MATTHIEU VALET est face à SYLVAIN MAILLARD sur CNEWS !
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:45OuverteRéponse directe
En baissant les taxes, la TVA, c'est ça ?
- 1:42ComplaisanteRéponse partielle
Très frappant dans les deux réponses qu'on vient d'entendre, il y a évidemment la réponse de Sylvain Maillard, qui nous dit : « Voilà le contexte, voilà le contexte »
- 2:59OuverteRéponse directe
Vous voulez réagir, Sylvain Maillard ?
- 3:29FerméeRéponse directe
Alors, libérer les stocks stratégiques ?
- 4:26OuverteRéponse directe
Mathieu Vallée, vous l'avez rajouté, répliqué ?
- 4:49FerméeRéponse directe
Parce que ça coûte 12 milliards ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:09Invité politiqueFait
« Les Françaises et les Français suffoquent, et à la pompe, on est à des 2,40, pour certaines stations, c'est même plus. »
- 0:17Invité politiqueFait
« Alors qu'en Espagne, par exemple, c'est 1,80 pour le diesel et pour l'essence. »
- 0:20Invité politiqueFait
« Au Portugal, ils ont aussi mis les taxes à 0%. »
- 0:27Invité politiqueFait
« Donc les Français, il y a eu un sondage, estiment que passer 2 euros, c'est un seuil qui est insupportable. »
- 0:34Invité politiquePromesse
« Nous, on propose une baisse significative de 13,50 à 14,50 si vous mettez du diesel ou de l'essence sur un plein de 50 litres »
- 0:47Invité politiquePromesse
« En baissant de 20% à 5,5%, pardon, Laurence, vous avez raison de me le faire préciser. »
- 0:56Invité politiqueChiffre
« la prime qui a mis en place le gouvernement, alors c'est 1 000 euros pour les entreprises qui veulent aider leurs salariés pour aller au travail »
- 1:00Invité politiqueChiffre
« mais le premier dispositif, il prévoyait déjà 100 euros entre avril et octobre. »
- 1:05Invité politiqueFait
« La moitié des gens éligibles, seulement on fait la demande, mais c'est une véritable usine à gaz. »
- 1:25Invité politiqueChiffre
« les gros rouleurs auront 100 euros et 100 euros et 80 euros en plus, 280 euros. »
- 1:31Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, un plein de 50 litres, c'est 150 euros »
- 2:01InvitéFait
« si le chef de l'État se contente de venir donner des explications aux Français en disant « C'est la faute de la situation internationale » »
- 2:20InvitéFait
« Il a dit que puisque c'était la faute de la situation internationale, ce n'était pas au gouvernement et à l'État de régler la facture »
- 4:00Invité politiqueFait
« Parce qu'en fait, le président Trump, il y a 48 heures, a dit qu'il réfléchissait au fait d'empêcher les compagnies américaines d'exporter le gazole, dont nous sommes relativement dépendants du raffinage, vers l'Europe ou vers les autres pays. »
- 5:00Invité politiqueChiffre
« C'est 1 milliard par mois. »
- 5:11Invité politiqueChiffre
« C'était 12 milliards que ça rapportait. »
- 10:01Invité politiqueChiffre
« par exemple, le photovoltaïque et ces énergies qui ne rapportent pas beaucoup d'argent et qui nous coûtent 7 milliards d'euros par an. »
- 10:10Invité politiqueChiffre
« Quand on propose d'arrêter l'aide publique au développement, 2,3 milliards d'euros »
- 10:30Invité politiqueChiffre
« il manque 2 milliards d'euros pour les logements des gendarmes »
- 10:33Invité politiqueChiffre
« la LOPMI, 15 milliards d'euros »
- 10:58Invité politiqueFait
« l'Ukraine, quand Louis Alliot a dit on coupe le robinet »
- 11:30Invité politiqueChiffre
« Diminuer, diminuer parce que ça nous coûte quand même 7 milliards d'euros. »
- 11:54Invité politiqueFait
« Sur la LOPMI, je rappelle que vous l'avez voté »
- 17:37Invité politiqueChiffre
« d'une dette de 3500 milliards de dettes, dont 1400 pour M. Macron. »
Temps de parole
- Marine Le Pen34 %
- Sylvain Maillard32 %
- Invité15 %
- ?9 %
- Présentateur6 %
- Invité 25 %
≈ 33,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
J'allais dire pas grand-chose, mais je vais pas jouer les rabats-joies ou les grincheux. La réalité, c'est que j'attende qu'ils fassent une baisse notable et immédiate des prix de l'essence à la pompe. Les Françaises et les Français suffoquent, et à la pompe, on est à des 2,40, pour certaines stations, c'est même plus. Alors qu'en Espagne, par exemple, c'est 1,80 pour le diesel et pour l'essence. Au Portugal, ils ont aussi mis les taxes à 0%. L'Allemagne va le faire également, donc en fait, on est les derniers en Europe, pour l'instant, à pas le faire. Donc les Français, il y a eu un sondage, estiment que passer 2 euros, c'est un seuil qui est insupportable.
