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interviewPublic Sénat· 2 octobre 2025 25 min

Retraites : Lecornu redonne la main aux syndicats ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

À quelques jours de sa déclaration de politique générale, Sébastien Lecornu consulte encore. Demain, il recevra une nouvelle fois les socialistes à Matignon pour tenter de trouver un terrain d'entente qui lui éviterait la censure. On fait comment pour aboutir éventuellement à un accord non pas de non censure mais un accord qui permette finalement aux Français de sortir par le haut après la purge que voulait leur imposer François Bot.

Et pour ne pas censurer le budget, le PS attend des mesures fortes sur la taxation des plus riches au risque cependant de braquer la droite. Si la voie de passage, c'est la c'est l'acceptation de la taxe zugmane qui serait une catastrophe pour notre économie qui tournerait le dos à tous les efforts faits par la France pour être plus attractif au cours de ces dernières années. Si qui remettrait en cause à peu près le seul héritage à peu près positif du président Macron, c'est non.

équation difficile pour Sébastien Lecornu qui pourrait aussi être tenté de donner des gages au RN comme la réduction de l'aide médicale d'État évoquée dans les colonnes du Parisien. On attend de voir ce qu'il a à dire. Donc si il y a des pistes intéressantes au discours politique générale, on attendra la concrétisation dans le budget.

Si il annonce dès la la discours de politique générale des orientations qui vont pas du tout dans le bon sens, on s'interdit pas du tout de censurer. Au pied du mur, Sébastien Lecornu devrait annoncer ce weekend le casting du nouveau gouvernement plus de 3 semaines après sa nomination à Matignon. Et avec nous, Ellisabeth Martichou.

Bonjour Ellisabeth, merci d'être là. Et Michael d'Armond, bonjour Michael, merci également d'être avec nous. Alors, on parle he depuis 3 semaines maintenant de la difficile équation de Sébastien Lecnu.

Est-ce qu'elle est en train de se transformer en équation impossible ? Ça si elle est impossible, on verra après dans quelle mesure ce gouvernement sera censuré ou pas. Donc on on l'établira.

Mais il est vrai qu'elle reste extrêmement difficile, d'autant plus difficile que il a lui-même posé les conditions de cette de cette difficulté. Il y a un petit côté voilà, je je crée ma propre mon propre boulet parce que annoncer sur le perron de Matignon qu'il faudra une rupture non pas sur la forme et sur le fond, c'est c'est vraiment se poser le défi et et faire en sorte que tout le monde regarde et mesure voilà la son sa performance à l'in de de de cela. On entend le RN qui le dit du matin au soir, encore ce matin, s'il y a pas de rupture, il y aura censure.

Euh et de ce point de vue-là, si on retrouve les mêmes au gouvernement notamment et on a compris que le gouvernement va se faire dans le périmètre du socle commun, dit-on avec avec sûr aussi LR, de ce point de vue-là, il faudra bien chercher où est où est la rupture. On a compris alors que le président de la République avait dit avait un moment où François Berou a quitté Matignon, il avait convoqué les responsables du socle commun en leur disant travailler avec le Parti socialiste, trouver des des voix avec le Parti socialiste. Qu'est-ce que fait Sébastien le Cornu ? et qui se met à parler, il ferme la porte au Parti socialiste.

Donc de ce point de vue-là euh oui bien sûr, on reste encore pour l'instant dans les pur équation très compliquée à gérer. Mais mais lié au fait que les socialistes sont moins enclins qu'avec François Bairou à accorder des gages au premier ministre ou lié au fait que Sébastien Lecnu a la mauvaise stratégie avec eux ? Alors tic tac tic tac quand même hein.

Là ça va se dénouer. C'est vrai que ça fait plus de 3 semaines qu'on a pas de gouvernement. Je crois que c'est un record sous la 5e République.

Ouis. Euh Matignon estime que ça n'a aucune importance aujourd'hui. Ceux qui sont dans la rue, c'est pas pour réclamer un gouvernement hein.

