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Audition parlementairePublic Sénat (sur YouTube)· 8 septembre 2016 122 minContradictoireActualité / polémiqueSantéInstitutions & électionsEurope & internationalJustice

Audition Médiator - Claude Huriet et Eric Abadie - Séance (09/03/2011)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 29 %Attaque 38 %Défensif 33 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:57FerméeRéponse directe

    Avez-vous des liens d'intérêt avec des entreprises de santé ?

  • 3:58OuverteRéponse directe

    Quel est votre sentiment sur les événements récents et leurs conséquences sur la sécurité sanitaire ?

  • 9:42RelanceRéponse partielle

    Comment expliquez-vous la récurrence des crises sanitaires malgré les dispositions existantes ?

  • 11:14FerméeÉludée

    Reconnaissez-vous le médiator comme une crise majeure ?

  • 12:35OuverteRéponse partielle

    Quelle est l'origine des dysfonctionnements au sein de l'AFSAPS selon vous ?

  • 15:07OuverteRéponse directe

    Les conflits d'intérêt sont-ils un problème majeur dans ce dossier ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:49Invité politiqueFait
    « Parce qu'il y avait déjà dans l'intitulé de la loi, mais également dans son contenu, deux missions qui au Sénat nous avaient paru difficilement compatibles, c'est-à-dire la sécurité du produit et l'économie. »
  • 8:55Invité politiqueFait
    « C'est la première et la seule fois que la création d'une agence a entraîné la disparition d'une direction centrale, c'est-à-dire la direction de la pharmacie et du médicament. »
  • 11:47Invité politiqueFait
    « C'est trop tôt parce qu'il ne suffit pas de dénoncer les dangers et les inconvénients d'un médicament quels qu'ils soient pour considérer que tous ceux qui se sont présentés comme des victimes l'ont fait à bon escient. »
  • 18:05Invité politiqueFait
    « Il n'y a pas d'experts naïfs, c'est-à-dire qu'une expertise ne vaut que si elle est contradictoire et si elle tient compte d'avis d'experts qui peuvent être contradictoires. »
  • 19:16Invité politiqueFait
    « Un recours hiérarchique, voilà. »
  • 22:12Invité politiqueFait
    « Laisser faire les commissions régionales de conciliation et d'indemnisation, les CRCI, qui de par la loi ont une autonomie à pouvoir de décider pour elles-mêmes. »
  • 23:01Invité politiqueFait
    « Les irradiés d'Épinal. »
  • 24:03Invité politiqueFait
    « J'étais encore président quand elles lui ont été transférées, c'est le VIH et l'hépatite C, voire même peut-être l'amiante. »
  • 26:55Invité politiqueFait
    « On s'était interrogé d'une part sur la multitude des organismes qui fleurissaient déjà à l'époque et qui étaient peu ou prou en charge de la sécurité sanitaire. »
  • 31:17Invité politiqueFait
    « c'est regrettable »
  • 33:01Invité politiqueFait
    « non, non, mais je ne pense pas que ça serait souhaitable »
  • 33:57Invité politiqueFait
    « le système de l'Oregon n'a pas changé et qu'il est curieusement très peu connu en France »
  • 39:24Invité politiqueChiffre
    « un risque qui est de 1 pour 10 000 ou pour 50 000 »
  • 44:24Invité politiqueFait
    « un ministre a payé chèrement le prix »
  • 49:59Invité politiqueFait
    « le ministre de l'époque a dit je suspends »
  • 51:18Invité politiqueFait
    « le président l'exemple de l'hépatite B à l'encontre de ce que vous dites »
  • 1:16:49InvitéFait
    « on a évoqué très rapidement la possibilité d'inclure le bain fluorex dans l'arbitrage fin fluoraminique »
  • 1:18:05InvitéFait
    « le CHMP n'a plus revu le dossier »
  • 1:19:50InvitéFait
    « il y a eu des discussions au niveau du groupe pharmacovigilance »
  • 1:25:55Locuteur 6Fait
    « de très graves défaillances pour certaines d'entre elles incompréhensibles ont été relevées par ce rapport »
  • 1:26:45InvitéFait
    « le départ d'Anne et de Carmen sera un gros coup pour la pharmacovigilance européenne »
  • 1:28:43InvitéFait
    « la commission nationale souhaite que une réévaluation du bénéfice-risque du médiator »
  • 1:33:34InvitéChiffre
    « 17% des cas sont des fonctionnaires »
  • 1:38:24InvitéFait
    « c'était pas un problème facile »
  • 1:58:53InvitéFait
    « l'article 12 venait de la directive 75-79 avant 2005 et après 2005 ça a été la directive 2001-83 qui est devenu l'article 31. »

Temps de parole

  • Invité35 %
  • Claude Huriet33 %
  • Invité 217 %
  • ?10 %
  • Locuteur 63 %

≈ 52,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:15
Locuteur

Bonjour

0:16
Présentateur

à tous, merci de nous retrouver sur Public Sénat.

Hier, la mission commune d'information du Sénat sur le médiator a poursuivi ses travaux avec les auditions d'Eric Abadi, conseiller scientifique auprès de l'AFSAPS et celle de Claude Hurrier, ancien sénateur, professeur émérite et président d'un groupe de travail des assises du médicament auquel participe également la revue Prescrire qui a proposé hier 57 mesures pour protéger la population de futurs scandales du médiator mais aussi redresser le cap de la politique du médicament parmi ces propositions figure une mise sur le marché bien plus exigeante de certains médicaments ou encore un financement public de la formation des professionnels de santé Retour donc sur les temps forts de ces auditions, bonne matinée à tous

1:08
Locuteur

Nous

1:09
Invité

allons donc

1:10
Locuteur

commencer

1:13
Invité

cette série d'auditions avec

1:15
Locuteur

M.

1:16
Invité

Claude Hurrier

1:17
Locuteur

notre

1:18
Invité

ancien collègue, professeur émérite et rapporteur de la loi

1:24
Locuteur

numéro

1:25
Invité

88 535 du 1er juillet 98 relative au renforcement de la veille sanitaire et du contrôle de la sécurité sanitaire des produits destinés à l'homme président

1:37
Locuteur

d

1:38
Invité

'un groupe de travail des assises du médicament

1:42
Locuteur

Alors

1:43
Invité

avant qu

1:43
Locuteur

'il

1:44
Invité

nous présente dans une intervention liminaire son point de vue sur ce problème qui

1:51
Locuteur

fait

1:52
Invité

l'objet de notre mission J'aimerais savoir s'il a des

1:56
Locuteur

liens

1:57
Invité

d'intérêt C'est la question que je pose conformément

2:00
Locuteur

à

2:00
Invité

l'application de l'article du code de la santé publique qui prévoit que les personnes auditionnées doivent faire connaître leurs liens si elles en ont avec des entreprises produisant ou exploitant des produits de santé ou des organismes de conseil intervenant sur ces produits

2:19
Locuteur

Vous

2:20
Invité

avez la parole M. le professeur

2:24
Locuteur

Merci

2:25
Claude Huriet

M. le Président Merci d'abord de m'avoir convié à cette audition qui m'a à la fois beaucoup intéressé et qui m'a quelque peu ému étant donné les liens que j'ai noués avec cette assemblée et avec vous-même dans notre diversité mais tout au long des 18 années que j'ai passé au Sénat et qui ont été pour moi des années de bonheur En ce qui concerne les conflits d'intérêt

2:48
Locuteur

Ce

2:52
Invité

sont des années de malheur

2:52
Locuteur

quand même

2:54
Claude Huriet

Pardon

2:55
Locuteur

?

2:55
Invité

Vous dites que pendant vos 18 années vous avez vécu des années de bonheur Oui

2:59
Locuteur

Mais

2:59
Invité

depuis que vous avez quitté le Sénat quand même ce ne sont pas des années de malheur

3:03
Locuteur

Ce

3:03
Claude Huriet

ne

3:03
Locuteur

sont

3:03
Claude Huriet

pas des années de malheur Vous

3:04
Locuteur

me rassurez parce qu

3:05
Claude Huriet

'à

3:06
Invité

partir du septembre je vais vous suivre Je vais être aussi un ancien sénateur Alors il faut que

3:10
Locuteur

vous

3:10
Invité

me donniez le moral n'est-ce pas ?

3:11
Claude Huriet

Je ferai tout pour vous donner le moral Sauf de vous laisser les fonctions que j'occupe à l'Institut Curie

3:17
Locuteur

Très

3:18
Claude Huriet

bien En

3:19
Locuteur

ce qui concerne les

3:20
Claude Huriet

conflits d'intérêt M. le Président Je préside le conseil d'orientation d'une fondation d'entreprise qui

3:27
Locuteur

est

3:27
Claude Huriet

la Fondation Générale de Santé qui a pour fonction de promouvoir le sang de cordon dans ses prélèvements et dans son utilisation Donc je le porte à la connaissance de votre mission Je n'ai pas d'autres liens y compris de cette nature

3:44
Locuteur

On

3:44
Invité

vous remercie M. le Professeur Est-ce que, oui, comme vous avez quand même une certaine paternité Je l'ai rappelé en commençant concernant la sécurité des produits de santé Donc il vous revenait de nous donner votre sentiment sur les événements qui se sont produits depuis quelques mois et sur les conséquences que ça pouvait entraîner sur l'organisation de cette sécurité sanitaire et nous sommes très heureux que vous ayez accepté de venir nous en parler Donc si vous le souhaitez, je vous donne d'abord la parole

4:21
Locuteur

pour

4:22
Invité

une intervention de quelques dix minutes et ensuite Mme la rapporteure vous interrogera

4:27
Locuteur

Merci

4:28
Claude Huriet

M. le Président Je voulais évoquer le point de départ des crises sanitaires et des réponses que le Parlement et plus précisément le Sénat ont cherché à apporter aux crises sanitaires qui avaient profondément secoué l'opinion Je veux parler de 1986

4:44
Locuteur

A

4:45
Claude Huriet

l'époque, on ne parlait pas de crise sanitaire Néanmoins, c

4:48
Locuteur

'est

4:48
Claude Huriet

la première annonce qui avait été rendue publique et qui provenait d'ailleurs du Centre National de

4:52
Locuteur

la

4:52
Claude Huriet

Transfusion Sanguine et qui avait alerté sur le fait qu'un patient sur deux était atteint du sida Donc je prendrai ce détail Je ne vais pas faire un retour sur le passé mais première annonce qui avait un lien entre un produit de santé qui était le sang et une infection grave C'était une observation du Centre National de

5:15
Locuteur

la

5:15
Claude Huriet

Transfusion Sanguine Ensuite sont survenus les drames de la vache folle et du sang contaminé 1991 Alors c'est par rapport à cette évolution à cette pré-histoire que je voulais situer le travail du Sénat et en particulier la Commission des Affaires Sociales qui a abouti à cette loi de 1998

5:35
Locuteur

Alors

5:36
Claude Huriet

je voudrais coller le plus près possible au questionnaire que vous avez eu la courtoisie de m'adresser et que vous avez repéré en A et en B et avec 1, 2, 4 il manque le 3 d'ailleurs qui m'ont aidé bien sûr à préparer des éléments de réponse aux questions tout à fait pertinentes que vous m'avez posées

5:54
Locuteur

En

5:54
Claude Huriet

ce qui concerne l'agence du médicament L'agence du médicament dont Hirsch a fait mention assidemment lors d'une audition toute récente devant votre mission je voulais donner des précisions Il y a une loi du 4 janvier 1993 et peut-être celle dont a parlé Martin Hirsch l'autre jour qui était relative à la sécurité en matière de transfusions sanguines et de médicaments

6:21
Locuteur

Ce

6:22
Claude Huriet

projet de loi venu du gouvernement avait été précédé quelques mois plus tôt d'un projet relatif à l'agence du médicament à la régulation des dépenses de médicaments prises en charge par les régimes d'assurance maladie Pourquoi ? J'évoque ce point d'histoire Parce que cette tentative du gouvernement de l'époque d'introduire déjà un texte de sécurité sanitaire avait tourné court Je peux vous dire pourquoi Parce qu'il y avait déjà dans l'intitulé de la loi mais également dans son contenu deux missions qui au Sénat nous avaient paru difficilement compatibles c'est-à-dire la sécurité du produit et l'économie

7:01
Locuteur

Or

7:02
Claude Huriet

nous avions considéré qu'il pouvait y avoir des positions contradictoires entre les enjeux de sécurité et les enjeux d'économie

