vif échange à l'Assemblée entre Manuel Bompard et Laurent Nuñez
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 25 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Depuis un mois, la jeunesse exprime sa colère par un mouvement d'ampleur inédite. Pourquoi refusez-vous d'y répondre autrement que par le mépris et la violence ?
- 1:59RelanceRéponse partielle
Vous imputez la responsabilité des commerces pillés au gouvernement. Quelle est votre part de responsabilité dans la conception des dispositifs de sécurité ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:14Fait
« Samedi, votre stratégie de pourrissement a eu des conséquences dramatiques. Votre amateurisme a fait le reste. »
- 0:58Fait
« Vous ne vous en sortirez pas en manipulant les services de renseignement comme l'a révélé Médiapart pour accuser la France insoumise de violence. »
- 1:21Promesse
« Bloquer le prix des carburants et augmenter le SMIC pour permettre à nos concitoyens de vivre dignement. »
- 1:59Fait
« Les services de renseignement dans ce pays ne travaillent pas sur les partis politiques. »
- 2:36Fait
« Vous avez accusé le ministre de l'intérieur de manipuler les services de renseignement pour les diriger contre la France insoumise. C'est faux. »
Temps de parole
- ?99 %
≈ 6,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Depuis un mois, la jeunesse de notre pays, des outresemes comme de l'hexagone exprime sa colère par un mouvement d'une ampleur inédite. Depuis un mois, vous refusez de lui répondre autrement que par le mépris et la violence.
[applaudissements]
Samedi, votre stratégie de pourrissement a eu des conséquences dramatiques. Votre amateurisme a fait le reste. À la souffrance des lycéens et des étudiants, vous avez ajouté celle de commerçants que vous avez abandonné et de manifestants pacifiques que vous avez maltraité. [applaudissements] À la honte internationale de la répression contre nos enfants, vous avez ajouté celle de mairie incendiée ou dégradée. Un véritable fiasco dont vous êtes les uniques responsables. [applaudissements] Monsieur le Premier ministre, vous ne vous en sortirez pas en manipulant les services de renseignement comme l'a révélé Médiapart pour accuser la France insoumise de violence qu'elle a toujours refusé.
Vous ne vous en sortirez pas davantage par la remise en cause des libertés fondamentales avec des couvre-feu des hélicoptères au-dessus de Paris. [applaudissements] Il n'y a pas d'autre réponse à une crise politique qu'une réponse politique. Même le président Macron le reconnaît, les revendications sont légitimes. Alors, mettez fin à l'ignoble parcours CIP qui pourrit l'avenir de nos enfants depuis que vous l'avez inventé.
[applaudissements]
Débloquez les 10 milliards d'euros nécessaires pour reconstruire un système scolaire et universitaire ravagé par vos politiques. Bloquer le prix des carburants et augmenter le SMIC pour permettre à nos concitoyens de vivre dignement. [applaudissements] Il est temps de renoncer à votre stratégie mortifère. D'autres avant vous ont sucédé quand l'avenir de la patrie était en jeu. [applaudissements] Chirac l'a fait Pidou aussi. Et vous, monsieur le Premier ministre, qu'attendez-vous ? [applaudissements] Merci beaucoup monsieur le député. [acclamation] La parole est à monsieur Laurent Nunes, ministre de l'intérieur.
[applaudissements]
Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Manuel Bonpard, votre question est très diverse, elle est très large. Je voudrais simplement rappeler une chose, monsieur le député, vous déplorez que des commerces aient pu être pays pillés, que des commerces aient pu être détruits et vous en imputez la responsabilité au gouvernement. J'ai comme ministre de l'intérieur ma part de responsabilité dans la conception des dispositifs de sécurité. Mais vous avez la vôtre.
Vous avez la vôtre dans le soutien que vous apportez à l'ultra gauche, dans le soutien que vous apportez à l'extrême gauche radicalisé dont on sait très bien qu'il mettent de l'huile sur le feu, qu'ils viennent faire dégénérer les cortèges et qui viennent créer des incidents graves. Vous avez accusé le ministre de l'intérieur de manipuler les services de renseignement pour les diriger contre la France insoumise. C'est faux, monsieur le député. Les services de renseignement dans ce pays ne travaillent pas sur les partis politiques. C'est faux, vous le savez très bien. Jamais il n'a été demandé, comme vous m'avez accusé de l'avoir fait ce matin sur France info, d'écrire sur la LFI. Jamais.
C'est faux. C'est faux. Et c'est votre diversion. C'est votre action de diversion. Vous avez jeté de l'huile sur le feu. Il y a eu de graves incidents et vous avez une part de responsabilité. Alors, je vais vous répondre, monsieur le député, je vais vous répondre sur le fait où on laisserait à penser que l'ultra gauche ne serait pas responsable des incident. L'ultra gauche, l'extrême drô radicalisé. Monsieur le député, dans votre circonscription à Marseille, d'où sont partis les cortèges de la société Eurolink ? Parce qu'il y avait l'ultragruche qui était à la manœuvre et qui a fait que tout a dégénéré ce jour-là à Marseille.
Voilà, monsieur le député, la vérité et je vous rassure, les services de renseignement ne travaillent pas sur les partis politiques, mais le trait d'union, le trait d'union entre la France insoumise et certains groupuscules, il est réel, vous avez un député qui est membre de la jeune garde dans vos rangs. Merci monsieur le ministre. Monsieur le député, [applaudissements] monsieur le ministre, vous avez perdu le contrôle, vous l'avez avoué. cessez de vous défausser sur les autres et répondez aux revendications et vous démissionnez. [applaudissements] Merci monsieur le député, monsieur le ministre, [applaudissements] monsieur le député, condamnez fermement les casseurs, les pilleurs.
Condamnez fermement les violences. Je ne veux pas voir sur les sites de l'ultra gauche la glorification des pillages qui ont eu lieu. C'est ça les sites que vous connaissez. Ce sont vos amis, ne l'oubliez pas. [acclamation] Merci beaucoup, monsieur le ministre. Ah.