PLAN DE RELANCE EUROPÉEN : L'ARNAQUE MACRON
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Emmanuel MacronFait
« nous avons obtenu un accord historique pour notre europe c'est le fruit d'un travail de trois ans entre la france et l'allemagne »
- 3:00David CaylaChiffre
« sur 750 milliards d'euros nous avons de 300 60 milliards de prêts et 390 milliards de subventions »
- 5:30David CaylaFait
« on va diminuer les budgets sur la recherche on va diminuer le budget pour la culture »
- 6:30David CaylaFait
« les rabais dont bénéficie aujourd'hui de nombreux états notamment les pays bas l'autriche mais aussi l'allemagne n'en parle au moins ça veut dire que concrètement ben elle ne paye pas autant qu'elle devrait payer »
- 8:30David CaylaFait
« on a aussi des atteintes à l'état de droit en hongrie en pologne et éventuellement dans d'autres pays »
- 9:30David CaylaFait
« l'union européenne telle qu'elle fonctionne attise la concurrence entre les états qui se livrent une forme de guerre économique »
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je veux que nos concitoyens mesure l'importance de ce qui s'est passé durant ces quatre jours et quatre nuits nous avons obtenu un accord historique pour notre europe c'est le fruit d'un travail de trois ans entre la france et l'allemagne et c'est le projet sur lequel les françaises et les français m'ont fait confiance nous nous sommes battus mais nous l'avons c'est le moment le plus important de la vie de notre europe depuis la création de l'euro et je veux que ce soit vraiment chacune et chacun en ait conscience parce que ce moment historique nous c'est le fruit de notre travail à tous et toutes et donc nous pouvons en être fiers une petite révolution d'après le journal le monde un succès politique pour emmanuel macron selon la croix un accord historique pour les échos on aimerait nous faire croire que l'accord obtenu le 21 juillet sur le plan de relance européen censé permettre à l'union européenne de surmonter la crise du coc vite 19 est une victoire pour la france et une étape majeure dans la construction d'une union plus solidaire mais à y regarder de plus près la réalité est bien différente beaucoup d'incertitudes pèsent sur le financement de ce plan de relance obtenu au prix de rabais dans les contributions de plusieurs états membres et de coupes dans les budgets fédéraux il faudrait plutôt voir dans cet accord un enlisement de l'union européenne dans une lutte interétatique où chacun chercherait à tirer son épingle du jeu sans perspective commune d'intégration autre qu autour du projet néolibéral pour en discuter nous avons fait appel à deux économistes david kay la maître de conférences à l'université d'angers et membres des économistes atterrés qui a coécrit avec l'essayiste coralie delaume plusieurs ouvrages sur l'union européenne parmi lesquels la fin de l'union européenne ou encore dit c'est une question sur l'union européenne nous avons également interrogé stefano palombarini économiste et sociologue théoricien avec bruno amable du concept de bloc bourgeois bon alors nous avons un plan de relance européen qui s'ajoute en fait aux plans de relance nationaux cbr un peu l'objectif c'est à dire de d'aider des pays qui ne peuvent pas lancer de plan de relance parce qu'ils ont des capacités budgétaires limitées alors sur 750 milliards d'euros nous avons de 300 60 milliards de prêts et 390 milliards de subventions alors les vanités de répartition qui justement est liée à des considérations politiques c'est à dire que les pays les plus touchés par la crise du comité vont recevoir davantage et puis les pays qui sont ou ont été épargnés ou qui ont une économie qui se porte mieux vaut beaucoup moins recevoir donc c'est ce principe qui a été annoncé comme étant une grande victoire puisque il y à une solidarité et contrairement à d'habitude bien ce ne sont pas les états qui en quelque sorte financent le plus qui toucheront le plus le principe de ce financement repose sur un endettement de l'union européenne c'est à dire que c'est l'union européenne qui va s'endetter en son nom alors c'est une grande première parce que l'union européenne n'a jamais emprunté plus que pour des raisons de trésorerie de bohain trésorerie donc là elle va emprunter énormément d'argent 750 milliards d'euros c'est à dire cinq fois plus que son budget annuel ce qui est considérable alors évidemment ce n'est possible que parce que les états assure la garantie de ses emprunts et bien sûr pas tous les états parce que des états sont déjà en difficulté évidemment la grèce et l'italie ne va pas assurer les pas garantir les emprunts de l'union européenne mais c'est l'allemagne la france et d'autres pays qui assureront c'est en train le problème c'est que