages aux difficultés des enfants de pauvres de pauvres hockey et à la ségrégation sociale qui ne fait que augmenté d'accord donc ce serait ça serait quand même vachement bien qu'on dise les personnels voilà les enseignants les personnels et les autres personnels et peut-être une dernière caisse en fait ça rejoint ce a rejoint un peu un tout petit peu l'intervention précédente je me permets juste d'étendre le sujet moi même je suis es h bon je vais pas je vais pas m'étendre sur nos conditions sabine rubin n'y est pas insensible et je le remercie d'ailleurs je moi même je mène ce combat je suis délégué cgt éducation dans le rhône juste gg temps juste le sujet par rapport à la gratuité parce que il en coûte aussi pour les élèves en situation de handicap concernant le matériel les ordinateurs pour les dyslexiques les fauteuils roulants fin c'est quand même un sacré coup et ça touche aussi enfin ça touche tout les que c'est le handicap ça touche quand même toutes les classes sociales c'était juste ça je vous laisse intervenir chacun votre tour j'interviens très rapidement trois phrases pour trois réponses concernant les frais d'inscription qui augmente à l'université ou plus augmente ou qui augmente à l'université écoutez il faut changer de voie là je veux dire la solution si on vote pas pour ces gens là quoi moi j'ai pas d'autre réponse jeu concernant les pédagogies des écoles alternatives je me souviens d'une phrase d'une dame dont j'aime beaucoup les petits écrits et une directrice qui a été formé à l'école frais mais je l'aï interrogé il ya déjà trois ans dans le cadre de l'émission et j'ai retenu cette phrase elle dit la pédagogie est politique un choix pédagogique c'est un choix politique on se souvient de la méthode freinet freinet inventé une pédagogie du collectif après la guerre et c'est donc la pédagogie choisir frais neige choisir montée story choisir au que je ne sais encore ces politiques et voilà et quand on dit de bien fermer des enseignants ont dit de bien former des enseignants à toutes les pédagogies et on doit aussi définir effectivement est-ce qu'on fait progresser une classe sociale ou est-ce qu'on peut progresser dé a dit du tout ça ce sont des débats très politique et je pense que le cadre national doit permettre ne doit pas empêcher la diversité ceci dit la gratuité néanmoins et le choix et bien sûr je suis sensible à tout ce qui concerne la vie scolaire un établissement scolaire c'est toute sa vie les cpe les avais sache les a eu dès que sais-je encore etc les assistants pédagogiques c'est une fille plus il ya d'adultes et il faut des adultes parce que les enfants sont complètement déboussolés et des adultes qualifié pas des gardes-chiourmes voilà un jeu pour ça que j'étais excédé quand il veut mettre des animateurs à la place d'autres choses ce que les animateurs c'est aussi un grand métier s'occuper des enfants s'occuper des enfants que celui des jeunes c'est un métier on ne forme pas des gens comme ça et voilà et au contraire pour moi c'est toutes les professions qui font le style de vie le cadre de vie d'un établissement scolaire on parle de la vie scolaire et pour moi c'est en effet très important d'ailleurs dans d'autres départements département où je suis élue dans 93 j'ai refait un budget de ce qu'il conviendrait d'avoir un minimum sur la base de revendications syndicales et ça a plus particulièrement tout ce qui est de la vie scolaire évidemment oui sur les diverses questions bas je suis partage tout à fait ton ton point de vue et en particulier le fait que ces politiques toussaint effectivement alors on se jure en particulier la question école alternative et en définitive complémentarité avec la transformation du service public d'éducation c'est un peu dans ce sens là que je le prendrais je suis sensible à ce que tu dis que ça peut être en définitive en laboratoire de l'expérimentation par contre moi je constate quand même que sous le terme école alternative j'avais dit il ya le meilleur et le pire que si je peux dire c'est très très divers divers pour le coup et justement je prendrai l'exemple que tu prenais pour freiner parce que c'est une anecdote mais j'avais été surpris que années de regarder la publicité d'une grande