7:08
Locuteur

Un

7:09
Claude Huriet

amendement du Sénat à travers la commission des affaires sociales avait été introduit et n'avait guère de chance d'être suivi en commission mixte paritaire étant donné les équilibres politiques de l'époque Or il s'est agi en commission mixte paritaire C'est la première fois sans doute un événement exceptionnel que le président de la commission compétente de l'Assemblée nationale qui appartenait bien sûr à la majorité qui était Jean-Michel Belorget a considéré que l'argument du Sénat qui consistait à dire que ces deux fonctions ne pouvaient pas être confiées à une même structure cet argument a été retenu et la commission mixte paritaire a abouti mais elle

7:50
Locuteur

a

7:50
Claude Huriet

abouti en satisfaisant une demande du Sénat ce qui est dans l'histoire que vous connaissez comme moi tout à fait exceptionnel

7:57
Locuteur

ce

7:58
Claude Huriet

qui est aussi anecdotique c'est que le gouvernement ayant demandé l'urgence ce texte a été remis dans un tiroir puisque le résultat final ne correspondait pas à ce que le gouvernement avait souhaité mais c'est là qu'on retrouve alors le point de repère de 1993 puisque cette loi relative à la sécurité en matière de transfusion sanguine et de médicaments

8:20
Locuteur

est

8:20
Claude Huriet

un texte dans lequel c'est cela dont parle Martin Hirsch a été introduit y compris par le gouvernement je crois par le ministre de l'époque ministre de la santé qui était Bernard Kouchner a été réintroduit dans ce texte donc c'est peut-être dans les méthodes et les déroulements du débat législatif du débat parlementaire une exception à une règle en fonction de laquelle la majorité a toujours raison alors l'agence du médicament elle a eu également pour effet et ceci peut avoir des conséquences pour la suite de mon exposé puisque c'est la première et la seule fois que la création d'une agence

8:57
Locuteur

a

8:58
Claude Huriet

entraîné la disparition d'une direction centrale c'est-à-dire la direction de la pharmacie et du médicament ceci avait entraîné quelques vagues

9:06
Locuteur

en

9:07
Claude Huriet

particulier quelques inquiétudes au niveau des administrations centrales et la suite du travail dont je parlerai dans un instant en a été quelque peu influencé autrement dit il y avait dès ce moment-là une très grande défiance vis-à-vis d'initiatives parlementaires qui à travers des structures nouvelles risquaient de réduire le champ d'autorité des administrations centrales

9:31
Locuteur

alors

9:32
Claude Huriet

j'en arrive à une réflexion qui fait partie de votre questionnaire

9:36
Locuteur

création

9:38
Claude Huriet

d'agents du médicament je viens d'en donner quelques bribes pour écrire son histoire

9:42
Locuteur

comment

9:43
Claude Huriet

expliquez-vous la récurrence des crises sanitaires à mettre toutes ses dispositions

9:47
Locuteur

bien

9:48
Claude Huriet

monsieur le président madame le rapporteur je conteste le fait de la récurrence des crises sanitaires

9:53
Locuteur

parce

9:54
Claude Huriet

que par rapport à l'origine dont j'ai parlé tout à l'heure où là il s'est agi de crise sanitaire au sens d'un accident collectif gravissime d'ailleurs dans ses conséquences et avec un ressenti de l'opinion qui a été profondément secoué puisqu'on ne se méfiait pas des produits sanguins pas plus qu'on se méfiait de la vache folle ou des produits alimentaires donc ce que je veux dire c'est que parler de crise sanitaire chaque fois qu'il y a des conséquences négatives de médicaments ou de produits apparentés on ne doit pas parler de crise on doit parler d'incidents d'accidents regrettables mais encore faut-il ne pas abuser du terme de crise car ce terme de crise a une connotation médiatique qui entraîne j'y reviendrai sans doute de la part de l'opinion une grande inquiétude parfois une angoisse et une interrogation avec une perte de confiance sur à la fois le législateur mais aussi sur les institutions de la république

10:49
Locuteur

donc

10:50
Claude Huriet

récurrence des crises sanitaires je ne suis pas d'accord pour retenir donc je ne répondrai pas

10:59
Locuteur

ne

10:59
Claude Huriet

vous privez pas oui

11:01
Invité

je voulais simplement vous indiquer bon d'accord pour dire que les crises ne sont pas peut-être pas aussi fréquentes que on veut bien le dire dans certaines publications mais est-ce que pour autant vous contestez l'appellation de crise en ce qui concerne le médiateur parce que nous avons reçu ici monsieur Tabuteau qui considère que la crise du médiateur est une crise de très très grande ampleur et c'est là d'accord pour reconnaître peut-être avec vous que les crises ne se sucèdent pas quand même à un rythme effréné mais est-ce que en revanche vous êtes d'accord pour reconnaître qu'il s'agit bien d'une crise majeure

11:44
Claude Huriet

non monsieur le président non non parce que je crois en tout cas c'est trop tôt parce qu'il ne suffit pas de dénoncer les dangers et les inconvénients d'un médicament quels qu'ils soient pour considérer que tous ceux qui se sont présentés comme des victimes l'ont fait à bon escient je n'en sais rien je n'en sais rien et la suite des analyses y compris surtout des expertises contradictoires permettra de connaître l'ampleur la consommation a été très importante pour le moment les chiffres qui ont été immédiatement assénés pour moi méritent tout au moins une analyse je ne les conteste pas mais je ne pense pas non plus que je puisse les souscrire pour définir ou non l'existence d'une crise

12:27
Locuteur

alors

12:27
Claude Huriet

j'en arrive au point 2A c'est à dire les dysfonctionnements dans l'affaire du médiator quelle est

12:35
Locuteur

l

12:35
Claude Huriet

'origine selon vous des dysfonctionnements au sein de l'AFSAPS pointé par le rapport d'IGAS les conflits d'intérêt vous semble-t-il par exemple un problème majeur alors les dysfonctionnements au sein de l'AFSAPS vous savez les liens non pas les liens d'intérêt mais les liens affectifs que j'ai pu avoir avec d'autres d'ailleurs concernant ces deux agences et l'institut de vie sanitaire parce que quand on a contribué à engendrer quelque chose surtout de cette importance on continue de s'y intéresser sans indulgence mais non plus sans excès de critique donc les dysfonctionnements je n'en sais rien et ça ne s'en doute pas c'est davantage omission autre que l'IGAS

13:15
Locuteur

parce

13:16
Claude Huriet

que pour analyser les dysfonctionnements d'une institution comme l'AFSAPS les délais que j'ai en mémoire ont montré que ce rapport l'IGAS avait été rédigé dans des conditions de délais extrêmement brefs

13:28
Locuteur

et

13:29
Claude Huriet

que pour analyser et mettre et afficher très rapidement les responsabilités d'un organisme ou de personne je pense qu'il aurait fallu une certaine prudence et s'appuyer sur des faits et non pas du tout sur une analyse globale qui a entraîné d'ailleurs des conséquences non seulement au sein de l'agence mais aussi dans la population

13:47
Locuteur

puisque

13:48
Claude Huriet

un des éléments qui reviendra dans mes réponses

13:51
Locuteur

il

13:52
Claude Huriet

faut être très très attentif pour ne pas casser

13:55
Locuteur

la

13:56
Claude Huriet

confiance des citoyens dans des institutions qui sont censées le défendre donc ce n'est pas du tout question que ce soit une confiance aveugle monsieur le président c'est pas ça mais on doit être très attentif pour ne pas alimenter finalement avec toutes les conséquences y compris sur le médicament j'y reviendrai sans doute plus loin il y a aussi une perte de confiance dans le médicament

14:17
Locuteur

qui

14:18
Claude Huriet

peut avoir quelque chose de salutaire dans la mesure où les français consommaient des médicaments quelquefois d'une façon excessive et à partir du moment où quelque chose les rappelle les appelle à une certaine réflexion de leur part pour savoir si l'inconfort ou les signes dont ils se plaignent méritent les risques d'un médicament il y a une large marge qui doit pas être franchie trop vite donc les conflits alors les dysfonctionnements je n'en sais rien je pense qu'il appartiendra à différentes instances et c'est commencé simplement on a anticipé sur des conclusions ce qui n'est jamais sain mais ces dysfonctionnements ils ont sans doute existé les éléments que je lis vont dans ce sens et ceux dont vous pouvez disposer certainement aussi mais moi je ne peux pas me prononcer ni sur la nature de ces dysfonctionnements et donc pas tout de suite sur les remèdes à apporter les conflits d'intérêt alors là c'est un point extrêmement important dont vous soulignez à juste titre que c'est un problème majeur

15:14
Locuteur

mais

15:14
Claude Huriet

ces conflits d'intérêt pour moi et pour le travail que le groupe 5 des assises du médicament doit étudier ne peut se débattre et se conclure qu'à travers l'expertise

15:30
Locuteur

c

15:31
Claude Huriet

'est bien parce que il y a expertise que les conflits d'intérêt et les décisions peuvent apparaître comme suspectes

15:39
Locuteur

or

15:39
Claude Huriet

l'expertise fait l'objet heureusement d'un renouveau de discussions et de débats alors je vous dirais que le problème majeur pour moi ne sont pas tant les conflits d'intérêt que les problèmes posés par l'expertise

15:55
Locuteur

et

15:56
Claude Huriet

d'autant plus que l'expertise revêt à la fois une nécessité et des conditions de mise en oeuvre très particulières quand il s'agit d'innovation

16:07
Locuteur

mais

16:07
Claude Huriet

d'innovation thérapeutique avec cette contradiction entre les espoirs que mettent les patients et l'opinion quant au progrès

16:15
Locuteur

aux

16:16
Claude Huriet

innovations médicales et en particulier aux innovations thérapeutiques et une sorte de hâte de pouvoir y accéder et puis toute la prudence qu'on doit mettre en oeuvre pour parler d'innovation et s'assurer que l'innovation ne comporte pas plus de risques que de bénéfices

16:32
Locuteur

donc

16:33
Claude Huriet

c'est à travers l'innovation et l'expertise de l'innovation qu'on doit réfléchir aux conflits d'intérêts pourquoi

16:39
Locuteur

?

16:40
Claude Huriet

parce que en matière d'innovation monsieur le président ceux qui ont qui ont capacité d'expertiser sont très peu nombreux

16:46
Locuteur

ils

16:47
Claude Huriet

sont très peu nombreux et on les connaît

16:49
Locuteur

je

16:50
Claude Huriet

n'ai pas d'exemple précis à vous livrer mais dans le domaine de la cancérologie et de la chimiothérapie on voit bien apparaître les espoirs que ça entraîne mais aussi les inconvénients les réserves les limites qu'on voit apparaître concernera sans doute un peu mieux lorsqu'on remettra en oeuvre ce qu'on appelle les traitements ciblés mais la question de vous n'est pas là innovation expertise bénéfice-risque

17:15
Locuteur

combien

17:16
Claude Huriet

de personnes pour l'innovation ont les connaissances la réflexion et les moyens de porter une appréciation hors de tout conflit d'intérêt elles sont très peu nombreuses

17:26
Locuteur

et

17:27
Claude Huriet

il est très possible prenons un exemple qu'il y ait au monde ou en tout cas au niveau européen 7-8 experts reconnus comme tels

17:35
Locuteur

et

17:36
Claude Huriet

qui ont le moyen de parler

17:38
Locuteur

de

17:39
Claude Huriet

ce qu'ils connaissent

17:40
Locuteur

or

17:41
Claude Huriet

ces experts ils ont pu être approchés sollicités conseillés voire même des firmes pharmaceutiques je n'en disconviens pas même si ce sont des académiques et est-ce que pour autant leur autorité doit être écartée et à ce moment là par qui va-t-on les remplacer je cite une phrase qui m'a beaucoup intéressé dans les lectures de ces derniers temps que je crois dû à Jean-François Matéi qui dit il n'y a pas d'experts naïfs je livre votre mission cette réflexion il n'y a pas d'experts naïfs c'est-à-dire qu'une expertise ne vaut que si elle est contradictoire et si elle tient compte d'avis d'experts qui peuvent être contradictoires mais qui viennent de gens qui savent qui ont des connaissances suffisantes pour savoir de quoi ils parlent c'est là où est le problème les réponses on les connaît c'est d'abord le contradictoire c'est la publicité éventuellement la collégialité mais la collégialité a également ses limites

18:36
Locuteur

je

18:36
Claude Huriet

vous dirais une anecdote également de ma vie parlementaire

18:41
Locuteur

quelques

18:41
Claude Huriet

temps après le vote de la loi de 98

18:44
Locuteur

madame

18:45
Claude Huriet

Veil qui était ministre en charge de la santé avait introduit un amendement dans le texte qui était en cours je ne sais plus quel était la nature le texte en question autorisant le ministre à faire une comment ça s'appelle une déclaration d'autorité je ne sais plus quel est le terme exact mais Dina Desjardins doit avoir ça présent à la mémoire un recours hiérarchique voilà merci Dina donc un recours hiérarchique

