LAURENT JACOBELLI est face à un DÉPUTÉ LFI sur LCI !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 21 %Attaque 59 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:34RelanceRéponse partielle
Vous êtes d'accord avec la revendication des 8h-18h ?
- 1:35OuverteÉludée
Le rôle de la France Insoumise : incendiaire ou porte-voix de la jeunesse ?
- 1:54OuverteRéponse directe
Pourquoi les cours ne sont pas remplacés ?
- 3:29OuverteRéponse directe
Que s'est-il passé à Belfort avec le policier ?
- 4:34FerméeÉludée
Pourquoi le policier n'a-t-il pas mis les deux menottes ?
- 6:22RelanceRéponse directe
Condamnez-vous les violences ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 11:13InvitéFait
« Parmi ces jeunes, ce ne sont pas des lycéens, ce sont des apprentis black bloc. »
- 14:02InvitéFait
« Un blocage d'établissement est interdit par la loi. »
- 29:10InvitéFait
« la grève des lycéens, personne ne va vous dire qu'elle est illégitime. »
- 29:17InvitéFait
« S'il y a effectivement des rats dans leur lycée et pas de prof de français, ça paraît naturel qu'ils puissent se plaindre. »
- 30:11InvitéFait
« Et 500 policiers blessés, c'est de leur faute, sûrement. »
- 31:31InvitéPromesse
« l'excuse de minorité, tout ça, doit être supprimé dans le cas de violences comme celle-là. »
- 32:55InvitéFait
« tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies. »
- 35:31InvitéFait
« Les Français en ont marre. C'est la double peine pour eux. »
- 35:33InvitéChiffre
« 800 millions pour les émeutes après Naël. Là, ça va être encore en centaines de millions. »
- 35:38InvitéFait
« Tu casses, tu payes, ça paraît normal. »
- 37:37InvitéFait
« quand vous êtes dans la bande de casseurs, vous êtes condamnés solidairement. »
- 38:53InvitéFait
« nos amis socialistes l'ont abrogée, en 2019, une nouvelle avec dissimulation du visage, etc. »
- 41:06InvitéFait
« Mais c'est une honte. Si tout ce qu'on a à dire à la jeunesse de ce pays, c'est de lui envoyer des livres qui les tabassent, qui les chargent à cheval. »
- 41:47InvitéFait
« On a un devoir d'abord de protection à leur égard. »
- 45:35InvitéFait
« ils ont raison d'être inquiets pour leur avenir, parce qu'on a bâti un système qui est une machine à détruire les potentiels et les ambitions. »
- 50:46InvitéFait
« ce qu'on peut dire, c'est qu'il n'y a plus en France, et c'est vrai aussi chez ces jeunes, de civisme, de sens de l'appartenance à une collectivité. »
- 53:34InvitéFait
« il n'y a qu'une voie pour rétablir l'ordre, le calme, c'est que les revendications sur des lycéennes et des lycéens soient entendues et qu'il y ait des négociations et qu'elles aboutissent. »
- 54:13InvitéFait
« votre sixième république, c'est la république de la chienlit, vous n'acceptez pas la démocratie. »
- 54:30InvitéFait
« le seul ici qui a proposé une solution politique pour rétablir l'ordre, ce soir, c'est moi. »
- 55:52InvitéFait
« Les policiers ne vont pas foncer sur les jeunes, évidemment. »
- 56:07InvitéFait
« Mais la meilleure façon, c'est de reculer. »
- 56:11InvitéFait
« l'ordre doit reculer face à des voyous. »
- 56:36InvitéFait
« si j'ai bien compris, d'utiliser le moins possible les LBD, est-ce que la police ne se trouve pas en situation aujourd'hui d'infériorité. »
- 56:57InvitéFait
« ils ont un sentiment d'impunité qui est incroyable. »
- 57:06InvitéFait
« il y a aujourd'hui un retournement complet de situation où aujourd'hui, ce sont ces jeunes casseurs qui occupent l'espace public quand il y a des conflits et les policiers qui sont menacés. »
- 57:27InvitéFait
« la police stoppe, il faut arrêter, il faut protéger ses enfants, ceux qui cassent, entre autres. »
- 57:36InvitéFait
« Le désastre, c'est un désastre démocratique total. »
- 57:42InvitéFait
« la doctrine de maintien de l'ordre ne marche pas, dans un sens comme dans un autre. »
- 58:10InvitéFait
« il y a une ville dans le Nord où il n'y a pas eu d'incident. Ça s'est bien passé. »
Temps de parole
- Présentateur24 %
- Invité17 %
- Invité 216 %
- Invité 315 %
- Invité 413 %
- ?9 %
- Invité 54 %
≈ 23,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Moi je suis étonné que M. Lecornu découvre aujourd'hui qu'il y a un problème dans les lycées. La chute du niveau c'est pas nouveau. Le fait que tout s'écroule d'abord physiquement, il y a des salles qui ne
sont
pas chauffées l'hiver, surchauffées l'été, des lieux communs, d'usages communs qui ne sont pas entretenus, le fait que les cours sont vidés de leur contenu par un nivellement par le bas. Il faut tout revoir de la cave au plafond, à la fois pour que les lycéens aient un avenir, qu'ils étudient les fondamentaux dans notre pays et pas forcément l'accessoire. Si ça passe par quelques heures en plus, ça passera par quelques heures en plus. Est
-ce que
vous êtes
d'accord
vous avec la revendication, la fameuse revendication, où elle fait ricaner en disant, où on entre dans leur logique en disant c'est vrai que 8h, 18h c'est beaucoup ? Je vais vous dire, le problème c'est pas 8h,
18h, le problème c'est quand on a un cours à 8h, plus rien toute la journée et un coup à 16h. Donc ça c'est parfois très mal foutu et c'est peut-être ça qui rend invivables les emplois du temps. Mais moi ce qui m'inquiète dans ce qu
'on
se voit en ce moment et le passage dans les rues d'un certain nombre de lycéens, c'est qu'on a l'impression qu'ils ont complètement oublié pour certains ces demandes et qu'on est arrivé à quelque chose d'autre. Quand on aime son lycée et qu
'on
veut le réparer, on ne le brûle pas. Quand on veut prendre des cours, on ne lance pas du vitriol sur un professeur. Donc tout cela est devenu aberrant et aujourd'hui on est dans une logique violente, excusez-moi de le dire, chers collègues, parfois animés aussi par des députés de la France Insoumise ou par leur proxy, comme diraient certains. Et donc la cause étudiante et la cause des lycéens, elle est en train de s'évanouir alors qu'il y a vraiment des choses à faire.
On entrera dans les questions que vous soulevez, c'est-à-dire le rôle de la France Insoumise, soit comme incendiaire, soit au contraire ceux qui disent ils sont le porte-voix de la jeunesse. On parlera des violences. Merci Bruno Papin de nous rejoindre. Vous êtes très précieux ce soir puisqu'on a des témoignages exclusifs de la première importance. Et on a notamment dans l'affaire de Belfort le policier qui a été frappé à terre des développements très importants. Mais restons encore quelques instants aux demandes du Premier ministre dans l'urgence de cette semaine décisive qui commence. Troisième point, c'est effectivement l'amélioration des remplacements des professeurs.
Expliquez pourquoi il y a ce problème majeur que beaucoup de cours ne sont pas remplacés. Et là, ce sont les lycéens qui sont les premiers qui s'en plaignent.
Oui, donc ces lycéens, d'ailleurs il y avait une lettre de lycéens publiée dans Le Monde aujourd'hui, ne veulent pas être considérés comme justement des cérébrés qui ne sont pas en train d'être capables de réfléchir à leur avenir, etc. Ils veulent des professeurs, ils veulent que les professeurs soient remplacés, ils sont inquiets, ils sont attristés de ce qui se passe, ils veulent de la considération, du respect. Ils ont l'impression qu'ils n
'en
ont pas. Et ça, moi, ça me fait penser aux gilets jaunes. Avant le début de la crise, c'était exactement la même chose, c'était la même demande de respect. Et effectivement, on peut quand même s'étonner du fait du retard avec lequel le ministre de l'Éducation nationale prend la mesure de la situation. Alors, sans aucun doute, il l'a pris il y a bien longtemps. Et d'ailleurs, il ne serait pas le premier ministre de l'Éducation nationale à avoir des difficultés. Mais quand on parle des violences, et on va en parler tout de suite, et il faut en parler bien évidemment, on est outré, on est choqué. Mais il n'y a pas que les violences. Il ne
faut
pas que les violences, le discours sur les violences, efface, disons, ce besoin de ces lycéens, de ces étudiants, qui veulent qu'on écoute leurs revendications. Et ils en ont. Et c'est vrai que quand on dit qu'ils n'ont pas de revendications nationales, c'est pas vrai. Ils ont des revendications nationales.
Là, les images de Belfort, il faut revenir à ça parce que ce soir, le procureur a parlé dans l'affaire de Belfort, le policier frappé à terre, qui est en arrêt de travail pour huit jours. Le procureur disait qu
'il
faut voir toutes les images, il ne
faut
pas couper la séquence. Et effectivement, là, vous avez l'enchaînement complet. Et c'est très important de le voir comme tel. Donc, l'assaillant, qui a été d'abord arrêté, il a été amené dans... Il était là dans cette rivière. C'est un moment très important parce que Bruno Pommard expliquait-nous bien ça. La rumeur a circulé que le policier aurait tenté de le noyer. Lui-même dit non, je ne pense pas qu'il ait essayé de me noyer. En revanche, il porte quand même plainte pour meurtre contre le policier. On va y revenir. Mais ce moment-là, ça, c'est le moment de l'arrestation. —
Oui. Comment peut-on penser une seule minute qu'un commandant de police, sachant qu'il y
a
des téléphones, il y a tout, puisse penser un seul instant ? Il n
'y
a qu'un LFI pour penser à ça, c'est-à-dire tenter de noyer un gamin. C'est complètement fou d'un 10 centimètres d'eau. — 19 centimètres d
'eau.
