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interviewyoutube.com· 22 novembre 2025 27 min

Marion Maréchal invitée de BFM TV

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

spécialisé, mais ça interroge quand même sur de nouveau le sujet du rôle et de la jurisprudence du Conseil constitutionnel parce que je signale que dans cette loi, le Conseil constitutionnel a censuré par exemple la généralisation de la visioconférence pour les détenus narcotrafiquants. Or, c'est précisément parce que cette visioconférence n'était pas possible dans le cas de Mohamed Amra. Vous vous en souvenez, ce narcotrafiquant qui s'est évadé et dont l'évasion a entraîné la mort de plusieurs agents pénitentiaires et bien que nous avons subi cette situation.

Donc si vous voulez, ça me ça m'interpelle et je crois même que l'une des propositions fortes qui devrait être sur la table aujourd'hui euh puisqu'on sait que face au narcotrafic, il y a aussi d'abord une question de moyens, euh c'est un signal fort qui devait être celui d'une massification finalement de la saisie des avoirs criminels de ces narcotrafiquants qui est aujourd'hui insuffisante avec un message clair à ces narcotrafiquants qui serait avec votre argent nous allons financer votre démantellement. Voilà. Euh parce que je vous donne, je finis par là un chiffre éclairant si vous voulez.

Par exemple, en 2024, vous avez eu 244 millions de saisies d'avoir criminel. Euh seul 6 % euh sont allés par exemple à la gendarmerie nationale. Il faut utiliser cet argent pour lutter contre mais de manière exclusive.

Il faut pas que ça aille de manière indifférencée. Il se volatilise pas, il est utilisé par ailleurs dans le budget. il va il va dans le budget général mais pas de manière ciblée.

Et moi quand j'entends si vous voulez il y a quelques semaines de cela le directeur général de la gendarmerie nationale m'expliquait qu'il a un parc automobile vétuste des hélicoptères vitustes, qu'il a des fusils d'assaut qui ont 40 ans, qu'ils vont être en rupture capacitaire sur un certain nombre de missions si on ne renouvelle pas le matériel. Bah, je suis désolé de vous dire que ça devrait être euh évidemment une un réflexe systématique. Ce matin, François Ruffin, le député de gauche de de la Somme, a reconnu euh lors d'une matinale radio qu'il avait fumé lui du cannabis dans sa vie deux fois, il précisé.

Il a arrêté immédiatement parce que ça lui donnait mal au crâne. C'est ce qu'il a expliqué. Ça vous est arrivé à vous ?

Jamais. Jamais. Euhz.

Non. Non. Alors, écoutez, oui, oui, de fait, je vous le dirai mais en l'occurrence jamais parce que déjà parce que c'est vrai que j'ai une une voilà vis-à-vis de ça, une certaine conscience.

D'autant plus aujourd'hui maintenant que j'ai rencontré ces acteurs de la lutte contre le narcotrafic euh face à une fois une fois de plus une violence extériz pas honte de le dire ? Non mais vous considiez pas j'espère j'espère que les gens qui en parlent auraient honte de le dire. Je vois qu'il y a un certain nombre de députés aujourd'hui et les filles qui ont été trafiquants par le passé comme monsieur Louis Bayard et qui n'ont pas honte de le dire et voire même qui s'en vendent sur les plateaux de télévision et ça ça interpelle si vous voulez sur la banalisation aujourd'hui du discours autour de la Grogue qui me semble très grave.

Vous savez, moi j'ai grandi, le discours change un petit peu maintenant, mais encore pas suffisamment, je crois, avec finalement cette espèce de discours dans euh dans les dans les plateaux parisiens euh chez les stars, les artistes, euh les acteurs, que finalement euh et bien euh le le cannabis serait une drogue récréative, une drogue douce, on entendait cela. Euh et bien moi, je trouve que ce discours est extrêmement grave et qu'il faut le évidemment le condamner. C'est une drogue dangereuse et il faut même aller au-delà de ça.

Je vois trop souvent de l'argent public qui finance, j'ai envie de dire même des comment dire des événements artistiques dans lesquels se produisent des artistes souvent d'ailleurs dans le domaine du rap entre autres choses et qui font l'apologie même de la drogue, du trafic de drogue. Donc je crois que là-dessus, il y a une vraie volonté politique à avoir. Est-ce qu'il faut mais du coup j'ai une petite idée de la réponse avant de vous la poser.

Est-ce qu'il faut dépénaliser le cannabis pour permettre au aux forces de l'ordre de mettre absolument tous leurs moyens sur le reste et notamment sur la cocaïne ? Il y a même quelqu'un qui va plus loin que ça aujourd'hui, c'est Louis Sarkozi qui sera candidat des Républicains, le fils de l'ancien chef de l'État qui dit "Il faut dépénaliser toutes les drogue aujourd'hui, ça fera tomber les réseaux." Je je ne comprends pas ce discours.

