LAURE LAVALETTE est l'invitée de PASCAL PRAUD sur CNEWS !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 25 %Attaque 55 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:11OuverteRéponse partielle
Qu'en est-il de l'avenir de la jeunesse ?
- 0:34RelanceÉludée
Sur les jeunes, vous n'étiez pas là ?
- 1:24FerméeRéponse directe
La dette est monstrueuse, 1000 milliards de dettes en plus par Macron, qui va rembourser ?
- 1:42OuverteRéponse directe
Les jeunes adultes ne parlent pas de la dette, mais de l'éco-anxiété ?
- 2:05OuverteRéponse directe
Sur l'article 11 et Ferrand, que pensez-vous ?
- 3:50OuverteRéponse directe
Qu'en est-il de la violation de l'obligation de réserve par Ferrand ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:23InvitéFait
« aucune dans l'histoire, depuis l'homme des cavernes, n'a bénéficié de conditions matérielles aussi favorables. »
- 1:26Locuteur 9Chiffre
« 1000 milliards de dettes, enfin milliards de dettes en plus par Emmanuel Macron, c'est absolument monstrueux. »
- 3:16Locuteur 1Fait
« Ferrand a violé son serment. Il a prêté serment auprès du président de la République. »
- 3:28Locuteur 1Fait
« Il a violé, encore une fois, les exigences d'une loi organique tout de même. »
- 4:00Locuteur 3Fait
« le Conseil constitutionnel s'est érigé en super législateur. »
- 4:47Locuteur 3Fait
« si Mme Le Pen est élue, elle va se heurter à un Conseil constitutionnel qui va s'ériger en contre-pouvoir. »
- 12:03Locuteur 1Chiffre
« Nous allons faire, à l'issue du quinquennat, 140 milliards d'économies. »
- 12:29Locuteur 1Chiffre
« Nous n'avons plus les moyens financiers d'apporter une aide qui, aujourd'hui, jusqu'à présent, nous a coûté en engagement 6 milliards d'euros par an. »
- 14:19PrésentateurChiffre
« 1 400 milliards de dettes en 10 ans, les Français sont exsangues. »
- 15:28Locuteur 9Chiffre
« Certains sondages la donnent même à 38% d'intention de vote. »
Temps de parole
- Invité35 %
- ?10 %
- Présentateur10 %
- Locuteur 39 %
- Locuteur 99 %
- Locuteur 58 %
- Locuteur 16 %
- Locuteur 26 %
- Locuteur 75 %
≈ 50,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Enfin, ils ne m'en ont pas parlé, figurez-vous. On a parlé d'autres choses, mais pas de Marine Le Pen hier. Peut-être qu
'ils
ne regardent pas ces news.
C'est
peut-être ça, là.
C'est une possibilité, effectivement. Il y a quelqu'un qui vous répond sur les jeunes et qui dit ceci. C'est vrai, l'avenir de cette génération est très incertain, mais pour ce qui est des 20 dernières années, celle de leur existence, aucune dans l'histoire, depuis l'homme des cavernes, n'a bénéficié de conditions matérielles aussi favorables. Ils ont été élevés dans l'idée que rien ne devait leur être refusé tout, tout de suite.
Sur les
jeunes, vous n
'étiez pas là lorsqu'on a parlé de la jeunesse.
Je suis
persuadé, effectivement, que la génération, ce qu'on appelle la génération Z, a été élevée, on appelle ça les snowflex, les générations flocons de neige, dans un espèce de sentiment de fragilité, ou effectivement dans un cocon, où l'adversité a été très peu présente. Ça les a rendus d'ailleurs fragiles psychologiquement. Et il y a un contrat, justement, entre le fait qu'ils étaient éduqués de façon surprotégée et un avenir très sombre, qui expliquent sans doute peut-être leur grande frustration aujourd'hui. La moindre
difficulté devient une monstruosité.
Les médias et les
politiques les entretiennent dans cette posture.
Et bien moi, je suis d
'accord
avec ça. Les
médias et les politiques les entretiennent dans cette posture.
Mais je
suis d'accord avec le fait qu'il
y
a une fragilité psychologique de cette génération qui se fait une montagne de tout, ça j'en suis consciente. Mais je suis désolée, l'avenir de la jeunesse est assez sombre dans notre pays, ça je voudrais le rappeler. La dette est monstrueuse. 1000 milliards de dettes, enfin milliards de dettes en plus par Emmanuel Macron, c'est absolument monstrueux. Qui va rembourser cette dette ?
