Sébastien Chenu attaque Sébastien Lecornu : "Son gouvernement, c'est des nuls"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 70 %Défensif 15 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Le 1er mai, c'est sacré ou pas pour vous, Sébastien ?
- 1:51OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous êtes pour travailler ? Est-ce que vous pensez que les Français ne travaillent pas ?
- 3:02OuverteRéponse directe
Mais est-ce que vous ne trouvez pas que la valeur travail est en train de sombrer dans notre société ?
- 4:13RelanceÉludée
Évidemment tout est à reconsidérer mais on peut le voir aujourd'hui avec cette reculade sur le 1er mai qui est quand même un tout petit engagement qui ne tiendra pas ?
- 4:51OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'ils vous disent les patrons ? Ils vous disent bon évidemment les charges sur les salaires ?
- 6:06FerméeRéponse partielle
Donc c'est un tournant un tournant libéral que le RN ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:36Sébastien ChenuChiffre
« 75 % des salariés qui sont concernés par ce texte étaient d'accord. »
- 1:14Sébastien ChenuFait
« Monsieur Le Cornu laisse la place à Olivier Fort directement puisque c'est Olivier Fort qui dicte les textes. »
- 1:14Sébastien ChenuFait
« Sincèrement, quelle impuissance, c'est des nuls. Ils sont ils font marche arrière, ils ont il a peur de son ombre le pauvre Le Cornu. »
- 4:51Sébastien ChenuFait
« Ils vous disent bon évidemment les charges sur les salaires, les charges patronales mais ils vous disent pas il faut travailler plus, il faut nous aider à travailler plus. »
- 6:42Sébastien ChenuFait
« La France est un pays isolé au sein de l'Union Européenne puisque c'est le seul pays dans laquelle on laisse les Français se débrouiller par eux-mêmes avec l'essence qui s'envole. »
- 7:13Sébastien ChenuFait
« Ce prêt carburant, c'est une arnaque. »
- 7:50Sébastien ChenuFait
« Ils ne veulent pas baisser les taxes. Alors peut-être parce que ça leur fait gagner de l'argent à l'État, les surplus fiscaux. »
- 7:50Sébastien ChenuChiffre
« Ce que vous proposez ça coûte très très cher aussi. Ce que vous proposez ça coûterait très cher, Sébastien Chenu. Bah nous l'avons nous nous l'avons étudié. En tous les cas, c'est 1 milliard par mois. »
- 8:25Sébastien ChenuFait
« Si on arrête de contribuer à l'Union Européenne de 6 milliards de plus, c'est 6 milliards qu'on garde dans nos caisses qu'on peut répercuter immédiatement sur la baisse de la TVA. »
- 9:01Sébastien ChenuFait
« Le gouvernement nous avait dit il y aura pas d'augmentation d'électricité et du gaz, c'est en train d'augmenter. »
- 14:57Sébastien ChenuFait
« La droite dite classique n'est pas une alternance crédible. »
Temps de parole
- ?100 %
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Et notre invité ce matin dans la grande interview, CNews Europe 1, c'est Sébastien Chenu. Bonjour à vous, vice-président du Rassemblement National, député du Nord. On va parler du 1er mai, le gouvernement a reculé, Monsieur Chenu, il a cédé aux syndicats sur le fait de ne pas revenir sur ce 1er mai chômé pour tout le monde. Pourtant, il y avait une proposition de loi de Gabriel Attal qui devait permettre le travail de salariés dans certains commerces de bouche, de proximité, boulangerie, pâtisserie, primeurs, fleuristes. Le 1er mai, c'est sacré ou pas pour vous, Sébastien ? le 1er mai demeure un jour évidemment férié auquel nous sommes attachés. Il n'est pas question de faire travailler tous les Français le 1er mai, ça n'a jamais été la question. Mais quand je
vois que le gouvernement recule, cède, est en échec sur sa propre proposition, car la proposition elle venait de Gabriel Attal. Donc en fait, le gouvernement recule sur ses propres idées. Je me dis mais quand même, tout ça pour ça, quelle impuissance ce gouvernement. 75 % des salariés qui sont concernés par ce texte étaient d'accord. Il y a une demande, il y a un besoin, vous le disiez, les boulangeries par exemple. Moi je pense mes boulangers qui sont dans ma circonscription en concurrence directe avec par exemple parfois des grandes surfaces qui sont ouvertes ou des ce qu'on appelle des points chauds qui sont ouverts le 1er mai. Et là, ce C'est-à-dire qu'un fast-food peut ouvrir mais le petit resto du coin ne peut pas. Et là, ce gouvernement recule, n'a même
pas la mais je veux dire que Monsieur Le Cornu laisse la place à Olivier Fort directement puisque c'est Olivier Fort qui dicte les textes qui doivent être soumis au vote de la représentation nationale ou qui doivent être retirés. Sincèrement, quelle impuissance, c'est des nuls. Ils sont ils font marche arrière, ils ont il a peur de son ombre le pauvre Le Cornu. Il voulait pas de passage en force, il ne voulait pas brusquer les syndicats sur une question aussi centrale que le 1er mai. Vous ne comprenez pas la stratégie de Sébastien Le Cornu qui est de durer au fond, Monsieur Chenu. C'est la stratégie de la trouille mais si vous voulez avec ça, on est loin d'aborder par exemple les grandes questions du travail qui peuvent nous préoccuper. En France, il y a un problème par exemple de salaire.
