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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 23 septembre 2026 24 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Laurence Garnier : « Le prix de l’échec universitaire est d’un demi-milliard d’euros par an »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:07OuverteRéponse directe

    Quel est le contexte général des universités françaises et leur classement dans Shanghai ?

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Quels sont les problèmes identifiés par les présidents d'université concernant l'accès à l'excellence académique ?

  • 1:29OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous la difficulté des universités à atteindre l'excellence avec des étudiants mal préparés ?

  • 2:11OuverteRéponse directe

    Pourquoi proposez-vous de faire du bac un simple diplôme de fin d'étude et non un droit d'accès à l'université ?

  • 2:55OuverteRéponse directe

    Le classement PISA montre une baisse des résultats des élèves de 15 ans. Le problème vient-il avant le bac ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Quelles sont les lacunes profondes des étudiants en licence selon votre rapport ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:15Chiffre
    « un étudiant qui s'inscrit en licence 5 ans après a une chance sur deux de sortir de l'université sans diplôme universitaire »
  • 5:41Chiffre
    « un étudiant sur deux n'obtiendra aucun diplôme de l'enseignement supérieur, même après 5 ans d'étude »
  • 5:50Chiffre
    « ces échecs coûteraient 350 millions d'euros par an à l'université »
  • 22:17Fait
    « ça va bientôt devenir un luxe d'aller travailler »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:07

Laurence Gnier, vous êtes sénatrice à l'air de Loire Atlantique et rapporteur de la commission d'enquête sur la capacité des universités françaises à garantir l'excellence académique du service public de l'enseignement supérieur. et vous avez jeté un pavé dans la mar avec votre rapport qui a fait réagir et particulièrement votre proposition de faire du bac une simple condition d'accès aux études supérieures et non une garantie comme c'est le cas actuellement. On va bien sûr longuement y revenir mais avant de la détailler un mot peut-être sur le contexte général pour nos universités le classement de nos universités françaises dans le dans le classement de Shanghaiï. La France est 10e au rang mondial, 6e nation la plus représentée, quatre universités dans le top 100 dont Paris saclé à la

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13e place. C'est la première université non anglo-saxonne puisque c'est les anglo-saxons qui trustent les premières places de ce classement. Tout n'est pas noir pour nos universités. La le la difficulté pour nos universités, c'est précisément d'accéder à l'excellence dans ces classements internationaux. Le classement de Shanghaï, il y en est un, il y en a d'autres. et l'ouverture à tous à tous les Bacheliers de leur portes à l'entrée en licence. Et la difficulté est là. Les présidents d'université nous l'ont dit. Vous nous demandez à raison de faire de l'excellence à la sortie sur l'excellence académique sur la recherche en demandant de prendre tout le monde à l'entrée. C'est ce que certains ont résumé en disant euh vous nous mettez

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sur la ligne de départ, vous nous demandez de courir un marathon, les études universitaires sont longues, vous mettez 3 kg de plomb dans le sac à dos et il faut qu'on arrive les premiers à la fin. C'est ça qui est pas possible. Et aujourd'hui, moi ce que je pointe avec le rapport, ce sont des étudiants qui certes ont eu leur baccalauréat et aujourd'hui ont un droit d'accès à l'enseignement supérieur, mais qui parfois ont arrêté les mathématiques en terminale et se retrouvent par le jeu des affectations par court sup parce qu'on les a mis là au chaussepied dans des licences de mathématiques qui se retrouvent en licence de philosophie alors qu'ils sont issus d'un bac professionnel où ils n'en ont jamais fait. Cal plus emblématique dans une licence de STAPS option cavalier pour

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des étudiants qui sont jamais montés sur un cheval. C'est tout ça qui ne va pas. Comment voulez-vous que les universités conduisent à l'excellence académique des étudiants qui n'ont pas les prérequis nécessaires ? Parcours supravé le problème selon vous. Parcours supr qui permet et qui a beaucoup de vertus. Euh ça nous a été dit par les présidents d'université parce qu'il a élargi le panel de recrutement des étudiants à la France entière. Ça pose d'autres questions. On pourra en parler tout à l'heure notamment par exemple en terme de logement. Mais parcours sup fonctionne. Ce qui ne fonctionne pas c'est euh la conception qu'a le ministère de l'enseignement supérieur de trouver une place pour chaque bâchelier.