école de commerce et qui parmi les atouts elle faisait valoir bien sûr le réseau des entreprises patati patata le deuxième truc c'était et nous appliquons les méthodes freiner c'est extraordinaire c'est à dire que dans ce cas là ça voulait dire que c'est l autonomie mais prise au sens la débrouillardise la capacité à se débrouiller sur le marché actuel pour effectivement être créatif mais dans le sens de concurrence maximum écrasé le voisin donc c'est pour ça que je dis effectivement la question pnd pédagogique elle doit être repensé à l'un d'eux d'une problématique politique pour notre part on va plutôt dans le sens d'une proposition de développement de ce qu'on appelle des pédagogies coopérative s'arrête plus freiné mais pas que pédagogie institutionnelle et de l'autre on souhaite avoir une réflexion sur ce que pourrait être ce qu'on appelle une auto gouvernement de l'école c'est à dire dans le sens que l'un des grands problèmes actuels c'est effectivement la marchandisation effectivement mais c'est aussi une extrême pürro cratie là dedans et qui laisse très peu de souffle très peu de possibilités à la fois aux enseignants aux élèves aux parents donc de ce point de vue là des réflexions sur lesquels il faut je crois en fin d'été désespérant sur lequel il faut réfléchir sur des expériences historiques 1 y compris bon je remonte pas mais pour l'ariège me fait penser puisqu'il a tout un livre plus plus anciens on lui parle des premières années de la révolution russe extraordinaire mais il raconte l'extraordinaire créativité dans les premières années du point de vue de l'école est par ailleurs bons rails il ya toute l'expérience des délices et expérimentaux alors tout n'est pas bon tout n'est pas à prendre mais alors pour moi c'est c'est pas si tu veux contradictoire avec un service public de l'éducation transformer mais dans lesquelles il y aurait beaucoup plus de liberté d'initiative dans ce sens là pour le reste moi je dirais effectivement l'enseignement supérieur aujourd'hui oui c'est un très gros problème au sens où là encore moins qu'ailleurs l'école n'est gratuite et quand on voit par exemple l'explosion des écoles de commerce et qui vendent quand même là aussi c'est pas forcément le meilleur un ouais et là il ya de la com et ses expressions concours de tous ce phénomène dans le supérieur a littéralement explosé mais d'une certaine façon malheureusement je le lis un peu comme un signe avant coureur de ce qui risque d'arriver au reste du système éducatif si on n'est pas suffisamment vigilant et suffisamment combatif sur ce sur ce terrain là est tout à fait d'accord effectivement avec le fait que c'est l'ensemble du personnel éducatif aujourd'hui qu'il faut prendre en compte c'est pas que les enseignants il ya cette complémentarité cette professionnalité à respecter parce qu'aujourd'hui elle est bafouée d'entendre dans tous les sens on a l'impression que tout le monde peut faire de tout non on peut faire des choses ensemble en coopérant mais en respectant les professionnalité de 2 chacun je sais que syndicalement abandonné bon c'est pas pour faire la publicité syndicats particulier mais on avait cette expression vis-à-vis des personnels tos en disaient ils font battre le coeur de l'école est alors l'expression elle vaut ce qu'elle vaut mais je crois qu'on pourrait l'appliquer à l'état de personnel et cette complémentarité à mon avis l'important effectivement c'est la densité éducatif qui lie à pour répondre à tous les besoins éducatifs merci beaucoup alors mon d'abord il ya des comme on l'a dit il ya des pédagogies alternatives aussi à l'école publique c'est la liberté pédagogique il ya plein de profs qui sont là dedans il faut se le dire aussi après des fois c'est un peu dur avec certaines écoles mais mais il ya un projet d'école aussi il ya un projet d'école où il ya une équipe pédagogique avec moi je ne pose pas les personnels si c'est qu'on se comprenne qu'on se comprenne bien et d'ailleurs en général vous êtes les premières lignes dans l'école donc on va on va se mettre à l'aise aussi le truc c'est que quand quand un projet pédagogique dans une école n'est pas dans des dents des pédagogies alternatives et quand vous avez des parents qui sont