Je je vous le dis. Je une fois plus on n'est pas face à une drogue récréative ou une drogue douce. On est face à des drogues qui sont extrêmement dangereuses.

Si si on les Non, ben évidemment il y a des degrés de gravité mais enfin le cannabis qui est celui le plus on va dire peut-être le plus répandu notamment par la jeunesse, on le sait, a des conséquences très graves sur le développement du cerveau, sur le décrochage scolaire, sur le développement de maladies comme la schizophrénie, la bipolarité. Donc c'est pas un petit sujet. Si on en facilite l'accès, évidemment, on risque d'aggraver la situation.

Et puis moi, je ne m'inscris pas dans cette idée de dire bah finalement, on est en échec dans la lutte contre une forme de criminalité. Donc on va légaliser cette criminalité comme si le problème allait être ré, comme si d'autres drogues n'allaient pas encore plus dangereuses, encore plus dur, n'allaient pas arriver sur le le marché. Donc moi, je m'inscris totalement en faux.

Je vais vous dire, il y a un exemple qui est édifiant de ce point de vue-là, c'est le scandale des sales de des salles de shoot qu'on voit par exemple à Paris où on a là une mise en service en libre service du matériel pour pouvoir se droguer hein sur des drogues très dur de les suivre et de les soigner si on considère qu'ils sont malades. Saf que de fait c'est quand qu'on regarde de près, non seulement il y a pas de sortie de la drogue, mais c'est un enfer pour les habitants, un enfer parce que du coup, il y a une concentration évidemment de consommateur de drogue avec pardonnez-moi, la criminalité et la violence bien souvent qui va avec. qu'il est préférable que ce soit sous le contrôle de médecins, d'équipe qui peuvent les prendre en char plutôt que sur un trottoir.

Ah, je pense que ça participe d'une, comment dire, d'une banalisation du discours. Si l'État lui-même envoie le signal avec l'argent public qu'il met à disposition du matériel pour pouvoir se droguer, bah je suis désolé de vous dire que c'est une certaine manière, une façon de dire que ça n'est pas si grave et une fois de plus, ça n'a pas de résultat concluant sur la le fait de permettre à ces personnes de sortir ensuite de la drogue. On l'a évoqué tout à l'heure rapidement la loi sur le narcotrafic qui a été voté promulgué au mois de juin seulement avec plusieurs mesures que je vais tenter de résumer là.

Mise en place d'un parquet entièrement consacré à la lutte contre la criminalité organisée, renforcement de la lutte contre le blanchiment d'argent, régime carcéral plus strict pour les trafiquants, nouveau régime de repenti pour ceux qui collaborent avec la justice, nouveau pouvoir pour les préfets. Tout ça, vous êtes d'accord ? Oui, ça fait d'ailleurs un certain nombre de mesures que j'avais défendu pendant la campagne des européennes sur le modèle de la loi antimafia en Italie.

Euh et je trouve que c'est intéressant aujourd'hui de comprendre que le narcotrafic est une criminalité d'exception qui doit appeler une forme de loi d'exception. Euh et donc j'attends de voir très concrètement ça veut dire quoi loi d'exception ? Bah c'est-à-dire qu'il faut notamment sur la question carcérale ne pas avoir le même régime carcéral.

La loi va un peu dans le sens mais probablement pas assez loin. C'est le cas aujourd'hui avec cette cette prison pour les narcotrafiquants qui est en train de se remplir avant d'un Levieil et qui fait d'ailleurs hurler les avocats de personnes qui y sont malheureusement pas assez loin parce que une fois de plus parce que le bah typiquement on n pas on aura pas dans ces prisons parce que la cour européenne des droits de l'homme l'interdit de fouille systématique au parloir des détenus. Alors ça devrait être là une fois de plus une mesure d'exception et et pourquoi ? parce que le législateur craint la censure du Conseil constitutionnel qui s'autorise aujourd'hui à repasser derrière le Parlement dans une espèce de lecture complètement extrapolé de la Constitution pour imposer une vision idéologique finalement de la politique carcérale, de la politique pénale, de la politique migratoire.

Et donc je crois que ça repose le sujet demain de la réforme du Conseil constitutionnel. Vous avez peut-être lu la dernière étude de l'INC publiée ces dernières heures sur les Français les plus riches, les très très très riches, hein, les 0,1 % des Français qui ont les plus hauts revenus. étude de l'INC qui montre que ils se sont euh enrichis trois fois plus vite euh ces ces 0,1 % que les autres Français.