c'est qu'on ne peut pas emprunter 750 milliards d'euros quand on ne dispose pas de ressources propres donc il est prévu que l'union européenne trouve des élèves via la fiscalité en fait trouvent des financements puisque bien sûr il n'est pas question d'augmenter les dotations des états membres ou à même voir que des pays ont obtenu la réduction de leurs dotations et donc il va falloir trouver un système une fiscalité européenne là il est question de ta joue t d impôt européen alors ça c'est par exemple la taxe gars fans c'est par exemple la taxe sur les transactions financières on évoque aussi une compensation carbone c'est-à-dire taxer les importations de produits à fortes émissions de co2 mais tout ça ne sont que des projets pour l'instant il n'y a pas de d'accord en tout cas de sur ces nouvelles sources de financement j'en veux dire que la plus réaliste et sans doute à tasca femmes c'est à dire une taxation des entreprises du numérique qui est vraiment dans les cartons depuis longtemps qui apparaît comme étant bientôt acquise mais moi quand même je me méfie parce qu'on a des pays comme l'irlande qui ont besoin absolument de d'avoir une fiscalité faible sur les entreprises donc type k femmes ces entreprises internet 1 du numérique et donc il est possible que ce soit pas si simple que ça à faire que à mettre en place pour la taxe la compensation carbone ça c'est une idée nouvelle mais pour l'instant bon elle va aussi poser problème parce qu'elle va aussi elle risque aussi d'être attaqué par d'autres pays comme étant du protectionnisme et donc il est pas tout à fait sûr qu'on puisse la mettre en place toute la fiscalité européenne est fondée sur le principe de l'unanimité évidemment là aussi on a un problème puisqu'il ya certains états qui sont des paradis fiscaux qui alors qui parfois d'ailleurs triche c'est à dire qu' il dise que ils ont un impôt c'est le cas du luxembourg qui dit est un impôt sur les sociétés de transport de plus de 30% mais en réalité qui exonère beaucoup d'entreprises de cet impôt est donc en fait il ya parfois un écart entre la le montant théorique des impôts et puis le montant directement reversés par les entreprises donc là il va y avoir des négociations on verra comment ça se passe mais toute façon si on n'a pas la coopération des états membres il n'y aura pas de taxe possible donc là il va y avoir quand même des questions qui vont se poser faute de perspective certaines de financement l'accord prévoit des coupes dans certains budgets pire certains états ont obtenu en contrepartie de voir leurs contributions au budget européen diminué à long terme beaucoup de programmes européens de type fédéraux vont voir être minimisés on va diminuer les budgets sur la recherche on va diminuer le budget pour la culture l'écriture à la guitare a beaucoup perdre c'est parce que c'est un des premiers points mérités de la pac on va même diminué les fonds structurels c'est à dire les fonds qui vise à aider les pays enfin les pays et les plus en retard d'un point de vue économique qui bénéficie beaucoup aux pays d'europe centrale et orientale en particulier alors bien sûr on dit oui mais ils vont recevoir de l'argent avec relance en fait on sait pas tout à fait là une chose que le plan de relance et sur trois ans ça va être en 2021 2022 2023 alors que les fonds structurels bien ils sont organisés sur sur sept ans qui est la durée du budget européen évidemment l'autre contrepartie c'est que les rabais dont bénéficie aujourd'hui de nombreux états notamment les pays bas l'autriche mais aussi l'allemagne n'en parle au moins ça veut dire que concrètement ben elle ne paye pas autant qu'elle devrait payer en termes de contribution à l'union européenne eh bien ces budgets qui dont la commission espérait que après le breakbeat et bien le port et les supprimer et bien en fait ils sont non seulement ils n'ont pas supprimé mais pour le cas de nombreux pays ils sont renforcés c'est à dire que les pays bas vont vont payer beaucoup moins que dans le budget précédent et ça ça montre la baisse de la solidarité et là aussi c'est un paradoxe parce qu'on fait un plan de relance qui est censé être un plan de solidarité pour aider les pays les plus touchés par la crise du coc vide et en fin de compte on se retrouve à ce que les dotations les contributions des pays les plus riches en fait soit diminué par rapport à ce qu'elle aurait dû être pour david caïla cet accord réduira par ailleurs la souveraineté des états membres qu'ils seront contraints de poursuivre des réformes de démantèlement des protections sociales il y à un autre contrepartie extrêmement forte c'est que les pays qui qui bénéficieront de ces plans de relance mais dix sont des des plans de relance qui vont être le produit