C'est Oui. Oui. On n pas on n'est pas dans l'impatience nous-même.

D'ailleurs, nous on s'habitue, on s'habitue à la vacances. Euh non, plus sérieusement. Donc demain, rendez-vous avec les socialistes.

Il est établi que Sébastien Lecnune dévoilera pas les cartes de son gouvernement avant la fin des consultations. S était engagé. C'est sa méthode, c'est une forme de rupture dans son esprit.

J'imagine. Alors, on a eu un projet quand même hier qui a fuité, projet de budget qui laisse entendre que il va y avoir un certain nombre de de d'impôts taxes qui pourraient équivalir alors on n' pas le détail mais entre ce qu'il compte faire sur les holdings euh la contribution exceptionnelle qui serait effectivement reproduite cette année alors qu'elle ne devait pas l'être. peut-être quelque chose sur un flat tax et cetera, ça pourrait équivaloir à à une petite dizaine de milliards, mais encore une fois, c'est un peu large comme enveloppe.

Est-ce que les socialistes qui voulaient une taxe du dont il pensaiit qu'elle produirait 15 milliards, est-ce que les socialistes, sachant qu'il y a pas de suspension de la réforme des retraites, il y a pas taxman à proprement en parler, est-ce que ils vont quand même toper pour une non censure ? Pour l'instant, dans le discours, c'est non. Euh on va voir à mesure que on se rapproche de l'échéance.

Sébastien Lecornu, je disais tic tac tic tac sait pas s'il va être encore dans une semaine premier ministre. C'est ça la notre réalité en fait euh politique. Donc demain, il y a cette rencontre avec la gauche.

Euh peut-être que Sébastien Lecornu pourra à ce moment-là euh mettre sur la table une feuille de route qui lui permettra d'annoncer sereinement un gouvernement et euh ensuite de de préparer son discours de politique générale. Honnêtement, on n' jamais été plus proche du dénouement que qu'aujourd'hui. Euh c'est compliqué.

C'est compliqué. Moi, je crois pas trop à un accord avec le Rassemblement national qui va recevoir demain également. Ouais.

Voilà. Certains disent que il y a des discussions pour des évolutions judiciaires. Moi, je je pense que facialement il y aura pas de négociation de toute façon et que Marine Le Pen, elle est dans une démarche quand même très volontariste vers la dissolution.

Dissolution, dissolution, dissolution. Et on va évidemment parler de tout ça Ellisabeth juste sur le Parti socialiste puisqueabeth en parlait. Est-ce que demain Sébastien le Cornu est obligé d'accorder une victoire au Parti socialiste ?

Non pas du tout. Euh je pense qu'il va il va les recevoir pour leur expliquer effectivement ce qui a été ce qui a fuité euh ce qui a été euh déposé aussi au comité des finances publiques he donc politiquement il n'est pas obligé de leur accorder une mesure de il va leur expliquer il va très certainement leur expliquer qu'effectivement les les hausses d'impôts qui qui vont figurer au budget vont répondre à une partie de ces voilà de ces de de leur revendication tout comme il va certainement confirmer comme il a fait en écrivant au syndicat aux partenaires sociaux qu'une partie des dispositifs qui avaient été toppés lors de fin du fameux conclable sur l'assurance chômage ou sur le pardon sur les retraites va être intégré dans le budget notamment considérant consistant donc les dispositifs pour les les femmes seules qui travaillent. Donc euh de ce point de vue-là, il va il envoie des des des messages en disant "Je vous ai entendu, je vous ai compris hein." Donc il a dit il faut être sourd pour ne pas entendre la demande de justice sociale, de justice fiscale.

Donc il va tenter de montrer mais il est contraint. Il est contraint parce que c'est avec euh il est dans le périmètre du socle commun parce que c'est avec YLR qui est là également et qui qui veut participer au gouvernement. Il aura donné aussi une lettre d'engagement. on parle des socialistes, mais il a aussi transmis une lettre aussi euh d'engagement euh au LR et c'est en cela que le son équation est compliqué euh et on verra dans quelle mesure.