Nous on a des propositions sur l'évolution salariale, plus 10 % des salaires en échange d'un gel des cotisations patronales. Mais si ne serait-ce que pour le 1er mai, pour permettre à une partie de salariés concernés de travailler sur la base du volontariat, le gouvernement recule, on n'est pas là de traiter l'égalité salariale, on n'est pas là de traiter l'emploi des jeunes, on n'est pas là de traiter l'emploi des seniors, on n'est pas là de traiter la hausse des salaires nécessaire pour les Français. Ils feront jamais rien. J'entends Sébastien Chenu sur la le travail et les salaires. Est-ce que vous êtes pour travailler ? Est-ce que vous pensez que les Français ne travaillent pas ? On vous entend assez peu sur la durée du travail. Est-ce que vous pensez
encore une fois qu'il faut revenir sur les 35 heures et qu'il faut que tout le monde travaille un peu plus dans ce ? faut que tout le monde puisse travailler par exemple plus tôt et plus tard. Et ça c'est c'est c'est une façon un peut-être un peu différente de répondre à votre question mais ça veut dire qu'il faut faire entrer davantage de jeunes plus tôt sur le marché du travail, toutes les politiques d'apprentissage mais aussi d'orientation et permettre aux plus vieux de travailler plus tard. C'est plutôt comme ça je crois qu'il faut aborder les choses. matrice c'est pas de travailler plus, on est d'accord. Mais quand je vous dis travailler plus, c'est que tout le monde puisse travailler. À 62 ans, c'est pas pour travailler plus. Tout le monde puisse travailler et qu'on ait des emplois à
valeur ajoutée. travailler plus. Ah mais que tout le monde puisse travailler, c'est très c'est plus de travail dans le pays. C'est c'est plus d'activité. Non mais nous on n'est pas pour allonger la durée du travail aujourd'hui mais on est pour par exemple la défiscalisation des heures supplémentaires, on est pour donner de la souplesse que ceux qui veulent gagner plus. Oui mais bien sûr mais c'est important, ça marche avec. Ceux qui veulent travailler sur la base du volontariat puissent le faire, ceux qui veulent travailler plus tôt puissent le faire, ceux qui veulent travailler plus tard puissent le faire, ça veut dire beaucoup plus de gens en activité dans notre pays. Mais est-ce que vous ne trouvez pas que la valeur travail est en train de sombrer dans notre ? On avait
François Olivier Gisbert hier qui disait on est quasiment un pays communiste en réalité. Bon, je sais pas si on est un pays communiste. Moi je me je me méfie des des des des caricatures comme ça mais ce qui est vrai, c'est qu'il y a eu une désaffection de la valeur travail. On passe dans une société dans laquelle le loisir est au centre des préoccupations plutôt que le travail comme des générations l'ont connu. Il faut restaurer cette valeur travail. Ça passe dès le début par l'orientation, la formation, l'apprentissage. À partir du moment où l'éducation nationale s'est aussi écroulée ou qu'on envoie et on envoie des dizaines de milliers de jeunes gens dans des filières sans débouchés, comment voulez-vous ensuite que ces gens-là qui ne trouveront pas de travail considèrent que la valeur du
travail a encore de ? Évidemment, tout est à reconsidérer mais on peut le voir aujourd'hui avec cette reculade sur le 1er mai qui est quand même un tout petit microscopique Emmanuel Macron s'y était engagé pourtant dans cette Encore encore une fois, encore un engagement qui ne tiendra pas mais enfin bon, on va on va cesser d'en faire la comptabilité mais s'ils sont incapables d'avancer sur ça, bah sur le reste, l'immensité des sujets dont je vous ai fait part, ils avanceront jamais. Et c'est c'est un peu le problème économique du RN que je questionne. Vous rencontrez je crois beaucoup le MEDEF, les grands patrons. Il y a un déjeuner qui est prévu avec Jordan Bardella le 20 avril prochain. Qu'est-ce qu'ils vous disent les ? Ils vous disent bon évidemment les charges sur les salaires,
