📻 CRISE POLITIQUE | Le verrou est à l'Elysée : Macron doit démissionner ou être destitué
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- 0:15Daniel ObonoPromesse
« nous nous mobilisons pour faire en sorte que le 8 François Baot soit démis de ses fonctions par un vote de défiance de l'assemblée »
- 3:00Daniel ObonoPromesse
« nous avons été élus sur la base d'un programme d'un programme de rupture qui est en vérité le seul à pouvoir permettre de sortir de la crise profonde »
- 4:30Daniel ObonoFait
« nous avons eu en juin dernier une assemblée représentative de notre mouvement qui a lancé un appel à l'unité »
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Bonjour Daniel Obonau. Bonjour. Vous êtes député de la France insoumise.
Marine Tondelier a appelé la gauche et les écologistes à se à se réunir jeudi pour préparer l'après Bairou. Elle veut construire une alternative crédible sans exclure personne. Le coordinateur de la France assoumise, Emmanuel Bompard, a déclaré qu' la France assoumise ne serait pas présente.
Vous confirmez que vous ne vous rendrez pas à cette réunion. Ben, je confirme surtout que nous nous mobilisons pour faire en sorte que le 8 François Baot soit démis de ses fonctions par un vote de défiance de l'assemblée et que le 10, il y ait une mobilisation massive et des actions dans tout le pays pour que ce soit ensuite autour d'Emmanuel Macron. C'est ça notre objectif, c'est ça qui permettrait de répondre à la la situation actuelle de crise de crise d'abord sociale.
L'état dans lequel se trouve ce pays, euh les les difficultés que rencontrent aujourd'hui au quotidien des millions de gens. Euh on est à peine au début de la rentrée scolaire, il y a déjà des gens en fait qui euh n'arrivent pas à boucler leur fin de mois parce que euh tout est devenu trop cher à cause euh précisément des politiques qui sont mises en œuvre depuis des années euh et précisément au cours de la dernière année, l'austérité euh qui a pesé sur les classes moyennes et populaires. Tout cela nécessite de changer complètement de politique.
Et c'est pas en changeant une personne à Matignon, c'est en changeant la politique macroniste. Et c'est pour ça que c'est Emmanuel Macron qui doit après Baou s'en aller. C'est ça, c'est là-dessus que nous nous nous concentrons et nous pensons que tout le reste en fait des discussions pour essayer de trouver des combinaisons comme ceux à quoi s'amuse le Parti socialiste ne fait que repousser les choses et complètement incompréhensible pour la majorité des gens.
Nouvrefront populaire, c'est désormais définitivement sans vous puisqu'on voit que les dernières interventions politiques bah ont été marqué par des différences profonde entre les partis de gauche en particulier bah entre vous et le Parti socialiste. Donc on peut considérer qu'aujourd'hui il n'y a plus de nouveaux fronts populaires ou si un nouveau front populaire c'est sans vous ? Non, il n'y a pas de nouveaux Fronts populairire sans la France insoumise.
Vous savez que nous avons été à l'initiative de euh cette coalition après déjà euh avoir été à l'initiative de de la NUPES qui en 2022 a permis euh que euh nous ayons euh euh le plus euh grand groupe euh ensemble à l'Assemblée euh nationale. Et ensuite en 2024, c'est à notre initiative qui a eu cette alliance. C'est nous qui avons y compris céder un certain nombre de circonscriptions au Parti socialistes qui tenait absolument avant tout à ces sièges pour accepter de de de faire cette alliance face à l'extrême droite et pour battre Emmanuel Macron.
Euh et donc voilà, il y a pas de nouveaux Fronts populairire, il n'y a pas de gauche sans la France insoumise. Par contre, effectivement, il y a un désaccord qui s'est traduit par le refus du Parti socialiste de s'opposer à la politique de de de François Baïou et qui s'est tradit par le fait que le Parti socialiste avec le Rassemblement national ont soutenu ce gouvernement à six reprises et ont empêch on ont permis d'ailleurs que sa politique se se déploie et cible les les millions de personnes à travers le pays euh avec tout le malheur que que tout ça a apporté. Donc oui, le Parti socialiste s'est mis en dehors en fait du nouveau front populaire a a rompu en fait avec l'engagement que nous avions pris auprès des des électeurs et des électrices sur la base du programme.