Ça n'est pas possible. — Non. C'est tout simplement encore l'interprétation que font certaines personnes. Et c'est dramatique, effectivement, d'utiliser ces images. Il faut savoir d'ailleurs que ce même commandant a été lynché. J'espère que M. Piquemal saura avoir quelques mots pour ce commandant de police qui a été lynché. Et évidemment, a déposé plainte. Il y
a
eu des interpellations, vous savez, de mineurs, évidemment. — Alors précisons
par le... — Et
ce même mineur qui s'est permis de porter plainte derrière,
c
'est totalement ubuesque. — L'assaillant avait sur lui une panoplie du casseur. Il exprime des regrets. Il faut donner toutes les informations. Il exprime des regrets. Il dépose effectivement plainte néanmoins pour tentative de meurtre. Et les deux mineurs qui sont concernés en 17 ans et 15 ans, ils sont arrêtés pour les coups portés à terre à un policier de Belfort. Et ils sont poursuivis pour violences aggravées. Le magistrat a également requis le placement en détention provisoire du plus âgé des deux hommes, de nationalité bulgare, dont l'interpellation au bord de ce ruisseau a précédé l'agression du policier. Et pour être encore plus complet, le policier lui avait remis des menottes.
— Tout à fait. — Et il est parti...
— Il a réussi à s'échapper
avec
une...
—
Et
la menotte restante a été coupée, dit-il, par des amis du quartier ensuite. —
Oui, mais
ce qui est étonnant, c'est pourquoi il lui a pas mis les deux menottes, moi, par exemple. Est-ce que vous avez une réponse là-dessus, M.
Piquemal ? — Je
comprends ce que vous dites, Anne, mais effectivement.
Mais
bon, vous savez, dans la précipitation, quand on voit ce qu'il y avait, et puis regardez la horde de sauvages qui sont là à attendre que ce policier... Ben oui, M. Piquemal, c'est des sauvages, on s'appelle.
—
C'est des humains. — Vous appellez ça des humains ? Moi, j'appelle ça des barbares. Quand on met des coups de pied dans la tête d'un commandant de police, même si c'est pas un commandant de police, un professeur qui
a une centaine de professeurs qui sont blessés, monsieur, ça s'appelle des barbares. — Alors l'un après
l'autre.
—
Tout à fait. — L'un après l'autre. Je vous laisse répondre, M. Piquemal.
—
C'est quand même incroyable de dire
des... — C'est le répondre.
—
Des
êtres humains, mais ça veut dire quoi ?
—
Vous êtes un être humain, M. Piquemal.
—
Ah ben non, mais
moi,
je tape pas à tuer quelqu'un.
—
Ah ben moi non plus.
—
Ah ben écoutez, là où...
—
C
'est
un point commun, vous voyez. —
Oui, le
policier aussi était un
être humain. — Tout à fait, tout à fait.
— Visiblement
pas. — Tout à fait.
Et moi, j'ai une pensée pour ce policier.
— Ah, merci.
— Pour toutes les personnes qui ont été victimes de violences durant les blocages. — Merci
pour eux. Pour les
policiers. — Du coup, vous allez avoir aussi des mots, j'imagine, de condamnation du fait qu'un jeune ait perdu ses dents, notamment, qu'un jeune ait perdu son âge. —
Alors
ne faites pas le juge. — Est-ce que vous condamnez, M. Pommard
? — C'est pas une question. Non, non.
Il y a des violences. —
Moi, je
condamne toutes les violences.
— Attendez. Non, non. — Est-ce que vous condamnez toutes les
violences ?
—
Vous êtes juge ? — Attendez. Mais laissez-moi répondre. — Mais ça m'empêche pas de condamner ces
violences. —
Vraiment.
Non après l'autre. S'il vous plaît. — Est-ce que vous
condamnez les violences
? — Les gens
qui salissent l'uniforme de la police et qui jettent le discrédit sur l'ensemble de l
'institution. —
Écoutez
-moi. Juste un instant. — Est-ce que
vous condamnez ?
— Alors, non après l'autre. Vraiment. — S'il vous plaît. Messieurs, messieurs, messieurs. — Attendez. — Vous êtes pour les violences. — Vous êtes pour les violences. — Non, non, non. Je ne peux lui répondre. — Alors, monsieur
Piquemal,
vous condamnez ? — Je condamne. Si la justice...
— Si la justice justifie...
— Mais là, vous condamnez avec
moi. Vous condamnez avec moi.
Vous avez vu les images. — Vous êtes juge. — Non, mais s'il vous plaît. S'il vous plaît, l'un
après l'autre.
Vous avez le droit... — Non, non. S'il vous plaît, monsieur le député. — Vous me laissez parler. — Monsieur le député, s'il vous plaît, l'un et l'autre. — Non, non. Mais s'il vous plaît. — Vous me laissez parler. — Messieurs, messieurs, s'il vous plaît, arrêtez-vous. — Arrêtez-vous.
Non, non, mais s'il vous plaît. Comme disait Laurent
Batte, je vous demande de vous arrêter, comme disait le maladeur. —
Vous êtes d'accord ? — Monsieur Piquemal, s
'il
vous
plaît,
arrêtez, s'il vous plaît. C'est pas sérieux. Vraiment.
— Mais s'il vous plaît, Bruno
Pomard,
arrêtez.
Franchement, c'est insupportable. Non, mais
s'il vous plaît, arrêtez-vous
l'un et l'autre. Arrêtez-vous l'un
et l'autre. — Vous ne laissez pas dérouler. — Non,
mais arrêtez-vous. — J'arrête. — Non,
mais s'il vous plaît. — Non, mais c'est très infoli,
je trouve, même à l'égard des téléspectateurs. Vous pouvez être le plus ferme que vous voulez.
Vous
pouvez être très dur, mais l'un après l'autre, qu'on entende simplement ce que vous disiez. Alors finissez votre argument et vous finirez
aussi. —
Non, mais moi,
je condamne toutes les formes de violence. Voilà. J'ai pas d'ambiguïté sur le sujet. Je demandais juste à M. Pomard, qui a été policier. D'accord ?
—
Mais, 36
ans. — Est-ce
que les actes que vous avez pu voir d'un flashball qui est tiré à bout portant avec un gamin, un enfant qui perd son œil et un autre qui perd ses dents, est-ce que c'est des images qui vous choquent ?
—
Alors, laissez-le répondre. — Là, je préfère ce mot « me choque » au «
oui
». Maintenant, M. Piquemal, vous savez qu'il
y a
une justice en France. Ça vous a pas échappé. Il
y
a une IGPN, sur laquelle vous crachez en permanence, dont le patron est
un magistrat. — Oui, M. Pomard, M. Pomard. — Je peux pas
parler. — Allez-y. — Non, mais s'il
vous plaît, laissez-le répondre. — Je me tais. L'un après l'autre. — Le spécialiste
LFI, c'est ça. C'est coupé et déroulé comme
des malades. — Allez, M. Pomard. — Écoutez,
monsieur, je vais vous dire. Il y a... Écoutez-moi, il y a l'IGPN qui est là pour juger.
—
Tout à fait. — Si le policier est responsable, je serai le premier à le dire. Voilà. OK, on est d'accord ? — Vous condamnez
toutes les violences. — Je viens de vous le dire. —
Vous venez de la compagnie.
— Allez, je vous interromps
maintenant.
S'il vous plaît. Et on verra... — Remplacez pas les juges, si vous... — Renaud Pomard. On verra tout à l'heure... — Vous ne les
remplacez pas. — Ah
mais je remplace pas les gens.
— Très bien. —
On verra tout à l'heure les images aussi, effectivement, de violences subies par des lycéens quand il y a des enquêtes de la police des polices. — Tout à
fait.
— Oui.
Juste, Darius Rochemin, prendre la parole quelques minutes après cet échange très musclé pour dire que je suis particulièrement choqué. C'est-à-dire qu'on met un signe d'égalité entre l'usage de la violence par les forces de l'ordre, qui est un usage légitime pour protéger la République, protéger la société, respecter la loi, et l'usage de la violence par des citoyens, fustiles mineurs, fustiles lycéens. Non, on ne met pas de signe égal. A priori, toute violence d'un citoyen qui n
'est
pas force de l'ordre est illégitime. Et la quasi-totalité des violences,
puisque
le mot est employé, utilisées par les forces de l'ordre, est légitime. On a la chance en France d'être un des pays les plus contrôlés d'Europe. Et si jamais un policier ou un gendarme a agi en dehors des règles, il sera puni comme il l'est à chaque fois en France. Mais le signe égal, collègue, que vous mettez entre des émeutiers et des policiers n'est pas acceptable parce
que c'est une forme
de
légitimation de la violence.
Mais d'ailleurs, je t'amène juste, d'ailleurs, certains de vos collègues, un maire par exemple, en Seine-Saint-Denis, a légitimé la violence et leur a dit que leur violence était légitime.
Monsieur Bagdad,
un
certain nombre de
députés
ont dit la même chose.
Une fois encore, le recours à la violence dans une République n'est pas normal et, si je peux vous le dire, n'est pas digne d'élu de
la République. J'aimerais vous entendre sur le profil de ces jeunes. En l'occurrence, le profil est intéressant. On reviendra vraiment, vous aurez largement la parole, encore une fois, tant que vous restez dans la discussion, on écoute l'autre. Le profil de ces jeunes est intéressant. Le cas de ce jeune, on verra ce que disent les instructions et notamment la plainte que lui-même a déposée, mais il arrive avec dans son sac, Guillaume Roquette, ce que le procureur appelle la panoplie du casseur, c'est-à-dire, briquets, des projectiles et puis une bocale avec un produit sans doute inflammable. Il dit que
c
'était pour nettoyer les toilettes. Le procureur lui-même ironise un peu en disant que
c
'est la panoplie du casseur. Voilà, l
'enchaînement.
Oui,
alors le profil de ces jeunes, on ne les connaît pas encore vraiment parce que les images sont floutées. Ce serait intéressant de savoir qui ils sont. Si j'ai bien compris, il est bulgare, c'est ça le...
Il
est né en Russie, mais de nationalité bulgare, ce que moi je trouve assez étonnant. En tout cas, il habite en France depuis un certain temps, il est scolarisé dans ce lycée. Il
n'est pas
connu des services de
police.