les charges patronales mais ils vous disent pas il faut travailler plus, il faut nous aider à travailler plus. Non mais ils nous disent surtout qu'ils sont étouffés de sur-administration. Ça c'est la 1re des choses en fait à laquelle il faut penser. Tous les patrons et pas seulement le MEDEF, moi j'avais rencontré le président du MEDEF il y a déjà fort longtemps mais les patrons de PME et TPE qui sont ceux qui créent le plus d'emplois à valeur ajoutée et bien vous disent que c'est la sur-administration d'abord, les normes, les réglementations, les contrôles dans tous les sens qui d'abord les étouffent. Ensuite, il y a évidemment les charges. 2e chose, la couche de charges qui empêche d'augmenter les salaires. Nous on explique toujours que on n'est pas favorable à l'augmentation du SMIC à
1500 euros comme l'extrême gauche le veut d'abord parce que les petites boîtes ne peuvent pas. Le fameux boulanger dont je vous parle, mon boulanger de Thiant par exemple dans le Nord, s'il augmente les le SMIC à 1500 euros, et bien évidemment, il ne pourra pas, il sera il devra répercuter le coût sur ce qu'il vend et il verra sa clientèle partir. Donc il faut alléger les charges pour augmenter bien au-delà et jusqu'à deux fois et demi le SMIC parce qu'il y a des gens qui touchent 2000 euros, c'est pas énorme et qui ont besoin aussi d'être augmentés. Donc ces politiques salariales là, elles sont nécessaires et je pense que le patronat est d'accord pour s'attaquer à ça. Donc c'est un tournant un tournant libéral que le RN ? Non pas du tout. Non parce que donner du pouvoir d'achat
à ceux qui travaillent, c'est pas ce que j'appelle un tournant libéral. Enlever de la sur-administration, c'est décommuniser peut-être le le pays si tant est qu'il soit communiste mais c'est ça, donner de l'oxygène sans faire en sorte que en faisant en sorte que effectivement le travail paie, que l'effort paie et c'est la France qui bosse qui a besoin d'être récompensée. Sébastien Chenu, on va parler un peu de la guerre en Iran mais par le prisme des carburants parce que là on est dans le brouillard de la guerre et des invectives de part et d'autre. Ils flambent à la pompe, on nous avait promis le gouvernement avait promis une baisse significative des prix ce week-end, ça s'est avéré 1 centime sur le litre. L'Allemagne vient de décider de réduire pendant deux mois une taxe
sur le diesel ou l'essence. La France, ce que vous demandez aussi mais la France n'a pas les moyens de le faire. Qu'est-ce que qu'est-ce qui est possible aujourd'hui vu l'état de nos finances en ? Bon d'abord moi ce que je note c'est que aujourd'hui la France est un pays isolé au sein de l'Union Européenne puisque c'est le seul pays dans laquelle on laisse les Français se débrouiller par eux-mêmes avec l'essence qui s'envole. Dans d'autres pays, il y a des systèmes, des dispositifs qui sont mis y compris d'ailleurs en Allemagne. Prêt flash carburant là, ils ont mis en place un prêt flash carburant pour les entreprises. Je vais y venir. Mais en tous les cas, il y a des baisses de je crois en Allemagne, c'est 17 centimes du litre qui baissent. Il y a des
dispositifs aujourd'hui, on laisse les Français dans leur immense majorité tout seuls. En France, il y a une arnaque. Ce prêt carburant, c'est une arnaque. Non mais vous connaissez un système 50000 euros sous conditions pour Vous connaissez un système économique dans lequel C'est la BPI qui le fait. Dans lequel on emprunte pour payer une taxe et sur cet emprunt-là, on va en plus payer des intérêts. Non mais je veux dire à un moment, il faut que donc le gouvernement va gagner de l'argent sur ce fameux prêt. On emprunte pour payer une taxe. Enfin, il faut arrêter, c'est une arnaque totale. La 2e chose, il y a une déconnexion. Quand le 1er ministre nous dit écoutez, on va électrifier la France, bon il nous a déjà promis tout ça il y a bien longtemps, c'est pour 5 ans, 10 ans, 15 ans.
