Élections : radiographie du vote RN | Chaque voix compte - 05/02/26
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 32 %Attaque 25 %Défensif 43 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:06OuverteRéponse directe
Comment vous est venue l'idée de faire le lien entre fermetures de bars-tabacs et vote RN ?
- 5:49OuverteRéponse directe
Pouvez-vous nous expliquer votre méthodologie pour établir ce lien causal ?
- 8:19OuverteRéponse directe
Avez-vous travaillé sur du temps long pour cette étude ?
- 8:57OuverteRéponse directe
Ce lien est-il valable pour tous les territoires, urbains ou ruraux ?
- 10:12ComplaisanteRéponse directe
Quelle a été votre première réaction en découvrant cette étude ?
- 11:27OuverteRéponse directe
On ne vote plus RN par idéologie mais par manque de lien social ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 25:14Mathieu SouquierFait
« Au niveau local, l'extrême droite ne progresse pas depuis 30 ans. »
- 44:06Olivier FalorniFait
« C'est le malade qui définit son niveau de souffrance. »
- 49:46Fait
« Ce ne sont pas des personnes qui veulent forcément mourir. Ce sont des personnes qui ne veulent plus souffrir. »
- 50:30Fait
« Savoir qu'il y a ce droit, c'est pouvoir les supporter davantage. »
- 54:01Sandrine NossaFait
« Il y a des endroits où nous mourons mal en France, faute de soins palliatifs. »
- 59:07Jérémie Patrier LusFait
« Fonder les questions sur des faits et non sur des suspicions. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[musique] [musique]
Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte [musique] sur LCP. Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débat en direct de l'Assemblée nationale avec pour m'accompagner ce soir Anna Cabana. Bonsoir Anna. Bonsoir cher Adeline. Et bonsoir Laurent Guimier. Bonsoir Adeline. Vous allez bien tous les deux ? Très bien avec vous. C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir dans chaque voix compte radiographie du vote RN à 1 mois des municipales [musique] et à 14 mois de la présidentielle. Nous nous penchons sur cette enquête étonnante qui fait le lien entre les fermetures de bar tabac en France [musique] et la progression du Rassemblement national.
Et nous en parlons avec l'auteur de cette étude, Hugo Subtil. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes chercheur en sciences politiques à l'université de Zuric. Merci [musique] d'être là ce soir au côté de Mathieu Souquier, essayiste, politologue rattaché à la fondation Georgè, co-auteur d'un dimanche en France aux éditions de l'aube qui sort demain en librairie. Et bonsoir Stéphane Zumstegg. [musique] Bonsoir. Vous dirigez le département opinion à l'institutos BVA. Merci à tous les trois d'être là. Anna Cabana, vous allez vous aussi nous parler d'élection de de présidentiel mais pas de ce côté-là de l'échiquier [musique] je crois.
Non, d'une déclaration de candidature, on en a eu un ce matin au micro de Benjamin du Amel sur France Inter. Je parlais de Jérôme Geg qui l'a pas fait en roulant les mécaniques. H vous allez nous raconter ça tout à l'heure. Et vous Laurent Guimier, quelle histoire allez-vous nous raconter ce soir ? Ce soir, une histoire olympique et polémique. Il y a les Jeux Olympiques d'hiver qui qui s'ouvrent [musique] en ce moment en Italie, mais entre budget, population qui râle, la neige qui tombe plus, [musique] organiser les jeux et je m'intéresse à la com des organisateurs, c'était un rêve. Aujourd'hui, c'est un parcours du combattant et vous nous le raconterez donc tout à l'heure.
Et puis dans la deuxième partie de chaque voix compon à la question qui fâche, nous parlons ce soir de la loi fin de vie qui arrive en débat dans l'hémicycle après être passé à la moulinette du Sénat et de la commission des affaires sociales de l'Assemblée. Que reste-t-il précisément du texte qui crée un droit à l'aide à mourir ? Et bien nous en parlons tout à l'heure avec son rapporteur [musique] le député modemme Olivier Falorni, Sandrine Rousseau député écologiste de Paris et secrétaire de la commission des affaires sociales et Christophe Bz député rassemblement national de Haut Marne et membre de cette même commission.
Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos réflexions. C'est simple, vous flashz le QR code, regardez ou il apparaît ici et c'est Laurent Guimier qui est chargé de compiler vos [musique] messages. Il vous attend avec sa sa tablette et puis bien sûr Bourbon Express. Tout à l'heure le journal de l'Assemblée nationale présenté par Marco Pomier. Un bourbon express consacré [musique] ce soir à la commission sur l'audiovisuel public après le après le psychodrame d'hier [musique] soir. Voilà pour le menu de ce soir. Installez-vous confortablement chaque voix compte. C'est parti.
Pour tout vous dire, les occasions de placer ce mot dans une émission de télé ne sont pas si fréquentes. Connaissez-vous le Zugma ? C'est une figure de style qui consiste à faire le lien entre deux idées qu'on attendait pas ensemble. Chez Victor Hugo, ça donne il prieit du ventre et de l'importance. Et au fond, l'enquête dont nous parlons ce soir est un Zugma. Elle associe deux faits avérés et l'effet de surprise vient du fait qu'on n'avait pas fait le lien entre elles avant. La fermeture des Bar tabac d'un côté, la progression du vote Eren de l'autre. C'est vous Hugo Subtil qui établissez ce lien étonnant dans une enquête passionnante que l'on va détailler ce soir.
Mais avant de rentrer dans les détails, est-ce que vous pouvez nous dire comment vous est venue cette idée de faire le lien, cette idée de Zugma ? Bah, je viens d'un petit village des Albes de Haut Provence, donc en fait, j'ai pu expérimenter ça moi-même et le vent de mes propres yeux. Donc après en tant que chercheur, je me suis emparé de cet objet de manière plus scientifique et sérieuse et c'est ça a donné l'étude que vous avez devant vous ce soir.
Alors votre enquête sera au moment où le Rassemblement national se trouve à la croisée des chemins, à 1 an d'une présidentielle dont il ne sait qui sera sur la ligne de départ et à un mois des élections municipales qui vont faire peut-être figure de test. Martin Bornet.
[musique]
Le Rassemblement national historiquement faible aux élections municipales veut s'implanter localement porté par sa dynamique nationale. Nous entendons peser comme jamais dans notre histoire sur le scrutin local et offrir à nos compatriotes l'alternance qu'ils attendent y compris dans les communes. Plus de 600 candidats ont été investis [musique] cette année. Un record. En 2020, ils étaient moins de 400. Le parti d'extrême droite n'avait alors gagné que dans une dizaine de villes. [musique] L'objectif cette année, conserver ses bastions, Perpignan ou Frégus, mais surtout conquérir des grandes villes comme Toulon ou Marseille et des villes de taille moyenne, Avignon, Calaisé ou encore mess.
Si le RN reste prudent sur ses ambitions, l'enjeu est de taille. Avant l'élection présidentielle de 2027, le parti est à un moment charnière de son implantation locale qui reste son talon d'Achile. [musique] Alors, il cherche à éviter les dérapages avec un examen approfondi des candidatures. Nos candidats sont auditionnés, on les rencontre, on regarde leur parcours et puis s'il y a une expression, une pensée qui n'est pas sur notre ligne, on leur dit "Vous n'avez pas votre place avec nous." Malgré les promesses de changement, le RN n'a pas pu empêcher les polémiques liées à ses propres candidats.
À quelques semaines du scrutin, il vient de retirer son soutien à Christian Richa Simoni dans la ville de Carpentra après de nombreux tweets racistes révélés par la presse. Et il n'est pas le seul. En Haut de Vienne, un candidat ern a été évincé après une fausse information sur le massacre d'Oradour sur Glan. Des dérapages qui viennent abîmer l'image d'un parti normalisé. et qui au dernièrre législative déjà avait fait perdre quelques points précieux au rassemblement national. Alors, on va revenir tout à l'heure sur cette campagne des élections municipales du côté du RN et de cette implantation locale.
Mais Hugo Subtil, je voulais vous interroger d'abord sur cette étude donc vous avez publié il y a quelques jours quand les barres tabac ferment l'érosion du lien social et la progression du vote d'extrême droite. C'est le titre de cette étude que vous avez donc mené pour le centre pour la recherche économique et ses applications et qui fait couler beaucoup d'encre depuis quelques jours. D'abord, je voudrais que vous nous expliquiez votre méthodologie. Donc c'est une méthodologie dite économe. Donc on va chercher dans des grandes bases de données des liens causaux entre deux phénomènes. Donc là la fermeture des bar tabac dans certaines communes.
Donc 18000 sur la période et un autre phénomène qui va être le phénomène expliqué la montée du vote pour le Front National donc un comportement de vote. Et donc on va chercher de manière causale donc on va chercher une relation de cause à effet entre ces deux entre ces deux. Vous n'étiez pas sûr d'arriver à un résultat. Non. Et surtout, on cherchait parmi tous les autres partis qui étaient présents. Donc, j'ai cherché à l'élection présidentielle législative sur les six grandes familles politiques que ont composé. Sur quelle données êtes-vous appuyé ?
Donc les données de la Française des Jeux, donc que la Française des Jeux m'a mis à disposition en fait tous leurs terminaux, leurs points terminaux avec une balise GPS, donc leur localisation et quand est-ce qu'ils ont ouvert et fermé depuis les années 90 et ainsi que les données du ministère de l'intérieur sur les résultats électoraux. Pourquoi ça fait sens ? C'est-à-dire pourquoi pourquoi les données de la française des jeux ? Il y avait pas une fédération des bar tabacas qui pouvait vous indiquer les fermeture précis quand on est chercheur trouver les données, c'est vraiment le cœur de notre métier, c'est 80 % du travail.