Nous, on propose une baisse significative de 13,50 à 14,50 si vous mettez du diesel ou de l'essence sur un plein de 50 litres, ce qui n
'est
pas rien. Quand vous faites plusieurs pleins par mois, c'est essentiel. En
baissant
les taxes, la TVA, c'est ça ?
En
baissant de 20% à 5,5%, pardon, Laurence, vous avez raison de me le faire préciser. Et d'ailleurs, sur ce sujet-là, la prime qui a mis en place le gouvernement, alors c'est 1 000 euros pour les entreprises qui veulent aider leurs salariés pour aller au travail, mais le premier dispositif, il prévoyait déjà 100 euros entre avril et octobre. La moitié des gens éligibles, seulement on fait la demande, mais c'est une véritable usine à gaz. Moi, j'ai discuté avec des gens sur le terrain, ils ont fait des demandes, ils n'ont pas eu de retour, certains dépassent les seuils, donc ils n'ont pas accès, et le pire, c'est pour les gros rouleurs.
Vous imaginez que là, ils ont remis 100 euros, donc pour une infirmière, qui depuis le début de l'année libérale, rentre dans les critères, c'est-à
-dire
25 000 infirmières et infirmiers seulement, sur 99 000 que compte le pays, et bien la réalité, c'est que les gros rouleurs auront 100 euros et 100 euros et 80 euros en plus, 280 euros. Aujourd'hui, un plein de 50 litres, c'est 150 euros, donc vous imaginez que ça ne paie même pas de plein, quand les infirmières et les infirmiers soignent ceux qui sont les plus éloignés, soit ceux qui ont le plus besoin, soignent ceux qui n'ont pas accès, notamment à l'hôpital.
François Cox, c
'est
très frappant dans les deux réponses qu'on vient d'entendre, il y a évidemment la réponse de Sylvain Maillard, qui nous dit, « Voilà le contexte, voilà le contexte
international,
c'est important de l'expliquer aux Français », et le Rassemblement National qui nous dit, « Voilà, nous, c'est pouvoir d'achat, c'est concret, c'est quotidien, c'est ce qui se passe aujourd'hui pour les ménages ». C'est très symbolique de cette campagne à venir ?
C'est très symbolique de cette campagne à venir, mais ce qui est certain, c'est que si le chef de l'État se contente de venir donner des explications aux Français en disant « C'est la faute de la situation internationale », il va susciter encore un peu plus de désillusions, si tant est que ce soit possible, sur sa personne. L'autre élément, c'est que cette position-là n'est pas tenable. Le chef de l'État l'a expérimenté vendredi, sur deux points par exemple. Il a dit que puisque c'était la faute de la situation internationale, ce n'était pas au gouvernement et à l'État de régler la facture, si je puis me permettre.
Il a été contredit par son Premier ministre dès mardi, qui a annoncé de nouvelles mesures sur les hydrocarbures. Et le deuxième point, c'est que M. Macron nous a dit, au regard de la situation internationale, « Non,
non,
mais ne vous inquiétez pas, il n
'y
a pas de problème sur les volumes. » Or, la question des prix cache la question des volumes, qui est peut-être bien plus importante. Et j'ai noté que là encore,
il
y
a
eu une inflexion 48 heures après le discours du chef de l'État, quand son ministre de l'Économie est venu nous dire, « Non, non, il n
'y a
pas de problème sur les volumes
pour
les deux mois à venir. » Ce qui laisse entendre que nous ne sommes à l'abri de rien, encore plus quand on a suivi l'actualité du week-end et ce qui s'est passé en Arabie saoudite.
