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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 5 octobre 2026 59 minAutoproduitActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéJusticeTravail & emploi

LAURENT JACOBELLI est face à un DÉPUTÉ LFI sur LCI !

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 21 %Attaque 59 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:34RelanceRéponse partielle

    Vous êtes d'accord avec la revendication des 8h-18h ?

  • 1:35OuverteÉludée

    Le rôle de la France Insoumise : incendiaire ou porte-voix de la jeunesse ?

  • 1:54OuverteRéponse directe

    Pourquoi les cours ne sont pas remplacés ?

  • 3:29OuverteRéponse directe

    Que s'est-il passé à Belfort avec le policier ?

  • 4:34FerméeÉludée

    Pourquoi le policier n'a-t-il pas mis les deux menottes ?

  • 6:22RelanceRéponse directe

    Condamnez-vous les violences ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 11:13InvitéFait
    « Parmi ces jeunes, ce ne sont pas des lycéens, ce sont des apprentis black bloc. »
  • 14:02InvitéFait
    « Un blocage d'établissement est interdit par la loi. »
  • 29:10InvitéFait
    « la grève des lycéens, personne ne va vous dire qu'elle est illégitime. »
  • 29:17InvitéFait
    « S'il y a effectivement des rats dans leur lycée et pas de prof de français, ça paraît naturel qu'ils puissent se plaindre. »
  • 30:11InvitéFait
    « Et 500 policiers blessés, c'est de leur faute, sûrement. »
  • 31:31InvitéPromesse
    « l'excuse de minorité, tout ça, doit être supprimé dans le cas de violences comme celle-là. »
  • 32:55InvitéFait
    « tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies. »
  • 35:31InvitéFait
    « Les Français en ont marre. C'est la double peine pour eux. »
  • 35:33InvitéChiffre
    « 800 millions pour les émeutes après Naël. Là, ça va être encore en centaines de millions. »
  • 35:38InvitéFait
    « Tu casses, tu payes, ça paraît normal. »
  • 37:37InvitéFait
    « quand vous êtes dans la bande de casseurs, vous êtes condamnés solidairement. »
  • 38:53InvitéFait
    « nos amis socialistes l'ont abrogée, en 2019, une nouvelle avec dissimulation du visage, etc. »
  • 41:06InvitéFait
    « Mais c'est une honte. Si tout ce qu'on a à dire à la jeunesse de ce pays, c'est de lui envoyer des livres qui les tabassent, qui les chargent à cheval. »
  • 41:47InvitéFait
    « On a un devoir d'abord de protection à leur égard. »
  • 45:35InvitéFait
    « ils ont raison d'être inquiets pour leur avenir, parce qu'on a bâti un système qui est une machine à détruire les potentiels et les ambitions. »
  • 50:46InvitéFait
    « ce qu'on peut dire, c'est qu'il n'y a plus en France, et c'est vrai aussi chez ces jeunes, de civisme, de sens de l'appartenance à une collectivité. »
  • 53:34InvitéFait
    « il n'y a qu'une voie pour rétablir l'ordre, le calme, c'est que les revendications sur des lycéennes et des lycéens soient entendues et qu'il y ait des négociations et qu'elles aboutissent. »
  • 54:13InvitéFait
    « votre sixième république, c'est la république de la chienlit, vous n'acceptez pas la démocratie. »
  • 54:30InvitéFait
    « le seul ici qui a proposé une solution politique pour rétablir l'ordre, ce soir, c'est moi. »
  • 55:52InvitéFait
    « Les policiers ne vont pas foncer sur les jeunes, évidemment. »
  • 56:07InvitéFait
    « Mais la meilleure façon, c'est de reculer. »
  • 56:11InvitéFait
    « l'ordre doit reculer face à des voyous. »
  • 56:36InvitéFait
    « si j'ai bien compris, d'utiliser le moins possible les LBD, est-ce que la police ne se trouve pas en situation aujourd'hui d'infériorité. »
  • 56:57InvitéFait
    « ils ont un sentiment d'impunité qui est incroyable. »
  • 57:06InvitéFait
    « il y a aujourd'hui un retournement complet de situation où aujourd'hui, ce sont ces jeunes casseurs qui occupent l'espace public quand il y a des conflits et les policiers qui sont menacés. »
  • 57:27InvitéFait
    « la police stoppe, il faut arrêter, il faut protéger ses enfants, ceux qui cassent, entre autres. »
  • 57:36InvitéFait
    « Le désastre, c'est un désastre démocratique total. »
  • 57:42InvitéFait
    « la doctrine de maintien de l'ordre ne marche pas, dans un sens comme dans un autre. »
  • 58:10InvitéFait
    « il y a une ville dans le Nord où il n'y a pas eu d'incident. Ça s'est bien passé. »

Temps de parole

  • Présentateur24 %
  • Invité17 %
  • Invité 216 %
  • Invité 315 %
  • Invité 413 %
  • ?9 %
  • Invité 54 %

≈ 23,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Moi je suis étonné que M. Lecornu découvre aujourd'hui qu'il y a un problème dans les lycées. La chute du niveau c'est pas nouveau. Le fait que tout s'écroule d'abord physiquement, il y a des salles qui ne

0:11
Locuteur

sont

0:11
Invité

pas chauffées l'hiver, surchauffées l'été, des lieux communs, d'usages communs qui ne sont pas entretenus, le fait que les cours sont vidés de leur contenu par un nivellement par le bas. Il faut tout revoir de la cave au plafond, à la fois pour que les lycéens aient un avenir, qu'ils étudient les fondamentaux dans notre pays et pas forcément l'accessoire. Si ça passe par quelques heures en plus, ça passera par quelques heures en plus. Est

0:33
Locuteur

-ce que

0:33
Invité

vous êtes

0:33
Locuteur

d'accord

0:34
Présentateur

vous avec la revendication, la fameuse revendication, où elle fait ricaner en disant, où on entre dans leur logique en disant c'est vrai que 8h, 18h c'est beaucoup ? Je vais vous dire, le problème c'est pas 8h,

0:43
Invité

18h, le problème c'est quand on a un cours à 8h, plus rien toute la journée et un coup à 16h. Donc ça c'est parfois très mal foutu et c'est peut-être ça qui rend invivables les emplois du temps. Mais moi ce qui m'inquiète dans ce qu

0:53
Locuteur

'on

0:53
Invité

se voit en ce moment et le passage dans les rues d'un certain nombre de lycéens, c'est qu'on a l'impression qu'ils ont complètement oublié pour certains ces demandes et qu'on est arrivé à quelque chose d'autre. Quand on aime son lycée et qu

1:04
Locuteur

'on

1:04
Invité

veut le réparer, on ne le brûle pas. Quand on veut prendre des cours, on ne lance pas du vitriol sur un professeur. Donc tout cela est devenu aberrant et aujourd'hui on est dans une logique violente, excusez-moi de le dire, chers collègues, parfois animés aussi par des députés de la France Insoumise ou par leur proxy, comme diraient certains. Et donc la cause étudiante et la cause des lycéens, elle est en train de s'évanouir alors qu'il y a vraiment des choses à faire.

1:28
Présentateur

On entrera dans les questions que vous soulevez, c'est-à-dire le rôle de la France Insoumise, soit comme incendiaire, soit au contraire ceux qui disent ils sont le porte-voix de la jeunesse. On parlera des violences. Merci Bruno Papin de nous rejoindre. Vous êtes très précieux ce soir puisqu'on a des témoignages exclusifs de la première importance. Et on a notamment dans l'affaire de Belfort le policier qui a été frappé à terre des développements très importants. Mais restons encore quelques instants aux demandes du Premier ministre dans l'urgence de cette semaine décisive qui commence. Troisième point, c'est effectivement l'amélioration des remplacements des professeurs.

Expliquez pourquoi il y a ce problème majeur que beaucoup de cours ne sont pas remplacés. Et là, ce sont les lycéens qui sont les premiers qui s'en plaignent.

2:06
Invité

Oui, donc ces lycéens, d'ailleurs il y avait une lettre de lycéens publiée dans Le Monde aujourd'hui, ne veulent pas être considérés comme justement des cérébrés qui ne sont pas en train d'être capables de réfléchir à leur avenir, etc. Ils veulent des professeurs, ils veulent que les professeurs soient remplacés, ils sont inquiets, ils sont attristés de ce qui se passe, ils veulent de la considération, du respect. Ils ont l'impression qu'ils n

2:30
Locuteur

'en

2:30
Invité

ont pas. Et ça, moi, ça me fait penser aux gilets jaunes. Avant le début de la crise, c'était exactement la même chose, c'était la même demande de respect. Et effectivement, on peut quand même s'étonner du fait du retard avec lequel le ministre de l'Éducation nationale prend la mesure de la situation. Alors, sans aucun doute, il l'a pris il y a bien longtemps. Et d'ailleurs, il ne serait pas le premier ministre de l'Éducation nationale à avoir des difficultés. Mais quand on parle des violences, et on va en parler tout de suite, et il faut en parler bien évidemment, on est outré, on est choqué. Mais il n'y a pas que les violences. Il ne

3:04
Locuteur

faut

3:04
Invité

pas que les violences, le discours sur les violences, efface, disons, ce besoin de ces lycéens, de ces étudiants, qui veulent qu'on écoute leurs revendications. Et ils en ont. Et c'est vrai que quand on dit qu'ils n'ont pas de revendications nationales, c'est pas vrai. Ils ont des revendications nationales.

3:18
Présentateur

Là, les images de Belfort, il faut revenir à ça parce que ce soir, le procureur a parlé dans l'affaire de Belfort, le policier frappé à terre, qui est en arrêt de travail pour huit jours. Le procureur disait qu

3:29
Locuteur

'il

3:29
Présentateur

faut voir toutes les images, il ne

3:30
Locuteur

faut

3:30
Présentateur

pas couper la séquence. Et effectivement, là, vous avez l'enchaînement complet. Et c'est très important de le voir comme tel. Donc, l'assaillant, qui a été d'abord arrêté, il a été amené dans... Il était là dans cette rivière. C'est un moment très important parce que Bruno Pommard expliquait-nous bien ça. La rumeur a circulé que le policier aurait tenté de le noyer. Lui-même dit non, je ne pense pas qu'il ait essayé de me noyer. En revanche, il porte quand même plainte pour meurtre contre le policier. On va y revenir. Mais ce moment-là, ça, c'est le moment de l'arrestation. —

4:01
Invité

Oui. Comment peut-on penser une seule minute qu'un commandant de police, sachant qu'il y

4:05
Locuteur

a

4:05
Invité

des téléphones, il y a tout, puisse penser un seul instant ? Il n

4:08
Locuteur

'y

4:08
Invité

a qu'un LFI pour penser à ça, c'est-à-dire tenter de noyer un gamin. C'est complètement fou d'un 10 centimètres d'eau. — 19 centimètres d

4:14
Locuteur

'eau.

4:14
Invité

Ça n'est pas possible. — Non. C'est tout simplement encore l'interprétation que font certaines personnes. Et c'est dramatique, effectivement, d'utiliser ces images. Il faut savoir d'ailleurs que ce même commandant a été lynché. J'espère que M. Piquemal saura avoir quelques mots pour ce commandant de police qui a été lynché. Et évidemment, a déposé plainte. Il y

4:31
Locuteur

a

4:31
Invité

eu des interpellations, vous savez, de mineurs, évidemment. — Alors précisons

4:35
Locuteur

par le... — Et

4:35
Invité

ce même mineur qui s'est permis de porter plainte derrière,

4:38
Locuteur

c

4:38
Présentateur

'est totalement ubuesque. — L'assaillant avait sur lui une panoplie du casseur. Il exprime des regrets. Il faut donner toutes les informations. Il exprime des regrets. Il dépose effectivement plainte néanmoins pour tentative de meurtre. Et les deux mineurs qui sont concernés en 17 ans et 15 ans, ils sont arrêtés pour les coups portés à terre à un policier de Belfort. Et ils sont poursuivis pour violences aggravées. Le magistrat a également requis le placement en détention provisoire du plus âgé des deux hommes, de nationalité bulgare, dont l'interpellation au bord de ce ruisseau a précédé l'agression du policier. Et pour être encore plus complet, le policier lui avait remis des menottes.

— Tout à fait. — Et il est parti...

5:14
Locuteur

— Il a réussi à s'échapper

5:14
Présentateur

avec

5:15
Locuteur

une...

5:15
Présentateur

—

5:15
Locuteur

Et

5:15
Présentateur

la menotte restante a été coupée, dit-il, par des amis du quartier ensuite. —

5:19
Locuteur

Oui, mais

5:19
Invité

ce qui est étonnant, c'est pourquoi il lui a pas mis les deux menottes, moi, par exemple. Est-ce que vous avez une réponse là-dessus, M.