aussi des pédagogues parce que c'est avec ça qu'on éduque nos enfants est bien là ça peut être non la question c'est comment commander que ça ne l'aide pas un conflit et c'est souvent quand il ya un conflit ou un malentendu ou que le parents pensent à tort que les adultes auxquels il a donné son enfant vont faire n'importe quoi avec lui qu'on cherche une solution mais comme on dit c'est pas souvent là c'est pas tout le temps la meilleure la question pour nous donc parents d'élèves du service public c'est comment est-ce qu'on travaille ensemble pour que l'école ne devienne pas un lieu de souffrance pour l'enfant et que les enseignants écoute les parents que les parents écoutent et respecte les enseignants aussi parce qu'on a dit on sait ni c'est un métier c'est une lapalissade mais on va se dire tranquillement et que l'on puisse construire ensemble parce que la question c'est pas d'opposer les enfants pour ça je rebondis sur les questions de handicap aujourd'hui avoir un gamin qui en plus il est même pas handicapé il est juste un peu différent parce que alors on a un handicap qu'on est en fauteuil roulant et qu'on doit courir le 100 m avec usain bolt ok d'accord mais mais rien n'empêche que cet enfant ils partent un peu plus tôt et qu'ils arrivent ensemble la ligne d'arrivée alors ce que je dis là c'est des images caricaturales hyper plateau ce qu'on peut retrouver sur facebook mais c'est une réalité aujourd'hui avoir des enfants qui sont porteurs d'handicap avec des adultes formés payer correctement et que les enfants est taxé ce que j'expliquais tout à l'heure la d2 des outils des outils pédagogiques d'éducation qui sont nécessaires que ce soit un fauteuil roulant des lunettes adaptées tout ça fait que on peut arriver à une société on arrive à se comprendre et faire coopérer des enfants qui il ya 20 ans ne coopérait pas entre eux pire il se rachetait entre eux et c'est ça l'enjeu donc une fois que j ça et ça me permet d'étendre sur le supérieur on a on a un vrai problème dans ce pays c'est que les adultes que nous sommes peut-être pas ici mais on général moi je parle de termes de masse on n'arrive pas à comprendre que le métier d'un étudiant son travail c'est d'étudier voilà quand on va à la fac quand on va dans le pro parce que c'est une école aussi qui oppose la main et l'intellect on est dans une école comme ça où les élèves l'épauler mais les moins bonnes notes on les fout dans le pro parce qu'il faut sans débat nous on appelle ça dans notre jargon fcpe les enfants patate chaude c'est à dire que tout le monde essaie de s'en débarrasser plus vite possible en général c'est les gamins parce qu'ils se trouvent pas à l'aise font chier tout le monde donc on n'arrive pas à réagir parce qu'un prof qui a 36 momo lycée dont il y en a deux ou trois qu'ils n'arrivent pas à gérer ben ouais bon les vacances c'est la réalité ce qu'on raconte moi j'ai peu de parents et plein d'enseignants qui me font état non pas de leur soumission à ça mais de leur réelle souffrance parce que le système éducatif n'est pas construit pour ces enfants là et quand on prend les matchs d'epinal de l'université on arrive à des enfants des étudiants qui alors qu'ils doivent aller étudier c'est leur travail on les oblige à prendre un petit boulot chez mcdo et c'est pour prendre encore la caricature pour payer le droit de faire leur travail c'est un drôle de truc c'est un drôle de truc que de ne pas donner les moyens à tous les étudiants et les étudiantes de pouvoir aller à l'université en bts en y tuer en iut au ca paix au bep au lycée au collège à la maternelle au privé pardon et en os primaire sans se poser la question de comment je vais bouffer à la fin du mois comment je vais avoir un taux au dessus de la tête c'est un drôle de truc c'est pas comme ça dans tous les pays donc quand je dis ça que le métier d'un étudiant c'est d'étudier ça veut dire qu'il faut que oui les étudiant es tu et un salaire un revenu contributif parce qu'il contribue à la société pour pouvoir faire leur travail tout simplement dit ça parce que il y a aussi des lycéens qui doivent aller bosser pour payer leur pour payer pour pouvoir vivre notamment un terminal etc et même des mineurs avec l'autorisation des