Pauvres : les grands oubliés du plan de relance ? | Ça Vous Regarde – 19/11/2020
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 37 %Défensif 33 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse partielle
Les plus pauvres sont-ils les grands oubliés du plan de relance ?
- 6:00RelanceRéponse directe
Le gouvernement a-t-il été radin avec les aides aux plus précaires ?
- 9:00OuverteRéponse directe
La hausse du RSA est-elle une solution efficace contre la pauvreté ?
- 12:00RelanceRéponse directe
Les mesures d'urgence sont-elles à la hauteur face à la crise sociale ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Quels sont les trous dans la raquette du système de protection sociale ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Faut-il instaurer un RSA jeune ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Fait
« on est tous d'accord qu'il faut les autorisations »
- 0:30Fait
« les Américains vont vacciner à partir de la fin de l'année »
- 0:50Fait
« il est quand même très probable qu'on va avoir des vaccinations dans des groupes qui ont soutien était bien défini par le Conseil Scientifique dès le mois de juillet »
- 2:30Fait
« on aura besoin quand même d'avoir des centres assez spécialisé »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] bonsoir à tous et bienvenue dans savouregarde en direct ravi de vous retrouver toujours masqué mais toujours très heureuse d'être avec vous au sommaire ce soir nous recevons Laurent Berger le patron de la CFDT l'occasion de passer au crible avec lui l'action du gouvernement alors qu'une vague sans précédent de faillite menace comment contenir l'hémorragie face à une crise sanitaire qui n'en finit plus les mesures d'urgence sont-elles à la hauteur y a-t-il des propositions pour les améliorer on en débat dans un instant avec nos invités nous évoquerons aussi la crise sociale avec tous ces nouveaux visages de la pauvreté on a vu arriver des gens qu'on avait jamais vu toutes les associations caritatives en témoignent la demande d'aide alimentaire explose qui sont ces nouveaux publics qui basculent ceux qui n'ont plus rien sont-ils les grands oubliés nous en parlerons également enfin on s'arrêtera sur les vaccins c'est l'une des rares bonnes nouvelles en cette période pesante la campagne vaccinale va commencer en janvier c'est ce que promet le gouvernement mais La France est-Elle prête décryptage à suivre dans la deuxième partie de cette émission voilà pour le programme #vr n'oubliez pas tout de suite à ce débat [Musique] et bienvenue à vous chers téléspectateurs merci d'avoir choisi elle s'est fait bonsoir Laurent Berger ravi de vous accueillir sur ce plateau secrétaire général de la CFDT vous avez publié quelques semaines à peine sortir de la crise agir vite penser loin c'est chez Kalman Levy à l'époque ont déjà le monde d'après il s'éloigne de plus en plus face à cette crise sanitaire qui n'en finit pas on en dira un mot tout à l'heure mais on avait envie de vous proposer un débat avec Roland Lescure bonsoir merci d'être là vous êtes député en marche et surtout président de la commission des affaires économiques à l'Assemblée nationale on va débattre à la fois des réponses que le gouvernement apporte depuis le début de cette crise sanitaire sont-elles justes sont-elles efficaces surtout par rapport à cette pauvreté qui nous s'auto visage et envie de dire ce soir Jean merckart le porte-parole français Europe du Secours Catholique va nous rejoindre dans un instant enfin bonsoir Stéphane bonsoir Myriam Stéphane blackovski à mes côtés comme tous les soirs qui va ouvrir ce débat avec son billet d'actu si j'ai bien compris tout de suite [Musique] si j'ai bien compris ce soir la pauvreté explose si j'ai bien compris Myriam les principales victimes de la crise du covid en France ce sont les plus démunis alors depuis le début de la crise les milliardaires eux ont gagné encore plus de milliards les Français les plus riches ont épargné des sommes considérables sinon les retraités les fonctionnaires les salariés qui ont bénéficier du chômage partiel eux ont gardé la tête hors de l'eau en revanche la crise a eu un effet dévastateur sur sur les plus démunis quelques chiffres qu'on peut citer les demandes du RSA en estime qu'elles ont remonté d'environ 10% l'aide alimentaire vous en parliez accueil 20 à 30% de personnes en plus qui cherchent des repas gratuits donc au total on estime qu'il y a environ un million de Français qui ont basculé dans la pauvreté depuis le début le gouvernement ne reste pas inactif j'imagine alors non on ne peut pas dire que le gouvernement est inactif mais en même temps on n'a pas non plus l'impression que la lutte contre la pauvreté soit vraiment la priorité du gouvernement vous voyez dans le plan de relance quand on nous a beaucoup parlé il y avait 100 milliards il y a 20 milliards qui sont consacrés à des baisses d'impôts pour les entreprises en revanche quand on additionne toutes les mesures pour les plus précaires on arrive même pas à 2 milliards vous voyez ça fait 10 fois moins en fait on a l'impression que quand il s'agit d'aider les plus pauvres le gouvernement a tendance à être un petit peu radin donc par exemple vous savez on a eu une cette idée de d'une aide de 150 € bah au début j'encaisse ne voulait pas que c'était de modique de 150 euros soit versé à ceux qui touchent l'APL qui sont souvent des étudiants donc il a quand même pris deux jours pour réfléchir c'est dit que c'était peut-être un petit coup de pouce qu'on pouvait donner pour aider les jeunes donc il a finalement accordé cette prime de 150 euros pour les les bénéficiaires de l'APL effectivement vu l'ampleur de la crise en 50 euros franchement c'est pas énorme alors comme vous en une fois hein surtout que le gouvernement disait ben que quoi qu'il en coûte il était prêt à dépenser pour faire face à la crise donc puisque c'était quoi qu'il en coûte on aurait pu imaginer que les plus pauvres bénéficient d'un effort supplémentaire comme par exemple certains syndicales demandent donc Laurent Berger une hausse du RSA je crois que vous me demandiez vous 100 euros bon alors le problème c'est que le président Macron sur ce point il est totalement inflexible on l'écoute moi je tiens aussi à une chose c'est qu'on ne perd pas nos fondamentaux nos fondamentaux c'est la lutte contre la pauvreté par le retour à l'activité et le travail et plus on augmente de manière unilatérale tous nos minimas sociaux on les rebaisse jamais après plus on rend difficile le retour à l'activité oui donc selon le professeur chef de l'État Emmanuel Macron le remède à la pauvreté c'est l'emploi exactement Myriam merci vous paraître un peu bizarre sachant que l'année prochaine la Banque de France nous dit que le taux de chômage va dépasser le 11% mais que voulez-vous on se refait pas vous vous souvenez qu'en 2018 il était filmé dans son bureau il disait dans ce pays on claque un pognon dingue pour les minima sociaux et c'est pas très efficace donc manifestement il est toujours sur la même ligne mais les syndicats qui sont présentés ici par Laurent Berger sont pas les seuls à réclamer une hausse des minima sociaux il y a même des grands patrons qui sont sur cette ligne là bah voilà par exemple Louis Schweitzer l'ancien patron de Renault il était sur BFM Business et lui il voulait une hausse durable donc pas juste une petite prime une hausse durable des minima sociaux alors évidemment vous pourriez me dire mais est-ce que ça va pas coûter un pognon dingue vous n'avez pas dit mais vous pourriez dire je ne l'ai pas dit donc rassurez-vous Myriam j'ai la solution je vous ai trouvé un autre grand patron qui lui aussi réclame une hausse des minima sociaux mais qui en plus à une solution pour financer cette hausse c'est Louis Gallois on l'écoute je ne suis pas contre le fait qu'il y ait une solidarité qui s'exprime dans la crise par des impôts sur les personnes les plus riches ça peut être de nouvelles tranches d'impôt sur le revenu qui peut être provisoire mais je pense que il faut que il y ait cette solidarité puisse s'exprimer d'une certaine manière on ne comprendrait pas que c'est pas parce que ce sont les pauvres qui ont payé la crise au plus au prix fort c'est eux qui ont le plus subi le choc alors vous voyez le gouvernement a dépensé coûte que coûte