Mais ce qui est intéressant, c'est qu'effectivement,
il
y a, c'est sans doute une minorité, mais parmi ces jeunes, ce ne sont pas des lycéens, ce sont des apprentis black bloc, ce sont des casseurs, ils sont d'ailleurs souvent encadrés par des gens plus âgés. Et il me semble que cette réalité suffit de ne pas devoir céder devant les revendications. Ce n'est pas acceptable que la violence paye. Et on parlait tout à l'heure des difficultés à remplacer les professeurs. Mais il y a plusieurs dizaines de professeurs et de proviseurs qui ont été blessés, molestés, avec des élèves qui leur tirent dessus à bout portant, avec des mortiers d'artifice. Et après ça, on s'étonne qu'il
y ait
des profs qui soient absents. Moi, ça ne me surprend pas. Je pense qu'il faut une réponse, une répression bien plus forte. Il me semble que les élèves qui continuent à être là dans ces manifestations après les sommations de la police devraient être considérés, j'allais dire, par principe, comme étant partie prenante.
Que peut faire exactement la police ? Il y a des séquences où on entend la police dire, première sommation, nous allons faire usage de la force, après
une
deuxième sommation. Quelle est la règle ? Une, deux, trois sommations. Oui,
c'est la règle. C'est-à-dire qu'on prépare les gens qui sont en face à qui on demande de dégager, eh
bien,
on les avertit. Et au bout d'un moment, effectivement, quand les sommations ne sont pas respectées, eh bien, évidemment, la police charge plus ou moins fortement, suivant, évidemment, la riposte qu'ils ont en face, mais la volonté, c'est de pouvoir évacuer, évidemment, ces troupes de jeunes qui viennent, qui sont, pour une partie, malheureusement, des étudiants, et pour une autre partie, des black blocs,
vous
voyez, enfin, des gens qui sont préparés... Parce que,
quand
vous regardez tout, et ça, c'est le service de renseignement qui le dit, et j'ai eu pas mal de collègues au téléphone là-dessus, alors, évidemment, LFI va nous dire l'inverse, on reconnaît, dans les black blocs, ces éléments perturbateurs plus âgés, que disait Guillaume Roquet à l'instant, ils sont là pour, évidemment, stimuler les jeunes, et ils sont, c'est les spécialistes du chaos. Donc, ils sont là, on les a retrouvés dans d'autres manifestations auparavant, mais on sait exactement s'ils sont ces gens-là.
L'importance de l'enjeu, notre Jacob Safar, qui est souvent sur ce plateau, qui est hyper mnésique, il a tous les chiffres en tête, mais on voit le calcul exact de ce qu'on faisait tout à l'heure,
on
disait, 500 lycées fermés, ça fait à peu près 400 000 élèves, parce qu'il
y a
860 élèves en moyenne pour un lycée général, 370 élèves pour un lycée professionnel, allez, 400 000 élèves en particulier, en général, c'est beaucoup, c'est beaucoup à l'échelle de la France. Si le Cornu et le ministre de
l
'Intérieur décident vraiment de débloquer, ça veut dire quoi exactement ? Est-ce qu'il
y a
un moment même où ils peuvent dire,
de
manière systématique, on dit première sommation, deuxième sommation, et on tente de débloquer ?
C'est aussi
simple qu'on fait un simple, c'est
jamais simple. C'est toute
l'appréciation, le discernement doit faire preuve, le commandant d'unité, que ce soit un commandant de CRS, que ce soit un commandant de gendarmerie mobile, qui est fait en accord, c'est pas fait n'importe comment, avec l'état-major. Donc on ne prend pas des décisions comme ça en disant, tiens, bon, il bouge, on va les frapper, ça n'existe pas. Il y a une méthode qui est connue, est reconnue, et à un moment donné, il faut que ça cesse. Et d'abord, sachez qu'un blocage d'établissement est interdit par la loi. C'est très important. Il
faut bien penser qu'il y a des gens qui veulent
rentrer. Quand vous couvrez des manifestations, vous vous apercevez qu'il y a des règlements extrêmement stricts que suit la police. Vous avez des sommations qui sont faites avec un haut-parleur, avec des mots qui sont choisis. Donc, dans les images qu'on voit, qui sont en général filmées par les émeutiers, on ne voit pas tout ce qui s'est passé avant,
c
'est-à-dire tous les messages d'alerte envoyés par la police. De la même façon, on ne voit pas le harcèlement, les provocations qui parfois durent pendant des heures et qui, à un moment, entraînent une riposte forte de la police. Mais ça, vous ne le voyez jamais. Vous ne voyez que l'instant où le policier tire et après la France Insoumise, évidemment, dit la police est systémique dans sa violence.
La difficulté du choix, je recommande tout le monde d'aller voir les archives, la préfecture de police a publié l'interview de Maurice Grimaud, qui était le préfet à l'époque de 1068, qui raconte de manière saisissante comment on n'a pas réveillé de Gaulle pendant une nuit de 68 parce que sans doute que lui aurait donné des ordres beaucoup plus brutaux. Ils avaient
peur de ça.
Et il fallait doser en permanence la répression et un peu de souplesse. Il faut doser. Je
pense
que le dosage est un peu faible en ce moment, pour être très clair. C'est-à-dire qu'on voit bien que les policiers, les gendarmes, nos forces de l'ordre sont tétanisés par la peur, en fait. Tétanisés par la peur d'être les coupables alors qu'ils sont les garants de la République. Et on entend ce discours « Ah oui, mais il a utilisé la violence, alors l'autre violence est légitime, il a arrêté, il ne
l
'aurait pas dû, etc. » Là, on est dans un cycle infernal. À chaque fois qu'il y a une manifestation ou même d'ailleurs un mouvement de joie dans notre pays qui met des gens dans la rue, vous avez la France insoumise qui débarque pour récupérer et arrivent ensuite les Black Blocs, les casseurs, les pilleurs, les cités, les
sangs.
Sauf le voyage du pape. Sauf le voyage du pape, évidemment, qui ne les concernait pas. Et donc laissant les forces de l'ordre en face dans une situation inextricable. Je vais vous dire, il faut arrêter maintenant d'être spectateur. Une émeute, ça se maintient. Ça s'arrête. Et donc il faut donner les moyens aux forces
de l'ordre. Et surtout
les
soutenir. On ouvrira dans quelques instants le débat politique avec M. Picmal et vous. Le débat plus technique, évidemment, purement politique aussi. Puisque, je le rappelle, Sébastien Lecornu, ce soir, rédige une lettre solennelle pour tenter de reprendre la main dans cette situation en grande partie chaotique. Restez avec nous.
On
verra dans quelques instants aussi comment dans le monde entier, ces images font le tour du monde. Et notamment aux Etats-Unis, tout l'entourage de Donald Trump en prend prétexte pour critiquer très durement la France et l'état de la France. A tout de suite. Bonsoir, re-bonsoir. C'est la journée décisive. Deux journées décisives à venir, lundi et mardi. Mardi, la grande journée de manifestation.
On
va y revenir dans quelques instants avec de nouvelles consignes qui sont données. Et ce soir, cette lettre solennelle du Premier ministre pour tenter de reprendre la main, demande que les cours reprennent, quand la sécurité et l'état du lycée le permettent, met tout ça sur un fond en grande partie chaotique. Nous allons entendre le témoignage exclusif pour TF1 de cette jeune femme qui tentait de s'interposer pour limiter les violences et qui a été sprayée avec un spray incendiaire. On est là à Marseille.
L'adolescent de 15 ans qui est soupçonné d'avoir actionné ce spray enflammé sur le visage de la passante à Marseille qui s'interposait devant un abribus a été déféré en vue de sa mise en examen, je cite, pour acte de barbarie. Il a, à l'issue de sa mise en examen et du débat devant le juge des libertés de la détention, le mineur, conformément aux réquisitions, a été placé en détention provisoire à l'établissement pénicentiaire pour mineurs de Marseille. Vous êtes avec nous, Bruno Pommard, Anne Niva, Guillaume Roquette, les politiques aussi, c'est François Piquemal et vous, Laurent Jacobelli. Écoutez d'abord le témoignage de cette femme pour comprendre ce qu'elle a vécu.
Le geste du jeune garçon ? Ah non, je ne l'explique pas. Ça ne doit pas se faire. Il ne
faut
pas chercher une cause ou pourquoi c'est normal ? Non. Un geste comme ça, on ne le fait pas. Il m'a visé au visage. C'est ça, en fait, qui me choque le plus. C'est pourquoi il m'a visé au visage.
Voilà, témoignage recueilli par TF1. Regardons bien l'image. Ce qui s'est passé commence à être beaucoup plus clair.
C
'est-à-dire que cette femme tentait de s'interposer au moment des violences, en l'occurrence sur un abribus qui était pris d'assaut par les manifestants ou les casseurs. Et à ce moment-là, comment ça marche, Bruno Pommard ? C'est un spray muni d'un briquet, c'est ça ?
Oui, c'est pas compliqué. Vous appuyez sur le spray et puis vous mettez le briquet devant et puis vous avez la flamme qui... Voilà. C'est un apprenti assassin. Ben oui, c'est rien d'autre. C'est pas des violences volontaires aggravées, etc. Il a 15 ans et il est en seconde spécialisé aide à la personne. Bien sûr. En plus. Bon, formidable. Mais voilà. Mais c'est un geste assassin. C'est clair. Même s'il a 15 ans.
Ici, tout dans cette scène choc, quand on voit les commentaires sur les réseaux sociaux dont certains sont évidemment excessifs, mais beaucoup sont de bon sens, notamment le fait qu'il
y
a peu de gens qui s'interposent sur le moment. Il y
a
une espèce d
'état de sidération. C
'est ça, la peur.
Bien sûr, c'est
la peur. C'est la logique de la peur. Quand on voit ça, en fait, on se dit où est-ce que ça a foiré, en fait ? Comment aujourd'hui, des gamins de 15 ans peuvent être des apprentis criminels ? Comment ils peuvent s'en prendre aux forces de l'ordre ? Il y a plein de raisons. D'abord, je pense que dans ce pays, il faut un choc d'autorité. Autorité à l'école, qu'on respecte les professeurs, qu'on respecte les horaires, qu'on respecte les règlements intérieurs. Un choc d'autorité dans la rue parce qu'il faut arrêter d'être permissif parce qu'à la fin, vous avez des gamins complètement perdus qui croient que tout est possible.
