Budget de la sécu - discours d'Anne Souyris en faveur de la défense de la sécurité sociale !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:11Invité politiqueFait
« Le Sénat a rétabli le gel de prestation sociale et la sous-indexation des retraites. »
- 2:35Invité politiqueChiffre
« un effort de 3,6 milliards d'euros est demandé aux assurés les plus démunis. »
- 2:55Invité politiqueFait
« le Sénat a refusé l'augmentation de la contribution des revenus du capital. »
- 3:05Invité politiqueChiffre
« Cette augmentation aurait pourtant permis un rendement de 2,8 milliards d'euros. »
- 3:38Invité politiqueChiffre
« La Cour des comptes chiffre un manque à gagner de 5,5 milliards d'euros pour la seule année 2024 dû à la non compensation des exonération sociale. »
- 3:55Invité politiqueChiffre
« Les allègements généraux représentent un montant total de 77 milliards d'euros. »
Temps de parole
- Anne Souyris100 %
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Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Permettez-moi de vous lire une citation et de vous laisser deviner l'auteur. Pour le maintien du même salaire, je pense que l'on pourrait faire un plan de 4 ou 5 ans pour réduire la durée du travail. Il s'agit d'Alain Power, président du Sénat de 1968 à 1992.
Autre-temps, durant les débats qui se sont déroulés ces derniers jours, alors que certains ont défendu et voter l'augmentation du temps de travail sans aucune compensation ni concertation, je me suis interrogé sur quel banc sur quel banc aurait siégé à l'imper sécurité sociale a est au bord de l'implosion et nos débats animés ont pourtant tourné autour jour des cures thermales 2h et même le débat conclusif sur l'ondame alors même que nos hôpitaux sont au bord de la faillite. Mais nous avons aussi parlé de vaches à l'étente ou encore disserté sur le verre de vin lors du dîner. Tout cela n'est pas à la hauteur.
Nous étions prêts à discuter pour permettre aux françaises et aux Français de vivre dignement et à la sécurité sociale de subsister. Mais non, messieurs et mesdames les collègues sénateurs, mais non la majorité sénatoriale qui aime appeler la gauche à ses responsabilités c'est montré d'un sectarisme sans précédent. Et oui, à l'Assemblée nationale, les différentes forces politiques avaient proposé quelques avancées. Nous voulions les préserver mais nous avons débattu face à une majorité sénatoriale déterminée à faire payer les malades, les personnes âgées, les plus pauvres d'entre nous. Et ouais, c'est la réalité.
une majorité sénatoriale sans aucun regard vers l'équité sociale, rien contre la financiarisation de la santé, rien de structurant contre les déterminants sociaux et environnementaux de manière à prévenir plutôt que guérir. Je ne peux m'empêcher de donner quelques exemples. D'abord, et quel symptômes ? Le Sénat a rétabli le gel de prestation sociale et la sous-indexation des retraites. À votre bon cœur, mes chers collègues, l'exclusion que dans votre mananimité vous avez accordé au bénéficiaires de la location aux adultes handicapés ainsi qu'aux retraites de moins de 1400 € est pour le moins insuffisante. Ainsi, un effort de 3,6 milliards d'euros est demandé aux assurés les plus démunis.
Ce coup de rabot concerne les aides proposées aux allocataires du RSA, aux personnes en fin de vie, aux familles en deillé monoparental et aux victimes de violence conjugale. Même si dans la continuité d'une politique s'attaquant aux plus pauvres et favorisant les plus fortunés, le Sénat a refusé l'augmentation de la contribution des revenus du capital. Alors que, tenez-vous bien, nous demandions simplement de la rendre égale à celle du travail. Nous sommes bien loin de cette valeur travail à laquelle vous faites tant référence, mes chers collègues, quand il s'agit des aides aux pauvres, bien sûr au rentier, manifestement non.
Cette augmentation aurait pourtant permis un rendement de 2,8 milliards d'euros. Alors que l'heure est à la recherche de l'équilibre budgétaire de la CQ, vos priorités sont claires. Le slogan, ma cassette, ma cassette, mon argent, mon cher argent comme seul vous seul. Vous avez refusé toutes nos propositions de recettes socialement justes. Car oui, il fallu s'attaquer aux niches sociales pour sauver la SQ. La Cour des comptes chiffre un manque à gagner de 5,5 milliards d'euros pour la seule année 2024 dû à la non compensation des exonération sociale.
Les allègements généraux représentent un montant total de 77 milliards d'euros et pourtant vous avez rechigné à vous attaquer aux politiques massives d'exonération sociale. Ah si, pardonnez-moi, j'allais oublier. Vous vous êtes attaqué aux exonérations à destination des apprentis. No command. En outre, vous avez refusé toutes nos propositions de fiscalité environnementale et de taxe comportementale.
Enfin, enfin, alors que la financiarisation s'intensifie et que le privé lucratif ne cesse de s'enrichir au détriment des caisses de l'assurance maladie, vous avez amoindri les mesures visant à lutter contre la rentabilité excessive et rejeter en bloc toutes nos propositions visant à endiguer le phénomène sous un seul prétexte. Nous aurions besoin d'eux. Mais comment pouvez-vous dire cela quand vous investissez dans ce secteur en délaissant le public et le privé solidaire ?
Comment pouvez-vous dire cela quand l'investissement payé par les deniers publics au privés lucratifs permet à cinq grands groupes d'acquérir pour leur propre compte un capital immobilier chaque jour plus importante en France ? même que celui de la PHP est bradé dans le même temps pour lui permettre d'investir à la hauteur de ses besoins. Enfin, alors que 90 % des actifs contestaient la réforme des retraites et que le gouvernement ne concédait qu'un décalage marginal bien loin de l'abrogation attendue, vous avez malgré tout choisi de vous y opposer. Pour autant, nos débats ont permis quelques avancées qu'il est important de relever.
la prolongation de l'expérimentation des altes soins addiction, l'opposition à l'élargissement des forfaits franchises à charge des assurés ou encore le soutien des centres de santé existants. Vous voyez, c'est bien maigre mais malheureusement et malheureusement ces avancées sont loin loin loin d'être suffisantes. Ainsi, sommes-nous globalement revenus à la copie initiale que nous avait proposé le gouvernement. Alors que l'urgence est au sauvetage de la CQ, il va s'en dire que le texte ne sera pas que le texte que nous venons d'élaborer ne sera pas adopté en l'état à l'Assemblée nationale.
Nous pouvons imaginer que la commission mixe par convoquée d'ici quelques heures saura difficilement être conclusive. Alors pourquoi avoir fait une telle obstruction à tout compromis ? Reste-t-il parmi vous quelques ressortissants de la droite sociale ? un peu comme Alain Power qui souhaitait retrouver et oui et oui un peu comme Alain Power qui souhaitait mes chers collègues retrouver la gestion de la CQ par les travailleurs. Nous souhaitons préserver la sécurité sociale fruit de la mobilisation des travailleurs d'hier et garantie de la solidarité nationale de demain.
Anne Souyris