Alors, vous voulez réagir, Sylvain Maillard ? Oui,
parce que je crois que ce n
'est
pas une question de droite, de gauche, d'être « On est bien aimé Emmanuel Macron ou pas aimé Emmanuel Macron. »
Ce
qui est important, c'est qu'on soit réaliste sur la situation, pour qu'une partie de la situation, qui est des difficultés extrêmement fortes internationales, est dans une situation très mouvante. Vous parlez des stocks. Vous avez raison de parler des stocks.
Il y a des ruptures de stocks
actuellement. Non, ce
n
'est
pas tout à fait ça. En France, il ne manque
pas de pétrole.
Ce qui se passe, c'est qu'on…
Alors, libérer les stocks stratégiques
?
Ce qui se passe… Mais il n
'y a
pas de… Laurence Ferré, il n
'y a
pas de difficultés particulières d'approvisionnement. Quand il y
a
des difficultés, c'est dans les stations totales, parce que tous les gens se ruent dans les stations totales, et vous le savez très bien, parce que c'est moins cher. C'est un problème d'approvisionnement de l'entreprise elle-même, mais qui… Ce que veut dire M. Le Coq, c'est tout à fait différent. C'est-à
-dire
qu'il part du principe en disant « Est-ce qu'il y aura un moment, une difficulté d'approvisionnement ? » Par exemple, sur le gazole. Et là, la discussion, et je pense que la question va lui être posée, pourquoi on en parle maintenant ? Parce qu'en fait, le président Trump, il y a 48 heures, a dit qu'il réfléchissait au fait d'empêcher les compagnies américaines d'exporter le gazole, dont nous sommes relativement dépendants du raffinage, vers l'Europe ou vers les autres pays. Et là, on pourrait avoir une difficulté. Et c'est pour ça que quand Roland Lescure dit « Il pourrait y avoir une difficulté », il n'y
en
a absolument pas à l'heure actuelle. Mais il
peut y en
avoir. Mais soyons conscients des choses,
voilà, tout simplement.
Mathieu Vallée, vous l'avez rajouté, répliqué ? Non,
mais
je réponds à Sylvain, vous savez pourquoi les gens vont chez Total ? Parce qu'en fait, le GESEL, il est à 2,20€, et l'essence, il est à 1,99€. Donc, Total… Ça ne m'a pas échappé.
Non, mais je précise. Non, mais je crois que ça n'a échappé aucun Français. On voit les queues devant Total, ne m'inquiétez pas, ça n'a échappé à personne.
Visiblement, à M. Macron, qui ne
veut
toujours pas baisser la TVA de 20% à 5,5%.
Parce que ça coûte 12
milliards, Mathieu
Vallée. Non, 15
milliards même. Vous voyez, on a même mieux chiffré que vous.
Mais c'est combien, Sylvain Maire ? C'est
1%, vous allez vous écouter. C'est 1% de
la dépense publique.
C'est 1 milliard par mois. Mais nous, on a proposé, par exemple, de lutter contre la spéculation. Vous savez, c'est l'argent qui ne vient jamais dans l'économie réelle, qui ne préflite jamais à nos entrepreneurs, à nos créateurs, à nos chefs d'entreprise, à nos petites et moyennes entreprises, à nos entreprises de taille intermédiaire. C'était 12 milliards que ça rapportait. On a fait un contre-budget qu'on a proposé chaque année. On le fera encore d
'ici début octobre.
Mais les services de Bercy,
c'est leur travail
? Ils ne
font
que ça ?
Non, mais nous, on ne mise
pas sur Bercy, on mise sur politique. Ce n
'est
pas aux fonctionnaires de déterminer le budget de la France. C'est
quoi ?