Vous. Voilà. Je ne suis pas sûre qu
'ils aient
vraiment... Laure Lavalette.
Ils devraient avoir
confiance
en ça. Oui,
mais pour vivre avec des
jeunes
adultes, ils ne parlent pas de la dette. Par contre, ce qui est sûr, c'est qu'à chaque fois qu'ils prennent leur téléphone portable et qu'ils ouvrent brut ou n'importe quoi, où c'est tellement anxiogène, où on vous dit qu'un enfant, ça coûte 240 000 euros jusqu'à ses 20 ans, mais ils ne vont plus faire d'enfants. Quand vous n'arrivez déjà pas à payer votre facture d'électricité, et que vous ouvrez ça, vous vous dites, mais je n'y arriverai jamais. Avec cette éco-anxiété, il y a quand même tout un système avec ces réseaux sociaux qui, effectivement, ne
donne pas voie...
Bon, avançons sur... Non,
mais
attendez, c'est quand même une génération qui a peur.
Maïe Hélène. Oui,
parce qu'on peut avoir aujourd'hui 25 ans, 5 ans d'études et arriver au chômage. On peut avoir un travail qui est remplacé par l'IA avant la fin de vos études. On a conscience, certes, ce n
'est
pas la dette, mais on a conscience qu'on ne pourra pas acheter un appartement avant un certain temps, en tout cas pas près de l'endroit où on travaille en général. Donc c'est normal que cette génération n
'ait
pas envie de se lancer tout feu, tout flamme dans le monde du travail.
L
'appartement, je vous assure, quand on avait 25 ans, on n'achetait pas un appartement dans Paris comme ça.
Oui, mais aujourd'hui, on se dit qu'on ne pourra
peut pas l'acheter à 35
ans.
Georges Fenech demandait la parole. Donc on va réécouter ce que disait Madame... Je vous demande d'écouter, Georges. C'est vrai. On va réécouter ce que disait Madame Le Pen. Et oui, mais si vous parlez tout le temps,
arrêtez de faire... C'est un
numéro que vous faites.
Oui, de temps en temps.
Bon, on va réécouter Madame Le Pen sur Richard Ferrand, si vous n'étiez pas là tout à l'heure. Et moi, je trouve qu'elle rend le système... Les gens disent n'importe quoi. Elle demande simplement que M. Ferrand reste à sa place. Et elle veut interroger le peuple. La belle affaire, il y
a
des papiers partout pour expliquer que c'est le retour du fascisme. C
'est
quand même très étrange. Mais écoutons Madame Le Pen et je vous donne la parole.
M.
Ferrand a violé son serment. Il a prêté serment auprès du président de la République. Et dans son serment, il y a une obligation qui le tient, qui est de ne pas prendre position publiquement sur un sujet qui pourrait, soit qui a été, soit qui pourrait être soumis à la décision du Conseil constitutionnel. Donc vous demandez sa démission ? Je pense qu'il devrait dans ces conditions partir parce qu'il a violé, encore une fois, les exigences d'une loi organique tout de même.
Jean
-Sueynec, qu'est-ce que vous pensez
?
Moi, ce que je pense,
c
'est
que c'est que c'est
que
c'est cette
violation de l'obligation de réserve qui incombe au président du Conseil constitutionnel et à tous les membres d'ailleurs du Conseil constitutionnel
et
le symptôme criant d'une dérive du Conseil constitutionnel qui menace
notre
démocratie et nos institutions.
Du
contrôle de constitutionnalité, le Conseil constitutionnel s'est érigé en super législateur. C'est
-à
-dire qu'aujourd'hui, ils ont dit la Constitution, c'est une chose, mais nous devons aussi préserver la charte de l'environnement, nous devons préserver le préambule de la Constitution et, dernière en date, les principes généraux de la République fondamentaux. Les
principes
fondamentaux.