Et puis, qu'il y ait une forme d'autorité spontanée, notamment dans la classe politique, qu'on arrête de dire que les policiers sont racistes, fascistes, violents, en faisant des ennemis de la nation. Quand vous avez un excité qui se retrouve face à un policier, une policière ou quiconque des forces de l'ordre, qu'ils ne
se
croient pas légitimes à l'agresser. Donc, je pense qu'il faut très vite remettre tout ça en place et puis des peines, des peines fortes pour tous ceux qui font ça pour que ça serve d'exemple à leurs petits camarades et qu'ils n'aient jamais envie de faire la même chose.
Qu'à décolle, qu'est-ce qu'on fait dans un cas pareil ? Et c'est au-delà du débat gauche-droite. Comme vous, j'ai beaucoup voyagé dans l'ancienne Union soviétique. C'était un régime, entre guillemets, de gauche, mais très autoritaire. Très, très, très, très
autoritaire. La police, c'est pas la même chose, là-bas.
Donc, c'est pas une histoire de gauche ou droite.
C
'est une question de bon sens. Quelqu
'un
qui en arrive là, il y a quelque chose de très anormal, disons.
Vous demandez à qui...
Qui
veut le dire ? Bien sûr. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Je crois que tout a été dit. On ne peut que condamner ce qu'on vient de voir et la justice, ensuite, fera son travail là-dessus. Moi, je n
'ai
pas de sujet, évidemment. Par contre, pour répondre à M. Giacobili, peut-être. Bon, vous, vous étiez journaliste de métier, non,
je dirigeais des chaînes de télé, mais je n'étais pas journaliste. Vous
faisiez quoi ? Je viens de vous le dire, je dirigeais des chaînes de télé.
D
'accord. Moi, j'ai été enseignant pendant 12 ans. Très beau métier. D'accord. Et ce que vous dites par rapport à l'autorité des professeurs et autres, je pense qu'il y a quelque chose qui manque dans votre discours, c'est que, par exemple, le projet de loi de finances qui vient. C'est 1 500 enseignants en moins que ce qu'on a. Donc, pour qu'ils aient de l'autorité, encore faut-il qu'il y
ait
assez d'enseignants. Je ne
sais
pas si vous allez voter contre ou censurer ce projet de loi de finances. On verra bien. On ne sait pas. On n
'a
pas le projet final. Nous, vous savez, on est pragmatique. On ne dit pas avant, on va censurer, on ne
va
pas
lire. C'est un peu brutal comme méthode.
Juste pour finir,
il
y a déjà des annonces... Pas bien la brutalité. Il y a des annonces de baisse des moyens dans l'éducation nationale.
C
'est un autre problème ? Aux alentours. Non, non, ce n
'est
pas le même
problème. Je vais vous
expliquer pourquoi M. Jacob Bélimois, qui a été enseignant pendant 12 ans et qui sait un petit peu le fonctionnement des établissements scolaires, en l'occurrence en lycée professionnel. Parce que quand vous avez des professeurs non remplacés, sous-payés, contractuels, balancés d'un établissement à un autre, quand vous avez un manque d'AESH pour le suivi des élèves, quand vous n'avez pas d'infirmières scolaires, alors c'est tout l'édifice de l'éducation nationale qui est en difficulté et qui s'effondre. Et ça, c'est totalement absent de votre discours sur la
question de l'éducation nationale.
Pourquoi vous déviez le sujet Je ne dévie pas
le sujet, c'est vous qui parliez de l
'autorité
à l'école. Donc je vous réponds là-dessus, M.
Jacob Bélimois.
Qu
'il y a un problème dans la rémunération des professeurs, oui, c'est vrai.
Mais est-ce que vous allez censurer le budget qui prévoit...
Calmez-vous,
je vous réponds. Je suis
calme, je vous demande juste d
'aller vous censurer le budget qui
prévoit 650 millions d
'euros de coûts
budgétaires pour l'éducation nationale.
Oui, oui. Si vous parlez
en même temps, vous n'entendrez pas ce que je vais dire. Est-ce que vous allez censurer ce budget, si vous voulez que je vous le dise plus calme
? Je crois qu'il vous a répondu sur ce point. Sur ce point, il vous a répondu. Vous avez du mal à écouter. Vous avez du mal à écouter. Laissez le répondre. Laissez le répondre. C'est le réparation
nationale. Détendu. Très calme. Voilà. Donc il y a un problème dans la rémunération des professeurs. Donc évidemment, on disait tout à l'heure qu'il en manquait. C'est vrai que ce n
'est
pas attractif. C'est un métier très dur, parfois très violent parce qu'ils ont en face des classes, je le redis quand même, très violentes, que ça demande une maîtrise très dure. Beaucoup rentrent en dépression. Donc mal payé, violence générale, manque de soutien, parfois de la hiérarchie. Le métier n'est pas du tout attractif. Il faut avoir la vocation. Je ne
sais
pas si vous l'aviez, mais j'imagine que c'est ça qui vous a poussé à le faire. Ce n
'est
évidemment pas ni l'argent, ni le calme. En revanche, en revanche, ça n'explique pas du tout l'autorité. Aujourd'hui, que les parents n'aient plus cette autorité sur les enfants, que les enfants insultent des professeurs qui n'ont pas le droit de punir en retour. Tout cela, c'est la réalité, monsieur. Il y a des classes où on ne peut pas enseigner la musique, l'histoire de France parce qu'il y a en
face
des revendications.
Quel est le dosage ? Les profs, vous avez eu de la chance. J'aimerais qu'on reste... J'ai beaucoup de témoignages.
Messieurs, messieurs, messieurs, messieurs, si vous voulez, laissez-vous interrompre. On ne parle pas de chahut en classe quand même. Quand il y a un voyou, il n
'y a
pas d'autre mot, qui brûle,
qui tente de brûler. Donc c'est pour ça.
Revenons
vraiment
à cette image-là. Laissons de côté les chahuts et les difficultés d'enseignement. Quel est le dosage de répression possible ? Qu'est-ce qu'on fait simplement ? Regardez, puisque vous parliez de violences subies aussi parfois et les enquêtes de police diront ce qu'il en est par des lycéens. Il y a des cas où il y a des lycéens blessés, des jeunes blessés.
C
'est le cas notamment de ce jeune à Tours qui a été touché par un tir de LBD et qui a perdu son oeil. Je crois que c'est l'état des informations. Donc ce sont des blessures extrêmement graves. On en avait beaucoup dans les gilets jaunes de cette sorte-là. enquête de la police,
des
polices. Regardez cette autre séquence qui a suscité beaucoup de réactions.
Ça
a été celle dont vous parliez, celle du tir d'une grenade de gaz lacrymogène presque à bout pour temps qui fait qu'un lycéen a perdu des dents. Et puis cette image-là, c'est cette lycéenne emmenée par un policier qui lui fait une clé de bras. À chaque fois, comment doser ? Et en particulier, est-ce que l'usage des LBD est oui ou non nécessaire
?
Écoutez, c'est toujours pareil. Vous savez, moi, le maintien de l'ordre, j'en ai fait il y a très longtemps avec des marais pêcheurs, avec tout ce que vous pouvez imaginer, donc des très durs le maintien de l'ordre. Être sur le terrain,
c
'est quelque chose de très particulier. L'utilisation du BD, c'est une arme intermédiaire. Alors, les spécialistes, excusez-moi encore de dire de la LFI, M. Léomant, qui est un grand spécialiste du maintien de l'ordre, et d'autres, je ne
sais
pas où ils l
'ont
appris, mais en attendant, ça a
l
'air d'être de grands spécialistes. Moi, pour bien connaître le maintien de l'ordre, et pour montrer également que ce même maintien de l'ordre est quand même transmis dans le monde entier, puisqu'on va former des gens dans le monde entier, on utilise des armes intermédiaires pour éviter d'un jour qu'il
y ait
une arme létale qui soit sortie par un policier. Et ça pourrait arriver, je peux vous assurer. Quand on voit la tension, moi, j'ai connu vraiment le maintien de l'ordre très dur, et il
y
a très longtemps, je peux vous assurer, quand vous voyez actuellement les comportements que les policiers ont en face d'eux, eh bien, écoutez, je prie pour que ça n'arrive pas, mais croyez-moi que les policiers doivent être, doivent être preuve d'un discernement, j'en perds mes mots, tellement la violence est impréhensionnelle. Donc c'est pour ça que le LBD,
d
'abord,
Bruno
Pommard, dans le cadre, pardon,
à l'instant,
le LBD a été retravaillé quand il y
a
eu les affaires du... Ben oui, mais regardez
pas. Mais Bruno Pommard, j'ai vraiment une question très bien posée.
Bruno Pommard, vous dites qu'on forme dans le monde entier le modèle français du maintien de l
'ordre, oui, tout à fait.
Mais alors, je ne comprends pas pourquoi nous n'y arrivons pas, pourquoi nous n'y arrivons pas, là on a encore la preuve qu'on n'y arrive pas. Mais parce que... Pourquoi ? Le maintien de l'ordre classique, lorsqu'il est fait dans un cadre bien précis, quand il y avait des grandes manifestations, vous aviez la CGT, les grandes obédiences syndicalistes qui étaient là, et qu'il y avait des services d'ordre.
C
'est
parce
qu'il n
'y a
plus de services d
'ordre.
Il y en a toujours. Non, non, non, non. Si, si, bien sûr que si, mais non, monsieur...
Mais non,
monsieur... On s'en fait plus de manifestations. Attendez, laissez-le répondre.
Laissez-le répondre. Vous ne
pouvez pas me l'enlever. Je pense que je
fais beaucoup... Hier, c'était monsieur Léomain qui le disait que vous pouvez le médecin de l'ordre et maintenant, monsieur... Laissez-le répondre.
Renaud Parra, s'il vous plaît,
laissez
-le répondre.
Mais oui, laissez-le répondre. La doctrine policière a changé.
Oui ? Elle a bien évolué.
Depuis 2016. Depuis 2016. Moi, j'ai fait... Peut-être que vous aussi, d'ailleurs, dans votre jeunesse, vous avez fait des manifestations étudiantes ou
d'iciens.
Je
ne demande pas à monsieur
Giacobélier, monsieur Roquet, je me doute de la réponse.
Mais je pense que... Jamais.
Il y a beaucoup de gens qui
en ont fait.
On peut revenir dans l'histoire...
Monsieur Piquemal, Roquet, c'est un jeune giscardien, donc
attention, ne le sous-estimez pas. Monsieur Roquet,
j'ai vu, par exemple, que vous, vous aviez été récompensé par le prix Richelieu de la langue française. C'est vrai ? Oui.