Oui, effectivement, on est encore dans le SP, on sait pas s'il va rester encore en poste ou d'ailleurs lui-même. Effectivement, je sais pas. Euh et on verra s'il y a un discours de politique générale en bonne et du forme parce que là aussi il y a un mystère.

Il peut ne pas y avoir de discours de de politique générale. Il peut faire un petit discours. Oui, mais on sait pas quand quel sera est-ce qu'il demande la confiance ou pas.

Quand il a dit c'est le parlement, c'est le parlement qui va qui dessiner du budget. C'est-à-dire que en fait quelque part il en dit voilà au cours des amendements, vous pourrez arriver peut-être à à vos fins. Donc c'est c'est assez assez paradoxal et et il faut se méfier de ce que ce que de la réalité de ce que ça signifie.

Il a commencé ses consultations en disant et en se définissant comme étant le ministre le plus faible de la 5e République euh il faut se méfier de de de de de le corn quand il baisse la tête. Mais c'est vrai que quand même, il va falloir qu'il s'il veut euh l'indulgence du Parti socialiste, il faudra qu'il donne quelque chose. Parti socialiste.

Il va tenter le Parti socialiste, il s'est il s'est un peu emballé. Il y a eu l'ivresse une tr d'ivresse qui les a saisi de la dissolution. Bah de toute façon, si c'est la dissolution, tant pis, on sera très bon, on aura plein d'élus et cetera.

Ils sont un peu atterris depuis parce qu'ils ont vu il est pas mauvais pour ça Sébastien Lecnui. Il est resté ferme sur les prix et dans le fond ils sont dit euh ce ce jeu-là, ce rapport de force là faut qu'on fasse quand même attention. Donc il va leur faire des propositions.

Peut-être que ils seront un tout petit peu plus enclins électoral peu ils ont regarder les cartes électorales. Voilà, c'est un petit peu évolué le rapport de force par rapport au discours très très intransigent des socialistes il y a encore il y a encore une semaine. Donc comment on dit la voix est étroite c'est ça parce qu'on peut dire comme formule oui c'est quand même l'impasse mais équation impossible mission souris tout ça tout ça tout ça on verra bien tout ça raconte un pays qui est voilà qui n'est pas exactement au milieu de sa forme et et Sébastien Lecnu qui s'est également adressé au syndicat vient une lettre alors que aujourd'hui a lieu une nouvelle journée de mobilisation à l'appel de l'intersyndical on va écouter la secrétaire générale de la CFDT Marie Lison invité ce matin de RTL il y a un une chose qui n'est absolument pas claire et C'est le message de cet après-midi, c'est est-ce que le Premier ministre est prêt à faire en sorte que l'ensemble des efforts à faire soit justement réparti, partagé et en fait c'est voilà partage des efforts, c'est le mot d'ordre de cette de cet après-midi pour la CF.

On propose que il y ait un travail autour de la question des dépenses de l'État. On n'est pas contre le fait du tout de faire un certain nombre d'économie. Mais oui, mais le problème c'est qu'aujourd'hui on nous dit on remplace pas un fonctionnaire sur tr qui par la retraite.

C'est pas une solution. C'est pas une solution qui prend en compte la question du travail. Donc moi, mon rôle d'organisation de responsable d'organisation syndicale, c'est de dire que le le travail est invisible.

Le travail est considéré comme une ligne budgétaire. Partage des efforts, dit Marie-Lise Léon. Est-ce que là-dessus, il va devoir répondre Sébastien Lecnu ?

Est-ce qu'il va devoir d'une manière ou d'une autre mettre en œuvre plus de justice fiscale et sociale ? Bah oui, c'est ce qu'on disait. Il y a il y a quelques mois, on aurait pas parié quand même sur le nombre de contributions qui vont être mises sur la table et qui effectivement taxent les entreprises ou les revenus les plus les plus élevés.