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Quelle que soit cette place, queles que soient ses aspirations et quels que soient ses prérecus. C'est ça qui ne fonctionne pas aujourd'hui. Je précise quand même que l'objectif de notre rapport, c'est pas de laisser sur le côté des étudiants, c'est au contraire d'accompagner l'ensemble d'une classe d'âge vers l'excellence. Et justement, on va revenir sur la question du bac mais pour dresser un petit panorama avant de rentrer dans le détail de vos rapports. On a parlé du classement de Shanghai et les universités, il y a le classement PISA aussi. Ça ça évalue les élèves de de 15 ans, donc avant le bac, les élèves du lycée. Là c'est moins réjouissant, c'est-à-dire que les résultats n'ont jamais été aussi bas depuis 20 ans. Est-ce que le problème il se situe avant

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le bac ? Il est il est clair que les universités sont en en aval des difficultés clairement identifiées au niveau du lycée. Beaucoup d'enseignants chercheurs nous ont fait part de lacune profonde de leurs étudiants dans les disciplines fondamentales, les sciences, les mathématiques, la compréhension de l'écrit, l'orthographe. J'ai pu consulter moi-même un certain nombre de copies d'étudiants en licence littéraire, en histoire, en lettre moderne qui sont truffés de faute d'orthographe du début à la fin. Donc c'est tout ça qui ne va pas. Aujourd'hui, il faut trouver un système, on fait des propositions très fortes pour accompagner l'ensemble des étudiants plutôt que de les précipiter vers l'échec. Ce qui se passe aujourd'hui, je vais vous donner juste

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un chiffre. Aujourd'hui, un étudiant qui s'inscrit en licence 5 ans après a une chance sur deux de sortir de l'université sans diplôme universitaire. Je voyais que vous intitulez le reportage le prix de l'excellence universitaire. Moi, je voudrais vous parler du prix de l'échec universitaire qui est un coût humain, social et financier. Plus d'un demi milliard d'euros par an. Et on va y venir puisque on le disait hein, vous êtes la la rapporteur de cette commission d'enquête pour restaurer l'excellence académique Audrey avec des propositions que on disait n n'ont pas manqué de faire réagir hein. Avoir son bac ne garantirait plus l'accès à l'université. Vous l'avez évoqué, c'est l'une de vos propositions choc car d'après vous l'université euh française accueille ouvre actuellement

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trop grand ses portes. Son rôle donc actuellement c'est d'accueillir tout le monde ce qui rend les choses compliquées ensuite pour être sur les podiums mondiaux. Vous comparez même cela, vous l'avez dit, à courir un marathon avec un sac de plomb. Votre solution, c'est donc de faire du baccalauréat, un diplôme de fin d'étude et non plus un droit d'accès au supérieur, libre ensuite aux universités de définir elles-mêmes leurs critères d'admission, voire même de faire des concours. Alors, pourquoi vous proposez cela ? Vous l'avez un petit peu évoqué. Dans les faits, la sélection, elle existe déjà, mais à postériori, un étudiant sur deux seulement passe de la première année de licence à la 2è année. Et le chiffre que vous avez évoqué, un

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étudiant sur deux n'obtiendra aucun diplôme de l'enseignement supérieur, même après 5 ans d'étude. D'après la Cour des comptes, ces échecs coûteraient 350 millions d'euros par an à l'université, sans compter la douleur de l'échec personnel. Alors, on a posé la question au ministre de l'enseignement supérieur sur cette proposition de votre rapport. Il vous rejoint sur le constat mais peut-être pas forcément sur le calendrier. On l'écoute. Je pense qu'il faut qu'on réfléchisse et peut-être qu'il faut mettre des années de propédotique, des années de rattrapage, postbac pour un certain nombre de bacs en tout cas pour être sûr que les gens qui s'engagent dans des études supérieures ai les moyens de réussir parce que sinon c'est une fausse promesse qu'on fait, c'est une

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hypocrisie. Et donc je crois vraiment que ce sujet-là encore une fois c'est pas une réforme qui sera mise en place dans les mois qui viennent. que la question de la place du baccalauréat est une question qui doit être discutée au moment de la présidentielle parce que c'est un grand sujet de société. Justement Laurence Garnier, vous êtes la porte-parole du candidat à la présidentielle Bruno Retaillot. Est-ce que cette mesure va être inscrite dans son programme ? C'est tout le travail qu'on est en train de faire et ce qui nous intéresse encore une fois c'est d'accompagner les étudiants français vers la réussite. On a besoin de ces étudiants. Ils sont moins nombreux. Ils seront en tout cas demain moins nombreux qu'avant. Notre responsabilité, c'est de les accompagner