Donc, vous devez aimer
comme moi les œuvres de François Villon qui a été poète au Moyen-Âge. Vous saviez où il était en 1455, François Villon ? Il faisait grève avec les étudiants parce qu'au Moyen-Âge,
il
y avait une grève en moyenne tous les deux ans des étudiants à Paris. Et ça se finissait, en général, très violemment. C'était la police du roi. C'était très sanglant. Et d'ailleurs, il a fini pendu, le pauvre François Villon.
Donc, c'est beaucoup mieux que vous connaissez le métier de l'ordre.
Non, ce que je veux dire, c'est que depuis le Moyen-Âge, en passant par 68, etc., la grève dans la jeunesse, la mobilisation des jeunes fait partie de l'histoire de France. Et d'une certaine manière, cette jeunesse qui se soulève, elle ne fait qu'affirmer son appartenance à un pays qui a la tradition de contestation en elle. Et elle a bien raison de réclamer ses droits.
Mais sur
la doctrine du maintien de l'ordre, pour échanger avec vous, M. Pommard, moi, j'ai fait les grèves, notamment de 2006, sur le CPE. Il y avait des blocages de lycées, même d'universités. Il n'y avait pas, au début, les policiers qui venaient sur les blocages. Les policiers encadraient les manifestations avec les syndicats. Il y avait des services d'ordre, mais il y en a encore. Sauf qu'aujourd'hui, je pense qu'envoyer, moi, je vous donne mon avis, envoyer les policiers sur les blocages comme c'est fait, ça excite tout le monde. Et ce n'est pas, en plus, mettre les policiers dans des bonnes dispositions.
Les bras vous en tombent. C'est commun. Non, mais attendez, les bras vous en tombent. L'Ange Acobély. L'Ange Acobély, juste,
je veux finir. Moi, vous savez, moi, je suis pour le retour de l'ordre. Mais le retour de l'ordre et le retour des
gamins dans les lycées,
il n'y a que la solution politique qui peut l'amener. On ne
peut pas demander aux policiers d'aller à la place du politique trouver les solutions sur les reivindications légitimes des lycéens et des anciens. Mais non, mais attendez, les reivindications
laissées.
Non, je suis très âgé. S'il vous plaît, s'il vous plaît, non, mais
écoutez, vraiment,
c'est
vraiment pénible. Est-ce que vous pouvez quand même simplement les attendre, les attendre que l'autre prenne la parole ? C'est quand même pas une discussion. Voilà.
Non, mais s'il vous
plaît, s'il vous plaît, laissez-le parler. J
'ai entendu quelque chose qui m'a profondément
choqué. Grosso modo, vous nous expliquez que les émeutes dans les rues, c'est la faute des policiers. S'ils étaient restés tranquillement dans leur commissariat
ou dans leur casaire de
gendarmerie, il n
'y
aurait pas de problème. Excusez-moi, la grève des lycéens, personne ne va vous dire qu'elle est illégitime. Ils ont le droit de manifester, de se plaindre. S'il y a effectivement des rats dans leur lycée et pas de prof de français, ça paraît
naturel
qu'ils
puissent se plaindre.
Je vous dis que c'est normal.
Alors précisez Laurent Jacobély. Mais ce qui n'est pas normal, c'est la violence. Précisez Laurent Jacobély, précisez une
seconde. Donc ce que vous leur concédez, c'est que le fait qu'ils bloquent les lycées quelques jours, ça vous va ?
Du moment qu'il n
'y a
pas d'atteinte physique, qu'il n'empêche pas les lycéens qui veulent aller travailler, de travailler, s'ils veulent exprimer des revendications, c'est accepté dans notre pays.
C
'est un droit normal. En revanche, ce qui n'est pas normal, c'est d'agresser, de vouloir tuer, etc. Excusez-moi, quand on n'agresse pas, c'est de ne pas agresser,
c
'est de ne pas violer la loi. Les deux jeunes, par exemple, qui ont
été blessés, mais
nous verrons
bien.
Je le regrette.
Je regrette. Je vous
le demande. Je
regrette qu'il y en ait un qui
ait été blessé à l'œil
et l'autre dans les dents. En revanche,
le meilleur moyen, c'est de respecter la loi et on n'a pas de problème. Et 500 policiers blessés, c'est de leur faute, sûrement.
C
'est les policiers qui sont blessés. Est-ce que c'est mon propos
? Non, mais je vous
le dis. Vous le dites, mais moi, ce n
'est
pas mon propos. D'accord ? Non. Il y a 500 policiers de blessés. Oui. Donc, vous pouvez me parler que c'est
dramatique
qu'il y
ait
un gamin qui ait perdu un œil, qu'il
y ait
un autre qui ait perdu un an. Pas de problème. Je vous ai dit que je condamnais toutes les violences. Ah, d
'accord. Mais il y a 500,
excusez du peu, 500 policiers de blessés. Mais vous savez, moi, j'ai... Ce n
'est
pas moi qui
les ai blessés, ce n'est pas
vous, mais ce sont des jeunes qui étaient là.
Voilà, mais
pardon, je vous interromps, ce n
'est
pas la peine de se jeter à la figure sans arrêt. Je crois que tout le monde condamne la violence, mais comment la réprimer ?
C
'est ça ? Comment faire que ça s'arrête ? C'est ça la question.
On a le sentiment que les forces de l'ordre ont toujours un temps de retard. Pourquoi ? Parce qu'elles doivent s'adapter à une violence qui est sans cesse plus forte. Ce n'est pas d'ailleurs uniquement valable pour les manifestations de lycéens et d'étudiants. Regardez les émeutes de 2023. Elles étaient beaucoup plus violentes que les émeutes de 2005. D'ailleurs,
il
y
a
eu beaucoup plus de blessés parmi les policiers. Donc la question, c'est de savoir est-ce que la police doit simplement, entre guillemets, avoir des effectifs un peu plus nombreux, être plus présente ou bien est-ce qu'il faut ce qu'on pourrait appeler un tournant répressif, c'est-à-dire notamment vis-à-vis des mineurs, considérer que le degré de violence est tel que tout ce qui permet d'encadrer la justice des mineurs, l'excuse de minorité, tout ça, doit être supprimé dans le cas de violences comme celle-là.
Le législateur aura sur son bureau une question,
en
tout cas, c'est celle dite la loi des casseurs-payeurs. Le processus devrait être accéléré. J'aimerais vous entendre là-dessus. Comme base de discussion, ce qui s'est passé à Nantes, regardez, ça a été l'exemple emblématique, c'est ce lycée Nelson Mandela, parmi les plus modernes, il date de 2014, il représentait vraiment le nec plus ultra de l'équipement énergie positive, comme on dit,
c
'est-à-dire tout était fait avec des capteurs ultra sophistiqués pour que ce soit climato-adapté, etc. Et tout ça brûlé dans les circonstances que l'on voit là. S'il faut payer, qui peut payer, de quelle façon ? Casseur-payeur, ça voudrait dire qu'on saisirait jusqu'aux allocations familiales. Expliquez d'abord, Guillaume Roquet, juste un point, disons, technique, comment
ça
fonctionnerait. J'imagine que, comme ces mineurs, pour la plupart, n'ont pas de ressources propres, ce seraient les parents qui seraient touchés et si ceux-ci se déclaraient aussi insolvables, ce seraient les allocations qui seraient saisies. C'est un très vieux débat, le fait de faire payer les familles, jusqu'à présent, ça n'a jamais été mis en œuvre. Le dernier épisode, c'était le discours de politique générale de Gabriel Attal, c'était en 2024, tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies. On va voir, cette fois-ci ça marche. Moi, je n'y crois pas parce qu'en fait, il y
a
une réticence très forte de la plupart des partis politiques qui considèrent qu'il ne
faut
pas toucher les familles, qu'elles sont plutôt victimes qu'autre chose. Moi, je pense qu'il faut dans ce domaine-là une politique qui soit beaucoup plus dure, de la même façon que quand il y a des fauteurs de troubles dans des HLM, ils devraient en être expulsés.
Et le sujet est en discussion même que quand il y
a
des groupes de casseurs, il y
a
une sorte de
paiement de responsabilité collective.
Une responsabilité
collective
mais à hauteur de 10 000 euros, un maximum 10 000 euros, c'est-à-dire que la majorité des frais va de toute façon retomber sur les contribuables que nous sommes. Ça ne va pas changer grand-chose. Vous prenez
l
'exemple du camion de pompiers qui a brûlé à Marseille et qui coûte
600
ou 700 000 euros. Même si on avait chopé les 7-8 qui faisaient en cagoule, 700 000 euros, 10 000 euros, vous voyez
ce que je veux dire.
Mais
la nouveauté,
là, ça serait qu'effectivement les APL potentiellement puissent être ponctionnés.
Est
-ce que ça vous paraît une bonne mesure ? Cette proposition de loi, elle est intéressante parce qu'elle a un mauvais nom. Elle s'appelle casseur-payeur mais vous l'avez dit, c'est plutôt non-casseur-payeur parce qu'en fait, ça va aller interpeller des gens qui sont autour du délit qui a été constaté mais qui ne sont pas forcément responsables. Ça
va être compliqué de savoir
d'identifier. D'ailleurs, le Conseil d'État a d'ores et déjà émis des réserves. Donc on est sur quelque chose d'anticonstitutionnel dans le sens où on va au-delà de la responsabilité individuelle. Moi, M. Pommard, là-dessus, je pense qu'on peut se rejoindre. Moi, je suis pour la responsabilité individuelle. Mais je ne
suis
pas pour la punition collective. Et par ailleurs, juste je finis là-dessus. D'un point de vue politique, on voit qu'il
y a
un bouleversement de l'agenda parlementaire pour cette proposition de loi. Et encore une fois, quelle réponse on donne à ce mouvement ? C'est une réponse qui se veut répressive, on va dire. Alors qu'on aurait pu bouleverser l'agenda parlementaire une
proposition
de loi d'urgence pour l'éducation nationale et répondre aux revendications des lycéennes et des lycéens.
Et
vous êtes d'accord avec moi, M.
Pommard ? Oui, c'est une revendication, c'est une proposition totalement.