quoi qu'il en coûte plutôt quand il s'agissait du chômage partiel quand il s'agissait de d'aider des entreprises et ça ça a été plutôt efficace mais là quand on va se développer la pauvreté en France on a sentiments qui a comme un effet de bons à retardement et donc la question qu'on se pose est-ce qu'il faudrait pas plus aider les démunis si on veut pas éviter une explosion sociale peut-être même dès l'année prochaine merci beaucoup voilà le décor est planté Laurent Berger pour rebondir est-ce que vous diriez que les plus modestes les plus précaire sont les grands oubliés de cette crise sanitaire et du gouvernement je dirais que les personnes qui sont en situation de pauvreté ou qui sont en précarité ne sont pas suffisamment aidés moi je suis pas dans le binaire j'ai jamais ce type de réflexion on peut pas dire qu'il ne sait rien passer d'abord il faut le dire dans le quoi qu'il en coûte il y a toutes les le soutien au travailleur à travers l'activité partielle ça ça évidemment éviter contrairement à ce qu'on a pu voir dans d'autres pays européens des travailleurs de tomber dans dans la situation heureusement qu'il était le chômage partiel c'est dit mais sur la situation spécifique des personnes qui sont en situation de pauvreté ou qui sont sur le fil de rasoir et qui risquent d'y tomber il y a pas ça pas été à la hauteur moi dès le début du plan de relance j'ai dit que le grand absent de ce plan de relance c'était le soutien à la demande à travers une aide spécifique des personnes les plus fragiles les plus en difficulté en situation de pauvreté à travers présentation du RSA l'instauration de RSA jeune je crois qu'il y a un angle spécifique à partir de 25 ans temporaire pour le coup mais un chèque relance qui soit à la hauteur pour que on ne tolère pas dans notre pays qu'il y ait 10% 10 millions de personnes qui sont en situation pauvreté et un enfant sur 5 qui soit en situation de pauvreté alors on va parler des solutions je voudrais qu'on reste sur le diagnostic j'en profite si vous n'étiez pas là avant c'est parce qu'on a des raisons de place ces contraintes de sécurité sanitaire Jean-Marc art bonsoir je le disais dans le sommaire vous êtes le porte-parole français Europe du Secours Catholique vous allez nous dire dans un instant qui vous voyez venir dans votre association mais d'abord Roland Lescure est-ce que vous vous avez au fond anticiper cette grande vague de pauvreté est-ce que est-ce que c'est à la hauteur on a l'impression franchement quand on regarde le plan de relance on n'est même pas 1% pour les plus modestes c'est une faute alors d'abord on est un peu plus que 1% et puis je voudrais revenir sur ce qui a été dit tout à l'heure quand même et je veux surtout pas botter en touche il y a un sujet sur les plus précaires Laurent Berger de l'a dit mais j'en ai un peu marre je dois le dire vraiment franchement qu'on oppose tout le temps les entreprises et les Françaises et les Français parce que si on baisse l'impôt de production pour les entreprises c'est pas pour enrichir Jeff Bezos c'est pour avoir plus d'entreprises en France et plus d'emploi quand on fait du chômage partiel c'est pour s'assurer que le lien d'emploi avec l'entreprise soit maintenue pour d'urgence sociale de milliards qu'on a mis sur le chômage partiel c'est pas pour aider les patrons c'est pour s'assurer qu'on garde le lien d'emploi avec l'entreprise pour la plupart des employés français pour éviter justement du temps dans la pauvreté de l'année des quatre des quatre plans d'urgence qu'on a voté depuis le printemps ensuite je pense qu'il faut pas opposer c'est sur le concret parce que plus de gens pourront rester dans l'entreprise garder ce lien à l'entreprise moi on en aura qui tomberont dans la pauvreté maintenant c'est vrai les chiffres le montrent on parlait d'un million en plus il y a des gens qui sont frappés par une extrême précarité y compris d'ailleurs des gens qui travaillent et c'est cela qu'il faut aider on l'a fait on l'a peut-être pas fait assez mais on l'a fait et on l'a fait de manière importante quand même je veux juste rappeler pour les étudiants on l'a peut-être pas fait assez est-ce que c'est une question que vous lancez comme ça dans le débat ou c'est ce que vous pensez vous perdez moi je pense qu'il faut qu'on évalue et c'est vrai que les chiffres qui sont sortis aujourd'hui les témoignages de leur coin sur le terrain sont assez saisissants donc il faut qu'on les prenne à bord mais faut pas oublier que sur les appels sur le RSA en tout cas sur ceux qui sont bénéficiaires du RSA on a fait des choses il y a maintenant c'était il y a quatre semaines le Premier ministre les a annoncé on a fait des choses pour les étudiants on a aussi mis en place un dispositif d'emploi des jeunes parce que on peut ne pas être d'accord avec le diagnostic du professeur Macron comme vous l'appelez mais moi je suis convaincu 25 ans que on a fait un choix qui ne mon point de vue n'a pas été c'est efficace et qu'aujourd'hui c'est vrai que ce qu'on essaye de faire notamment pour les jeunes c'est de les ramener vers l'emploi et juste en passant ça marche c'est-à-dire que les primes à l'embauche pour les jeunes qu'on a annoncé qu'on a mis en place de cet été elle se traduisent aujourd'hui par des embauches de jeunes qu'il a encore sont des jeunes qui ne tomberont pas dans la pauvreté c'est important j'entends ce que vous dites mais je pense qu'on est dans une situation exceptionnelle et je voudrais qu'on la décrive avec vous je vous donne la parole dans un instant mais on va d'abord regarder le sujet le reportage d'Hélène Bonduelle qui s'est rendu dans deux antennes celle des Restos du coeur et du Secours populaire reportage une heure avant l'ouverture ils sont déjà nombreux à faire la queue devant ce local parisien des Restos du cœur le responsable lui guette l'arrivée des nouvelles dans resalimentaire on va donner du lait de la des clémentines d'abord il y a des dates c'est plus que bienvenue parce que c'est on n'avait pas assez de stocks pas assez de stocks car ici on est passé de 800 à 1100 bénéficiaires en quelques mois seulement principalement les gens qui sont au chômage récemment quoi avec la crise du covid et les gens qui étaient pas qui c'est pas dans le besoin qui qui sont maintenant quoi par la force des choses quoi vous les voyez arriver chez vous de nouveaux profils de personnes que deux confinement successifs ont fait basculer dans la précarité dans un premier temps il y avait ceux avec les écoles est fermée donc ils avaient besoin de nouvelles des enfants le midi après il y a ceux qui ont perdu leur emploi ça touche des personnes qui avaient des emplois entre guillemets précaires et dit à la restauration où il y est comment dirais aux personnes qui font du nettoyage à domicile de lait voilà c'est aussi le cas d'Arlette assistante petit enfant qui a dû se résoudre à venir chercher des colis alimentaires j'ai fait en fait petite enfance et après par contre il y a eu la première vague et voilà c'est tout déclenché j'ai perdu l'emploi et là je suis obligé maintenant de venir au resto pour les ravitailler grâce à ses denrées elle va pouvoir se nourrir pendant deux semaines mais pousser la porte des associations caritatives et souvent un pas difficile à franchir la première fois on a l'expérience un peu des personnes qui qui sont un peu devant la porte qui n'osent pas rentrer et qui ont la gêne de vouloir passer cette porte c'est pas aussi simple que ça de passer une porte en disant est-ce que vous avez quelque chose à manger voilà madame je sais caché des côtes de porc une pizza le Secours populaire français a vu ses demandes d'aide augmenter de 40 % depuis le début de la crise et comme ici dans les Yvelines les collectes sont plus difficiles à organiser avant on pouvait organiser des initiatives de collecte financières comme des loto ou des braderies qui nous permettaient de financer nos actions aujourd'hui avec le confinement un peu plus du tout on avait aussi les collectes en magasin qui nous permettaient de collecter des produits alimentaires d'hygiène ou de bébé qui sont aujourd'hui vraiment ralentis et la tâche est d'autant plus difficile que la plupart des bénévoles sont en grande majorité âgées donc plus exposée au virus Jean-Marc art vous qui êtes sur le terrain