Je comprends que madame Tondelier essaie peut-être de vouloir rabibaucher mais à un moment donné il faut assumer et prendre acte et c'est ce que nous avons fait en fait très très clairement en prenant acte du choix du Parti socialiste à six reprises de soutenir le le le gouvernement Bairou et aujourd'hui même ils sont à nouveau en train d'essayer de s'arranger. On on sait trop sur quoi avec nous. Oui, il n'y aura pas d'arrangement.
Nous restons fidèles à l'engagement que nous avons pris auprès des électeurs et des électrices et surtout au programme du nouveau fond populaire. Le Parti Parti socialiste a a d'ors et déjà dit qu'il ne voterait pas la la confiance. Donc on ne sait pas s'ils vont voter.
Il y a toujours cette nuance. Est-ce qu'ils vont voter contre ou ils vont s'abstenir ? Mais euh le Parti euh socialiste a présenté un budget alternatif, a aussi euh avoué euh admis en tout cas c'est Olivier Fort qui a admis que il était pas possible d'appliquer le programme du Nouveau Front euh populaire en tout cas pour sortir de l'impasse euh politique.
Si jamais François Baou démissionne que c'est un enfin c'est un premier ministre issu du camp socialiste qui est nommé. Donc très concrètement, étant donné que vous voulez un programme de rupture, vous allez vous allez censurer ce gouvernement, même si c'est un premier ministre du Parti socialiste. Je l'ai je vous l'ai dit, nous avons été élus sur la base d'un programme d'un programme de rupture qui est en vérité le seul à pouvoir permettre de sortir de la crise profonde, de la crise sociale, de la crise économique, de la crise écologique et de la crise démocratique dans lequelle se trouve ce pays à cause d'Emmanuel Macron.
C'est le seul programme qui répond aux besoins fondamentaux, vitaux de la population. Et donc oui, nous nous ne transigerons pas là-dessus et nous trouvons quand même devoir rappeler que quand on est élu sur un programme, bah en fait euh on essaie de le défendre et de l'appliquer, c'est quand même fort de café. Et après, faut pas s'étonner que les gens en fait, ils ne croient plus à la politique.
Que croyez-vous qu'un électeur ou une électrice du Nouveau Front populaire puisse comprendre au fait que aujourd'hui le Parti socialiste est prêt sans même avoir alors en plus étant donné la manière dont monsieur Beirou leur a répondu euh déjà la dernière fois quand ils l'ont soutenu et ont permis de de de de le maintenir, vous vous rappelez, vous avez vu cette séance assez hallucinante à l'Assemblée nationale où il s'est mis à les traiter de tous les noms et à dire à quel point tout ça était pathétique et cetera. Et là à nouveau dans ses réponses, il a dit le peu le peu de considération qu'il avait pour pour ces gens. Donc peut-être qu'il devrait se rendre compte que ça sert à rien d'essayer de vouloir s'arranger à ces gens avec ces gens.
Nous nous opposerons à toutes les politiques qui s'inscrivent dans la lignée ou qui essaient de s'arranger avec ce qu'a fait la Macronie et nous défendons et nous continuerons à défendre le seul programme celui d'une d'une transformation écologique et sociale qui est le seul à pouvoir d'ailleurs relancer au niveau économique et cetera. Mais donc ça doit se déterminer. On voit bien que du camp présidentiel au RN en passant par les les Républicains, dans un premier temps, personne ne souhaite vous voir gouverner ou en tout cas vous voir dans un gouvernement.
Et de manière globale, personne ne semble vouloir faire de de concession. Chacun veut quand même appliquer euh bah son programme le mais avec la configuration actuelle de l'Assemblée nationale euh si euh Emmanuel Macron choisi quelqu'un à gauche à gauche qui euh qui allez-vous convaincre pour que votre programme tout le programme rien que le programme soit appliqué ? Sachant qu'il faut 289 289 voix surtout bah pour les mesures importantes.
Mais d'abord permettez-moi de vous rappeler que ce n'est pas à l'air ou je ne sais qui de décider qui doit être dans quel gouvernement. Je vous vous écoute. Oui.
Mais vous évoquez LR ce parti est arrivé en combien à quelle position lors des législatives ? Donc faut faut déjà savoir qui parle et avec quelle légitimité. La légitimité elle vient du peuple.
La souveraineté, elle vient du peuple. Et donc si le peuple porte euh en premier en tête un programme et demande à ce qu'il soit appliqué, il faut respecter cela. Ensuite, quand nous disons que nous nous défendons notre programme, nous sommes des parlementaires aussi.