Est-ce qu'il faut les mettre à contribution davantage aujourd'hui ? Je ne vous parle pas de la taxe Zucman. Oui.

Alors, je sais pas si c'est une étude statistique ou si ça a vocation être un un fichier pour pouvoir savoir qui cibler et et et voilà. Et en l'occurrence sur qui on va pouvoir augmenter la la fiscalité. Je veux dire bon je moi je suis je vous le dis très simplement je suis contre toute nouvelle augmentation de taxes et d'impôts.

Voilà c'est ma position pour les très gros millionnaires et milliard parce que je pense que nous avons déjà très largement atteint le seuil aujourd'hui des prélèvements obligatoires. Nous sommes dans tous les records et nous voyons bien que non seulement la conséquence c'est d'avoir moins de riches mais surtout ça ne permet pas d'avoir moins de pauvres. Euh donc voilà donc mais je envie dire sur excusez-moi sur l'appauvrissement général de la population française euh c'est manifeste et je vais vous dire moi il y a une autre étude qui m'a beaucoup plus intéressé de celle-ci euh c'est l'étude IP if sur aujourd'hui euh le développement de la radicalité chez la communauté.

Vous me répondez ou non mais parce que excusez-moi parce que je crois que c'est me semble-t-il beaucoup plus grave et beaucoup plus important. Voilà et on en a pas assez parlé puisque il y a dans cette étude en parlé ici même sur ce plateau pendant 25 minutes hier. Oui, d'accord.

Mais permettez-moi permettez permettez-moi quand même d'y d'y revenir parce que je crois que le le politique n'a pas pris la mesure de la gravité de ce que dit cette étude. Elle dit trois choses cette étude. Elle dit un bon de fait il y a de plus en plus de musulmans en France.

Deuxièmement elle dit ils sont de plus en plus radicaux. Et elle dit que plus ils sont jeunes, plus ils sont radicaux avec des chiffres, excusez-moi, qui sont terrifiants. 42 % des jeunes musulmans qui disent avoir de la sympathie pour des mouvances islamistes.

Euh, j'ai vu qu'on avait aujourd'hui un musulman sur deux qui voulait appliquer la charia. Ça monte à 60 % chez les jeunes. On a, je crois que c'est vos collègues du point qui ont calculé cela, 142000 sur notre territoire euh comment dire aspirant djihadistes puisqu'ils ont de la sympathie même pour ce djihadisme.

Et je trouve que si vous voulez, ça prépare des lendemains extrêmement sombres parce qu'évidemment derrière et bien cette idéologie radicale, c'est interro de recrutement demain pour des terroristes potentiels. Mario Maréchal Laurent Voquet le chef des députés les républér si si ça m'intéresse. Pardon vous n'étiez pas avec nous hier, vous n'avez pas regardé, vous avez eu tort, on a passé 25 minutes.

Je vous écoute vous avez pu développer si vous venez avec vos réponses et moi avec mes questions un moment où l'interview va va atteindre ses limites. Mais mais c'est juste que si vous voulez, j'aimerais j'aimerais qu'on tire le fil parce que moi j'ai j'ai écouté en l'occurrence non mais vous savez pourquoi ? Je vais vous dire pourquoi.

Parce que en l'occurrence sur votre plateau, je crois que c'est sur votre plateau d'ailleurs quand vous avez abordé ce sujet, il y a quelqu'un qui a rétorqué moment d'ailleurs ça doit être le patron de l'ipop qui dit "Oui mais vous savez c'est pas très grave parce que il y a 7 il y a que 7 % de musulmans en France et et alors on va pas revenir sur ce chiffre. Vous az parpré quand vous avez dit qu'il y avait une hausse très très importante du nombre de musulmans. On est passé de 5 et demi % il y a 20 ans à 7 % aujourd'hui.

Alors très intéressant et c'est pour ça que vous dites vous en avez parlé sur votre plateau par non non non mais j'y reviens parce que j'ai pas entendu la contradiction sur ce chiffre. 7 % de musulmans en France, c'est 15 % déjà chez les 18 25 ans. Et on oublie de dire dans cette étude que ce ne sont que les plus de 18 ans qui sont testés.

Donc le chiffre est probablement beaucoup plus important chez les moins de 18 ans et on est vraisembablement davantage autour de 10 % c'est-à-dire un habitant sur de en France qui serait de confession musulmane. Mais excusez-moi, je tire le fil et après je répondrai volontiers à votre question suivante. Imaginez quand même que si je je suis bonne jeuse, je prends le chiffre de 7 %.