5:24
Locuteur

Piquemal ? — Je

5:24
Invité

comprends ce que vous dites, Anne, mais effectivement.

5:26
Locuteur

Mais

5:26
Invité

bon, vous savez, dans la précipitation, quand on voit ce qu'il y avait, et puis regardez la horde de sauvages qui sont là à attendre que ce policier... Ben oui, M. Piquemal, c'est des sauvages, on s'appelle.

5:35
Locuteur

—

5:35
Invité

C'est des humains. — Vous appellez ça des humains ? Moi, j'appelle ça des barbares. Quand on met des coups de pied dans la tête d'un commandant de police, même si c'est pas un commandant de police, un professeur qui

5:44
Locuteur

a une centaine de professeurs qui sont blessés, monsieur, ça s'appelle des barbares. — Alors l'un après

5:49
Invité

l'autre.

5:49
Locuteur

—

5:49
Présentateur

Tout à fait. — L'un après l'autre. Je vous laisse répondre, M. Piquemal.

5:52
Locuteur

—

5:52
Invité

C'est quand même incroyable de dire

5:53
Locuteur

des... — C'est le répondre.

5:54
Invité

—

5:54
Locuteur

Des

5:54
Invité

êtres humains, mais ça veut dire quoi ?

5:55
Locuteur

—

5:56
Invité

Vous êtes un être humain, M. Piquemal.

5:57
Locuteur

—

5:57
Invité

Ah ben non, mais

5:58
Locuteur

moi,

5:58
Invité

je tape pas à tuer quelqu'un.

6:00
Locuteur

—

6:00
Invité

Ah ben moi non plus.

6:00
Locuteur

—

6:00
Invité

Ah ben écoutez, là où...

6:02
Locuteur

—

6:02
Invité

C

6:02
Locuteur

'est

6:02
Invité

un point commun, vous voyez. —

6:03
Locuteur

Oui, le

6:03
Invité

policier aussi était un

6:04
Locuteur

être humain. — Tout à fait, tout à fait.

6:05
Invité

— Visiblement

6:06
Locuteur

pas. — Tout à fait.

6:06
Invité

Et moi, j'ai une pensée pour ce policier.

6:08
Locuteur

— Ah, merci.

6:09
Invité

— Pour toutes les personnes qui ont été victimes de violences durant les blocages. — Merci

6:13
Locuteur

pour eux. Pour les

6:14
Invité

policiers. — Du coup, vous allez avoir aussi des mots, j'imagine, de condamnation du fait qu'un jeune ait perdu ses dents, notamment, qu'un jeune ait perdu son âge. —

6:22
Locuteur

Alors

6:22
Invité

ne faites pas le juge. — Est-ce que vous condamnez, M. Pommard

6:25
Locuteur

? — C'est pas une question. Non, non.

6:26
Invité

Il y a des violences. —

6:27
Locuteur

Moi, je

6:27
Invité

condamne toutes les violences.

6:28
Locuteur

— Attendez. Non, non. — Est-ce que vous condamnez toutes les

6:30
Invité

violences ?

6:30
Locuteur

—

6:30
Invité

Vous êtes juge ? — Attendez. Mais laissez-moi répondre. — Mais ça m'empêche pas de condamner ces

6:34
Locuteur

violences. —

6:34
Invité

Vraiment.

6:34
Locuteur

Non après l'autre. S'il vous plaît. — Est-ce que vous

6:35
Invité

condamnez les violences

6:37
Locuteur

? — Les gens

6:37
Invité

qui salissent l'uniforme de la police et qui jettent le discrédit sur l'ensemble de l

6:42
Locuteur

'institution. —

6:42
Invité

Écoutez

6:42
Locuteur

-moi. Juste un instant. — Est-ce que

6:43
Invité

vous condamnez ?

6:43
Locuteur

— Alors, non après l'autre. Vraiment. — S'il vous plaît. Messieurs, messieurs, messieurs. — Attendez. — Vous êtes pour les violences. — Vous êtes pour les violences. — Non, non, non. Je ne peux lui répondre. — Alors, monsieur

6:52
Présentateur

Piquemal,

6:53
Locuteur

vous condamnez ? — Je condamne. Si la justice...

6:56
Invité

— Si la justice justifie...

6:57
Locuteur

— Mais là, vous condamnez avec

6:58
Invité

moi. Vous condamnez avec moi.

7:00
Locuteur

Vous avez vu les images. — Vous êtes juge. — Non, mais s'il vous plaît. S'il vous plaît, l'un

7:03
Invité

après l'autre.

7:04
Locuteur

Vous avez le droit... — Non, non. S'il vous plaît, monsieur le député. — Vous me laissez parler. — Monsieur le député, s'il vous plaît, l'un et l'autre. — Non, non. Mais s'il vous plaît. — Vous me laissez parler. — Messieurs, messieurs, s'il vous plaît, arrêtez-vous. — Arrêtez-vous.

7:13
Présentateur

Non, non, mais s'il vous plaît. Comme disait Laurent

7:15
Locuteur

Batte, je vous demande de vous arrêter, comme disait le maladeur. —

7:17
Présentateur

Vous êtes d'accord ? — Monsieur Piquemal, s

7:20
Locuteur

'il

7:20
Présentateur

vous

7:20
Locuteur

plaît,

7:21
Présentateur

arrêtez, s'il vous plaît. C'est pas sérieux. Vraiment.

7:24
Locuteur

— Mais s'il vous plaît, Bruno

7:27
Présentateur

Pomard,

7:27
Locuteur

arrêtez.

7:28
Présentateur

Franchement, c'est insupportable. Non, mais

7:30
Locuteur

s'il vous plaît, arrêtez-vous

7:31
Présentateur

l'un et l'autre. Arrêtez-vous l'un

7:33
Locuteur

et l'autre. — Vous ne laissez pas dérouler. — Non,

7:34
Présentateur

mais arrêtez-vous. — J'arrête. — Non,

7:35
Locuteur

mais s'il vous plaît. — Non, mais c'est très infoli,

7:37
Présentateur

je trouve, même à l'égard des téléspectateurs. Vous pouvez être le plus ferme que vous voulez.

7:40
Locuteur

Vous

7:40
Présentateur

pouvez être très dur, mais l'un après l'autre, qu'on entende simplement ce que vous disiez. Alors finissez votre argument et vous finirez

7:45
Invité

aussi. —

7:46
Locuteur

Non, mais moi,

7:46
Invité

je condamne toutes les formes de violence. Voilà. J'ai pas d'ambiguïté sur le sujet. Je demandais juste à M. Pomard, qui a été policier. D'accord ?

7:53
Locuteur

—

7:53
Invité

Mais, 36

7:54
Locuteur

ans. — Est-ce

7:54
Invité

que les actes que vous avez pu voir d'un flashball qui est tiré à bout portant avec un gamin, un enfant qui perd son œil et un autre qui perd ses dents, est-ce que c'est des images qui vous choquent ?

8:06
Locuteur

—

8:06
Invité

Alors, laissez-le répondre. — Là, je préfère ce mot « me choque » au «

8:09
Locuteur

oui

8:09
Invité

». Maintenant, M. Piquemal, vous savez qu'il

8:11
Locuteur

y a

8:11
Invité

une justice en France. Ça vous a pas échappé. Il

8:13
Locuteur

y

8:13
Invité

a une IGPN, sur laquelle vous crachez en permanence, dont le patron est

8:17
Locuteur

un magistrat. — Oui, M. Pomard, M. Pomard. — Je peux pas

8:19
Invité

parler. — Allez-y. — Non, mais s'il

8:20
Locuteur

vous plaît, laissez-le répondre. — Je me tais. L'un après l'autre. — Le spécialiste

8:22
Invité

LFI, c'est ça. C'est coupé et déroulé comme

8:25
Locuteur

des malades. — Allez, M. Pomard. — Écoutez,

8:26
Invité

monsieur, je vais vous dire. Il y a... Écoutez-moi, il y a l'IGPN qui est là pour juger.

8:30
Locuteur

—

8:30
Invité

Tout à fait. — Si le policier est responsable, je serai le premier à le dire. Voilà. OK, on est d'accord ? — Vous condamnez

8:34
Locuteur

toutes les violences. — Je viens de vous le dire. —

8:36
Invité

Vous venez de la compagnie.

8:36
Locuteur

— Allez, je vous interromps

8:37
Invité

maintenant.

8:38
Locuteur

S'il vous plaît. Et on verra... — Remplacez pas les juges, si vous... — Renaud Pomard. On verra tout à l'heure... — Vous ne les

8:42
Invité

remplacez pas. — Ah

8:43
Locuteur

mais je remplace pas les gens.

8:44
Invité

— Très bien. —

8:45
Présentateur

On verra tout à l'heure les images aussi, effectivement, de violences subies par des lycéens quand il y a des enquêtes de la police des polices. — Tout à

8:52
Locuteur

fait.

8:52
Présentateur

— Oui.

8:53
Invité

Juste, Darius Rochemin, prendre la parole quelques minutes après cet échange très musclé pour dire que je suis particulièrement choqué. C'est-à-dire qu'on met un signe d'égalité entre l'usage de la violence par les forces de l'ordre, qui est un usage légitime pour protéger la République, protéger la société, respecter la loi, et l'usage de la violence par des citoyens, fustiles mineurs, fustiles lycéens. Non, on ne met pas de signe égal. A priori, toute violence d'un citoyen qui n

9:16
Locuteur

'est

9:16
Invité

pas force de l'ordre est illégitime. Et la quasi-totalité des violences,

9:21
Locuteur

puisque

9:22
Invité

le mot est employé, utilisées par les forces de l'ordre, est légitime. On a la chance en France d'être un des pays les plus contrôlés d'Europe. Et si jamais un policier ou un gendarme a agi en dehors des règles, il sera puni comme il l'est à chaque fois en France. Mais le signe égal, collègue, que vous mettez entre des émeutiers et des policiers n'est pas acceptable parce

9:40
Locuteur

que c'est une forme

9:41
Invité

de

9:42
Locuteur

légitimation de la violence.

9:43
Invité

Mais d'ailleurs, je t'amène juste, d'ailleurs, certains de vos collègues, un maire par exemple, en Seine-Saint-Denis, a légitimé la violence et leur a dit que leur violence était légitime.

9:53
Locuteur

Monsieur Bagdad,

9:54
Invité

un

9:54
Locuteur

certain nombre de

9:55
Invité

députés

9:56
Locuteur

ont dit la même chose.

9:58
Invité

Une fois encore, le recours à la violence dans une République n'est pas normal et, si je peux vous le dire, n'est pas digne d'élu de

10:03
Présentateur

la République. J'aimerais vous entendre sur le profil de ces jeunes. En l'occurrence, le profil est intéressant. On reviendra vraiment, vous aurez largement la parole, encore une fois, tant que vous restez dans la discussion, on écoute l'autre. Le profil de ces jeunes est intéressant. Le cas de ce jeune, on verra ce que disent les instructions et notamment la plainte que lui-même a déposée, mais il arrive avec dans son sac, Guillaume Roquette, ce que le procureur appelle la panoplie du casseur, c'est-à-dire, briquets, des projectiles et puis une bocale avec un produit sans doute inflammable. Il dit que

10:37
Locuteur

c

10:37
Présentateur

'était pour nettoyer les toilettes. Le procureur lui-même ironise un peu en disant que

10:40
Locuteur

c

10:40
Présentateur

'est la panoplie du casseur. Voilà, l

10:42
Invité

'enchaînement.

10:43
Présentateur

Oui,

10:44
Invité

alors le profil de ces jeunes, on ne les connaît pas encore vraiment parce que les images sont floutées. Ce serait intéressant de savoir qui ils sont. Si j'ai bien compris, il est bulgare, c'est ça le...

10:53
Locuteur

Il

10:53
Invité

est né en Russie, mais de nationalité bulgare, ce que moi je trouve assez étonnant. En tout cas, il habite en France depuis un certain temps, il est scolarisé dans ce lycée. Il

11:01
Locuteur

n'est pas

11:01
Invité

connu des services de

11:02
Locuteur

police.

11:02
Invité

Mais ce qui est intéressant, c'est qu'effectivement,

11:04
Locuteur

il

11:04
Invité

y a, c'est sans doute une minorité, mais parmi ces jeunes, ce ne sont pas des lycéens, ce sont des apprentis black bloc, ce sont des casseurs, ils sont d'ailleurs souvent encadrés par des gens plus âgés. Et il me semble que cette réalité suffit de ne pas devoir céder devant les revendications. Ce n'est pas acceptable que la violence paye. Et on parlait tout à l'heure des difficultés à remplacer les professeurs. Mais il y a plusieurs dizaines de professeurs et de proviseurs qui ont été blessés, molestés, avec des élèves qui leur tirent dessus à bout portant, avec des mortiers d'artifice. Et après ça, on s'étonne qu'il

11:42
Locuteur

y ait

11:42
Invité

des profs qui soient absents. Moi, ça ne me surprend pas. Je pense qu'il faut une réponse, une répression bien plus forte. Il me semble que les élèves qui continuent à être là dans ces manifestations après les sommations de la police devraient être considérés, j'allais dire, par principe, comme étant partie prenante.