Les principes fondamentaux. Reconnus
par
les
lois de la République. Oui, mais qui a déterminé ces principes fondamentaux de la République ? Le Conseil constitutionnel lui-même. Donc, finalement, il se comporte en super législateur. Or, ce sont des juges qui n'ont pas été élus et qui n'ont pas l'onction du suffrage universel. Et si Mme Le Pen est élue, elle va se heurter à un Conseil constitutionnel qui va s'ériger en contre-pouvoir. Et ça, c'est inadmissible. On ne lui demande pas d'être un contre-pouvoir. On lui demande d'assurer la légalité des lois et ce qu'il ne fait plus avec un esprit de totale indépendance. On le sait très bien. On voit bien la composition du Conseil constitutionnel. On voit bien pourquoi M.
Ferrand a été, non pas sur ses qualités de juriste nommé, mais sur d'autres qualités, apparemment. Donc, je crois que ce qui menace vraiment notre démocratie et la prochaine élection présidentielle, c'est ces contre-pouvoirs qui ont été installés par M. Macron. Donc, la première des choses, à mon avis, qu'il faudrait faire, c'est une assemblée constituante, carrément, et redéfinir ce qu'est le Conseil constitutionnel. C'est ça qu'il faut faire. Il faut revenir à la constitution qui avait été voulue par le général de Gaulle et qui a été dévoyée ensuite par une forme prétorienne d'acquisition de pouvoir, de pouvoir, au mépris du législateur. Voilà
ce que je voulais dire. C'est une bonne
intervention, ça. Je
ne
sais
pas
si j'étais
clair.
C'est la meilleure intervention
depuis...
Vous ne l'avez pas parlé. Là, vraiment, c'était clair. Mais
moi,
ce qui m'amuse
toujours,
c'est la
réaction médiatique. Alors, Laurent Joffrin, forcément, pourquoi je le cite ? D'abord, parce
qu
'il est venu souvent ici.
Et
puis, son avis, comment dire, est représentatif. Voilà. Il dit une chose dans son journal, l'éditorial, justement révélée, dénoncée par Patrick Cohen, écrit-il sur France Inter, «
La
déclaration de Marine Le Pen exigeant le départ de Richard Ferrand, président du Conseil constitutionnel, est hautement inquiétante. Cette attaque en règle contre la loi fondamentale est la marque fondatrice des démocraties illibérales que les nationalistes cherchent à instaurer partout où ils parviennent aux responsabilités. » Exactement.
En
Pologne, en Hongrie et en Turquie.
Mais si vous avez cette analyse
-là... Eh oui, j'ai cette analyse. Mais vous êtes 50 dans Paris à l'avoir, c'est tout. Parce que les gens qui nous écoutent... C'est très méprisant pour les gens. Mais pourquoi ?
Nous,
on n
'a
pas fait des études de droit.
Vous savez que Victor Orban a changé la constitution
par le Parlement.
La Hongrie, la Pologne, la
Turquie, la Gautre... Mais c'est pas ce que propose... Mais
modifier la constitution... C
'est le signe même de ceux
qui veulent modifier les règles démocratiques. On a le droit de
modifier la constitution. Je répète que si on a
fait rentrer l'IVG dans la constitution,
par exemple... Modifier
la constitution par la voie normale, l'article
89.
Orban l'a fait par la voie
normale, vous savez, en Hongrie. Il l'a fait parce qu'il est des deux tiers du Parlement. Mais le préférant soit sorti un peu de
son rôle, je le concède volontiers. Mais sur le fond, il a raison. On
ne réunit la
constitution que par l'article 89. André,
c'est votre avis et je le respecte.
Non, non, c
'est pas un avis... Mais attendez,
attendez, attendez, attendez. C'est écrit dans
la constitution.
Non,
non, François Mitterrand. François Mitterrand, l'usage établi et approuvé par le peuple de l'article 11 de la constitution peut désormais être considéré comme l'une des voies de la révision, concurrement avec l'article 89. Il dit ça en 1988. François Mitterrand... Eh
bien,
il avait tort. Mais alors,
De Gaulle a tort, François
Mitterrand a tort,
mais André Valigny a raison. Dura l'ex, Dura
l'ex,
c'est l'ex. La constitution
est intangible.
Mitterrand a eu tort de dire ça. Mais Mitterrand... Mitterrand a
eu tort de dire ça. Je vous répète, Mitterrand avait tort.
De
Gaulle avait
tort. Il l'a fondé
avec tort, mais André Valigny,
lui, il a raison. Le
Conseil d'État, Gaston Monnerville, tous les juristes... Écoutez, vous
connaissez Jean
-Éric Chôtel. Jean-Éric Chôtel. Mais François Bachelier...