parents ou de leur tutelle on est dans un système de fou on était un système de fou qui fait que en fait quand on n'a pas les moyens de poursuivre ses études et en particulier quand il eh ben on arrête les études et ont choisi par exemple pardonnez-moi nes caricatural mais j'en connais plein des banques comme ça et où je connais plein aussi de nanas avec qui j'ai été à l'école moi même qui préfèrent faire infirmières plutôt que de faire médecin parce que c'est trop cher et qui n'ont pas les moyens de le faire je connais plein de nanas aussi où les parents les balances dans des métiers professionnels rapide parce qu'ils veulent que l'école soit bankable c'est à dire que les nanas on leur donne pas les moyens de poursuivre leurs études parce qu'on sait que dans notre société les métiers qu'elles vont faire rapporte moins à la maison et donc il faut les mettre dans des voies professionnelles de plus rapides et les empêcher de faire des filières longues qui sont plus de couteau ce que après tout c'est que des nanas c'est sa société dans laquelle on les essaie ça l'école qu'on cueille donc une fois que je vous dise ah ouais aujourd'hui les rigides et dont on parle c'est moi je pense que c'est avant tout des rigidités culturelle des rigidités de conception y compris j'en ris auxquels fait état mais aussi quand tu les temps à la question du handicap à la question de toutes les populations dans notre pays qui souffre une discrimination et c'est pour ça que nous disons qu'il faut apprendre aux enfants le droit et la philosophie dès la maternelle alors évidemment avec des pédagogie adaptée parce que c'est la façon dont nos enfants auront la capacité et les outils pour pouvoir réfléchir sur ce qu'ils sont sur ce qu'ils veulent et permettent de se projeter autrement que les conneries que nous on a fait et auquel on n'arrive pas échappé donc je conclurai sur un truc tout simple c'est que à l'école c'est un service public super particulier parce que là en plus on est en pandémie dont couesmes on va se le dire tranquillement qu'on soit riche qu'on soit pour qu'on soit noir qu'on soit blanc qu'on soit sur la fiche de blanc qui errent ou pas quand on est malade la sécurité sociale permet de prendre en charge tout le monde au niveau des soins avec la mutualisation et la collectivité de l'impôt il ya qu'à l'école qui est un service public d'intérêt général qui est traité moins bien que notre santé c'est un truc bizarre et ben moi je dis que un service public en république al de l'école doit être régi par les mêmes règles de répartition parce que c'est l'intérêt général dont nous partons c'est le droit commun donc que nous élaborons c'est la république que nous défendons que le service public de soins et d'hôpitaux indépendamment de notre condition sociale on doit avoir accès à la même école à l'eau même soin à la même culture et c'est aujourd'hui cela c'est qu'il ya un plan de rattrapage nécessaire parce qu'à dix inégalités qui se sont creusées par exemple avec les déserts médicaux dans la ruralité et qu'il ya aussi des déserts dit dr scolaire qui se sont creusées parce que oui il ya des territoires dans notre pays où il y a des élus de la république qui préfère encourager et crée les conditions d'avoir des écoles privées confessionnelles plutôt que des écoles publiques dont je rappelle ce sont les seules écoles qui sont 100% lie dans le pays [Applaudissements] il nous reste encore quelques minutes donc je vais reprendre un tour de parole rapide il faudrait qu'il y ait des femmes qui lèvent la main également je vais commencer oui oui alors je j'avais à ces les cheveux ça j'avais le année un témoignage d'une question ma question c'est que tout à l'heure j'ai entendu parler du quotient familial comme étant une mauvaise chose dans la commune où je suis il ya un quotient familial avec je sais pas combien de tranches en l'occurrence chaque tranche est fait pour que la cantine reviennent au même prix pour chaque comment dire pour chaque tranche est à la limite à part ceux qui sont dans les tranches supérieures qui sont plus du coup comptabilisé pour qu'effectivement c'est favorisant pour les autres c'est censé être le cas parce que sinon en fait pour moi avec le la rhétorique