19:19
Locuteur

alors

19:19
Claude Huriet

la ministre disait par rapport à des décisions d'une agence autorité administrative qui n'est pas indépendante

19:28
Locuteur

dont

19:30
Claude Huriet

vous le savez les responsables sont nommés en conseil des ministres autrement dit un ministre disait il peut y avoir des décisions

19:38
Locuteur

par

19:38
Claude Huriet

l'agence que j'ai mises en place

19:40
Locuteur

et

19:41
Claude Huriet

qui ne sont pas satisfaisantes je veux avoir le droit de faire appel à un recours hiérarchique et je me souviens être intervenu au nom de la commission des affaires sociales pour dire madame Hurel ça n

19:51
Locuteur

'est

19:51
Claude Huriet

pas possible parce que ou bien vous considérez que l'avis de l'expert

19:58
Locuteur

que

19:58
Claude Huriet

vous saisirez en application de votre recours hiérarchique peut être un avis différent de celui des experts de l'agence et

20:06
Locuteur

j

20:06
Claude Huriet

'ai dit si c'est le cas en fonction de quoi vous allez vous déterminer ou bien parce que vous considérez que l'expert que vous avez choisi ou les experts sont de meilleure qualité que les experts de l'agence et dans ce cas il faut changer le directeur de l'agence et changer les experts

20:20
Locuteur

sinon

20:21
Claude Huriet

ça ne tient pas pourquoi des experts en matière d'innovation auraient des avis supérieurs parce qu'ils ont été choisis par le ministre

20:29
Locuteur

alors

20:30
Claude Huriet

je passe au point 3 donc il y a une impasse sur le point 3 ça me permettra peut-être de ne pas abuser du temps alors le point 4 monsieur le président le point 4 fait référence à des fonctions que j'ai exercées avec beaucoup d'intérêt d'ailleurs mais pas conflit d'intérêt c'est à dire la présidence de l'ONIAM j'ai exercé deux mandats conformément à la loi qui avait créé l'office et j'étais très intéressé par la mise en place de cette agence et on dirait d'ailleurs que ça vient en partie du Sénat puisqu'il y avait une proposition de loi sur la reconnaissance de l'aléa médical des responsabilités sans faute qui a été repris par Bernard Kouchner dans la loi droit des malades de 2002 alors je me suis enquis des quelques réponses possibles auprès du directeur actuel de l'ONIAM qui est Dominique Martin et d'ailleurs je pense que vous seriez intéressé par l'entendre nous

21:27
Locuteur

l

21:27
Invité

'avons nous l'avons auditionné nous l'avons auditionné Dominique Martin oui sur ce point écoutez

21:33
Claude Huriet

oui

21:34
Invité

sur

21:35
Claude Huriet

tous les points qui concernent ah bon oui oui absolument je ne

21:38
Locuteur

veux

21:38
Claude Huriet

pas vous mettre ça hors pensée verbale mais ce matin il ne s'en souvenait pas alors il faut faire attention c

21:43
Invité

'est bien lui

21:43
Claude Huriet

qu

21:43
Invité

'on a oui

21:44
Locuteur

tout à fait il

21:45
Invité

me semble c

21:45
Locuteur

'est bien du même

21:46
Invité

des Martin il y

21:47
Locuteur

en

21:47
Invité

a beaucoup si vous voulez peut-être il ne

21:49
Locuteur

s

21:49
Invité

'agit pas du même mais est-ce que vous lui

21:51
Locuteur

avez posé la même question nous avons bien

21:52
Invité

auditionné mais on ne lui a peut-être pas posé expressément cette question mais

21:57
Locuteur

on

21:57
Invité

lui en a posé beaucoup d'autres et d'ailleurs son audition était très intéressante

22:00
Claude Huriet

bon alors donc voilà je

22:02
Locuteur

retire

22:03
Invité

allez-y

22:04
Locuteur

alors je

22:04
Claude Huriet

retire ma boutade il envisage qu'il

22:08
Locuteur

y

22:08
Claude Huriet

a quatre possibilités pour répondre à la question qui m'est posée d'abord laisser faire les commissions régionales de conciliation et d'indemnisation les CRCI qui de par la loi ont une autonomie à pouvoir de décider pour elles-mêmes on les carte très vite parce que les CRCI pouvaient avoir des appréciations et des prises de positions différentes qui sont source d'une égalité et qui seraient insupportables donc on les carte ensuite la création d'un fonds dédié alimenté et géré par celui qui est considéré comme responsable des dégâts dans le cas particulier par serviet bon encore dans le contexte actuel surtout se font même alimenter à hauteur de ce qu'on ne sait pas quoi on ne sait pas quel niveau serait sans doute contesté alors on en arrive à deux propositions qui sont plus consistantes le modèle que j'avais baptisé un peu activement les irradiés d'épinal et puis un autre qui confie à l'ONIAM des missions comme ça a été fait pour le VIH et l'hépatite C alors pour les irradiés d'épinal a été créé un comité d'indemnisation

23:14
Locuteur

qui

23:15
Claude Huriet

a eu un financement mixte public-privé avec un seul payeur

23:20
Locuteur

qui

23:21
Claude Huriet

se retourne contre les responsables

23:22
Locuteur

les

23:23
Claude Huriet

responsables étant divers suivant le statut d'établissement hospitalier public ou privé dans lequel ces accidents vraiment graves sont intervenus alors c'est difficile ça peut convenir pour des accidents ou des crises sanitaires qui sont géographiquement localisées il m'a donné l'exemple d'AZF de Furiani c'est à dire on peut très bien localiser les victimes et apporter donc des réponses je ne détaille pas ce point dernière possibilité confier à l'ONIAM comme ça a été fait par le passé une nouvelle mission

24:01
Locuteur

ces

24:02
Claude Huriet

nouvelles missions j'étais encore président quand elles lui ont été transférées c'est le VIH et l'hépatite C voire même peut-être l'amiante mais j'en suis moins sûr alors il y a un comité d'orientation au sein de l'ONIAM

24:14
Locuteur

en

24:15
Claude Huriet

présence des victimes ou de leurs représentants

24:17
Locuteur

il

24:18
Claude Huriet

y a une saisine une possibilité de saisine individuelle sans seuil contrairement à la saisine de l'ONIAM un groupe d'experts

24:27
Locuteur

y

24:27
Claude Huriet

compris bien sûr un groupe d'experts contradictoires où les différentes parties sont présentes à travers leurs experts et puis il serait envisageable mais là pour aller plus loin il faudrait voir avec Dominique Martin des dispositions législatives générales qui permettraient de faire face sans se poser toutes ces questions que vous vous posez et avoir une réponse qui pourrait être appréciée

24:51
Locuteur

qui

24:54
Locuteur 6

est un cadre législatif plus large je me souviens maintenant de l'audition qui prouve

24:58
Invité

bien qu'on l

24:58
Locuteur

'audition

24:58
Locuteur 6

en disant qu'actuellement le cadre législatif était spécifié pour certaines pathologies mais que si on arrivait à avoir une disposition législative plus générale qui permettrait donc en cas de problème ou de crise enfin on peut l'appeler comme on veut effectivement que l'ONIAM soit saisi

25:16
Claude Huriet

oui mais ça je crois que bon ça me fait plaisir j'étais sûr qu'il était venu à partir du

25:21
Locuteur

moment

25:21
Claude Huriet

où vous le disiez mais vous lui

25:22
Locuteur

rappellerez si vous le voyez

25:24
Claude Huriet

il est bienvenu non mais en tout cas par rapport à ce que vient de dire le rapporteur on se trouve aujourd'hui par rapport au médiator je peux quand même pas faire l'impasse devant une situation qui est une situation immédiate urgente et avoir pensé à des modifications des dispositions législatives qui permettraient de répondre à des situations comparables parce qu'il y

25:43
Locuteur

en

25:43
Claude Huriet

a d'autres qui surviendront c'est une chose mais les mécanismes de réponse sur lesquels vous m'interrogiez peuvent finalement s'inspirer de ce qui a été fait concrètement et dans des conditions qui je crois ont satisfait les différentes parties concernant le VIH l'amiante j'en suis pas certain et certainement l'hépatite B

26:02
Locuteur

alors

26:03
Claude Huriet

j'en arrive au point B avec les assises du médicament les assises du médicament alors les assises du médicament on a posé la question de la gouvernance que vous posez aussi et je dirais que les problèmes de gouvernance ont été au départ de tout le travail législatif qui a été entrepris au Sénat

26:27
Locuteur

c

26:28
Claude Huriet

'est bien parce qu'il y avait eu crise sanitaire vache folle sans contaminer qu'on avait été amené outre une commission d'enquête

26:34
Locuteur

qui

26:35
Claude Huriet

avait vous savez des attributions différentes et qui avait une marge délicate puisque le juge était saisi mais il

26:43
Locuteur

y

26:43
Claude Huriet

avait commission d'enquête je n'en parle plus bien qu'on ayant été rapporteur mais ensuite il y

26:47
Locuteur

a

26:47
Claude Huriet

eu des missions d'information avec le rôle moteur de la commission des affaires sociales de l'époque et c'est bien parce que on s'était interrogé d'une part sur la multitude des organismes qui fleurissaient déjà à l'époque et qui étaient peu ou prou en charge de la sécurité sanitaire avec des statuts différents et dépendant de tutelles différentes

27:10
Locuteur

et

27:11
Claude Huriet

le recensement n'avait pas pu être complet

27:13
Locuteur

je

27:14
Claude Huriet

me souviens avoir interrogé les ministres de

27:16
Locuteur

l

27:16
Claude Huriet

'agriculture qui se sont succédés pour leur demander au nom de la commission quelles étaient les structures commissions groupes créées par la loi ou par décret qui avaient en charge la sécurité sanitaire les ministres de

27:32
Locuteur

l

27:32
Claude Huriet

'agriculture n'ont pas pu répondre la seule réponse qu'on avait obtenue c'était plus de 50 mais qu

27:38
Locuteur

'ils

27:38
Claude Huriet

n'avaient pas pu identifier eux-mêmes donc on ne manquait pas d'organismes en charge de la sécurité sanitaire mais se posait la structure et la structure pour être schématique était une structure

27:50
Locuteur

verticale avec

27:52
Claude Huriet

ce qu'on appelait un cloisonnement entre ces différentes structures un manque de cohérence et un manque de communication

27:58
Locuteur

qui

27:59
Claude Huriet

était moindre parce qu'on retrouvait quelquefois dans ces structures verticales les mêmes personnes enfin c'était pas forcément une optimisation des moyens intellectuels donc cette question de la gouvernance elle est essentielle

28:09
Locuteur

dire

28:10
Claude Huriet

qu'actuellement elle est parfaitement résolue je n'en sais rien

28:13
Locuteur

et

28:14
Claude Huriet

dans les documents qu'a demandé le groupe de travail il y a ce qu'on a appelé un état des lieux pour savoir au jour d'aujourd'hui quelles sont les institutions et les structures qui ont en charge la sécurité sanitaire

28:27
Locuteur

mais

28:27
Claude Huriet

je vous rappellerai monsieur le président

28:29
Locuteur

qu

28:30
Claude Huriet

'il y avait eu un amendement qui était dû d'ailleurs à l'époque à notre collègue des secours et qui avait chargé le gouvernement

28:35
Locuteur

de

28:36
Claude Huriet

compléter le travail du parlement pour que des structures qui n'avaient pas pu être immédiatement incluses soient non seulement recensées mais incitées pas forcément sous forme d'une absorption voire la réserve et la prudence des administrations centrales mais avoir une cohérence

28:53
Locuteur

par

28:53
Claude Huriet

rapport au dispositif de la loi et ce travail par le gouvernement qui devait présenter un rapport au parlement un an après n'a jamais été effectuée je ne dis pas qu'il y

29:03
Locuteur

a

29:03
Claude Huriet

une relation de cause à effet entre la situation actuelle qui comporte une sorte de non-cohérence et de moindre lisibilité mais enfin quand même c'est une question qui se pose et que la loi de 98 a contribué à améliorer mais pas à résoudre totalement

29:22
Locuteur

alors

29:24
Claude Huriet

vous m'interrogez sur le fonctionnement du CASA ça m'intéresse beaucoup parce que le Sénat avait demandé avait proposé dans l'article 7L 796-1

29:36
Locuteur

de

29:37
Claude Huriet

créer un conseil national de la sécurité sanitaire

29:40
Locuteur

et

29:41
Claude Huriet

ce conseil il était pour nous d'abord il était sous l'autorité du premier ministre dimension interministérielle de ses attributions et préparation des décisions du gouvernement en matière de prévention des risques de toute nature action menée dans ce domaine par les différents départements ministériels