C
'est
Marine Le Pen qui va faire les contrôles fiscaux ? Ah ben, c'est Marine Le Pen qui va proposer un budget politique. Le
budget, vous le savez, vous le député. Ça, c'est l'avantage d'être dans l
'opposition
en
France.
C'est qu'on peut dire n'importe quoi.
C
'est les services
de Bercy qui font des contrôles fiscaux. Non, mais d'accord,
mais nous, on ne laissera pas la
main aux fonctionnaires.
On prendra la main politique parce que c'est les Français qui choisiront la présidente ou le
président. Non, mais c'est de l'argent magique.
Parlez de l'argent
magique.
Mais pas d'argent magique. On fera des choix que vous ne voulez pas faire. Mais, pardon, regardez, descendons de votre pédestal. Monsieur
Le Cornu sur le budget.
Super, du coup, on va s'entendre,
on
va même aligner le Wi-Fi. Mais la réalité, c'est que vous avez un premier point. C'est que monsieur Le Cornu dit qu'effectivement, on peut revoir un peu la contribution de la France au budget de
l
'Union Européenne. Ce qui était finalement une chasse interdite il y a quelques temps. Et la deuxième chose qu'il a évoquée, pardon, en piste de travail, en tout cas, raccordez vos violons parce que l'orchestre est en
train
de dysfonctionner. Mais la deuxième chose, c'est pareil pour les prestations sociales non contributives des étrangers. Nous, on souhaite qu
'ils
travaillent à temps plat pendant cinq ans pour y prétendre. Ça permettrait aussi d'économiser de l'argent. C'est deux sujets sur lesquels le gouvernement semble faire un petit pas dans la discussion. Mais de toute façon, si vous voulez que le budget de la France tienne la route et qu'il n
'y ait
pas une sortie de route comme on connaît actuellement, il faudra écouter les oppositions.
En
tout cas, c'est le sens de la
lettre. Moi,
je suis ravi. On va écouter évidemment toutes les sources d'économies. Parce que pour le moment, les députés, quels que soient les groupes qui proposent des économies, on va les regarder avec grande attention. Deuxième point.
On a proposé un
contre-budget l'année dernière.
Vous aurez pu le regarder.
Moi, ce que je regarde, vous êtes député comme moi. On regarde les votes, les propositions et les amendements posés, pas les contre-budgets faits sur...
Nos votes sont la
conséquence de notre contre-budget. On va pouvoir les constater. Je me souviens quand vous avez voté
26 milliards d
'augmentation d'impôts
en une soirée. Je vais
répondre parce que vous avez fait un amalgame tout à l'heure en disant que nous voulions une baisse de la contribution de la France au budget de l'Union européenne. D'ailleurs, les agriculteurs vont être avis, puisqu'une grande partie d'entre eux retourne pour
la paix. Je ne suis pas personné
qu
'ils sont contents de l'Union européenne avec les traités de libre-échange,
les normes. Est-ce qu
'il est mage-midi face à la concurrence du monde entier
?
Google a été condamné, une grosse amende a été condamnée et va payer cette amende. Nous,
ce
qu'on dit, c'est que cette amende, elle doit rentrer dans le budget. Elle ne doit pas être un plus pour le budget. Elle doit être répartie en fonction des contributions des uns et des autres. Donc, ça sera un peu moins pour les Allemands, un peu moins pour les Français, un peu moins pour l'ensemble des
pays. Et ça nous permettrait de maintenir
le même budget pour l'Union européenne, mais ça nous permet de contribuer un peu moins parce que la partie de l'amende de Google pour la France permettrait de diminuer la pression dessus. Mais on ne veut absolument pas baisser le budget de l'Europe.
Non,
non,
mais M. Maillard, quand vous voyez bien qu'il y
a
une demande de baisse des taxes, ce que l'État ne gagne pas parce qu'il y a une baisse de la consommation, du coût des carburants, 30% je crois depuis le début du mois de septembre,
c
'est considérable. Si ça s'accélère, c'est autant de moins qu
'il
ne rentre pas dans les caisses de l'État.
C
'est autant de moins qu'il ne rentre pas dans l'économie, dans la consommation. Donc, c'est perdant, perdant en réalité.