contraire ça veut dire tout le monde doit être égalité donc par exemple on paye tous la même quantité d'impôts est ce qu'on va être tous égalité non on paye en ce sens de nos moyens pour moi le quotient familial censée répondre à cette question ma la remarque sinon j'ai assez peu entendu parler enfin un petit peu parlé ou entendu parler d'eux dans les réponses amis de l'école privée qui pompent même une quantité d'argent assez phénoménale à l'état il y a des grandes grandes disparités là j'en entends départ il ya pas longtemps mais quand on va à l'école au collège au lycée dans le 93 moi je suis enseignant en rep depuis plus de 15 ans donc fait une réalité que je connais on n'a pas cours de maths histoire-géo pendant un mois deux mois parce qu'on trouve pas de remplaçant et c'est donc avant de même la gratuité il ya déjà de quelle école on parle quoi et puis accessoirement s'il ya possibilité de mettre son enfant dans le privé ben moi je fais les lois je suis riche je mon enfant est dans le privé je suis pas concernés par les conséquences de ce que je le vaux tu es donc quelque part ça m'intéresse pas quoi voilà donc je pense qu'il ya l'argent à trouver effectivement oui je pense qu'il y en a moi je voulais juste apporter un petit témoignage alors je suis élu dans des écoles collèges lycées depuis bonne vingtaine d'années et je voulais parler des fonds sociaux des collèges par exemple j'ai vu et entendu des choses sur les parents qui mérite enfin des qui prouve que les parents ont toute leur place aussi dans ses fonds sociaux pour défendre un petit peu les parents fin ce qui est de notre rôle un aussi et est en fait on essaye de nous virer justement de ces fonds sociaux sous prétexte que comme ça ils peuvent le convoquer à 13 heures on peut dans les parents ne sont pas toujours là voilà alors on demande aussi aux parents à leur égard enquête sociale familiale assistante sociale qui vient on demande à voir aux parents de remplir des dossiers en mettant tous leurs revenus pour leurs revenus pour mettre leurs données royalement 20 euros pour un voyage scolaire ou enfin voilà perrier payer une partie de la cantine voilà le deuxième témoignage c'était une année en fait ils ont voulu passer au tout internet pour les demandes de bourses départementales et est en fait en disant aux parents vous pouvez venir si vous n'avez pas internet vous pouvez venir remplir au collège sauf que je la connais c'était dans mon collège je connais bien la secrétaire qui peut parfois être un petit peu méprisante dans la façon dont elle reçoit les parents résultat 50 % de demandes de bourses de moi mais pas seulement dans notre collège dans tout le département donc on est monté au créneau là dessus les parents ont dit ou annoncer les assistantes sociales aussi qui qui nous ont tiré la sonnette d'alarmé et l'année d'après on est revenue au formulaire papier mais voilà quand on parlait aussi de mépris de ce que les parents vivent au jour le jour et on l'être qu'on essaie de leur apporter c'est franchement ils s'en prennent plein la gueule est ce que vous voulez réagir à ces deux questions donc alors sabine et puis ensuite en fait j'ai réagi je conclus je réagis sur b rodrigo s'exprimera un peu mieux probablement sur quotient familial gratuite et vous avez raison en effet le quotient familial c'est une espèce de justice sociale par l'équité voilà la gratuité celle égalité équité et égalité voilà c'est à dire qu'en fait c'est la gratuité c'est à dire c'est gratuit on a besoin que les enfants aillent à l'école où la demande les dons qu'ils mangent voilà tandis que l'équité c'est un peu toujours régulée à l'argent que j'entends bien qu'il va falloir réguler par ailleurs les impôts que les plus pauvres payent les plus riches est d'accord mais si c'est gratuit c'est gratuit il ya pas besoin de réguler c'était un peu je crois l'idée mais rodrigo répondra vous avez réseau précisément par exemple je dois vous avez raison sur le sujet de l'école particulièrement déshabiller manque de moyens etc et notamment dans les zep et dans les rep je suis dans les lieux du 93 dans le 93 vous avez peut-être vu ce rapport le plus bien dotées des établissements du 93 est moins bien doté que le moins bien doté