qu'est-ce qui vous frappe le plus on parle des jeunes on parle des chômeurs mais il y a aussi beaucoup d'actifs de gens qui au fond anciennes des petits contrats non pas assez pour toucher le chômage partiel n'ont pas travailler assez longtemps des intérimaires mais qui n'ont pas non plus le seuil pour toucher les minima sociaux là sont dans un trou dans la raquette si on peut dire ce qui me frappe en voyant les images là c'est que effectivement c'est il faut se résoudre aller faire appel à l'aide alimentaire c'est très difficile en fait d'avoir à demander de l'aide pour pour nourrir ses enfants et en fait ce phénomène là il date pas du covid c'est-à-dire que en 2019 déjà il y avait 5,5 millions de Français qui avaient besoin de l'aide alimentaire pour se nourrir pour nourrir leurs enfants c'est un doublement par rapport à 2009 alors avec le covid et effectivement le basculement de tout un tas de personnes qui sont sorties avec des revenus du travail de jeunes qui s'apprêtaient à rentrer sur le marché du travail le basculement toutes ces populations là fait monter encore les chiffres et Olivier Véran parler en septembre d'un risque de 8 millions de personnes qui ont besoin d'avoir recours à l'aide alimentaire la solution est assez simple 12% de la population française qui a recourir dans la sixième puissance économique mondiale pour nous attendez que très concrètement il y a effectivement des trous dans la raquette de notre système de protection sociale à la fois les Français ont pu se rendre compte avec le la crise sanitaire que cette protection sociale était précieuse elle nous protège avec le chômage partiel avec le système de santé malgré ses faiblesses mais il y a tout un tas de population qui passe à travers les mailles du filet justement de ces contrats précaires de ces contrats d'intérim ce qui remonte quand on regarde les reportages c'est ces situations finalement vous avez enchaîné des contrats très courts mais vous n'avez pas travaillé assez longtemps pour toucher le chômage partiel mais en même temps vous gagnez ton 1700 1800 euros et vous ça vous ouvre pas droit au RSA il y en a beaucoup dans ce cas là c'est effectivement le type de situation et on ne touche rien quand on a entre 18 et 25 ans Laurent Berger touche rien c'est tout à fait juste quand on a entre 18 et 25 ans on a tout un tas de jeunes qui soient qui arrivent sur le marché du travail et qui sont parfois diplômés ou non diplômés peu importe sa manière et qui passe en travers les mailles du filet des dispositifs existants il y a des dispositifs existants qui s'appelle la garantie jeune le passé a qui permet d'être accompagné d'avoir une indemnités pour s'insérer professionnellement mais il y a des jeunes qui ne rentrent pas dans ces dispositifs parce qu'ils n'en n'ont pas besoin en termes d'accompagnement ce matin sur une antenne le le président des Restos du Coeur disait qu'il y avait un afflu de jeunes énormes et qu'ils avaient même été obligés de faire une distribution à la Cité Universitaire parce que il y a aussi ce phénomène là pour des jeunes étudiants par exemple il y avait parfois les petits boulots le petit boulot c'était évidemment dans l'hôtellerie la restauration on sait ce qu'il en est aujourd'hui c'était du baby-sitting qui ne s'opère plus non plus parce que les parents font pas forcément sortir ou en ont pas forcément besoin donc il y a des il y a des trous dans la raquette la question est elle est pas est-ce que elle est elle est de deux heures est-ce qu'on comble les trous dans la raquette est-ce que on regarde en face la situation de la pauvreté dans notre pays et le RSA par rapport au SMIC par rapport à quand le RMI a été instauré il a totalement dégringolé il a totalement dégringolé et moi je ne suis pas pour une société dans son montant dans sa proportion par rapport par rapport à son indexation sur le SMIC par exemple il a baissé et moi je suis pour une société de l'émancipation où chacun a la possibilité de s'en sortir évidemment que le travail s'est extrêmement important mais la réalité c'est qu'aujourd'hui y compris des gens qui travaillent d'une part et d'autre part des gens qui n'ont pas accès au travail pour l'instant et ont subi une crise économique non pas de quoi vivre décembre une augmentation du RSA il faut instaurer un RSA jeune et il faut avoir des politiques ciblées et il faut un quatrième élément si je peux me permettre il faut un soutien massif massif aux associations qui viennent aux personnes les plus émulées le RSA c'est très concret de combien et puis je vous donne la parole rôle je l'ai déjà dit je pense que pour revenir à un niveau par rapport au salaire minimum qui soit celui qui existait dans les années 80 il faut il faut il faut l'augmenter de 100 euros et c'est une première étape les associations avec lesquelles nous travaillons dans le cadre du Pacte du pouvoir de vivre nous disent que ce ne sonne peut-être qu'une première étape mais faisons cette étape elle arrêtons moi je veux juste le dire que il faut arrêter c'est de considérer que ce serait de l'assistanat c'est le raisonnement d'Emmanuel Macron non je ne comprenais pas si tu es personne je dis qu'il faut arrêter de considérer que cette assistant à moi je vais vous dire à chaque fois que je fais ce type de d'appel sur la question de la pauvreté qui n'est pas très qui est un peu singulière pour un syndicaliste vous le reconnaîtrez je reçois des courriers des insultes en disant mais c'est quoi ton histoire tu défends les assister etc faut sortir de cette logique là faut sortir de cette logique là on ne se grandira dans la société que c'est aussi on se préoccupe d'abord de ceux qui sont le plus en difficulté très clair Roland augmentation c'est qu'il faut arrêter de s'opposer dans ce pays d'opposer les uns contre les autres quand même je voudrais dire une chose importante c'est l'Insee quand ils ont sorti leur chiffre ont aussi annoncé hier c'était pas grand chose mais que la pauvreté en 2019 elle avait commencé à baisser et c'est pas par hasard c'est parce que par la prime d'activité qui effectivement a tendance à augmenter les quarts de rémunération entre le SMIC et le RSA parce qu'on a fait sur les aides à l'endroit où par le fait qu'on a rendu la France un peu plus attractivité même temporairement le logiciel de départ moi je pense que on l'a fait un peu alors peut-être pas assez mais votre collègue va dit tout à l'heure le Premier ministre a mis deux jours à réaliser que ça serait peut-être bien de faire quelque chose pour les jeunes on en est avec Stan Guérini au mouvement marche en grande partie responsable on a beaucoup insisté pour que dans les mesures de progreté qui ont été annoncées il y a 3-4 semaines les jeunes fois concernés alors qu'ils ne n'était pas effectivement au départ je veux juste qu'on n'oublie pas que c'est aussi en créant de l'emploi c'est aussi en créant de l'éducation ensuite au moins de 25 ans ça c'est pas c'est pas sur la table je suis Papou c'est un désaccordant parce que je pense que à court terme on peut sans doute faire plus je l'ai dit tout à l'heure on avait déjà fait et en partie grâce à nous il y a 4 semaines quand ça a été annoncé on a un sujet ponctuel de maintien des gens qui sont aujourd'hui dans extrême pauvreté et Laurent l'a dit il faut aussi Laurent Berger il faut aussi davantage aider les associations parce qu'on a vu le travail exceptionnels qui sont faites il y a des choses qui sont prévues dans le plan de relance en passant mais en revanche je ne crois pas c'est pas une histoire d'assistanat mais je ne crois pas que les jeunes de 18 à 25 ans doivent avoir un revenu minimum j'allais dire quel que soit les conditions parce qu'on a un défi effectivement moi j'ai vécu au Canada pendant 8 ans tous les jeunes travaillent tous les jeunes travaillent en fait plus qu'en France et on a une insertion des jeunes sur le marché du travail qui je voudrais reconnaître est plus efficace en revanche ce qu'ils ont fait ce qu'on n'a pas fait c'est que pendant tout l'été là les jeunes qui ne pouvaient pas travailler ont eu 2000 dollars donc presque 2000 euros chacun donc la question c'est que aujourd'hui il y a pas de travail je pense qu'il faut qu'on réfléchisse davantage encore à aider les jeunes aujourd'hui mais je ne crois pas moi un RSA pour tous et