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interviewRMC — Face à Face· 29 mai 2024 20 min

Face à Face : Bruno Retailleau - 29/05

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC Face à Face

0:07
Bruno Retailleau

Apolline de Malherbe Il est 8h32 et vous êtes bien sur la RMC et BFM TV Bonjour Bruno Retailleau

0:14
Présentateur

Bonjour Apolline de Malherbe

0:15
Bruno Retailleau

Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions ce matin Vous êtes le président du groupe LR au Sénat On va revenir d'abord sur ces images Ces images saisissantes à l'Assemblée nationale hier On est en pleine séance Et un député de la France Insoumise Sébastien Delogu A brandi un drapeau palestinien Immédiatement suspension de séance Confusion, brouhaha Il a fini par être exclu Comment vous vivez ces moments-là Ces images-là Bruno Retailleau ?

0:47
Présentateur

Mal parce que notre démocratie est en crise Et que ça augmente la brutalisation du débat public Définitivement, LFI, c'est la honte de la République Ils sont en train, comme je le disais, d'hystériser Le débat public Ils déconsidèrent nos institutions Ils défilent d'ailleurs en inversant les valeurs Pour dire que la police tue Ce qui est faux puisque la police nous protège Notre bouclier Ils défilent avec les islamo-gauchistes Le 9 novembre 2019 Ils sont en pleine dérive communautarisme Parce que derrière ce drapeau, c'est quoi ? C'est le clientélisme Derrière ce drapeau, c'est la drague de la clientèle musulmane Du vote musulman C'est très grave pour moi Et ils abîment la République

1:33
Bruno Retailleau

Pourquoi c'est grave pour vous De s'adresser à une part de la population Comme vous dites S'il s'agit de la population musulmane ? En quoi ce serait grave ? Parfois vous vous adressez à la part des catholiques de France Et non, ça va plus loin là ?

1:50
Présentateur

Non, parce que c'est le communautarisme L'islamisme prospère En disant la seule communauté qui vaille C'est la communauté religieuse Moi, ma communauté, c'est la communauté nationale Celle qui agrège et qui transcende toutes les autres communautés C'est ça le problème Et derrière ces manifestations avec le drapeau palestinien C'est une instrumentalisation aussi de la cause palestinienne Pour eux-mêmes, pour leur petit profit électoraliste Et derrière, là encore, c'est finalement l'antisionisme Et l'antisémitisme d'ailleurs

2:21
Bruno Retailleau

Et l'antisémitisme qu'ils nourrissent en quelque sorte ?

2:24
Présentateur

Bien sûr, Yankelevich avait une très belle phrase Le philosophe ? Bien sûr, le philosophe Mais c'est le prétexte L'antisionisme, c'est la vitrine, si j'ose dire, convenable De l'antisémitisme qui se cache derrière

2:38
Bruno Retailleau

Bruno Retailleau, le règlement interdit de brandir un drapeau autre que français En réalité, il interdit l'utilisation, notamment pendant les questions au gouvernement Et c'était le cas hier De graphiques, de pancartes, de documents, d'objets ou d'instruments divers Tout cela est donc interdit Le drapeau, quel qu'il soit d'ailleurs, rentre dans cette définition Il a donc été sanctionné, sanction maximale C'est-à-dire 15 jours d'exclusion et 2 mois d'indemnité minorée Ça vous paraît justifié, donc, si je vous entends

3:08
Présentateur

Je ne vais pas me prononcer, je pense qu'une sanction a été justifiée Quelle sanction ?

Moi, je suis sénateur Simplement, il y a un règlement à l'Assemblée nationale C'est l'article 70 Qui correspond à l'article 93 du règlement du Sénat Ces articles-là, c'est la police, si j'ose dire C'est le respect de nos assemblées Il ne faut pas transformer l'Assemblée en espace numérique On a cette hystérisation avec les réseaux sociaux, de l'espace numérique Il faut préserver la démocratie représentative A travers le Sénat, à travers l'Assemblée nationale Dans nos hémicycles où on doit être capable de se parler, de s'opposer Mais non pas en échangeant des invectives, des pancartes Avec des pancartes à l'appui, mais avec des arguments C'est ça la vraie démocratie Sur le fond, faut-il, oui ou non, reconnaître l'État palestinien ?