Non,
mais une augmentation, la situation internationale et une augmentation du prix du pétrole, de toute façon, c'est perdant pour
tout le
monde.
Moi, je vous parle de baisse de taxes.
Non, mais les baisse de taxes, alors,
si vous voulez, le budget de l'État, ce n'est pas quelque
chose
de
sanctuarisé en haut, et puis c'est l'argent de tous les Français. Quand on fait moins d'activités, donc on fait rentrer moins de taxes,
on
a moins d'activités. En fait, tout le monde est perdant. Et la situation
internationale, c'est pour ça qu'il faut trouver le plus rapidement possible... Il y a 400 millions d'euros
de recettes fiscales en moins sur l'essence depuis le début de la crise. Sur l'essence, mais sur l'activité en général. Donc,
l'activité en général est encore pire.
On le voit bien. Évidemment que c'est très mauvais pour l'économie mondiale et pour l'économie française.
Et
donc, il faut y trouver des solutions. C'est aussi ça sur lesquelles va être interrogé Emmanuel Macron ce soir. C'est-à
-dire,
quelle est l'activité de la France pour
l'Ukraine ? Qu'est-ce qu'il va dire de plus que les
six ministres qui se sont succédés hier
?
20 heures, il y aura des réponses. Non mais
c'est quand même
important de dire...
Il est allé
voir hier Donald Trump. Moi, j'ai envie de savoir ce qu'il s'est dit avec Donald Trump. Parce que ce qui se passe d'Etrouche-Dormuz, c'est évidemment la situation iranienne. Je
vais
faire savoir ce
qu'on dit Trump. Je vais dire l
'imping, moi. Si Donald Trump dit qu'il veut empêcher les exportations de gazole vers la France, moi,
je
veux savoir ce que Donald Trump a dit éventuellement à Emmanuel Macron. Parce que ça aura des conséquences directes
dans
la vie des Français.
Ça fait six mois qu'il y
a
la crise en Iran,
qu
'il
y a
la guerre en Iran avec l'Etrouche-Dormuz, qui est bloqué et dont on nous annonce que le gouvernement, qui n
'a
pas été, comme d'habitude, prévoyant sur ce sujet-là, misé sur une fin du conflit avant l'été ou en tout cas durant l'été. Et c'est pour ça qu'il y avait un dispositif qui a été finalement prévu jusqu'à octobre. Donc la réalité,
c
'est que baisser les taxes, c'est une solution majeure. Mais vous parlez de contre-budget. Pardon, M. Maillard, mais quand, par exemple, on propose au Rassemblement National de diminuer et d'arrêter de financer des énergies intermittentes, par exemple, le photovoltaïque et ces énergies qui ne rapportent pas beaucoup d'argent et qui nous coûtent 7 milliards d'euros par an. Quand on propose d'arrêter l'aide publique au développement, 2,3 milliards d'euros, on est déjà quasiment à 10 milliards, 9 milliards. Quand vous voyez, par exemple, excusez-moi, Mme Rançois-Marie, de prêcher
pour
une paroisse que je connais bien, je vais aussi répondre, vous avez des policiers, pardon, des policiers,
des gendarmes qui manifestent
depuis le début du mois de septembre, qui vont remanifester le 29 septembre, j'étais à leur côté il y a une dizaine de jours, il manque 2 milliards d'euros pour les logements des gendarmes, la LOPMI, 15 milliards d'euros, celle de la loi qui programmait des moyens pour les policiers et les gendarmes, elle n'est pas correctement appliquée et elle part dans la masse salariale, ce qui fait que les policiers n
'ont
pas des voitures correctes, n
'ont
pas des locaux corrects, n'ont pas des moyens pour se défendre, pour nous protéger corrects. Donc oui, nous on va faire le choix de serrer la ceinture à des dépenses que l'État fait inutilement ou que l'État paye pour tout le monde, comme par exemple financer des projets dans le monde entier, pour qu
'on
puisse nous financer. L'Ukraine, quand Louis Alliot a dit on coupe le robinet, on peut l'ouvrir le robinet, mais il
n'y a
plus d'eau qui va couler puisqu'il n
'y a
plus un rond dans les caisses de l'État. Donc ce que je veux dire,
c
'est qu'il faut d'abord s'occuper de nos hôpitaux, nos écoles,
nos sapeurs-pompiers, nos policiers, nos gendarmes, avant de s'occuper de l
'Ukraine et du monde entier. Non mais quand on vote...