Et de cette manière-là, on trouve une traduction et une solution politique au conflit pour faire en sorte qu'il s'écourte tout simplement au conflit social. Pardon, c'est le député de résume. Juste dire la loi qui
a
sorti hier. Moi, j'ai très peur que ce soit encore une loi de com'. Il y a un grave problème. On sort une loi et on a l'impression qu'on a fait le boulot mais on ne la fera jamais respecter. Les seuls qui ne doivent pas payer, c'est les contribuables en fait. Ceux qui vont bosser le matin, qui souffrent de ces émeutes dont les enfants sont privés d'aller à la colle, qui ne peuvent plus prendre le bus parce qu
'il
n
'y a
plus d'abribus ou qui passent devant des édifices publics brûlés. Je crois qu'ils en ont ras-le-bol de payer. 800 millions pour les émeutes après Naël. Là, ça va être encore en centaines de millions. Les Français payent trop de taxes, on n'a plus d'argent, il faut arrêter. Tu casses, tu payes, ça paraît normal. Donc, soit ils sont majeurs et on prend sur leur salaire. Soit ils sont mineurs, et bien c'est les parents qui n'ont pas fait leur boulot qui paieront, qui paieront sur leur salaire ou qui paieront tout simplement en ne recevant pas les aides sociales.
Et le gamin, lorsqu'il sera adulte, paiera à son tour et s'il doit payer tous les mois jusqu'à la fin de sa vie, il paiera tous les mois jusqu'à la fin de sa vie. Il faut maintenant responsabiliser. Les Français en ont marre. C'est la double peine pour eux. C'est la chienlit dans les rues et c'est les impôts qui augmentent. Maintenant, c'est au voyou de payer et aux honnêtes gens de pouvoir dormir tranquille. Il faut remettre les choses à l'endroit. Ce ne sont pas des victimes de la société. La société est victime de ces voyous.
Si
on va dans votre raisonnement, M. Giacobelli, et qu'on instaure la punition collective,
c
'est-à-dire pour les familles, derrière, là en l'occurrence, celles et ceux qui ont commis des délits constatés, d'accord ? À ce moment-là, pourquoi on ne l'étend pas, par exemple, aux membres des familles du Rassemblement national qui ont volé de l'argent public au Parlement européen
?
Donc, on
peut aller dans cette logique si on va jusqu'au bout de votre logique. Moi, vous voyez, je suis pour la responsabilité individuelle. On n'a pas fini.
Je
ne suis pas
pour vous payer pour le détournement
qu'a appris M. O'Don et Mme Le Pen. Je vous distingue. Ça ne sert à rien de citer
des grands poètes et d'étaler sa culture pour après retomber dans
la frange. Dieu manquait et après vous n'avez pas.
Dieu manquait.
La
différence peut-être entre les élus du Rassemblement national et les casseurs dont nous parlons là,
c
'est que ces derniers sont mineurs et que donc, forcément, ils n'ont pas les moyens de rembourser. Je crains, malheureusement, de partager le diagnostic de M. Picmal.
C
'est-à-dire qu'effectivement...
Quand tu arrives, ta grande alliance. Il y a un axe que j'ai cité pour un troisième jour. Il y a un axe
Giscardo et les
filles qui prendra bonheur. Comme à chaque deuxième
tour. Malheureusement, le Conseil d'État et le Conseil constitutionnel feront comme d'habitude tout ce qu'ils pourront pour empêcher ce type de mesures. Et je voudrais revenir, moi, un instant sur le principe du fait que quand vous êtes dans la bande de casseurs, vous êtes condamnés solidairement. Je pense que c'est nécessaire. Pourquoi ? Parce qu'on le voit bien à chaque fois qu'il y a ces scènes de violence et elles sont aujourd'hui quasiment systématiques dans les grands rassemblements, que ce soit une victoire d'une équipe de foot ou le 31 décembre. la personne qui a été interpellée dit au juge « Ah, mais ce n
'est
pas moi, j'ai fait que ramasser la barre de fer qui était par terre, pour éviter qu'une vieille dame ne glisse dessus. » Et donc, assez vite, assez souvent, ils arrivent à s'en sortir. Et que donc, il faut dire « Vous prenez votre risque, les gars. » Puis, si vous, au lieu de rentrer chez vous, vous décidez de participer à des mouvements violents, vous en assumerez les conséquences. Je trouve
que sur le principe, c'est excellent. C
'est ça, la question, c'est ça qui est en débat dans cette loi Péor-Casseur.
C
'est la possibilité qu'une personne qui est plutôt passive dans ce qui est en train de se passer, mais qui regarde, qui observe, qui n'empêche pas que ça se passe, eh bien, elle peut être complice, complice.
Mais moi, je
voudrais demander à M. Pomar, est-ce que ça va faciliter le travail des policiers, ça
?
Non. Enfin, encore une fois, on n'invente rien, la loi responsabilité civile des parents, tout simplement. Bon, la loi anti-casseur, si on la prend, en 70, la première loi anti-casseur, 81, nos amis socialistes l'ont abrogée, en 2019, une nouvelle avec dissimulation du visage, etc. Enfin, on est toujours à faire des lois. Bruno Pomar,
est-ce
que c'est une loi d'impuissance ? En réalité, comme le dit, moi,
j
'ai été très frappé sur ce plateau, Guillaume Fard, qui est notre spécialiste politique de justice, expliquait par exemple qu'en France, ça peut paraître autre chose, mais ça n'est pas autre chose. Il y a seulement 10% des cambriolages qui sont élucidés.
Donc
quand on en est là, c'est qu'en réalité, l'État dit franchement aux gens, il y a X% des crimes et délits qu
'on n'essaye, et même
pas, on a lâché
l'affaire. Non,
non,
mais bien sûr, pour recouvrer ces dettes, entre guillemets, c'est quasiment impossible. Et en même temps, faire payer, et là, M. Piquemal va être d'accord avec moi, peut-être pas Laurent Jacobelli. Moi, je connais bien les quartiers, vous savez que ça fait 35 ans que je suis avec mon association Ré d'Aventure, dans tous ces quartiers, je connais très bien les quartiers de Toulouse, parce que j'étais maire pas loin de Toulouse.
Si vous avez une famille, moi, c'est l'exemple, à chaque fois qu'il me vient avec une maman seule, comme c'est souvent le cas, et j'en reçois, j'en avais ce week-end à Dreux, quand je suis venu vous voir, j'étais à Dreux avec des mamans monoparentales, avec deux, trois gosses, que vous en avez un qui déconne complètement. Qu'est-ce qu'on fait à cette dame qui va travailler le matin à 6h ? Mais attendez. Mais oui,
il y a encore une des enfants, elle peut alerter avant. Moi, je
connais dans ma circonscription beaucoup de femmes seules qui élèvent des enfants dans
une
situation
difficile.
Il n'y
en
a pas un qui est délinquant. Parce qu'elles ont demandé l'accompagnement qu'il fallait avant, parce qu'elles se sont démenées.
Elles font parfois deux boulots.
J
'ai beaucoup d
'ignorations pour elles. Mais de là à laisser le feu dans les rues, tout simplement
parce qu'il n'y a des cas,
ce n
'est
pas possible.
Il
y a une
urgence à retrouver l'ordre civil républicain. Il faudra mesurer les sanctions
parce qu'encore une fois,
on
ne pourra pas... Ça, c'est le boulot des
juges. Revenons à la
situation immédiate. Revenons à la situation immédiate, celle des prochains jours. Grande manifestation mardi. Écoutez, Jean-Luc Mélenchon, la France insoumise a souvent été accusée, y compris par le gouvernement. On va entendre d'ailleurs Roland Lescure qui, sur notre antenne, réitérait cette accusation. La LFI a été accusée de jeter de l'huile sur le
feu.
Ce
soir, Jean-Luc Mélenchon
dit au contraire, moi je veux protéger les élèves, protéger les
parents.
En tout cas, écoutez-le. Vous pourrez réagir et apporter votre commentaire. Il dit que les parents portent un brassard blanc pour montrer qu'ils sont pour la non-violence.
Mais c'est une honte. Si tout ce qu'on a à dire à la jeunesse de ce pays, c'est de lui envoyer des livres qui les tabassent, qui les chargent à cheval. Et de montrer des poubelles qui brûlent, c'est vraiment qu'il y a quelque chose qui ne tourne plus rond. Normalement, le devoir de ceux qui sont en situation de responsabilité,
c
'est d'accueillir avec bienveillance la jeunesse. Ou alors, je ne comprends plus rien à ce que chacun doit aux autres. La semaine prochaine, on a la manif du 6 octobre. Moi, j'invite les adultes, les parents, à se mettre un casque blanc ou un brassard blanc et à entourer les manifestations pour que... On l'avait déjà fait dans les années après la mort de Malik Ousekine ou dans les années 90 pour protéger. On a un devoir d'abord de protection à leur égard.
Laurent Jacobelli, est-ce que vous donnez acte à Jean-Luc Mélenchon là d'appeler au calme ?
On
ne peut pas dire là brassard blanc, on ne
peut
pas dire qu'il appelle à incendier la situation. Vous
n'êtes pas naïf, vous avez remarqué la perversité de Jean-Luc Mélenchon qui dit la paix sur terre et qui cite Malik Ousekine pour bien rappeler des souvenirs et bien rappeler des émeutes qui étaient extrêmement dures. Moi, j'ai vu des députés, M. Thomas Porte, aller faire le bravache devant les forces de l'ordre pour bien les exciter, pour les empêcher de passer, des députés, y compris européens, essayer d'empêcher les forces de l'ordre de ramener l'ordre. M. Louis Boyard qui était là derrière M. Mélenchon attisait les flammes. Je les ai vus à Metz, en Moselle, faire la même chose. Donc, c'est les pompiers pyromanes, moi, excusez-moi.
Et puis, qu'on ne me dise pas que le mouvement n'a pas été récupéré, je pense que quand on veut la propreté dans son lycée et faire de bonnes études, on ne porte pas forcément un drapeau palestinien et un kéfier.