Ce que nous avons fait au cours de l'année précédente, c'est qu'on a proposé des amendements au budget innique qui étaiit proposés par les macronistes et ils ont été adoptés pour partie d'entre eux à tel point que au final nous avons voté pour le le budget qui a été transformé. Qu'est-ce qui s'est passé ? Monsieur euh Macron par la voix de de Bairou qu'il avait réussi à recer, c'est opposé par 493.
Donc vous avez raison qu'il y a en fait là un verrou. Mais le verrou c'est lequel ? pas de trouver une personne qui va venir rappeler la même chose et cetera et puis essayer de dans d'emblifiquetter tout le monde, faire perdre du temps à tout le monde au pays alors que il y a des urgences auxquelles il fa répondre et puis à nouveau faire face à des 493, faire face à des motions de de censure, voir parce que comme monsieur Beou a décidé enfin de demander la confiance euh il a il aura moins fait ça de digne en tant que premier ministre, le prochain devra aussi demander la confiance et il ne l'aura pas non plus.
Et donc il faut arrêter tout ça. Et c'est pour ça que nous nous disons aujourd'hui le verrou ce n'est pas à l'Assemblée nationale, c'est à l'Élysée. Et c'est pour cela que nous disons que c'est et Emmanuel Macron doit tirer toutes les leçons de ce qui va se passer le 8, qui devrait se passer le 8 si tout le monde tient sa parole.
C'est-à-dire monsieur Beirou va tomber. C'est déjà suffisamment extraordinaire dans l'histoire de la 7e République qu'en moins de deux qu'en moins d'un an un deuxème premier ministre tombe pour qu'il comprenne qu'il est temps qu'il s'en aille, qu'il est temps qu'il arrête de vouloir imposer sa politique et qu'il laisse le peuple décider de quelle politique doivent être décidé soit il démissionne soit il est destitué. Oui.
Et d'ailleurs et d'ailleurs vous êtes vous vous avez entendu par ailleurs vous parliez, je crois que c'est même madame et que vous qu'est-ce que vous pensez de cette prise de position justement Valérie PCres qui était qui était intervenu sur BFM TV qui avait dit qu'il fallait euh bah une présidentielle que la solution pour mettre fin à cette situation c'était une présidentielle anticipée. Est-ce que ça vous a surpris ? Oui, c'est bien une des rares choses sur lesquelles je vais être d'accord avec madame Pécret.
Je crois que comme monsieur Copé l'avait dit précédemment, euh vous voyez quelqu'un de la droite euh pur sucre et quelques journaliste aussi et éditorialiste commence à reprendre cela. Mais parce que effectivement tout le monde a compris. Je veux dire comment quand on connaît un peu le fonctionnement des institutions de ce pays de la 5e République, nous nous en sommes très critiques précisément parce que à un moment donné la place du président de la République et la manière d'ailleurs dont monsieur Macron a lui-même exercé ses prérogatives font que c'est lui en fait qui est qui est qui est qui est au cœur de de de des institutions. c'est lui qui qui donne le lin, c'est lui qui qui veut met en œuvre.
En fait, normalement, ça devrait être le premier ministre, mais c'est sa politique qui qui est censée être mise en œuvre. Et donc au point de la crise où on en est, je je répète pour que les gens se rendent compte, dans l'histoire de la 5e République, c'était la première fois depuis 1962, l'année dernière qu'un gouvernement euh tombe. Là, ça va être la 2è fois.
On on est dans un moment de de d'urgence. qui nécessite à un moment donné la vraie clarification. Effectivement, elle ne se joue pas au niveau de l'Assemblée, elle se joue au niveau de l'Élysée.
Et oui, et donc cette clarification doit avoir lieu. Monsieur Macron doit ou se démettre ou se soumettre. Et Emmanuel Macron euh pour l'instant exclut cette optionlà, donc de démissionner.
Euh là, la l'autre cas de figure pour auquel bah chacun se prépare, c'est la dissolution. Donc après chaque alliance, euh le bloc de gauche montre voilà les différences irréconciliables, je l'ai dit tantôt. Euh est-ce qu'il est encore utile ?
Si il y a 10 solutions donc de nouvelles législatives, est-ce que vous allez encore faire une alliance ? Olivier Olivier Fortr du Parti socialiste ne l'exclut pas. Mais est-ce que vous vous excluez cette fois-ci de faire une alliance pour faire une nouvelle fois un front républicain ?