Aujourd'hui, non Aujourd'hui, non, je vais vous dire, tout simplement Parce que ce serait accorder une victoire éblouissante Considérable au Hamas Ça serait consacrer cette victoire-là Et ça serait consacrer la paternité islamiste de cet État En revanche, bien sûr, il faudra reconnaître l'État de Palestine Nous sommes pour la solution à deux États Parce que ne pas le faire, ce sera là aussi encourager les islamistes

4:20
Bruno Retailleau

Ça veut dire que si je vous comprends bien Vous êtes pour la reconnaissance de la Palestine Mais pas maintenant

4:24
Présentateur

Solution à deux États Parce qu'aujourd'hui, ce serait une victoire pour les islamistes Mais s'il n'y en avait pas demain d'État palestinien Mais demain, c'est quand ? Encourager, ce sera après la paix D'abord la paix D'abord la paix Et je veux simplement rappeler Y compris à l'extrême-gauche française Qui parle beaucoup de cessez-le-feu Le Hamas détient les clés du cessez-le-feu Qui libère les prisonniers Les otages Vous vous rendez compte depuis des mois et des points Depuis le 7 octobre Ces hommes, ces femmes Jeunes ou moins jeunes Qui croupissent dans les geôles du Hamas Ils doivent être psychologiquement Totalement détruits On peut penser à eux de temps en temps, non ?

5:00
Bruno Retailleau

Bruno Retailleau, Emmanuel Macron S'est dit prêt à cette reconnaissance hier Mais à un moment utile Pas dans l'émotion Au fond, vous dites la même chose Vous êtes sur la même ligne qu'Emmanuel Macron là-dessus

5:10
Présentateur

Oui, je pense que le moment n'est pas venu Pour les raisons que je viens de vous indiquer

5:13
Bruno Retailleau

Il y a eu de nombreuses manifestations LAFI demande d'ailleurs Est-ce qu'il y en ait encore davantage ? Il faut qu'elles soient autorisées Ces manifestations ?

5:20
Présentateur

Écoutez, moi je pense que les manifestations Doivent être autorisées Lorsqu'il n'y a pas de problème Pour l'ordre public Simplement, il est encore Moi je reconnais à Israël Le droit de se défendre C'est Israël qui a été attaqué De façon la plus abominable Ce sont des civils qui ont été massacrés Mais je veux aussi qu'Israël Respecte son devoir Le devoir vis-à-vis de la population

5:41
Bruno Retailleau

Est-ce que vous essayez qu'il faut Un cessez-le-feu ? Qu'il faut qu'Israël cesse ces bombardements ?

5:45
Présentateur

Bien sûr Mais il faut que les otages soient libérés Comment voulez-vous que la population israélienne Qui a été traumatisée par ce pogrom Qui est le plus lourd en termes de victimes Depuis la Shoah Puisse dire On arrête de se défendre Et on oublie les otages Il faut Et la clé c'est le Hamas Qui la détient Qui libère les otages

6:05
Bruno Retailleau

Sur l'Ukraine et la Russie Depuis Berlin hier soir tard Emmanuel Macron A affirmé Qu'il voulait pouvoir Permettre aux Ukrainiens De je cite Neutraliser les bases en Russie D'où sont tirés les missiles Sur l'Ukraine En gros Il répondait A une question A une demande De Volodymyr Zelensky Qui s'est adressée Notamment à nous français Parce qu'on livre Des missiles Qui s'appellent les missiles Scalp On les livre Mais on leur dit Que pour l'instant Ils ne sont autorisés A les utiliser Que sur le territoire ukrainien Ce que demande Volodymyr Zelensky C'est de pouvoir les utiliser De l'autre côté de la frontière C'est-à-dire de pouvoir toucher Le sol russe Hier Emmanuel Macron A donc pour la première fois Ouvert la porte A cette possibilité Qu'est-ce que vous en pensez ?

6:46
Présentateur

Je suis assez réservé Je pense qu'il faut Prévenir tout risque d'escalade Et je pense que La meilleure façon D'aider l'Ukraine Aujourd'hui C'est de leur livrer Le matériel dont ils ont besoin Et notamment en munitions

6:57
Bruno Retailleau

Oui mais si on leur livre Le matériel Mais qu'on leur dit Vous l'utilisez De telle ou telle manière

7:01
Présentateur

Oui mais les munitions Si Il y a beaucoup de matériel Qu'ils devraient utiliser Et qu'ils n'utilisent pas Ils utilisent des milliers De buts par jour Et nous on en livre Quelques milliers Mais pas suffisamment