là-dessus je sais qu'on est pas là ce débat là il court depuis la création du RMI et le sujet c'était mais est-ce qu'on est désincite pas finalement des jeunes à s'insérer professionnellement il y a on a la chance d'avoir de très bons économies dans ce pays il y en a une qui s'appelle Esther Duflot qui a prouvé par l'économie qui a prouvé par un certain nombre de ces travaux que d'aller de d'avoir une indemnité une allocation peu importe comment on appelle ça d'un niveau suffisant pour survivre n'était pas du tout des incitatifs à prendre une activité moi j'étais mon métier d'origine c'est conseillé en insertion professionnelle j'ai constaté et j'étais quand j'ai lu les travaux des stars Duflot j'étais extrêmement satisfait parce que c'était un ressenti très profond parmi les professionnels et mes collègues etc lorsque une personne en bavait pour se nourrir faire vivre décemment ses enfants sa propension à reprendre une activité était beaucoup plus faible que lorsque la question économique était réglée entre guillemets c'est à dire lorsque de toute façon était meilleure et je crois que c'est vrai pour des jeunes c'est vrai pour des jeunes aussi parce que je ne crois pas que c'est si on verse une allocation un RSA pour les jeunes on les empêchera d'accéder à l'emploi je ne crois pas du tout à ça mais c'est vrai que c'est un débat Jean-Marc vous qu'est-ce que vous attendez très concrètement des pouvoirs publics de cette majorité nous on fait exactement le même constat que Laurent Berger c'est-à-dire que effectivement les personnes que nous accompagnons on a reçu l'année dernière un million 400 000 personnes qu'est-ce qu'elle demande deux choses elles veulent contribuer à la société par leur travail par une activité utile et elles veulent être protégées aujourd'hui contribuer à la société étant donné la situation du marché de l'emploi mais c'était déjà vrai hier c'est compliqué il y a un certain nombre de personnes qui sont quand même privées durablement d'emploi on ne peut pas leur imputer l'entière responsabilité et la protection elle est pas toujours au rendez-vous et je crois avaient parlé dans le point pauvreté ça nous ramène à avant la crise sanitaire d'un revenu universel d'activités où est-ce qu'on doit attendre un peu avant parce que la formation est importante parce que l'apprentissage d'un métier et oui parce que parfois parfois la galère et je parle pas de l'ultra galère qu'on a vu tout à l'heure parce que là on est dans une situation particulière qu'on doit adresser je le reconnais on fait beaucoup pour les associations est-ce qu'on fait assez pour les genoux le président des Restos du Coeur cité cette image qui choqué quand on l'écoute ce sont des jeunes livreurs des livreurs de repas on les voit tant toutes les grandes voilà qui nourrissent les gens et qui se retrouvent le soir même dans les banques alimentaires vous savez quand intuitivement on a dit attention il y a une augmentation de la pauvreté suite au confinement etc ce qu'on nous a renvoyé parce qu'on travaille avec le Secours Catholique avec d'autres associations qui sont les meilleures observateurs je suis désolé de le dire mais on nous a dit oui mais on ne retrouve pas ça dans les chiffres etc et on a dit mais regardez du côté des travailleurs indépendants mais très dépendant économiquement regardez du côté des jeunes étudiants regardez et c'est vrai qu'il y a pas une corde de population uniforme c'est diffus c'est diffus parce que des trous dans la raquette existent dans notre système de protection sociale et il faut reconnaître que quand en avril mai on a dit il y a un trou à tel endroit le gouvernement parfois à répondu mais hélas c'est diffus et on y répond pas que par des petits bouts de dispositif on y répondra par une vraie logique d'éradication de la pauvreté et ça ça nécessite des revenus pour les personnes qui la suivent on va pas forcément vous mettre d'accord on l'entend mais j'aimerais savoir dans les associations est-ce que la solidarité joue davantage est-ce que par exemple alors que à certaines périodes ça peut être difficile vous ne souffrez pas de de d'approvisionnement de denrées alimentaires on donne la grande distribution donne on peut on peut trouver maintenant suffisamment dans le besoin il peut y avoir des soucis et là maintenant l'Union européenne vient de d'annoncer un surcroît de financement pour l'aide alimentaire maintenant encore une fois du point de vue du Secours Catholique le projet d'un pays comme la France ne saurait être d'avoir 8 millions de personnes qui ont besoin d'avoir recours à l'aide alimentaire il faut augmenter les revenus il faut un revenu socle et la France est engagé au niveau international en 2015 elle a dit je vais éradiquer la grande pauvreté dans mon pays comme tous les pays du monde la grande pauvreté en France c'est au moins 700 euros par mois et par personne c'est à dire nettement plus qu'un RSA qui est aujourd'hui à 564 eurosa notamment par rapport au niveau de l'activité il y a est-ce qu'il faut élargir ça aux jeunes ce sont deux sujets je pense non moi je veux surtout pas botter en touche mais Esther Duflot fait des superbes économiques qui notamment montrent que les inégalités sont quand même bien moins importantes en France que dans les pays qu'elle étudie de près et notamment non mais au travail où on a dû mettre en place des aides massives parce que les gens n'avaient aucune protection sociale ça n'enlève rien à ce qu'on a vu tout à l'heure donc faut surtout pas donner l'impression qu'on oublie c'est plus démunis mais éradiquer la pauvreté c'est aussi c'est aussi créer du travail pour tous c'est créer de la formation pour tous c'est sortir les enfants pauvres des quartiers des villes populaires qui sont aujourd'hui presque condamnés à la pauvreté on met cinq générations en sortir pour s'assurer que un enfant pauvre aujourd'hui ne sera pas un pauvre demain il faut s'occuper des plus démunis mais il faut aussi tout faire pour les en sortir et je pense que la formation l'aide à l'emploi l'aide aux entreprises permet aussi de faire ça très bien pour terminer ce débat je voudrais vous interroger sur le climat il y a deux ans maintenant presque jour pour jour les gilets jaunes manifestaient et on pouvait même parler de conjonction sociale du pays comment vous vous sentez les choses aujourd'hui le basculement dans la pauvreté ça peut être de la colère aussi vous savez on a nous observation avec des gens qui ont travaillé de du climat de l'ambiance au printemps c'était de la peur cette peur elle s'est transformée en colère chez les travailleurs du public comme les travailleurs du privé et chez les retraités elle s'est transformée en tristesse donc c'est ça il y a une profonde lassitude une profonde fatigue psychologique et une une colère qui est pas forcément dirigée assez assez prégnante et ça on y répond comment on y répond pas par de la confiance et par de la protection la confiance c'est donner avoir qu'il y a une autre situation possible et la protection c'est de faire en sorte que comme c'est le cas pour c'est vrai nombre de salariés qui ont l'activité partielle pendant cette période difficile et bien c'est pour montrer que pour tous il va y avoir une forme de protections elle est aussi parmi les commerçants la vue récemment donc il faut essayer de la traiter de la canaliser et de donner des perspectives d'avenir ça c'est vrai que c'est essentiel il faut arriver à longer l'horizon c'est très compliqué quand vous risquez d'attraper un virus ou de perdre votre job dans les 24 heures qui viennent mais on essaye de le faire en tout cas merci à vous restez avec moi Laurent Berger merci évidemment c'est un sujet dont on va continuer à parler j'espère le moins longtemps possible mais malheureusement il est là il est encore devant nous je voudrais vous entendre sur le dialogue social un petit peu dans cette crise vos relations avec le président Laurent Berger on le sait n'ont pas toujours été des meilleurs c'est la séquence quand témoin [Musique] en êtes-vous avec Emmanuel Macron Laurent Berger la CFDT partenaire historique de la gauche au pouvoir vous avez peu goûté on peut le dire la manière avec laquelle il vous a traité au départ de ce quinquennat sur les sur les réformes sociales Macron berger je t'aime moi non plus c'est un