D'accord et pour le mois de mai, on fait ? Et pour le mois d'avril d'ailleurs, les 15 derniers jours d'avril, on fait ? La vérité c'est qu'ils ne comprennent pas, ils ont une une impuissance totale à agir mais parce qu'ils sont prisonniers d'un rail idéologique. Ils ne veulent pas baisser les taxes. Alors peut-être parce que ça leur fait gagner de l'argent à l'État, les surplus fiscaux. Ce que vous proposez ça coûte très très cher aussi. Ce que vous proposez ça coûterait très cher, Sébastien Chenu. Bah nous l'avons nous nous l'avons étudié. En tous les cas, c'est 1 milliard par mois. On l'a déjà on a déjà largement expliqué la façon dont on pouvait faire baisser un certain nombre de dépenses à commencer par la contribution à l'Union Européenne, 6 milliards de plus encore cette année.
Mais c'est du long terme ça. La réponse qu'on attend c'est tout de suite. Si si on arrête de contribuer à l'Union Européenne de 6 milliards de plus, c'est 6 milliards qu'on garde dans nos caisses qu'on peut répercuter immédiatement sur la baisse de la TVA. Nous on pense que les énergies, vous pouvez pas vivre sans énergie, sans électricité qui va augmenter, sans gaz qui va augmenter, sans carburant qui augmente. Donc c'est un bien de 1re nécessité. Il faut baisser les taxes et la TVA sur ce bien de 1re nécessité. Et bien entendu, il faut contrôler aussi les marges. Le gouvernement s'y était engagé. Je ne vois rien, le gouvernement nous avait dit il y aura pas d'augmentation d'électricité et du gaz, c'est en train d'augmenter. Le gouvernement nous avait dit il y aura pas de il y aura une
baisse de la consommation, elle n'a pas baissé parce que les Français ils ont besoin de leur voiture. Donc en réalité, ils sont impuissants, ils laissent les Français à l'abandon et comme d'habitude, ils inventent des trucs, ils inventent des des morceaux de scotch qui sont des arnaques, qui sont des dispositifs qui à la fin coûtent très cher aux finances publiques. Mais avec un risque de pénurie à court ou moyen terme d'ici 3 mois, on pourrait manquer de carburant et de kérosène notamment pour les avions. Ce sont les prévisions les plus euh On aura la crise des engrais, on aura la crise on aura la hausse de l'électricité alors qu'on ne devrait pas payer l'électricité si cher parce qu'on est prisonnier d'un marché européen d'électricité dont ils ne veulent pas sortir. Je rappelle qu'il y
a des pays européens qui en sont sortis de façon temporaire. ? Parce que le prix de notre électricité est calculé est adossé au prix du gaz. Donc évidemment alors qu'on a une pas chère, et bien évidemment nous on est prisonnier. Ils se sont mis dans des corners, ils se sont mis dans des dispositifs, ils ne veulent pas s'en délier et aujourd'hui bah ils laissent les Français à l'abandon. Sébastien Chenu, on est sur CNews et 1 au moment de la visite du pape Léon XIV en Algérie. Il est depuis hier, il a prononcé un discours très fort hier devant le mémorial des martyrs de la guerre d'Algérie, appelant les Algériens au pardon. C'est important de porter cette parole-là devant le peuple algérien. Bah, le pape est un homme de paix et partout où il passe, il essaie de créer les
conditions de la paix. Moi, ce que j'attends de la de la visite du pape, c'est évidemment d'abord une amélioration de la situation des chrétiens en Algérie. Les chrétiens sont très peu nombreux. Les catholiques très peu nombreux en Algérie, je crois que c'est 0,1 ou 0,2 % des croyants. C'est aussi le 20e pays, c'est le pays qui est classé au 20e rang des pays qui persécutent les les chrétiens. On peut avoir une foi différente de la foi musulmane en Algérie, mais il y a beaucoup d'entraves à pouvoir l'exercer. Donc moi, j'attends effectivement d'abord C'est ce qu'a fait le pape évidemment Léon XIV qui a rendu hommage aux aux moines de Tibhirine qui ont été massacrés. Absolument, il y a 30 ans, je crois. Et puis évidemment qu'il porte une parole sur la libération