Donc là, une partie du travail est fait. Et c'est vrai que le débat sur la taxe Zucman qui a été omniprésent pendant plusieurs semaines a produit son effet et Sébastien Lecnu va prendre en compte les attentes de l'opinion en matière de justice fiscale. Et puis Michel le disait sur par exemple la réforme des retraites, il y a déjà des choses sur la table voulu par Matignon concernant les femmes dont le calcul des pensions pourrait être révisé. serait plus sur 25 meilleures années mais sur 22 23 meilleures années et puis la pénibilité ce qui avait fait à choper rappelez-vous le conclave avec un un MEDF qui était très très argbouté là-dessus donc oui, il y a quand même des éléments qui sont pris en compte.

Moi ce qui me frappe quand même c'est que on parle plus du tout d'économie pratiquement c'est quand même fascinant alors que c'était le sujet qu'avait imposé François Baou. ça lui a pas réussi. Mais quand même 44 milliards d'économies, on les fera pas cette année, vraisemblablement pas.

Mais il veut rester dans le avec un objectif de 4,7 % de réduction. Euh donc on verra euh on verra si on y arrive. Mais c'est comme si tout d'un coup il y avait plus de problème.

Il y a eu plus de problème de dépenses totalement incontrôlé de l'État. Il va falloir quand même revoir ça. Puis alors petit pas de côté, pardon.

Là, je je m'écarte un peu, mais on est juste dans une situation euh internationale un peu dingue. Et c'est vrai que il y a une crise politique, mais en parallèlement, il y a une crise internationale avec une menace russe quand même qui est juste là et qui menace l'Europe et dont on on tient pas du tout compte. On est quand même dans un dans une espèce de bulle en terme de crise poétique.

Parenthèse fermée. Oui, mais mais en même temps parenthèse importante parce qu'il suffit de sortir et de s'éloigner ou de lire tout simplement ce ce non seulement ce qui se passe ailleurs, mais la manière dont nous sommes regardés ailleurs pour bien comprendre à quel point la France est dans une bulle et aime bien se se regarder. Moi j'appelle ça souvent le syndrome de la Castafior, hein.

Voilà. qui qui lille que la France c'est un syndrome Oui bien sûr oui oui qui se regarde dans dans dans le miroir en pensant qu'elle est encore elle est belle ch alors que le monde non mais officiellement officiellement il y a une influence on change tout on fait la paix partout ah oui voyez c'est quand même alors que le monde est quand même beaucoup plus complexe c'est beaucoup plus beaucoup plus nuancé mais pour en revenir à la journée d'aujourd'hui parce que c'est c'est ça ça me frappe également et ça un peu confirme ce que l'on ce que ce que l'on dit et ce que l'on ressent quand j'entends la la la la responsable de de la CFDT annoncer le mot d'ordre, partager les efforts, bah c'est tout le contraire d'un mouvement social hein, puisque un mouvement social, il est organisé sur une revendication bien précise. Regardez le mouvement social que l'on a vécu avec la réforme des retraites.

Il y avait un mot d'ordre, le retrait de la réforme. Ça a mobilisé des millions de personnes du mois de janvier au mois de mai et ça a été un immense mouvement qui était le deuxième grand mouvement social après les gilets jaunes. Et les gilets jaunes aussi s'était organisé sur deux trois trois revendications.

Là vous n'avez aucune revendication. On verra d'ailleurs les bandoles cet après-midi, hein pour l'équité, le partage des efforts, la protection de services public, on les connaît par cœur mais ça veut dire qu'il n'y a rien derrière. Vous parliez de la réforme des retraites.

Alors Sébastien Cornu a apporté une première réponse dans sa dans sa lettre au syndicat. Vous en parliez Élisabeth euh sur une amélioration de la pension des maires de famille. On va écouter ce qu'on dit ce matin Éric Cocrel, le président la France insoumise de la commission des finances de l'Assemblée.