29:59
Locuteur

en

30:00
Claude Huriet

cas de problème sanitaire important il veille c'est toujours le Sénat à la cohérence et à l'exhaustivité des dispositions législatives et réglementaires en matière de veille et de sécurité sanitaire ainsi qu'à l'efficacité de leur mise en heure donc si vous reportez à la loi actuelle à l'article L 796-1 ça n'est pas le texte que vous trouvez

30:21
Locuteur

car

30:22
Claude Huriet

le texte que vous trouvez procède à l'amendement de l'Assemblée nationale sur un texte qui d'ailleurs a été peu amendé par l'Assemblée nationale à l'époque et qui lui crée un comité national de la sécurité sanitaire

30:32
Locuteur

qui

30:33
Claude Huriet

est chargé d'analyser les événements susceptibles de coordination de la politique scientifique d'un institut sanitaire sous la présidence du ministre chargé de la santé alors est-ce que c'est cela que vous appelez le le le le c'est ça c'est celui-là

30:48
Locuteur

oui

30:49
Invité

je pense pas qu'il ait été modifié depuis cette

30:54
Locuteur

non

30:54
Claude Huriet

sans doute

30:54
Locuteur

pas

30:55
Invité

depuis le vote de ce texte non en tout cas il s'appelle comité d'animation du système

31:01
Locuteur

je sais pas ce que c'est vous

31:02
Invité

parlez d'un comité national de sécurité sanitaire oui alors est

31:06
Locuteur

-ce

31:06
Invité

que c'est la même chose je ne saurais

31:07
Locuteur

pas le dire je n'en sais rien écoutez on

31:09
Invité

vérifiera mais en tout cas s'il y a deux deux organismes qui ont les mêmes la même fonction c'est c'est

31:16
Locuteur

regrettable

31:17
Claude Huriet

c'est regrettable et surtout que on avait trouvé le sénat bien sûr avait accepté l'amendement de l'Assemblée nationale en considérant que c'était bien et puis que à partir du moment où l'Assemblée nationale ne bouleversait pas tout le texte du sénat on n'allait pas gémir mais c'était quand même à un niveau différent je me souviens qu'on avait voulu à travers l'interministérialité et l'autorité du premier ministre dire tout ce qui touche à la sécurité sanitaire des français ça a une dimension particulière d'où le niveau mais n'en fait pas un place

31:49
Locuteur

non

31:49
Invité

je crois il ne

31:49
Locuteur

s

31:49
Invité

'agit pas de la même chose parce que je crois que le CASA c'est un système qui un comité qui réunit les différentes agences avec la direction générale de la santé alors que ce comité c'est un comité interministériel je pense le comité national de sécurité sanitaire

32:05
Locuteur

le CASA

32:05
Locuteur 6

il a été créé récemment

32:06
Invité

enfin écoutez on ne

32:07
Locuteur

va

32:07
Invité

pas trancher le débat aujourd

32:09
Locuteur

'hui le comité national réuni sous

32:11
Claude Huriet

la présidence du ministre charlie de la santé ça c'est le texte actuel les directeurs généraux de l'institut de veille sanitaire de l'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé de l'agence française de sécurité sanitaire des aliments ainsi que les présidents des conseils scientifiques de ces deux agences et l'institut de veille sanitaire une fois par trimestre ou à la demande de l'un d'entre eux ça c'est la loi

32:31
Locuteur

alors est-ce que

32:32
Claude Huriet

c'est le CASA je ne sais rien

32:33
Locuteur

on

32:33
Invité

verra

32:34
Locuteur

on verra

32:34
Locuteur 6

on vérifiera

32:35
Locuteur

on a peut-être fait un

32:35
Locuteur 6

CASA sans s'apercevoir qu'il y

32:37
Locuteur

avait

32:37
Locuteur 6

un conseil national supérieur

32:38
Locuteur

de

32:38
Locuteur 6

sécurité

32:40
Locuteur

sanitaire oui vous

32:41
Locuteur 6

avez une proposition on pourrait en supprimer un des deux

32:44
Invité

attendez avant de se précipiter on va voir s'ils existent effectivement

32:48
Locuteur

bon

32:50
Invité

poursuivez monsieur

32:51
Locuteur

alors

32:51
Claude Huriet

je termine ou presque à travers le point 6 pensez-vous que notre pays dispose d'une véritable politique du médicament

32:58
Locuteur

alors

32:59
Claude Huriet

je répondrai facilement non non mais je ne pense pas que ça serait souhaitable bon voilà pas de politique pourquoi ? parce que quand on parle d'une politique ça signifie que d'abord on s'intéresse aux attentes aux attentes et aux besoins aux insatisfactions de l'opinion et puis on va définir des objectifs clairement on va définir des priorités clairement et on va leur attribuer des moyens en fonction de leurs priorités

33:26
Locuteur

c

33:27
Claude Huriet

'est cela une politique quel que soit le domaine dans lequel c'est la cohérence au fond

33:31
Locuteur

or

33:32
Claude Huriet

en matière de médicaments je ne crois pas que ce soit possible ni souhaitable pourquoi ? parce que je vous donne un exemple dont je ne

33:39
Locuteur

suis

33:39
Claude Huriet

pas certain que pour William Dab ça représente l'idéal qui est ce qui se passe dans l'état de l'Oregon

33:45
Locuteur

est

33:45
Claude Huriet

-ce que vous aviez participé monsieur le président à une mission à la commission d'affaires sociales où on était allé étudier le système de sécurité sanitaire aux Etats-Unis je vous dis de quoi il s'agit parce que le système de l'Oregon n'a pas changé et qu'il est curieusement très peu connu en France

34:03
Locuteur

il

34:03
Claude Huriet

s'agit en effet dans un état qui est un petit état

34:06
Locuteur

faites attention parce

34:07
Invité

que c'est quand même un état qui autorise plus ou moins l'euthanasie

34:12
Locuteur

je

34:12
Invité

vous mets quand même en garde sur les risques que vous prenez en érigeant cet état en exemple pour justement c

34:21
Locuteur

'est un exemple négatif

34:22
Claude Huriet

monsieur le président je vous remercie de votre mise en garde c'est pas du tout pour prôner cet exemple au contraire pour le détruire ah d'accord

34:29
Locuteur

alors là vous êtes plus cohérent vous êtes plus

34:30
Claude Huriet

cohérent alors

34:31
Locuteur

là je

34:32
Claude Huriet

comprends il s'agit d'établir le budget de la santé au sens large en fonction des pathologies les plus fréquentes ou les plus coûteuses avec une estimation du coût

34:44
Locuteur

et

34:45
Claude Huriet

puis je ne sais pas si c'est pluriannuel en tout cas le mécanisme est le suivant on fait l'addition des moyens financiers

34:51
Locuteur

qu

34:52
Claude Huriet

'il faudrait dégager pour satisfaire aux différents objectifs tels qu'ils ont été classés entre autres par fréquence et avec ensuite

35:02
Locuteur

à

35:03
Claude Huriet

l'époque une sorte de référendum je ne sais pas sous quelle forme pour dire voilà on va mettre la limite des dépenses de santé

35:09
Locuteur

à

35:10
Claude Huriet

tel niveau

35:11
Locuteur

c

35:11
Claude Huriet

'est à dire que tout ce qui est inférieur à cette limite ne sera pas pris en charge

35:15
Locuteur

et

35:16
Claude Huriet

en tant que néphrologue j'avais bien sûr posé la question des maladies rénales qui sont coûteuses et qui ne sont pas très fréquentes et il allait à l'époque la réponse n'a peut-être guère changé ces maladies rénales chroniques n'étaient pas prises en compte considérant qu'elles n'étaient pas prioritaires

35:33
Locuteur

alors

35:34
Claude Huriet

cet exemple est un peu la caricature de ce qui pour moi cacherait le terme même de politique du médicament je crois qu'il ne

35:45
Locuteur

faut

35:45
Claude Huriet

pas se gargariser de mots ça n'a jamais été d'ailleurs dans nos habitudes monsieur le président pas vous pas plus vous que moi mais il n

35:54
Locuteur

'y

35:54
Claude Huriet

a pas de politique de médicament je ne sais pas ce que c'est et je ne sais pas ce que ça pourrait être donc je suis vraiment très très réservé sauf à avoir un débat contradictoire avec William Dab

36:04
Locuteur

alors

36:05
Claude Huriet

et puis aussi il parle d'une dimension populationnelle alors il est sans doute malvenu quelqu'un qui est auditionné de faire la critique de quelqu'un d'autre mais je ne sais pas ce que c'est que la dimension populationnelle et quand on parle de la dimension populationnelle du risque alors là je ne suis pas du tout d'accord parce qu'on voit bien monsieur le président que des accidents iatrogènes

36:26
Locuteur

la

36:27
Claude Huriet

plupart des risques sauf crise

36:28
Locuteur

sont

36:29
Claude Huriet

des accidents individuels ou éventuellement des accidents sériels autrement dit avoir dans l'appréciation d'un médicament

36:36
Locuteur

dans

36:36
Claude Huriet

la mise sur le marché ou le suivi une dimension populationnelle

36:41
Locuteur

je

36:42
Claude Huriet

ne vois vraiment pas du tout en quoi ça fait ça fait avancer la réflexion

36:46
Locuteur

je vous

36:47
Invité

arrête monsieur le professeur je crois que le professeur Dab faisait expressément référence à ces techniques disons qui utilisent les études pharmaco-épidémiologiques pour démontrer que sans qu'on puisse établir individuellement une relation de cause à effet permettent quand même d'identifier un certain nombre d'éléments d'effets indésirables graves qui sont en relation avec la prise d'un médicament c'est le résultat auquel sont arrivés l'étude qui a été conduite sous la direction de madame Hill sur la base de données de l'UNCAM c'est en ce sens là que monsieur Dab je crois a mis l'accent sur l'aspect populationnel des risques il y a des risques individuels qui peuvent être identifiés pas toujours mais en tout cas il y a ces risques populationnels ces risques collectifs qui peuvent aujourd'hui être identifiés grâce aux méthodes et à la base de données dont nous disposons c'était ça je crois le

37:52
Claude Huriet

problème merci d'avoir atténué mes pulsions

37:58
Locuteur

j'essaie de

37:59
Invité

restituer aussi fidèlement possible

38:01
Claude Huriet

vous avez toujours été monsieur le président un homme de modération je

38:05
Invité

sais pas si c'est le mot qui convient mais enfin bon je vous en laisse la paternité

38:10
Locuteur

alors

38:11
Claude Huriet

de sagesse

38:12
Locuteur

bon

38:13
Claude Huriet

mais je vais plus loin d'abord en évoquant parce qu'on retrouve chaque fois d'ailleurs qu'il

38:19
Locuteur

y a

38:19
Claude Huriet

des difficultés comme celles avec lesquelles on se confrontait l'exemple de l'AFDA

38:22
Locuteur

bon

38:23
Claude Huriet

et bien quand on parle de l'AFDA il faut s'intéresser au Vioxx voilà je n'en dis pas davantage mais enfin le nombre les délais d'alerte et les décisions ont quand même quelque peu tardé donc d'autre part l'AFDA n'est pas la seule agence de sécurité sanitaire

38:39
Locuteur

donc

38:40
Claude Huriet

l'exemple de l'AFDA on me

38:41
Locuteur

l

38:41
Claude Huriet

'a ressorti plusieurs fois quand on défendait en France un système dual pour les produits destinés à l'homme le médicament les produits de santé et les aliments ça s'appuie sur une méconnaissance de l'AFDA de son mode de financement et de son évolution

38:56
Locuteur

alors

38:58
Claude Huriet

d'autre part on ne peut pas évoquer cette dimension populationnelle au sens que vous avez défini et avec lequel je suis d'accord sans aller plus en amont

39:07
Locuteur

c

39:08
Claude Huriet

'est à dire la procédure de recherche et la recherche biomédicale et les essais cliniques en effet pour faire apparaître un risque qui statistiquement on le voit les exemples vous en avez d'autres certainement est un risque qui est de 1 pour 10 000 ou pour 50 000 même je parle d'un effet indésirable grave

39:30
Locuteur

pour

39:31
Claude Huriet

faire apparaître avant la mise sur le marché ce risque il faut des populations très nombreuses et il faut un délai de suivi très long qui est incompatible avec l'impatience de ceux qui sont en attente d'innovation et qui attendent que l'AMM soit progressé rapidement les séropositifs

39:51
Locuteur

il

39:51
Claude Huriet

y a quelques années avaient été très instructifs ils avaient demandé quoi ils avaient été vraiment révoltés contre les délais trop long d'autorisation de mise sur le marché d'une nouvelle molécule à un moment où il n

40:05
Locuteur

'y

40:05
Claude Huriet

avait pas de traitement ils avaient demandé que cette étape qui pour nous est indispensable pour apprécier le bénéfice et le risque soit raccourci je comprends pourquoi mais il y a une contradiction à l'évidence entre l'appréciation du bénéfice et