12:00
Présentateur

Que peut faire exactement la police ? Il y a des séquences où on entend la police dire, première sommation, nous allons faire usage de la force, après

12:07
Locuteur

une

12:07
Présentateur

deuxième sommation. Quelle est la règle ? Une, deux, trois sommations. Oui,

12:10
Invité

c'est la règle. C'est-à-dire qu'on prépare les gens qui sont en face à qui on demande de dégager, eh

12:16
Locuteur

bien,

12:16
Invité

on les avertit. Et au bout d'un moment, effectivement, quand les sommations ne sont pas respectées, eh bien, évidemment, la police charge plus ou moins fortement, suivant, évidemment, la riposte qu'ils ont en face, mais la volonté, c'est de pouvoir évacuer, évidemment, ces troupes de jeunes qui viennent, qui sont, pour une partie, malheureusement, des étudiants, et pour une autre partie, des black blocs,

12:39
Locuteur

vous

12:39
Invité

voyez, enfin, des gens qui sont préparés... Parce que,

12:42
Locuteur

quand

12:43
Invité

vous regardez tout, et ça, c'est le service de renseignement qui le dit, et j'ai eu pas mal de collègues au téléphone là-dessus, alors, évidemment, LFI va nous dire l'inverse, on reconnaît, dans les black blocs, ces éléments perturbateurs plus âgés, que disait Guillaume Roquet à l'instant, ils sont là pour, évidemment, stimuler les jeunes, et ils sont, c'est les spécialistes du chaos. Donc, ils sont là, on les a retrouvés dans d'autres manifestations auparavant, mais on sait exactement s'ils sont ces gens-là.

13:05
Présentateur

L'importance de l'enjeu, notre Jacob Safar, qui est souvent sur ce plateau, qui est hyper mnésique, il a tous les chiffres en tête, mais on voit le calcul exact de ce qu'on faisait tout à l'heure,

13:13
Locuteur

on

13:13
Présentateur

disait, 500 lycées fermés, ça fait à peu près 400 000 élèves, parce qu'il

13:17
Locuteur

y a

13:17
Présentateur

860 élèves en moyenne pour un lycée général, 370 élèves pour un lycée professionnel, allez, 400 000 élèves en particulier, en général, c'est beaucoup, c'est beaucoup à l'échelle de la France. Si le Cornu et le ministre de

13:30
Locuteur

l

13:30
Présentateur

'Intérieur décident vraiment de débloquer, ça veut dire quoi exactement ? Est-ce qu'il

13:33
Locuteur

y a

13:33
Présentateur

un moment même où ils peuvent dire,

13:35
Locuteur

de

13:35
Présentateur

manière systématique, on dit première sommation, deuxième sommation, et on tente de débloquer ?

13:39
Locuteur

C'est aussi

13:40
Présentateur

simple qu'on fait un simple, c'est

13:41
Locuteur

jamais simple. C'est toute

13:42
Invité

l'appréciation, le discernement doit faire preuve, le commandant d'unité, que ce soit un commandant de CRS, que ce soit un commandant de gendarmerie mobile, qui est fait en accord, c'est pas fait n'importe comment, avec l'état-major. Donc on ne prend pas des décisions comme ça en disant, tiens, bon, il bouge, on va les frapper, ça n'existe pas. Il y a une méthode qui est connue, est reconnue, et à un moment donné, il faut que ça cesse. Et d'abord, sachez qu'un blocage d'établissement est interdit par la loi. C'est très important. Il

14:06
Locuteur

faut bien penser qu'il y a des gens qui veulent

14:08
Invité

rentrer. Quand vous couvrez des manifestations, vous vous apercevez qu'il y a des règlements extrêmement stricts que suit la police. Vous avez des sommations qui sont faites avec un haut-parleur, avec des mots qui sont choisis. Donc, dans les images qu'on voit, qui sont en général filmées par les émeutiers, on ne voit pas tout ce qui s'est passé avant,

14:25
Locuteur

c

14:25
Invité

'est-à-dire tous les messages d'alerte envoyés par la police. De la même façon, on ne voit pas le harcèlement, les provocations qui parfois durent pendant des heures et qui, à un moment, entraînent une riposte forte de la police. Mais ça, vous ne le voyez jamais. Vous ne voyez que l'instant où le policier tire et après la France Insoumise, évidemment, dit la police est systémique dans sa violence.

14:47
Présentateur

La difficulté du choix, je recommande tout le monde d'aller voir les archives, la préfecture de police a publié l'interview de Maurice Grimaud, qui était le préfet à l'époque de 1068, qui raconte de manière saisissante comment on n'a pas réveillé de Gaulle pendant une nuit de 68 parce que sans doute que lui aurait donné des ordres beaucoup plus brutaux. Ils avaient

15:02
Locuteur

peur de ça.

15:03
Présentateur

Et il fallait doser en permanence la répression et un peu de souplesse. Il faut doser. Je

15:08
Locuteur

pense

15:09
Invité

que le dosage est un peu faible en ce moment, pour être très clair. C'est-à-dire qu'on voit bien que les policiers, les gendarmes, nos forces de l'ordre sont tétanisés par la peur, en fait. Tétanisés par la peur d'être les coupables alors qu'ils sont les garants de la République. Et on entend ce discours « Ah oui, mais il a utilisé la violence, alors l'autre violence est légitime, il a arrêté, il ne

15:26
Locuteur

l

15:26
Invité

'aurait pas dû, etc. » Là, on est dans un cycle infernal. À chaque fois qu'il y a une manifestation ou même d'ailleurs un mouvement de joie dans notre pays qui met des gens dans la rue, vous avez la France insoumise qui débarque pour récupérer et arrivent ensuite les Black Blocs, les casseurs, les pilleurs, les cités, les

15:40
Locuteur

sangs.

15:40
Invité

Sauf le voyage du pape. Sauf le voyage du pape, évidemment, qui ne les concernait pas. Et donc laissant les forces de l'ordre en face dans une situation inextricable. Je vais vous dire, il faut arrêter maintenant d'être spectateur. Une émeute, ça se maintient. Ça s'arrête. Et donc il faut donner les moyens aux forces

15:56
Locuteur

de l'ordre. Et surtout

15:57
Invité

les

15:57
Présentateur

soutenir. On ouvrira dans quelques instants le débat politique avec M. Picmal et vous. Le débat plus technique, évidemment, purement politique aussi. Puisque, je le rappelle, Sébastien Lecornu, ce soir, rédige une lettre solennelle pour tenter de reprendre la main dans cette situation en grande partie chaotique. Restez avec nous.

16:15
Locuteur

On

16:15
Présentateur

verra dans quelques instants aussi comment dans le monde entier, ces images font le tour du monde. Et notamment aux Etats-Unis, tout l'entourage de Donald Trump en prend prétexte pour critiquer très durement la France et l'état de la France. A tout de suite. Bonsoir, re-bonsoir. C'est la journée décisive. Deux journées décisives à venir, lundi et mardi. Mardi, la grande journée de manifestation.

16:37
Locuteur

On

16:37
Présentateur

va y revenir dans quelques instants avec de nouvelles consignes qui sont données. Et ce soir, cette lettre solennelle du Premier ministre pour tenter de reprendre la main, demande que les cours reprennent, quand la sécurité et l'état du lycée le permettent, met tout ça sur un fond en grande partie chaotique. Nous allons entendre le témoignage exclusif pour TF1 de cette jeune femme qui tentait de s'interposer pour limiter les violences et qui a été sprayée avec un spray incendiaire. On est là à Marseille.

L'adolescent de 15 ans qui est soupçonné d'avoir actionné ce spray enflammé sur le visage de la passante à Marseille qui s'interposait devant un abribus a été déféré en vue de sa mise en examen, je cite, pour acte de barbarie. Il a, à l'issue de sa mise en examen et du débat devant le juge des libertés de la détention, le mineur, conformément aux réquisitions, a été placé en détention provisoire à l'établissement pénicentiaire pour mineurs de Marseille. Vous êtes avec nous, Bruno Pommard, Anne Niva, Guillaume Roquette, les politiques aussi, c'est François Piquemal et vous, Laurent Jacobelli. Écoutez d'abord le témoignage de cette femme pour comprendre ce qu'elle a vécu.

17:43
Invité

Le geste du jeune garçon ? Ah non, je ne l'explique pas. Ça ne doit pas se faire. Il ne

17:49
Locuteur

faut

17:49
Invité

pas chercher une cause ou pourquoi c'est normal ? Non. Un geste comme ça, on ne le fait pas. Il m'a visé au visage. C'est ça, en fait, qui me choque le plus. C'est pourquoi il m'a visé au visage.

18:01
Présentateur

Voilà, témoignage recueilli par TF1. Regardons bien l'image. Ce qui s'est passé commence à être beaucoup plus clair.

18:07
Locuteur

C

18:07
Présentateur

'est-à-dire que cette femme tentait de s'interposer au moment des violences, en l'occurrence sur un abribus qui était pris d'assaut par les manifestants ou les casseurs. Et à ce moment-là, comment ça marche, Bruno Pommard ? C'est un spray muni d'un briquet, c'est ça ?

18:20
Invité

Oui, c'est pas compliqué. Vous appuyez sur le spray et puis vous mettez le briquet devant et puis vous avez la flamme qui... Voilà. C'est un apprenti assassin. Ben oui, c'est rien d'autre. C'est pas des violences volontaires aggravées, etc. Il a 15 ans et il est en seconde spécialisé aide à la personne. Bien sûr. En plus. Bon, formidable. Mais voilà. Mais c'est un geste assassin. C'est clair. Même s'il a 15 ans.

18:41
Présentateur

Ici, tout dans cette scène choc, quand on voit les commentaires sur les réseaux sociaux dont certains sont évidemment excessifs, mais beaucoup sont de bon sens, notamment le fait qu'il

18:49
Locuteur

y

18:49
Présentateur

a peu de gens qui s'interposent sur le moment. Il y

18:51
Locuteur

a

18:51
Présentateur

une espèce d

18:51
Locuteur

'état de sidération. C

18:53
Présentateur

'est ça, la peur.

18:54
Locuteur

Bien sûr, c'est

18:54
Invité

la peur. C'est la logique de la peur. Quand on voit ça, en fait, on se dit où est-ce que ça a foiré, en fait ? Comment aujourd'hui, des gamins de 15 ans peuvent être des apprentis criminels ? Comment ils peuvent s'en prendre aux forces de l'ordre ? Il y a plein de raisons. D'abord, je pense que dans ce pays, il faut un choc d'autorité. Autorité à l'école, qu'on respecte les professeurs, qu'on respecte les horaires, qu'on respecte les règlements intérieurs. Un choc d'autorité dans la rue parce qu'il faut arrêter d'être permissif parce qu'à la fin, vous avez des gamins complètement perdus qui croient que tout est possible.

Et puis, qu'il y ait une forme d'autorité spontanée, notamment dans la classe politique, qu'on arrête de dire que les policiers sont racistes, fascistes, violents, en faisant des ennemis de la nation. Quand vous avez un excité qui se retrouve face à un policier, une policière ou quiconque des forces de l'ordre, qu'ils ne

19:35
Locuteur

se

19:35
Invité

croient pas légitimes à l'agresser. Donc, je pense qu'il faut très vite remettre tout ça en place et puis des peines, des peines fortes pour tous ceux qui font ça pour que ça serve d'exemple à leurs petits camarades et qu'ils n'aient jamais envie de faire la même chose.

19:47
Présentateur

Qu'à décolle, qu'est-ce qu'on fait dans un cas pareil ? Et c'est au-delà du débat gauche-droite. Comme vous, j'ai beaucoup voyagé dans l'ancienne Union soviétique. C'était un régime, entre guillemets, de gauche, mais très autoritaire. Très, très, très, très

19:58
Locuteur

autoritaire. La police, c'est pas la même chose, là-bas.

20:00
Présentateur

Donc, c'est pas une histoire de gauche ou droite.

20:01
Locuteur

C

20:01
Présentateur

'est une question de bon sens. Quelqu

20:02
Locuteur

'un

20:02
Présentateur

qui en arrive là, il y a quelque chose de très anormal, disons.