Qui est président de l'arrivée tous
les quatre matins. François
Bachelier, grand constitutionnel. Mais Bachelier dit le contraire. Bachelier n'est pas
Éric Chôtel. Jean-Éric Chôtel, chroniqueur au Figaro, de droite, a été secrétaire général du Conseil constitutionnel. Mais c'est pas le sujet. Il dit lui-même que ce serait un coup d'État institutionnel. Si Marine Le Pen recourrait à
l
'article 11, Jean-Éric Chôtel,
la référence de
Figaro... J
'ai une question pour vous, Laurent Valette. Richard Ferrand, il est là grâce à qui
? Vous êtes
abstenu quand il
a été... Mais comment c'était Dupond-Moré qui... C'était pire. Mais vous ne l'entendez pas aujourd'hui. Je vais vous dire... C'était
Taubira ou Dupond
-Moré qui... Non, il y avait
un autre candidat qui était...
Marine Le Pen
l
'a dit. Et
c
'est là où en plus... En fait,
votre
pari a
été perdant.
En plus, il ment parce que ce n
'est
pas exactement ce qu'il avait dit au moment, effectivement, où il est venu devant la représentation
nationale, où il
a été auditionné. Bah oui, parce que nous, quand on fait une promesse, entre guillemets, on s'y tient. En tout cas, on s'y tiendra.
Mais
il avait
dit...
Vous changez aussi parfois
des
promesses
que vous sentez. Ce qu'a dit Marine Le Pen. Vous êtes comme du monde.
Maintenant, parce que nous, on l'explique alors que la plupart des politiques changent d'idée sans expliquer vraiment pourquoi. Mais en fait, moi, ce qui me choque, c'est... Même pas que vous pensiez qu'on puisse ou pas faire appel à l'article 11. C'est déjà le fait qu'il donne son avis, en fait. Ah
oui.
C'est ce que je
dis en commençant.
Bah...
J
'ai dit qu'il était sorti un peu de
temps. Si le... Alors, Jorion Bachelier, il n'est pas content. Non, mais je pense
que c'est une
fébrilité. Il vous répond.
Il dit quel mépris, cet André.
Ah bah oui. Quel mépris.
Il dit si le général de Gaulle avait voulu des juristes pour protéger la Constitution, il aurait confié la mission au Conseil d'État. Le maréchal Fenech devrait savoir pourquoi le général se méfiait du Conseil d'État. Je ne
sais
pas pourquoi il vous appelle le maréchal,
à mon avis. Le Conseil d
'État en 1962 a vu que de Gaulle avait tort d'utiliser l'article 11. Le Conseil d'État, Gaston Monnerville, le
président du Sénat, Jean
-Éric Schottel,
l'utilisé tous les matins de
Figaro.
André,
vous voulez que je vous dise ce qu'a fait le Conseil d'État en 40 ? Ça vous intéresse ? Que je vous rappelle ? S'il était le seul. En tout
cas, c'est la preuve d'une grande fébrilité. C'est la preuve d'une grande
fébrilité. Écoutez,
il
n
'y
a qu'une chose qui pourrait nous rassembler, au-delà de ces argus-ci, auxquels les gens comprennent sans
doute pas grand
-chose.
D
'abord,
la variété
française,
mais au-delà de l'article 11 et 89, il y a une chose qui pourrait nous rassembler, c'est que les Français doivent se prononcer sur ces sujets-là. Point. Vous devriez dire, quel que soit l'article 11, 89, mon cul sur la commode, ce n
'est
pas le sujet. Est-ce que les Français veulent, sur des sujets très importants à être consultés, c'est ça qui devrait nous rassembler. Et vous, vous en avez la trouille, parce que vous savez ce que les Français pensent, et vous ne voulez pas les entendre depuis des années. C'est ça, le fond du problème. Et après, vous vous étonnez que, comme les Français ne sont pas écoutés sur plein de sujets, ils se tournent peut-être vers des gens qui n'ont jamais été au pouvoir. Donc, si vous les écoutiez, si en 2005, effectivement, lorsqu'ils ont dit non à la Constitution, si en 2008, vos amis députés et sénateurs, le Parlement unit... A la
demande de Sarkozy.