40:19
Locuteur

du

40:19
Claude Huriet

risque populationnel et les conditions d'amont par rapport à une molécule innovante j'ai pratiquement terminé mais j'en arrive au dernier point au point 7 qui est la réforme du système de pharmacovigilance

40:38
Locuteur

puisque

40:38
Claude Huriet

vous avez donné l'intitulé de la loi monsieur le président de 98 et comme souvent on part de la loi relative au renforcement de la veille sanitaire et du contrôle de la sécurité sanitaire ces renforcements de la veille sanitaire et de alors c'est pas seulement une argusie mais c'est parce qu'on avait bien distingué dès le moment dès ce moment ce qui était la veille sanitaire qui fait d'ailleurs l'objet du titre premier de la loi et puis la sécurité sanitaire et on est dans deux démarches qui sont deux démarches différentes et c'est bien pour cela qu'on avait parlé des agences sécurité sanitaire des aliments et des produits de santé d'une part et instituts et la question nous avait été posée pour savoir pourquoi on ne parlait pas de trois agences

41:23
Locuteur

et

41:24
Claude Huriet

la réponse était maintenant évidente c'est parce que l'institut de veille sanitaire n'est pas une agence

41:28
Locuteur

une

41:29
Claude Huriet

agence c'est la vocation à agir

41:31
Locuteur

alors

41:32
Claude Huriet

que l'institut de veille sanitaire y veille

41:34
Locuteur

et

41:34
Claude Huriet

d'autre part pour ne pas être trop long respecter

41:39
Locuteur

donc vous êtes opposé

41:40
Invité

par exemple à la proposition qui figure dans le rapport du professeur Girard de transférer la pharmacovigilance à l'institut de veille sanitaire

41:48
Locuteur

au

41:48
Claude Huriet

contraire monsieur le président vous êtes

41:49
Invité

favorable

41:50
Claude Huriet

au contraire oui bon et j'ai eu

41:52
Locuteur

non parce

41:52
Claude Huriet

que ça

41:53
Locuteur

sentait

41:54
Invité

contradictoire avec ce que vous venez de dire ah non non

41:56
Locuteur

alors

41:57
Claude Huriet

ah non non

41:58
Invité

non non

41:58
Locuteur

je suis désolé

41:58
Claude Huriet

d'ailleurs Jean-François Girard je pensais le garder pour non

42:01
Invité

parce que la pharmacovigilance ça n'est pas seulement

42:03
Locuteur

veiller c

42:05
Claude Huriet

'est aussi agir

42:06
Locuteur

et

42:07
Claude Huriet

s'adresse vers d'autres pour les que oui y compris aux pouvoirs politiques oui enfin la veille doit déclencher des mesures des actions c'est évident oui oui mais encore faut-il que la mission veille soit exercée le mieux possible et puisque vous citez Jean-François Girard oui vous avez certainement eu connaissance

42:27
Locuteur

de l'audition

42:27
Claude Huriet

de Jean-François Girard en tant que directeur général de

42:30
Locuteur

la

42:30
Claude Huriet

santé devant la commission des affaires sociales du Sénat en 1996 dans laquelle déjà il parlait des différentes vigilances si vous l'avez auditionné il a repris oui l'addition la diversité des vigilances pharmacovigilance matériovigilance émovigilance et lui dit et j'en suis d'accord

42:48
Locuteur

que

42:48
Claude Huriet

ces vigilances en fait non seulement ne doivent être regroupées pourquoi parce que quand il y a un incident un effet indésirable qui survient on ne sait pas toujours d'entrée de jeu qu'elle en est l'origine et qu'elle en est la nature autrement dit c'est en regroupant

43:02
Locuteur

sur

43:02
Claude Huriet

une tête de réseau c

43:03
Locuteur

'est

43:03
Claude Huriet

l'expression qui avait été prise au cours des débats sur l'institut de vie sanitaire avec un maillage qui peut être d'ailleurs national et européen et bien ça n'est pas un effecteur mais c'est lui qui par ses observations les rapprochements entre des faits qui peuvent être disparates va pouvoir éclairer le pouvoir et la décision la décision étant une décision politique dont les acteurs sont les agents aujourd

43:27
Locuteur

'hui je vous fais

43:28
Invité

remarquer que la décision de retrait ou de suspension

43:31
Locuteur

d

43:32
Invité

'un médicament est faite par le directeur général de l'AFSAPS au nom du gouvernement oui

43:38
Locuteur

oui oui oui

43:39
Invité

ce

43:40
Locuteur

qui n'est pas le cas pour l

43:41
Claude Huriet

'agence des saliments

43:42
Locuteur

dans

43:42
Invité

la configuration que vous préconisez c'est à dire la pharmacovigilance se trouve exercée par l'institut de veille et donc l'institut de veille n'agit pas il observe et il transmet le résultat de ses observations

44:01
Locuteur

au

44:01
Invité

directeur général de l'AFSAPS qui prend la décision

44:03
Locuteur

oui

44:04
Claude Huriet

c

44:04
Locuteur

'est comme ça que vous voyez les choses tout à fait

44:06
Claude Huriet

l'exemple qui traduit ce que vous avez parfaitement compris c'est l'exemple de la canicule

44:13
Locuteur

l

44:14
Claude Huriet

'exemple de la canicule qui est très différent des produits de santé mais enfin qui a atteint Dieu sait la santé de certains de nos concitoyens qu'est-ce qui s'est passé il y

44:22
Locuteur

a

44:22
Claude Huriet

eu un retard pour un certain nombre d'actions dont d'ailleurs un ministre a payé chèrement le prix mais l'institut d'abord le directeur général de la santé aussi d'abord aussi oui d'accord oui oui ça n'a

44:33
Locuteur

pas

44:33
Claude Huriet

suffi mais à qui les événements ont été signalés désormais surprenants

44:39
Locuteur

sur

44:40
Claude Huriet

la région parisienne à la préfecture de police c'est à dire c'était les sapeurs-pompiers ou les les les pompes funèbres qui avaient été les

44:51
Locuteur

les

44:51
Claude Huriet

premières à remarquer quelque chose d'inhabituel mais c'est pas remonté tout de suite à l'institut de vie sanitaire et c'est là où je me souviens l'institut de vie sanitaire avait été attaqué déjà et que j'étais intervenu je ne sais plus du tout dans quel terme pour dire on ne peut pas reprocher à un observatoire auquel on n'a pas transmis les observations une insuffisance d'analyse et de proposition j'en ai terminé monsieur le président madame le rapporteur

45:18
Locuteur

merci il est 14h45 je

45:21
Invité

crois que vous avez demandé à être libéré à 14h45 est-ce que vous accordez quelques minutes pour que éventuellement

45:26
Locuteur

nos

45:27
Invité

collègues puissent vous poser quelques

45:28
Locuteur

questions parce que

45:29
Invité

sinon ils se sont tirés frustrés avec quelques raisons alors je ne surprends pas frustrés

45:34
Locuteur

les collègues

45:34
Invité

les sénateurs

45:36
Locuteur

non et les sénatrices

45:37
Invité

non la frustration n'aime pas

45:39
Locuteur

je

45:40
Invité

me tourne vers vous est-ce que vous avez des questions à poser à

45:44
Locuteur

monsieur

45:45
Invité

le professeur hurrier

45:46
Locuteur

écoutez

45:47
Invité

c'est formidable donc sans frustration vous allez pouvoir nous quitter à l'heure que vous aviez souhaité si moi j'aurais à titre personnel c'est encore une minute souhaité quand même revenir sur ce problème des liens d'intérêt des conflits d'intérêt moi j'ai toujours beaucoup de difficultés à considérer qu'un expert aussi brillant soit-il aussi intègre soit-il aussi bénéficiant de toutes les qualités qu'il est possible d'avoir pour un homme puisse dans les mêmes conditions de comment dirais-je de neutralité d'impartialité puisse à la fois conseiller l'entreprise privée et conseiller les pouvoirs publics voyez-vous là j'ai une difficulté alors je reconnais que vous avez raison de dire qu'il est aujourd'hui difficile de trouver surtout pour certaines maladies ou certains médicaments des spécialistes en nombre suffisant pour pouvoir trouver ceux qui ont des liens et ceux qui n

46:52
Locuteur

'en

46:52
Invité

ont pas

46:53
Locuteur

mais

46:54
Invité

dans ces conditions je crois que ce qui est important pour un expert qui connaît parfaitement un dossier dans le domaine c'est d'être le rapporteur du dossier devant la commission cette commission n'est pas nécessairement constituée de personnes ou de personnalités qui connaissent remarquablement bien le médicament il suffit que ce soit des experts qui connaissent la façon dont sont réalisés les essais enfin qui aient des connaissances de base pour émettre un avis sur un médicament ou la balance bénéfice-risse d'un médicament qui est présenté par un rapporteur qui lui connaît parfaitement le dossier quitte effectivement à envisager un autre rapport qui peut-être prouvera le contraire ou en tout cas sera sensiblement différent du premier mais ce que je voudrais c'est que la commission en nombre peut-être moins importante que celle qui existe à

47:47
Locuteur

l

47:47
Invité

'heure actuelle puisse se déterminer en fonction de ces rapports et j'estime qu'on peut très bien dans ces conditions se déterminer quand on a tous les éléments du problème sans pour autant être le spécialiste de la maladie et du médicament concerné c'est en cela qu'il y a peut-être une divergence entre ce que vous indiquez et ce que je peux concevoir

48:09
Locuteur

je

48:12
Claude Huriet

crois qu'il y

48:14
Locuteur

a

48:14
Claude Huriet

une diversité de situations qui est extraordinairement importante et vous avez raison d'évoquer à propos de l'expert des expertises et des conflits d'intérêt le rapport bénéfice-risque

48:24
Locuteur

c

48:25
Claude Huriet

'est cela un des points extrêmement difficiles et je pense que la réponse n

48:29
Locuteur

'est

48:29
Claude Huriet

pas bonne parce que entre autres on attribue au comité de protection des personnes que j'ai quand même des raisons de connaître et dont maintenant je ne

48:37
Locuteur

peux

48:37
Claude Huriet

pas dire que

48:37
Locuteur

j

48:37
Claude Huriet

'en sois entièrement satisfait mais on leur confie une mission de donner un avis sur la balance bénéfice-risque

48:44
Locuteur

pour

48:45
Claude Huriet

une nouvelle molécule ce n

48:46
Locuteur

'est

48:46
Claude Huriet

pas un comité d'experts ce

48:48
Locuteur

n'est pas un comité d'experts ah bon je ne savais pas ça à

48:49
Invité

la commission de protection des personnes on leur demande ça oui

48:54
Claude Huriet

donc c'est un élément qui paraît très important or c'est crucial et en fonction d'un expert on pourra je prends tant pis je me condamne finalement mais à être en retard l'exemple du retrait de la vaccination contre l'hépatite B monsieur le président peut-être que ça a été évoqué devant votre mission qu'est-ce qui s'est passé

49:11
Locuteur

on

49:12
Claude Huriet

avait constaté et tout de suite les médias s'en sont emparés qu'il y avait qui étaient apparus quelques cas de sclérose en plaques chez des patients qui avaient reçu le vaccin contre l'hépatite B qui était obligatoire dans certaines classes d'âge et certaines professions

49:27
Locuteur

grand

49:27
Claude Huriet

témoin est-ce qu'on doit parler de crise sanitaire à mon avis non mais ça y était tout comme parce qu'il suffisait que les médias s'y engagent pour que ça prenne la dimension d'une crise saisine par le ministre d'experts qu'est-ce qu'il pouvait faire d'autre pour éclairer sa décision parce que les relations entre experts et décideurs sont extrêmement difficiles il est rare qu'un décideur puisse aller à l'encontre d'un avis d'experts mais quand les experts coïncident il est à l'aise quand les experts les avis ne coïncident pas il n

49:56
Locuteur

'est

49:56
Claude Huriet

pas à l'aise qu'est-ce qui s'est passé principe de précaution le ministre de l'époque a dit je suspends et on sait très bien maintenant on en est sûr ce qui a été annoncé par certains experts qui ne défendaient pas forcément les labos qui fabriquent le vaccin mais avaient dit attention risque de recrudescence d'hépatite et de tumeur du foie

50:14
Locuteur

or

50:15
Claude Huriet

ce risque il est avéré donc cet exemple pour moi est vraiment extrêmement instructif par rapport à la difficulté d'exercice et par là même au soupçon qu'on peut avoir vis-à-vis d'experts qui dans le cas particulier avaient des avis différents et aussi le rôle très inconfortable du décideur politique