les états nations les pays qui vont organiser eux-mêmes leur relance mais si par ailleurs il ne sont pas conformes leur politique économique n'est pas conforme aux recommandations de la commission européenne et aussi du conseil européen eh bien ces pays pourront ne pas bénéficier de cet argent donc il va y avoir un renforcement du contrôle c'est à dire que la carotte vient ne sera donnée que si on montre pas le blanc chaud si on accepte de faire les réformes structurelles c'est à dire les réformes néolibérales et d'équilibrer les comptes donc on a ici on avait déjà bien sûr le principe des sanctions et les recommandations très strict des pays européens mais là maintenant on pourra si le pays ne se conforme pas au cadre européen actuel on pourra ne pas leur attribuer les fonds 1 c'est en particulier ceux que les pays bas ont obtenu c'est à dire un contrôle non seulement de la commission européenne mais aussi du conseil européen et j'ajoute un dernier truc c'est que on a aussi des atteintes à l'état de droit en hongrie en pologne et éventuellement dans d'autres pays et il était question de subordonner ces fonds au respect des as le droit c'est à dire quelque chose assez important si l'on parle ici de l'indépendance de la justice en pologne et en hongrie or les pays d'europe centrale ont obtenu à ce que ces questions là ne soient pas pris en considération dans l'octroi de fonds c'est à dire que on va en gros pour être pour résumer les choses on va faire attention au fait que les pays réforme ya des réformes des retraites était diminue bien et dépenses publiques et ils sont bien dans les clous du la stabilité budgétaire mais par contre s'il en justice n'est pas indépendante si on sacrifie les droits des minorités tout ça ne sera pas l'interdire a pas touché des fonds européens comme l union européenne qui s'intéresse aux grands équilibres économiques n'est plus du tout aux droits fondamentaux comment en est on arrivé à un tel accord pourquoi les négociations qui se sont étendus du 17 au 21 juillet ont-elles été si âpre pour david cayla la réponse réside dans l'analyse des rapports de force qui traverse l'union européenne alors l'enjeu des négociations c'est de créer un budget fédéral européen c'est une grande idée d' emmanuel macron alors il était un peu seul à la france était un peu seul à défendre fatigué mais l'allemagne s'y est récemment raccrocher alors pour là aussi pour des raisons d'intérêts allemands qu'est ce qui se passe aujourd'hui c'est qu'on craint un effondrement économique qui d'un point de vue sans doute arriver dans les prochains mois et cet effondrement économique et bac s qui qui va-t-il toucher il va toucher 1 premièrement en priorité l'allemagne et son industrie et donc l'allemagne a besoin que des pays d'europe du sud eux continuent de lui acheter ses produits à sa production et donc elle a besoin d'éviter l'effondrement de ces pays elle a besoin aussi de garantir la préservation de leurs eaux de la monnaie unique parce que cette monnaie unique eh bien elle est indispensable à la aussi pour son expulsion modèle d'exportation faut bien comprendre que l'allemagne exporte pour pour 6 7 8 9 % de son pib c'est à dire à des excédents énorme et c'est que c'est dans ça veut dire qu'il faut que d'autres pays achètent les produits allemands et donc elle a beaucoup de trains beaucoup un effondrement économique donc c'est la raison pour laquelle l'allemagne s'est rangé à l'idée d'aider les fonds et les pardons d'aider les pays d'europe du sud notamment l'espagne et l'italie sont des grandes économies mais qui ont énormément souffert l'actrice de pau vide et qui sont aussi d'économies fragiles de manière à continuer d'avoir trouvé de débouchés pour son industrie alors le problème c'est que d'autres pays sont restés sur la ligne qui était celle de l'allemagne auparavant c'est à dire absence de solidarité financière parce que en fait ils n'ont pas confiance dans l'économie des pays d'europe du sud alors il ya aussi beaucoup d'ailleurs deux formes de racisme de la part de certains pays c'est à dire qu'il pense que si l'italie ou l'espagne ou la grèce ont déconné fragile c'est parce que c'est les habitants de ces pays seraient plus dispendieux c'est que les gouvernements c'est vraiment moi gérer en reste et tout ça est totalement faux alors ça c'est le travaux que que j'ai produit c'est à dire que on a un phénomène de concentration industrielle en europe du nord qui est une liées au marché unique c'est-à-dire le capital productif et plus productifs et plus rentables lorsqu'il est proche des grands ports de la mer du nord et donc lorsqu'un italien veut investir dans une usine et bien il a plutôt intérêt à la positionner en allemagne ou aux pays bas ou en autriche