Mais peu
importe... A la demande de
Sarkozy. Ah oui, c'est Sarkozy qui a piétiné le rejet
du traité de 2005. Mais peu importe, ce n'est pas mon sujet. Si, si, alors
quand on attaque Sarkozy, on n
'a
pas le droit de le
dire.
Ce que je veux
vous dire, c'est que
les députés et les sénateurs ont voté contre le peuple. C'est ça
que je vous dis. A la demande de
Sarkozy.
Et
Georges
Fenec-Lafé.
Là, vous êtes de mauvaise
choix. Non, mais c'est les
députés et les sénateurs qui ont voté.
C'est Sarkozy qui a introduit cette révision constitutionnelle, enfin. J'avais Wilger
qui
était...
Simplement la formule du général de Gaulle. Quel formidable levier que le peuple et le suffrage universel.
Dernier sujet.
Le dernier
sujet,
le
budget.
Avec Agnès Verdier-Mollinier. Elle a été excellente. Madame Le Pen ? Elle a éclaté
Marine Le Pen. Ah, je savais que vous le disiez. Je savais que vous le disiez, Madame Le Pen.
Alors, moi, je ne suis pas libéral. Mais vous qui l'êtes, vous devez avoir bu du petit lait en écoutant Verdier-Mollinier. Elle a démonté le programme de Marine Le Pen. Elle l'a explosé en
direct. En
direct. Cher Laure Lavalette. Je n
'ai pas exactement le même avis que vous.
Écoutons cet échange sur le budget et l'économie.
Alors
là, c'était terrible.
Nous allons faire, à l'issue du quinquennat, 140 milliards d'économies. Et ces 140 milliards d'économies incluent les éléments de baisse d'impôt qui sont calculés déjà. Les éléments de baisse d'impôt que nous allons mettre en œuvre pour soulager le pouvoir d'achat des Français, notamment sur l'énergie, mais aussi pour permettre aux entreprises de recréer de la richesse. Nous n'avons plus les moyens financiers d'apporter une aide qui, aujourd'hui, jusqu'à présent, nous a coûté en engagement 6 milliards d'euros par an. Voilà. Donc, je suis navré de le dire. J'aimerais pouvoir aider financièrement l'Ukraine.
J'ai dit que nous continuerions, d'ailleurs, à apporter une autre aide militaire, éventuellement du matériel.
D'ailleurs, c'est sur l'économie, mais ce n'était pas l'échange précisément avec Agnès Verdier et Mollinier à ce moment-là. Bon. Là, de la même manière,
ce
qui est intéressant dans cet échange, c'est toujours la même chose. Les Français ne sont pas consultés sur l'aide à l'Ukraine. André.
C
'est-à
-dire
qu'on donne de l'argent à l'Ukraine. Évidemment, c'est sûrement très bien. Heureusement,
oui.
Mais heureusement. Mais sauf qu'il faut demander...
Vous
dites heureusement, mais peut-être que les Français,
ils
ne sont pas sur votre position. Alors, consultez les Français tout le temps sur tout, alors. Ah,
ben, il y a
des
élections... Ah oui, je sais que ça vous
enduit.
Ça, c'est très bien. Il y a des législatives. Mais est-ce qu'on a demandé l
'avis à l'Assemblée nationale ?
Il y a juste un paradoxe, c'est qu'à chaque crise... Oui,
c
'est beauté
dans
l'UG. Et à chaque fois, on a un gouvernement qui propose des cellules de concertation, des plateformes de concertation. Et lorsqu'il
y a
des sujets fondamentaux comme ceux-là, les Français ne sont pas consultés.
Sur l'antenne d'Europa SC News, la semaine dernière, Yael Brown-Pivet,
qui
est comme la présidente de l'Assemblée nationale, elle expliquait sans aucun problème que dans tous les cas, le budget actuel, ça allait finir sur un 49.3, un passage en force. Donc elle-même, ne
voyait pas du
tout en la possibilité d'un débat qui aboutisse à un budget qui serait adopté par les députés, ce
qui est
quand
même la moindre des choses qu'on peut demander. Plus l'éclatement de l
'Assemblée nationale, ça va finir par un 49
.3. Moi, je n'ai
pas connu, et lui, depuis 4 ans, je n
'ai
pas connu un seul budget qui est passé normalement. Il n
'y
a
eu
que des 49.3 et effectivement
un passage en force du gouvernement. On n
'aura
pas
les
présidentielles. Est-ce que la France doit continuer à donner de l'argent à l'Ukraine ? Elle
n'en a plus
les moyens, Pascal Praud.