Cela étant, est-ce qu'il
y a
une habileté de Jean-Luc Mélenchon Est-ce qu'il
y a
une habileté de Jean-Luc Mélenchon d'arriver là et peut-être d'être celui même que Sébastien Lecournus est forcé d'appeler Jean-Luc Mélenchon en lui disant « Pouvez-vous nous aider ? » L'ancien appel local madame des
escalades. Alors, oui, ça va être un petit peu compliqué après que le gouvernement ait accusé, semble-t-il, avec des éléments de preuves tangibles donnés par le renseignement français, accusé, elle est fille d'être le responsable de ces troubles ou en tout cas de les attiser. Alors, effectivement, Jean-Luc Mélenchon est assez coutumier du fait. C'est-à-dire que d'abord il balance le cocktail Molotov et ensuite il dit « Ah, paix aux hommes de bonne volonté ! » C'est tout juste s'il n
'a
pas sa barbe blanche de Père Noël en disant « Faut que tout le monde s'entende ! » Et je pense que personne n'est dupe.
C
'est-à-dire que vous voyez bien que la conflictualité est au cœur de l'offre politique de la France insoumise. Alors, effectivement, peut-être que de temps en temps Jean-Luc Mélenchon se dit « Oh, faut que
je
fasse gaffe parce que je m'attire la détestation des deux tiers des Français. C'est pas moi qui le dis. C'est d'ancien député de la
France insoumise.
»
C
'est confondé avec la rédaction du Figaro, à mon avis. François Bickman.
Non, je
ne
vous
parlez avec la rédaction du Figaro. Je regarde les sondages. François Bickman.
Oui,
écoutez, Jean-Luc Mélenchon, il est dans son rôle de futur président de la République. Donc, il appelle une voie qui est celle de la solution politique, tout simplement, un conflit social. C'est, somme toute, assez traditionnel et classique. Et après, les accusations comme quoi ce serait la France insoumise qui serait derrière ce mouvement. Je me souviens qu'avant, on disait que
c
'est l'UNEF et le Parti Socialiste qui agitent les mouvements étudiants. Et puis avant, c'était d'autres. Ben oui, les jeunes sont plutôt majoritairement de gauche alors qu'ils se reconnaissent dans les idées de la France insoumise. J'ai envie de dire, rien de neuf sous le soleil.
On
découvre
pas l'eau chaude. Les jeunes qui traient des
désordres. Mais, j'ai écouté M. Moscovici tout à l'heure qui n'est pas un insoumis.
Vous
en conviendrez avec qui on a quelques différents politiques et qui disait très bien un mouvement lycéen, vous pouvez essayer de le provoquer. S'il n'y a pas les cendres en dessous et les raisons qui font que les lycéens se mettent en mouvement, n'importe quelle organisation peut essayer. Elle n'y arrivera pas. Sur
ce point-là, sur ce point, j'aimerais votre réaction. Effectivement, quel que soit, tout homme politique a son agenda politique, Jean-Luc Mélenchon comme les autres. Est-ce qu'il faut reconnaître que la jeunesse a, c'était ce que disait de notre sondage LCI, Jean-Luc Mélenchon fait un très bon score chez les moins de 35 ans, je crois, c'est
ça, moins de
35 ans. Et ça, ce n
'est
pas l'intervention, ce n
'est
pas une manipulation occulte. J'entendais même certains dire que
c'est
les Russes, peut-être que
c'est
la
Russie qui est en souverain. Les Russes ne sont pas derrière la
popularité de Mélenchon auprès
des jeunes.
Donc ce n
'est
pas une manipulation russe, ce n
'est
pas une manipulation souterraine. De fait, à Toru a raison, mais ils ont l'âge de raison,
c
'est que ces lycéens, ils aiment bien LFI et
Mélenchon. Oui, parce que, et ils ont raison d'être inquiets pour leur avenir, parce qu'on a bâti un système qui est une machine à détruire les potentiels et les ambitions. On a supprimé le collège unique, pardon, on a installeré le collège unique, on a donné le bac à 95% des élèves, on a massifié l'accès à l'enseignement supérieur, mais en face de ça, il n'y a pas les jobs équivalents. Donc en fait, vous avez des élèves dont les frères ou sœurs aînés ont fait Bac plus 3, Bac plus 4, Bac plus 5 en lettres modernes, en sociologie et qui ensuite sont complètement déclassés par rapport à ce qu'ils considèrent être leur niveau d'études et donc ils sont révoltés et on peut les comprendre.
Je pense qu'il
y
a un problème global en France d'inadaptation du système de formation en particulier supérieur par rapport aux demandes du marché du travail. Et si vous ajoutez à ça l'arrivée de l'intelligence artificielle qui va probablement détruire des centaines de milliers, peut-être des millions d'emplois, oui, il y
a
une inquiétude mais la réponse à l'inquiétude qui consiste à tirer à bout portant sur des proviseurs, moi, je ne
suis
pas d'accord.
Écoutez tout à l'heure sur notre antenne, Roland Lescure, et vous pourriez répondre évidemment parce que le gouvernement n'a rien perdu de sa énergie contre la France insoumise, il soulève vraiment cette idée-là que vous seriez organisateur en quelque sorte du mouvement et il fait même référence à Léon Trotsky, vous citiez François Villon,
lui remonte un peu moins loin. Léon Trotsky arrive, il arrive. Je
rappelle que M. Moscovici a été formé chez les trotskistes. Ah oui, c'est ça. Comme Lionel Jospin. Absolument. Écoutez-le. Non mais on n'est pas en guerre civile, il faut se calmer quand même M. Mélenchon. Alors, sur le ton, on voit bien, il espère s'ériger comme le grand-père de la nation, mais c'est le grand-père Léon Trotsky et le trotskisme, c'est un métier. Mais vous croyez
qu
'ils ont resté
trotskistes
?
Ah ben au fond, bien sûr. Trotskistes un jour, Trotskistes toujours. Voilà, les trotskistes. Ce serait de la faute de la France insoumise. Vous dites qu'on conflictualise tout, mais que fait M. Lescure si ce n'est conflictualiser le paysage politique français ? Le Rassemblement national conflictualise, divise le pays aussi à longueur de temps avec ses propos xénophobes, etc.
Allez, c'est reparti.
Donc, nous, tout simplement, ce qu'on cherche à cette heure, c'est à trouver une solution politique à un conflit social. Somme toute, assez classique et d'écouter les revendications des lycéennes et lycéens, des enseignants, qu'ils soient reçus par le ministre de l'éducation et que les revendications soient entendues avec des mesures concrètes. Nous, nous sommes prêts à aller voter. Nous sommes prêts à censurer le PLF s'il donne moins de moyens à l'éducation nationale, contrairement visiblement au Rassemblement national. Ne parlez pas pour
nous. Et vous attendez à ce qu'il y ait une
proposition de loi.
Qu'est-ce que vous allez faire, Mardi 6 ? Mardi
6
?
LFI ? Alors, à titre personnel et LFI, nous serons aux côtés des enseignants.
Vous aurez le
brassard
blanc.
Vous aurez un brassard blanc, vous aussi. Je n
'ai
pas encore réfléchi à cette hypothèse.
J
'aurais mon écharpe tricolante comme M. Rochemin. Je vous ferai un clin d'œil si vous faites une antenne à Toulouse. En tout cas, moi, j'ai été discuté avec les lycéennes et les lycéens. Je ne
sais
pas si vous, vous l'avez fait. C'est intéressant parce que la plupart d'entre eux, ce qu'ils demandent, vous dites qu
'ils
ne veulent pas aller en cours. Au contraire,
eux, ils veulent des cours de
qualité. Ils veulent une école qui assure l'égalité scolaire et qui assure la réussite de chacune et de chacun. Eh bien oui, moi, je suis d'accord avec eux et je serai à leur côté en tant qu'ancien enseignant, en tant que parlementaire et en tant qu'attaché au service public de l'éducation.
Le regard de l'étranger. Regardez, puisque notamment, tous ceux qui gravitent autour de Donald Trump ont beaucoup réagi à ces images. En gros, beaucoup de commentateurs ou d'influenceurs très à droite ont le regard fixé vers Paris. Donald Trump Junior, c'est le fils, évidemment, un des fils. Paris est de nouveau en flamme. Des étudiants protestants contre les conditions scolaires mises entre guillemets allument des incendies, attaquent les flics, tabacent un policier, à moitié à mort dans les caméras. Je cite. La France de Macron a passé des décennies à encourager l'immigration sans frein et les frontières ouvertes.
L'addition, ce sont des écoles surpeuplées, des banlieues interdites, d'accès et des rues qui ressemblent à une zone de guerre. C'est l'avenir que les partisans des frontières ouvertes veulent pour l'Amérique. Arrêtez ça maintenant. Autre compte Twitter qui est très suivi, Elie David. Ça, c'est la sphère des influenceurs très pro-israéliens, plutôt pro-Netanyahou et très durs contre la France, surtout depuis que la France a reconnu l'État de Palestine. Elie David, salut France. Comment va ton multiculturalisme avec une petite ola comme ça ? Oui ou non ? Qu'est-ce que vous gardez ou qu'est-ce que vous refusez de ces leçons de morale qui sont faites par les mouvements magas ? Est-ce qu'il y
a
une dimension d'intégration selon vous, Guillaume Roquette, dans ce qui est en train de se passer ?
D
'intégration ratée indépendamment de ces excès de langage qu'on lit ici ?
Écoutez, vous savez que je suis assez critique sur le mouvement d'immigration massive dans notre pays. Pour autant, moi, je n
'ai
pas les éléments qui permettent de dire que les lycées avec une plus forte concentration de jeunes d'origine immigrée sont plus violents que les autres. Je vois que le lycée Henri IV, par exemple, le lycée d'élite du centre de Paris, a aussi
été
bloqué par des poubelles. Je pense que le sujet est plus large que celui-là, mais ce qu'on peut dire, c'est qu'il n'y a plus en France, et c'est vrai aussi chez ces jeunes, de civisme, de sens de l'appartenance à une collectivité. C'est-à-dire que des élèves qui mettent le feu à un lycée, c'est une forme de défiance, j'allais presque dire de séparatisme par rapport à la société française. Et donc, je crois que oui, ça, c'est une réalité.
