Nicolas Dupont-Aignan invité sur CNews (21 juillet 2020)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 5 %Attaque 75 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:01OuverteÉludée
Est-ce que ce matin, vous applaudissez ce plan de relance européen ?
- 2:13OuverteÉludée
Ce plan de relance européen, c'est au service d'une ambition, celle du président de la République ?
- 2:43OuverteÉludée
Est-ce que pour autant, ce couple franco-allemand, ce n'est pas une bonne chose ?
- 5:19RelanceÉludée
La baisse de la vitesse sur nos routes à 80 km/h a permis de sauver 349 vies. Est-ce que vous reconnaissez aujourd'hui que, malgré votre position, cette mesure est efficace ?
- 6:50OuverteRéponse directe
Certains disent qu'il faut nationaliser les sociétés d'autoroutes, mais on sait que ça a un coût énorme pour le budget de l'État. Que dites-vous ?
- 8:38FerméeRéponse directe
Ce soir, un texte arrive à l'Assemblée nationale. Ce texte de loi antiterroriste prévoit de surveiller plus étroitement les détenus qui ont purgé une peine pour des faits de terrorisme. Vous voterez ce texte ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20Invité politiqueFait
« La France et Emmanuel Macron s'est fait rouler dans la farine »
- 0:45Invité politiqueChiffre
« La France, au départ, devait contribuer pour 100 milliards sur les 500 de dons. »
- 1:19Invité politiqueChiffre
« On va donner 1,9 milliard aux Pays-Bas. »
- 1:24Invité politiqueChiffre
« On va donner 3,7 milliards à l'Allemagne. »
- 4:46Invité politiqueChiffre
« Ça a un coût de 35 milliards. »
- 7:36Invité politiqueChiffre
« Les sociétés d'autoroutes ont spolié les Français de 27 milliards de dividendes en 10 ans. »
- 7:44Invité politiqueChiffre
« Ils ont augmenté les tarifs de 20%. »
- 9:08Invité politiqueChiffre
« Il y en a quand même eu 180 de libérés au cours des deux dernières années, il y en aura encore 140. »
- 10:06Invité politiqueFait
« Il faut des peines de 30 ans incompressibles et appliquer l'article 411 du code pénal qui punit d'intelligence avec l'ennemi. »
- 11:17Invité politiqueChiffre
« Il y a 100 000 peines qui ne sont pas appliquées. »
- 11:19Invité politiqueChiffre
« Il faut construire 20 000 places de prison. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan73 %
- Présentateur22 %
- ?5 %
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Bonjour
Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Damien Fleureau. A 5h16 ce matin, les Européens sont parvenus à mettre un point final à cet accord, un plan de relance, une enveloppe de 750 milliards d'euros pour soutenir les économies, dont la France. Est-ce que ce matin, vous applaudissez ce plan de relance européen ?
Non. La France et Emmanuel Macron s'est fait rouler dans la farine
comme
jamais. Mais comme jamais.
Pour
quelle raison ? Pour la raison très simple, c'est que ce plan va coûter une fortune au pays. Il va nous coûter deux fois ce qu
'il
va rapporter.
C
'est ahurissant ce qui se passe. La France va bénéficier de subventions. Et vous dites, vous, que malgré tout, cela coûtera plus cher. Emmanuel Macron l'a
dit. Vous pouvez vérifier chez vos confrères Dupont. La France, au départ, devait contribuer pour 100 milliards sur les 500 de
dons. C
'est-à-dire 20%, puisque vous savez qu'on contribue en fonction de la part que l'on contribue au budget.
C
'est réduit à 390. Donc 20% de 390. Mais quand on contribuait pour 100 milliards,
on
ne recevait que 40. Donc déjà, il y avait un déficit de 60. Donc là, ça sera encore pire. Et de surcroît, pour arracher l'accord des Pays-Bas, des pays qu'on dit frugaux,
on donne
un rabais supplémentaire. On va donner 1,9
milliard
aux Pays-Bas. On va donner 3,7
milliards
à l'Allemagne. C'est du délire. Donc les Français vont le payer très cher.