de Christophe Glaise. Le pape a aussi ce rôle-là. Mais sur le pardon. Dire aux Algériens, il faut pardonner, il faut tourner la page de cette guerre d'Algérie qui laisse encore tant de traces aujourd'hui. Sébastien Chenu qui explique aussi la relation dramatique que nous avons avec Oui, mais on a un régime algérien qui est assez hypocrite et qui utilise la guerre d'Algérie comme une rente mémorielle pour faire pression sur la France. On l'a déjà expliqué. Alors moi, j'attends pas du pape évidemment d'avoir une exigence diplomatique On a attendu du pape des deux. Et tout le monde l'attend toujours des des paroles effectivement de paix. Mais sur le fait que l'Algérie utilise une rente mémorielle pour quelque part retenir la dragée haute à la France, on le sait et
c'est plutôt du côté des gouvernements français qu'il y aurait quelque chose à dire. C'est au gouvernement français de ne pas plier, de ne pas faire de génuflexion pour le coup devant le gouvernement algérien. Vous avez compris les accusations, les critiques absolument scandaleuses de Donald Trump à l'égard du pape. Giorgia Meloni les a condamnées avec beaucoup de vigueur. Non, moi je enfin Donald Trump est excessif, voilà, comme d'habitude. Mais je vais vous dire à la fin qui va tirer bénéfice de cette visite du pape. C'est le gouvernement algérien. Parce que le gouvernement algérien va dire "Regardez, nous on accueille le pape, regardez chez nous, on peut faire on peut croire en qui on veut, regardez chez nous, on est on est des gens tolérants et cetera." Moi, je pense que derrière ça,
et c'est pour ça que ça sert à rien ce que fait Donald Trump d'agonir le pape, c'est le régime algérien qui va essayer de tirer ce bénéfice. Donc ça ne sert strictement à rien. Le pape vient rendre aussi hommage à Saint Augustin qui est quand même un des piliers fondateurs de de de l'église et je pense que c'est Saint Augustin, Dieu est au-dessus de tout, Dieu est en chacun d'entre nous, c'est cette parole qu'il faut qu'il vient donner, qu'il faut entendre. On va évoquer aussi la Hongrie et puisque votre ami Viktor Orbán a été défait défait aux législatives, il a été battu par le conservateur pro-européen Peter Magyar. Alors, il y a eu beaucoup de commentaires camouflés pour le RN, Marine Le Pen s'était rendue sur place et cetera. En réalité, quand on regarde
le programme de monsieur Magyar, c'est zéro immigration, zéro travailleurs étrangers en dehors de l'UE. Ils se sont trompés sur monsieur ? Ah ben, je pense que les les dirigeants de l'Union européenne qui pensent voir en ce Magyar quelqu'un qui sera passif vis-à-vis de la lutte contre l'immigration, se sont mis le doigt dans l'œil. Il a un programme qui ressemble beaucoup quelque part peut-être un peu en plus jeune à Viktor Orbán. Il a annoncé d'ailleurs qu'il allait prendre des mesures pour réduire encore l'immigration en en Hongrie. Donc attention à ceux qui essaient de donner des lectures partisanes. La réalité, c'est ? C'est que Viktor Orbán qui a été réélu plusieurs fois en Hongrie, qui semblait donc avoir l'adhésion des Hongrois pendant très longtemps, il a