plutôt que de la mettre en italie ou en grèce ou en espagne donc voir ce phénomène de concentration économique créé des divergences c'est à dire qu'il ya des pays qui profitent du marché unique et des quilles kiki terme est en fait tout ça est au coeur des dissensions politiques actuelles on a des pays qui gagne au statu quo et des pays qui perdent statu quo et donc en fait les pays qui gagne aujourd'hui ils ont surtout plus envie qu'eux ils ont envie que rien ne change et les pays qui perdent eux ils ont envie que les ressources qui sont gagnés par les pays qui bénéficient du marché unique soient redistribués ensuite aux états du sud ça pour les pays du coeur de l'europe qui sont qui sont bien situés et industriellement et qui bénéficie en fait quelque part sans effort spontanément de l'agglomération du capital industriel européen selon territoire ces pays là il en plus pas du tout envie de reverser aux autres pays les gains des marchés unique et donc en fait ce qu'on s'aperçoit c'est que l'union européenne n'est pas une entité politique suffisamment légitime pour organiser des transferts sociaux des transferts fiscaux j'ai envie de dire d'un état à l'autre contrairement à la france qui par exemple ont toute la richesse s'accumulent dans la région parisienne dans certains territoires très richement industrialisés bien créer un une forme de compensation en reversant via les services publics il ya des allocations via d'autres moyens des petites infrastructures par exemple aux pays et aux régions périphériques et aux régions les moins dynamiques économiquement évidemment on vit un peu en france sur le mythe du couple franco allemand selon lequel ça serait la france et l'allemagne qui aurait à elle de créer l'europe et et a organisé son évolution les choses sont un peu plus compliqué ça quand on prend un peu l'histoire on voit bien que la france était à l'avant-garde jusqu'aux années 80 et c'est elle qui a quasiment décidé de tout avec l'allemagne qui suivait aujourd'hui c'est un peu la verse et yann sauvé sans mal malgré rien ça fait surtout contre l'allemagne et en fait l'allemagne trouvent un intérêt au statu quo alors comme les autres pays mais contrairement à d'autres pays elle a conscience des limites de ce statu quo est la conscience des dangers qui pèsent sur le sueur sur l'union européenne et peut-être que une chose qui est nouvelle aujourd'hui et qui étaient impensables il ya dix ans c'est l'idée que l'union européenne pourrait s'effondrer l'allemagne ayant peur de l'effondrement européen essaye de tout faire pour le sauver mais malheureusement sauver le marché unique ça veut dire aussi payer pour le marché unique et alors les allemands sont convaincus faut voir concrètement si dans six mois merkel est toujours aussi populaire qu'aujourd'hui on va avoir famille crise économique et financière qui va être qui va être monumental agirait d un peu concrètement la province ans on est en train de répartir de l'argent qu'on n'a toujours pas prélever parce que on n'a toujours pas droit on se dit 750 milliards c'est beaucoup mais en vérité ça correspond à une très faible pourcentage du pib européen et puis ça sera pas ça sera pas suffisant pour relancer l'activité économique et par ailleurs on risque de se retrouver avec des pertes énormes dans le secteur financier et là on va avoir un problème qui est que certains et à son créancier c'est à dire l'allemagne les pays-bas et autres et d'autres dates sont débiteurs et donc le problème pour toi une crise financière c'est qu'on a des intérêts contradictoires entre les débiteurs et les créanciers est donc aujourd'hui on est en train de baisser de sauver l'économie réelle et pour cela on a tous les mêmes intérêts que les allemands ont besoin que les consommateurs italiens et espagnols puissent consommer donc ils ont intérêt à les aider et lorsque demain on va se retrouver confronté à une crise financière où on aura des états qui risquent de faire faillite et ne plus pouvoir rembourser alors là les intérêts des pays seront contradictoire c'est-à-dire qu'on aura des pays qui euros des réelles que les états rembourse quoi qu'il arrive et d'autres pays auront intérêt à faire défaut sur dette souveraine on va on risque de se retrouver à posteriori enfin dans quelques dans quelques mois ou dans un an ou deux à bord d une situation dans laquelle la grèce était en 2015 mais cette fois ci ça pour avec l'italie ou l'espagne beaucoup plus qu'à la grèce et si des pays font défaut je ne crois pas que le principe de solidarité de l'union européenne pourra résister j'entends beaucoup de 2,2 d'économistes d'un statut d'intellectuel fondé leur espoir sur la politique de la banque centrale il faut dire que parmi les autres les institutions