Je
veux dire, voilà, 1 400 milliards de dettes en 10 ans, les Français sont exsangues. Il
y
a un tiers des Français qui a 100 euros le 10 du mois pour terminer le mois. Ça n'est plus possible financièrement. Après, il y a d'autres façons d'aider l'Ukrainien, je le dis. Avant-hier, j'étais à l'école militaire pour la présentation de
l
'armée de terre. J'ai vu des chefs militaires, des généraux, des colonels m'expliquer comment ils formaient, évidemment, les soldats ukrainiens. C'est une bonne façon de faire. Ça coûte de l'argent aussi, mais c'est vrai que
c
'est une façon de faire qui nous paraît pertinente pour continuer cette aide. Mais l'aide financière telle qu'elle était prévue et telle qu'elle a été faite, nous n'en avons plus les moyens. Nous aurions les moyens, nous continuerions à aider l'Ukrainien.
Voilà
ce qu'on pouvait dire sur l'intervention de Mme Le Pen hier soir. Je posais la question en début d'émission. Une campagne présidentielle, c'est la rencontre d'un homme, d'une femme avec les Français. C
'est
la quatrième fois que Mme Le Pen se présente devant les Français. Comment ça peut se passer ? Comment ça va se passer ? Est-ce que vous avez une sensation, une idée, une intuition ?
Ce qui est quand même très frappant, c'est de voir à quel point Marine Le Pen est haute dans les sondages à ce niveau de la présidentielle. Certains sondages la donnent même à 38% d'intention de vote.
C
'est absolument gigantesque.
François Mitterrand, 74.
Voilà, donc ça fait 50 ans que ça ne s'est pas vu.
Qui n'avait pas gagné au deuxième tour.
Mais
je crois qu'il termine à 44, 45, 46.
Tout à fait. Au premier tour,
74,
il
est à plus de 40. Non, il est tout seul. Il est tout seul. C'est le programme commun. Il n
'y
a pas de communiste.
Donc là où il est à
34, ça peut être en 88. Mais
attention
parce que le danger d'être ultra favori et d'être aussi haut sur les sondages, c'est peut-être de s'endormir sur ses lauriers et peut-être de moins travailler son programme, de moins travailler ses propositions et peut-être du coup se retrouver dans l'entre-deux-tours, dans une confrontation réelle très difficile. Est-ce que vous pensez que c'est un danger que vous avez repéré et estimé au
Rassemblement national ? Le danger,
Madame Bastier, pour moi, ce n
'est
vraiment pas celui-là parce que je pense effectivement que c'est le moment de la rencontre du peuple français avec Marine Le Pen. Donc au contraire, on est galvanisé et le travail, il est décuplé. Par contre, ce
qui
est sûr, c'est qu'il y a un risque, c'est que les Français ne se déplacent pas. Et on a un électorat qui peut être assez volatile. Et c'est vrai que l'abstention est notre pyramide. Et quand vous êtes très haut dans les sondages, les gens ont l'impression que c'est bon,
ça
passe. Et voilà. Et donc moi, je dis aux gens, évidemment, si vous voulez que les choses changent, il
faut
glisser ce bulletin, Marine Le
Pen. Et l
'élection de 1960
? L
'arc républicain va jouer cette fois.
Quand
on voit monter, effectivement, M. Raphaël Glucksmann, on ne sait pas ce qui peut se passer. Est-ce que toute la gauche ne va pas sur...
Déjà,
on
vient de parler
de Marine Le Pen pendant
40 minutes pour André Valigny. Maintenant, vous lui imposez Raphaël Glucksmann. Donc déjà, vous allez le mettre en colère. Il a fait tout de suite. Ah ben oui, non mais... Il a pris 5 points depuis...
C'est l'effet primaire. C'est l'effet primaire. C'est
l
'effet primaire.
André défend l'idée de François Hollande. Alors, pour 1974, c'est très intéressant d'ailleurs, parce qu'au premier tour, Giscard fait 32, ce qui était déjà haut, mais évidemment, François Métirand est tout seul, il fait 43. Bah oui, il est tout seul. C'est pour ça qu'on y est cru. Bah oui, vous avez cru.