7:12
Bruno Retailleau

Mais Emmanuel Macron Est assez précis Il dit Qu'il ne souhaite Évidemment pas l'escalade Mais qu'il veut donner Aux Ukrainiens Je cite Le droit d'atteindre le point D'où sont tirés

7:21
Présentateur

Les missiles russes Je comprends Mais à partir du moment Où vous aurez cette arme Qui permet d'aller très très loin En profondeur Dans le territoire russe Comment vous pourrez dire Est-ce que vous serez derrière Est-ce que le président de la République Sera derrière le bouton Qui aura programmé justement Cette attaque Et le ciblage Vous redoutez

7:37
Bruno Retailleau

Que cette précision Dans le ciblage De l'origine Des missiles russes Ne soit pas forcément respectée Ou que s'il y a Le moindre dérapage Nous serons tenus Pour responsables Nous occidentaux

7:49
Présentateur

Et je dis en revanche Qu'il y a une façon Très massive D'aider l'Ukraine En livrant le matériel Dont ils ont besoin Notamment en termes de munitions En termes de canons En termes Je veux dire Notamment sur le sol Mais aussi de missiles solaires

8:03
Bruno Retailleau

Bruno Retailleau C'était bien votre dîner hier soir ?

8:06
Présentateur

Quel dîner ?

8:07
Bruno Retailleau

Quel dîner ? Vous faites le cachotier ?

8:10
Présentateur

Avec Gérard Larcher ? Oui Avec Eric Ciotti ?

8:12
Bruno Retailleau

Voilà Avec Annie Genova ? Vous avez dîné Vous avez dîné me semble-t-il Avec Gérard Larcher Et Eric Ciotti Au Sénat Si maintenant

8:18
Présentateur

Pauline de Malherbe Si maintenant Vous en êtes jusqu'à Comment dirais-je Épillé Espionné C'est un dîner politique ? Oui

8:26
Bruno Retailleau

C'est un dîner politique ?

8:27
Présentateur

Bien sûr

8:28
Bruno Retailleau

Et quand vous vous retrouvez Avec Gérard Larcher Dans le contexte actuel Je précise que ce matin Gérard Larcher A livré une grande interview A l'agence France Presse Qu'il précise Qu'il n'est certes Candidat à rien Mais qu'il faudra bien Tirer les leçons politiques De l'élection européenne On entend Qu'il ne ferme pas la porte A cette option Qui commence à grandir L'idée qu'il puisse devenir Premier ministre Une sorte de Premier ministre D'ouverture Voir même Peut-être d'une forme De coalition Ou pas ?

8:54
Présentateur

Je vais vous dire Moi je n'y crois pas

8:56
Bruno Retailleau

Ah vous n'y croyez pas ? D'abord

8:57
Présentateur

Ce n'est pas le récit Qu'il m'a fait Du déjeuner qu'il a eu Avec Emmanuel Macron Dont on parle tant De la presse Toute la presse Les médias bruise De cette rumeur De ce déjeuner Du 7 mars Où il y aurait eu Quasiment un deal Entre M.

Macron Le président de la République Et le président du Sénat Ce n'est pas du tout Le récit qu'il m'en a fait Gérard Larcher est un gaulliste Il respecte les institutions Et il voit bien Comme beaucoup d'autres Que la Macronie est aux abois Et qu'ils auront La gueule de bois Mais au-delà d'eux D'ailleurs Le 10 juin prochain Moi je pense que Parce que j'ai une lecture Gaulliste des institutions Quand la démocratie Elle est bloquée Ce n'est pas les jeux de couloirs Les arrangements de couloirs Qui permettent de débloquer Justement le problème C'est au contraire L'isoloir C'est-à-dire La dissolution

9:39
Bruno Retailleau

Le retour au peuple C'est-à-dire que pour vous Il ne faut pas qu'il y ait Cette forme de coalition Ou de compromission Si je vous entends quasiment Il faudrait Une dissolution C'est-à-dire si Au fond Vous êtes plutôt d'accord De ce point de vue-là Avec le RN Qui dit Si on arrive Très largement En tête Comme les sondages Pour l'instant Le laissent entendre Il faudra en tirer Les conséquences politiques C'est-à-dire une dissolution

9:59
Présentateur

Moi je pense qu'en aucun cas Une cohabitation Futelle douce Avec Gérard Larcher Et Emmanuel Macron Résoudrait le problème Dans la mesure Où un Monsieur Macron N'est pas partageur Où deux En arithmétique Gérard Larcher Entraînerait 30 ou 40 députés LR avec lui Mais il y aurait sans doute Une perte De 30 députés Du côté gauche Mais mathématiquement Mais plus fondamentalement Apolline de Malher Ça sert à quoi La vie politique ?