Mais nous nous nous préparons à toutes les éventualités. Nous sommes prêts et prêt à toutes les éventualités et nous continuerons à défendre le programme sur la base desquelles nous avons été élus. Et c'est sur cette base là, pas pour faire un front républicain, faudrait encore savoir de de quoi il s'agit.
Non, on fait pas un Front républicain dans la situation pareille. On fait un Front populaire, un nouveau Front populaire. On l'a fait d'ailleurs et on est arrivé en tête et on l'a fait et les gens sont allés voter pour ce nouveau Front populaire parce qu'il avait un programme de rupture.
Et donc je réponds je réponds les bases sur lesquelles nous appelons à l'unité, les bases lesquelles nous avons déjà auparavant appelé à l'unité. Nous avons eu en juin dernier une assemblée représentative de notre mouvement qui a lancé un appel à l'unité et nous renouvelons bien sûr cet appel. toutes celles et ceux toutes les forces politiques, tous les individus, toutes les personnalités qui veulent en finir avec la Macronie, qui veulent battre l'extrême droite, on ne battra l'extrême droite que si on a un programme clair, que si on est en capacité à mobiliser les gens pour un programme de rupture.
Tout le reste, tout le reste ne fera que alimenter l'extrême droite. Et donc oui, nous faisons cet appel et à tout le monde. Je veux dire, s'il y a des gens, je sais qu'il y a des gens au Parti socialistes d'ailleurs nous quotidien on rencontre des militants qui sont qui sont d'accord avec nous et qui ne veulent pas se laisser entraîner dans des aventures avec monsieur Hollande ou monsieur Cazu et cetera.
Des gens qui ont qui ont qui ont le le bilan du du mandat de Hollande, la déchéance de la nationalité. On veut se retrouver à nouveau avec ça, avec un un gouvernement ou je ne sais quelle combinaison et cetera qui va faire la politique de Rota de Rotaillo à Hollande. Je ne crois pas que le peuple de gauche veuille ça.
Le peuple de gauche compris quand il compris quand il a mis justement le peuple de gauche quand il a mis Jean-Luc Mélenchon en tête de toute la gauche de très loin quand il a mis à 19 % puis à 22 % combien faisait le Parti socialiste ? 5 % et au et aux dernières législatives dernières présidentielle 1,5 ou 1,2. Je pense que là le résultat est clair de à quel niveau on met la la boussole.
Donc c'est du côté de la rupture, pas de l'accommodement. Et donc c'est sur ces bases là et c'est parce que nous avons ce mandat là. C'est ce mandat là qui est le nôtre.
Qui est-ce qui a la légitimité de faire cette proposition ? nous et c'est pas non c'est pas Olivier Fort excusez du peu mais c'est pas quel c'est pas des gens qui ont soutenu Beou ont permis que Beou puisse mettre en place sa politique. Vous croyez que nous on assume ce qui s'est passé au cours de l'année dernière la politique qui a été mis en œuvre.
Le Parti socialiste l'assume parce que le Parti socialiste a permis que tout ça se soit fait quand ils ont ils ont refusé de voter la motion de Non non, ils ont refusé de voter la motion de censure. C'est une forme de soutien sans participation au gouvernement. C'est ça qu'ils ont fait.
Nous, on n'est pas d'accord avec ça. On n'est pas d'accord avec ça et je pense que la majorité des gens à gauche et dans le pays au-delà même n'est pas d'accord avec ça. Et donc oui, euh aujourd'hui la question c'est sur quelle base on mobilise et on construit une unité ?
Et je vous renvoie à donc notre l'appel que nous avons euh que nous avons lancé en juin dernier euh de de construire une unité populaire sur des bases de rupture et nous sommes ouverts à tout le monde. Nous ne faisons pas d'exclusive. Nous nous proposons à tout le monde sans exclusif de construire euh une dynamique d'unité populaire sur des bases de rupture, ce qui est le seul moyen le seul moyen aujourd'hui de faire face à l'extrême droite et de battre les politiques de malheur qui ont plongé des millions de gens aujourd'hui dans dans la précarité, dans les difficultés.
On peut s'en sortir tous ensemble si on a une boussole claire. Et aujourd'hui, cette boussole, c'est nous qui la portons et et et nous nous adressons à tout le monde pour euh pour construire autour de de cela le bloc populaire. Merci beaucoup Daniel Obonau.
Je rappelle que vous êtes député de la France insoumise. Merci beaucoup. Merci à vous.
Yeah.
Danièle Obono