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vers l'excellence. Vous voyez les classements PISA, ils sont alarmants. On voit que la France décroche en matière de compréhension de l'écrit en mathématiques, en science. Et c'est là que vous avez raison. Il y a beaucoup de choses qui se jouent aussi en amont. Mais on ne peut pas demander aux universités qui accueillent nos étudiants après le bac de rattraper 15 années d'éducation avec les forces qu'elle qu'elle a encore heureusement et beaucoup de faiblesse et et ce retrait de la France dans les classements PISA. Donc bien sûr, ce sont des propositions que nous porterons et le ministre euh quand il évoque le calendrier évoque évidemment la prêt-présidentielle et c'est évidemment à cette échéance-là que les choses pourront se jouer. Ce rapport, il a vocation à devenir ensuite

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euh un texte de loi, euh je l'espère un projet de loi euh lorsque Bruno Retaillot aura remporté l'élection présidentielle en l'é prochain. Donc vous vous êtes vous êtes d'accord. Ça veut dire que que votre rapport il va être sur un placard pendant encore un peu plus d'un an. Un peu moins d'un an. Allez, rassurez-vous, comptez sur moi. On va pas le mettre dans un placard, certainement pas. Je vais continuer à l'expliquer, à rencontrer les acteurs qui d'ailleurs me sollicitent à l'issue de de la remise de ce rapport. J'en ai rencontré beaucoup euh en amont au cours des auditions. On a fait près d'une centaine d'heures d'auditions. Donc ce rapport va continuer au contraire à alimenter et je le souhaite et c'est le chemin que ça prend le débat public et politique dans le courant des mois à

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venir. Il fera l'objet de proposition fortes de Bruno Retaillot dans le cadre de l'élection présidentielle et ensuite effectivement nous souhaitons pouvoir le décliner dans un projet de loi qui permettra d'offrir à nos étudiants toute cette palette de proposition une année de propédotique pour ceux qui ont un vrai projet motivé mais qui n'ont pas les moyens à l'issue du baccalauréat de réussir l'augmentation des filières professionnalisantes qui correspondent à beaucoup d'aspirations des étudiants français mais dans lesquels ils ne trouvent pas de classe aujourd'hui. C'est pour ça aussi qu'il se retrouve dans des licences de lettre moderne ou de philosophie qui sont des matières formidables mais qui ne correspondent ni à leurs aspirations ni à leurs compétences.

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Mais est-ce que vous allez jusqu'à dire aujourd'hui que le bac est un diplôme qui n'a plus de valeur ? La question de la valeur du baccalauréat, il faut évidemment la poser. Vous savez beaucoup de Français, on peut leur raconter ce qu'on veut. Ils voi bien, ils ont des yeux, ils voient. Je crois que le taux de mention très bien a été multiplié par 10. Non, mais ça ça c'est un paradoxe. C'est vrai que ça a interpellé au moment du classement PISA, c'est-à-dire la France baisse et et le taux de mention très bien augmente. Et en fait, c'est là toute l'hypocrisie du système. Mais les Français ne sont pas dup l'appui de nos travaux mené un sondage avec l'Institut CSA et quand on a demandé aux Français est-ce que vous êtes favorable au renforcement de la sélection à l'entrée de l'université ?

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Donc c'est la même question, regardez de l'autre côté par rapport à la valeur du bac. Les Français à plus des 23ers disent oui, nous sommes favorables au renforcement de la sélection à l'entrée à l'université. Donc ça veut dire qu'ils comprennent parfaitement qu'aujourd'hui on a un sujet sur le effectivement le niveau du baccalauréat qu'il faut poser. Mais en tout état de cause, ça n'est pas aux universités de rattraper ce l'ensemble des étudiants qui ont eu leur bac avec mention et qui sont pour autant pas forcément capables de réussir dans la erreur de dire qu'il fallait amener 80 % d'une classe d'âge au bac. Après, ce sont des choix politiques. Si on dit, et c'est ce que nous proposons que le baccalauréat doit sanctionner la fin des études secondaires, on peut tout à fait

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l'entendre. En tout cas, c'est une c'est une réflexion politique qui dans un pays comme le nôtre peut tout à fait être posé. Aujourd'hui, on n'est pas à 80 %, on est à plus de 90 %, 95 % pour le bac général. Donc, vous voyez qu'il y a encore eu une marge de franchis. Et puis surtout euh comment est-ce qu'on accompagne ensuite ces étudiants pour faire des métiers dans lesquels ils s'épanouiront et qui correspondent aussi aux besoins du marché du travail français et de la société française plus largement. C'est ça l'objectif d'une formation académique universitaire ou pas d'ailleurs de qualité. C'est de permettre que ça veut dire aussi revaloriser revaloriser les autres filières, revaloriser les filières professionnelles et dire que le que le le bac n'est pas l'absolue nécessité.