50:34
Locuteur

mais

50:34
Invité

je voudrais vous faire remarquer monsieur monsieur le professeur que il y a une inégalité quand même en ce qui concerne le rapport bénéfice-risse quand on met un médicament sur le marché ce rapport est estimé et présumé favorable

50:50
Locuteur

quand

50:50
Invité

il s'agit de retirer un médicament il n'y a pas de présomption il faut qu'on ait la certitude que ce médicament présente un risque c'est ce qui a fait dire d'ailleurs à l'agence que le principe de précaution fonctionnait à rebours c'est à dire qu'il fonctionnait toujours en faveur de l'insurtie pharmaceutique du laboratoire et non pas en faveur du patient donc il y a là quelque chose qui semble-t-il mérite au moins débat monsieur

51:18
Claude Huriet

le président l'exemple de l'hépatite B à l'encontre de ce que vous dites oui

51:22
Invité

enfin il faudrait effectivement il y a un problème mais en tout cas pour un certain nombre de médicaments ça ne joue pas dans ce sens c'est vrai que là il y

51:34
Locuteur

a

51:34
Invité

eu un mais le médiator par exemple on ne

51:36
Locuteur

l

51:36
Invité

'a pas retiré quand il aurait fallu le retirer voilà

51:41
Locuteur

oui

51:41
Locuteur 3

vous avez la parole oui très rapidement monsieur le président et monsieur le professeur sans s'attarder donc sur tout ce qu'il y a autour des experts conflit d'intérêt aussi par rapport aux différentes missions gouvernance des agences moi je reviendrai sur un propos que vous avez tenu il n

52:01
Locuteur

'y

52:01
Locuteur 3

a pas d'expert naïf et que il faudrait peut-être plus s'interroger sur le fonctionnement le mode de fonctionnement de toutes ces officines

52:10
Locuteur

quand

52:10
Locuteur 3

on voit que

52:11
Locuteur

dans la commission de transparence il n'y a

52:13
Locuteur 3

pas

52:13
Locuteur

qu

52:14
Locuteur 3

'est

52:14
Locuteur

-ce que vous appelez officine

52:15
Locuteur 3

de processus non non officine agence c'est officine c'est pas l'officine de pharmacie

52:20
Locuteur

non mais

52:21
Invité

c'est quoi les officines pour vous c'est

52:22
Locuteur 3

et bien c'est les agences

52:23
Locuteur

c'est l'agence

52:24
Invité

de

52:25
Locuteur 3

transparence

52:25
Locuteur

du médicament quand vous savez

52:26
Locuteur 3

qu'il n'y a pas de démarche contradictoire comment voulez-vous que in fine on puisse avoir un bon fonctionnement de l'ensemble des processus c'était ça que je voulais dire par rapport à l'expression d'expertise

52:40
Locuteur

oui

52:41
Claude Huriet

mais je crois que dans les conditions très difficiles quand on est confronté à l'expertise et au conflit d'intérêt je vous ai dit c

52:48
Locuteur

'est

52:48
Claude Huriet

l'expertise collégiale et contradictoire et oui et ça c'est indispensable

52:55
Locuteur

bon

52:56
Invité

alors puisque plus personne ne veut prendre la parole nous allons vous libérer vous avez 7 minutes de retard merci monsieur

53:07
Claude Huriet

le professeur je n'ai pas vu le temps passer oui et si

53:10
Locuteur

vous

53:10
Claude Huriet

souhaitez je vous accorderai une séance supplémentaire oui parce que le rapporteur n'a pas pu

53:14
Invité

je crois qu

53:14
Locuteur

'il

53:14
Invité

sera nécessaire parce que madame le rapporteur est frustré elle voulait vous poser des questions j

53:20
Claude Huriet

'accorderai volontiers à l'entretien particulier à madame le rapporteur bon alors dans ce cas là c'est formidable

53:27
Locuteur

très

53:27
Invité

bien la

53:28
Locuteur

séance est levée bien alors

53:32
Invité

mes chers collègues nous poursuivons donc

53:33
Locuteur

nos

53:35
Invité

auditions avec

53:36
Locuteur

le

53:38
Invité

professeur Eric Abadie

53:40
Locuteur

qui

53:41
Invité

est conseiller technique auprès du directeur général

53:44
Locuteur

de

53:45
Invité

l'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé

53:51
Locuteur

et

53:52
Invité

je dois d'abord vous indiquer monsieur le professeur que cette audition est ouverte à la presse

54:02
Locuteur

pour

54:03
Invité

qu'il n

54:03
Locuteur

'y ait

54:03
Invité

pas de malentendus et fait l'objet d'un enregistrement audiovisuel

54:06
Locuteur

en

54:07
Invité

vue de sa diffusion sur le site internet du Sénat pour le moment

54:12
Locuteur

on

54:12
Invité

n'a pas l'air d'être très

54:14
Locuteur

il

54:14
Invité

n

54:14
Locuteur

'y a

54:14
Invité

pas l'air d'avoir beaucoup de journalistes donc on est tranquille mais ils sont à l'extérieur bon d'accord oui puisque

54:20
Locuteur

et

54:21
Invité

donc sur public Sénat aussi voilà monsieur le professeur

54:24
Locuteur

alors

54:25
Invité

bon je comme si d'une audition publique il me revient en application donc de l'article L4113-13 du code de la santé publique de vous de vous demander si vous avez des liens

54:41
Locuteur

avec

54:42
Invité

des entreprises produisant ou exploitant des médicaments des produits de santé ou des organismes de conseil intervenant

54:49
Locuteur

sur

54:50
Invité

ces produits merci monsieur le président pas le moindre

54:55
Locuteur

vous

54:56
Invité

n'avez pas de vous n'avez pas de lien d'intérêt

54:58
Locuteur

alors

54:59
Invité

je voudrais simplement que dans un premier temps si vous nous rappelez si vous le pouvez

55:05
Locuteur

le

55:06
Invité

déroulement de votre carrière parce que vous présentez cette particularité d'avoir suivi le chemin inverse

55:13
Locuteur

qu

55:14
Invité

'empruntent habituellement vos collègues ils vont plus facilement

55:17
Locuteur

du

55:18
Invité

public vers le privé que du privé vers le public

55:21
Locuteur

c

55:21
Invité

'est quelque chose qui m'a frappé peut-être et je tord mais ce sera intéressant de vous expliquer pourquoi votre chemin diverge de celui de vos collègues voilà dans un premier temps ensuite

55:34
Locuteur

nous

55:35
Invité

vous interrogerons enfin vous bien sûr bien sûr

55:37
Locuteur

je vous

55:38
Invité

écoute bien sûr merci beaucoup je ne

55:40
Locuteur

suis

55:40
Invité

pas absolument certain que

55:41
Locuteur

que

55:41
Invité

ça soit systématiquement le cas par exemple j'ai recruté pour me remplacer quand j'ai été élu à la commission d'AMM européenne au CHMP j'ai recruté parce qu'on m'a demandé de le faire un industriel quand j'ai été recruté en 94 par messieurs Tabuteau et Alexandre alors que je venais de l'industrie pharmaceutique ils savaient très bien que je venais de l'industrie pharmaceutique et je crois alors il faudrait leur demander mais je crois qu'ils cherchaient essentiellement un industriel et lorsque

56:13
Locuteur

vous

56:13
Invité

étiez industriel à ce moment là vous

56:14
Locuteur

considériez

56:15
Invité

comme industriel

56:16
Locuteur

et non pas comme médecin

56:18
Invité

si je me

56:19
Locuteur

suis

56:19
Invité

toujours considéré comme médecin toujours toujours toujours je continue du reste à pratiquer peu mais enfin j'essaye de le faire donc j'ai toujours

56:28
Locuteur

je

56:28
Invité

me suis toujours considéré comme un médecin mais si vous voulez alors pour reprendre effectivement après mon

56:33
Locuteur

mon

56:34
Invité

cursus hospital universitaire c'est ancien chef de clinique hôpitaux de paris donc j'ai effectivement pris la carrière industrielle d'abord au syndicat national de

56:46
Locuteur

l

56:46
Invité

'industrie pharmaceutique

56:47
Locuteur

où

56:48
Invité

là j'étais un espèce de messager si vous voulez entre la direction de la pharmacie du médicament et l'industrie et donc à ce titre j'étais ou membre ou expert de toutes les commissions du médicament l'AMM la transparence

57:05
Locuteur

la

57:06
Invité

pharmacovigilance les stupéfiants et psychotropes essentiellement

57:10
Locuteur

et

57:11
Invité

j'ai passé du reste 7 ou 8 années qui étaient vraiment d'excellentes années d'excellentes années des années de contact des années scientifiques aussi puisque je participais aux commissions

57:23
Locuteur

et

57:24
Invité

puis j'ai passé quelques mois au laboratoire welcome mais vraiment quelques mois dans votre biographie c'est quelques mois

57:32
Locuteur

quelques années deux ans mais non

57:34
Invité

c'est faux quelques mois quelques mois alors si peut-être moins d'un an en tout cas moins d'un an en tout cas moins d'un an je vais vous dire pourquoi je vais vous dire pourquoi parce que monsieur Alexandre essentiellement avait souhaité beaucoup lorsque j'avais quitté le syndicat que je vienne le rejoindre et il a fait effectivement des pieds et des mains pour que je puisse venir le rejoindre et ça a duré moins d'un an si vous voulez donc cette année de transition que j'ai passée je l'ai passée chez welcome et c'était une année de transition car tout le monde savait qu'un jour ou l'autre je rejoindrai l'agence du médicament à l'époque qui venait de s'établir donc c'était un an après donc c'était en 94 et Alexandre m'avait donné à l'époque une définition de fonction qui était la suivante l'Europe

58:21
Locuteur

les

58:22
Invité

rapports d'évaluation

58:23
Locuteur

l

58:24
Invité

'évaluation interne

58:25
Locuteur

l

58:26
Invité

'Europe les rapports d'évaluation l'évaluation interne l'évaluation interne c'est la formation des jeunes évaluateurs pour avoir pour

58:34
Locuteur

avoir une

58:34
Invité

évaluation interne

58:35
Locuteur

de

58:36
Invité

bon niveau car à cette époque on se disait on commençait à se dire et c'est heureux et c'est heureux que la tradition la culture française de l'expertise externe finalement c'était bien mais ça ne suffisait pas et il fallait des fondations

58:51
Locuteur

et

58:52
Invité

les fondations ne pouvaient être que grâce à l'évaluation interne et donc ma fonction c'était effectivement de les former de les former essentiellement en 95 j'ai été donc nommé par Alexandre il

59:10
Locuteur

n'y a

59:10
Invité

pas eu de transition entre vous avez quitté l'industrie pharmaceutique et vous êtes entré directement à l'APSAPS 3 jours après alors que pour les fonctionnaires on exige un temps de latence quelquefois en Europe c'est 2 ans je crois chez nous ça doit être 3 ans dans le sens inverse il n'y

59:25
Locuteur

a

59:25
Invité

pas de il n

59:26
Locuteur

'y

59:26
Invité

a pas de temps de latence c

59:27
Locuteur

'est direct

59:28
Invité

je ne connais pas les règles monsieur le président

59:30
Locuteur

mais s

59:31
Invité

'il y avait des règles je les aurais appliquées et je pense que monsieur Tabuteau et monsieur Alexandre étaient assez bien placés pour

59:38
Locuteur

savoir s'il y avait des règles

59:40
Invité

donc moi je peux vous dire simplement que 3 jours après 3

59:43
Locuteur

jours

59:43
Invité

après

59:43
Locuteur

un week

59:44
Invité

-end après j'étais à l'agence du médicament et vous

59:49
Locuteur

avez raison

59:50
Invité

vous avez raison vous avez raison le directeur exécutif de l'EMA qui a quitté le 31 décembre en 2010 s'est retrouvé quelques semaines après en bonne compagnie en bonne compagnie et c'est vrai si vous voulez que alors je n

1:00:07
Locuteur

'ai

1:00:07
Invité

pas lu mais dans les textes alors est-ce que c'est un texte européen ou est-ce que c'est un texte anglais ou je ne sais pas je crois que c'est un texte européen que effectivement il faut qu'il y

1:00:17
Locuteur

ait

1:00:17
Invité

une fenêtre thérapeutique

1:00:18
Locuteur

comme on dit de

1:00:19
Invité

2 ans oui un sas de 2 ans

1:00:21
Locuteur

un sas de 2 ans

1:00:22
Invité

et là

1:00:22
Locuteur

il semblerait que

1:00:23
Invité

monsieur Lundgren n'est pas terrible il n'a pas vraiment respecté il n

1:00:28
Locuteur

'a

1:00:28
Invité

pas vraiment respecté

1:00:29
Locuteur

non

1:00:29
Invité

il n'a pas vraiment respecté c'est le moins qu

1:00:32
Locuteur

'on

1:00:32
Invité

puisse

1:00:32
Locuteur

dire enfin

1:00:33
Invité

vous êtes devenu donc le messager en quelque sorte de l'AFSAPS auprès de l'industrie après avoir été