J'avais 18 ans, j'ai fait un meeting
à Grenoble, c'était formidable. Bien sûr, il s'en souvient. Et il y avait même des gens qui imaginaient qu'il puisse passer au premier tour. Je me souviens, j'étais gosse. Et en revanche, au deuxième tour... De Gaulle n'avait pas fait campagne. Au deuxième tour, il
fait... De
Gaulle
n
'était
pas candidat.
De Gaulle en 1974, il était mort. Je veux dire, Georges, De Gaulle n'avait pas fait
campagne.
Je parle
de
65. Ah bon
? Il n'avait pas fait campagne.
C'était ton Métirand. Mais écoutez, soyez
sérieux, Georges. Excusez-moi. J
'étais bien parti. Et vous savez combien il fait, François Mitterrand, au deuxième tour ? Parce qu'une élection de 1974,
elle
est incroyable. Mais non, il fait beaucoup plus que ça.
Il
fait 49-19. Oh là là. 49-19. Et Giscard fait 50,81. Le vert était dans le fruit. Elle est incroyable, cette élection. Parce que la France est quand même très à gauche en 1974. Et elle est très, très à gauche. Bah oui. Il y
a
un parti communiste qui doit être encore à 20 ou 25. Il
n
'y avait pas le monopole du cœur. Bien sûr. Un cœur, il bat à chaque façon. Bon, les intentions de vote. Alors les intentions de vote.
Et
on va voir évidemment l'effet Lysnard,
qui
est dans votre région, que vous connaissez. Bon. Il y
a
un sondage, on l'a vu Marine Le Pen très haut, mais M. Retailleau était avec nous hier. Et précisément,
j
'ai l'impression que c
'est
la première fois qu'il le dit aussi clairement. Oui. Il y a un axe avec David Lysnard. Et ils vont s'entendre. Et ça sera l
'un
ou l'autre. Écoutons, Bruno Retailleau était sur Europe 1 hier, hier après-midi, entre 16 et 18 heures.
Demain, cette élection, encore une fois, elle est imprévisible. Il faut créer une surprise. Bien sûr. La vocation que nous avons avec David, c'est qu'on puisse faire bloc si on est attaché, autant que je le suis. De travailler ensemble ? Bien sûr. Évidemment. Évidemment. De
faire
un ticket, pourquoi pas ensemble ? Mais évidemment qu'il faut qu
'on
se retrouve. Évidemment. Écoutez, je pense, s'il est président de l'Association des maires de France, je n
'y
suis pas vraiment pour rien. Il le sait. Et d'autres aussi le savent. Mais pour le moment, il est candidat.
Mais
bien sûr.
Et vous êtes candidat. Je suis
candidat, absolument. Donc il y en a un qui devra se retirer. Il y en a un qui devra évidemment se retirer. Le plus stupide, ce serait que tous les deux, on aille au bout. Et
qu'en réalité... Mais si par exemple, il était devant vous, vous pourriez imaginer vous retirer et réciproquement ?
Ce n'est
pas le cas pour l'instant. C'est comme
les hirondelles.
Si c
'est ça, c'est... Les
hirondelles ne font pas un seul... Les sondages, il y en a un ou deux par jour. Donc ce n
'est
pas ça qui va déterminer, je veux dire, l'avenir. Mais ce que je pense,
moi... Mais vous
par exemple, vous n'irez pas jusqu'au bout, quoi qu'il arrive. Écoutez, ce qui me détermine, ce n
'est
pas les sondages. C'est la force de conviction. Je porte un projet qui est original, qui est libéral. Évidemment, un peu comme David. Voilà, je tiens aussi au service public. J'ai un pied régalien sur l'ordre public. Je veux changer la Constitution profondément, parce que je pense qu'il n
'y
a plus vraiment de démocratie. Moi, je veux que ce soit demain, parce que c'est interdit aujourd'hui. Aujourd'hui, le peuple français ne peut pas, par référendum, dire quelle est la politique d'immigration qu'il veut choisir. Et vous entendrez dans une deuxième
partie, j'ai interrogé également sur Sarah Knafo, parce que son idée, ça serait d'ouvrir, évidemment, jusqu'à Reconquête.