fédérales puissante la banque centrale européenne et sans doute la plus puissante de dire que c'est là une totale autonomie dans sa gestion sa politique monétaire et concrètement et nous il faut bien le dire c'est elle qui a sauvé l'euro pendant la crise de l'euro des années 2011 à 2013 le moment où justement faisons multiplié les plans de la dernière chance pour essayer de sauver la monnaie unique et donc des gens se disent bon bah il faudrait que la banque centrale continue sa politique de soutien en réalité c'était impossible dans l'état que des traités la banque centrale européenne est allés au maximum de ce qu'elle pouvait je ne crois pas qu'elles qu'elles puissent financer des projets d'investissement et d'ailleurs elle même le dit il faut qu'il y ait des relances budgétaires pour que la relance monétaire puisse agir 1 la banque centrale européenne elle a quand même les cas le garant des moyens de paiement qu'est l'euro de la survie de l'euro elle supervise les grandes banques systémiques européenne c'est à dire les grandes écoles les principales banques pour éviter un effondrement bancaire elle peut pas tout faire et d'ailleurs moi personnellement je pense que c'est compliqué de demander à la banque centrale européenne de tout faire parce que c'est pas une mais ce n'est pas une entité démocratique alors bien sûr se pose la question de savoir si on veut que ça soit une entité démocratique il faudrait la soumettre au pouvoir de la démocratie c'est à dire supprimer son indépendance et faire en sorte qu'elle soit sous le contrôle par exemple du parlement européen encore faudrait-il que le parlement européen soit une entité politique légitime ce qui pour moi déjà une grande question mais toute façon personne n'est d'accord pour ça c'est les allemands refuseront absolument de faire de la banque centrale de soumettre à la banque centrale au pouvoir de la commission européenne du parlement européen le principe de l'indépendance des banques centrales et les dents et traité et il est au coeur de l'idéologie actuelle en allemagne je ne crois pas que l'on puisse se mettre d'accord sur la suppression de l'indépendance de la banque centrale européenne mais qui tire réellement son épingle du jeu dans ce plan de relance pour nos deux économistes c'est d'abord l'europe du sud et en particulier l'italie et l'espagne mais pas vraiment la france qui ne devrait pas en bénéficier davantage qu'elle y contribueront chacun a l'impression d'avoir gagné par exemple les pays comme l'espagne et l'italie ont l'impression d'avoir gagné puisque ils vont bénéficier de fortes sommes pour l'espagne on parle plus de 100 milliards d'euros donc ce qui n'est pas rien ça correspond à plus de 10% de son pib alors sur trois ans donc donc pour des pays qui ont du mal à emprunter sur les marchés financiers 7 nous sommes qui à fait considérable les pays bas bien sûr ont gagné aussi puisque et les frigos gagner parce que ils ont baissé leurs rabais donc ils vont moins contribuer au budget européen les pays d'europe centrale ressortent aussi assez gagnant puisque on les embête pas trop pour les ans atteinte à la question d l'état de droit on va pas trop s'immiscer dans les affaires manifestement ils pourront bénéficier saison quand même les grands bénéficiaires des fonds structurels sont quand même les pays d'europe centrale et orientale et même s'ils n'ont pas été tellement touché par les plus pauvres ils vont bénéficier de beaucoup d'argent y compris du plan de relance donc eux ils s'en sortent plutôt bien macron après on s'en sort bien aussi puisque macron il a réussi à obtenir ce qu'ils souhaitaient c'est-à-dire un un budget européen avec donc une europe qui puissent s'endetter ce qui était absolument impossible auparavant et qui puisse organiser des formes d'une forme de solidarité alors le problème c'est que macro gagne mais la france elle ne gagne pas tant que ça puisque la france a été quand même sévèrement touché par le vide mais sa situation économique fait qu' elle ne bénéficiera pas beaucoup d'aidé des défauts alors premièrement parce qu'elle n'a pas besoin d'emprunter 10 à l'union européenne parce que ses taux d'emprunt sont sont inférieures à zéro dans un déjà donc à la fameuse ouen d'emprunter et d'utiliser donc le budget de 360 milliards d'euros de prêts et puis même n'a pas bénéficié de beaucoup d'argent par rapport à son économie beaucoup moins en tout cas que l'italie et l'espagne donc et elle va payer atelier pasquette à garantir les prêts et que toute façon les fonds propres qui vont être prélevés toucheront biens invendus déconnecte française en passant si on crée une taxe gars femmes à l'échelle européenne il est clair que la taxe gars fans de la france un tel que bruno le maire