Ça sert à exprimer Des convictions À mener des projets Or notre politique À nous Nos convictions Ne sont pas les mêmes Qu'Emmanuel Macron En clair Ça sert à rien D'avoir un nouveau Premier ministre S'il n'y a pas Une nouvelle politique Monsieur Macron Est-il prêt Par exemple A recourir au référendum Pour une politique migratoire ? Est-il prêt A une révolution pénale Avec des percours De prison Dès les premiers délits ? Est-il prêt A la sélection A l'université ? Est-il prêt A déburocratiser La France ? Depuis 7 ans Qu'il est là Il n'a rien fait Tout cela Pourquoi le ferait-il Maintenant ?

10:57
Bruno Retailleau

Si je vous entends Bruno Retailleau Vous dites Je n'y crois pas A ce scénario Mais moi j'entends Je ne le souhaite pas Ce scénario

11:03
Présentateur

Je pense que Ce scénario Est un scénario Purement fantaisiste Qui n'existe Que dans la tête Des journalistes Du microcosme politique Je pense que Monsieur Macron Encore une fois N'est pas partageur Et je pense qu'il va Continuer à faire Du cabotage Malheureusement Il reste 3 ans Et je vois bien Au Sénat Ou à l'Assemblée nationale

11:22
Bruno Retailleau

Mais vous êtes prêt Bruno Retailleau S'il y a une dissolution Est-ce que LR Prenne toutes ses responsabilités Repartent aux élections ?

11:30
Présentateur

Bien sûr Quand il y a une dissolution

11:31
Bruno Retailleau

Il y a le recours au peuple Vous pourriez Si jamais Emmanuel Macron De lui-même Ne tirait pas Ses conséquences Cette lecture politique Que vous faites Et ne faisait pas De lui-même Une dissolution Vous seriez prêt A soutenir Cette motion de censure Cette décision De motion de censure A l'automne Avec éventuellement La même conséquence C'est-à-dire une dissolution

11:50
Présentateur

Tout est ouvert Il y a quelques semaines Vous m'aviez interrogé Sur la même question Sauf que depuis

11:55
Bruno Retailleau

Gérard Lachet Je suis d'accord

11:58
Présentateur

Sauf que cette motion de censure On en parle Et on la fait Ou on n'en parle pas D'accord Donc je n'en parle plus

12:05
Bruno Retailleau

Vous n'en parlez plus Mais on en parle du coup Bien sûr Vous êtes sénateur Je suis bien d'accord

12:10
Présentateur

Je peux vous dire Que j'étais à l'Assemblée nationale L'année ne se passerait pas Écoutez-moi bien Sans que nous déposions Une motion de censure Ou que nous la votions

12:21
Bruno Retailleau

L'année ne se terminerait pas Mais quand vous dites L'année c'est la saison

12:23
Présentateur

Non

12:24
Bruno Retailleau

L'année Il y aurait bien Il y aurait bien une motion de censure Donc je l'ai bien compris En revanche Il y a une chose Que je n'ai pas bien comprise Bruno Retailleau C'est votre position Sur la lutte contre l'homophobie Ça vous saoule Ça vous agace C'est même le mot Que vous avez dit

12:38
Présentateur

Non pas du tout J'ai simplement dit Que c'est une discrimination Comme toutes les discriminations Il faut en faire Une juste cause Maintenant La question qui m'était posée Elle était très précise

12:49
Bruno Retailleau

Alors je vais préciser les choses Et d'ailleurs Vous répondiez à mon A Jean-Jacques Bourdin Exactement Il vous interrogeait Sur le cas de Mohamed Kamara Mohamed Kamara C'est ce joueur De l'AS Monaco Qui est d'ailleurs Convoqué demain Devant la commission de discipline De la ligue de football professionnelle Il a joué avec un gros scotch noir Ostensiblement sur son maillot Pour masquer le logo de lutte Contre l'homophobie Et à la question de savoir S'il fallait oui ou non Le sanctionner