sujet qui m'a été vraiment vous regardez vous réagissez merci à vous la clé d'une bonne relation tout le monde le sait c'est la communication sauf qu'entre ces deux-là avant même la toute première rencontre c'était mal parti nous avons des partenaires sociaux qui sont insuffisamment présents ou vivant si je veux dire dans la branche et dans l'entreprise beaucoup moins que dans la plupart des pays européens c'est ce qui nous a conduit à avoir des partenaires sociaux qui bien souvent font beaucoup plus de politiques que de dialogue social plus de politique que de dialogues Emmanuel Macron le candidat ne mâche pas ses mots alors forcément quand il était lu président Laurent Berger passe à l'attaque par les pistolaire vous étiez une interlocuteur privilégié précédent qu'un Kena ça n'est plus ça c'est une formule le ce qui est sûr il le sait le lendemain de son élection je lui ai fait une lettre ouverte auprès de la République en disant partager le pouvoir mais cette lettre reste sans réponse d'un œil extérieur il faut le dire cela ne présage pas une grande histoire d'amour le quinquennat débute donc au pas de charge avec d'abord les ordonnances travail ensuite la réforme de la SNCF et la grande maison tente entre Laurent Berger et l'exécutif continue je pense que le Président de la République récolte ce qu'il s'aime le président de la République il n'aime pas la nuance dans la confrontation des idées il préfère le bloc contre blocs jaune un peu comme les Gil et Laurent Berger le Martel il y en a eu des alertes Macron veut imposer une relation directe avec le peuple qui est dangereuse pour la démocratie vient alors le grand débat national et un espoir d'un mariage de raison mais encore une fois Laurent Berger se sent en mal de reconnaissance il n'y a pas de sortie positive de ce grand débat possible donc ça veut dire qu'il faut vraiment maintenant qu'on prenne le temps de discuter des solutions la CFDT avec d'autres a fait les propositions autour d'un pacte social écologique j'espère qu'on sera entendu quand Laurent Berger leader de la salle d'été appelle à une réunion des syndicats des associations pour construire un impact social de la conversion écologique vous lui répondez quoi ce soir oui on se met autour de la table j'entends ce qu'il a proposé je ne crois pas que ce que demande les gilets jaunes c'est une grande conférence avec des responsables politiques et des responsables syndicaux le temps passe et les crispations continuent avec notamment l'assurance chômage mais surtout la réforme des retraites et son âge pivot symbole du différent qui oppose et manuel Macron au leader de la CFDT il y a des centaines de réunions qui ont été organisées avec les représentants syndicaux depuis janvier 2018 des centaines et ça va continuer pour essayer d'élaborer le bon système le bon compromis social le bon contrat social le projet qui a été annoncé par le gouvernement porte à une ligne rouge énorme c'est cet âge d'équilibre et sur ce point Laurent Berger se fait entendre le retrait de l'âge pivot c'est une victoire pour tous les salariés mais cette réforme comme toutes les autres est mis entre parenthèses le temps de gérer la crise sanitaire alors Laurent Berger est-ce que ça va mieux avec Macron aujourd'hui c'est pas le sujet j'ai envie de dire est-ce que vous êtes suffisamment associé ça ça compte est-ce que les organisations syndicales sont suffisamment associées et dans le reportage il est sous-entendu que ce qu'on chercherait c'est une forme de reconnaissance je vais vous dire franchement moi dans mon parcours militant et de responsable syndical je m'en moque de la reconnaissance personnelle de la part du pouvoir mais le reportage montre bien que vous essayez de peser sur le feu et que la porte est restée justement c'est sur le fond sur le fond et sur le fond oui je pense que on n'a pas souvent été entendu je vais vous prendre un exemple vous vous citer fort justement et c'est très important la lettre ouverte que j'ai fait que j'ai écrite dans le monde une semaine après l'élection elle disait quoi elle disait attention monsieur le Président vous avez été élu parce que en face il y avait le Front National et heureusement que vous avez été élu vous avez été élu sur une société qui est fracturée sur un peuple assez divisé qui préfère parfois l'altercation au débat d'idées et et à la construction de propositions avec un monde en forte transition besoin d'écologie besoin de justice sociale une pauvreté qui qui après et j'avais dit vous pourrez pas faire tout seul ça s'appelait partager le pouvoir vous ne pourrez pas faire tout seul deux ans et demi après il de sépare rien fait moi je ne suis pas dans un bilan ou tout serait noir durant depuis 2017 il y a eu des choses qui ont été faites et qui et qui qui sont intéressantes je vais vous dire franchement la réaction du gouvernement face à la crise qu'on a traversé sur le soutien à l'économie et le soutien à travers l'activité partielle c'est une bonne réponse et bien deux ans et demi après je crois qu'il y a pas eu suffisamment encore cette co-construction et je crois que c'est ce qui nous oppose fondamentalement une forme de des partenaires sociaux une forme de verticalité qui a été opérée et ça ne se mesure pas au nombre de réunions c'est vrai que nous sommes dans un pays où lorsque vous êtes un représentant syndical vous voulez discuter avec telle ou tel ministre vous pouvez et toutes les organisations syndicales peuvent le faire mais ce dont il est question c'est que les cautions la société est épaisse au sens où elle représente des contradictions elle a besoin avec des situations extrêmement diverses les questions qui sont à traiter sont très compliquées il y a pas de moi ce qui m'énerve dans le débat public c'est le la facilité donc ça n'a pas vraiment changé ce que je dis c'est qu'il y a eu des inflexions un certain moment dans la volonté de discuter de partager on a voulu discuter sur les retraites on leur avait dit surtout ne mettre ne faites pas de mesures paramétrique ça mettra le bazar concentrons-nous sur un système plus juste sur une réforme ce qu'on avait appelé systémique ou en tout cas c'est tout d'actualité donc ce que je veux dire par ce que je veux dire c'est que et moi le passé je m'en fiche un peu ce qui m'intéresse c'est maintenant maintenant on l'a dit tout à l'heure dans une société qui enquête de sens je crois en quête de commun qui est en quête de justice et moi j'ai envie de rajouter une société qui devrait être guidée par un souci de solidarité et ça face à ce cette situation très compliquée une ambiance très compliquée on a besoin de confrontation d'idées on a besoin de faire ensemble et quand je dis ensemble c'est ce sont les acteurs territoriaux avec les élus locaux ce sont les associations qui sont le maillage du lien dans notre société a besoin ce sont les acteurs syndicaux et pas trop nous et patronaux c'est-à-dire que moi lorsqu'on est à ma place on ne demande pas à ce que toutes les idées de la CFDT soient reprises on demande à ce qu'on puisse co-construire et ça aujourd'hui c'est encore compliqué mais ça veut pas dire qu'on n'est pas écouté c'est pas dire que des choses ont avancées notamment depuis le début de cette crise suffit pas voilà on va retenir ça on entend que c'est de la demi teinte très clairement oui parce que pendant le début de la crise en mars avril objectivement à chaque fois qu'on a posé un problème on a on a été écouté pour écouter rechercher les solutions modulo ce que j'ai ce qu'on vient de discuter sur la pauvreté mais encore une fois maintenant il va falloir se projeter il va falloir redonner confiance à notre société parce que je voudrais vous interroger sur l'actualité du débat qui se tient en ce moment à l'Assemblée sur sur la sécurité globale mais d'un mot sortir de la crise agir vite pensée loin si on commençait à penser à la près on n'est pas quelle serait la grande réforme quelle serait la grande réforme qu'il faudrait faire sur le plan social si on voulait penser à la presse et je pense qu'on doit y être c'est on devrait se dire c'est quoi les indicateurs de progrès dans une société qu'est-ce qui doit guider nos actions l'action publique mais aussi nos actions collectives et je pense qu'on peut mesurer le PIB comme on le fait aujourd'hui il faut aussi