que émoi bien doté que le plus doté des établissements parisiens donc on ne demande même pas on demande même pas les quitter en demande l'égalité l'égalité on ne demande pas tant des eaux nous d'adé des gens qui travaillent pas bien des problèmes sociaux donnez-nous non on demande l'égalité de moyens et cette égalité de moyens c'est aussi parce qu'on dise à tout à l'heure des profs débutants décidé là et c'est mon bref pour toutes ces raisons ça coûte moins cher en banlieue alors que les gens le fuyard demande effectivement c'était 7,7 égalité de moyens et peut-être et probablement une équipe voilà ça interroge la carte mais c'est interroge la carte scolaire ça interroge beaucoup de choses voilà on est donné d'accord on est d'accord là ils vont y aura un peu d'équité probablement pour commencer voilà voilà non mais je suis d'accord voilà ça c'était la deuxième réponse enfin pour l'espion sociaux qui ont diminué à 100 jay hill individus et sur le budget de l'état jeudi est jouable et la tristesse je le fais les fiches alors donc aller encore plus au courant pour nous aidons qui ont diminué je me souviens du des collègues députés d en marche qui disait heureuse a diminué parce que les gens les utilisent pas assez sûr que sans assistante sociale avec des proviseurs de direction complètement débordés ils les utilisent pas ils les utilisent pas ils restent dans les caisses dans franchement dans franchement bon voilà l'anecdote oui alors je clos à parce que je reprendrai plus la parole puisqu'il faut le terminer je trouve très intéressant je vous dis je suis venu à reculons sur le thème de la gratuité je vois qu'on retourne toujours sur ces mêmes on retombe toujours sur les grands problèmes qui concernent notre institution réaffirmé la gratuité c'est vraiment un finalement une me semble-t-il une nécessité politique urgente à l'heure actuelle concernant l'éducation concernant aussi la santé d'ailleurs parce qu'on a besoin de gens éduqués en bonne santé dans notre société voilà [Applaudissements] alors c'est pas une réponse c'est un choix politique donc à nous qui nous qui nous sépare mais je vais essayer de te convaincre et plus tu vas essayer de le convaincre le truc c'est ce que tu parles de la seine-saint-denis bon c'est un territoire que je connais assez bien yapi rail à mayotte où la bahia pas de cantine scolaire voilà donc je pense que la question c'est pas d'opposer des souffrances c'est pas d'opposer des inégalités c'est comment est-ce qu'on rend les inégalités d'accès à la cantine scolaire partout sur le territoire national et ce n'est pas le cas ça c'est le premier constat le deuxième pour revenir sur la question purement quotient familial en seine-saint-denis il ya pour ceux qui connaissent un peu mais les villes parlent un peu le bourget du nid drancy saint-denis gens l'oublient no 2 ou la cantine est gratuite les autres noms des autres ya même ya même des villes qui pratique un seul prix pour tout le monde donc la question de ligne de l'égalité de traitement d'accès à un service public ben en fait c'est pas une réalité et en plus ça pénalise les pauvres de façon réelle par exemple il ya une étude qui a été faite par le conseil départemental de la seine saint denis qui indique que ce sont dans les collèges dans l'est dans les cités où les enfants vont le moins à la cantine et parmi eux les plus pauvres parce que ce sont des enfants aussi qui est plutôt que d'aller à la cantine manger des plats qui a priori sont dégueulasses pour eux parce que c'est comme ça qu'on construit aussi la cantine c'est forcément dégueulasse on connaît tous sa ils préfèrent aller manger un kebab parce qu'en plus ça coûte le même prix pour le budget des familles parce que c'est des villes où le quotient ne met pas forcément les familles dans un an dans une situation parce que dans les cités ya pas que des pauvres et aussi des classes moyennes donc on arrive à des gamins qui par effet d'entraînement par effet de groupe et par effet de masse préfère ensemble parce que c'est des potes quand je dis potts et fille garçon qui ait pas de malentendu dans mon propos c'est des copines et des copains voilà camarades de classe là c'est pas genre et qui préfèrent aller manger au kebab