1:00:40
Locuteur

le messager de l'industrie auprès de l'AFSAPS non c'est pas ça du tout non non j'étais

1:00:47
Invité

le messager

1:00:48
Locuteur

le robitouin vous savez pourquoi je vous dis ça vous savez pourquoi je

1:00:49
Invité

vous dis ça parce que j'ai j'ai j'ai constaté que l'industrie pharmaceutique enfin pas l'industrie pharmaceutique ce qui n

1:00:58
Locuteur

'est

1:00:58
Invité

peut-être pas

1:00:58
Locuteur

mais

1:00:59
Invité

la DIA

1:01:01
Locuteur

que

1:01:01
Invité

vous connaissez c'est certainement

1:01:02
Locuteur

oh

1:01:03
Invité

que oui oh que oui vous a donc vous a donc distingué il y a bien longtemps c

1:01:09
Locuteur

'est en

1:01:10
Invité

2002 vous étiez

1:01:11
Locuteur

toujours à l

1:01:11
Invité

'AFSAPS c

1:01:12
Locuteur

'est ça que

1:01:13
Invité

je comprends

1:01:14
Locuteur

attendez attendez vous étiez en 2002

1:01:16
Invité

attendez laissez moi terminer parce que là sinon il va y avoir une mauvaise

1:01:20
Locuteur

interprétation j'ai

1:01:21
Invité

toujours été à l'AFSAPS et je suis à l'AFSAPS aujourd'hui je viens de l'AFSAPS je viens

1:01:26
Locuteur

de l'AFSAPS non non vous n'avez pas

1:01:27
Invité

démissionné

1:01:28
Locuteur

j'ai

1:01:28
Invité

bien compris alors

1:01:29
Locuteur

que le

1:01:29
Invité

directeur général a démissionné vous vous n'avez pas démissionné ça

1:01:32
Locuteur

je

1:01:32
Invité

l'ai bien noté

1:01:33
Locuteur

moi je n'ai pas démissionné donc vous venez de l

1:01:35
Invité

'AFSAPS il n

1:01:35
Locuteur

'y a

1:01:35
Invité

pas de problème

1:01:35
Locuteur

moi

1:01:36
Invité

je n

1:01:36
Locuteur

'ai pas démissionné je

1:01:37
Invité

suis à l'AFSAPS voilà alors je vais continuer si vous me laissez

1:01:42
Locuteur

je

1:01:42
Invité

vais

1:01:43
Locuteur

continuer je vais

1:01:44
Invité

continuer donc alors très rapidement très rapidement 2001

1:01:48
Locuteur

je

1:01:49
Invité

suis élu vice-président du du comité des spécialités pharmaceutiques c'est HMP ou c'est PMP

1:01:56
Locuteur

peu importe c'est la même chose c'est la même chose

1:01:58
Invité

c 'est la même chose

1:01:59
Locuteur

et

1:02:00
Invité

en 2007 je suis élu président de ce même comité et en 2010 juin 2010 réélu à l'unanimité président de ce même comité alors pour que les choses soient tout à fait claires oui

1:02:16
Locuteur

en

1:02:16
Invité

juin 2007 avant d'ailleurs en juin 2007 j'avais demandé à mon directeur général la chose suivante je lui avais dit monsieur le directeur général je ne pourrais plus avoir les fonctions opérationnelles responsables du prêt AMM que j'avais jusqu'en 2007 je ne pourrais plus avoir si jamais je suis élu à la commission d'AMM européenne et il m'avait dit

1:02:42
Locuteur

je

1:02:43
Invité

lui avais dit j'en prends acte si jamais vous êtes élu je vous nomme conseiller scientifique du directeur général j'ai été élu j'ai été nommé conseiller scientifique du directeur général et je dois dire et je dois dire qu'en l'espace de 4 ans je n'ai donné aucun conseil à mon directeur général tout simplement parce qu'il ne me l'a pas demandé parce qu

1:03:06
Locuteur

'il

1:03:06
Invité

ne me l'a pas demandé donc j'étais peu ou prou quasiment à plein temps à l'Europe à m'occuper du CHMP de l'EMA et de ses groupes de travail d

1:03:16
Locuteur

'accord alors

1:03:17
Invité

revenons-en si vous le voulez à cette distinction dont vous avez fait l'objet et que vous avez eu en 2002

1:03:24
Locuteur

alors

1:03:24
Invité

la la DIA c'est vous allez peut-être venir mais c'est la Drug Information Association

1:03:32
Locuteur

voilà

1:03:32
Invité

alors c'est une c'est une association qui

1:03:36
Locuteur

trouve tout dans cette association

1:03:37
Invité

si vous me posez des questions sur le financement de la

1:03:40
Locuteur

DIA non non pas le financement non non non non

1:03:41
Invité

ce sont

1:03:42
Locuteur

des laboratoires alors c'est une

1:03:43
Invité

association c'est une association d'industriels enfin il y a des industriels mais il y

1:03:49
Locuteur

a

1:03:49
Invité

aussi beaucoup de régulateurs et les principaux régulateurs qui sont membres du board dont je ne fais pas partie je tiens à le dire parce que ça prend du temps en particulier les plus hautes personnalités de la Food and Drug Administration font partie du board de la DIA et ce sont effectivement des gens qui font des grands congrès alors pour ne rien vous cacher à la fin du mois de mars je vais au congrès européen à Genève où

1:04:15
Locuteur

je dois faire quelques

1:04:16
Invité

présentations oui voilà oui si vous voulez ça fait un peu partie de ma fonction c'est à dire que la fonction d'un président du CHMP c'est effectivement de s'occuper de l'ordre du jour ça c'est très important mais également

1:04:32
Locuteur

pour

1:04:32
Invité

des raisons de transparence d'aller dire un tout petit peu à l'extérieur ce qu'on fait et comment ça se passe et la DIA est un forum qui est un forum qui présente par rapport aux autres forats le fait qu'ils sont très très très nombreux et qu'en y allant on touche beaucoup de monde mais vous ne pensez pas qu'en ces temps où on critique beaucoup les conflits d'intérêts les liens d'intérêts il peut apparaître peut-être pas à nous parce que nous sommes mais à l'homme de la rue peut-être que qu'un comment dirais-je quelqu'un qui fait la police de la santé se rende à un forum qui est organisé par les laboratoires pharmaceutiques est-ce qu'il n'y

1:05:19
Locuteur

a

1:05:19
Invité

pas là un risque de conflit d'intérêts voyez-vous vous êtes celui qui est chargé de contrôler la mise sur le marché des médicaments et puis vous vous rendez à un forum qui est organisé chaque année par l'industrie pharmaceutique et qui plus est je le répète vous avez en 2002 reçu de la part de cette association un prix pour services exceptionnels rendu à l'industrie pharmaceutique dont je lis le titre vous

1:05:52
Locuteur

avez Eric

1:05:52
Invité

Abadi docteur en médecine en tant que directeur des affaires médicales du syndicat national de l'industrie SNIP

1:05:58
Locuteur

le

1:05:59
Invité

docteur Abadi a représenté ce que vous

1:06:01
Locuteur

avez

1:06:01
Invité

dit avec tout à

1:06:04
Locuteur

l'heure

1:06:04
Invité

a représenté l'industrie pharmaceutique dans les commissions d'autorisation de mise sur le marché de transparence

1:06:09
Locuteur

la

1:06:10
Invité

pharmacogénon du ministère de la santé là il n

1:06:12
Locuteur

'y a

1:06:12
Invité

rien de contestable oui mais moi ce que je trouve bizarre c'est que vous ayez reçu cette distinction en 2002 alors que vous étiez à l'APSAPS depuis 8 ans

1:06:22
Locuteur

là

1:06:23
Invité

j'ai l'impression qu'on fait un peu alors que vous ayez rendu des services éminents à l'industrie pharmaceutique quand vous étiez au SNIP ou chez Wellcome je trouve ça tout à fait normal mais qu'on vous décore quand vous êtes depuis 8 ans à l'APSAPS vous voyez ça ne peut pas ne pas créer dans l'esprit de certaines personnes malveillantes comment dirais-je un doute un doute en disant mais il n'a pas de lien d'intérêt mais en fait il a quand même parti avec l'industrie puisqu'ils reconnaissent qu'il lui a rendu des services éminents vous auriez reçu une distinction pour services éminents à la santé publique il n

1:07:00
Locuteur

'y aurait

1:07:00
Invité

pas de problème

1:07:01
Locuteur

mais

1:07:01
Invité

là vous voyez et vous seriez bien sûr toujours dans votre service hospitalier il n

1:07:05
Locuteur

'y

1:07:05
Invité

aurait pas de problème non plus mais là étant à l'APSAPS j'avoue que moi ça m

1:07:10
Locuteur

'a

1:07:11
Invité

ça m'a ça m

1:07:12
Locuteur

'a ça m'a ça m'a ça m'a ça m'a ça m'a ça m'a ça m'a

1:07:14
Invité

interpellé quelque

1:07:15
Locuteur

part ça m'a

1:07:16
Invité

interpellé quelque part écoutez c

1:07:18
Locuteur

'est pour ça

1:07:19
Invité

que je voulais

1:07:19
Locuteur

en expliquer avec vous

1:07:20
Invité

je peux je

1:07:21
Locuteur

peux

1:07:21
Invité

pas vous dire ce que je peux vous dire c'est que toutes les autorités compétentes toutes les agences on va dire comme ça ont essentiellement deux fonctions

1:07:32
Locuteur

la

1:07:33
Invité

protection de la santé publique

1:07:35
Locuteur

et

1:07:35
Invité

de faciliter l'innovation c'est les deux fonctions il y

1:07:39
Locuteur

en

1:07:39
Invité

a d'autres mais c'est essentiellement les deux fonctions la protection de la santé publique c'est effectivement les problèmes de pharmacovigilance par exemple il y en a d'autres

1:07:48
Locuteur

ça ne fonctionne pas merveilleusement bien c'est le moins qu'on peut dire et

1:07:52
Invité

l'innovation l'innovation c'est de participer à des réunions de concertation qui sont souhaitées par l'industrie pharmaceutique pour les aider à développer leurs médicaments

1:08:03
Locuteur

alors

1:08:05
Invité

c'est une aide qui se fait à leur demande et c'est une aide qui leur permet

1:08:11
Locuteur

qui

1:08:13
Invité

leur permet de pouvoir lorsqu'il n

1:08:16
Locuteur

'y

1:08:16
Invité

a pas de règles

1:08:18
Locuteur

en

1:08:18
Invité

particulier pour les vrais produits d'innovation parce que généralement ils ne le demandent pas pour la cinquième ou la sixième molécule qui fait comme les molécules précédentes mais pour les vrais produits d'innovation quand il n'y a pas de ce qu'on appelle les guidelines quand il n

1:08:32
Locuteur

'y a

1:08:32
Invité

pas de règles les industriels sont confrontés à un choix qui est difficile qui est de comment allons-nous développer ce médicament quelle population cible quel critère de jugement quelle durée d'étude quel nombre de patients dans la base de données de sécurité etc. et pour ça comme ils n'ont pas la réponse dans les textes et bien ils vont voir les agences toutes pas uniquement l'européenne la française toutes les agences qui ont été effectivement pignon sur rue pour avoir une idée de ce qu'il faut faire pour développer leurs médicaments je trouve ça tout à fait normal qu'ils viennent voir les agences c'est l'inverse qui me paraît

1:09:10
Locuteur

plus

1:09:10
Invité

critiquable que ce soit les agences qui aillent les voir

1:09:13
Locuteur

ah

1:09:13
Invité

ben

1:09:14
Locuteur

attendez je

1:09:14
Invité

crois que là les agences ne vont pas voir les industriels pour leur donner des avis scientifiques

1:09:21
Locuteur

ils

1:09:21
Invité

ne vont pas à Genève quand même les agences les

1:09:24
Locuteur

agences les politiques les politiques les

1:09:27
Invité

associations de patients les associations de patients le forum de la DIA monsieur le président est un forum international vous

1:09:35
Locuteur

avez de tout

1:09:38
Invité

vous ne m'avez pas demandé le financement j'aurais été en peine de vous le

1:09:42
Locuteur

dire je vous l'ai dit bon

1:09:43
Invité

je vous l

1:09:44
Locuteur

'ai

1:09:44
Invité

dit mais ce que je peux vous dire c'est que je crois pas que ce soit les patients qui financent ça je crois qu'on est d

1:09:49
Locuteur

'accord là dessus c

1:09:50
Invité

'est pas les patients

1:09:51
Locuteur

qui financent et ni les associations de patients puisque les associations de patients