qui sont de la santé la question de l'éducation de la pauvreté du respect de la biodiversité des inégalités soient aussi et puis après le deuxième grand réforme parce que ça ce serait une forme de direction à prendre la deuxième réforme je crois qu'il faudra qu'on redise très qu'on rediscute la redistribution des richesses et de la contribution de tous à égalité j'ai envie de dire au bien commun c'est à dire à travers la fiscalité et donc là oui il y a un sujet de contribution des plus riches que disait Louis Gallois tout à l'heure ce gouvernement cet après-midi à l'Assemblée nationale Gérald Darmanin le ministre de l'Intérieur a confirmé qu'il va proposer un amendement pour préciser l'article 24 l'article 24 de la proposition de loi sur la sécurité globale article très controversé vous le savez sur l'interdiction à certaines conditions de diffuser les visages de policiers en opération on va d'abord écouter le ministre de l'Intérieur la première guerre qu'évidemment mais comme l'article 24 les déjà écrit que la liberté de la presse est totale mais peut-être faut-il l'écrire davantage parce que la liberté de la presse est un point important et c'est évidemment un point qu'il faut évoquer dans le texte de loi si certains pensent qu'il y a un doute il n'y en a pas et je le préciserai en tout cas ce sera ce que je proposerai au Premier ministre et au rapporteur avec un X et as et deuxièmement introduire le mot manifestement c'est à dire que les images qui manifestement souhaitent nuire ou veulent nuire aux forces de l'ordre ce sont des c'est pas une réécriture monsieur le député la date c'est des précisions mais qui feront naître sans doute mais qu'il n'est pas déposé un amendement gouvernemental afin de faire voter je l'espère par la plus large majorité l'article 24 pour protéger nos forces de l'ordre Laurent Berger est-ce que cet amendement peut suffire à apaiser sur sur cette question je ne crois pas même s'il faudra regarder mais vous savez ça c'est c'est dramatique ce sujet là parce que on voudrait nous faire croire qu'il faudrait choisir entre la nécessaire de protection de fonctionnaires qui font leur travail et la liberté de la presse bah non faut pas choisir il faut faire les deux mais la liberté de la presse c'est sacré tout comme la liberté d'expression et donc oui c'est normal que des journalistes fassent leur travail se rendent à des manifestations sans se déclarer c'est normal diffusé des images ou à la télévision par contre les images est anormales c'est que des personnes sur les réseaux sociaux pointent des noms des adresses de fonctionnaires de police pour les mettre en danger mais il faut raison garder c'est au gouvernement de faire ce compromis et ce compromis oui nous on demande le retrait de cet article ce compromis ça peut pas être au détriment de la liberté d'informer merci beaucoup merci Laurent Berger d'avoir été notre invité sortir de la crise agir vite pensez loin c'est chez calma Lévi présent une page sur les vaccins je vous le disais c'est sans doute des meilleurs nouvelles de ces derniers jours mais est-ce que la France est prête d'un point de vue de sa logistique est-ce qu'elle est prête à vacciner toute sa population décryptage tout de suite [Musique] alors combien de doses va-t-on commander a-t-on la logistique pour la mise en oeuvre et qui sera prioritaire un monsieur ou une madame vaccin d'ailleurs pourrait être nommée dans les jours qui viennent la question des vaccins mode d'emploi fait avec Nathalie Gillard [Musique] quel vaccin sont disponibles aucun vaccin n'est disponible pour le moment mais après des essais cliniques bien avancés et prometteur 2 seront bientôt sur le marché le vaccin Pfizer biotech développé par un duo américain et allemand il serait efficace à 95%. l'autre c'est le moderna du nom d'une société de biotechnologie américaine il serait efficace à 94% dans le monde plus d'une vingtaine de laboratoires sont engagés dans cette course au vaccin aux enjeux sanitaires et financiers colossaux qui achète les doses avant même que les vaccins ne soient au point les différents pays se positionnent pour pouvoir en acheter dès leur mise sur le marché pour la France cela se joue au niveau européen l'Union européenne a signé cinq contrats avec des laboratoires un sixième est en cours de négociation la distribution s'opérera en fonction de la population de chaque pays via ce système le gouvernement français a déjà pris réservé 90 millions de de quoi potentiellement vacciner 45 millions de personnes pour 2021 Paris a mis un milliard et demi d'euros de côté pour financer la logistique et payer les vaccins qui seront gratuits pour les Français comment se déroulera la vaccination la campagne ne démarrera pas avant que toutes les garanties de sécurité soient remplies à promis le gouvernement peut être des janvier les soignants et les personnes vulnérables seront-ils prioritaires les généralistes pourront-ils vacciner faudra-t-il aller dans des centres spécialisés la stratégie de vaccination n'est pas encore définie ce qui est sûr c'est que ce sera un défi logistique le vaccin de Pfizer doit être gardé au froid à moins 80 degrés il faut trouver comment le stocker et l'acheminer le ministère de la Santé adore et déjà acheter 50 super congélateurs pour le conserve bonsoir Gérald kirdec merci d'être là vous êtes médecin urgentiste et consultant pour LCI et TF1 bienvenue sur ce plateau vous êtes député en marche des Français qui vivent en Asie et médecins de formation Christian brechot est avec nous via Skype depuis les États-Unis est-ce qu'il est là Christian brechot bonsoir monsieur vous êtes médecin chercheur et ancien directeur de l'Institut Pasteur et puis un peu plus tard dans l'émission peut-être on va le voir on parlera avec Jérémy Pelletier qui coordonne les études de la Fondation Jean Jaurès bonsoir Jérémy la Fondation Jean Jaurès qui a publié une étude passionnante sur le mouvement anti-vaccin et sur l'état de l'opinion face à ces nouveaux vaccins qui arrivent je vais commencer avec vous Christian brechot on est à un tournant fondamental avec ses différentes annonces Pfizer moderna et les autres est-ce qu'on peut dire d'une façon certaine avec ses premiers résultats très encourageants qu'on aura un vaccin sur pour la population de la planète dans les prochaines semaines alors oui je pense votre reportage d'ailleurs l'introduit très bien on a vécu au cours des 10 derniers jours une évolution vraiment très très forte et très positive je crois qu'on peut dire c'est exactement ça on peut dire oui on sait maintenant qu'on peut faire un vaccin contre ce coronavirus qui était tous sauf évident il y a quelques mois et bien sûr on a besoin d'autres informations bien sûr on doit être prudent on doit attendre les rapports finaux on doit attendre les autorisations de la FDA de l'agence européenne etc donc on est tous d'accord là-dessus mais oui on a maintenant la preuve qu'on pourra avoir un vaccin contre ce coronavirus mise au point réalise au point un vaccin de cette façon de quoi s'agit-il précisément alors je vais vous répondre sur l'ARN mais il faut bien savoir que à côté de ça il y a d'autres vaccins qui vont également marcher et des résultats sont moins bien connus mais qui sont en train qui ont en train d'arriver les Russes ont donné peu d'informations mais leur vaccins est en train de marcher et c'est un vaccin qui est basé sur adénovirus et il faut pas oublier ce que font les chinois mais pour votre question sur les ARN le principe si vous voulez qui effectivement est très novateur c'est que vous injectez directement non pas des particules virales non pas des structures je dirais remanier recombiner qui exprime le gène d'intérêt mais vous injectez directement l'ARN qui fait que quand il entre dans la cellule la cellule va directement synthétiser l'antigène la protéine du virus contre lesquels vous voulez stimuler la réponse de l'autre donc c'est ça c'est une approche extrêmement directe de la vaccination et qu'il en future d'ailleurs permet de bien s'adapter à d'éventuelles variations ou à d'autres virus et le fait que ce soit la première fois ne rend pas ce vaccin moins fiable si vous voulez de toute façon que ce soit pour ce vaccin ou pour les adénovirus ou pour d'autres vaccins parce que on va sûrement y revenir il