Mais l'Ukraine c'est la France ! On en débat
dans un instant, à tout de suite. Sylvain Maillard répondait à Mathieu Vallée qui vous a fait un certain nombre de propositions pour faire des économies. Je
voulais y répondre, par exemple sur l'électricité, le Rassemblement national est contre l'intermittence. Je le redis, il faut évidemment... Diminuer, diminuer parce que ça nous coûte quand même 7 milliards d'euros. Ok, c'est très simple. D'ici, au mieux des prévisions que nous donne EDF, au mieux on a des nouveaux réacteurs nucléaires 2036-2038, au mieux. Oui, parce que M. Macron, ça l'avait hors tasse pour le nucléaire.
Ah
oui,
mais... Allez-y, Maillard, dépris à quoi ?
On fait comment pour électrifier beaucoup plus nos usages ? Il faut qu'on ait de
l
'intermittence parce qu'il n
'y
a que ça où on peut appuyer sur le bouton et accélérer. Sur la LOPMI, je rappelle que vous l'avez voté, c
'est
-à
-dire
qu'est
-ce
qu'on a fait ? Une loi de programmation pour nos fonctionnaires,
les
policiers, les gendarmes qui nous protègent. Et on programme pour justement pu être dépendant d'une année sur l'autre et d'avoir un vrai projet d'amélioration de ces services. Donc moi, je suis très surpris. On peut toujours en discuter des montants et comment l'améliorer. Enfin bon, je pense que c'était...
On
est tous à
l'accord. Sur l
'AFD, c'est très intéressant, parce que moi, j'allais travailler sur ce sujet-là. Sur
quoi ? Sur l'aide au
développement,
pardon. Ah, l'aide au développement. C'est pas le parti politique
en Allemagne. C'est pas celui-là. L'aide au développement,
c
'est très intéressant.
C'est quelque
chose. Qu'est-ce qu'on dit 2 milliards, 3 milliards ? En fait, quand vous regardez les détails de comment est constituée l'aide au développement, l'aide au développement,
c
'est par exemple accueillir des étudiants en France. Ça rentre dans l'aide au développement. Nos entreprises françaises... Non, non, non, un peu discuté.
Moi, je suis... Là
-dessus,
je reviendrai vous en parler
avec
grand plaisir. Non, non, on
assume
de
dire
qu'on donne beaucoup moins en français,
on peut donner beaucoup
moins
aux
autres. Non, mais je vais continuer, parce que
Mathieu Vallée, j'ai senti, il dit, pensez qu'on donnait au gouvernement, puis il dit, faites-vous plaisir. C'est pas tout à fait ça. C'est aussi beaucoup d'entreprises françaises qui, par exemple, sur des appels à projets, financent des emplois en France pour apporter un service du matériel.
J
'ai une idée, par exemple, au Sénégal, pour les pêcheurs sénégalais, c'est du matériel français pour la protection quand ils tombent à l'eau pour pouvoir être protégés. C'est des choses très concrètes, en fait. Donc, on peut regarder toujours le budget.
Il y a
sûrement des dépenses excessives. Nos entreprises, on propose
de baisser
les impôts
de
production. C'est concret, c'est chez nous.
C
'est ce que
demandent
les entreprises. Oui, mais
enfin, bon, c'est bien aussi de donner du boulot à nos entreprises.
La
baisse d'impôts de production, ça va permettre aux entreprises d'investir
et après de pouvoir... En tout cas, on a des
députés qui discutent sur des solutions concrètes. Je crois que c
'est
ça qui est attendu du chef de l'État ce soir. Et s'il ne répond pas directement à ces questions, il manquera son rendez-vous. Sur la question, par exemple, de la baisse des taxes, d'une TIPP flottante ou que sais-je, on sait que ce sont des mesures avec ce qu'on appelle une élasticité extrêmement faible. Je crois que le taux d'élasticité, c'est 1,03. Ça veut dire que le coût pour l'État est quasi nul. C'est-à-dire que le coût pour l'État de la baisse des taxes, vous le récupérez par l'augmentation de la consommation derrière. Donc, il y a une très faible élasticité. Pourquoi le chef de l'État ne le mettrait-il pas en place ou ne le préconiserait-il pas ?