voulait mettre en place eh bien il va disparaître donc on va perdre en bases fiscales au profit de l'union européenne bon après je je dirais pas que la france comme d'autres la france est la grande perdante parce qu' est-ce que l'ol on le gagne pas vraiment mais elle ne part pas vraiment non plus un mythe à guy morin france est perçue comme comeca du gouvernement qu'on fait c'est exactement de certains points de vue c'est une victoire au sens que donc d'après les calculs ont été faits vittavi devrait recevoir des fonds 80 milliards des subventions même si après et une contribution plus importante de l'ordre de 50 60 milliards on ça fait 20 à 30 milliards des sous quand son oncle qui devront pas être remboursés et étaient 120 milliards d'être et ça c'est important si peut être que je vais dire ça va mieux des prix justement grâce à 48 robin sait qui permettra des commandites et sur les intérêts qui sont s'est replié sur son ami guerre donc là aussi c'est peut-être pas une vingtaine d'années au total c'est une chose comme 40 50 milliards c'est important ce n'est pas important c'est perçu comme quoi mais au delà des répercussions individuel pour les états membres quelle est la signification politique de cet accord pour l'union européenne si emmanuel macron présente ce plan de relance comme une victoire on s'éloigne en réalité du projet fédéral souhaité par le président de la république cet accord marque la déliquescence du projet fédéral européen concrètement on a fait payer le prix du plan de relance au prix fort c'est à dire qu on a raboté de nos très nombreuses budget qui sont pilotés par les instances fédérales qui est la commission et au profit d'un budget qui va être organisée à l'échelle des états de plus le prendre leur ans il va durer trois ans alors qu'on a voté un budget qui va durer sept ans et maintenant il sera très difficile de revenir sur les rabais qui ont été accordés pour le prix du plan de relance donc on a aussi une commission européenne qui est qui sort affaiblie de ces de ces négociations et qui va avoir beaucoup de mal à s'imposer au conseil européen donc quelque part en europe qui qui maintenant est clairement piloté par le conseil européen avec des états qui n'hésitent plus à contester le couple franco allemand comme on dit c'est à dire l'allemagne et la france derrière et donc ça va être difficile de continuer d'organiser une europe de la solidarité ça va être difficile de continuer d'engager deux d'ambitieux projets fédéraux j'en veux dire que le principal perdant c'est la commission européenne moi je suis effaré de voir que la commission européenne finalement a été si peu au coeur des négociations que la présidente de la commission doit le président de la commission européenne a été en fait dépassé 1 par les négociations c'est pas elle qui a négocié c'est plutôt charles michel michel qui est le le président du conseil européen et tout s'est joué entre les états membres et non pas par l'autorité fédérale qu'à la commission de plus le droit de regard qu'à demander les pays bas et les états frugaux eh bien on va avoir en fait le conseil européen qui pourra bloquer les subventions c'est à dire que la commission européenne en partie perdu la main sur l'utilisation de ces fonds donc c'est à dire que d'une part c'est pas ses projets elle va les projets de la commission qui vont être financés sont bien les projets de l'état et d'autre part le contrôle se fera en partie par la commission mais le conseil européen donc c'est à dire l'assemblée des états membres aura le dernier mot donc de mon point de vue on n'a pas vraiment le saut fédéral attendu par européiste ceux qui sont favorables la construction européenne on a au contraire une forme de régression au niveau la solidarité est une régression au niveau des bêtas le droit puisque une considère que maintenant ce qui se passe en hongrie et en pologne n'est plus très important est en tout cas on ferme les yeux sur tout ça en réalité je pense qu'on a un problème de fond qui est que l'union européenne telle qu'elle fonctionne attise la concurrence entre les états qui se livrent une forme de guerre économique à coups de doctrine sociale de doping fiscale etc et que tout cela ne favorise pas du tout la solidarité donc dans les institutions actuelles chacun cherche à retirer ses billes au maximum et je ne vois pas - de surcroît de solidarité au delà de la question du plan de relance qui elle est effectivement une question de solidarité mais qui va pas durer très longtemps à partir du moment où étaient tous les pays acceptent de se porter garant popo ont déjà dette dont ils vont pas forcément un club bénéficiaire évidemment sympa je veux dire il ya des financements qui vont arriver à l'italie par exemple