13:17
Présentateur

Voilà c'était la sanction

13:18
Bruno Retailleau

Vous avez répondu

13:20
Présentateur

Je pense qu'il aurait mieux

13:21
Bruno Retailleau

Introduire cette cause de l'homophobie A tout bout de champ Ça peut nuire à la cause Ça peut même agacer les français Je vais vous citer précisément Pour pas qu'il y ait d'erreurs Il ne faut pas tout mélanger Car on mélange tout Les français s'en rendent compte Et ça peut aboutir Au résultat inverse Un agacement profond Vous dites que c'est agaçant

13:34
Présentateur

Non ce que j'ai voulu dire C'est qu'on ne peut pas transformer Les joueurs de foot En panneaux pour diverses causes Parce qu'il y a beaucoup de causes Il y a l'homophobie Mais il y a le racisme Il y a aussi l'antisémitisme aujourd'hui Est-ce que vous avez vu les actes Qui ont plus que triplé Depuis quelques mois Par rapport aux années précédentes L'antisémitisme Donc à partir du moment On choisit une cause Pourquoi cette cause Plutôt que l'autre Donc moi je pense Si vous voulez C'est que le sport Doit être un moment Où on essaie de se rassembler Et vous voyez J'ai même fait On a voté au Sénat Le texte va revenir Parce que le gouvernement N'en a pas voulu Pour exclure Tous les signes ostentatoires Religieux notamment Vous savez Les jabeuses Etc Je suis moi Pour sanctuariser Des moments Où on peut se rassembler Je pense que Encore une fois L'homophobie On doit la combattre C'est une vraie cause

14:28
Bruno Retailleau

Je vous repose la question Bruno Retailleau Parce qu'il est en effet Demain convoqué Devant la commission de discipline Vous estimez Parce qu'il y a quand même deux choses Il y a le fait De ne pas forcément Se battre pour toutes les causes Mais il y a le fait De masquer au sensiblement C'est pas rien C'est à dire Jouer devant Tous les jeunes de France Dans un championnat Français Avec un masque Enfin masqué au sensiblement Je ne l'avais pas vu Enfin moi je vous le dis J'imagine que vous l'avez vu

14:55
Présentateur

Apolline Ballère Je vous réponds sur le fond Voilà C'est mon rôle D'homme politique Je vous réponds sur le fond Il y a plein de justes causes Dès lors qu'on en choisit une Plutôt que l'autre Ou alors Chaque match On choisit une cause Est-ce que c'est ce que vous souhaitez Je précise qu'il y a 13% de plus d'agressions Homophobes Mais oui mais bien sûr Mais il faut les combattre Mais il faut les combattre De même qu'il doit y avoir Des centaines de pourcents de plus

15:17
Bruno Retailleau

Mais dire devant le public Au fond Moi je décide ostensiblement En montrant Avec ce scotch Que je suis contre Cette cause là

15:25
Présentateur

Que ce soit

15:26
Bruno Retailleau

Inopportun

15:27
Présentateur

Mais c'est pas à moi D'en décider D'une part Et je pense que Encore une fois Le sport Est un moment De rassemblement Et si on décide cela A ce moment là Chaque semaine La fédération Les lits Doivent décider Les causes Qui seront arborées Est-ce que c'est ce que l'on veut Est-ce que c'est souhaitable Donc pour vous Je pense qu'il vaut mieux Il vaut mieux Aucune cause Je pense qu'il vaut mieux Laisser au sport La pratique du sport Le sanctuariser En revanche Il faut être intraitable Et quand un joueur Ou des supporters Profèrent Des propos homophobes Que ce soit dans la tribune Ou raciste Ou sur le terrain Alors La sanction Est exemplaire

16:08
Bruno Retailleau

Bruno Retailleau Sur la transidentité Au Sénat Chez vous donc Il y a une proposition de loi Sur la transition de genre Des mineurs Elle est issue De sénateurs LR D'une sénatrice d'ailleurs En particulier Et il est notamment Question des bloqueurs De puberté Les bloqueurs de puberté Ce sont ces médicaments Hormonaux Qui permettent de bloquer Le développement De la poitrine Ou de la pilosité Ou de la mue De la voix Vous exigez Vous voudriez exiger Que l'autorisation D'avoir recours A ces médicaments Ne soit octroyée Qu'après deux ans De suivi médical Il y a un problème Qui est le problème De l'urgence Chez les jeunes

16:43
Présentateur

Non Il y a un problème Qui est un problème grave Et vous savez que Beaucoup de pays La Finlande La Norvège La Suède Il y a quelques mois L'Angleterre L'Espagne est en train De faire marche arrière aussi Parce que Ces pays sont allés Très très loin Pour faciliter Chez des mineurs Chez des enfants Les transitions de genre Très bien Moi il ne me revient pas De dire S'il y a dysphorie ou pas Je ne suis pas médecin