y a vraiment d'autres procédés vaccinaux qui sont encore dans la cour c'est ça qu'il faut bien comprendre mais de toute façon ce qui est le juge de paix entre guillemets c'est l'avis des experts les autorités FDA et donc ce vaccin n'est n'a pas je dirais de pas droit par rapport à d'autres vaccins il va être évalué comme les autres et pour l'instant ce qui est quand même vraiment très intéressant c'est que dans les deux études Pfizer by yo-entech et dans l'étude moderna l'étude intérimaire mais enfin une porte sur quand même pas mal pas mal de gens elle ne montre pas d'effets secondaires importants dernière petite question et puis je fais circuler la parole la France dans tout ça l'Institut Pasteur et Sanofi on est à la traîne ou pas alors on peut voir les choses de manière à pour répondre de façon très très simple on est on est derrière la preuve donc ça c'est un fait maintenant encore une fois et je le dis pas uniquement pour le vaccin pasteur parce qu'il y a beaucoup d'autres vaccins les questions sur la durée de la protection l'efficacité dans les populations à risque votre reportage va très bien dit on envisage de vacciner bien sûr les le personnel de santé mais également les personnes âgées les diabétiques les personnes fragiles quelle va être l'efficacité de ces vaccins dans ces populations on ne sait pas pour l'instant et il y a d'autres approches vaccinales comme c'est de pasteur et comme d'autres qui peut-être je dis bien peut-être pourrait donner des protections supérieures donc il va falloir attendre maintenant pourquoi on est en retard on peut peut-être y revenir si vous le souhaitez mais je pense que ça s'explique par beaucoup de choses aux États-Unis et en particulier par la qualité des investissements et des interactions entre Acad et partenaires industriels les Américains qui investissent massivement dans la recherche Gérald kerzadi évidemment énormément de questions sur sur les vaccins d'abord quand même quelle rapidité non est-ce que il faut se féliciter on est à moins d'un an de cette épidémie on a déjà des vaccins il faut se féliciter oui de la recherche qui avance plus vite que d'habitude et la technique étant innovante ne nécessite pas les mêmes développements donc c'est pour ça que ça va plus vite c'est pas un vaccin comme comme un vaccin a été mis au point sur des œufs de poules par exemple donc c'est en fait on prend le code génétique c'est ce que Chris André show a expliqué on prend le code génétique on ne vous injecte pas de virus c'est pas du virus atténué c'est pas du virus tué etc c'est le code génétique et il va s'intégrer dans vos propres cellules et les vos propres cellules vont fabriquer une petite partie du virus ce qu'on appelle les spécules la coque du virus qui est inoffensive puisque c'est pas ça qui va pouvoir vous infecter et par contre ça va être reconnu immédiatement par vos cellules immunitaires et donc les anticorps vont être vont être développés donc ça explique que c'est plus rapide pour être c'est pas le vaccin qui va arrêter automatiquement la circulation du virus à prendre du temps c'est pas la fin du covid efficace il faut une couverture vaccinale efficace et oui il y a plein de de conditions en revanche c'est une arme extrêmement importante donc la rapidité oui c'est bien mais attention là quand j'entends 1er janvier tout le monde va être des vacciner on va commencer la vaccination il faut être c'est pas possible enfin j'ai assez dans un mois et demi ne serait-ce que les autorités réglementaires etc c'est impossible et j'allais dire il faut pas confondre vitesse et précipitations aussi il faut peut-être se donner un peu de recul il faut organiser les choses donc quels sont les plus grands obstacles est-ce qu'on sait qu'ils devraient conserver à moins 80 degrés pour celui de Pfizer modernement et c'est beaucoup plus acceptable en termes de distribution il va falloir qu'il y a une stratégie vaccinale aussi mais avant même ça il faut que les fourches codines des des évaluations pour garantir la sécurité c'est la FDA aux États-Unis c'est les autorités européennes ou françaises c'est fondamental qui est une évaluation ne serait-ce que pour que les gens on ait confiance dans ce vaccin pas parce que il est sorti tout de suite que il faut tout de suite se faire vacciner évidemment attendre que toutes les garanties que tous les comités d'experts indépendants des protocoles très strict à respecter la question de la logistique il va falloir les entreprises dans les stratégies pourquoi la stratégie de la France on nous dit déjà Gérald gerzec bon bah janvier il faut pas rêver alors ça c'est sur le plan technique parce qu'il y a la mise au point des protocoles d'évaluation soit par la FD aux États-Unis soit par l'Agence européenne du médicament ce sont deux autorités qui sont très rigoureuses sur les critères qui permettent de valider d'autoriser la mise sur le marché d'un nouveau produit de santé ça c'est incompréhension européenne qui décide c'est l'Agence du Médicament ensuite s'agissant des commandes actuellement c'est la Commission européenne effectivement qui a plusieurs centaines de millions de doses en négociations auprès de plusieurs laboratoires il y a pas seulement auprès de de Pfizer et by human tech et ensuite tout va dépendre quant à la stratégie il y a des éléments que nous n'avons pas c'est faudra-t-il une ou deux doses ça va peut-être dépendre on parle de deux sociétés donc on divise tout le temps le nombre de doses produites par deux pour savoir combien de personnes d'autres qui vont arriver qui sont peut-être en une dose vous voyez que selon le nombre de doses le temps qu'il faut entre deux doigts la façon dont ça réagit si je vous pose la question de la France et de l'Europe est-ce qu'on est en retard ou est-ce que on est un peu en train de se faire avoir parlé d'Américains c'est parce que il y a eu pas mal de prise de parole et notamment d'un chercheur français c'est moderna c'est un chercheur français à la base moderna c'était laboratoire américain qui a semé un peu le trouble en expliquant c'est Stéphane Mancel son nom en expliquant que l'Europe avait pris du retard qu'elle n'avait pas passé tous les contrats en premier contrairement à Donald Trump qui l'avait fait on va l'écouter et puis vous réagissez après selon les quantités qui veulent ce que c'est des grosses quantités vu le la population européenne les livraisons sont plus étalées que s'ils avaient commandé il y a un mois que s'ils avaient commandé il y a 6 mois plus attendre plus ça sera décalé dans le temps il y a plein de choses administratives et dossiers des trucs des alignements entre les pays c'est juste compliqué à gérer quand vous êtes 27 par rapport à quand vous êtes tout seul il a absolument raison c'est vrai aux États-Unis c'est un pays là où en Europe nous sommes 27 pour autant ça ne veut pas dire que on est handicapé par rapport aux autres parce que je croyais qu'il y avait un guichet unique pour une fois c'est la Commission qui décide pour tout encore une fois il y a la chance européenne des médicaments qui doivent valider ensuite il y a l'organisation de la commande et de la distribution et tout ça mais on n'a pas encore le vaccin comme le dit à docteur dit en dernier on n'a pas dit qu'on serait servi en dernier on n'a pas dit qu'on serait servi en dernier eux ont des méthodes qui font que les décisions vont plus vite les approvisionnements vont peut-être ça reste à démontrer la gestion de la crise je pense chacun d'obélis devant sa porte donc attendons de voir eux sont peut-être un peu d'avance ça reste à démontrer ce qui est certain aujourd'hui c'est que tant la Commission européenne c'est saisie du sujet pour voir comment commander et comment organiser la distribution et la France de son côté c'est saisi du sujet avec une équipe auprès du ministre de la Santé qui est en train de réfléchir à la stratégie il faut réfléchir à plusieurs stratégies puisque tout dépendra du vaccin et de la façon dont il est admises sont dotés d'une structure extrêmement dotée justement sur le plan financier qui s'appelle le barbare qui est une structure qui va justement faire de la recherche investir coin investir avec les industriels ce que n'a pas l'Europe ce que n'a pas la France non plus donc le retard il a été pris sur la recherche sur