20:09
Invité

Vous demandez à qui...

20:10
Locuteur

Qui

20:10
Invité

veut le dire ? Bien sûr. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Je crois que tout a été dit. On ne peut que condamner ce qu'on vient de voir et la justice, ensuite, fera son travail là-dessus. Moi, je n

20:22
Locuteur

'ai

20:22
Invité

pas de sujet, évidemment. Par contre, pour répondre à M. Giacobili, peut-être. Bon, vous, vous étiez journaliste de métier, non,

20:30
Locuteur

je dirigeais des chaînes de télé, mais je n'étais pas journaliste. Vous

20:32
Invité

faisiez quoi ? Je viens de vous le dire, je dirigeais des chaînes de télé.

20:36
Locuteur

D

20:36
Invité

'accord. Moi, j'ai été enseignant pendant 12 ans. Très beau métier. D'accord. Et ce que vous dites par rapport à l'autorité des professeurs et autres, je pense qu'il y a quelque chose qui manque dans votre discours, c'est que, par exemple, le projet de loi de finances qui vient. C'est 1 500 enseignants en moins que ce qu'on a. Donc, pour qu'ils aient de l'autorité, encore faut-il qu'il y

20:55
Locuteur

ait

20:55
Invité

assez d'enseignants. Je ne

20:56
Locuteur

sais

20:56
Invité

pas si vous allez voter contre ou censurer ce projet de loi de finances. On verra bien. On ne sait pas. On n

21:03
Locuteur

'a

21:03
Invité

pas le projet final. Nous, vous savez, on est pragmatique. On ne dit pas avant, on va censurer, on ne

21:07
Locuteur

va

21:07
Invité

pas

21:07
Locuteur

lire. C'est un peu brutal comme méthode.

21:09
Invité

Juste pour finir,

21:10
Locuteur

il

21:10
Invité

y a déjà des annonces... Pas bien la brutalité. Il y a des annonces de baisse des moyens dans l'éducation nationale.

21:14
Locuteur

C

21:14
Invité

'est un autre problème ? Aux alentours. Non, non, ce n

21:16
Locuteur

'est

21:16
Invité

pas le même

21:16
Locuteur

problème. Je vais vous

21:17
Invité

expliquer pourquoi M. Jacob Bélimois, qui a été enseignant pendant 12 ans et qui sait un petit peu le fonctionnement des établissements scolaires, en l'occurrence en lycée professionnel. Parce que quand vous avez des professeurs non remplacés, sous-payés, contractuels, balancés d'un établissement à un autre, quand vous avez un manque d'AESH pour le suivi des élèves, quand vous n'avez pas d'infirmières scolaires, alors c'est tout l'édifice de l'éducation nationale qui est en difficulté et qui s'effondre. Et ça, c'est totalement absent de votre discours sur la

21:47
Locuteur

question de l'éducation nationale.

21:49
Invité

Pourquoi vous déviez le sujet Je ne dévie pas

21:51
Locuteur

le sujet, c'est vous qui parliez de l

21:53
Invité

'autorité

21:53
Locuteur

à l'école. Donc je vous réponds là-dessus, M.

21:56
Invité

Jacob Bélimois.

21:56
Locuteur

Qu

21:56
Invité

'il y a un problème dans la rémunération des professeurs, oui, c'est vrai.

21:59
Locuteur

Mais est-ce que vous allez censurer le budget qui prévoit...

22:02
Invité

Calmez-vous,

22:03
Locuteur

je vous réponds. Je suis

22:04
Invité

calme, je vous demande juste d

22:04
Locuteur

'aller vous censurer le budget qui

22:07
Invité

prévoit 650 millions d

22:10
Locuteur

'euros de coûts

22:10
Invité

budgétaires pour l'éducation nationale.

22:12
Locuteur

Oui, oui. Si vous parlez

22:13
Invité

en même temps, vous n'entendrez pas ce que je vais dire. Est-ce que vous allez censurer ce budget, si vous voulez que je vous le dise plus calme

22:17
Locuteur

? Je crois qu'il vous a répondu sur ce point. Sur ce point, il vous a répondu. Vous avez du mal à écouter. Vous avez du mal à écouter. Laissez le répondre. Laissez le répondre. C'est le réparation

22:24
Invité

nationale. Détendu. Très calme. Voilà. Donc il y a un problème dans la rémunération des professeurs. Donc évidemment, on disait tout à l'heure qu'il en manquait. C'est vrai que ce n

22:34
Locuteur

'est

22:34
Invité

pas attractif. C'est un métier très dur, parfois très violent parce qu'ils ont en face des classes, je le redis quand même, très violentes, que ça demande une maîtrise très dure. Beaucoup rentrent en dépression. Donc mal payé, violence générale, manque de soutien, parfois de la hiérarchie. Le métier n'est pas du tout attractif. Il faut avoir la vocation. Je ne

22:49
Locuteur

sais

22:49
Invité

pas si vous l'aviez, mais j'imagine que c'est ça qui vous a poussé à le faire. Ce n

22:52
Locuteur

'est

22:52
Invité

évidemment pas ni l'argent, ni le calme. En revanche, en revanche, ça n'explique pas du tout l'autorité. Aujourd'hui, que les parents n'aient plus cette autorité sur les enfants, que les enfants insultent des professeurs qui n'ont pas le droit de punir en retour. Tout cela, c'est la réalité, monsieur. Il y a des classes où on ne peut pas enseigner la musique, l'histoire de France parce qu'il y a en

23:13
Locuteur

face

23:13
Invité

des revendications.

23:14
Locuteur

Quel est le dosage ? Les profs, vous avez eu de la chance. J'aimerais qu'on reste... J'ai beaucoup de témoignages.

23:21
Présentateur

Messieurs, messieurs, messieurs, messieurs, si vous voulez, laissez-vous interrompre. On ne parle pas de chahut en classe quand même. Quand il y a un voyou, il n

23:29
Locuteur

'y a

23:29
Présentateur

pas d'autre mot, qui brûle,

23:31
Locuteur

qui tente de brûler. Donc c'est pour ça.

23:32
Présentateur

Revenons

23:33
Invité

vraiment

23:34
Présentateur

à cette image-là. Laissons de côté les chahuts et les difficultés d'enseignement. Quel est le dosage de répression possible ? Qu'est-ce qu'on fait simplement ? Regardez, puisque vous parliez de violences subies aussi parfois et les enquêtes de police diront ce qu'il en est par des lycéens. Il y a des cas où il y a des lycéens blessés, des jeunes blessés.

23:51
Locuteur

C

23:51
Présentateur

'est le cas notamment de ce jeune à Tours qui a été touché par un tir de LBD et qui a perdu son oeil. Je crois que c'est l'état des informations. Donc ce sont des blessures extrêmement graves. On en avait beaucoup dans les gilets jaunes de cette sorte-là. enquête de la police,

24:03
Locuteur

des

24:03
Présentateur

polices. Regardez cette autre séquence qui a suscité beaucoup de réactions.

24:08
Locuteur

Ça

24:09
Présentateur

a été celle dont vous parliez, celle du tir d'une grenade de gaz lacrymogène presque à bout pour temps qui fait qu'un lycéen a perdu des dents. Et puis cette image-là, c'est cette lycéenne emmenée par un policier qui lui fait une clé de bras. À chaque fois, comment doser ? Et en particulier, est-ce que l'usage des LBD est oui ou non nécessaire

24:29
Locuteur

?

24:30
Invité

Écoutez, c'est toujours pareil. Vous savez, moi, le maintien de l'ordre, j'en ai fait il y a très longtemps avec des marais pêcheurs, avec tout ce que vous pouvez imaginer, donc des très durs le maintien de l'ordre. Être sur le terrain,

24:43
Locuteur

c

24:43
Invité

'est quelque chose de très particulier. L'utilisation du BD, c'est une arme intermédiaire. Alors, les spécialistes, excusez-moi encore de dire de la LFI, M. Léomant, qui est un grand spécialiste du maintien de l'ordre, et d'autres, je ne

24:54
Locuteur

sais

24:54
Invité

pas où ils l

24:55
Locuteur

'ont

24:55
Invité

appris, mais en attendant, ça a

24:56
Locuteur

l

24:56
Invité

'air d'être de grands spécialistes. Moi, pour bien connaître le maintien de l'ordre, et pour montrer également que ce même maintien de l'ordre est quand même transmis dans le monde entier, puisqu'on va former des gens dans le monde entier, on utilise des armes intermédiaires pour éviter d'un jour qu'il

25:09
Locuteur

y ait

25:09
Invité

une arme létale qui soit sortie par un policier. Et ça pourrait arriver, je peux vous assurer. Quand on voit la tension, moi, j'ai connu vraiment le maintien de l'ordre très dur, et il

25:17
Locuteur

y

25:17
Invité

a très longtemps, je peux vous assurer, quand vous voyez actuellement les comportements que les policiers ont en face d'eux, eh bien, écoutez, je prie pour que ça n'arrive pas, mais croyez-moi que les policiers doivent être, doivent être preuve d'un discernement, j'en perds mes mots, tellement la violence est impréhensionnelle. Donc c'est pour ça que le LBD,

25:35
Locuteur

d

25:35
Invité

'abord,

25:35
Locuteur

Bruno

25:35
Invité

Pommard, dans le cadre, pardon,

25:37
Locuteur

à l'instant,

25:38
Invité

le LBD a été retravaillé quand il y

25:40
Locuteur

a

25:40
Invité

eu les affaires du... Ben oui, mais regardez

25:43
Locuteur

pas. Mais Bruno Pommard, j'ai vraiment une question très bien posée.

25:45
Invité

Bruno Pommard, vous dites qu'on forme dans le monde entier le modèle français du maintien de l

25:50
Locuteur

'ordre, oui, tout à fait.

25:51
Invité

Mais alors, je ne comprends pas pourquoi nous n'y arrivons pas, pourquoi nous n'y arrivons pas, là on a encore la preuve qu'on n'y arrive pas. Mais parce que... Pourquoi ? Le maintien de l'ordre classique, lorsqu'il est fait dans un cadre bien précis, quand il y avait des grandes manifestations, vous aviez la CGT, les grandes obédiences syndicalistes qui étaient là, et qu'il y avait des services d'ordre.

26:10
Locuteur

C

26:10
Invité

'est

26:10
Locuteur

parce

26:10
Invité

qu'il n

26:10
Locuteur

'y a

26:10
Invité

plus de services d

26:10
Locuteur

'ordre.

26:11
Invité

Il y en a toujours. Non, non, non, non. Si, si, bien sûr que si, mais non, monsieur...

26:14
Locuteur

Mais non,

26:15
Invité

monsieur... On s'en fait plus de manifestations. Attendez, laissez-le répondre.

26:18
Locuteur

Laissez-le répondre. Vous ne

26:19
Invité

pouvez pas me l'enlever. Je pense que je

26:20
Locuteur

fais beaucoup... Hier, c'était monsieur Léomain qui le disait que vous pouvez le médecin de l'ordre et maintenant, monsieur... Laissez-le répondre.

26:25
Présentateur

Renaud Parra, s'il vous plaît,

26:26
Invité

laissez

26:27
Locuteur

-le répondre.

26:27
Invité

Mais oui, laissez-le répondre. La doctrine policière a changé.

26:32
Locuteur

Oui ? Elle a bien évolué.

26:33
Invité

Depuis 2016. Depuis 2016. Moi, j'ai fait... Peut-être que vous aussi, d'ailleurs, dans votre jeunesse, vous avez fait des manifestations étudiantes ou

26:40
Locuteur

d'iciens.

26:40
Invité

Je

26:41
Locuteur

ne demande pas à monsieur

26:42
Invité

Giacobélier, monsieur Roquet, je me doute de la réponse.

26:44
Locuteur

Mais je pense que... Jamais.

26:45
Invité

Il y a beaucoup de gens qui

26:46
Locuteur

en ont fait.

26:47
Invité

On peut revenir dans l'histoire...

26:48
Présentateur

Monsieur Piquemal, Roquet, c'est un jeune giscardien, donc

26:51
Locuteur

attention, ne le sous-estimez pas. Monsieur Roquet,

26:55
Invité

j'ai vu, par exemple, que vous, vous aviez été récompensé par le prix Richelieu de la langue française. C'est vrai ? Oui.

27:00
Locuteur

Donc, vous devez aimer

27:01
Invité

comme moi les œuvres de François Villon qui a été poète au Moyen-Âge. Vous saviez où il était en 1455, François Villon ? Il faisait grève avec les étudiants parce qu'au Moyen-Âge,

27:14
Locuteur

il

27:14
Invité

y avait une grève en moyenne tous les deux ans des étudiants à Paris. Et ça se finissait, en général, très violemment. C'était la police du roi. C'était très sanglant. Et d'ailleurs, il a fini pendu, le pauvre François Villon.