Donc avec 7 % aujourd'hmans en France, nous avons donc des fillettes voilées à l'Assemblée nationale. Nous avons du halal partout, nous avons des chaînes de restauration qui renoncent à servir de l'alcool et d'ailleurs des quartiers entiers où on s'autorise même plus à servir de l'alcool. On a une explosion de l'islamisme et du djihadisme.

Mais qu'est-ce que ce sera du coup quand ce sera 15 %, 20 %, 30 % ce seront des députés voilés à l'Assemblée nationale ? C'est c'est dire comment comment ça va être la pénalisation de l'homosexualité ? Ça va être le statut de Dimi pour les juifs et les chrétiens.

Je veux qu'on prenne la mesure si vous voulez de la gravité de la chose. Voilà. Excusez-moi d'avoir voulu insister mais ça me semblait me semble-t-il plus important pour notre société que les quelques riches.

Vous allez me parler de Laurent Voquier donc je vous dire un mot qui existe en France et qui j'espère resteront en France. Laurent Voquetier le le patron des députés les républicains a donc rencontré la semaine dernière Éric Zemour avec qui vous étiez allié jusqu'à très récemment pour discuter d'une éventuelle primaire des droites. Est-ce que vous pensez que c'est une bonne idée ?

Bah écoutez, moi je suis pas fondamentalement contre l'idée d'une primaire, même si je considère que enfin je constate surtout que la primaire a fait beaucoup de mal à la droite ces dernières années, mais faudrait qu'il y ait des conditions irréalisables. Ça veut dire qu'il faudrait que cette primaire inclut l'ensemble finalement du spectre de droite, c'està-dire Rassemblement national compris, ce que ne souhaite pas par exemple Laurent Voquet parce que exclure le parti qui est à 35 %, excusez-moi, c'est ridicule. Euh, il faudrait que euh l'ensemble des candidats battus accepte donc de se rallier au candidats vainqueurs.

Excusez-moi là une fois de plus, je pense que on a du chemin à faireager. Voilà. Et il faudrait queit derrière ça l'assurance que le vainqueur travaille sur un programme commun avec l'ensemble de ceux qui ont été battus.

Là, j'ai envie de vous dire dans ces conditions, ça m'intéresserait mais c'est pas le chemin. Primère mal engagé. Vous ce que vous réclamez, ce que vous prêchez depuis des années, c'est l'union des droites.

Et quand on regarde aujourd'hui qui est pour et qui est compte, Marine Le Pen n'en veut pas de l'Union des droites. Elle dit "C'est une chimère, j'ai rien à faire avec ces ces gens-là." Et la droite n'en veut pas non plus parce qu'elle estime que Marine Le Pen a un programme économique trop de gauche.

Est-ce que c'est un fantasme politique que vous continuez à porter ? Bah vous savez, on me il y a quelques mois de cela, j'ai essayé de concrétiser un peu l'idée de cette coalition et en effet, je pas grand monde ne veut et et je et je continue de défendre l'idée que cette coalition devrait aller du Rassemblement national en passant par reconquête, notre mouvement identité, liberté, l'UDR d'Éric Sioti, l'LR et je pousse même la provocation jusqu'à dire une partie d'horizon. Et en effet, vous avez raison, depuis que je lis cela, un certain nombre de commentateurs me regardent un peu avec des yeux ronds et parfois je comprends hein.

Sauf que et bien de fait cette coalition, elle a existé de manière historique sur un texte qui est la remise en cause des des accords de 68 avec l'Algérie sur l'Algérie ou sur un texte à l'Assemblée symbolique qui n'a pas d'effet. Oui, bien sûr, évidemment. Mais ce que je veux dire, c'est que aujourd'hui ce qui paraissait invraisemblable hier a pris corps sous une certaine forme aujourd'hui sur un texte sur l'Algérie, vous avez raison.

Mais par exemple, prenons un sujet important dans la vie des Français. Euh comment vous allez expliquer à Bruno Rotaillot qu'il faut se mettre à la retraite à 62 ans de Marine Le Pen à l'opposé. Vous avez raison de dire qu'aujourd'hui beaucoup de gens trouvent beaucoup de raisons de pas travailler ensemble mais moi je pense que ce sont les événements qui font les choix et les événements sont ceci.

Un la dégradation spectaculaire de la situation française à tous les niveaux. de une radicalisation de la gauche qui font deux adversaires existentiels trois quand même un certain nombre de d'exemples à l'étranger qui devraient nous inspirer qui inspire d'ailleurs l'ensemble de la droite tout spectre confondu. Je pense notamment à Georgia Méloni qui pour le coup est non seulement une allié politique mais une amie personnelle et qui montre l'exemple d'une coalition très large.