le développement ensuite Stéphane mancelle et dans une logique de business il dit le premier qui commande c'est celui qui sera livré le premier ça peut être un peu choquant aussi quand on entend ce ce genre d'accueil il est très bien il est très à l'américaine mais le retard c'est clair qu'il y ait après encore une fois on n'est pas un mois près moi je préfère avoir un mois de retard toutes les garanties sanitaires de sécurité et faire adhérer les professionnels de santé et les Français parce que c'est pas une instance plutôt que de se précipiter un tout petit effet secondaire qu'on n'aurait pas vu sur les effets sur les premières études même sur des milliers de personnes si vous vaccinez des millions de personnes là vous allez avoir une incidence de cet effet secondaire et franchement je pense qu'il faut vraiment avoir c'est pas du tout puisque on est dans plein dans le test pour l'instant on sait pas mais un effet secondaire qui interviendrait inca sur un million si vous vaccinez 40000 personnes dans les siècles cliniques vous ne le voyez pas des goûts vacciner à million il va apparaître vous venez justement sur la question d'un éventuel retard des Européens que nous sommes dans cette dans cette course au vaccin en fait ce que je voulais dire également sur l'aspect logistro se fixer sur le - 70 de Pfizer et ce genre de choses bayotech est déjà en train de préparer des annonces et travailler sur la stabilité je pense que ce qu'on va voir très rapidement c'est en fait que ces vaccins vont pouvoir être distribués d'une façon relativement je dis bien relativement simple et l'autre point il faudrait dire c'est que on est tous d'accord qu'il faut les autorisations je les dis et ça vient d'être redit on est tous d'accord les Américains vont vacciner à partir de la fin de l'année et ça va arriver et je pense qu'on va on est face à une accélération qui est tout à fait tout à fait remarquable je pense pas qu'on prenne des risques actuellement en faisant ça parce qu'encore une fois ça passera comme ça a été dit par les autorisations de la FDA donc je crois qu'effectivement si je dis ça c'est que oui il faut se donner toutes les mesures de sécurité on est tous d'accord oui il y a d'autres vaccins j'ai vraiment j'ai des repris tout à l'heure quand vous m'avez posé la question mais il est quand même très probable qu'on va avoir des vaccinations dans des groupes qui ont soutien était bien défini par le Conseil Scientifique dès le mois de juillet faut quand même pas faut quand même pas oublier ça il y a déjà eu un travail de fait donc on connaît les populations qu'il faut vacciner on va voir arriver des doses les Américains ont été vaccinés avec des autorisations de la FDA donc c'est pas n'importe quoi on a des études donc je pense qu'on va voir une accélération des choses et on va assister à un assouplissement d'un logistique sur la logistique on se souvient du H1 et de ses immenses entrepôts dans lesquels les Français étaient appelés à faire vacciner comment vous voyez les choses aujourd'hui est-ce que est-ce que ça va se répéter alors écoutez très franchement et c'est pas du tout pour fuir la question je pense que c'est pas mon rôle il y a des gens qui sont en train de réfléchir à ça et c'est pas du tout pour fuir mais la manière dont je vois dont je comprends et je crois que ça correspond à ce qui a été dit sur votre plateau je crois que dans un premier temps on aura besoin quand même d'avoir des centres assez spécialisé quel que soit l'organisation parce qu'il va falloir que tout ça soit bien contrôlé soit fait sous forme d'études où on suive très très bien les effets secondaires éventuels dont je vois pas comment on pourrait commencer avec une vaccination qui se ferait n'importe où alors après comment seront organisés ces centres ça ça n'est pas à moi de le dire merci Christian brechot je voudrais qu'on termine ce débat sur les anti-vaccins enfin en tout cas les inquiétudes qui sont très fortes rebonsoir Jérémy Pelletier je le disais vous êtes le coordinateur des des études à la Fondation Jean Jaurès la fondation qui qui publie une étude sur l'état d'esprit des Français avec ce vaccin contre le covid qui arrive on le sait un seul un français sur deux en France déclare ce vouloir se faire vacciner c'est très peu par rapport à nos voisins européens comment vous l'expliquez quels sont les raisons de ce qui refusent quels sont ces raisons qui le mettent en avant alors d'abord il y a une vraie spécificité française effectivement comme Blendi Myriam vis-à-vis des vaccins et vis-à-vis de la question vaccinale vous savez ça fait longtemps que la Fondation Jean Jaurès publie et réalise des études sur les théories du complot et on s'était aperçu quand on avait fait cette première vague d'études en 2018 que la théorie à laquelle les Français adhéraient le plus et la théorie que les Français avaient vu le plus passer durant leur vie c'était la théorie vous savez qui dit que l'industrie pharmaceutique serait de mèche avec le ministère de la Santé pour cacher au grand public la réalité sur une nocivité potentielle des vaccins donc il y a déjà en fait ce terreau ce terreau là il est que aujourd'hui sur les théories du complot si on prend des théories du complot ce qui est en tête de gondole c'est vrai que c'est la question et une question qui concerne les vaccins ensuite pour ce qui est des personnes qui sont les plus réactifs justement à la vaccination et qu'on peut pas forcément qualifier de de complotisme mais qui sont des personnes défiantes vis-à-vis de la question de la vaccination en gros on peut avoir on peut définir je dirais trois catégories vous avez effectivement la jeune génération plus vous êtes vieux plus vous avancez dans l'âge plus vous avez tendance à dire que vous êtes d'accord pour vous faire vacciner contre la covid de la covid-19 plus vous êtes jeune plus vous êtes réticent la raison principale c'est qu'en gros vous avez la jeune génération qui doute en fait de l'efficacité du vaccin en disant que bon globalement il n'y a pas assez de recul mais surtout qu'en gros c'est une génération qui ne se sent pas à risque et donc qui ne juge pas utile par définition de se faire vacciner parce que je voudrais faire réagir mes invités d'un mot est-ce qu'il y a plus de aussi chez les femmes vous avez plus de refuge chez les femmes absolument vous avez quasiment une femme sur deux qui dit aujourd'hui je ne me ferai pas vacciner contre la covid-19 contre 35% chez les hommes les femmes sont beaucoup plus inquiète des effets secondaires d'un potentiel vaccin c'est très clair en tout cas dans l'enquête et c'est un élément en tout cas central je pense pour la pédagogie qui va falloir faire sur le vaccin contre la covid merci beaucoup Jérémy faut préciser aussi que la confiance vis-à-vis des scientifiques et bien moi que au début de la crise sanitaire comment on fait face à ça engine comment vous allez rassurer après tout elles sont légitimes ces inquiétudes j'aimerais avoir la réponse et pouvoir être une peut-être une fée pour expliquer comment comment il faut avoir confiance c'est un vrai défi la confiance dans la science au-delà de la situation pandémique actuelle elle est ancienne ça n'est pas quelque chose de récent je ne sais pas l'expliquer comme médecin comme praticien je pense qu'on a une part de responsabilité nous-mêmes nous avons besoin d'être plus transparent d'être plus clair dans nos explications quand un jeune dit qu'il ne souhaite pas se faire vacciner il faut aussi qu'il faut comprendre qu'il ne voit pas la maladie le risque pour lui-même on voit pas le médecin en gros de 15 à 55 ans on voit pas un médecin déjà même malade quand tout va bien donc tout ça peut s'expliquer c'est à nous je pense médecin de reconstruire de rebâtir avec des gens c'est à VOUS élu de retisser la confiance vis-à-vis des politiques parce que c'est scientifiques la France aussi l'état qui va qui va devoir d'un mot vous avez même pas 10 secondes massive on va être sur une stratégie beaucoup plus ciblée et ça c'est important parce que la cible ça va être des gens qui sont plutôt convaincus merci beaucoup et pardonné c'était absolument passionnant on va continuer d'en reparler de ce vaccin que nous attendons merci Jérémy Pelletier très belle soirée sur LCP à demain [Musique]
Roland Lescure