avec une garantie par les pays bas donc ça évidemment c'est un pas vers une intégration que the roots et les troubles s'étaient cependant dit intégration on a toujours les réflexes et pensait plus intéressant ça veut dire plus et démocratie ou + intégration savez s'impliquent que ces robes sociale alors que l'annoncé de l'intégration qui s'est fait au détriment de la construction sociale qu'on pourrait déjà chez franck et bouc que beaucoup espèrent encore les esprits s'étaient beaucoup espéré pas dépasser acquérant qu'on ne voit les mesures à la fois les coupes seraient budget européen sur les chapitres des vigiles portes et les conditions qui vont accompagner financement politique nationale on voit très bien que ces dérives des gros récuse europe sociale et cd récuse aussi en termes de démocratie je veux dire une fois que la politique économique au niveau national n'est plus fixé par des votes des parlements et une fois qu'ils ont coupé judd europe 1 en faveur des financements des pays qui sont un gros négocié par d'accord à un tel gouvernement évidemment récup démocratique au dessus on l'a compris pas plus de démocratie et pas vraiment plus de solidarité à long terme mais pour nos deux invités c'est bien dans la voix néolibérale que s'enfonce l'union européenne avec cet accord ce qu'on constate c'est que ce plan de relance est aussi l'opportunité pour des pour les autorités européennes d'accentuer la pression néo libérale puisque tous ses prêts et c'est essayer des subventions sont conditionnés si la france utilise l'argent européen il va falloir qu'elle est qu'elle maintienne le cap néolibérale donc de mon point de vue qui va se passer c'est un renforcement de la supervision européenne qui va se faire à l'échelle de la commission mais maintenant aussi à l'échelle du conseil européen et donc on réduit les marges de manoeuvre d'ailleurs c'est en fait quelque sorte une victoire de manuel macro mais emmanuel macron il est des eaux libéral il veut des comptes équilibrés et des réformes structurelles en france et il utilise le poids européen pour appuyer ses réformes si un gouvernement de gauche venait à apparaître en france eh bien il va falloir défaire tout cela c'est à dire se désengager et désobéir profondément à cette logique néolibérale mais ça va être très compliqué lorsque l'on devra rendre des comptes sur sur l'argent qu'on auquel on aura bénéficié ça c'est l'essor de l'europe l'europe a toujours utilisé par les néolibéraux pour faire avancer leurs projets sans dire que c'est eux qui les font c'est à dire que la réforme des retraites il en est la réforme du marché du travail les réformes les baisse des déficits publics tout cela est au coeur du projet néolibéral depuis très longtemps raymond barre il voulait faire la même chose mais maintenant on s'appuie sur l'échelle européenne pour obliger les peuples accepter ces politiques néolibérales l'europe est en fait le cheval de troie du néolibéralisme ça on le sait est en fait des gouvernements type macron bien utilise le cadre européen pour imposer ses réformes cet accord est un parent à faire si l'on verra forcément mon sort des bipolarisme interspect yves pour essayer open qui dit d'avoir un centre en s'intégrant on a affaire des financements des taux d'intérêt a beaucoup plus bas de ces conneries et donc on a intérêt à poursuivre même si cela contraint notre tâche espoir dans une direction du zoo néolibérale et une autre position qui sera considérée gd néolibéralisme et qui s'accompagnera de trois centres de plus en plus c'était plus en plus de terres avec nos idées pour en sortir il faut sortir des lignes en question que j'ai interne des partis politiques ses conséquences et cet accord qui est contradictoire mais que sa ferme et perspectives aussi bien qu'on pourrait imaginer les autres perspectives imaginables par rapport à ces deux là je pense que même en italie la ligue elle va revenir à des positions qu'ils avaient abandonnées mais la logique ses terres et denver de position de rupture avec l'union européenne avec zéro et de l'autre côté on a quelque chose comme une deuxième vie du bloc bourgeois et c'était a séduit beaucoup en italie était minoritaire même en italie et qui retrouve du soutien des ans mais vous voyez avec la perspective on vous propose un outil qui était sur le point de reprendre et mourir je sais pas si vous avez lu par son père et son départ ou pas qui soit cet accord qui sont très négatives lui représenter une troisième 3ème moi disons par rapport à la rupture par rapport aux bois bien qu'un accord de ce type puis commenter les perspectives sur ça devient difficile d'imaginer et même les vote négatif du parlement européen je pense que c'est c'est pour beaucoup il des parlementaires en