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Évidemment. les filiats professionnels avant le baccalauréat. Tout à fait. Et l'intelligence artificielle commence aussi à à bouger les ligne par rapport à à tout ça parce qu'on voit bien que les métiers manuels euh ne seront pas remplacés par l'intelligence artificielle. Et puis les filières professionnalisantes aussi après le baccalauréat euh qui sont des des des filières de formation courtes qui aujourd'hui sont trusté par des étudiants qui ont obtenu leur bac général et qui de fait poussent dehors les étudiants de bac pro et technologiques pour qui ces filières étaient conçues initialement. Donc vous voyez bien que le système marche sur la tête et on n'est pas capable aujourd'hui d'accompagner nos étudiants vers cette excellence. Autre mesure Audre qui pourrait s'inviter dans la

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présidentielle. Votre rapport Laurence Garnier préconise d'augmenter considérablement les frais d'inscription. Aujourd'hui, un étudiant pai autour de 178 € pour une année de licence, 255 € pour une année de master. La proposition du rapport de votre rapport propose de porter ses droits à 900 € pour une année de licence et 1300 € en master. Ça ne concernerait pas les étudiants boursiers. Alors moi j'ai fait elle mais c'est x 5 à peu près. [rires] L'objectif c'est de donner plus de ressources aux universités mais aussi de créer un signal prix. En clair, éviter que les études soient si peu chers entre guillemets que certains s'y inscrivent sans réel projet. Alors votre collègue communiste, le président de la commission Pierre Ousolia estime que

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cette mesure va à l'encontre de l'universalité de l'université qui doit être un service public. Ça empêcherait aussi la mixité sociale. Selon lui, on se dirige vers un modèle à l'américaine où certains renoncent aux études parce que c'est trop cher. Qu'est-ce que vous lui répondez ? C'est deux visions de l'université. Je lui réponds que le système aujourd'hui, le financement du système universitaire français va dans le mur. Ça c'est factuel. C'est ni de gauche ni de droite. Toutes les études le disent à horizon 2030. Les déficits seront tels que nos universités ne pourront plus fonctionner. Elles ont déjà des difficultés aujourd'hui. Donc quand on parle de ce constat, il faut qu'on fasse des propositions. On en fait un certain nombre. La première, c'est

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l'augmentation, vous venez de rappeler, des frais d'inscription à l'université qui ne concernent pas effectivement les boursiers et qui est doublé par une réforme du système des bourses qui aujourd'hui pose trop de problèmes à trop de familles. Donc, on double cette augmentation par la réforme des bourses pour garantir précisément cet égal accès de tous à l'enseignement supérieur. Et là-dessus, je rejoins mon collègue Pierre Ousouien. Une deuxième chose, c'est que on propose aussi d'augmenter d'autres ressources via la candidature à des appels à projet, via la formation continue qui aujourd'hui est un boulevard de financement pour les universités et qui est entièrement laissé au privés. Ce sont aujourd'hui les tenants de l'immobilisme qui précipitent dans le mur le système

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universitaire français. Et un dernier point pour que ceux qui nous écoutent quand même bien à l'esprit, on n'est pas du tout sur un schéma de privatisation. Aujourd'hui, on est à des coûts qui représentent 2 % du coût moyen de la formation d'un étudiant. On passerait à 10 %. Ça veut dire que 90 % des coûts de la formation à l'université resteraient à la charge de l'État. Vous voyez qu'on est très loin de ces systèmes à l'Anglo-saxon. Qu'en pensent les présidents d'université ? Que pensent-ils de votre rapport ? On est avec l'un d'entre eux, on va dans les bouches du Rô. Bonjour Éric Berton, merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes président d'Exmseille université. Vous venez d'entendre les propos euh de Laurence Garnier. J'imagine que vous avez lu son

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rapport. Comment vous avez réagi ? Bonjour, merci euh de m'accueillir. Le le rapport, oui, je je l'ai lu, il fait un constat assez factuel finalement du paysage. Euh mais c'est vrai qu'ensuite les solutions apportées peuvent être différentes en fonction des de la de là où on se place. Donc président de l'université, moi je considère que l'université française doit pouvoir accueillir l'ensemble de la jeunesse, de toutes les jeunesses. C'est pour moi fondamental de pouvoir donner accès à cette jeunesse, au futur, à une connaissance, en savoir aussi développer un esprit critique, en faire des citoyens éclairés et que pour ça, il faut investir évidemment dans