17:07
Bruno Retailleau

Dysphorie c'est le fait De se sentir Garçon dans un corps de fille Ou fille dans un corps de garçon

17:11
Présentateur

Je vais vous dire Ce que nous avons voulu faire Simplement on sait très bien Que dans ces âges Notamment de puberté D'adolescence On peut se sentir mal Dans son corps Et nous ne voulons pas Que certains Poussent des jeunes Qui se sentiraient mal Qui voudraient peut-être Un moment donné Transitionner Sans trop savoir pourquoi On ne veut pas de traitement Qui soit irréversible Par exemple La chirurgie Parfait Par exemple Les traitements hormonaux

17:33
Bruno Retailleau

Vous ne voulez pas Que ces traitements-là Aient lieu Quand ils sont mineurs On est bien d'accord Vous ne voulez pas interdire Ces possibilités-là

17:40
Présentateur

Mais bien sûr que non Moi je pense que La dysphorie de genre Existe vraiment Il faut la prendre en charge Mais il faut l'encadrer C'est la raison pour laquelle On a prévu Des équipes médicales Pluridisciplinaires Dans les CHU Pour que les charlatans Soient laissés de côté Voilà Ou les militants Je ne sais pas Les militants Les gens qui poussent Des jeunes A transitionner Le problème C'est que quand on est mal Dans son corps Pour savoir si c'est Une dysphorie de genre Ça n'est pas simple Et ce que je veux dire Aussi solennellement C'est qu'un ressenti Un ressenti intime Ne fait pas un diagnostic Ça peut être par exemple Une orientation Homosexuelle Il faut l'assumer C'est tout Il n'y a pas besoin De changer son corps Si on a cette orientation-là Il faut simplement Que le jeune Se fasse à cette idée Et ce que nous avons voulu Simplement C'est de dire Attention Il y a des pays Qui ont été Beaucoup plus tôt Assez loin Et qui reviennent en arrière Mais le changement de genre

18:28
Bruno Retailleau

Et la question de l'orientation sexuelle Est-ce qu'ils sont pour vous liés ?

18:30
Présentateur

Non Je veux dire que Quand un jeune Se sent mal dans son corps Et c'est des témoignages J'ai un médecin Dont je vous parle D'une jeune fille Voilà Qui voulait Transitionner Et au fil de consultation Il se rend compte Que finalement Il y avait une orientation Homosexuelle Le médecin lui dit Mais est-ce que Tu ne devrais pas Plutôt l'assumer Plutôt que de vouloir recourir A une chirurgie A l'hormonothérapie Qui peut Ça peut être lourd Et surtout Notamment la chirurgie Mais l'hormonothérapie Il peut y avoir des choses Qui sont irréversibles Et vous avez On a eu Par exemple Jacqueline Osage-Brino Et le groupe de travail De mon groupe LR A recueilli Des témoignages C'est terrible De jeunes Qui ont été incités A transitionner Et ils ont commis Un certain nombre d'actes Notamment chirurgicaux Hormonaux Qui sont irréversibles Et alors qu'ils voudraient Faire machinarière Donc Beaucoup de respect Beaucoup de respect Pour les transgenres Peu importe C'est pas notre souci On veut simplement S'assurer Qu'il y a un encadrement Médical Qu'on ne se précipite pas Chez les jeunes Pour ne pas créer Des conséquences Qui seraient irréversibles Mais vous prenez le temps

19:34
Bruno Retailleau

Ce matin De dire le respect Que vous avez

19:36
Présentateur

Pour la transition Mais on est dans On est dans une société de fous On s'invective Etc Il y a un principe de précaution Qui doit valoir d'abord Pour les êtres humains Voilà C'est tout Et quand on est convaincu Quand les médecins Quand une équipe médicale Pluridisciplinaire Bienveillante Là on est vraiment Dans une dysphorie Là on a les bloqueurs Du puberté Puis ensuite Viendra le moment Après des 8 ans

19:59
Bruno Retailleau

Pas interdire ces médicaments Mais faire en sorte Qu'ils soient mieux encadrés D'après vous Merci Bruno Retailleau En tout cas D'être venu à ce micro Vous êtes le président Du groupe LR Au Sénat Il est 8h52 Sur AMC BFM TV