Un ticket Lysnard, Knafo, Retailleau aurait du sens, effectivement. Ce serait cette droite entre la droite le péniste et le centre philippiste. Et effectivement, une droite à la fois conservatrice, identitaire et libérale, qui aurait, je pense, un grand sens politique. Et puis, ils sont assez complémentaires, en fait, parce que David Lysnard a cette image de très libéral, parlé, voire même parfois presque libertarien sur certains sujets. Et Bruno Retailleau, qui n
'est
plus sur les sujets régaliens d'immigration, d'État de droit, d'ordre public, je pense qu'il ferait un ticket absolument complémentaire. Et ce serait vraiment stupide s'ils étaient tous les deux sur la ligne d'arrivée à la fin, enfin, en tout cas, à la veille de la présidentielle. Ce
qui est sûr,
c'est qu'un axe commun était prévu. Ce n
'est
pas sûr que Bruno Retailleau avait prévu, pour le coup, que ce soit David Lysnard qui le doux par sa droite et que se pose pour lui la question d'ensuite le rallier. Après, depuis le début, pour le coup, Bruno Retailleau plaide pour qu
'il
y
ait
une entente. Donc on peut supposer que, c'est sûrement ce que voudrait l'électorat de droite d'ailleurs, on peut supposer qu'à la fin, ils finiront par s'entendre, même si l'effet médiatique de David Lysnard continue à monter et qu'il fait une vraie percée dans les sondages. Mais
on n'en est pas là. On
va
marquer une pause,
mais comme dirait Céline Dion, encore un jour, encore une heure ? Encore un soir, encore
une heure. Encore un soir, vous restez... Encore une
larme de bonheur.
Vous
restez avec nous. Nous sommes
d'accord. Bon,
simplement, s'il vous plaît, Eugénie, n'en faites pas trop, parce que si vous pronostiquez, à deuxième tour, Lysnard Retailleau contre Marine Le Pen,
vous allez
nous faire tuer. Vous allez nous tuer définitivement.
La
tête d'André Valigny.
Vous
allez nous tuer André Valigny, parce que là, il sera obligé de voter David Lysnard, ou obligé de voter
Sarah Knafo, ou obligé de... Non, non, Knafo, non. Lysnard, pourquoi pas ? Si c'est pour éviter Marine Le Pen, évidemment.
J'ai bien fait de
venir, dites-moi. Vous savez
parler
aux femmes ce matin, c'est
gentil. Bon,
les femmes sont majoritaires.
C'est le cas de l'État. Ah non, on est trois
hommes et
quatre. Oui, oui. Ce n'est pas des moindres. Ce qui est vrai, c'est que,
genre, ils sont deux. Donc, bon,
on fait
quatre.
Mais
je vais vous dire, le son le plus important, je maintiens, c'est ce que Mme Le Pen a dit sur le pouvoir, et c'est le premier son qu'on a écouté. Les hommes qui partent en ballon.
Mais j'ai trouvé que c'était bien ce qu'elle disait.
Exactement.
Non,
non,
elle a eu une... D'ailleurs, je le répète devant Laure Lavalette, pour qu'elle la convainc que je ne suis pas sectaire, sur le fond, à mon avis, elle a été à côté de la plaque du début à la fin, mais sur sa personnalité, la façon qu'elle a eu de fendre l'armure, de dire qui elle était, quel était le rapport à son père, je l
'ai
trouvé assez sincère et intéressante.
J'ai l'impression
que c'est vous, ça,
l
'influencer sur ce
chemin-là. Ah, elle l'avait
déjà fait à
Reims. Mais vous, c'était très
beau quand elle était
venue.
Je vais vous dire, c'est un chemin de vie. Aujourd'hui, c
'est
la quatrième fois qu'elle vient. Il y a effectivement l'âge aussi qu'elle a, l'expérience. Et on est tous pareils, on n'est pas les mêmes que lorsqu'on avait 20 ans. Et je pense qu'elle rencontre son destin ou pas. Oui. Ou pas.
Oui, mais c
'est pas nice.
C'est-à-dire qu'après, elle ne se représentera pas une cinquième fois. Donc c'est ou elle rencontre la France, ou ça sera une autre chose. C'est en tout cas comme ça que je l
'ai
ressenti, moi, hier soir. 9h56, vous restez encore quelques minutes avec nous. Il y aura Laurent Oberton qui viendra. On parlera dans la séquence du spectateur de Rabbi Jacob.
Génial.
Parce que ça, ça nous intéresse beaucoup. Salomon, vous êtes juif. Je vous garde quand même. Je vous garde quand même. A tout de suite.