27:24
Locuteur

Donc, c'est beaucoup mieux que vous connaissez le métier de l'ordre.

27:26
Invité

Non, ce que je veux dire, c'est que depuis le Moyen-Âge, en passant par 68, etc., la grève dans la jeunesse, la mobilisation des jeunes fait partie de l'histoire de France. Et d'une certaine manière, cette jeunesse qui se soulève, elle ne fait qu'affirmer son appartenance à un pays qui a la tradition de contestation en elle. Et elle a bien raison de réclamer ses droits.

27:44
Locuteur

Mais sur

27:44
Invité

la doctrine du maintien de l'ordre, pour échanger avec vous, M. Pommard, moi, j'ai fait les grèves, notamment de 2006, sur le CPE. Il y avait des blocages de lycées, même d'universités. Il n'y avait pas, au début, les policiers qui venaient sur les blocages. Les policiers encadraient les manifestations avec les syndicats. Il y avait des services d'ordre, mais il y en a encore. Sauf qu'aujourd'hui, je pense qu'envoyer, moi, je vous donne mon avis, envoyer les policiers sur les blocages comme c'est fait, ça excite tout le monde. Et ce n'est pas, en plus, mettre les policiers dans des bonnes dispositions.

28:17
Locuteur

Les bras vous en tombent. C'est commun. Non, mais attendez, les bras vous en tombent. L'Ange Acobély. L'Ange Acobély, juste,

28:21
Invité

je veux finir. Moi, vous savez, moi, je suis pour le retour de l'ordre. Mais le retour de l'ordre et le retour des

28:26
Locuteur

gamins dans les lycées,

28:27
Invité

il n'y a que la solution politique qui peut l'amener. On ne

28:30
Locuteur

peut pas demander aux policiers d'aller à la place du politique trouver les solutions sur les reivindications légitimes des lycéens et des anciens. Mais non, mais attendez, les reivindications

28:39
Invité

laissées.

28:40
Locuteur

Non, je suis très âgé. S'il vous plaît, s'il vous plaît, non, mais

28:45
Présentateur

écoutez, vraiment,

28:46
Locuteur

c'est

28:46
Présentateur

vraiment pénible. Est-ce que vous pouvez quand même simplement les attendre, les attendre que l'autre prenne la parole ? C'est quand même pas une discussion. Voilà.

28:52
Locuteur

Non, mais s'il vous

28:53
Présentateur

plaît, s'il vous plaît, laissez-le parler. J

28:56
Locuteur

'ai entendu quelque chose qui m'a profondément

28:58
Invité

choqué. Grosso modo, vous nous expliquez que les émeutes dans les rues, c'est la faute des policiers. S'ils étaient restés tranquillement dans leur commissariat

29:05
Locuteur

ou dans leur casaire de

29:07
Invité

gendarmerie, il n

29:08
Locuteur

'y

29:08
Invité

aurait pas de problème. Excusez-moi, la grève des lycéens, personne ne va vous dire qu'elle est illégitime. Ils ont le droit de manifester, de se plaindre. S'il y a effectivement des rats dans leur lycée et pas de prof de français, ça paraît

29:20
Locuteur

naturel

29:20
Invité

qu'ils

29:21
Locuteur

puissent se plaindre.

29:22
Invité

Je vous dis que c'est normal.

29:24
Locuteur

Alors précisez Laurent Jacobély. Mais ce qui n'est pas normal, c'est la violence. Précisez Laurent Jacobély, précisez une

29:27
Présentateur

seconde. Donc ce que vous leur concédez, c'est que le fait qu'ils bloquent les lycées quelques jours, ça vous va ?

29:33
Invité

Du moment qu'il n

29:34
Locuteur

'y a

29:34
Invité

pas d'atteinte physique, qu'il n'empêche pas les lycéens qui veulent aller travailler, de travailler, s'ils veulent exprimer des revendications, c'est accepté dans notre pays.

29:41
Locuteur

C

29:41
Invité

'est un droit normal. En revanche, ce qui n'est pas normal, c'est d'agresser, de vouloir tuer, etc. Excusez-moi, quand on n'agresse pas, c'est de ne pas agresser,

29:56
Locuteur

c

29:56
Invité

'est de ne pas violer la loi. Les deux jeunes, par exemple, qui ont

29:59
Locuteur

été blessés, mais

29:59
Invité

nous verrons

30:00
Locuteur

bien.

30:00
Invité

Je le regrette.

30:01
Locuteur

Je regrette. Je vous

30:02
Invité

le demande. Je

30:02
Locuteur

regrette qu'il y en ait un qui

30:03
Invité

ait été blessé à l'œil

30:05
Locuteur

et l'autre dans les dents. En revanche,

30:08
Invité

le meilleur moyen, c'est de respecter la loi et on n'a pas de problème. Et 500 policiers blessés, c'est de leur faute, sûrement.

30:13
Locuteur

C

30:13
Invité

'est les policiers qui sont blessés. Est-ce que c'est mon propos

30:16
Locuteur

? Non, mais je vous

30:17
Invité

le dis. Vous le dites, mais moi, ce n

30:18
Locuteur

'est

30:18
Invité

pas mon propos. D'accord ? Non. Il y a 500 policiers de blessés. Oui. Donc, vous pouvez me parler que c'est

30:23
Locuteur

dramatique

30:24
Invité

qu'il y

30:24
Locuteur

ait

30:24
Invité

un gamin qui ait perdu un œil, qu'il

30:25
Locuteur

y ait

30:25
Invité

un autre qui ait perdu un an. Pas de problème. Je vous ai dit que je condamnais toutes les violences. Ah, d

30:30
Locuteur

'accord. Mais il y a 500,

30:32
Invité

excusez du peu, 500 policiers de blessés. Mais vous savez, moi, j'ai... Ce n

30:35
Locuteur

'est

30:35
Invité

pas moi qui

30:35
Locuteur

les ai blessés, ce n'est pas

30:36
Invité

vous, mais ce sont des jeunes qui étaient là.

30:38
Locuteur

Voilà, mais

30:38
Présentateur

pardon, je vous interromps, ce n

30:39
Locuteur

'est

30:39
Présentateur

pas la peine de se jeter à la figure sans arrêt. Je crois que tout le monde condamne la violence, mais comment la réprimer ?

30:45
Locuteur

C

30:45
Présentateur

'est ça ? Comment faire que ça s'arrête ? C'est ça la question.

30:48
Invité

On a le sentiment que les forces de l'ordre ont toujours un temps de retard. Pourquoi ? Parce qu'elles doivent s'adapter à une violence qui est sans cesse plus forte. Ce n'est pas d'ailleurs uniquement valable pour les manifestations de lycéens et d'étudiants. Regardez les émeutes de 2023. Elles étaient beaucoup plus violentes que les émeutes de 2005. D'ailleurs,

31:08
Locuteur

il

31:08
Invité

y

31:08
Locuteur

a

31:08
Invité

eu beaucoup plus de blessés parmi les policiers. Donc la question, c'est de savoir est-ce que la police doit simplement, entre guillemets, avoir des effectifs un peu plus nombreux, être plus présente ou bien est-ce qu'il faut ce qu'on pourrait appeler un tournant répressif, c'est-à-dire notamment vis-à-vis des mineurs, considérer que le degré de violence est tel que tout ce qui permet d'encadrer la justice des mineurs, l'excuse de minorité, tout ça, doit être supprimé dans le cas de violences comme celle-là.

31:37
Présentateur

Le législateur aura sur son bureau une question,

31:40
Locuteur

en

31:40
Présentateur

tout cas, c'est celle dite la loi des casseurs-payeurs. Le processus devrait être accéléré. J'aimerais vous entendre là-dessus. Comme base de discussion, ce qui s'est passé à Nantes, regardez, ça a été l'exemple emblématique, c'est ce lycée Nelson Mandela, parmi les plus modernes, il date de 2014, il représentait vraiment le nec plus ultra de l'équipement énergie positive, comme on dit,

32:03
Locuteur

c

32:03
Présentateur

'est-à-dire tout était fait avec des capteurs ultra sophistiqués pour que ce soit climato-adapté, etc. Et tout ça brûlé dans les circonstances que l'on voit là. S'il faut payer, qui peut payer, de quelle façon ? Casseur-payeur, ça voudrait dire qu'on saisirait jusqu'aux allocations familiales. Expliquez d'abord, Guillaume Roquet, juste un point, disons, technique, comment

32:24
Locuteur

ça

32:25
Invité

fonctionnerait. J'imagine que, comme ces mineurs, pour la plupart, n'ont pas de ressources propres, ce seraient les parents qui seraient touchés et si ceux-ci se déclaraient aussi insolvables, ce seraient les allocations qui seraient saisies. C'est un très vieux débat, le fait de faire payer les familles, jusqu'à présent, ça n'a jamais été mis en œuvre. Le dernier épisode, c'était le discours de politique générale de Gabriel Attal, c'était en 2024, tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies. On va voir, cette fois-ci ça marche. Moi, je n'y crois pas parce qu'en fait, il y

33:03
Locuteur

a

33:03
Invité

une réticence très forte de la plupart des partis politiques qui considèrent qu'il ne

33:07
Locuteur

faut

33:07
Invité

pas toucher les familles, qu'elles sont plutôt victimes qu'autre chose. Moi, je pense qu'il faut dans ce domaine-là une politique qui soit beaucoup plus dure, de la même façon que quand il y a des fauteurs de troubles dans des HLM, ils devraient en être expulsés.

33:21
Présentateur

Et le sujet est en discussion même que quand il y

33:23
Locuteur

a

33:23
Présentateur

des groupes de casseurs, il y

33:25
Locuteur

a

33:25
Présentateur

une sorte de

33:26
Locuteur

paiement de responsabilité collective.

33:27
Invité

Une responsabilité

33:28
Locuteur

collective

33:28
Invité

mais à hauteur de 10 000 euros, un maximum 10 000 euros, c'est-à-dire que la majorité des frais va de toute façon retomber sur les contribuables que nous sommes. Ça ne va pas changer grand-chose. Vous prenez

33:39
Locuteur

l

33:39
Invité

'exemple du camion de pompiers qui a brûlé à Marseille et qui coûte

33:41
Locuteur

600

33:42
Invité

ou 700 000 euros. Même si on avait chopé les 7-8 qui faisaient en cagoule, 700 000 euros, 10 000 euros, vous voyez

33:49
Locuteur

ce que je veux dire.

33:49
Invité

Mais

33:49
Locuteur

la nouveauté,

33:50
Invité

là, ça serait qu'effectivement les APL potentiellement puissent être ponctionnés.

33:55
Locuteur

Est

33:55
Invité

-ce que ça vous paraît une bonne mesure ? Cette proposition de loi, elle est intéressante parce qu'elle a un mauvais nom. Elle s'appelle casseur-payeur mais vous l'avez dit, c'est plutôt non-casseur-payeur parce qu'en fait, ça va aller interpeller des gens qui sont autour du délit qui a été constaté mais qui ne sont pas forcément responsables. Ça

34:10
Locuteur

va être compliqué de savoir

34:11
Invité

d'identifier. D'ailleurs, le Conseil d'État a d'ores et déjà émis des réserves. Donc on est sur quelque chose d'anticonstitutionnel dans le sens où on va au-delà de la responsabilité individuelle. Moi, M. Pommard, là-dessus, je pense qu'on peut se rejoindre. Moi, je suis pour la responsabilité individuelle. Mais je ne

34:26
Locuteur

suis

34:26
Invité

pas pour la punition collective. Et par ailleurs, juste je finis là-dessus. D'un point de vue politique, on voit qu'il

34:32
Locuteur

y a

34:32
Invité

un bouleversement de l'agenda parlementaire pour cette proposition de loi. Et encore une fois, quelle réponse on donne à ce mouvement ? C'est une réponse qui se veut répressive, on va dire. Alors qu'on aurait pu bouleverser l'agenda parlementaire une

34:46
Locuteur

proposition

34:46
Invité

de loi d'urgence pour l'éducation nationale et répondre aux revendications des lycéennes et des lycéens.

34:52
Locuteur

Et

34:52
Invité

vous êtes d'accord avec moi, M.

34:54
Locuteur

Pommard ? Oui, c'est une revendication, c'est une proposition totalement.