Donc j'ai envoyé des courriels à la à PMU pour les associations, à la Française des Jeux et en fait la Française des Jeux sont les seuls à m'avoir répondu tout simplement. Non, juste une petite question technique. Vous leur disiez à chaque fois vous travaillez sur le Rassemblement national sur les comportements de vote. D'accord.
Voilà ce qui est intéressant de façon large votre question est Oui voilà de façon large donc j'ai les résultats aussi sur tous les autres partis politiques mais il y avait moins de choses intéressantes à dire donc je me suis focalisé sur le Rassemblement national parce que c'est là où il y avait du grain à moudre mais euh si vous voulez je peux vous voilà communiquer aussi ce qui est intéressant c'est que vous avez travaillé sur du temps long vous n'avez pas pris les données des cin dernières années non voilà c'est un travail de recherche donc qui essaie de d'encastrer un peu ses résultats dans des perspectives de long term donc depuis à la fin des années 90 donc pour essayer de d'expliquer voilà avec la première élection en 2002 de Jean enfin voilà Jean-Marie Le Pen au second tour et donc vous êtes arrivé à un lien chiffré entre la fermeture des Barartab et le vote d'extrême droite.
Exactement. Et c'est et donc ce lien ce qui est intéressant c'est que c'est un lien de long terme. Ça veut dire que la première élection qui va suivre la fermeture d'un bar tabac dans une commune ne va pas forcément amener à beaucoup un beaucoup plus de votes pour le rassemblement national. C'est sur le temps long que ça va s'exprimer parce que ce qu'il faut vraiment comprendre, c'est que c'est le délitement de le délitement du lien social qui va faire la jonction entre la fermeture de ce lieu, ce lieu où on se rencontre, où on se parle, où on peut voilà se disputer, où on peut faire euh communauté.
Et le Rassemblement national, c'est parce qu'il y a une diminution euh voilà des du lien social, donc une diminution des du nombre de personnes en qui on peut avoir confiance, donc une diminution des solidarités qui va faire qui fin on va voter pour le Rassemblement national. Et est-ce que vous avez les mêmes résultats selon les territoires qu'ils soient urbain ou ruraux ou est-ce qu'il y a des différences ? Euh non, il y a des différences mais les différences sont pas forcément territoriales, elles sont plus en terme de qui habitent ces territoires-là.
Donc c'est des territoires euh où effectivement la densité de population va être plus faible et donc la densité de lieu où on va pouvoir se rencontrer est plus faible. Et donc infé le rassemblement national va pouvoir plus convertir ces ces cet affaissement du lien social. Et petite anecdote, dans un dans 1/e des cas, quand un bar tabac ferme, il y a plus de lieu où se rencontrer de brassage sociaux. Donc il y a plus de salles polyvalentes, il y a plus de terrain de foot, euh il y a plus d'associations. Donc dans 1/ des cas, dans les communes françaises, il n'y a plus rien.
Mathieu Soquier, quand vous avez découvert cette étude qui fait le lien donc entre la fermeture des barabas et la progression du voéren quelle était votre première réaction ? J'ai trouvé ça absolument lumineux et je effectivement je vous remercie d'avoir publié cette étude remarquable qui vient compléter de façon remarquable en réalité des travaux d'un autre centre de recherche qui est le CVIPOF. Le CVIPOF a notamment analysé en fait les ressorts du vote pour l'élection présidentielle de 2017. Pas uniquement mais leur étude la plus remarquable en fait porte sur l'élection présidentielle de 2017 pendant très longtemps. Je schématise un peu, mais vous votiez en fonction de facteurs objectifs.
Votre statut, votre revenu, votre niveau de diplôme et cetera. Alors, ces ces critères-là, ces paramètres-là n'ont pas totalement disparu, mais ils sont devenus secondaires et ces critères objectifs ont été remplacés par des critères subjectifs. Et les deux ressorts qu'on a pu identifier en particulier de vote en faveur du Rassemblement national, c'est au niveau collectif la défiance, au niveau individuel le mal-être. Et il se trouve que il y a trois niveaux de défiance. Il y a une défiance vis-à-vis des institutions, il y a une défiance vis-à-vis de l'avenir, un déclinisme, une inquiétude et cetera. Et il y a une défiance interpersonnelle.
Si cette défiance interpersonnelle est très forte, vous avez effectivement une très forte probabilité de voter pour l'extrême droite. Et au niveau du mal-être aussi, l'isolement, la solitude, le manque de lien est un facteur de mal-être. Donc pour le coup, il est très net que l'étude que vous avez publié vient alimenter cette thèse où en réalité on vote pas Ren parce que on est au chômage, on vote pas RN parce que on habite à côté d'étranger. Alors ces facteursl existent mais c'est pareil. Ils sont en fait ils sont en fait de rang 2 de rang second. Ça ne compte pas vraiment.
En revanche, vous votez RN quand vous manquez de lien parce que si vous manquez de lien social précisément, vous manquez d'interaction avec les autres et la confiance que vous placez en autrui pour le coup elles font comme neige au soleil. Donc euh c'est tout à fait éclairant et ça corrobore tous les travaux qui ont déjà été menés. On est passé d'un vote objectif à un vote subjectif. Stéphan Zumsteeg. Oui. En d'autres termes, on ne vote plus RN ou FN avant par idéologie. En fait, il n'y a pas il n'y a plus d'idéologie. Quand Jean-Marie Le Pen fond ce parti, quand le parti explose médiatiquement et politiquement en 1983 et 1984, ça veut dire quelque chose.
Il y a une idéologie derrière aujourd'hui quand on regarde le profil alors des gens qui votent l'assemblement nationale mais surtout des prima votants, c'està-dire des gens qui à un moment donné rejoignent le Rassemblement national comme ces 10 dernières années. Ce qui a permis aux parties de passer de la zone des 20 % à la zone des 30 %. Ces gens-là souvent n'ont, et ce n'est pas une critique mais ne sont pas attachés, n'ont pas un substrat idéologique. On a souvent dit qu'il y avait plus de gens aujourd'hui de gauche que de droite qui rejoignent la RAl nationale, mais ce n'est même pas ça. C'est des gens qui de toute façon n'avaient pas ou n'avaient plus d'idées politiques.
On les rejoint pour on rejoint ce parti, vous venez de le dire pour des raisons subjectives et on le voit bien aussi dans votre étude. Et quand on voit géographiquement cette France, alors c'est très réducteur ce que je veux dire, mais cette France des bar tabac enfin c'est la même que celle des déserts médicaux, des déserts des services publics.
les les zones de déserts commerciaux en fait c'est évidemment dramatique un commerce de ce type et votre étude le dit très bien Hugo Subtil là où une boulangerie ferme le vote Ren ne progressera pas là où une usine ferme le vote RN ne progressera pas forcément mais là où les bar tabacas ont fermé enfin moi je voudrais savoir ce qui se joue exactement pour vous aujourd'hui dans un bar tabac qui ne se joue pas dans une boulangerie qui ne se joue pas dans une usine qui va fermer si je peux me permettre je dis pas exactement ça effectivement les fermetures d'usine entraînent du vote pour le Front National et les fermetures des petits commerces de proximité engendre aussi du vote pour le Front National.
Là, je me suis je j'isisolais le lien bartaba et donc pour moi, il y a trois canaux différents. Donc quand vous allez avoir par exemple des fermetures de service public, ça va entraîner un vote pour le Front National ou le Rassemblement national aujourd'hui parce que pour un ressort qui est différent, qui est pas celui du lien social, bien qu'on puisse parler au guichet, c'est celui de bah je contribue via l'impôt et pourtant rien tout ferme autour de tout ferme autour de moi et donc je n'en ai pas pour moi. Mais pardon, ça me fait penser au mouvement c'est Nicolas qui paye.
Enfin, on est Pourquoi est-ce que ça dirige les électeurs vers un vote RN plutôt qu'un vote à droite ou plutôt même qu'un vote à gauche ? En fait, bah comme il a été dit justement à ma gauche, c'est parce que il a un affaiblissement du lien social. On a un peu une ce que dit Benoît Cocar, c'est que le rayon des solidarités ça fesse, se réduit. Donc on est plus euh entre soi, donc c'est la famille, les amis. On a euh on voit le monde plus qu'en terme de compétition, il y a une concurrence sur les ressources, donc de travail mais de solidarité.
et on devient dans une vision du monde voilà qui va se réduire et le Front National va politiser cette vision du monde là en proposant un discours de récupération en disant ben voilà il y a nous et les autres eux et ces eux-là récupèrent les ressources de l'État donc ça passe par de des aides qui vous vient viennent pas directement ça vient par d'autres du travail qui peut qui va être récupéré par d'autres alors que d'autres partis politiques ne proposent pas ce type de discours. Vous parlez de vide relationnel. Oui. Ça veut dire quoi le vide relationnel ? C'est précisément le café où on ne peut plus aller pour discuter avec des potes ou avec des voisins ?
Mais c'est le café, c'est les associations, c'est d'autres espaces ouverts en fait, les espaces qui maillent notre territoire. Donc ça peut être le terrain de foot, les salles polyvalentes, euh les associations et le bar tabac que j'ai étudié. Mathieu, un un complément. L'extrême progresse partout dans toutes les régions en France et par ailleurs dans tous les pays et dans tous les pays avec des taux de chômage très différents, des taux de pauvreté différents, des taux d'inégalité différents, des taux de présence étrangère différents. En réalité, ce qu'il y a de commun à toutes ces sociétés, c'est effectivement un lien social qui se délite, une atomisation du social.