Il était sur TF1. C'est pas ce que les syndicats mettent sur la table, ils ont raison, ils mettent sur la table l'abrogation de la réforme des retraites qui, je vous rappelle était minoritaire dans le pays, minoritaire à l'Assemblée nationale et minoritaire dans les organisations syndicales. Donc c'est ça qui demande quant à la la fameuse fameuse augmentation des des pensions pour les femmes, je vous rappelle ce que c'était.

C'était que au lieu de prendre 25 ans des 25 meilleures années, c'était prendre 24 ans pour les femmes ayant un enfant et 23 ans pour les femmes ayant un peu la pension entre 13 et 30 € pour 1000 €. Je pense que c'est pas tout à fait la réponse qui correspond à l'arrogation de la réforme des retraites. Voilà.

Pas à la hauteur selon Éric Ocrel. Est-ce que vous pensez que ce sera jugé plus à la hauteur par les socialistes ? En tout cas, sur les marchés euh les élus, la première chose qu'on leur demande, c'est pas l'abrogation de la réforme des retraites, c'est de la justice fiscale.

Euh c'est du pouvoir d'achat. La réforme de la de l'abrogation de la réforme des retraites qui est euh l'alpha et l'oméga de la France insoumise en terme de euh de progrès social, euh je pense pas que ce soit le sujet. Alors, je parle pas de de ce que ça produirait en terme de finances publiques, hein, mais ça personne nous a encore expliqué. euh vraiment de façon rationnelle comment on s'en sortirait.

Mais euh donc euh je pense que ça ils sont quand même à côté de de la plaque. Euh les socialistes euh il ne réclament plus vous savez l'abrogation mais il serait enclin à la suspension euh si n'en est pas question pour Sébastien le cornu même si on peut considérer que c'est un sujet qui pourrait être quand même tranché c'est vrai dans 18 mois à l'occasion de la préentiale. Je trouve pas ça aberrant.

Euh c'est vrai que il y a eu une contestation quand même historique dans le pays avec un mot d'ordre très identifié, ce qui mque, vous avez tout à fait raison aujourd'hui dans les cortèges et euh les Français ont mal vécu cet épisode-là politiquement et socialement. Et donc ce serait pas complètement idiot qu'on demande aux Français de de trancher et que en attendant alors suspension parenthèse euh les services qui gèrent la retraite en France estiment que ils savent pas faire la CNA. Comment on suspend une réforme ?

On suspend quoi ? À quel moment ? C'est techniquement un mirage mais c'est pas je trouve un débat complètement absurde politiquement.

Non, la il y aura pas de suspension de la réforme des retraites. Il y a des améliorations, elles sont demandées par Marie-Lise Léon et je pense que là-dessus, on peut avancer. On peut avancer, y compris avec le PS là-dessus, Michel.

Oui, on peut avancer là-dessus, mais une fois de plus, c'est vrai que on s'en perçoit un décalage de ce qu'on parle effectivement de d'économie à faire et comment arriver à à réduire un déficit. euh on perçoit un un décalage entre cette euh cette sphère politique qui effectivement martelle ces ces éléments de langage, ces revendications décidé en comité et la réalité euh euh sur sur le terrain effectivement sur le euh les élus sur euh sur les marchés alors que l'on est en train de préparer les élections municipales disent pas touche à la colité locale, pas touche à la mairie, pas touche à nos équipements parce que c'est là qu'il y a une résistance. D'ailleurs, on l'a vu à chaque fois que François Baou a tenté de s'approcher des collectivités locales, des départements en disant il faudra là qu'on va prendre l'argent.

Il y a eu un tir de barrage mais avec un énorme consensus. Donc de ce point de vue-là, il c'est vrai que ils sont à côté de la plaque. C'est vrai qu'ils n'entendent pas la la les les vraies revendications, les vraies demandes, pouvoir d'achat, éducation, protection et il reste avec et c'est le sentiment que cela donne euh avec cette espèce de de de euh de bulle argumentaire euh qui euh inonde le notre voilà nos nos agendas, nos chroniques, nos questions mais qui en réalité ne sont pas celles des Français.