34:55
Invité

Et de cette manière-là, on trouve une traduction et une solution politique au conflit pour faire en sorte qu'il s'écourte tout simplement au conflit social. Pardon, c'est le député de résume. Juste dire la loi qui

35:08
Locuteur

a

35:08
Invité

sorti hier. Moi, j'ai très peur que ce soit encore une loi de com'. Il y a un grave problème. On sort une loi et on a l'impression qu'on a fait le boulot mais on ne la fera jamais respecter. Les seuls qui ne doivent pas payer, c'est les contribuables en fait. Ceux qui vont bosser le matin, qui souffrent de ces émeutes dont les enfants sont privés d'aller à la colle, qui ne peuvent plus prendre le bus parce qu

35:25
Locuteur

'il

35:25
Invité

n

35:25
Locuteur

'y a

35:25
Invité

plus d'abribus ou qui passent devant des édifices publics brûlés. Je crois qu'ils en ont ras-le-bol de payer. 800 millions pour les émeutes après Naël. Là, ça va être encore en centaines de millions. Les Français payent trop de taxes, on n'a plus d'argent, il faut arrêter. Tu casses, tu payes, ça paraît normal. Donc, soit ils sont majeurs et on prend sur leur salaire. Soit ils sont mineurs, et bien c'est les parents qui n'ont pas fait leur boulot qui paieront, qui paieront sur leur salaire ou qui paieront tout simplement en ne recevant pas les aides sociales.

Et le gamin, lorsqu'il sera adulte, paiera à son tour et s'il doit payer tous les mois jusqu'à la fin de sa vie, il paiera tous les mois jusqu'à la fin de sa vie. Il faut maintenant responsabiliser. Les Français en ont marre. C'est la double peine pour eux. C'est la chienlit dans les rues et c'est les impôts qui augmentent. Maintenant, c'est au voyou de payer et aux honnêtes gens de pouvoir dormir tranquille. Il faut remettre les choses à l'endroit. Ce ne sont pas des victimes de la société. La société est victime de ces voyous.

36:20
Locuteur

Si

36:20
Invité

on va dans votre raisonnement, M. Giacobelli, et qu'on instaure la punition collective,

36:24
Locuteur

c

36:24
Invité

'est-à-dire pour les familles, derrière, là en l'occurrence, celles et ceux qui ont commis des délits constatés, d'accord ? À ce moment-là, pourquoi on ne l'étend pas, par exemple, aux membres des familles du Rassemblement national qui ont volé de l'argent public au Parlement européen

36:35
Locuteur

?

36:35
Invité

Donc, on

36:36
Locuteur

peut aller dans cette logique si on va jusqu'au bout de votre logique. Moi, vous voyez, je suis pour la responsabilité individuelle. On n'a pas fini.

36:43
Invité

Je

36:43
Locuteur

ne suis pas

36:43
Invité

pour vous payer pour le détournement

36:44
Locuteur

qu'a appris M. O'Don et Mme Le Pen. Je vous distingue. Ça ne sert à rien de citer

36:50
Invité

des grands poètes et d'étaler sa culture pour après retomber dans

36:53
Locuteur

la frange. Dieu manquait et après vous n'avez pas.

36:55
Invité

Dieu manquait.

36:55
Locuteur

La

36:55
Invité

différence peut-être entre les élus du Rassemblement national et les casseurs dont nous parlons là,

37:01
Locuteur

c

37:01
Invité

'est que ces derniers sont mineurs et que donc, forcément, ils n'ont pas les moyens de rembourser. Je crains, malheureusement, de partager le diagnostic de M. Picmal.

37:12
Locuteur

C

37:12
Invité

'est-à-dire qu'effectivement...

37:13
Locuteur

Quand tu arrives, ta grande alliance. Il y a un axe que j'ai cité pour un troisième jour. Il y a un axe

37:19
Invité

Giscardo et les

37:20
Locuteur

filles qui prendra bonheur. Comme à chaque deuxième

37:21
Invité

tour. Malheureusement, le Conseil d'État et le Conseil constitutionnel feront comme d'habitude tout ce qu'ils pourront pour empêcher ce type de mesures. Et je voudrais revenir, moi, un instant sur le principe du fait que quand vous êtes dans la bande de casseurs, vous êtes condamnés solidairement. Je pense que c'est nécessaire. Pourquoi ? Parce qu'on le voit bien à chaque fois qu'il y a ces scènes de violence et elles sont aujourd'hui quasiment systématiques dans les grands rassemblements, que ce soit une victoire d'une équipe de foot ou le 31 décembre. la personne qui a été interpellée dit au juge « Ah, mais ce n

37:56
Locuteur

'est

37:56
Invité

pas moi, j'ai fait que ramasser la barre de fer qui était par terre, pour éviter qu'une vieille dame ne glisse dessus. » Et donc, assez vite, assez souvent, ils arrivent à s'en sortir. Et que donc, il faut dire « Vous prenez votre risque, les gars. » Puis, si vous, au lieu de rentrer chez vous, vous décidez de participer à des mouvements violents, vous en assumerez les conséquences. Je trouve

38:17
Locuteur

que sur le principe, c'est excellent. C

38:20
Invité

'est ça, la question, c'est ça qui est en débat dans cette loi Péor-Casseur.

38:24
Locuteur

C

38:24
Invité

'est la possibilité qu'une personne qui est plutôt passive dans ce qui est en train de se passer, mais qui regarde, qui observe, qui n'empêche pas que ça se passe, eh bien, elle peut être complice, complice.

38:37
Locuteur

Mais moi, je

38:37
Invité

voudrais demander à M. Pomar, est-ce que ça va faciliter le travail des policiers, ça

38:41
Locuteur

?

38:43
Invité

Non. Enfin, encore une fois, on n'invente rien, la loi responsabilité civile des parents, tout simplement. Bon, la loi anti-casseur, si on la prend, en 70, la première loi anti-casseur, 81, nos amis socialistes l'ont abrogée, en 2019, une nouvelle avec dissimulation du visage, etc. Enfin, on est toujours à faire des lois. Bruno Pomar,

39:00
Locuteur

est-ce

39:00
Présentateur

que c'est une loi d'impuissance ? En réalité, comme le dit, moi,

39:04
Locuteur

j

39:04
Présentateur

'ai été très frappé sur ce plateau, Guillaume Fard, qui est notre spécialiste politique de justice, expliquait par exemple qu'en France, ça peut paraître autre chose, mais ça n'est pas autre chose. Il y a seulement 10% des cambriolages qui sont élucidés.

39:14
Locuteur

Donc

39:14
Présentateur

quand on en est là, c'est qu'en réalité, l'État dit franchement aux gens, il y a X% des crimes et délits qu

39:20
Locuteur

'on n'essaye, et même

39:21
Présentateur

pas, on a lâché

39:23
Invité

l'affaire. Non,

39:23
Locuteur

non,

39:23
Invité

mais bien sûr, pour recouvrer ces dettes, entre guillemets, c'est quasiment impossible. Et en même temps, faire payer, et là, M. Piquemal va être d'accord avec moi, peut-être pas Laurent Jacobelli. Moi, je connais bien les quartiers, vous savez que ça fait 35 ans que je suis avec mon association Ré d'Aventure, dans tous ces quartiers, je connais très bien les quartiers de Toulouse, parce que j'étais maire pas loin de Toulouse.

Si vous avez une famille, moi, c'est l'exemple, à chaque fois qu'il me vient avec une maman seule, comme c'est souvent le cas, et j'en reçois, j'en avais ce week-end à Dreux, quand je suis venu vous voir, j'étais à Dreux avec des mamans monoparentales, avec deux, trois gosses, que vous en avez un qui déconne complètement. Qu'est-ce qu'on fait à cette dame qui va travailler le matin à 6h ? Mais attendez. Mais oui,

39:58
Locuteur

il y a encore une des enfants, elle peut alerter avant. Moi, je

40:03
Invité

connais dans ma circonscription beaucoup de femmes seules qui élèvent des enfants dans

40:06
Locuteur

une

40:06
Invité

situation

40:07
Locuteur

difficile.

40:08
Invité

Il n'y

40:08
Locuteur

en

40:08
Invité

a pas un qui est délinquant. Parce qu'elles ont demandé l'accompagnement qu'il fallait avant, parce qu'elles se sont démenées.

40:16
Locuteur

Elles font parfois deux boulots.

40:17
Invité

J

40:18
Locuteur

'ai beaucoup d

40:18
Invité

'ignorations pour elles. Mais de là à laisser le feu dans les rues, tout simplement

40:22
Locuteur

parce qu'il n'y a des cas,

40:23
Invité

ce n

40:23
Locuteur

'est

40:23
Invité

pas possible.

40:24
Locuteur

Il

40:24
Invité

y a une

40:24
Locuteur

urgence à retrouver l'ordre civil républicain. Il faudra mesurer les sanctions

40:28
Invité

parce qu'encore une fois,

40:29
Locuteur

on

40:29
Invité

ne pourra pas... Ça, c'est le boulot des

40:30
Locuteur

juges. Revenons à la

40:32
Présentateur

situation immédiate. Revenons à la situation immédiate, celle des prochains jours. Grande manifestation mardi. Écoutez, Jean-Luc Mélenchon, la France insoumise a souvent été accusée, y compris par le gouvernement. On va entendre d'ailleurs Roland Lescure qui, sur notre antenne, réitérait cette accusation. La LFI a été accusée de jeter de l'huile sur le

40:50
Locuteur

feu.

40:50
Présentateur

Ce

40:51
Locuteur

soir, Jean-Luc Mélenchon

40:52
Présentateur

dit au contraire, moi je veux protéger les élèves, protéger les

40:56
Locuteur

parents.

40:58
Présentateur

En tout cas, écoutez-le. Vous pourrez réagir et apporter votre commentaire. Il dit que les parents portent un brassard blanc pour montrer qu'ils sont pour la non-violence.

41:06
Invité

Mais c'est une honte. Si tout ce qu'on a à dire à la jeunesse de ce pays, c'est de lui envoyer des livres qui les tabassent, qui les chargent à cheval. Et de montrer des poubelles qui brûlent, c'est vraiment qu'il y a quelque chose qui ne tourne plus rond. Normalement, le devoir de ceux qui sont en situation de responsabilité,

41:22
Locuteur

c

41:22
Invité

'est d'accueillir avec bienveillance la jeunesse. Ou alors, je ne comprends plus rien à ce que chacun doit aux autres. La semaine prochaine, on a la manif du 6 octobre. Moi, j'invite les adultes, les parents, à se mettre un casque blanc ou un brassard blanc et à entourer les manifestations pour que... On l'avait déjà fait dans les années après la mort de Malik Ousekine ou dans les années 90 pour protéger. On a un devoir d'abord de protection à leur égard.

41:51
Présentateur

Laurent Jacobelli, est-ce que vous donnez acte à Jean-Luc Mélenchon là d'appeler au calme ?

41:56
Locuteur

On

41:56
Présentateur

ne peut pas dire là brassard blanc, on ne

41:57
Locuteur

peut

41:57
Présentateur

pas dire qu'il appelle à incendier la situation. Vous

42:00
Invité

n'êtes pas naïf, vous avez remarqué la perversité de Jean-Luc Mélenchon qui dit la paix sur terre et qui cite Malik Ousekine pour bien rappeler des souvenirs et bien rappeler des émeutes qui étaient extrêmement dures. Moi, j'ai vu des députés, M. Thomas Porte, aller faire le bravache devant les forces de l'ordre pour bien les exciter, pour les empêcher de passer, des députés, y compris européens, essayer d'empêcher les forces de l'ordre de ramener l'ordre. M. Louis Boyard qui était là derrière M. Mélenchon attisait les flammes. Je les ai vus à Metz, en Moselle, faire la même chose. Donc, c'est les pompiers pyromanes, moi, excusez-moi.

Et puis, qu'on ne me dise pas que le mouvement n'a pas été récupéré, je pense que quand on veut la propreté dans son lycée et faire de bonnes études, on ne porte pas forcément un drapeau palestinien et un kéfier.

42:42
Présentateur

Cela étant, est-ce qu'il

42:44
Locuteur

y a

42:44
Présentateur

une habileté de Jean-Luc Mélenchon Est-ce qu'il

42:46
Locuteur

y a

42:46
Présentateur

une habileté de Jean-Luc Mélenchon d'arriver là et peut-être d'être celui même que Sébastien Lecournus est forcé d'appeler Jean-Luc Mélenchon en lui disant « Pouvez-vous nous aider ? » L'ancien appel local madame des

42:56
Invité

escalades. Alors, oui, ça va être un petit peu compliqué après que le gouvernement ait accusé, semble-t-il, avec des éléments de preuves tangibles donnés par le renseignement français, accusé, elle est fille d'être le responsable de ces troubles ou en tout cas de les attiser. Alors, effectivement, Jean-Luc Mélenchon est assez coutumier du fait. C'est-à-dire que d'abord il balance le cocktail Molotov et ensuite il dit « Ah, paix aux hommes de bonne volonté ! » C'est tout juste s'il n

43:21
Locuteur

'a

43:21
Invité

pas sa barbe blanche de Père Noël en disant « Faut que tout le monde s'entende ! » Et je pense que personne n'est dupe.