Et alors, il serait très intéressant que des chercheurs se penchent sur le lien à faire entre la digitalisation de nos sociétés et la déshumanisation de nos société. Ça c'est le bar tabac où on ne va plus, c'est les réseaux sociaux sur lesquels on va discuter. Oui maisor'd vous pouvez être auto-entrepreneur et bosser chez vous ou être télétravailleur et cadre et bosser chez vous et passer une journée entière où du matin au soir vous interagissez uniquement en visio avec d'autres. Vous envoyez des mails au lieu d'envoyer des courriers comme hier et d'aller à la poste. Vous commandez en ligne votre repas et vous croisez même pas forcément le livreur et ainsi de suite.
Vous achetez des chaussures en ligne, vous n'allez plus euh chez le marchand de chaussures croiser une vendeuse, vous limitez vos interactions sociales et encore une fois moins on voit de gens, moins on on fait confiance aux autres. Et le rassemblement ancien a toujours fait effectivement fond de commerce de cette méfiance vis-à-vis d'autres. Et en même temps, on a souvent dit à propos de certains débats à la télévision que ça ressemblait au café du commerce. Le ce que je veux dire c'est que les discussions dans un bar tabac aussi les discussions que vous avez aujourd'hui sur les réseaux sociaux entre gens qui pensent la même chose et qui se tapent dans le dos.
Alors alors pardon [rires] les discussions sur faut pas les discussions sur les réseaux sociaux sont souvent beaucoup plus polarisées. Donc il y a les chambres d'CO donc on va parler avec des gens qui nous ressemblent donc on va se renforcer dans nos propres pays. Et c'est pas le cas au Bart. Bah c'est peut-être le cas. Moi j'ai pas étudié ça spécifiquement mais c'est des discussions qu'on va avoir au Bartaba vont aussi se prolonger dans un territoire. Donc après c'est des gens à qui on va pouvoir demander des choses d'autres que des discussions. Donc c'est des solidarités, c'est des emplois, c'est des coups de main et donc c'est de l'aide. Voilà c'est on va for c'est du lien.
C'est du lien et c'est vraiment ça. Au Bartaba, il y a pas d'anonymat. Au Bartaba, il y a pas d'anonymat. Et encore une fois, on peut s'engueuler mais quand on est en présence physique l'un de l'autre, en général, on on t'enfer d'anthropologie de de bazar ou de comptoir, c'est le cas de le dire. La notion d'empathie est évidemment beaucoup plus forte quand on est dans un bar tabac face à quelqu'un que sur un réseau social. Oui, voilà. C'est compliqué de bloquer quelqu'un en vrai, quoi. Ouais. Alors, on va confronter les deux situations. Un village où le bar est encore ouvert, un village où le dernier bar vient de fermer. Alors, on est ni au Longchamp, ni au Baltau, ni à la Civette.
C'est les trois noms de bar les plus donnés en France. On est à l'Esco Bar et au Café de la Place. C'est un reportage en Saint et Némar de Clément Perot et Mathilde Boucher.
[musique]
Tour Ferot en Sain etmarne 649 habitants et plus aucun commerce. Le dernier en activité était un bar tabac. Il a fermé il y a 2 ans suite au décès du gérant. Dans le village, cette fermeture a laissé un grand vide. Avec une amie le samedi matin en venant de l'aquajim à 10h30, on venait prendre notre café là toutes les deux. Euh bah ça permettait de rencontrer du monde. On restait quoi une petite demi-heure, on achetait en repartant un petit jeu à gratter et puis bah voilà, on avait passé un bon moment le samedi matin quoi. Ça faisait sortir ça ça donnait un petit bonjour en passant. C'était c'était la vie la vie qui d'un coup semble bien absente des rues du village.
Le chacun chez soi gagne du terrain tout comme le sentiment d'abandon. Politiquement, touriférot correspond un peu plus encore à cette France oubliée que cible en particulier le Rassemblement [musique] national. Le maire de la commune recent ce basculement progressif dans la population. Ils se sentent oubliés, on est on est mis de côté. Voilà. Et je pense que le Rassemblement national, est-ce qu'ils sont plus proches des gens ? Je pense c'est ce que les électeurs pensent. Voilà. Aux dernières élections européennes comme législative, le RN a dépassé les 50 % à Tour Ferot. À 7 km de là, ville Saint-Jacques, 815 habitants. Ici, le Barba est bien là. Fidèle au poste sur la place du village.
Des glaçons et jus d'abricot. À l'intérieur des conversations et des sourires, aujourd'hui, on célèbre l'anniversaire de Betti. On serait triste sur des tabacs ouverts et surtout des tabac un peu comme celui-là qui sont vraiment familial quoi. C'est ça fait l'âme de l'âme du village. On sait jamais sur qui on va tomber. Il y a toujours des connaissances qui vont enrichir et nous aider au quotidien. Derrière le comptoir Yannick le sait pour son village il est bien plus qu'un simple commerçant. On a plusieurs casquettes. On peut faire office de psychologue en fidant. Là, on voit les gens, on peut parler, on peut voir vraiment leur attitude.
Il y a une vraie relation, c'est quand même mieux que Internet. Aux élections à Ville-Sain-jacques, le rassemblement national fait 20 points de moins qu'à Tour Ferot, le villageoisin où le Barabac a fermé. [rires] Hugo Subtil était en train de dire "Quel beau reportage !" C'est l'illustration parfaite de toute votre étude et on entendait le gérant du bar tabac qui disait bah on fait aussi psychologue, on est mieux que sur internet. Voilà. Et c'est ça qui fait peut-être différence avec la boulangerie ou le guichet du service public, c'est qu'on a moins le temps dans ces espaces là parce qu'on doit délivrer un service qui est proportionnel au temps donné.
Donc voilà, dans le bar tabac, on va plus pouvoir effectivement prendre le temps avec les gens et rendre tout un tas de de services. On est ici à l'Assemblée nationale et dans votre étude, vous avez aussi croisé des données qui montrent que le Rassemblement national a construit un récit. ici même sur ce déclin territorial. Oui. Donc il il il s'empare de ce sujet alors que c'est un sujet euh euh voilà, on se dit "Remettez pas des bistros, ça va faire euh ça va faire reculer le voterraine si on est Rassemblement national ce soir." Oui, je sais.
Non mais en fait c'est plus sur le lien social que le lien se fait mais sur la politisation de de la part du Front National à l'époque et du Rassemblement national aujourd'hui, c'était plus sur ces espaces là, ils vont leur donner une importance symbolique ou d'autres parties vont leur donner une importance plus technique. Donc ils vont plus en parler en terme voilà de sécurité, d'hygiène ou même de taxation.
on voit les amendements posés par les autres parties, c'est toujours sur voilà des la TVA alors que le Front National va faire va utiliser l'Assemblée nationale pour porter des discours à l'égard de ces personnes qui sont dans les dans les communes et leur dire bah voilà on est avec vous dans cette France des oubliés, on ne vous oublie pas. Oui Mathieu. Attention sur cette idée de déclin territorial. Alors effectivement il y a des services publics qui ferment qui se regroupent et qui ferment. Il y a des commerces qui ferment. Il y a des bureaux de postes que Hugo cite dans son étude qui ferme effectivement le nombre de bureaux de poste a été divisé par 2 ou par 3 en en 20 ans.
Mais euh il y a aujourd'hui 7000 bureaux de poste en France, il y a 7500 éPAD. Donc ce sont des structures qui ont ouvertes et évidemment ça ne crée pas le même lien social. Les commerces certains beaucoup ont fermé en centre-ville mais précisément de grandes zones commerciales se sont étendues en périphérie des bourgs et des villes. Donc ces zones-là existent. Elles n'ont pas le même impact social sociétal. Laurent, il y a des réactions, des questions. Je vous pose la question de Derv qui habite à Bordeaux. Vous parlez de gens isolé, malheureux. Pourquoi se tourne-il plus vers l'extrême droite que la gauche radicale ?
Le mal-être est effectivement un point commun entre les électeurs, pour aller vite, entre les électeurs de l'extrême droite et les électeurs par exemple de la France insoumise. C'est le mal-être d'une d'une infirmière, d'une profession mal considérée et cetera. Donc ce mal-être, c'est un point commun entre ces deux électorats. Qu'est-ce qui fait la différence entre ces deux électorats ? C'est l'autre paramètre que j'évoquais. C'est celui de la défiance ou de la confiance. Si vous si vous conservez une forme de confiance en les autres, en l'avenir, en le système, le système par exemple la providence, vous restez à gauche.
Si à l'inverse votre défiance s'exprime vis-à-vis de tout le monde, les institutions autrui l'avenir, vous basculez à l'extrême droite. Stéphane Zom, ça se mesure dans dans vos enquêtes d'opinion ? ce sentiment bien sûr puisque et ça se mesure dans nos enquêtes d'opinion. On voit bien que la fermeture d'un commerce c'est d'abord plus de solitude donc plus d'isolement. Ça c'est de la faute de personne mais après un sentiment d'abandon. L'abandon c'est autre chose. Il y a un responsable les pouvoirs publics ou d'autres responsables. Et et tout ça se croise avec un sentiment de colère.