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l'université française publique, dans l'enseignement supérieur et la recherche publique. important. Il faut effectivement là où je suis d'accord, c'est que le système actuel arrive à bout de souffle. Je suis pas spécialement d'accord sur les solutions proposé notamment sur l'augmentation des des des droits d'inscription. Pourquoi juste pourquoi vous n'êtes pas d'accord sur ce point ? Parce que les [raclement de gorge] étudiants on on sont déjà dans un état de de pauvreté, sont dans un état catastrophique en terme de santé mentale, en terme en terme d'accès à la santé. Il y a des étudiants qui un étudiant sur trois peine à payer son loyer, il renonce à se soigner. Je suis pas certain qu'augmenter les frais euh d'inscription arrange cette situation. Laurence Garnier, bon, il y a beaucoup

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de beaucoup de choses. He je connais bien Éric Berton. Nous sommes allés dans le cadre de travaux précédents à l'université d'Ex-Marseille qui est un très bel établissement. Euh ce qu'il faut pas confondre, c'est euh quand Éric Berton dit il faut que tous puissent accéder à l'université socialement, c'est parfaitement vrai. Et c'est pour ça qu'on propose la refonte du système des bourses. C'est à peu près un étudiant sur TR qui est boursier aujourd'hui avec un certain nombre de difficultés, d'effets de seuil. Et ça évidemment, il faut le réformer parce que il faut permettre cet égal accès de tous, quelle que soit son origine sociale aux établissements universitaires et du supérieur en général. En revanche, permettre l'accès de tous au niveau académique, ça n'a pas

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de sens, je le disais, et c'est pas un jugement de valeur. Il y a beaucoup de métiers manuels dont on a besoin qui sont nécessaires, qui sont parfaitement nobles et infiniment estimables. Simplement, si on n pas les compétences acquises dans telle ou telle discipline, ça sert à rien de dire qu'on veut accueillir tout le monde. C'est vrai au niveau social, c'est faux au niveau académique, sinon on précipite nos étudiants vers l'échec. Et c'est ça précisément que je conteste. Il y a un autre point qu'évoque Éric Berton et qui est très juste, c'est la question du logement. Et là, on a de fait une difficulté qui concerne tous les Français à se loger aujourd'hui pour beaucoup de raisons sur lesquelles il serait peut-être un peu long de revenir et une difficulté particulière de nos

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étudiants qui là est lié au-delà des difficultés rencontrées par les Français en général à quelque chose à un impensé de la réforme parcours sup. Parcours sub fonctionne bien. C'est d'une manière générale assez largement plébiscité par les présidents d'université parce que ça leur permet de recruter des étudiants dans le bassin de vie national et d'aller chercher euh bah les étudiants qui leur semblent les plus aptes dans certaines formations à suivre telle ou telle licence, tel ou tel parcours. En revanche, ce qui fonctionne moins bien, c'est la question du logement parce qu'on a pas doublé parcours sup d'un vrai plan de logement étudiant. Or, avant, on avait des des bassins de vie

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plus liés à votre lieu d'habitation et la question du logement était moins nécessaire. Aujourd'hui, évidemment, quand un étudiant qui habite Limoge arrive dans une fac à Paris, il doit se loger et comme ça c'est des situations qui se sont multipliées, on a cette impensé du logement. Et là, je rejoins Éric Berton parce qu'effectivement parcours sup aurait dû impliquer un vrai plan de logement étudiant. Un dernier mot Éric Berton sur sur la question du logement et plus largement sur la la condition des des étudiants qui est aussi un facteur hein de la réussite, la la les conditions dans lesquelles on étudie. Il y a le logement, il y a aussi la précarité étudiante. Éric Berton, vous avez mis en place vous des mesures là-dessus ? Oui, on a on a on finalement on a pris nos

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propres mesures, hein. On a créé des épiceries solidaires avec euh l'association étudiante la la famille, mais aussi on a créé des centres de santé. J'ai été obligé de créer des deux centres de santé, l'un à ex, l'un à Marseille pour pouvoir et c'est pas de la médecine préventive hein, c'est de la médecine curative pour pouvoir vraiment s'occuper à la fois des étudiants, des étudiants étrangers et mais aussi des des personnels parce qu'on a beaucoup de personnels, une personnelle et ils subissent aussi toutes les difficultés de la société actuellement. On est en train de aussi d'avoir un projet pour créer à ex Marseille université des logements accessibles au personnel et aux étudiants en difficulté puisque nous avons la dévolution du patrimoine, on valorise une partie de notre patrimoine