Si
vous me permettez de prendre le problème à l'envers, je crois qu'aujourd'hui, l'école n'est plus une machine à assimiler, malheureusement. Elle l'était, comme le travail, comme les associations culturelles. Aujourd'hui, ce n
'est
plus le cas. D'abord par un niveau d'immigration qui est beaucoup trop élevé pour permettre l'assimilation, et parce qu'on a renoncé à être ce que nous sommes. Quand je vois des professeurs d'histoire qui renoncent à enseigner des parties entières de l'histoire de l'Europe pour ne pas avoir à être menacés par certains élèves, ça veut dire qu'on a renoncé à
privilégier
nos valeurs, notre système, etc. Quelle période précisez votre pensée ? Par exemple, la Shoah ne peut pas être enseignée dans certains établissements. Les cours de musique sont critiqués par certains parents d'élèves. Et puis, on a vu les menaces, notamment à travers les réseaux
sociaux.
On en est là vraiment sur la Shoah.
C'est ce que dit
souvent Elisabeth Schephardt-Sellam qui est sur notre antenne, qui dit que dans certains de ses confrères ou consoeurs, on n'ose pas enseigner la Shoah dans certains lycées ou collèges. Mais dire, alors pour le coup, il faut être très
honnête,
dire que c'est la seule explication du mouvement en voilà,
c
'est vraiment réducteur. Mais moi, très sincèrement, dans tout ça, mais on n'en parle jamais, je n
'ai
pas entendu nos deux députés en parler. Sur le fond, vous savez encore une fois ce que je fais depuis 35 ans avec Red Venture, je travaille sur l'éducatif, je reçois des milliers d'enfants déscolarisés, etc. si on ne travaille pas sur l'éducatif. Il n'y a pas un seul politique qui en parle. On parle beaucoup plus de policiers pour ou contre, beaucoup plus de profs. Mais on ne parle pas de ce qui est la base, la famille et l'éducation. Tout le monde s'en fout et le résultat, il est là.
Voilà
ce que je voulais vous dire ce soir. Oui, mais sur ce que vient de dire M. Giacobili, j'aimerais dire quelque chose. Moi, j'ai enseigné pendant 12 ans, je n
'ai
jamais eu de problématiques ou de collègues qui ont eu des problématiques comme vous le dites sur la Shoah et j'y tiens parce que j'ai été même récompensé pour l'enseignement de la Shoah et je regrette par exemple d'avoir vu qu'un conseil municipal RN refuse de donner le nom d'une rescapée de la Shoah, une de ses rues ce soir et je ne parle pas de ce qui se passe avec M. Bardella en ce moment. Maintenant, les deux personnes dont vous citez les tweets font partie de l'international d'extrême droite qui est obnubilé par les thèses et les théories d'extrême droite. Je ne vois pas ce que ça vient faire là.
En fait, qu'ils s'occupent de leur pays où ils mettent déjà assez de problèmes comme ça et j'espère que certains pourront mettre un coup de balai citoyen face à ces gens-là et qu'ils nous laissent régler nos conflits sociaux et en l'occurrence, je le redis, il n'y a qu'une voie pour rétablir l'ordre, le calme, c'est que les revendications sur des lycéennes et des lycéens soient entendues et qu'il y ait des négociations
et
qu'elles aboutissent.
Et
vous mettrez le bazar ailleurs après parce que la
logique de Jean-Luc Mélenchon c'est la violence dans les rues, c'est le chaos dans les rues, c'est
de dire
si jamais nous ne gagnons pas les élections, si nous ne gagnons pas les élections, eh bien nous mettrons deux secondes, laissez parler les autres, on n'est pas en union soviétique, je sais, c'est couplier, c'est pas ensemble. Donc une fois, une fois encore, si jamais vous ne gagnez pas les élections, vous mettez le bazar
dans les rues,
vous menacez en permanence, vous êtes les
agents du chaos et
c
'est une logique assumée, votre sixième république, c'est la république de la chienlit, vous n'acceptez pas la démocratie,
vous êtes un parti des meutiers. Vous
avez fait votre bingo
?
C'est bon
? Répondez,
répondez plutôt que, répondez
-le, répondez-le.
le seul ici qui a proposé une solution politique pour rétablir l'ordre, ce soir, c'est moi. C'est quoi ? Vous, à part, jetez l'anathème sur tout le monde. C
'est laquelle la solution ? C'est d
'écouter les revendications des lycéennes et des lycéens et de donner des moyens à
l'éducation. Comment vous rétablissez l'ordre, M.
Picmal
? Ce qui m'intéresse, c'est pas en donnant la parole
aux lycéens. Les syndicats lycéens,
ils ne pèsent rien.
C'est pas la question, M. Pomar. Les syndicats lycéens ne pèsent rien. Il n
'y
a personne comme
interlocuteur. M. Pomar, on continue comme ça, c'est bordel, Comment vous rétablissez l'ordre ? Votre regard, puisque vous parlez, c'est toujours comme
ça que ça s'est réglé, M. Pomar.
Votre regard sur ces
images qui frappent beaucoup et là, on est au-delà d'une pure débat politique. Encore une fois, ça dépasse droite et gauche.
C
'est l'autorité de la police et il faut toujours rappeler, il y
a
eu de très grands ministres de l'Intérieur, par exemple, de gauche. Il
y a
une tradition policière très à gauche aussi, que ce soit sur la Troisième République ou la Quatrième, oui, Jox et quelques autres avant
eux.
Fouché, le grand patron de la police était d'abord un homme de gauche, alors gauche même, très à gauche, un peu guillotineuse à une certaine époque et même davantage que ça, Guillaume Roquet. Il ne vous aurait pas raté, je
pense.
Comme un vrai homme de gauche, il aimait beaucoup l'argent derrière les grands principes.
Oh, regardez ça.
Fouché aurait guillotiné tout de suite, Guillaume Roquet. Vous
auriez été parmi les premiers. C'est formidable,
c'est jeune. Allez, soyons sérieux une seconde. Ces images-là qui incarnent des moments quand même terribles où la police est forcée de reculer parce que là, c
'est une voiture
de police à ce moment-là.
Écoutez, sauf qu'il peut. Les policiers ne
vont
pas foncer sur les jeunes, évidemment. Donc, ils préfèrent battre retraite, comme on dit. C'est encore une fois faire preuve de discernement parce que les policiers, à la limite,
ils
pourraient presque sortir effectivement avec... Même s'ils sont trop au cadre de
la
voiture, c'est un
peu
limite. Mais la meilleure façon, c'est de reculer. Vous vous rendez compte que l'ordre, l'ordre
doit
reculer face à des voyous.
C
'est terrifiant. Ben oui, je pense. C'est ça,
c
'est pas des lycéens, c'est des voyous ou des casseurs. Ils sont cagoulés,
ils
sont tous bien préparés pour faire de la casse. J'ai peur qu'on les retrouve malheureusement mardi dans cette grande manifestation ou dans un meeting.
Cette image,
elle est tellement symbolique de ce qu'est devenu notre société.
C
'est-à-dire qu'aujourd'hui, ce sont les policiers qui ont peur. Et moi, je me demande dans quelle mesure est-ce que les ordres qui ont été donnés à la police, par exemple, si j'ai bien compris, d'utiliser le moins possible les LBD, est-ce que la police ne se trouve pas en situation aujourd'hui d'infériorité, c'est-à-dire menacée par ces casseurs et ne pouvant pas riposter. Et donc, évidemment, c'est une sorte de permis d'agresser et de permis de violence puisqu'ils ont un sentiment d'impunité qui est incroyable. On disait « Ah, mais les jeunes ont toujours manifesté, etc. » Tout ça,
c
'est vieux comme le monde. Moi, j'ai le sentiment qu'il y a aujourd'hui un retournement complet de situation où aujourd'hui, ce sont ces jeunes casseurs qui occupent l'espace public quand il y a des conflits et les policiers qui sont menacés. Et si vous rajoutez, Guillaume Roquet, que Mme Binet, CGT, qui ne
fait
plus du syndicalisme, qui fait de la politique, qui est pro LFI, évidemment, mais qui dit elle-même que la police stoppe, il faut arrêter, il faut protéger ses enfants, ceux qui cassent, entre autres. Vous avez la même chose avec le syndicat de la magistrature qui s'affiche politiquement. Vous vous rendez compte ? Le désastre, c'est un désastre démocratique total.
Et ceux qui veulent désarmer
la police, ça
fait beaucoup,
évidemment. Ce que ça montre, c'est que la doctrine de maintien de l'ordre ne marche pas, dans un sens comme dans un autre. Et vous savez...
Mais qu'est-ce que
vous en savez ? C
'est le réponses.
Parce qu'on en parle depuis une heure, monsieur
le Président. Non, mais vous ne parlez pas. C'est vous qui dites
que ça ne marche pas. Vous ne parlez
pas. Il a le droit aussi de donner... C'est que ça ne marche pas. Il est des fautes quand même.
Monsieur le député, il a aussi quand même droit d'avoir son avis sur
la police.
Vous êtes grand spécialiste, mais vous n'êtes
pas seul sur le Président. Non, on ne
parlerait pas depuis une heure. Donc c
'est que ça ne marche pas. On ne parle pas de la stratégie de maintien de l'ordre. Madame Leva, vous êtes d'accord.
Et je tiens juste à dire, pour finir, il y a une ville dans le Nord où il n'y a pas eu d'incident. Ça s'est bien passé, vous savez où c'est ?
Votre ami Guiraud ? Je vous invite
à venir avec moi. Peut-être qu'on va
découvrir
des doctrines de maintien de l'ordre.
Il y a plein de choses à rhumains.
Vous êtes ridicule,
monsieur
Picmal.
Monsieur
Picmal,
si
je peux
me permettre. Monsieur Picmal,
j'ai vu quand même un s'opérant lycée catholique qui a été
caillassé à l'entrée. Je peux juste
finir parce
qu
'il faut que je lui réponde. Monsieur Picmal, j'aimerais, je l'ai proposé à monsieur Leoma, je l
'ai
proposé à tous, il refuse. Aller en immersion comme on l
'a
fait un sénateur socialiste il y a quelque temps, lorsqu'il
y a
eu les braves, vous savez, il tapait sur les bras, je ne me rappelle plus du nom.
Il est allé,
il a compris ce que c'était réellement le maintien d'ordre. Donc faites une immersion. Vous
l
'invitez,
Bruno Comart ?
Oui, avec grand
plaisir. Vous pouvez appeler le ministère intérieur.
Je l'invite à faire une immersion au sein de la France insoumise pour qu'il enlève
un petit peu tous les clichés qu'il a dans le crâne. Allez-y tous les deux, s'il vous plaît. On fera un reportage croisé.