On sait qu'on peut agir et beaucoup de pays
de faut...
En
tout cas, beaucoup de pays agissent. Regardez l'Italie, regardez l'Espagne, qui agissent par exemple
sur les grands
groupes en taxant les super profits. Est-ce que le chef de l'État va venir sur ce terrain ? Est-ce que le chef de l'État va faire le choix d'agir par lui-même et de ne pas simplement demander à la Commission européenne d'agir, comme il l'a fait dans sa lettre à Ursula von der Leyen, mais faire ce qu'a fait l'Espagne pas plus tard que le 10 septembre dernier, en disant, eh bien, voilà la dérogation que l'on demande pour pouvoir appliquer de nouvelles règles, par exemple, sur les taxes. Je crois que c'est ça qui est attendu sur les questions concrètes. Et le deuxième point, on évoquait tout à l'heure, non pas l'immédiat, mais la discussion de plus long terme.
Moi, je m'interroge quand même, je vous le dis, je pose cette question sur la table. Dans quelle mesure le fait d'avoir une position quand même un petit peu butée, un petit peu obtue sur la question du prix de l'essence et de refuser de baisser les taxes et de mettre en place des aides pour les Français, en quoi ça ne cache pas le problème qui était évoqué tout à
l
'heure, qui est le problème des volumes à venir dans deux mois ? Je crois que c'est une question sur laquelle le chef de l'État aura tout intérêt à nous rassurer parce que là encore, des pays agissent. J'ai vu par exemple l'Italie qui a envoyé un bateau sur le détroit de Bab-el-Mandeb pour escorter ses propres bateaux. Nous autres Français, nous contentons des aides dans lesquelles nous sommes pluriels au
sein de l'Union Européenne. Non, non, non,
on a le porte-avions.
Non, non,
non. Rapidement, Sylvain
Maillard,
Louis. Non,
non, mais
sur ce point-là, pardon. La France, pour le coup, participe à des missions d'escorte.
Global, global. Ce que je vous dis, c'est qu'il y a des pays
qui rajoutent une mission spécifique.
Et on peut,
je vous remis, à critiquer, j'ai aucun problème à critiquer le président, mais sur ce sujet de l'escorte, il est plutôt en avance, il essaye de faire venir les autres pays européens. Ensuite, pareil.
Les autres pays européens, vous venez de
corroborer ce que je suis en train de dire.
Je vous parle de l'Italie qui met
en place les propres mesures. Mais vous dites, vous vous entendez que la France...
On avance, il nous reste deux minutes.
Non, par rapport à ce soir, c'est ça le sujet. Quelles sont
les attentes ? Ça
va être, car meurant
et...
Moi, je
ne
comprends pas pourquoi Emmanuel Macron prend la parole ce soir, parce que quand vous prenez la parole de cette manière-là, il faut avoir
vraiment quelque chose d'énorme
à dire. Il ne
faut
pas
parler
pour rien dire, ça c'est sûr.
Et le travers des communicants gouvernementaux, et quels qu'ils soient, c
'est
de se dire, on va faire de la pédagogie, on va expliquer aux Français. Les Français ont très très bien compris la situation. Ils ont très bien compris. La situation internationale et la situation de leur pouvoir d'achat à la pompe. Donc, essayez de leur expliquer. Mais non, vous n'avez pas tout compris, on va vous réexpliquer le truc. Ça risque de créer un effet un peu déceptif. Voilà.
Et je ne suis pas certain qu
'Emmanuel Macron fasse des énormes...