Quand on demande au Rassemblement national quel est quelles sont leurs principales émotions, leurs principaux sentiments à l'égard de ce qui se passe dans la vie politique par exemple ou alors à l'égard de ce qui se passe dans l'économie française, ce qui se passe dans le monde, c'est cette notion de colère qui revient. Il y a une colère qui est plus forte qu'au sein des autres électorats et ça on constate quel que soit le niveau social des électeurs ou des proches du Rassemblement national. ce sentiment de non pas forcément de renverser la table, c'est pas forcément ça, c'est pas forcément toujours de changer de système. Les électeurs du RN ne sont pas tous antisystème.
En revanche, ils éprouvent de la colère face à différents types de de spectacles qui peuvent leur être servis. C'est ça la vraie différence. Est-ce que cette colère, c'est pas l'échec le plus flagrant de la gauche de ne pas savoir aujourd'hui répondre ? L'échec, de mon point de vue, l'échec le plus flagrant de la gauche, c'est de ne pas avoir su conserver une partie, ne serait-ce qu'importante du vote populaire. Euh quand la gauche arrive au pouvoir en 1980, ce ne sont pas que les ouvriers, les employés qui votent pour euh François Mitterran. Évidemment, il y a un moment donné où les cadres où les les milieux aisés basculent eux aussi à gauche.
En revant, ce qui s'est passé ces 15 ou ces 20 dernières années, et c'est ce qui explique aujourd'hui l'affaiblissement de la gauche parce qu'on parle beaucoup du Parti socialiste à l'Assemblée nationale, mais quand on totalise le score des quatre principales listes aux élections européennes d'il y a 1 an et demi, la gauche c'est 30 % 30 % des électeurs aujourd'hui c'est un niveau historiquement bas et la principale raison au-delà du macronisme qui a su capter un vote de centre droit et surtout de centre gauche, c'est que les milieux populaires soit de Rénavant s'abstiennent, soit sont partis ailleurs.
et quand ils sont partis ailleurs, c'est la plupart du temps pour des raisons de colère, de sentiment d'abandon, de sentiment d'injustice réelle ou supposé à l'extrême droite. On est à à 5 semaines du premier tour des municipales. Comment ça va se traduire dans les urnes ? Ce qui est très intéressant, c'est de voir que au niveau national, il y a un décalage total en fait entre les représentations politiques au niveau national et au niveau local. Ce que je disais tout à l'heure, au niveau national, ce qui domine, c'est la défiance et le mal-être et la colère. À l'inverse, le Svipof a aussi produit une enquête avec la MF sur les municipales.
Ce qui domine au niveau local, c'est la confiance et c'est la satisfaction par rapport à son cadre de vie. Et c'est ce qui et donc par rapport au maire qui est en place en fait. Absolument. confiance vis-à-vis du personnel politique, vis-à-vis de l'î, vis-à-vis du vis-à-vis du maire qui souvent est reconduit, pas systématiquement mais qui est souvent souvent reconduit et même une satisfaction par rapport à son cadre de vie dont on considère qu'il s'améliore. C'est exactement le contraire de ce qu'on observe au niveau national et remarquer que au niveau local, l'extrême droite ne progresse pas depuis 30 ans. On va voir quels sont ses résultats aux prochaines élections municipales.
On peut imaginer qu'elle ne soit pas tellement plus haut que la situation qu'elle avait connue dès 1995 où elle était déjà à Toulon et ailleurs. Et donc si précisément elle ne prospère pas au niveau local, c'est parce que il n'y a pas cette défiance, il n'y a pas ce mal-être dans les représentations politiques qu'on retrouve au niveau national. Parce qu'il n'y a pas d'incarnation aussi au rassemblement national localement. Localement. Ah ça change, ça évolue. Regardez le nombre, les dizaines et des dizaines de députés RN, c'est la même chose du côté des insoumis, c'est-à-dire des gens qui ont fait leur preuve quelque part, qui sont députés depuis 2024 ou de ou 2022.
Donc il disposent d'une à la fois d'une notoriété parfois nationale et de toute façon dans ces villes-là et une certaine expérience. On voit bien que le but c'est prendre des têtes d'affiches des gens qui ont qui sont connus qui ont fait leurs preuves en tant qu'élus nationaux pour essayer de les mettre. Je pense que ça c'est quand même un petit avantage dont bénéficiera le Rassemblement national. Après pour revenir sur ce qui se passe, je suis bien d'accord qu'il y a très peu d'alternance lors des élections municipales. On parle de vague parfois rose ou vague bleu mais en en réalité ça ne concerne que quelques dizaines de villes à chaque fois.
Mais la vraie différence cette fois-ci c'est que on a une vraie municipalisation des enjeux nationaux. Ce n'est pas la première fois qu'on parle d'insécurité lors des élections municipales, mais jamais on en a parlé autant. Euh les les administrés d'une ville, d'une grande ville, d'une ville où il y a des problèmes de sécurité ou de narcotrafic savent pertinemment qu'un maire, quelle que soit la taille de la ville, n'a que très peu de pouvoir en matière de lutte contre la délinquence et plus encore de lutte contre le narcotrafic. Euh pour ne citer que cet exemple là, en revanche, ils sont prêts à voter pour un autre parti, pour une autre liste que la liste d'une mère sortante.
Ça peut paraître paradoxal parce que il y a un sentiment d'insécurité. C'est un paradoxe, ça peut être contreintuitif, mais un certain nombre de maires payeront quelque part la situation dont ils ne sont absolument pas responsables, notamment les maires écologistes. Alors ma écologiste, je pense qu'il devrait payer, enfin on parle évidemment au au conditionnel, en tout cas une partie d'entre eux de du fait d'avoir loupé une certaine une occasion. En fait, leur élection, elle est totalement légitime. Elle est elle s'inscrit dans la suite des élections européennes de 2019 2020. C'est une vague verte, une ré une véritable vague verte. Et dans ces villes-là, elles sont nombreuses.
Les écologistes deviennent la principale force de gauche. Euh, ils n'ont pas su capitalis capitaliser là-dessus. Je pense qu'il y a eu une incompréhension dans au moment de la rencontre entre un électorat de centre gauche qui n'était pas écologiste mais qui était disposé à voter pour eux. Et ils n'ont pas su capitaliser, ils n'ont pas su convaincre du bien fondé d'un certain nombre de leurs de leurs mesures sans parler de certaines choses qui ont pu être prises pour des provocations au tout début à Lyon ou à Bordeaux par exemple. Donc les mères écologistes peront autre chose.
Je pense le fait de ne pas avoir su convaincre et pas avoir su expliquer leur politique mais des des maires de gauche comme de droite payeront une situation donc pour laquelle ils ne sont absolument pas responsables. Un dernier mot Hugo Subtil pour revenir à votre à votre étude. Le RN a proposé il y a quelques mois l'inscription au patrimoine culturel et matériel de l'UNESCO des bistro. il si la branche sur laquelle ils sont assises. [rires] Encore une fois, c'est le lien social qui va faire qui qui va être le lien entre la fermeture de ces bar tabac et le vote en leur faveur.
Donc nous mais vous avez observé l'inverse aussi dans votre étude, c'est-à-dire que là où les barres tabar ouvrent, le vote RN recule. Voilà. parce que encore une fois, ça va recréer du lien et quand on crée du lien, il y a des solidarités, il y a de la confiance euh qui va s'installer et donc on va avoir confiance en l'avenir et on va moins se tourner vers un un parti comme le Rassemblement national et après bon c'est à viser plus je dirais-je populiste, voilà, mettre ériger ce patrimoine français au patrimoine mondial de l'UNESCO, bien que ça a été pris repris par notre président Emmanuel Macron, c'est à des visées électoralistes, je pense. Un dernier mot, Mathieu Sou.
Euh en tout cas, nous allons voir avec ces élections municipales si effectivement il y a une resynchronisation de la politique nationale et de la politique locale, si le RN, l'extrême droite aura le vent dans le dos municipal et un vent du coup porteur pour les présidentiels ou si au contraire il y aura malgré tout une forme de stop à la dynamique qui est la sienne. H ça va être un sacré moment de bascule. Merci à tous les trois d'être venus ce soir sur le plateau de de chaque voix compte. Vous pouvez rester là parce que Anna va continuer à nous parler d'élection mais on va aller plutôt vers la gauche maintenant. C'est la petite histoire dans la grande.
Anna, vous vouliez revenir ce soir sur la déclaration de candidature ce matin sur France Interre de Jérôme Gadge ? Ouais, parce que adeline, même si la politique est sacrément désacralisée, ben une déclaration de candidature, c'est un moment très spécial et ça doit être regardé comme tel. C'est censé poser son homme ou sa femme. J'aimerais qu'on regarde tous ensemble comment s'y est pris Jérôme Gad ce matin sur France Interre. Je suis aujourd'hui candidat à l'élection présidentielle pour porter la voix d'une gauche républicaine. Alors commençons par la forme. Aujourd'hui a dit le député de Lon. Ça veut dire peut-être pas demain.
Et le moins qu'on puisse dire c'est que ce n'est pas une candidature arrogante de rouleur des mécaniques. Le souffle était un peu court, la bouche était un peu sèche, l'émotion très grande. Il était pas tout à fait à son affaire. Jérôme Gadge, on est loin, très loin de la grandeocence qui peut prévaloir d'ordinaire pour cet exercice. Vous pensez à des candidats en particulier peut-être ? Aline s remonter très loin. Est-ce que vous vous souvenez de la déclaration de candidature d'Emmanuel Macron en 2016 ? Très exactement le 16 novembre, c'était à Bobini. On regarde. Je suis candidat à la présidence de la République parce que je crois plus que tout pouvons réussir, que la France peut réussir.