43:27
Locuteur

C

43:27
Invité

'est-à-dire que vous voyez bien que la conflictualité est au cœur de l'offre politique de la France insoumise. Alors, effectivement, peut-être que de temps en temps Jean-Luc Mélenchon se dit « Oh, faut que

43:40
Locuteur

je

43:40
Invité

fasse gaffe parce que je m'attire la détestation des deux tiers des Français. C'est pas moi qui le dis. C'est d'ancien député de la

43:49
Locuteur

France insoumise.

43:50
Invité

»

43:50
Locuteur

C

43:50
Invité

'est confondé avec la rédaction du Figaro, à mon avis. François Bickman.

43:52
Locuteur

Non, je

43:52
Invité

ne

43:52
Locuteur

vous

43:52
Invité

parlez avec la rédaction du Figaro. Je regarde les sondages. François Bickman.

43:56
Locuteur

Oui,

43:57
Invité

écoutez, Jean-Luc Mélenchon, il est dans son rôle de futur président de la République. Donc, il appelle une voie qui est celle de la solution politique, tout simplement, un conflit social. C'est, somme toute, assez traditionnel et classique. Et après, les accusations comme quoi ce serait la France insoumise qui serait derrière ce mouvement. Je me souviens qu'avant, on disait que

44:18
Locuteur

c

44:18
Invité

'est l'UNEF et le Parti Socialiste qui agitent les mouvements étudiants. Et puis avant, c'était d'autres. Ben oui, les jeunes sont plutôt majoritairement de gauche alors qu'ils se reconnaissent dans les idées de la France insoumise. J'ai envie de dire, rien de neuf sous le soleil.

44:29
Locuteur

On

44:29
Invité

découvre

44:29
Locuteur

pas l'eau chaude. Les jeunes qui traient des

44:30
Invité

désordres. Mais, j'ai écouté M. Moscovici tout à l'heure qui n'est pas un insoumis.

44:36
Locuteur

Vous

44:36
Invité

en conviendrez avec qui on a quelques différents politiques et qui disait très bien un mouvement lycéen, vous pouvez essayer de le provoquer. S'il n'y a pas les cendres en dessous et les raisons qui font que les lycéens se mettent en mouvement, n'importe quelle organisation peut essayer. Elle n'y arrivera pas. Sur

44:53
Présentateur

ce point-là, sur ce point, j'aimerais votre réaction. Effectivement, quel que soit, tout homme politique a son agenda politique, Jean-Luc Mélenchon comme les autres. Est-ce qu'il faut reconnaître que la jeunesse a, c'était ce que disait de notre sondage LCI, Jean-Luc Mélenchon fait un très bon score chez les moins de 35 ans, je crois, c'est

45:10
Locuteur

ça, moins de

45:11
Présentateur

35 ans. Et ça, ce n

45:12
Locuteur

'est

45:12
Présentateur

pas l'intervention, ce n

45:14
Locuteur

'est

45:14
Présentateur

pas une manipulation occulte. J'entendais même certains dire que

45:17
Locuteur

c'est

45:17
Présentateur

les Russes, peut-être que

45:17
Locuteur

c'est

45:17
Présentateur

la

45:17
Locuteur

Russie qui est en souverain. Les Russes ne sont pas derrière la

45:22
Invité

popularité de Mélenchon auprès

45:23
Locuteur

des jeunes.

45:23
Présentateur

Donc ce n

45:24
Locuteur

'est

45:24
Présentateur

pas une manipulation russe, ce n

45:25
Locuteur

'est

45:25
Présentateur

pas une manipulation souterraine. De fait, à Toru a raison, mais ils ont l'âge de raison,

45:28
Locuteur

c

45:28
Présentateur

'est que ces lycéens, ils aiment bien LFI et

45:30
Invité

Mélenchon. Oui, parce que, et ils ont raison d'être inquiets pour leur avenir, parce qu'on a bâti un système qui est une machine à détruire les potentiels et les ambitions. On a supprimé le collège unique, pardon, on a installeré le collège unique, on a donné le bac à 95% des élèves, on a massifié l'accès à l'enseignement supérieur, mais en face de ça, il n'y a pas les jobs équivalents. Donc en fait, vous avez des élèves dont les frères ou sœurs aînés ont fait Bac plus 3, Bac plus 4, Bac plus 5 en lettres modernes, en sociologie et qui ensuite sont complètement déclassés par rapport à ce qu'ils considèrent être leur niveau d'études et donc ils sont révoltés et on peut les comprendre.

Je pense qu'il

46:15
Locuteur

y

46:15
Invité

a un problème global en France d'inadaptation du système de formation en particulier supérieur par rapport aux demandes du marché du travail. Et si vous ajoutez à ça l'arrivée de l'intelligence artificielle qui va probablement détruire des centaines de milliers, peut-être des millions d'emplois, oui, il y

46:32
Locuteur

a

46:32
Invité

une inquiétude mais la réponse à l'inquiétude qui consiste à tirer à bout portant sur des proviseurs, moi, je ne

46:39
Locuteur

suis

46:39
Invité

pas d'accord.

46:40
Présentateur

Écoutez tout à l'heure sur notre antenne, Roland Lescure, et vous pourriez répondre évidemment parce que le gouvernement n'a rien perdu de sa énergie contre la France insoumise, il soulève vraiment cette idée-là que vous seriez organisateur en quelque sorte du mouvement et il fait même référence à Léon Trotsky, vous citiez François Villon,

46:56
Locuteur

lui remonte un peu moins loin. Léon Trotsky arrive, il arrive. Je

47:00
Invité

rappelle que M. Moscovici a été formé chez les trotskistes. Ah oui, c'est ça. Comme Lionel Jospin. Absolument. Écoutez-le. Non mais on n'est pas en guerre civile, il faut se calmer quand même M. Mélenchon. Alors, sur le ton, on voit bien, il espère s'ériger comme le grand-père de la nation, mais c'est le grand-père Léon Trotsky et le trotskisme, c'est un métier. Mais vous croyez

47:20
Locuteur

qu

47:20
Invité

'ils ont resté

47:20
Présentateur

trotskistes

47:20
Locuteur

?

47:21
Invité

Ah ben au fond, bien sûr. Trotskistes un jour, Trotskistes toujours. Voilà, les trotskistes. Ce serait de la faute de la France insoumise. Vous dites qu'on conflictualise tout, mais que fait M. Lescure si ce n'est conflictualiser le paysage politique français ? Le Rassemblement national conflictualise, divise le pays aussi à longueur de temps avec ses propos xénophobes, etc.

47:45
Locuteur

Allez, c'est reparti.

47:45
Invité

Donc, nous, tout simplement, ce qu'on cherche à cette heure, c'est à trouver une solution politique à un conflit social. Somme toute, assez classique et d'écouter les revendications des lycéennes et lycéens, des enseignants, qu'ils soient reçus par le ministre de l'éducation et que les revendications soient entendues avec des mesures concrètes. Nous, nous sommes prêts à aller voter. Nous sommes prêts à censurer le PLF s'il donne moins de moyens à l'éducation nationale, contrairement visiblement au Rassemblement national. Ne parlez pas pour

48:11
Locuteur

nous. Et vous attendez à ce qu'il y ait une

48:13
Invité

proposition de loi.

48:14
Locuteur

Qu'est-ce que vous allez faire, Mardi 6 ? Mardi

48:16
Invité

6

48:16
Locuteur

?

48:16
Invité

LFI ? Alors, à titre personnel et LFI, nous serons aux côtés des enseignants.

48:21
Locuteur

Vous aurez le

48:22
Invité

brassard

48:22
Locuteur

blanc.

48:22
Invité

Vous aurez un brassard blanc, vous aussi. Je n

48:24
Locuteur

'ai

48:24
Invité

pas encore réfléchi à cette hypothèse.

48:26
Locuteur

J

48:26
Invité

'aurais mon écharpe tricolante comme M. Rochemin. Je vous ferai un clin d'œil si vous faites une antenne à Toulouse. En tout cas, moi, j'ai été discuté avec les lycéennes et les lycéens. Je ne

48:36
Locuteur

sais

48:36
Invité

pas si vous, vous l'avez fait. C'est intéressant parce que la plupart d'entre eux, ce qu'ils demandent, vous dites qu

48:41
Locuteur

'ils

48:41
Invité

ne veulent pas aller en cours. Au contraire,

48:43
Locuteur

eux, ils veulent des cours de

48:44
Invité

qualité. Ils veulent une école qui assure l'égalité scolaire et qui assure la réussite de chacune et de chacun. Eh bien oui, moi, je suis d'accord avec eux et je serai à leur côté en tant qu'ancien enseignant, en tant que parlementaire et en tant qu'attaché au service public de l'éducation.

48:58
Présentateur

Le regard de l'étranger. Regardez, puisque notamment, tous ceux qui gravitent autour de Donald Trump ont beaucoup réagi à ces images. En gros, beaucoup de commentateurs ou d'influenceurs très à droite ont le regard fixé vers Paris. Donald Trump Junior, c'est le fils, évidemment, un des fils. Paris est de nouveau en flamme. Des étudiants protestants contre les conditions scolaires mises entre guillemets allument des incendies, attaquent les flics, tabacent un policier, à moitié à mort dans les caméras. Je cite. La France de Macron a passé des décennies à encourager l'immigration sans frein et les frontières ouvertes.

L'addition, ce sont des écoles surpeuplées, des banlieues interdites, d'accès et des rues qui ressemblent à une zone de guerre. C'est l'avenir que les partisans des frontières ouvertes veulent pour l'Amérique. Arrêtez ça maintenant. Autre compte Twitter qui est très suivi, Elie David. Ça, c'est la sphère des influenceurs très pro-israéliens, plutôt pro-Netanyahou et très durs contre la France, surtout depuis que la France a reconnu l'État de Palestine. Elie David, salut France. Comment va ton multiculturalisme avec une petite ola comme ça ? Oui ou non ? Qu'est-ce que vous gardez ou qu'est-ce que vous refusez de ces leçons de morale qui sont faites par les mouvements magas ? Est-ce qu'il y

50:08
Locuteur

a

50:08
Présentateur

une dimension d'intégration selon vous, Guillaume Roquette, dans ce qui est en train de se passer ?

50:11
Locuteur

D

50:11
Présentateur

'intégration ratée indépendamment de ces excès de langage qu'on lit ici ?

50:15
Invité

Écoutez, vous savez que je suis assez critique sur le mouvement d'immigration massive dans notre pays. Pour autant, moi, je n

50:24
Locuteur

'ai

50:24
Invité

pas les éléments qui permettent de dire que les lycées avec une plus forte concentration de jeunes d'origine immigrée sont plus violents que les autres. Je vois que le lycée Henri IV, par exemple, le lycée d'élite du centre de Paris, a aussi

50:40
Locuteur

été

50:40
Invité

bloqué par des poubelles. Je pense que le sujet est plus large que celui-là, mais ce qu'on peut dire, c'est qu'il n'y a plus en France, et c'est vrai aussi chez ces jeunes, de civisme, de sens de l'appartenance à une collectivité. C'est-à-dire que des élèves qui mettent le feu à un lycée, c'est une forme de défiance, j'allais presque dire de séparatisme par rapport à la société française. Et donc, je crois que oui, ça, c'est une réalité.

51:08
Locuteur

Si

51:09
Invité

vous me permettez de prendre le problème à l'envers, je crois qu'aujourd'hui, l'école n'est plus une machine à assimiler, malheureusement. Elle l'était, comme le travail, comme les associations culturelles. Aujourd'hui, ce n

51:19
Locuteur

'est

51:19
Invité

plus le cas. D'abord par un niveau d'immigration qui est beaucoup trop élevé pour permettre l'assimilation, et parce qu'on a renoncé à être ce que nous sommes. Quand je vois des professeurs d'histoire qui renoncent à enseigner des parties entières de l'histoire de l'Europe pour ne pas avoir à être menacés par certains élèves, ça veut dire qu'on a renoncé à

51:38
Locuteur

privilégier

51:39
Invité

nos valeurs, notre système, etc. Quelle période précisez votre pensée ? Par exemple, la Shoah ne peut pas être enseignée dans certains établissements. Les cours de musique sont critiqués par certains parents d'élèves. Et puis, on a vu les menaces, notamment à travers les réseaux

51:52
Locuteur

sociaux.

51:54
Présentateur

On en est là vraiment sur la Shoah.