Je ministre peut-être pour qu'ils disent que la France est en guerre. On a été en guerre contre le Covid, on a été en guerre sur l'Ukraine,
en
guerre sur l'Iran. En fait, on est
en
guerre contre le narcotrafic. On est en guerre contre tout le monde avec des charrettes. Voilà. Donc, il n
'y a
rien à rond. On veut financer des partenaires ou donner des soutiens dont on a pu les sous dans les caisses. Et donc, je le dis, je le redis. Moi, vous savez, comme vous, Sylvain Maillard, et je ne
vous
fais pas ce reproche-là, évidemment, c'est que je fais des marchés,
je
fais du porte-à-porte, et les gens vous expliquent, et c'est pour ça que je redis ça, vous l'avez oublié tout à l'heure, Louis Alliot a réévoqué légitimement ce sujet, c'est qu
'on
ne
peut
pas prêter des milliards partout dans le monde dont on n'a aucune garantie de remboursement, façon des hypothétiques remboursements de frais de guerre et de ponctions liées à la Russie, ce qui serait très bien, mais dans la pratique, est-ce que ça va être le cas ? J'ai des gros doutes. Et donc, oui, les gens se disent, attendez, je vais à l'hôpital, aux urgences, on peut crever parce que les soignants ne sont pas assez, les médecins n'en peuvent plus. Et comme ça, elles sont insalubres, et les gendarmes sont mal logées. Je vais pour une infirmière libérale, elle ne peut plus payer ses déplacements. Mais c'est ça la France de Macron, Laurence Ferrari.
C'est une France, dix ans après, qui est à genoux face à ces créanciers dont la moitié sont étrangers, d'une dette de 3500 milliards de dettes, dont 1400 pour M. Macron. Et le Covid, ça n
'a
pas duré dix ans.
Dernier mot, Sylvain Maillard ? Il nous reste
30
secondes.
Je vous parlerai, là, M. Maillard. Évidemment, on a des grandes difficultés, mais il n
'y a
pas que nous. Et quand je regarde les autres pays, on a l'impression que tout va bien partout, sauf en France. Il y a des difficultés, je l'entends. Après,
c
'est le misérabilisme absolu de que rien ne fonctionne pas bien. Moi, je ne
suis
pas tout à fait d'accord avec ça, même si, évidemment, on a des grandes difficultés. Moi, je pense que c'est important que le président de la République prenne la parole. Et de dire... Quand je me souviens de la sortie de la... Vendredi, des responsables politiques, c
'est
dommage que Marine Le Pen avait autre chose à faire, d'ailleurs. Elle avait autre chose à faire que de
venir écouter le président de la République. Marine Le Pen est aux côtés des Français,
au Porges, qui ont tout perdu.
Vous
avez vu cette...
Je
pense que c'est important
de venir...
Quand on veut être président de la République, six mois après, c'est bien de voir
l'ensemble des
services. Jordan Bernela, c'est pas suffisant.
Il fonctionne en
binôme,
même si, durant tout l'été, on a eu la
saison
d'Alas par les médias. La réalité,
c
'est qu
'ils
s'entendent bien et donc ils se partagent les rôles. D'accord.
Moi, je pense que c'est bien
que ce soit Marine Le Pen
et Jean-Luc Mélenchon.
D
'ailleurs, je ne
vous
fais pas le reproche. Jean-Luc Mélenchon,
c'est pas vrai, mais il y a aussi la voiture. Non, mais Jordan Bernela,
sur ces sujets-là,
c'est Marine Le Pen. Dessus,
je crois qu
'il y a. C'est pas le sujet, mais beaucoup d'interlocuteurs sont sortis. Écoutez,
j'entends Marine Tondelier, qui
passe
son temps à critiquer tout le temps, nous critiquer, disait que c'était un moment important et que ce qu'elle avait appris était important. Et donc, je crois que ce message soit passé à
l'ensemble des Français. Je
le redis, Marine Le Pen, elle était aux côtés des habitants du port, vous savez, qui
ont
tout perdu avec les méga-feux cet été, et pour saluer aussi l'action de sapeurs-pompiers.
Et
dans la visite, ce qui n'était pas prévu, il y
a
une dame assez âgée, qui a tout perdu, qui était sur les ruines de sa maison, et dont elle a préféré passer à
l'un moment. Demain
matin, vous avez rendez-vous à 8h10 avec François-Lélie Gisbert,
qui sera interrogé
par Romain Nezart.
Marine Le Pen