Anne-Cécile Violland : il faut éviter les désinformations sur le climat
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je crois que la loi telle qu'elle a été pensée, c'est pas une attaque à la liberté d'expression et à la liberté évidemment des journalistes et de la presse en général. En fait, ça part d'un constat. Le premier constat, c'était de se dire "On est en 2022 et quel constat fait-on quand on prend tous les échanges, toute la presse, tous les médias, tous les médias confondus, on se rend compte que seulement 3 % des contenus traitent de la question climatique. 3 % de tous les contenus." J'ai envie de vous dire les candidats n'ont pas non plus fait énormément de propositions sur ces enjeux.
Alors sans doute effectivement qu'il peut y avoir des liens avec ce que les candidats ont dit ou pas, mais ça ça montre quand même alors que on est dans une urgence climatique, je crois qu'on a pas besoin de le rappeler, c'est c'est quand même un fait qu'on ne peut pas laisser sous silence et dont il faut s'emparer. Donc il faut imposer aux médias d'avoir un quotat de temps pour l'information écologique. C'est ça.
Ça c'était le constat de départ. L'idée c'est de se dire il faut absolument qu'on puisse en parler. Et puis la deuxième brique qui vient très rapidement c'est qu'il faut qu'on en parle mieux et qu'on évite effectivement les désinformations.
Là c'est clair que l'étude quota climat montre à quel point nos médias sont orientés mais c'est pas une nouveauté. Moi, j'ai envie de dire que là, on parle de la question climatique, mais d'une manière générale, on sait très bien pour diverses raisons qu'on a de nombreux médias qui vont orienter, qui vont conditionner une certaine pensée dans leurs auditeurs, chez leurs téléspectateurs et que là ça pose un vrai problème, je pense, de démocratie.
Anne-Cécile Violland