Il
faut savoir que déjà, dans le budget de
l
'Union européenne, chaque année, on donne entre 7 et 9 milliards de plus que l'on reçoit. C
'est le principe de la
solidarité
entre
partenaires européens. A l'égard de ceux qui nous font concurrence et qui piquent nos emplois. Donc c'est une très belle solidarité qui coûte entre 7 et 9 milliards par an aux Français. Et avec ce plan, on crée une dette européenne que la France va financer. Alors expliquez-moi, quel est l'intérêt de payer pour s'endetter ? Je n
'ai
jamais vu ça. On n'a jamais vu ça dans l'histoire. Jamais. C'est uniquement pour faire un coup de pub pour dire qu'on a un plan de relance européen. Mais c'est la France qui va payer. C'est
ahurissant. Vous dites que ce matin, ce plan
de relance européen, c'est au service d'une ambition, celle du président de la République ?
C
'est au service d'un coup de com'
qui va coûter plus de 50 milliards d'euros aux contribuables français sur les 15 ans qui viennent. Il faut reconnaître qu'on n'a jamais vu ça. Donc c'est un jour historique dans l'embrouille, la manipulation, la fake news.
C'est la plus grande fake news d'Emmanuel Macron. Nicolas Dupont-Aignan, on a vu tout de même ces dernières semaines et ces dernières heures encore plus le couple franco-allemand très uni vis-à-vis notamment de ces pays dits du
Nord.
Est-ce que pour autant, ce couple franco-allemand, ce n'est pas une bonne chose qui fonctionne peut-être à nouveau mieux qu'il ne l'a fait
?
Mais ça veut dire quoi
? D
'abord, ils ont cédé
face au pays. Face au partenariat avec
l'Allemagne
?
Mais s'il échoue ? D'abord, on a cédé face aux pays, les Pays-Bas, un des premiers paradis fiscales européens, on va donner 2 milliards, 1,9
milliards,
complètement délirant. Et deuxièmement, qu'est-ce que ça veut dire un coup franco-allemand où la France est ruinée
? Mais
qu'est-ce que ça veut dire d'emprunter, de payer pour prêter et ce n
'est
pas nous qui allons recevoir les prêts ? Enfin, regardez précisément les chiffres. Et d'ailleurs, même Emmanuel Macron l'a dit au cours de la négociation, il a dit « Je ne comprends pas que les autres refusent ce plan, que la France et l'Allemagne vont payer
».
Donc, moi j'aimerais qu'on défende les contribuables français, qu'ils n'en peuvent plus des prélèvements. Nos entreprises, nos salariés,
j'aimerais un
vrai plan de relance. Le maire,
Jean Castex, Emmanuel Macron, on dit « pas de hausse d'impôts
»
dans le cadre de cette reprise.
Ils les ont déjà
augmentées, on a voté à l'Assemblée le lendemain,
le
lendemain du discours du président de la République, on a voté la hausse de la CAG, enfin pas moi, le gouvernement, la majorité en marche, a voté la hausse de la CAG de 2024 à 2033 pour 160 milliards d'impôts nouveaux.
Alors, il y en a aussi ces annonces sur la suppression
de la taxe d'habitation pour 100% des foyers, il y a ces annonces sur la baisse de
la fiscalité sur les
entreprises. D'abord, la taxe d'habitation, il la reporte, la baisse pour les 20%, les plus aisés. Mais ce n
'est
pas le problème. Le problème de fond, c'est qu'on a un gouvernement et un président qui passent sa vie à raconter n'importe quoi. Plus c'est gros, plus ça passe. Et tout le monde répète en boucle à le plan de relance. Ce n
'est
pas un plan de relance. D'ailleurs, si vous regardez le vrai plan de relance français,
il
est insuffisant. Et plutôt que de donner autant d'argent à l'Europe pour en recevoir que la moitié, j'aurais préféré que cet argent, on le mette tout de suite sur nos PME pour les sauver. Et nous proposons à Debout la France de passer du report de charges
pour
le deuxième trimestre à l'annulation de charges. Ça a un coût de 35 milliards. Eh bien,
c
'est qu'on finance avec du déficit. Mais comme les 35 milliards qu'on va donner à l'Europe. Donc je préférerais qu'on donne ces 35 milliards, qu'on les donne tout de suite à nos PME, plutôt que de les envoyer à Bruxelles pour les envoyer à d'autres pays. Pardonnez-moi, j'aimerais un jour que la France soit respectée. Or, cette nuit, pendant cinq nuits, le président de la République n'a pas laissé la France respectée. Elle n'est pas respectée dans cet accord. Je peux vous l'assurer. Et quand vous allez creuser l'accord, vous verrez ce qu'il en est.