51:55
Locuteur

C'est ce que dit

51:55
Présentateur

souvent Elisabeth Schephardt-Sellam qui est sur notre antenne, qui dit que dans certains de ses confrères ou consoeurs, on n'ose pas enseigner la Shoah dans certains lycées ou collèges. Mais dire, alors pour le coup, il faut être très

52:06
Locuteur

honnête,

52:07
Invité

dire que c'est la seule explication du mouvement en voilà,

52:11
Locuteur

c

52:12
Invité

'est vraiment réducteur. Mais moi, très sincèrement, dans tout ça, mais on n'en parle jamais, je n

52:17
Locuteur

'ai

52:17
Invité

pas entendu nos deux députés en parler. Sur le fond, vous savez encore une fois ce que je fais depuis 35 ans avec Red Venture, je travaille sur l'éducatif, je reçois des milliers d'enfants déscolarisés, etc. si on ne travaille pas sur l'éducatif. Il n'y a pas un seul politique qui en parle. On parle beaucoup plus de policiers pour ou contre, beaucoup plus de profs. Mais on ne parle pas de ce qui est la base, la famille et l'éducation. Tout le monde s'en fout et le résultat, il est là.

52:40
Locuteur

Voilà

52:40
Invité

ce que je voulais vous dire ce soir. Oui, mais sur ce que vient de dire M. Giacobili, j'aimerais dire quelque chose. Moi, j'ai enseigné pendant 12 ans, je n

52:50
Locuteur

'ai

52:50
Invité

jamais eu de problématiques ou de collègues qui ont eu des problématiques comme vous le dites sur la Shoah et j'y tiens parce que j'ai été même récompensé pour l'enseignement de la Shoah et je regrette par exemple d'avoir vu qu'un conseil municipal RN refuse de donner le nom d'une rescapée de la Shoah, une de ses rues ce soir et je ne parle pas de ce qui se passe avec M. Bardella en ce moment. Maintenant, les deux personnes dont vous citez les tweets font partie de l'international d'extrême droite qui est obnubilé par les thèses et les théories d'extrême droite. Je ne vois pas ce que ça vient faire là.

En fait, qu'ils s'occupent de leur pays où ils mettent déjà assez de problèmes comme ça et j'espère que certains pourront mettre un coup de balai citoyen face à ces gens-là et qu'ils nous laissent régler nos conflits sociaux et en l'occurrence, je le redis, il n'y a qu'une voie pour rétablir l'ordre, le calme, c'est que les revendications sur des lycéennes et des lycéens soient entendues et qu'il y ait des négociations

53:42
Locuteur

et

53:43
Invité

qu'elles aboutissent.

53:44
Locuteur

Et

53:44
Invité

vous mettrez le bazar ailleurs après parce que la

53:45
Locuteur

logique de Jean-Luc Mélenchon c'est la violence dans les rues, c'est le chaos dans les rues, c'est

53:50
Invité

de dire

53:51
Locuteur

si jamais nous ne gagnons pas les élections, si nous ne gagnons pas les élections, eh bien nous mettrons deux secondes, laissez parler les autres, on n'est pas en union soviétique, je sais, c'est couplier, c'est pas ensemble. Donc une fois, une fois encore, si jamais vous ne gagnez pas les élections, vous mettez le bazar

54:07
Invité

dans les rues,

54:08
Locuteur

vous menacez en permanence, vous êtes les

54:11
Invité

agents du chaos et

54:12
Locuteur

c

54:12
Invité

'est une logique assumée, votre sixième république, c'est la république de la chienlit, vous n'acceptez pas la démocratie,

54:17
Locuteur

vous êtes un parti des meutiers. Vous

54:21
Invité

avez fait votre bingo

54:22
Locuteur

?

54:23
Invité

C'est bon

54:23
Locuteur

? Répondez,

54:25
Invité

répondez plutôt que, répondez

54:26
Locuteur

-le, répondez-le.

54:27
Invité

le seul ici qui a proposé une solution politique pour rétablir l'ordre, ce soir, c'est moi. C'est quoi ? Vous, à part, jetez l'anathème sur tout le monde. C

54:34
Locuteur

'est laquelle la solution ? C'est d

54:36
Invité

'écouter les revendications des lycéennes et des lycéens et de donner des moyens à

54:40
Locuteur

l'éducation. Comment vous rétablissez l'ordre, M.

54:42
Invité

Picmal

54:42
Locuteur

? Ce qui m'intéresse, c'est pas en donnant la parole

54:45
Invité

aux lycéens. Les syndicats lycéens,

54:46
Locuteur

ils ne pèsent rien.

54:47
Invité

C'est pas la question, M. Pomar. Les syndicats lycéens ne pèsent rien. Il n

54:52
Locuteur

'y

54:52
Invité

a personne comme

54:52
Locuteur

interlocuteur. M. Pomar, on continue comme ça, c'est bordel, Comment vous rétablissez l'ordre ? Votre regard, puisque vous parlez, c'est toujours comme

54:59
Invité

ça que ça s'est réglé, M. Pomar.

55:00
Locuteur

Votre regard sur ces

55:01
Présentateur

images qui frappent beaucoup et là, on est au-delà d'une pure débat politique. Encore une fois, ça dépasse droite et gauche.

55:06
Locuteur

C

55:06
Présentateur

'est l'autorité de la police et il faut toujours rappeler, il y

55:09
Locuteur

a

55:09
Présentateur

eu de très grands ministres de l'Intérieur, par exemple, de gauche. Il

55:12
Locuteur

y a

55:12
Présentateur

une tradition policière très à gauche aussi, que ce soit sur la Troisième République ou la Quatrième, oui, Jox et quelques autres avant

55:19
Locuteur

eux.

55:20
Présentateur

Fouché, le grand patron de la police était d'abord un homme de gauche, alors gauche même, très à gauche, un peu guillotineuse à une certaine époque et même davantage que ça, Guillaume Roquet. Il ne vous aurait pas raté, je

55:30
Locuteur

pense.

55:30
Invité

Comme un vrai homme de gauche, il aimait beaucoup l'argent derrière les grands principes.

55:33
Locuteur

Oh, regardez ça.

55:35
Présentateur

Fouché aurait guillotiné tout de suite, Guillaume Roquet. Vous

55:37
Locuteur

auriez été parmi les premiers. C'est formidable,

55:38
Présentateur

c'est jeune. Allez, soyons sérieux une seconde. Ces images-là qui incarnent des moments quand même terribles où la police est forcée de reculer parce que là, c

55:49
Locuteur

'est une voiture

55:49
Présentateur

de police à ce moment-là.

55:51
Invité

Écoutez, sauf qu'il peut. Les policiers ne

55:53
Locuteur

vont

55:53
Invité

pas foncer sur les jeunes, évidemment. Donc, ils préfèrent battre retraite, comme on dit. C'est encore une fois faire preuve de discernement parce que les policiers, à la limite,

56:01
Locuteur

ils

56:01
Invité

pourraient presque sortir effectivement avec... Même s'ils sont trop au cadre de

56:05
Locuteur

la

56:05
Invité

voiture, c'est un

56:06
Locuteur

peu

56:06
Invité

limite. Mais la meilleure façon, c'est de reculer. Vous vous rendez compte que l'ordre, l'ordre

56:10
Locuteur

doit

56:11
Invité

reculer face à des voyous.

56:12
Locuteur

C

56:12
Invité

'est terrifiant. Ben oui, je pense. C'est ça,

56:14
Locuteur

c

56:14
Invité

'est pas des lycéens, c'est des voyous ou des casseurs. Ils sont cagoulés,

56:17
Locuteur

ils

56:17
Invité

sont tous bien préparés pour faire de la casse. J'ai peur qu'on les retrouve malheureusement mardi dans cette grande manifestation ou dans un meeting.

56:24
Locuteur

Cette image,

56:24
Invité

elle est tellement symbolique de ce qu'est devenu notre société.

56:28
Locuteur

C

56:28
Invité

'est-à-dire qu'aujourd'hui, ce sont les policiers qui ont peur. Et moi, je me demande dans quelle mesure est-ce que les ordres qui ont été donnés à la police, par exemple, si j'ai bien compris, d'utiliser le moins possible les LBD, est-ce que la police ne se trouve pas en situation aujourd'hui d'infériorité, c'est-à-dire menacée par ces casseurs et ne pouvant pas riposter. Et donc, évidemment, c'est une sorte de permis d'agresser et de permis de violence puisqu'ils ont un sentiment d'impunité qui est incroyable. On disait « Ah, mais les jeunes ont toujours manifesté, etc. » Tout ça,

57:03
Locuteur

c

57:03
Invité

'est vieux comme le monde. Moi, j'ai le sentiment qu'il y a aujourd'hui un retournement complet de situation où aujourd'hui, ce sont ces jeunes casseurs qui occupent l'espace public quand il y a des conflits et les policiers qui sont menacés. Et si vous rajoutez, Guillaume Roquet, que Mme Binet, CGT, qui ne

57:23
Locuteur

fait

57:23
Invité

plus du syndicalisme, qui fait de la politique, qui est pro LFI, évidemment, mais qui dit elle-même que la police stoppe, il faut arrêter, il faut protéger ses enfants, ceux qui cassent, entre autres. Vous avez la même chose avec le syndicat de la magistrature qui s'affiche politiquement. Vous vous rendez compte ? Le désastre, c'est un désastre démocratique total.

57:39
Locuteur

Et ceux qui veulent désarmer

57:40
Invité

la police, ça

57:40
Locuteur

fait beaucoup,

57:41
Invité

évidemment. Ce que ça montre, c'est que la doctrine de maintien de l'ordre ne marche pas, dans un sens comme dans un autre. Et vous savez...

57:47
Locuteur

Mais qu'est-ce que

57:47
Invité

vous en savez ? C

57:48
Locuteur

'est le réponses.

57:49
Invité

Parce qu'on en parle depuis une heure, monsieur

57:51
Locuteur

le Président. Non, mais vous ne parlez pas. C'est vous qui dites

57:53
Présentateur

que ça ne marche pas. Vous ne parlez

57:54
Locuteur

pas. Il a le droit aussi de donner... C'est que ça ne marche pas. Il est des fautes quand même.

57:57
Présentateur

Monsieur le député, il a aussi quand même droit d'avoir son avis sur

57:59
Locuteur

la police.

58:01
Présentateur

Vous êtes grand spécialiste, mais vous n'êtes

58:02
Locuteur

pas seul sur le Président. Non, on ne

58:03
Invité

parlerait pas depuis une heure. Donc c

58:04
Locuteur

'est que ça ne marche pas. On ne parle pas de la stratégie de maintien de l'ordre. Madame Leva, vous êtes d'accord.

58:08
Invité

Et je tiens juste à dire, pour finir, il y a une ville dans le Nord où il n'y a pas eu d'incident. Ça s'est bien passé, vous savez où c'est ?

58:15
Locuteur

Votre ami Guiraud ? Je vous invite

58:17
Invité

à venir avec moi. Peut-être qu'on va

58:18
Locuteur

découvrir

58:19
Invité

des doctrines de maintien de l'ordre.

58:20
Locuteur

Il y a plein de choses à rhumains.

58:23
Invité

Vous êtes ridicule,

58:24
Locuteur

monsieur

58:24
Présentateur

Picmal.

58:24
Locuteur

Monsieur

58:24
Présentateur

Picmal,

58:25
Locuteur

si

58:25
Présentateur

je peux

58:25
Locuteur

me permettre. Monsieur Picmal,

58:27
Présentateur

j'ai vu quand même un s'opérant lycée catholique qui a été

58:29
Locuteur

caillassé à l'entrée. Je peux juste

58:32
Invité

finir parce

58:33
Locuteur

qu

58:33
Invité

'il faut que je lui réponde. Monsieur Picmal, j'aimerais, je l'ai proposé à monsieur Leoma, je l

58:37
Locuteur

'ai

58:37
Invité

proposé à tous, il refuse. Aller en immersion comme on l

58:40
Locuteur

'a

58:40
Invité

fait un sénateur socialiste il y a quelque temps, lorsqu'il

58:42
Locuteur

y a

58:42
Invité

eu les braves, vous savez, il tapait sur les bras, je ne me rappelle plus du nom.

58:46
Locuteur

Il est allé,

58:47
Invité

il a compris ce que c'était réellement le maintien d'ordre. Donc faites une immersion. Vous

58:50
Locuteur

l

58:50
Invité

'invitez,

58:51
Locuteur

Bruno Comart ?

58:51
Invité

Oui, avec grand

58:52
Locuteur

plaisir. Vous pouvez appeler le ministère intérieur.

58:54
Invité

Je l'invite à faire une immersion au sein de la France insoumise pour qu'il enlève

58:57
Locuteur

un petit peu tous les clichés qu'il a dans le crâne. Allez-y tous les deux, s'il vous plaît. On fera un reportage croisé.