souffert probablement une certaine usure du pouvoir. Probablement. Viktor Orbán était un allié en ce qui nous concerne pour lutter contre l'Union européenne qui écrase les nations, c'est comme ça qu'il faut le lire et en cela, nous perdons un allié au sein de du Parlement européen, mais je ne suis pas sûr que le nouveau président hongrois sera complice des politiques de madame Von der Leyen dans dans dans les années qui viennent. Donc Donc c'est pas une si bonne nouvelle pour vous le RN. Bah, en tous les cas, si comme j'entendais les macronistes dire "Le nouveau président hongrois restaure les valeurs de l'Union européenne." Si les valeurs de l'Union européenne, c'est moins de souverainisme, je ne suis pas sûr que dans dans quelques temps, ils ne déchantent pas. La réalité, c'est que
les Hongrois sont très attachés à leur souveraineté et ils ont bien raison. On ferait mieux de l'être davantage. Emmanuel Macron qui déteste tellement qu'on vienne commenter les affaires de la France, que les pays étrangers, que les dirigeants étrangers commentent de la faire les affaires de la France, tout de suite, c'est un s'est ingéré finalement dans les affaires hongroises. Il en aura pour ses frais à mon avis. Sébastien Chenu, on est à un an de l'élection présidentielle 2027, les prétendants se multiplient dans le bloc central et à droite. Plus il y en a, mieux c'est pour ? C'est leur problème. Non, mais est-ce que c'est mieux pour ? Non, mais moi je crois que la droite dite classique n'est pas une alternance crédible. Je ne sais pas moi ce que pense monsieur
Retailleau, puis la droite, c'est ? C'est monsieur Retailleau, c'est monsieur Philippe, c'est qui ? Monsieur Bertrand, je ne sais pas ce que ces gens pensent du travail, de la valeur travail que nous avons évoquée, de l'Europe. Ils sont assez clairs sur la valeur travail. Pas trop, non, pas trop. Vous les écoutez, ils sont très différents sur le 1er mai, vous avez différents sons de cloche. Je ne sais pas ce qu'ils pensent sur l'Europe, je ne sais pas ce qu'ils pensent sur l'écologie, sur l'éducation nationale. En fait, c'est très vide tout ça. De temps en temps, ils copient nos mesures pensant que les Français ne préféreront pas l'original à la copie. La réalité, c'est que c'est vide de sens et puis surtout, ils sont quand même très liés. On l'a vu, ils ont sauvé la macronie
matin, midi et soir. Le bilan d'Emmanuel Macron, c'est c'est leur bilan. Donc ça veut dire Sébastien Chenu que vous préparez un affrontement entre le RN, quel que soit le candidat, Marine Le Pen ou Jordan Bardella, et la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon. C'est le seul qui peut se qualifier aujourd'hui pour le second tour pour ? À mes yeux aujourd'hui, c'est Jean-Luc Mélenchon qui de toute façon est celui qui a le plus la possibilité de se de se qualifier. Je pense que nous nous sommes le rempart contre la France insoumise. Nous sommes le rempart contre cette gauche qui aujourd'hui abîme adversaire idéal. cette gauche en train de ce second tour Oui, mais mais derrière derrière Jean-Luc Mélenchon, il y a on l'a vu Olivier Faure, c'est-à-dire des gens qui
empêchent la France de travailler, qui veulent étouffer notre pays. Je sais pas si c'est un adversaire idéal parce que je pense que Parce qu'un adversaire disons du bloc central, même si c'était ce serait plus compliqué pour vous de l'emporter. Non, ce serait très intéressant, je vais vous dire. Parce que face à Jean-Luc Dans les sondages, face à Édouard Philippe, ce n'est pas gagné pour Oui, mais d'accord, mais une bataille, ça se mène. Moi, j'ai jamais cru en la candidature d'Édouard Philippe, l'homme l'homme des gilets jaunes, le le boulet absolu du macronisme. La réalité, c'est que face à Édouard Philippe, le choix de société il serait très clair. Face à Jean-Luc Mélenchon, il y aurait forcément un rejet très fort de Jean-Luc Mélenchon qui jouerait en votre faveur.