Juste je moi aussi je fais une petite parenthèse pas de raison mais parce que Michel tout à l'heure parlait de rupture juste dans sa lettre au syndicat sur la forme. C'est c'est une longue lettre dans lequel c'est Sébastien Lecornu alors cite les mesures et cite les pistes mais il propose aussi cinq points avec plusieurs questions sur lequelles les syndicats doivent discuter et revenir vers lui. Est-ce que là dans la méthode, on est dans une rupture par rapport à ses prédécesseurs et même par rapport à Emmanuel Macron dans la manière dont il traite les syndicats ?

Alors ça c'est sûr. Parenthèse, Sébastien Lecornu, il parle pas mais il écrit. C'est son mode de communication pour l'instant.

Ben évidemment, évidemment que mais déjà François Baou avait tenté de le faire mais on avait jugé cela un peu tactique pour durer. Euh Sébastien Lecornu, il a la conviction que effectivement euh euh les les partenaires sociaux doivent être traités. Euh il les traitent, il les reçoit, il ne répond pas à leur revendication.

Les partenaires sociaux sont remontés comme des pendules. Euh patronaux et syndicaux puisque le patronat se réuni le 13 octobre. Euh on verra, ça c'est quand même aussi euh un rendez-vous important.

Euh mais bien sûr qu'il les remet euh dans le jeu. Mais heureusement de ce point de vue là, l'erreur est fatale d'Emmanuel Macron. Euh il s'est cré cru plus fort, plus beau.

Il lui il a il a tenté une rupture qui n'avait aucun sens et qui a n'a pas qui a produit évidemment des effets délétaires des Dieu sait si le prédécesseur de Marise Léon Laurent berger a hurlé dans le désert, a tendu la main, a essayé pendant des années jusqu'à l'épuisement. Mais Emmanuel Macron n'a jamais compris, jamais compris ce fonctionnement là fondamental. Il y a les partenaires sociaux, ce sont des acteurs majeurs avec lesquels il faut traiter.

Donc de ce point de vue là, oui, c'est une rupture. Oui, mais vous avez posé la question sur la méthode. Or euh la la phrase et la promesse de Sébastien Cornus, c'est quand il a dit pas uniquement sur la méthode mais sur le fond.

Hm. Donc très bien, on est très content de voir qu'il a écrit au syndicat mais les Français il attend ils attendent pas des méthodes, ils attendent des résultats. Donc de ce point de vue-là, oui, on est encore sur du facial, sur de l'organisation, sur au fond de nous donner à commenter, mais la réalité c'est que pour l'instant rien ne bouge.

On va terminer juste par ce qui s'est passé hier à l'Assemblée. Alors, c'était la rentrée du Parlement hier et il y avait renouvellement des postes à l'Assemblée. Cette question : le RN aura-t-il ou non une place ?

Finalement, les six postes de vice-président se sont répartis à égalité, un tiers chacun entre les trois blocs de l'assemblée. On va écouter ce qu'en dit Sébastien Chenu, le vice-président du parti. L'Assemblée nationale, c'est la représentation des forces politiques de notre pays tell que les Français l'ont souhaité.

Au sein de cette Assemblée nationale, il y a une organisation pour faire fonctionner l'institution. Que je sache, les députés du Rassemblement national autour de Marine Le Pen ont été salués d'ailleurs depuis des années comme étant des députés non seulement assidus mais respectueux. de cette institution.

Or, il y avait dans le l'année passée un deal euh entre macronistes et et républicain euh pour euh sortir le Rassemblement national un peu le front républicain à l'échelle de l'Assemblée. C'est ça. Mais euh ce qu'ils oublient, c'est que c'est une institution et que donc dans les textes, il est d'ailleurs écrit que l'organisation de l'institution doit ressembler à l'état des forces politiques de cette même institution.