Nicolas Dupont-Aignan, sur un tout autre sujet, un rapport présenté par la déléguée interministérielle à la sécurité routière a indiqué hier, eh bien que la baisse de la vitesse sur nos routes, le 80 km heure, avait permis de sauver des vies 349. On se souvient de vos prises de position. Est-ce que vous reconnaissez aujourd'hui que, malgré votre position à cette
mesure de débarfini ? Je reste opposé à cette mesure
de 80 km heure complètement stupide.
Même si je ne la préfère...
Non, vous n'en savez absolument rien.
Ce
sont des chiffres sortis de nulle part qui n'ont aucun sens. Si on veut vraiment lutter contre l'insécurité routière, et je me bats depuis des années contre la violence routière, j'appelle ça la violence routière, il faut lutter contre l'alcool au volant, il faut lutter contre la drogue au volant, il faut lutter contre les 1 million à peu près d'automobilistes qui n'ont pas d'assurance, contre les chauffards. Or, vous le savez, le problème...
Ce n
'est pas déjà le cas. Non. Non. Parce que vous le savez très bien, il y a un énorme problème de lutte contre les chauffards routiers. La justice ne suit pas, les peines n'arrivent pas, et ce sont ceux-là qui créent les accidents les plus dommageables. Les 80 km heure, d'ailleurs le gouvernement est revenu dessus à moitié, il y a des départements, ça l'est, ça l'est pas. Est-ce qu'un jour, on va pouvoir lutter contre les chauffards routiers avec toute la fermeté comme dans d'autres pays ? Et là, vous verrez que vous
aurez des chiffres bien plus importants. Alors, le 80 km heure qui ne s'applique pas sur les autoroutes, bien sûr, mais au Sénat, une commission d'enquête cherche les moyens de renforcer, en fait, la main de l'État sur les sociétés d'autoroutes. On le sait, il y
a
des échéances de concessions, mais qui ne cesseront qu'à partir de 2031. Certains disent, il faut nationaliser, mais on le sait, ça a un coût énorme pour le budget de l'État. Que dites-vous ?
Écoutez, d'abord, je me réjouis. J'ai pris position en 2006, on n'était pas nombreux, contre la privatisation des autoroutes. Je n'ai cessé de faire des pétitions, de protester, de faire des propositions, et je peux vous dire que la nationalisation des autoroutes serait la meilleure affaire financière pour les Français. Parce qu'elle a un coût,
cette
nationalisation est trimestre entre 45 et
50 milliards d'euros.
Là aussi, on raconte n'importe quoi pour dissuader l'État de reprendre la main. Il faut savoir
que
les sociétés
d'autoroutes ont
spolié, évidemment, Bercy qui a été le complice des sociétés d'autoroutes, les sociétés d'autoroutes ont spolié les Français de 27 milliards de dividendes en 10 ans. Ils ont augmenté les tarifs de 20%. Ils ont un taux de profit de 20%. C'est la plus grande escroquerie contre les Français. Donc moi, je vous le dis très clairement, on peut renationaliser. Avec les bénéfices des sociétés d'autoroutes, on amortira la nationalisation en 5 ans.
Et
5 ans après,
on
pourra soit baisser les péages, soit les supprimer sur certains tronçons, soit les utiliser pour
créer
des transports en commun ou financer des infrastructures nouvelles. Mais l'argent des péages appartiendra aux Français à nouveau. Alors, il y a deux solutions maintenant. Soit on attend 2031, il n'y
a
pas de nationalisation,
on
reprend notre bien, c'est le bien des Français, il faut le rendre aux Français. Moi, je le rendrai aux Français. Soit on le fait plus tôt, et c'est un coût, mais qui sera très rentable, parce qu'on évitera que des sociétés privées
se gavent d'argent public. Nicolas Dupont-Aignan, un texte arrive à l'Assemblée nationale. Ce soir, il prévoit, c'est un texte de loi antiterroriste, de surveiller plus étroitement les détenus qui ont purgé une peine pour des faits de terrorisme. Vous voterez ce texte
?
