Mayotte : Estelle Youssouffa fustige l’État face à la menace d’Ebola - 20/05/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Merci madame la présidente. Ma question s'adresse au ministre de l'intérieur. Monsieur Nunz, Mayotte est en état d'urgence migratoire permanent.
Notre frontière et vous le savez, une passoire. Chaque jour quasiment les coissa débarquent des diennes clandestins sur nos plages. Des Comoriens, des africains qui arrivent de la République démocratique du Congo entre autres.
Cette zone frappée par la vi rusébola. Pour faire face à l'alerte de l'OMS qui place Mayotte en première ligne face à cette épidémie, le gouvernement a annoncé des mesures avec un circuit de traitement d'éventuell malades d'ébola. Vous savez qu'il vaut mieux prévenir que grérir traduction pour Mayotte.
Mieux vaut barrer la route au remplir l'hôpital et la morgue demain. Le gouvernement affirme donc logiquement que face à Ebola, les services de l'État sont pleinement mobilisés afin de mettre en œuvre les moyens nécessaires au renforcement des contrôles liés à l'arrivée de migrants. Rien de concret puisque ce matin des dizaines de migrants ont tranquillement débarqué sur nos plages à Mayotte.
Aucun contrôle sanitaire ni force de l'ordre pour les empêcher d'accoster. Votre mobilisation n'existe pas. Ces migrants, entrés illégalement sont certainement déjà allés rejoindre le camp sauvage de Tsunzu.
Un camp qui rassemble des milliers d'Africains installés dans la mangrove dans l'indignité la plus abjecte. Un camp dont Mayotte demande le démantellement depuis des mois. Un camp de migrants qui est un scandale humanitaire, une bombe sanitaire, un risque majeur pour la sécurité et la santé publique.
Mes questions, monsieur le ministre, quand allez-vous démanteler le camp de Tsunzu ? Quand vont arriver les renforts pour protéger Mayotte Dbola ? Merci beaucoup madame la députée.
La parole est à Stéphanie Rist, ministre en charge de la santé. Merci madame la présidente, madame la députée Youssoufa, je comprends votre question et votre inquiétude. Il y a eu effectivement dans la nuit de samedi à dimanche une alerte de l'Organisation mondiale de la santé qui a monté le risque d'urgence de santé publique internationale.
Cette organisation mondiale de la santé, elle a classé notre pays et les pays des départements d'océan Indien dans un risque faible lié à ce virus. C'est un virus Ébola d'espèce bundi bouongo qui entraîne une contamination par contact des fluides corporels et une létalité de 30 à 40 %. Je l'ai dit, il y a un faible risque pour les autres pays qui sont éloignés du Congo et de l'Ouanda puisqu'il s'agit de zones où il y a des conflits armés et où la mobilité est compliquée.
Malgré tout, dès dimanche matin, nous avons au ministère avec les experts scientifiques qui nous aident concernant les virus, le virus antairus, on a anticipé tous les scénarios possibles et concernant Mayotte, dès dimanches, nous avons pu travailler avec le préfet, avec l'agence régionale de santé qui a permis de mettre d'anticiper des situations dont on sait qu'elles sont fragiles, d'accès aux soins, à la santé. publique à Mayotte et donc nous avons anticipé pour permettre si un cas survenait un isolement des parcours de patients, des transporteurs et surtout une sensibilisation et une formation des professionnels de santé. Nous sommes comme à chaque fois accompagnés avec des experts scientifiques et vigilants sur la suite de cet épisode.
Merci beaucoup madame la ministre. Madame la députée, madame la ministre, c'était pas à vous que je posais la question, c'est à votre collègue le planqué du ministère de l'intérieur, hein. Vous avez érigé la lâcheté et l'impuissance et la passivité en politique publique.
Aucun plan pour évacuer le camp de migrants, aucun renfort de la marine nationale pour dissuader les trafiquants humains en mer, aucune mobilisation massive présentée par votre collègue pour la réserve sanitaire pour sortir notre seul hôpital du plan blanc. Aucune mesure de test automatique, aucune mesure sur les liaisons aériennes qui li Mayotte à l'Afrique et Madagascar. En fait, vous mettez Mayotte en danger, vous mettez nos compatriotes en danger, vous nous mettez tous en danger.
Estelle Youssouffa