jouerait je pense en notre faveur. Mais face à Édouard Philippe, ce serait plus clair et probablement on gagnerait en légitimité si on gagnait face à Édouard Philippe parce qu'on dirait pas qu'on a gagné simplement par rejet de l'autre. Donc moi, je pense qu'il est intéressant le débat face à Édouard Philippe ou face à n'importe quel macroniste issu du bloc central. Vous allez organiser le RN votre congrès en octobre prochain à Orléans. Il s'agira peut-être de passer pour Marine Le Pen le relais à Jordan Bardella si elle était empêchée judiciairement. Sébastien ? Mais c'est c'est toujours la même chose. Nous n'avons pas la main sur la décision, c'est une décision de justice. Si les juges veulent s'ingérer, si les juges veulent décider de qui est candidat à la présidentielle,
moi je pense que ça pose problème, eh bien ils le feront et ils empêcheront Marine Le Pen de de concourir. Si c'est eux qui veulent devenir les arbitres de l'élection présidentielle, eh bien ils le feront, mais j'ai confiance moi dans l'institution judiciaire et je pense que l'institution judiciaire reconnaîtra à Marine Le Pen ce qu'elle a défendu, ce qu'elle a expliqué devant le tribunal et probablement son innocence finalement dans ce procès qui Donc vous n'avez aucun doute sur le fait qu'elle sera candidate. J'ai un doute parce qu'on n'a pas la main, mais je pense qu'à la fin, elle pourra être candidate. Une dernière question concernant le couple qui a été affiché à la une de Paris Match entre Jordan Bardella et la princesse Maria Carolina des Bourbons des Deux-Siciles. Ça fait
beaucoup de bruit. Est-ce que qu'est-ce que vous répondez à ceux qui reprochent au président du RN d'opérer en vue de 2027 à un espèce de pari médiatique bien ? Non, mais je j'arrive pas à comprendre cette polémique, je vais vous dire. Que que des gens rageux, jaloux de voir deux jeunes gens beaux, élégants, cette demoiselle parle six langues, elle est élégante, elle donne une très belle image et cetera. Que que des gens qui soient jaloux de tout ça, bon, on peut le comprendre, mais enfin, chercher à attaquer un candidat à la présidentielle à travers celle qu'il aime, je trouve que c'est le degré le plus minable de la vie politique. Donc Jordan Bardella s'il était demain un candidat, serait probablement attaqué sur ses idées, mais chercher à l'attaquer à travers sa vie
privée, qu'il a rendue publique parce que C'était pas la question que je vous posais, moi c'est sur le pari médiatique, c'est-à-dire sur voilà, l'organisation de ces photos. D'accord, mais non. les choses parce que sinon vous êtes harcelé médiatiquement, vous n'avez pas de déjà quand vous êtes en haut de l'affiche, vous avez très peu de vie privée et donc Jordan Bardella a eu je crois a fait un effort de de transparence et de vérité vis-à-vis des Français en expliquant qui il aimait, pour qui son cœur battait et il l'a fait voilà, pour être honnête plutôt que d'avoir des sales photos volées, des choses laides, des gens qui le suivent matin, midi et soir. Mais ça ressemble à la mise en orbite d'un candidat pour 2027. Non, ça ressemble à Non, c'est c'est bah, c'est
de l'honnêteté et puis les gens veulent le savoir. eu cette cet honneur-là. Enfin, on savait avec qui vivait Marine Le Pen les fois où elle a été candidate, mais Jordan, il y avait un espèce d'harcèlement qui était en train de de se monter. Donc il y a une volonté d'être aussi honnête vis-à-vis des Français et moi, je crois que sincèrement, les Français aiment bien cette image et je pense que c'est plutôt une jolie image et qu'en tous les cas, c'est toujours mieux qu'un président à scooter qui va livrer des croissants euh, maîtresse euh, l'aube ou qui congédie celle avec qui il vit par fax. Voyez-vous, je trouve que c'est plus élégant tout cela. Jean-Sébastien Jénouvrier, pardon, était notre invité ce matin dans La Matinale sur CNews et sur Europe. Merci beaucoup à vous et
bonne journée sur nos antennes.
Sébastien Chenu