Je m'abstiendrai, parce que je ne voterai pas contre, c'est toujours mieux que rien. Mais on a eu une grande discussion, j'ai participé il y a quoi, un mois, qui était surréaliste,
où
l'Assemblée nationale et la majorité a refusé,
la
majorité en marche, a refusé d'imposer le bracelet électronique aux djihadistes, aux islamistes, terroristes. Il y en a quand même eu 180 de libérés
au
cours des deux dernières années, il y en aura encore 140. Donc il y a 300
détenus
condamnés pour faits
de
terrorisme islamique qui sont dans la nature, mais qui n'auront pas de bracelet électronique parce que la majorité, quand même incroyable, a refusé d'imposer. Il faudra le volontariat du détenu qui sort de prison. Alors excusez-moi... Donc vous dites un projet de loi presque
pour rien.
Un projet de
loi quasiment pour
rien.
Il
faut, un, interdire le retour des djihadistes. Or le gouvernement accepte toujours le retour des djihadistes. Madame Belloubet en a accepté avant de partir. Deuxièmement, il faut absolument des peines...
Les
femmes et les enfants... Non, non,
non,
pas seulement. Et puis même, il
n
'y
a
aucune raison que des femmes de djihadistes qui ont participé à Daesh reviennent sur le sol
français. Je suis désolé. Le garde des Sceaux, d'ailleurs, est revenu sur ses convictions en disant maintenant qu
'il
y
a
une position du gouvernement sur ce sujet-là précisément. Excusez-moi, il n
'y a
pas de position du
gouvernement.
Le gouvernement a fait revenir des djihadistes. C'est une pure folie. Deuxièmement, il faut des peines de 30 ans incompressibles et appliquer l'article 411 du code pénal qui punit d'intelligence avec l'ennemi alors que là, les terroristes pour islamistes sortent au bout de 5 à 10 ans parce que les peines sont trop légères. Et puis enfin, il faut davantage contrôler nos frontières et avoir des prisons beaucoup plus sûres et beaucoup plus éloignées. J'avais proposé les Kerguelen où le bagne de Cayenne à l'époque, ça avait fait grand bruit. Mais la réalité, c'est que si vous laissez sur le sol métropolitain des types dangereux, eh bien, ils resteront dangereux.
Vous parlez de prison sûre. C'est un chantier du nouveau garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti. La condition carcérale, il a fait une visite... Ah
oui, il a été acclamé par les détenus. Il a été acclamé par les
détenus. Ça vous choque
?
Ah ben, ça montre bien que les détenus ont tout compris.
C
'est-à-dire ? C'est un homme qui a toujours dit qu'il voulait vider les prisons. C'est un homme qui,
par
essence, est contre la prison. Et on le nomme garde des Sceaux au moment où il y
a
une explosion de délinquance dans notre pays. Moi, je veux bien tout, mais on marche sur la tête. Alors qu'on sait très bien que le problème français, vous avez vu cet horrible fait d'hiver encore hier ou cette nuit, la nuit de samedi à dimanche sur cette femme traînée. Le problème de la délinquance française, c'est l'impunité. C'est qu'il
y a
100 000 peines qui ne sont pas appliquées. Il faut construire 20 000 places de prison.
Tous
les pays, toutes les démocraties qui se respectent ont les places de prison et appliquent une chaîne pénale. Nous sommes le pays qui a le plus de violence parce que nous sommes le pays qui n'applique pas la chaîne pénale. Donc moi, je demande simplement des mesures de bon sens qui existent en Allemagne, en Espagne, en Angleterre.
En un mot, on attend dans les heures qui viennent la nomination de nouveau secrétaire d'État. Peut-être un secrétaire d'État à la condition animale. Est-ce que c'est une bonne chose ou vous dites que
c'est
de l'affichage et de la communication ? Ça dépend de
ce
qu'il fait. C'est
une bonne chose. Moi, je défends la condition animale depuis des années. C'est une bonne chose si on prend des mesures. Voilà. Après, vous savez, je crois qu'aujourd'hui, les Français en ont assez de la communication. Ce qu'ils demandent, c'est que les actes correspondent aux paroles. Et là, il y a quand même un petit fossé. Merci beaucoup, Nicolas Dupont-Vignan. Merci à
vous.
notre invité.
Nicolas Dupont-Aignan