Bahà, on a fait cours dans l'extrait mais il y a une solennité, une idée de soi-même, une dramaturgie, une théâtralité. Puis il y avait des anaphores en pagaille en plus dans cette déclaration de candidature. Bref, rien de tout cela chez Jérôme Gadge. D'ailleurs, quand Benjamin Damel la titillé sur la candidature de témoignage et le fait qu'il s'offrait se faisant une forme de quart d'heure de célébrité, et bien Jérôme Gadge n'est même pas monté sur ses grands chevaux comme si lui ne se prenait au fond pas vraiment pour un candidat à l'élection présidentielle.
Et dans le genre, il y en a un qui allait encore plus loin, c'est le maire de Cann, président de l'association des maires de France, David Lissnard. C'était il y a 15 jour à peine, c'était au micro de Thomas Auto sur RTL et là aussi ça vaut la peine. S'il y a pas de primaire, est-ce que vous serez candidat à la présidentielle ? Ouais. Oui. Oui. Oui. Bien sûr. Ouais. Ouais. Alors à côté Jérôme G, c'était presque solennel [rires] mais vous avez commencé par la forme. Bon on va parler un peu du fond quand même. Alors le fond c'est deux expressions qu'il martellent. La République sociale et le courage de la nuance, c'est-à-dire la gauche anti LFI.
Jérôme Gadge qui était un disciple et un ami de Jean-Luc Mélenchon au fond n'a jamais eu autant d'existence politique que depuis corrifié par ce qui est devenu son mentor un antisémite he c'est l'expression de Jérôme Gadge et bien il se bat contre lui. Son marqueur politique c'est précisément la rupture avec Mélenchon poste 7 octobre et depuis Jérôme Gadge cristallise à lui tout seul cette guerre entre les socialistes et les insoumis. Souvenez-vous de la façon dont il a été malmené au printemps dernier dans des rassemblements de gauche au cri de salionistes dégage.
Ça c'était le 27 avril, place de la République à Paris pendant l'hommage à Abouakar Sissé, le jeune musulman poignardé dans une mosquée du gare le 1er mai idem, il a dû Jérôme Gad être exfiltré du cortège. On on le voit sur ces images et au fond désormais il incarne cette gauche républicaine qui ne transige pas avec les valeurs de la République et qui ne s'abîme pas avec ceux qui le font, c'est-à-dire les insoumis. Mais pardon Anna, c'est pas un créneau qui est déjà occupé par Raphaël Gluxman ça ? C'est bien le problème de Jérôme Gadge qui n'a d'ailleurs pas répondu quand Benjamin Duamel lui a demandé ce qui le différenciait idéologiquement de Raphaël Buxman.
Et au fait, c'est ça qui est intéressant, c'est que si Jérôme Gadge a pris le risque d'y aller ce matin sans avoir fait monter le suspense, la mayonnaise, le désir et et tout le reste, et bien c'est parce qu'il a voulu précisément prendre de vitesse Raphaël Gluxman et être le premier. Son sujet, c'était de changer de statut avant que Raphaël Gluxman et ou François Hollande ne se déclare pour ensuite les obliger à discuter avec lui sur la base qu'il propose est devant les Français. C'est l'expression qu'il a employé ce matin à deux reprises. C'est ça que trahisson aujourd'hui. Et vous voyez Adeline à quel point la forme trahit le fond.
Bah la forme c'est toujours le fond qui remonte n'est-ce pas ? Merci Anna et merci à tous les trois d'être venus ce soir sur le plateau de de chaque voix compte. Dans un instant, c'est la question qui fâche. On se penche sur la loi Fin de vie qui arrive dans quelques jours en débat à l'Assemblée nationale. Appelez-la désormais proposition de loi créant un droit à l'aide à mourir. On en parle dans un instant mais avant cela, c'est quelle histoire ? Et c'est Laurent Guimier. Ce soir, Laurent est dans une forme olympique. Oui. Vous avez décidé de vous attaquer au mythes des Jeux Olympiques à l'occasion des jeux d'hivers de Milan Cortina qui s'ouvre là demain soir la cérémonie d'ouverture.
Pour un pays, organiser les jeux, ça a longtemps été un rêve absolu. On sait quelque chose en France avec Paris 2024 mais c'est devenu aujourd'hui un vrai castê pour les pays organisateurs aussi. Oui. Et les organisateurs, les équipes d'organisation, c'est un sorte de calvaire en terme de communication pour eux. Alors, on va pas gâcher le plaisir quand même. Euh les Jeux démarre demain soir avec une belle cérémonie d'ouverture sans doute. La torche est en route. Euh, on l'a vu traverser toutes les villes d'Italie, notamment à Venise. Les photos sont très belles et pendant des décennies, les jeux, c'était ça, un graal, un pur récit de progrès et de fête universelle.
Aujourd'hui, c'est un peu le parcours du combattant, c'est-à-dire bah c'est une course de ha en fait. Prenons l'exemple à Cortina, il y a une énorme polémique depuis quelques jours avec la présence de de membres de la police américaine de l'immigration. Vous savez la la désormais tristement célèbre ICE que le monde entier a vu dans les opérations anti-immigration à Minnéapolis. L'Italie a beau dire qu'ils n'auront aucun rôle opérationnel, qu'ils sont là pour conseiller les Italiens notamment en matière de criminalité puis que ça fait 10 ans qu'ils collaborent ensemble. Rien n'y fait. Euh les jeux étaient une bulle hors du temps historiquement.
Là maintenant, on a l'impression qu'ils sont là pour concentrer les drames du monde. Mais c'est pas vraiment nouveau parce que euh il y a eu les jeux de Berlin en 1936, il y a aussi eu l'attentat de Munich contre les athlètes israéliens en 72. Ça a pas toujours été la trêve olympique, hein. Non, tout à fait. et les Jeux Olympiques et le sport en général, contrairement à une idée un peu reçue, ont toujours embrassé des récits profondément politiques. Évidemment, voyez cette photo, la photo mythique des Jeux de Mexico en 68 où les athlètes américains, le point levé conteste les discriminations. Mais ce qui a changé, je crois, c'est que les jeux ne sont plus la chambre d'écho d'un problème.
Ils sont eux-mêmes le problème. Et ça, ça change tout pour les organisateurs. Trop cher, trop polluant, trop risqué. Exemple, qu'est-ce qu'on a pas entendu sur les jeux de 2024 ? En mai 2022, 2 ans avant, le criminologue Alain Bower prédit une catastrophe absolue pour la cérémonie d'ouverture sur la scène. Regardez ce qu'il disait. La cérémonie d'ouverture est une folie criminelle. Il n'y a, de mon point de vue, rien sur la sécurité, la sûreté des athlètes, des organisateurs et du public qui n'est envisageable sous cette forme-là. Donc c'était c'était une catastrophe annoncée. Bon, vous vous souvenez de la cérémonie, c'était génial, ça s'est plutôt bien passé.
Alors monsieur Bower est pas le premier expert à se planter, hein, sur les plateaux télé ou ailleurs. Mais cette anecdote prouve que le storytelling olympique n'est plus un totem d'immunité. Il est forcément abîmé par plein de choses. Désormais, une ville candidate vend du rêve avant l'attribution. Ça c'est les figures libres. Et après euh l'attribution des jeux, bah c'est du c'est du déminage permanent. Ça c'est les figures imposées. Et ce qui était difficile à Paris semble encore plus compliqué avec les futurs jeux d'hivers de 2030 qui auront lieu dans les Alpes françaises. Bah oui, parce que c'est dur de faire rêver euh avec la neige quand il y en a plus, hein.
Ça c'est quand même compliqué. Vous rajoutez la crise budgétaire, les incertitudes politiques. Les jeux ne sont plus un symbole évident, aveugle de progrès. Ils doivent prouver qu'ils sont acceptables, utiles et légitimes. Et c'est une mutation très récente. Bah, elle date de mon point de vue du milieu des années 80 au moment de la prise de conscience écologique qui a tout changé en fait dans l'opinion et dans la façon d'aborder les jeux. C'est avant les Jeux d'Albertville en 92 qu'on a vu les premières grosses contestations d'association écolo contre la France et les organisateur. Regardez cette archive.
Elle avait l'occasion cette fois-ci de se distinguer en matière de politique environnementale au niveau mondial. Je rappelle quand même qu'on attend plus de 2 milliards de téléspectateurs lors de l'inauguration et je crois que là ça aurait été quand même fantastique qu'on dise voilà la France oui prends un bras le corps les problèmes d'environnement.
[musique]
Voilà avec ce ce skilleur qui tombe. Bon là encore, ça n'a pas empêché de beaux jeux car la trêve olympique est un peu aussi la trêve des polémiques. Ça cela demeure et on a vu cette cette belle inauguration avec Messieur Kili et Barnier qui avait un très très bel anorac s'en souvient. Mais je crois que le héros du récit olympique a changé de cap. Il a osé changer de cap. Avant le héros des jeux c'était la ville, le pays, la grandeur et maintenant le héros c'est la sobriété, la technicité, la réversibilité. c'est-à-dire de pouvoir récupérer euh les installations et la discrétion de de l'organisateur.
Donc pour monsieur Group Piron qui est le président du comité en 2030 comme Estangué en 2024, le plus dur ça sera pas d'organiser les jeux mais c'est d'essayer de les raconter avec de la modestie. Merci beaucoup Laurent. On passe à la question qui fâche et j'accueille sur le plateau de chaque voix Sandrine Rousseau. Bonsoir député écologiste de Paris Olivier Falorni, bonsoir. Député modème de Charante Maritime et Christophe BZ député rassemblement national de Haut Marne. Bonsoir. C'était donc une promesse de campagne d'Emmanuel Macron. Sera-t-elle tenue avant la fin de son mandat ?