au mcdo ailleurs ou à la maison est souvent dans des trucs près préparer parce que c'est ceux là où on a accès plutôt que d'aller à la cantine manger des repas équilibrés qui est un vrai enjeu éducatif là dessus et moi mon propos c'est quoi c'est de dire que si la cantine est juste le lieu on va manger parce que les parents travaillent admettons moi ce qu'on propose c'est de dire c'est que la cantine scolaire est un moment éducatif c'est pas qu'un endroit où l'on mange d'ailleurs vu le temps consacré pour pouvoir manger dans les lycées à plus de 600 élèves où on fait trois quatre services voilà voilà comment on éduque nos enfants donc la question c'est comment est ce qu'on fait en sorte que la cantine scolaire tout le monde ya accès un droit universel pour tous les enfants et si la question du prix ce poste à raison moi je suis d'accord avec toi on paye des impôts pour ça on paye des impôts pour ça mais exactement c'est à dire que la question est une question politique mais qui ne te détermine pas par où imposé aux familles des joies que les élus n'ont pas le courage de prendre donc je dis que dans les conseils municipaux dans les conseils départementaux dans les conseils régionaux dans les parlements dans les gouvernements et à l'assemblée nationale puisque c'est une partie du parlement et c'est là qu'on vote le budget est aussi à l'elysée on doit se dire que si manger est un droit dans le pays de la bouffe pour tous les enfants alors il doit être universel de la même façon que l'accès aux soins est universelle et constitutionnel voilà mon propos [Applaudissements] oui pour répondre enfin continuer la réflexion sur la remarque que tu faisais sur les établissements disant en position rendue difficile parce que c'est effectivement une réalité une réalité qui est lié à une répartition inégale une ségrégation et une concurrence entre établissements qui aboutit en gros à des établissements relativement bien pourvus par rapport à d'autres qui sont pas particulière alors je crois qu'il ya deux éléments de réponse mon avis il ya un élément de réponse qui serait liée directement à une politique scolaire compte tenu du fait que les conditions générales de transformation de la société on les a en horizon mais aujourd'hui on ça suppose effectivement que des conditions différencier aujourd'hui des conditions d'attribution de moyens soit différenciée c'est à dire que de ce point de vue là je pense que si l'objectif c'est d'avoir dans tous les domaines des conditions d'apprentissage pour les élèves et les enseignants qu'ils soient équivalentes ça suppose effectivement l'attribution de moyens de différencier qu'on donne plus qu'honnête qu'on assume de donner plus un certain nombre d'établissements alors pour le reste c'est vrai que ça résout pas l'ensemble des problèmes et de ce point de vue là la dimension complémentaire je pense qu'effectivement c'est de penser l'action politique comme une action politique qui touche effectivement à la composition de 20 c'est inclut par exemple de lutter avec des manques contre la spéculation immobilière un facteur très très très prégnant à l'heure actuelle pour créer ces établissements très très différenciée des zones devenues de la qualité résidentielle d'avoir sur les diverses zones ddd relais sociaux culturels des services publics dans tout le quartier etc etc donc c'est en ce sens que les éléments de politique scolaire sont bien évidemment lié à des éléments de politique plus générale qui sont dans notre programme qui sont dans nos objectifs je crois que aujourd'hui l'un des défis que l'onas et d'articuler ces deux éléments mais bon je pense que la france a soumises on n'est pas trop trop mal placé du point de vue du programme et des points de vue de la stratégie merci à tous les trois pas aux interventions merci à vous aussi d'avoir nourri ces échanges si vous voulez les poursuivre n'hésitez pas à venir voir nos trois intervenants pour continuer à discuter ensemble je me suis pas présentée je suis béatrice pina je suis membre du groupe thématique éducation si vous souhaitez vous associer aux travaux du groupe n'hésitez pas également à venir me voir voilà pour qu'on puisse travailler ensemble merci à vous [Applaudissements]