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pour construire des logements. On a voilà c'est ce sont des missions qui sont pas les missions fondamentales de l'université hein, mais ce sont des missions dont nous nous emparons parce que on sent qu'il y a un besoin social et c'est le le le l'ide motif de notre université. Mais en tout cas euh ce que là où je suis d'accord, c'est que sur l'accès à l'université, la question et madame la sénatrice a très bien dit, c'est euh la question de l'orientation et ça c'est euh c'est fondamental, c'est quelque chose qu'il faut euh qu'il faut vraiment améliorer. Je pense aussi qu'il faut changer de modèle d'université, de modèle de financement de l'université et et faire plus confiance à l'université publique, à la recherche publique. Et ça c'est une demande dans l'ensemble des

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des présidents. Donner plus d'autonomie à nos universités en matière de RH et en matière aussi de de recrutement d'étudiants. Voilà. Un dernier mot Laurence Garder. Oui. Bah écoutez là-dessus sur ce point je peux je ne peux que rejoindre le président de l'université d'Ex-Marseille. D'avantage de sélection, davantage de moyens pour nos universités. Nous faisons des propositions davantage d'autonomie pour leur permettre de s'emparer des sujets qui correspondent aux attentes des étudiants. Que ce soit la santé à ex-Marseille, que ce soit le logement, ça fait aussi partie des préconisations que nous formulons pour permettre aux universités d'accompagner leurs étudiants vers la réussite. Merci Éric Berton, merci d'avoir été avec nous, président de l'université

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d'ExMseille. On termine comme tous les jours par les une de la presse régionale Laurence Garnier. Les une largement consacrée ce matin, vous l'imaginez au carburant. La une de la dépêche carburant des aides suffisantes. C'est la question six ministres qui ont annoncé hier un plan d'aide de 450 millions d'euros pour faire face à la hausse des prix de l'essence. Les mesures permettront-elles de calmer la colère qui monte dans le pays ? C'est la question la une du journal. L'Est républicain sur les ruptures, carburant de plus en plus de ruptures, prise d'assaut mal approvisionné. Les stations services subissent de plus en plus de ruptures de carburant et les fils aux pompes s'allongent. Et puis on termine par votre quotidien régionaux, celui de la Loire Atlantique, presse océan sur la

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présidentielle et la primaire à gauche. Premier débat ce soir entre les candidats, une primaire qui ravive les tensions au PS dans votre département. De quelle une avez-vous envie de nous parler ? Je vais [raclement de gorge] prendre celle de la dépêche parce que je crois que c'est celle qui concerne le plus directement le plus grand nombre de Français. D'abord pour dire que on mesure au républicain le parti dont je suis membre la profonde difficulté de beaucoup de Français notamment des Français qui travaillent face à cette augmentation majeure du prix des carburants. Quelqu'un me disait "Mais ça va bientôt devenir un luxe d'aller travailler." Cette phrase est est terrible et en même temps extrêmement évocatrice. La difficulté à laquelle on doit faire

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face, c'est que nous avons un mur du déficit et de la dette qu'il s'agit de ne pas creuser et des besoins aigus des Français dans le cadre de cette augmentation majeure des carburants qui est lié à la situation internationale sur laquelle nous avons assez peu la main. Finalement, la proposition que nous faisons avec Bruno Retaillot, c'est justement d'accorder une aide réelle aux Français sans impacter de manière de sans impacter davantage nos finances publiques en suspendant ce qu'on appelle les certificats d'économie d'énergie. Vous savez, c'est ces certificats qui demandent au fournisseurs d'énergie, tous les fournisseurs de carburant en

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son, de financer les des des aides à à moins à la moindre consommation d'énergie. C'est un petit peu schizophrène et donc Total énergie comme les autres PZ finance par exemple des voitures électriques, parfois chinois, ce qui pose un petit peu problème par ailleurs et répercute le coût sur les carburants. Nous en suspendant ces certificats d'économie d'énergie, on fait 17 centimes d'économie par litre, c'est près de 10 € par plein pour les Français. C'est une mesure très concrète et qui n'impacte pas nos finances publiques. Je crois que c'est la seule qui puisse se prévaloir de tenir ensemble ces deux nécessité. Merci Laurence Garnier.