Nous sommes le premier groupe, il est normal qu'on occupe les fonctions qui nous reviennent pour faire fonctionner l'institution. Voilà, il y a eu un débat hein Elisabeth entre d'un côté le la droite et le le socle commun évidemment le Rassembl nationale et de l'autre la gauche entre eux ceux qui disaient il faut répartir les postes un/ers chacun puisqu'on a environ un tiers chacun de l'hémicycle et la gauche qui disait on a fait barrage dans les urges, il faut qu'on fasse barrage hier. La gauche qui reproche d'ailleurs au socle commun de faire le jeu du rassemblement national.

Et j'ai vu passer le tweet d'un député écologiste qui demande qui réclame la démission d'el Bron Pi après ce qui s'est passé hier. Ce qui s'est passé sans psychodramme. Bon, moi je serai assez brève parce que je trouve ça tout à fait normal que les partis soient représentés à proportion ou euh de leur importance.

Et d'ailleurs la présidente de l'Assemblée, je fais pas sa pub mais c'est vrai qu'elle a elle a publié une vidéo dans laquelle elle elle pardon elle comparaît l'Assemblée nationale. En tout cas l'enjeu de cette élection a celui d'un syndique de copropriété parce que c'est vrai que ce n'est pas le bureau de l'Assemblée, ce sont pas les organes de l'assemblée qui déterminent la politique française. En revanche, c'est elle qui détermine le fonctionnement de l'Assemblée.

Normal, ce qui s'est passé il y a un an était l'anomalie et ça a été rectifié hier et sans sans drame d'ailleurs finalement, sauf quelques voies de gauche qui crient évidemment à à la fin du cordon sanitaire. Je sais pas dans dans quel pays ils habitent. Oui, exactement.

Il ils sont ils sont une fois de plus même dans dans leur bulle parce qu'on peut pas à la fois sans arrêt clamer démocratie démocratie démocratie et ne pas être capable de pouvoir donner au groupe le plus important finalement ou important sa place la place qu'il mérite. Donc oui bien bien évidemment c'est absolument normal et les protestations en disent long sur le une fois de plus sur le décalage. Allez on va terminer par l'histoire du jour et c'est à la une de la République du centre c'est la guerre des champignons.

Alors la saison des champignons elle a débuté. Si pour beaucoup ça rime avec balade en famille, en forêt et queil y a de plaisir pour d'autres c'est un véritable business qui peut générer des tensions dans les bois et même sur internet. Vous allez voir, c'est le cas dans une forêt de 15 hactares au confin de la Corè et de la Haute Vienne.

C'est ce que nous raconte ce matin le journal Jean-Claude. Le propriétaire passe les voiture une à une en revue pour vérifier que ce sont bien des gens qu'il connaît qui vont cueillir les champignons dans sa forêt et qu'il a donc donné les autorisations. Alors, il faut dire que cette année la pousse est visiblement très abondante du jamais vu depuis plusieurs années.

Il y a même une cuueilleuse qui dit "Je me demande si Poutine ne nous a pas envoyé un truc." Bon, ça c'est une autre histoire. On en est là.

Le le problème de Jean-Claude, c'est que tous les cuilleurs n'ont donc pas l'autorisation dans sa forêt et que le culot va loin pour justifier leur présence. Certains allant jusqu'à dire que ce sont eux les propriétaires. Et il faut dire que la cueillette, on le disait, elle met pas seulement des champignons dans l'assiette, elle peut aussi mettre du beurre dans les épinards jusqu'à 100 € par jour.

En les revendant sur internet à tel point que Jean-Claude, ben il a demandé au journal de pas préciser où était sa forêt. Moi jeou c'est Creusois. Ou c'est un pays de CP et on l'écueillait quand elle était petit.

Aujourd'hui, il y en a plus parce que les gens viennent ratisser. Voilà. Ça montre quand la croissance arrive, c'est là que les problèmes arrivent.

Merci à tous les deux et merci à tous de nous avoir suivi. On se retrouve demain. Très bonne journée. [Musique]