europe qui avait plus ridé d'une enquête options politiques mais avec un gorille démocratique important avec du pouvoir un poids des pouvoirs du parlement important bref la direction prise par l'union européenne avec ce plan de relance n'est pas vraiment compatible avec des ambitions sociales il a d'ailleurs été accueillie avec une nette hostilité par le parti communiste et la france 1 soumises en france pourtant en espagne pablo iglesias membres du gouvernement et secrétaire général de pau des mousses s'est réjoui du plan de relance une fracture qui souligne les contradictions des parties gauche dès lors qu'il s'agit d'une union européenne est les partis de gauche sont pas tous sur la même longueur d'onde parce que tous ne vont pas gagner la même chose pour l'espagne cet accord c'est une question qui surgit et moi je ne suis pas étonné que podemos soit content parce que l'espagne a touché beaucoup d'argent et que la situation économique espagnole est absolument catastrophique c'était aussi un pays qui vit beaucoup du tourisme c'est un pays qui a été dans un confinement extrêmement durant des mois un pays qui aujourd'hui connaît un recond finement donc 6 il ne touche pas d'argent européen ça va être très compliqué du point de vue des partis français fait finalement on n'a pas tellement à gagner à ce plan est au contraire la france veulent plutôt être du côté des contributeurs que des bénéficiaires mais alors vous voyez ça ça veut dire quelque part que la question de l'intérêt national domine la question idéologique mais parce que la question européenne a toujours été complexes à traiter pour les partis de gauche parce qu'on a une ligne européenne qui de fait et de droit 3 mai au libéral et donc quand elle se renforce et bien quelque part elle renforce aussi les mécanismes néolibéraux c'est le cas de ce plan mais là en l'occurrence elle va aussi aider un réellement des pays qui sont très durement touchée et l'espagne est sans doute le pays qui va le plus bénéficié en proportion de son économie de 7 ans de relance est un facteur qui joue c'est que forcément c'est gouverment et 5 étoiles en détail et couvert mais évidemment c'est plus difficile de s'opposer à un projet qui était à nouveau négocier y compris par des gouvernements crise a pris mais je pense qu'un autre facteur qui explique beaucoup des choses c'est la seule à dénoncer la crise qui frappe les pays du sud donc l'italie et l'espagne c'est une crise est très forte en france aussi mais je vais dire à mes besoins dé financement pour les années qui viennent du sud il est énorme si bébé dans le cadre de 0,6 devait aller emprunter tous elle serait marche et ça c'est très compliqué surtout interdiction sur les taux d'intérêt vous présentez très fort et dont il ya un énorme et très urgent besoin de financement qui fait que le jugement n'est pas des même que celui qu'on perd doivent avoir en france et je pense donc c'est pas exactement le même point de vue pour des pays qui gouverne dans le sud est europe et qu en partie qui s'opposent en france faut avoir en tête que l'italie au gouvernement il ya les 5 étoiles et 5 étoiles ont se sont toujours opposés en financement par des mécanismes européens de stabilité il y avait 37 nega qui était accessible et il fallut a refusé d'y avoir recours à cause des conditions qui auraient accompagné ce dont on discute aujourd'hui il sera accompagné des conditions beaucoup plus forte en terme d annonce déjà des réformes des retraites et ceux qui façonnent marché du travail des coupes des coupes aux dépenses publiques etc et évidemment pour les 5 étoiles qui ont ré qui ont historiquement les conditions depuis toujours refusé des financements européens qui sont soumis à des conditions sur la politique publique nationale c'est impossible de dire ok oui il ya un conduit à pierre-yves maillard a décru sans respecter beaucoup plus fort que tel du mécanisme robin donc ce côté là du débat j'ai un peu sans canne et avis personne un pad pour l'info et donc pour info on s'est aperçu qu'on mérite pas je pense que jour on comprendra qu'il ya des financements est soumis à des conditions très contraignantes y compris dans la base des cinq étoiles qui va peut-être temps que celles qui s'opposent propose au contraire à tout moment un sommet qui a voté contre mais bon débat italiens qui sont critiques on l'aura compris ce plan de relance éloigne la perspective d'une union européenne fédérale construite autour d'un projet social et réellement démocratique mais surtout il pourrait ne pas suffire à enrayer une grave crise économique ou financière et rien ne garantit alors qu'il est sûr livrés tant les contradictions sont sains remises au jour par les négociations difficiles au conseil européen sont fortes