La proposition de loi relative à la fin de vie achève ce soir son parcours en commission où elle a été examinée et largement adoptée en 2è lecture. Elle crée un droit à l'aide à mourir. Que reste-t-il dans ce texte avant les débats dans l'hémicycle d'ici quelques jours ? Et bien, on voit d'abord cela ce soir avec Marion Becker. Nous irons enfin au bout du travail législatif sur la question de la fin de vie dans la dignité, sujet sur lequel je m'étais engagé devant vous en 2022. [musique] Emmanuel Macron pourra-t-il tenir son engagement ? Une loi qui consacre le droit à mourir avant la présidentielle et si possible dès cette année.
Le texte porté [musique] par le député Olivier Falorni est de retour à l'Assemblée en deuxème lecture après son rejet par les sénateurs la semaine dernière. Ils avaient auparavant détricoté le texte. Les députés ont de nouveau validé le droit à mourir malgré quelques réticents. Avec cette légalisation finalement du suicide assisté de l'euthanasie, est-ce qu'on acterait dans la loi que certaines vies valent plus que d'autres ? Que diriez-nous d'ailleurs de notre conception de la valeur d'une vie ? Un examen au parcours tumultueux pour cette loi sur la fin de vie. D'abord interrompu par la dissolution en 2024. Puis en 2025, François Baerou, alors premier ministre avait scindé le texte en deux.
L'un so palliatifs, l'autre sur le droit à mourir, sans jamais citer le mot sucide assisteré ou euthanasie. La loi [musique] est adoptée en première lecture en mai 2025. Il y a des jours dont on sait queon ne les oubliera jamais. Je n'oublierai jamais cette journée. Merci à tous. Le dispositif créé est très encadré. Pour bénéficier du droit à mourir, il faut remplir [musique] cinq conditions : être majeur, être français, être atteint d'une affection grave et incurable qui engage le pronostic vital en phase avancée ou terminale. Présenter une souffrance physique ou psychologique constante qui est soit réfractaire au traitement, soit insupportable.
Enfin, être apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée. Un texte [musique] solide, cohérent et équilibré pour son rapporteur, mais trop restreint voire trop permissif pour certains députés. Alors, la question qui fâche ce soir, ce compromis [musique] est-il le bon ? Olivier Falorni, vous êtes le rapporteur de cette proposition de loi qui aura connu, on le disait, un parcours chaotique. Est-ce que vous pouvez expliquer ce soir au français ce que proposera précisément ce texte ? Est-ce que ça modifiera par rapport à la loi Clè Leonetti ?
Alors effectivement, comme j'ai eu l'occasion de le dire, je pense que ce texte, il est solide euh juridiquement, cohérent sur le plan du droit et sur le plan de la logique que nous voulons instituer et puis équilibrer. Équilibrer parce que par rapport à la loi Cless Leonetti, il ouvre un nouveau droit, c'est-à-dire le droit de partir sereinement. Cless Leonetti permet la sédation profonde et continue jusqu'au décès. Je dis bien jusqu'au décès.
C'est-à-dire qu'on peut plonger quelqu'un lorsqu'il est en pronostic vital engagé à court terme, c'est-à-dire qu'il ne lui reste que quelques heures ou quelques jours à vivre plongé dans le coma en arrêtant l'hydratation, la nutrition et ben finalement on attend que la personne décède. Alors ça peut durer plusieurs heures, ça peut durer plusieurs jours. Ce que nous proposons nous, c'est dans des circonstances différentes. C'est-à-dire quand un malade est condamné par la maladie. Et je veux vraiment insister là-dessus. On parle de gens qui vont mourir, qui sont condamnés, phas avancée au terminal d'une maladie grave et incurable. On peut pas être plus clair.
Et bien pour ces personnes-là, plutôt que de leur imposer une agonie insupportable et vous avez rappelé les critères, je rajouter simplement une chose parce que dans le débat évidemment on débat article par article, alinéa par alinéa, mais ce sont des critères cumulatifs. Cumulatifs, c'estàdire il faudra que les cinq critères soient rassemblés. Absolument. Donc on ne peut pas bénéficier d'une aide à mourir si on a des souffrances physiques ou psychologiques constantes. C'est un des critères. Voilà, il il faudra que ce critère soit additionné au fait d'être atteint d'une in d'une affection grave et incurable qui engage le pronostic vital en phase avancée ou terminale.
Les mots ont un sens et a eu de grands débats sémantiques en commission depuis depuis quelques jours. Euh présenter une souffrance physique ou psychologique constante qui est soit réfractaire au traitement, soit insupportable. Euh comment fixez-vous le le curseur ? Sachant que la douleur c'est quelque chose de de très personnel et que chacun a son seuil de tolérance à la douleur. Mais bien sûr, mais d'ailleurs nous l'avons précisé dans le texte, c'est le malade qui définit son niveau de souffrance. Alors, il y a des critères d'évaluation de la souffrance physique.
He on sait bien que aujourd'hui les médecins peuvent distinguer ce qui est un niveau de de souffrance, mais la souffrance en tant que telle, elle est définie par le malade. Et d'ailleurs, nous l'avons précisé parce que ce sont soit des souffrances réfractaires au traitement, soit des souffrances jugées insupportables par le malade lorsque le malade a décidé d'arrêter les traitements. Parce que je rappelle que depuis la loi Kouchner, un malade a le droit de dire stop, j'arrête les traitements. Comment sera déterminée la phase avancé d'une maladie ? C'est la haute autorité de santé qui l'a définie.
C'est vrai que lors du du débat en première lecture, enfin en première première lecture he parce qu'en fait on parle de la deuxième lecture mais c'était finalement la troisème lecture, ça que je rappelais le parcours chaotique du texte. À moins qu'on puisse dire et franchement s'il y a bien un mot qu'on peut pas utiliser pour évoquer le processus législatif sur la fin de vie, c'est le mot précipitation. Ce que vous ont reproché certains députés de l'opposition. Moi, moi je veux bien tout entendre mais parler de précipitation, d'empressement sur un texte euh voilà qu'on qu'on dont on débat depuis 3 ans et je vous passe hein tous les épisodes précédents.
J'ai quand même défendu en 2021 une proposition loi dans cet hémicycle. Donc euh l'empressement, c'est pas vraiment ça. Donc euh ce qui est clair aujourd'hui euh c'est que nous avons un texte qui est équilibré et on l'a vu à travers le débat en commission euh en première lecture euh il y avait 1200 amendements. Il y avait 600 amendements qui venaient pour résumer de députés favorables à l'aide à mourir et 600 hostiles à l'aide à mourir. Aujourd'hui au débat, nous avons eu 600 amendements de déposé et débattus qui venaient très très majoritairement de députés hostile à l'aide à mourir. Donc voilà, on voit bien que ce texte aujourd'hui il est une donc vous faites partie Christophe B.
Parmi les points sémantiques sur lesquels vous avez bataillé en commission, vous souhaitiez voir inscrire les termes euthanasie, suicide assisté et aide active à mourir. Pourquoi ? Alors, d'abord en préambule, si vous me permettez, euh en ce jour où la commission des affaires sociales a malheureusement euh confirmé son vote en faveur euh de euh la proposition de loi sur l'EDM Mourir, je voilà simplement dire que je regrette que ça m'attriste et que je continuerai euh à combattre ce texte parce que j'en suis un opposant total.
Euh fondamentalement, à mon sens, c'est un c'est une loi d'abord d'abandon euh d'abandon des patients, des patients qui sont euh en souffrance et qui sont en en fin de vie euh que l'on renoncerait à soigner euh jusqu'au bout, hein, c'est-à-dire jusqu'à la mort. Euh à mon sens, c'est également une loi injuste euh parce que dans un pays qui malheureusement a de très grandes carences en matière de développement de déploiement des soins palliatifs, et bien chaque année, il y a 200000 Français euh qui n'ont pas accès au soins palliatifs et qui devraient avoir accès à qui l'on demanderait ou on proposerait demain une aide à mourir.
Alors pour la sémantique euh moi je parle de de proposition de loi sur le suicide, quelle que soit sa forme. C'est une proposition de loi qui vient légaliser et encadrer le suicide qu'il soit assisté ou qu'il soit délégué qu'il soit en fait demandé à une tierce personne en l'occurrence un soignant. En l'occurrence c'est un amendement qui a été rejeté. Les mots suicides et les mots eutanasir Olivier Foni, vous n'en vouliez pas dans dans le projet dans dans la proposition de loi.
Non, parce qu'il crée une confusion et et d'ailleurs, je reconnais à Christophe B d'avoir acté en tout cas un des termes enfin un de des rejets de du terme euthanasie que j'avais pu exprimer par sa référence, par sa connotation à l'Allemagne nazi. Oui, je crois que vraiment on peut s'épargner peut-être ce terme et puis la notion de suicide assisté parce qu'il crée une confusion entre le suicide. Sandrine Rousseau a eu l'occasion d'intervenir à plusieurs reprises et fort brillamment euh sur ce sur ce point-là euh et et cette confusion entre suicide et suicide assisté pour nous est délétaire. Je dis simplement que l'observatoire national du suicide a rendu un rapport il y a quelques mois.
on peut pas les accuser d'être des militants pro aide à mourir. Et ils ont dit que dans les pays qui avaient légiféré sur l'aide à mourir, cet outil là, ce droit-là pouvait être une aide et pouvait justement permettre à un certain nombre de malades de pouvoir reprendre contact avec un certain nombre de soignants, de psychologues, de psychiatres et pouvoir être une réponse à la prévention du suicide. Mais ne confondez nous confondons pas suicide assisté et suicide. Sandrine Rousseau, vous avez souvent raconté ce qui est arrivé à votre mère qui s'est donné la mort.