Mais si vous voulez le principe d'une coalition c'est d'accepter à un moment donné de ne pas être d'accord sur tout et de trouver un compromis. Moi, j'ai envie de vous dire, je fais pas de la coalition des droites une obsession en soi. C'est juste que je n'ai pas trouvé l'autre chemin pour permettre la victoire.

S'il y en avait un autre, je le prendrai volontiers gagé tout seul. Je pense que aucun parti politique, quel que soit son talent d'ailleurs, ne peut gagner seul. Et je vous le dis avec enfin, comment dire, d'autant plus de de d'humilité pour le coup que je l'ai moi-même vécu quand j'étais au Front National et j'étais candidate aux élections régionales.

De dire des scores très hauts au premier tour et une défaite au second. Et donc moi, je ne veux plus vivre cela. Je veux qu'on se donne les moyens en 2027 d'une victoire garantie.

Vous parliez à l'instant du Front National, quand on regarde votre parcours politique, Mario Maréchal, on peut avoir le sentiment qu'on sait pas exactement où vous habitez. Je vais tenter de retracer les dernières années. Vous avez commencé au FN, devenu RN, parti fondée par votre grand-père Jean-Marie Le Pen.

Vous avez quitté le parti en 2017, vous avez rejoint Éric Zemour. Vous avez été élu avec lui au européennes sous l'étiquette de son parti. En tout cas, vous avez fini par vous fâcher avec lui avant de créer votre propre parti qui est ce qui est toujours le cas aujourd'hui qui est allié au RN.

Finalement, vous êtes rentré à la maison Le Pen. Alors, je je vais pas refaire toute l'histoire maintenant parce qu'en fait en réalité, si vous tirez le fil, il y a une forme de cohérence que je pars en 2017, j'arrête la politique. Je je d'ailleurs je pars pas en mauvais terme avec le FN quand je pars en 2017.

Je pars parce que déjà à l'époque, je défendais la coalition des droites, il n'en voulait pas et déjà à l'époque, j'avais et déjà j'avais une ligne plus libérale économiquement et que cet espace-là, ce courant-là ne parvenait pas à exister à l'intérieur du RN. Et donc plus libéral que Marine Le Pen ou que Jordan Bardella ? Bah pour de fait Jordan Bardella aujourd'hui s'inscrit totalement dans le programme de Marine Le Pen ou alors ça m'a ça m'a échappé.

Tout à fait. Relation aux entreprises est pas la même. Il est plus prousiness qu'elle vous réglerez ça entre eux.

Mais en l'occurrence quand on interroge sur la question des retraites par exemple, il répond la même chose. Bon donc j'y croyais et parce que je n'arrivais pas ou je ne pouvais pas défendre cela à l'intérieur, j'ai fait complètement autre chose. J'ai monté une entreprise pendant 5 ans, voilà.

Et je suis revenu en politique avec Eric Zemot parce que pour le coup la ligne économique notamment était davantage celle à laquelle je voulais. Plus libérale. Exactement.

Et bon voilà, on va pas revenir sur ce gâchi, mais Éric Zemour m'exclut de reconquête parce qu'à ce moment-là, je veux la coalition des droites au législatives dont il ne veut pas. maintenant, si vous voulez, euh l'objectif qui est le mien aujourd'hui, c'est absolument pas avec mon mouvement identité liberté d'être un facteur de division, mais au contraire, c'était un facteur complémentaire qui incarne cette ligne plus libérale économiquement au côté du Rassemblement national et de l'UDR d'Éric Sioti pour justement rassembler un maximum de français. Éric Zemmot vous a exclu et depuis votre départ, il met en avant une autre femme qui est Sarah Knafo qui a même des ambitions présidentielles en tout cas elle ne les dément pas.

Euh est-ce qu'elle vous a est-ce qu'il vous a grand remplacé par euh Sarah Knafo ? Est-ce que vous lui en voulez ? Non mais en l'occurrence j'ai je ne suis plus à reconquête donc c'est normal que d'autres personnalités prennent prennent euh on va dire la place maintenant.

C'est une bonne candidate. Maintenant j'ai envie de vous dire une bonne candidate ou pas mais c'est pas moi c'est pas le sujet si vous voulez. Moi mon sujet c'est de savoir quel est le candidat qui va faire 50 + 1.

Pas le candidat qui va faire 4 5 ou 6 %. Moi ce que je crois c'est qu'une fois de plus on ne peut faire les choses qu'ensemble. Et j'ai envie de vous dire que malgré ce qui a pu me séparer de de Reconquête et d'Éric Zemour, une divergence politique avant tout, moi je considère qu'aujourd'hui le reconquête doit faire partie de cette coalition.