Est-ce que le texte, tel qu'il est sorti de la commission, tel qu'il arrivera à l'Assemblée nationale dans 10 jours aurait changé quelque chose pour elle ? Ah bah absolument. Et elle aurait ça aurait tout changé. Ça aurait absolument tout changé parce qu'elle rentrait dans dans l'ensemble des critères qui sont définis. Donc ça aurait tout changé.
Mais moi, je voudrais juste revenir sur le mot suicide parce que je trouve que c'est un un débat qu'il est important de poser, y compris pour la compréhension de la loi pour les Français et françaises qui nous écoutent, c'est qu'un suicide, c'est des personnes qui sont en souffrance psychologique, qui veulent mourir et et je rends hommage vraiment à tous les médecins, à toutes les associations qui luttent contre ces ces suicides et qui ont d'ailleurs des résultats assez importants quand les personnes sont bien accompagnées. Mais là, ce ne sont pas des personnes qui veulent forcément mourir. Ce sont des personnes qui ne veulent plus souffrir. C'est ça le sujet.
C'est qu'elles savent qu'elles vont mourir et qui ne veulent plus souffrir. En fait, ça n'est pas du tout la même chose. Et il y a eu un débat sémantique dans les trois lectures que nous avons eu et à chaque fois elles ont été précédées de débat dans la commission. Et moi, j'insiste vraiment pour rappeler que là, c'est une possibilité mais qui n'est pas et je pense que c'est ça ce qu'il faut bien comprendre sur ce texte et pour moi c'est sa grandeur, c'est que savoir qu'on peut y avoir recours nous permet ou permettra à des personnes de supporter mieux la douleur et la fin de vie.
Et ça, je pense qu'il faut vraiment l'entendre parce que c'est une angoisse de souffrir parce que c'est un c'est extrêmement difficile psychologiquement déjà de savoir que l'on va mourir mais qu'en plus on ne sache pas quelle va être l'intensité des souffrances auxquelles on va être confronté. Savoir qu'il y a ce droit, c'est pouvoir les supporter davantage. Et en fait, moi je pense que ce droit même s'il n'est pas utilisé, est une sérénité pour les personnes qui n'y recourent pas.
Christophe BZ, pourquoi est-ce que ce droit qui est réclamé hein par les Français qui est plébiscité euh dans un dernier sondage IfOP, 89 % approuvent l'idée de l'autorisation pour des personnes souffrant de maladies insupportables et incurables. Qu'est-ce que vous dites à vos électeurs qui peuvent aussi être favorables à cette idée ? Alors, d'abord je pense qu'on a tous en partage la volonté euh de permettre de soulager les douleurs des patients, des malades, des patients en fin de vie. euh et de prendre en charge, de prendre en considération et en compte leurs souffrances qui sont liées à à une pathologie.
Euh mais on a des réponses qui sont fondamentalement différentes et c'est j'insiste là-dessus. Euh à mon sens, la loi Clèse Le Léonetti de 2016 répond à l'intégralité des cas de figure de fin de vie, aux personnes qui souffrent et ce que je regrette c'est l'absence d'application suffisante de cette loi et l'absence de moyens. Mais la loi class léonetti, elle a conduit depuis des centaines des milliers de personnes à aller en Suisse quand elles en avaient les moyens, à aller en Belgique par exemple pour mourir dans les conditions qu'elles voulaient choisir.
Sans doute à cause d'ailleurs de la carence du système français, du système de santé français qui vous daz à ces personnes le droit de choisir la façon dont elles veulent dignement mourir. Je je je crois que le devoir d'une société euh et est et presqueune civilisation, c'est de tout mettre en œuvre. Tout mettre en œuvre pour soigner, pour soigner le corps, pour soigner la vie jusqu'à sa fin et c'est-à-dire jusqu'à sa mort naturelle. Maintenant, pour répondre à votre question sur les sondages euh qui évoquent une majorité qui serait, je parle pardon conditionnel, favorable à ce nouveau droit, moi je ne crois pas. D'abord, il y a un autre sondage.
Non non, il y a un autre il y a d'autres sondages qui disent l'inverse. Récemment euh la fondapole euh de Dominique Rier a publié un sondage sur un échantillon de 3000 personnes, ce qui n'est quand même pas rien qui euh très précis d'ailleurs, très fourni. Je l'ai lu, euh c'est un un document très intéressant qui dit je précise, je me permets de préciser que c'est un sondage qui avait été commandé par les associations familiales catholiques. C'est important de savoir d'où on parle. Je vous en prie. et qui démontre l'inverse. Moi, je pense qu'il n'y a pas de demande forte populaire pour ce nouveau droit.
La demande forte populaire et ce sondage, comme les autres le disent, il faut des soins palliatifs. Voilà le scandale de l'injustice de ceux qui ne peuvent pas y accéder et voilà l'urgence de les déployer avec évidemment. Est-ce que l'un exclut l'autre ? Je crois que oui parce que les deux démarches sont fondamentalement différentes et fondamentalmentalement opposées. Les soins palliatifs, c'est l'accompagnement jusqu'au bout.
c'est le soulèvement de la douleur, mais c'est jamais la provocation intentionnelle de la mort, ce qui est fondamentalement différent avec le texte qui malheureusement a été voté une fois de plus en commission des affaires sociales aujourd'hui puisqu'il y a bien une intentionnalité dans la provocation de la mort que ce soit par soi-même ou par un médecin ou un infirmier. Sandrine Nossa, déjà je voudrais dire qu'on a jamais autant parlé de soins palliatifs que depuis que cette loi sur la fin de vie et sur le droit à mourir est en discussion. Et en fait euh pour moi, ouvrir ce droit permet aussi d'interroger les conditions dans lesquelles nous mourons en France.
Et en effet, il y a des endroits où nous mourons mal en France, faute de soins palliatifs, fautes d'accueil. Et nous n'avons jamais eu autant d'engagement de crédit que depuis que la loi sur le droit à mourir a été de d'engagement de crédit sur les soins palliatifs depuis que la loi sur le droit à mourir a été a commencé son sa discussion. Et surtout pour moi, il y a vraiment quelque chose euh qui n'est enfin qui se complète en fait dans les soins palliatif et dans le droit à mourir. C'est-à-dire que on a la possibilité d'avoir une véritable alternative.
Et c'est ça, c'est pour ça que moi je j'ai toujours beaucoup milité aussi pour qu'il y ait un droit d'accès aux soins palliatifs et que ce soit aussi inscrit dans la loi que si euh il y a une défaillance du système de santé et bien on euh la loi garantisse aux personnes de pouvoir avoir accès à ces soins et alors le choix est libre et éclairé. Alors, le choix se fait en conscience et alors notre corps nous appartient jusqu'à la dernière minute. Et c'est un c'est un sujet qui m'est cher.
Euh, monsieur Falorni, en novembre dernier, vous aviez remis à Emmanuel Macron une lettre cosignée avec Charles Biétri qui, on le sait, souffre de la maladie de Charco pour alerter le président sur le risque d'enlisement de la loi. Est-ce que vous vous dites ce soir que vous y êtes presque ? Quel est le calendrier ? Est-ce que cette loi, cette proposition de loi, elle peut être adoptée avant l'été et entrer en vigueur avant l'été ? Oui, je le pense, je le pense vraiment. Bon, il faut encore que les députés confirment leur vote de la première lecture, mais je ne vois pas pourquoi.
Euh parce que contrairement à ce que j'ai pu entendre de notre collègue rapporteur du Sénat qui a dit que beaucoup de députés avaient voté sans connaître le sujet, pas très respectueux quand même, ils savent tous les députés qu'ils ont voté pour ou contre, ils savent très bien sur quoi ils ont voté, hein, je tiens quand même à le dire. Et ils ont vraiment travaillé. C'est de bonnes guerres entre le Sénat et l'Assemblée nationale. Voilà. Ben bon, nous on a produit un texte et je pense que ce texte s'il garde le même équilibre sera voté en deuxème lecture. Et sur cette l'avez dit à Charles Biie ? Oui. Hm. Oui. Oui. Mais mais il suit euh il suit de très près de très près ce qui se passe.
Et et voilà un exemple même, Charles Bi qui voit les limites de ce qu'est la loi Class Leonetti que d'ailleurs Alain Clè lui-même a dit puisque Alain Clè dit lui-même qu'il faut changer la loi parce que la loi Cless Lonetti ne s'adresse qu'à des gens qui vont mourir dans quelques heures ou quelques jours et notamment les malades de Charco souvent sont subissent des souffrances insupportables alors que leur pronostic vital engagé n'est pas à quelques heures ou quelques jours. Et donc Charles Biétrice suit ce débat de de près comme beaucoup beaucoup de malades et beaucoup de français.
Et ce que je veux dire c'est que je suis confiant effectivement sur le fait que cette loi puisse être votée avant l'été. Euh si la navette parlementaire fonctionne normalement, le texte reviendra au Sénat au mois d'avril et ensuite nous aurons jusqu'à euh la fin de la session d'été, jusqu'à au mois de juillet pour que l'Assemblée nationale, parce que c'est sans doute le schéma qui va se dérouler puisque le Sénat a montré son hostilité que l'Assemblée nationale et c'est normal parce que nous sommes élus directement par les électeurs, par les citoyens.