Je plaide pour mais d'ailleurs comme d'autres mouvements comme celui de Nicolas Dupont Aignant par exemple parce que moi je considère que tous les partis même les plus petits entre guillemets apportent quelque chose et ça c'est le modèle de Georgia Méloni qui nous en fait aussi la démonstration. Euh voilà, on additionne les forces, on rassemble les Français, il faut trouver la bonne formule pour le faire. En tout cas, je mets toute mon énergie avec mon mouvement pour y parvenir d'ici 2027.

Dans les sondages pour la présidentielle que vous regardez, comme tout le monde, même si tout le monde dit qu'il ne les regarde pas, à 18 mois du du scrutin, vous voyez que Jordan Bardella est crédité en gros de 35 % des voix au au premier tour. Il fait même souvent mieux, un peu mieux que Marine Le Pen. Est-ce que vous jugez qu'il est capable à son âge, vous avez à peu près le même âge que lui, je crois.

Vous êtes un peu plus âgé demain d'être à l'Élysée et d'avoir le bouton nucléaire dans une valise quelque part dans son bureau. Écoutez, pour l'instant c'est compliqué même, j'ai envie de dire pour le Rassemblement national de se projeter dans la présidentielle pour une raison simple. Ça vous aura pas échappé.

Marine Le Pen est encore toujours officiellement app qui arrive candidate. Donc si vous voulez, moi je mais moi je pense qu'on peut on peut tout faire à partir moment où un on se donne les moyens de rassembler, de on s'entoure d'une équipe euh compétente, diversifiée, enracinée. Donc tout est possible dans une aventure présidentielle et je pense que Jordan Bardella a un certain nombre de talents, mais c'est encore un peu tôt me semble-t-il, y compris pour lui d'ailleurs, il ne se projette pas dans cette hypothèse pour l'instant. que ce soit Marine Le Pen.

Bah moi je soutiens aujourd'hui Marine Le Pen pour une raison simple, une fois plus c'est que c'est la candidate officielle. Maintenant je le dis d'ailleurs que ce soit pour Marine Le Pen ou pour Jordan Bardella parce que le sujet pour moi est le même plus. Il ne s'agit pas simplement de faire un très gros score au premier tour, il s'agit de faire 50 + 1.

Et j'interpelle d'ailleurs parce qu'on parle beaucoup de la présidentielle, c'est une chose la présidentielle, mais il y a le lendemain, il y a l'élection législative qui suit et la majorité avant c'est ce que réclame le RN et et bah moi je dis aussi une dissolution pour qu'on gagne du temps. Ce combat est perdu pour vous. C'est vous vous estimez que de toute façon la dissolution n'aura pas.

Non mais de fait la dissolution s'éloigne. Voilà. Enfin, pour une raison simple, c'est qu'aujourd'hui monsieur Lecornu est venu sympathiquement nous le dire sur le service public à 20h en expliquant que aujourd'hui il y avait une majorité absolue pour ne pas retourner aux urnes.

Voilà, ce qui fait quand même une un bon promis de majorité. Donc je pense malheureusement que cette hypothèse s'éloigne, même si je souhaiterais bien évidemment qu'il y ait une une dissolution en amont. On va parler d'un thème qui vous est cher, Mario Maréchal.

Pour ça, on va accueillir Raphaël Grabli pour le radar BFM. Bonsoir Raphaël, soyez le bienvenu sur ce plateau, ce thème Raphaël Marion Maréchal, c'est la liberté d'expression. Vous en parlez beaucoup sur vos réseaux sociaux et j'allais dire dans la vraie vie.

Oui, bonsoir Marc, bonsoir Marion Maréchal. Effectivement, vous êtes posé cette question pas plus tard que ce weekend sur votre compte X avec une question bientôt la disparition de notre liberté d'expression et vous évoquez dans la vidéo qui l'accompagne notamment les réseaux sociaux. Une rétorique qui rappelle un petit peu aussi ce qui se passe Atlantique chez les alliés de Donald Trump, notamment avec le discours du vice-président américain Jid Evens à Munique en en début d'année sur la censure des plateformes.

Un discours aussi d'Alex Brucevitz, un conseiller de Donald Trump que vous avez rencontré il y a il y a quelques jours et qui se plaint lui aussi justement d'une censure notamment de la droite et de l'extrême droite des réseaux sociaux. Alors, est-ce qu'il y a des éléments qui peuvent donner raison à Marion Maréchal quand il dit il y a aujourd'hui un risque de censure des réseaux sociaux sur la droite ultra conservatrice notamment ? Oui.

Alors, j'ai regardé les chiffres, c'est pas forcément évident. Déjà en 2022, vous étiez allié d'Eric Zemour, vous étiez cher au conquête. Éric Zemour qui a fait un carton sur les réseaux sociaux pendant toute la campagne.

En 2024, pendant la campagne législative, Jordan Bardella qui fait 100 millions de vues en un mois. C'est stratosphérique. Et juste derrière d'ailleurs c'était euh Marine Le Pen.

Et puis si on regarde la situation actuelle, Jordan Bardella sur TikTok, c'est 74 millions de likes. C'est plus qu'Emmanuel Macron. Marine Le Pen sur X, c'est 3 millions d'abonnés.

Si on enlève Emmanuel Macron, c'est la politique la plus suivie d'ailleurs devant Jean-Luc Mélenchon. Et puis si on regarde l'avenir X appartient maintenant à Elon Mus qui n'est pas, on va dire le plus wist des dirigeants d'entreprise d'E. [rires] Oui oui et et sous la pression de Trump, YouTube vient de rétablir les chaînes les plus radicales y compris euh complotistes et Marc Zuckerberg a annoncé démanteler les outils de fact checking et assouplir les règles sur la haine en ligne.

Donc finalement est-ce que vous avez pas gagné qui vous censure aujourd'hui ? Alors je je vais vous dire pourquoi j'ai fait cette vidéo dont vous parlez ce weekend. Ça n'est pas d'ailleurs tant même si j'y reviendrai sur la situation actuelle que sur un certain nombre d'annonces qui ont été faites et qui ne sont pas encore en œuvre. annonce cumulée à la fois du Ursula Vanerle, d'Emmanuel Macron, du chancelier allemand, tous disant qu'aujourd'hui euh il faut réguler euh davantage euh les réseaux sociaux, hein, c'est le terme qu'ils emploient.

Alors, ils mettent différents sujets sur la table, la question de l'anonymat aujourd'hui sur les réseaux sociaux, euh la question algorithmique et d'ailleurs Emmanuel Macron ne s'engage pas, dit lui-même qu'il faut favoriser davantage les médias mainstream, lutter contre les ingérences étrangères et lutter et lutter, excusez-moi, contre les fake news. Et si vous voulez, ce qui me fait peur derrière cette ce discours qui arrive, c'est que qui va dire ce qui est une fake news ? Est-ce que c'est je sais pas, c'est l'arrcomiste ?

Est-ce que c'est les juges rouges ? Est-ce que c'est l'État, le gouvernement ? parce que je vous rappelle quand même un certain nombre de choses euh au moment où il y a eu l'attentat du 13 novembre, puisque c'est d'actualité, à l'époque tous les politiques euh dont je faisais partie qui expliquait qu'aujourd'hui euh enfin que ces terroristes à l'époque pardon, étaient passés par les voies migratoires euh étaient attaqués et on leur reprochait euh de faire des fake news. pour ceux qui à l'époque bah les politiques tels que moi je vous le disais qui à l'époque dénonçait le fait qu' ah je vous assure je vous assure on oublie he et je me souviens même pendant le covid fig ceux qui posaient l'hypothèse du fait que cette cette maladie pouvait sortir éventuellement du fameux labo chinois de probablement d'ailleurs accidentellement cette hypothèse aujourd'hui qui est quand même considérée comme la plus probable était attaquée pour fake news.

Je je suis désolé de vous dire que ce qui m'inquiète si vous voulez, c'est le périmètre. Vous voyez ce que je veux dire ? De qui détermine ce qui est accessible ou pas.

Et face à cela, moi je vous dis, je considère qu'il faut toujours mieux un excès de liberté qu'un risque d'excès de censure. Voilà. Et donc, j'ai voulu alerter à travers cette vidéo.

Maintenant, en ce qui concerne, pour répondre l'état actuel, moi je vais vous le dire, je j'ai fait de la politique depuis 2012. Je me suis fait plusieurs fois censurer mon compte sans jamais sans jamais être condamné. Twitter euh compte à l'époque c'était Facebook sans jamais jamais avoir été condamné devant les tribunaux.

Jamais. Euh et je me suis fait plusieurs fois censurer mon compte. Je vous accorde que depuis que en l'occurrence les propriétaires de ces plateformes ont changé, il y a davantage en effet de liberté expression et je n'ai plus été confronté à cela.

Je voudrais vous entendre Mario Marachal sur ce qui se passe en ce moment autour de le roi Merlin l'enseigne de bricolage qui a décidé de retirer ses publicités du site de Frontière. frontière qui est un média proche de la droite identitaire. Le roi Merlin dit qu'il ne veut pas cautionner les propos tenus sur cette plateforme.

En réponse, il y a une campagne de boycott qui a été lancée contre le roi Merlin, notamment par des électeurs et des élus du RN. Quelle est votre position là-dessus ? Bah moi, je suis quand même assez choqué si vous voulez parce que les Sleeping Giants, c'est en fait un groupuscule d'activistes d'extrême gauche.