Donc nous avons le dernier mot, c'est ce sont nos institutions puissent avoir le dernier mot et et que ce texte soit enfin enfin enfin adopté euh à l'été de cette année. Débat en séance à partir du 16 février. On aura évidemment l'occasion d'en reparler ici dans chaque voie compte. Restez là tout de suite, c'est Bourbon Express. C'est le journal de l'Assemblée nationale avec Marco Pomier. Marco, bonsoir. Bon, on est obligé d'y revenir ce soir. Vous nous avez laissé hier avec ce psychodrame à la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Ça continue, ça va mieux, ça s'est calmé, dites-nous tout.
Et effectivement avec cet échange, il rit tous déjà, il rit déjà avec cet échange très vif survenu hier entre le rapporteur Charles Aloncle et le président de cette commission d'enquête, Jérémie Patrier Lus. Séquence rattrapage he pour ceux qui l'ont manqué. venez de porter des accusations très graves contre moi en disant que j'avais des liens avec one ce qui est absolument faux. Donc je suspend cette audition pourquoi vous me répondez à chaque fois. Merci monsieur les ministres. Mais non mais mais Jérémy franchement mais qu'est-ce que tu fais là ? Pourquoi tu t'interrom Monsieur le rapporteur j'avais encore plein de questions à poser. Je viens de suspendre cette audition.
Audition suspendue en cause donc une insinuation de Charles Loncle laissant entendre que Jérémie Patrielus aurait des liens avec des actionnaires de Mediawan, une société de production. Le président de la commission d'enquête avait promis une réponse officielle ce matin. Et bien le président de la commission d'enquête, il l'a fait euh après une bonne nuit de sommeil et selon lui sa probité et son indépendance ont été mise en cause. J'ai échangé avec monsieur le rapporteur hier soir. Je respecte sa fonction. Il respecte la mienne.
Il sait que je lui garantis la liberté de pouvoir poser toutes les questions qu'il souhaite sans aucune forme de censure de ma part mais que la que cela exige de sa part le respect d'une règle essentielle. et non négociable. Fonder les questions sur des faits et non sur des suspicions des soupçons. Ne pas porter ou relayer d'accusations individuelles sans qu'elle soit étayé par des faits. Et Charles Loncle n'a pas branché pas de commentaire du rapporteur. Et un commentaire de nos députés présents ce soir. Je vous voyais sourire Sandrine Rousseau en suiv un sourire de dépit.
cette commission d'enquête vraiment nuit à l'image parlementaire et à l'image des des commissions d'enquête et je regrette vraiment tout ce qui s'y passe et je regrette aussi la réaction du président qui quand ça le concerne a une réaction extrêmement virulente mais on a vu de à m dans de multiples occasions le rapporteur débordé du cadre que j'estime républicain pour une commission d'enquêre Patrius l'a souvent rappelé à l'ordre he oui mais en fait là à un moment la question c'est vraiment la la présidente de l'Assemblée l'a repris aussi et là c'est vraiment le la je sais pas comment dire mais le le l'honneur de l'assemblée parce que ces commissions d'enquête sont extrêmement importantes.
On a un pouvoir extrêmement important dans ces commissions d'enquête. On a un pouvoir de contrôle, on a un pouvoir euh d'avoir des pièces. Les personnes jurent de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Et là, je trouve que ça ça entache l'image de de ces commissions d'enquête et qui est un rôle fondamental du parlement. Je regrette vraiment cette commission d'enquête. Olivier Falorni, vous savez, l'enchaînement est assez terrible, hein. Je pense que c'est vraiment l'antithse de ce que nous avons vécu, hein. On n'est pas d'accord euh sur le sujet.
Êtes rapporteur, mais on a on a une commission qui a débattu sur le fond sérieusement avec des arguments sans invective et quand on voit ça, enfin, on se dit c'est deux assemblées hein, le meilleur et le pire et là c'est quand même pas loin du pire. Christophe B. Non mais tout est bien qu'il finit bien si je vois en regardant reportage dans le sens où non mais il y a eu échange réconciliation et finalement ils se sont mis d'accord si j'ai bien compris he j'ai pas suivi de très près je voulais voilà ils se sont mis d'accord pour un bon fonctionnement pour la suite.
Ce que je peux vous dire surtout, c'est d'abord je salue le travail de mon collègue Charles Loncle qui fait évidemment un très bon travail sur une commission d'enquête très importante. Et j'en profite pour dire quelque chose de très important, c'est qu'effectivement il nous faut absolument respecter les institutions et surtout respecter les outils parlementaires qui sont en notre possession. Est-ce que vous dites comme Sandrine Rousseau que ce spectacle nuit au travail parlementaire ? Non, parce que parce que les commissions d'enquête, alors elles peuvent être un petit peu Oui. un peu comment dirais-je ?
Sous pression si je peux dire, mais c'est très important que qu'elle fonctionne bien parce que la commission d'enquête, c'est un pouvoir voir même un contrepouvoir qui nous est conféré par la constitution qui est très important, qui fait partie du pouvoir du contrôle des parlementaires. Bon, après la mise au point de Jérémie Patrier Lettus, ce matin, la commission d'enquête a pu entendre la ministre de la culture Rachida Adati. Oui, près de 3h d'audition dans un climat beaucoup plus apaisé.
Cette fois, l'occasion pour la ministre de revenir sur la polémique autour d'un enregistrement clandestin, une conversation entre les journalistes Thomas Land et Patrick Cohen avec des responsables socialistes. Dans cet échange, Thomas le Grand évoqué l'idée de s'occuper, je cite, de Rachid Adati en vue des municipales écouter la ministre. ensuite d'entendre un journaliste dire qu'il allait s'occuper de mon cas pour m'éviter m'empêcher d'être d'accéder à la mairie de Paris. Voilà, je je je soumets cela à chacun d'entre vous. Vous êtes tous des élus. Si on avait dit cela de vous, quel que soit le journaliste, quel que soit le service, je pense que vous n'auriez pas apprécié.
Et le type de vocabulaire qui est qui est employé, je trouve que c'est pas un vocabulaire approprié. Quand on dit on va s'occuper de quelqu'un, euh je sais ce que à quoi ça renvoie. Et pour autant, la ministre a déclaré que l'enregistrement diffusé par le média l'incorrect à l'insu des journalistes Cohen et le Grand n'était pas acceptable selon elle. Et justement, puisqu'on parle d'enregistrement à l'insu de quelqu'un, ça a continué ensuite. Cet après-midi, c'est Laurence Bloc, l'expatronne de France Inter qui a été auditionné par la commission.
Oui, et elle a été interrogée par cette commission d'enquête sur la conversation privée qu'elle avait eu avec le journaliste Thomas Land décembre 2025 révélé par Europ. Elle évoquait l'audition à venir du journaliste et la possibilité de solliciter l'aide d'un député de gauche membre de la commission d'enquête. Laurence Bloc a réagi et pour vous répondre sur euh la possibilité que j'ai eu, l'idée ou l'intention de neutraliser la commission d'enquête, je voudrais vous dire que je réfléchis à la possibilité d'une plainte pour diffamation. Je n'ai jamais de mes 50 ans de carrière été attaqué sur mon intégrité professionnelle et personnelle.
Et début janvier, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour atteinte à à l'inton à l'intimité de la vie privée. On termine Marco avec la 8e édition des trophées Média Club L. C'était hier soir, c'était ici à l'Assemblée nationale en présence de Yel Bron Pivé, la présidente. C'est une cérémonie qui récompense les personnalités engagées pour une meilleure représentation des femmes dans les médias. Elles sont journalistes, actrices, créatrices de contenu, documentaristes, chanteuses ou encore entrepreneuse. Et il y avait du beau monde hein dans la salle des fêtes hier soir à l'Assemblée dont l'actrice et réalisatrice Alexandra Lami, présidente d'honneur.
On me demande souvent de parler de mon engagement et je sens toujours arrivé la même question. Pourquoi tu es engagé ? D'où ça vient ? comme s'il fallait forcément qu'il nous soit arrivé quelque chose. Et bien moi, je crois à l'engagement que c'est d'abord et avant tout l'empathie, la capacité d'être touché par la vie de quelqu'un d'autre, à se sentir concerné même quand ça ne nous arrive pas directement. Et de cette cérémonie, on retiendra la standing ovation pour la chanteuse Lio, vous le voyez en larme après avoir reçu le trophée d'honneur. La jeunesse mise aussi à l'honneur avec le trophée de l'audace décerné à l'influenceuse LENA situation.
L'acteur et humoriste Alex Lulz a reçu le trophée de l'homme féministe. Et enfin ce ce moment fort avec le trophée de l'engagement pour Amida Aman, fondatrice de Radio Begum et Bégum TV à destination des femmes et jeunes filles afghanes. Voilà pour le palmarès Adeline, ça vait une belle devise cette soirée. C'était liberté égalité Adelphité. Merci Marco, merci à tous les trois d'être venus ce soir sur le plateau de chaque voix compte. Merci Anna et merci Laurent et merci à vous chez vous de nous avoir suivi. Cette émission est rediffusée tout à l'heure à 23h30. [musique] Vous la retrouvez aussi sur lcp.fr et sur les plateformes de podcast.
Chaque voix contre revient demain 19h30, c'est l'émission en public. On va parler de l'intelligence artificielle et du marché de l'emploi. Tout un programme dans un instant. Le programme c'est Jean-Pierre Gracien et CD Badoc. Excellente soirée sur la 8 et à demain.