C'est eux qui ont repéré les publicités de ils font ça de manière systématique. En fait, c'est une c'est une méthode en fait. il ils identifient euh les publicités sur des médias considérés ou des plateformes considérées comme de droite.

Euh ils dénonce, ils intimident, ils harcèlent, ils font peur finalement euh aux grandes entreprises et donc les grandes entreprises se retirent et donc bah le fait c'est bien si le roi décide de retirer sa pub, c'est la liberté de cette entreprise. Je pense que je pense que c'est donné non mais c'est la liberté de tout le monde mais c'est quand même de fait donner raison si vous voulez aujourd'hui à ces méthodes qui sont des méthodes de voyou et je suis désolé de vous dire que à un moment donné Laurent Merlind se poser la question quand il fait ça est-ce qu'il envoie finalement le signal que moi je sais pas les électeurs de droit sont pas les bienvenus mais si vous voulez le signal qu'il envoie c'est de dire à certains égards bon bah je je trouve ça tellement insupportable qu'un média de droite puisse exister et et que je ne veux plus rien avoir à faire avec lui. Donc c'est un peu le signal de dire bon ben je veux plus que les consommateurs de droite viennent chez moi.

Il y a quelques années, Marian Marchal, vous vous en souvenez sans doute, Bernard Arnaud, le patron de LVMH, le patron du gru de de luxe LVMH, avait retiré des millions et des millions de publicités à Libération après une qu'il avait fâché. C'était la une casse-toi pauvre con qu'on voilà, casse-toi riche con, pardon. À l'époque, on vous a pas entendu.

Oui, mais excusez-moi, il y a une grande différence, c'est clibé de gauche. Bah non, la grande différence, c'est que ils ont pas été poussés à cela parce qu'un groupuscule d'extrême gauche est allé les dénoncer dans la presse, dénoncer ses publicités, leseler sur le atteinte à l'indépendance, on pas jou sur organiser. Non, mais ce qu' voulait moi c'est le mode à quelques instants, je je chér l'excès de liberté.

Non, mais excusez-moi, chaque grande entreprise est libre de faire la publicité où elle veut. Ce qui me dérange, c'est le moteur de ce retrait. Ça veut dire qu'en fait c'est un groupeuscule d'extrême gauche qui a intimidé une grande enseigne, voilà, qui a organisé une campagne euh de de discrédit de discrédit de discrédit sur les réseaux sociaux et sur internet qui fait que cette grande entreprise s'est sentie obligée pour des raisons d'imagirer.

Ça n'a rien à voir. Donc c'est c'est ça si vous voulez qui me choque. C'est ce moteur là qui me choque.

D'autant plus que à chaque fois derrière les discipline Giant, on voit un certain nombre d'élus et les filles défendre aujourd'hui ces méthodes. Mais bon, ça devrait pas nous surprendre. Un dernier mot euh après les propos d'Alain Souchon euh qui a estimé que les Français, je cite, ne sont pas assez cons pour porter le RN au pouvoir en en 2027.

C'est Pierre Arditi qui apporte son soutien à Souchon. Il dit que les artistes ont le droit de s'exprimer comme tout le monde. Au nom de la liberté que vous chérissez sur ce plateau, vous dites la même chose que Pérarditi.

Les artistes disent ce qu'ils veulent de la façon dont ils le souhaitent. Écoutez, moi, je vais vous dire euh je suis prête à faire un immense sacrifice et je l'annonce ce soir sur votre plateau. Si demain le prix à payer pour que le camp national et la droite arrive aux affaires était le débat d'Alain Souchon, je serais prête à signer ce deal.

Une immense tristesse. Mais non, mais écoutez, à un moment donné, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Voilà, je dire si Alain Souchon n'aime pas suffisamment, je vais vous faire un exemple inverse.

Moi si demain, vous venez de vous expliquer la liberté d'expression à tout prix, chacun doit pouvoir dire ce qu'il veut. Mais non, mais je veux dire, s'il nous dit demain, ça m'est insupportable au point que je ne peux pas rester, j'ai envie de dire, j'ai envie de dire "Vous savez quoi ? Good deal, partez." Moi je je raisonne pas comme ça.

Moi demain, si Jean-Luc Mélenchon arrivait aux affaires, je resterai d'autant plus pour me battre. Voilà, j'aime trop mon pays. J'aime trop mon pays.

J'ai envie de dire "Qu'importe le gouvernement, qu'importe le président, mon pays c'est mon pays." Voilà. Bon ben, on a manifestement pas la même approche.

Voilà. et moi, j'insulte pas mes compatriotes au passage. Merci Marion Maréchal d'être venu ce soir sur le plateau de 60 minutes.