1:09:54
Invité

sont financées par l'industrie pharmaceutique alors donc ce serait difficile bon alors bah oui depuis on a une liste oui

1:10:01
Locuteur

tout à fait oui d'accord

1:10:02
Invité

tout à fait mais certaines

1:10:04
Locuteur

je sais pas qui peut financer je ne sais pas certaines associations de patients qui du reste

1:10:10
Invité

qui du reste ne figurent pas sur le dans la liste de l'EMEA parce que ça effectivement on fait très très attention de voir comment ces associations sont financées

1:10:19
Locuteur

il faut faire très

1:10:19
Invité

attention mais mais si je peux continuer effectivement comme je vous l'ai dit c'est un travail qui est un travail de transparence on essaye d'expliquer à tous ceux qui veulent bien nous écouter ce qu'on fait dans ces congrès alors il y en a d'autres il n

1:10:36
Locuteur

'y

1:10:36
Invité

a pas que la DIA il n'y

1:10:37
Locuteur

a

1:10:37
Invité

pas que la DIA il y a d'autres congrès il

1:10:40
Locuteur

y a des universités

1:10:41
Invité

d'été

1:10:41
Locuteur

il y a des universités d

1:10:43
Invité

'été où de

1:10:44
Locuteur

temps en temps

1:10:44
Invité

on voit des ministres d'ailleurs et Lourdes

1:10:46
Locuteur

-Marins c'est mieux que Genève je trouve que on soit plus là je pense que c'est

1:10:50
Invité

on n'est pas tout seul on

1:10:52
Locuteur

n'est pas tout seul non vous êtes en bonne compagnie le ministre est même là

1:10:55
Invité

absolument absolument c

1:10:57
Locuteur

'est pas dire

1:10:57
Invité

pour autant que c'est donc c 'est un travail c'est un travail ne me méprenez pas ne me méprenez pas c'est un travail on n'y va pas pour rigoler on y va en préparant parce que de faire une mauvaise présentation devant 2000 personnes je peux vous dire ça m'est arrivé

1:11:15
Locuteur

une

1:11:15
Invité

fois on se sent très très mal donc on essaye de préparer et c'est beaucoup de travail

1:11:21
Locuteur

et c'est beaucoup de travail

1:11:22
Invité

je n

1:11:22
Locuteur

'ai

1:11:22
Invité

pas dit que ce n'était pas du ce n'était pas du travail mais ce qu'il y

1:11:26
Locuteur

a

1:11:26
Invité

aussi on pourrait dire le commissaire européen qui est là aussi

1:11:30
Locuteur

chargé de l'industrie et de la santé

1:11:32
Invité

John Daly est là aussi

1:11:34
Locuteur

son directeur général personnellement

1:11:36
Invité

je m'en réjouis de voir qu'il y ait une telle collusion entre l'industrie pharmaceutique et la

1:11:44
Locuteur

santé je ne suis pas certain qu'on

1:11:45
Invité

puisse parler de collusion

1:11:46
Locuteur

disons de

1:11:47
Invité

connexion je ne suis pas certain qu'on puisse parler de collusion de connexion de connexion c'est à dire que les gens effectivement parlent les uns avec les autres ce qui me paraît relativement sain je vous rappelle ce qu'a dit le

1:11:58
Locuteur

rapport

1:11:59
Invité

de Ligas vous ne

1:12:01
Locuteur

l

1:12:01
Invité

'avez lu sans doute que

1:12:02
Locuteur

moi

1:12:02
Invité

avec attention il a dit que l'AFSAPS était globalement en situation de conflit d'intérêt

1:12:11
Locuteur

structurellement

1:12:12
Invité

et culturellement et que les décisions qui étaient prises étaient une sorte une forme de coproduction entre l'industrie pharmaceutique et les experts et malheureusement la petite expérience que j'ai moi non pas je ne vis pas ça de l'intérieur mais de l'extérieur je m'aperçois que ça n'est pas très éloigné de la réalité c'est la raison pour laquelle je pense qu'il faudrait peut-être à l'avenir mettre une séparation plus franche entre l'AFSAPS et ceux qui travaillent et l'industrie pharmaceutique

1:12:42
Locuteur

il faudrait que vous nous disiez comment et bien on va vous

1:12:47
Invité

faire des propositions monsieur dans

1:12:49
Locuteur

quelques mois il suffit d

1:12:50
Invité

'attendre mais vous

1:12:51
Locuteur

savez

1:12:51
Invité

on en a déjà fait des

1:12:52
Locuteur

propositions en 2003 on a fait un

1:12:55
Invité

rapport et ces propositions

1:12:57
Locuteur

malheureusement

1:12:58
Invité

n'ont pas été suivies des faits alors j'espère que celles qu'on fera le seront pour améliorer la situation

1:13:04
Locuteur

cela

1:13:04
Invité

étant dit donc vous avez la possibilité maintenant de faire une intervention liminaire sur le sujet à savoir le médiateur puisque vous avez eu à en connaître de par vos fonctions que vous aviez à l'AFSAPS

1:13:17
Locuteur

et

1:13:18
Invité

ensuite madame la rapporteure vous posera des questions c'est comme vous voulez ou bien on passe

1:13:26
Locuteur

directement aux questions c'est comme vous le souhaitez c

1:13:28
Invité

'est comme vous voulez je souhaite répondre absolument à toutes les questions que vous me posez dans la mesure où je le peux de façon absolument transparente donc dans

1:13:37
Locuteur

ce cas là

1:13:38
Invité

madame la rapporteure vous avez la parole

1:13:40
Locuteur 6

ce rapport de l'IGAS je voudrais savoir si ce qui a été évoqué tout à l'heure si vous avez eu l'occasion d'avoir une procédure contradictoire avec ce qui a été dit dans le rapport de l'IGAS

1:13:52
Invité

oui pas moi personnellement mais le directeur général a écrit pour effectivement dire qu'il y avait un certain nombre de points sur lesquels d'abord parlons du rapport lui-même c'est un travail sur le drame du médiator qui est un véritable drame ce rapport est un est un monument c'est un monument ils ont travaillé je ne sais pas comment ils ont réussi à faire je ne veux pas dire que je supporte tout ce qu'ils disent on aura peut-être l'occasion d'en parler tout à l'heure mais c'est un véritablement c'est un travail analytique extraordinairement conséquent alors il y a effectivement des prises de position je crois je ne les ai pas vues je ne les ai pas vues mais je crois que mon directeur général s'en est ouvert aux membres de l'IGAS mais je crois que c'était essentiellement ça ne portait pas sur du factuel je crois que ça portait surtout sur des interprétations

1:14:59
Locuteur

est

1:15:00
Locuteur 6

-ce que vous pourriez nous dire quand et comment avez-vous été informé pour la première fois des effets du médiator dans l'exercice de vos compétences

1:15:11
Locuteur

est

1:15:12
Locuteur 6

-ce que vous avez jamais soupçonné

1:15:14
Locuteur

la

1:15:15
Locuteur 6

nature anorexigène de ce produit ni fait le rapprochement avec la famille des fenfluoramines

1:15:22
Locuteur

alors

1:15:23
Locuteur 6

on a eu une explication tout à

1:15:24
Locuteur

l

1:15:24
Locuteur 6

'heure

1:15:25
Invité

intéressante je ne

1:15:26
Locuteur

suis

1:15:26
Invité

pas pharmacologue moi je ne

1:15:28
Locuteur

suis

1:15:28
Invité

pas pharmacologue donc pour moi ce produit a une analogie structurale avec les fenfluoramines c'est évident c'était du reste ce que disait Silvio Garatini quand il a écrit au CPMP CHMP je vais dire CHMP parce que c'est la même chose il a écrit au CHMP c'est

1:15:45
Locuteur 9

CHMP

1:15:45
Locuteur

maintenant

1:15:45
Invité

oui c'est CHMP maintenant mais à l'époque c'était CPMP c'est pour ça que donc je vais dire CHMP maintenant parce que de toute façon c'est pareil donc quand il a écrit il a dit voilà le mafluorex c'est un hypolipémiant et il a donné une page une photocopie d'une page d'un livre de pharmacologie connu c'est un hypolipémiant et il se trouve qu'il a une analogie structurale avec la fenfluoramine qui est un anorexigène bon

1:16:12
Locuteur

et

1:16:14
Invité

donc il voulait savoir effectivement ce que le CPMP le CHMP en pensait et ça c'était en octobre 1998

1:16:23
Locuteur

alors

1:16:24
Invité

en novembre 1998

1:16:27
Locuteur

ou

1:16:27
Invité

excusez-moi en octobre et la lettre de tête septembre donc en octobre 98 le CHMP a vu la lettre de Garatini et alors qu'on était en plein arbitrage fin fluoramine on a je crois je m'en souviens plus très bien à vrai dire mais je crois parce que j'étais là je crois qu'on a évoqué très rapidement la possibilité d'inclure le bain fluorex dans l'arbitrage fin fluoraminique

1:16:58
Locuteur

mais

1:16:58
Invité

on y a renoncé essentiellement pour deux raisons un parce que l'indication n'était pas la même et deux parce que le produit était effectivement présenté comme un nipo-lipébien

1:17:10
Locuteur

et

1:17:11
Invité

donc

1:17:11
Locuteur

et

1:17:12
Invité

puis la troisième raison qui est une raison importante aussi c'est qu'il y avait peu ou pas de cas de cas

1:17:20
Locuteur

et

1:17:20
Invité

donc le président de l'époque et je crois qu'il a été soutenu par son comité le président de l'époque a dit au groupe pharmacovigilance vous allez étayer un peu le dossier parce que c'est ça que ça voulait dire

1:17:35
Locuteur

et

1:17:37
Invité

quand le dossier sera étayé éventuellement vous nous le ramenez et on fera on déclenchera ce qu'on appelle un article 12 c'est à dire une saisine officielle du comité

1:17:51
Locuteur

pour

1:17:51
Invité

des motifs d'intérêt communautaire

1:17:55
Locuteur

et

1:17:55
Invité

parmi

1:17:57
Locuteur

les

1:17:57
Invité

définitions de l'intérêt communautaire il y a à la pharmacovigilance

1:18:01
Locuteur

donc

1:18:02
Invité

c'est ce que

1:18:04
Locuteur

le

1:18:05
Invité

CHMP a dit au groupe pharmacovigilance

1:18:09
Locuteur

et

1:18:11
Invité

malheureusement je dirais le CHMP n'a plus revu le dossier

1:18:16
Locuteur

n

1:18:16
Invité

'a

1:18:16
Locuteur

plus

1:18:17
Invité

revu le dossier

1:18:18
Locuteur

alors

1:18:19
Invité

qu'est-ce qui s'est passé

1:18:21
Locuteur

qu

1:18:21
Invité

'est-ce qui s'est passé et bien

1:18:24
Locuteur

pour

1:18:25
Invité

vous dire ce qui s'est passé alors je ne

1:18:26
Locuteur

sais

1:18:26
Invité

pas si vous avez eu les collègues de l'EMA qui sont venus bon il faut que peut-être

1:18:31
Locuteur

on est allé les

1:18:31
Invité

voir

1:18:31
Locuteur

vous

1:18:32
Invité

êtes allé les voir c'est encore mieux très bien c'est encore mieux donc il faut que je dise quand même très vite que le groupe pharmacovigilance du comité a une fonction

1:18:43
Locuteur

duale la

1:18:44
Invité

première fonction c'est lorsqu'il s'occupe des problèmes de pharmacovigilance des procédures centralisées il en réfère formellement au CHMP

1:18:55
Locuteur

et

1:18:55
Invité

lorsqu'il s'occupe des problèmes de pharmacovigilance des AMM nationales ce qui est le cas qui nous occupe alors là c'est un forum

1:19:04
Locuteur

c

1:19:05
Invité

'est un forum informel c'est un forum où les états membres parlent entre eux des problèmes d'AMM national

1:19:12
Locuteur

et

1:19:13
Invité

il y a deux options soit on considère

1:19:17
Locuteur

que

1:19:18
Invité

il y a suffisamment de matériel pour saisir le CHMP avec

1:19:23
Locuteur

ces

1:19:25
Invité

problèmes d'AMM national et on le fait par le biais de cet article 12 soit on considère qu'il n'y a pas franchement raison de le faire on va demander

1:19:36
Locuteur

à

1:19:36
Invité

l'industriel dans tous les pays de modifier son résumé des caractéristiques du produit sa fiche Vidal

1:19:44
Locuteur

et

1:19:44
Invité

c'est ce qui s'est fait là c'est ce qui s'est fait il y a eu des discussions au niveau du groupe pharmacovigilance bon il y a eu un rapporteur italien un co-rapporteur français le rapporteur italien conclut en disant il y a deux options soit vous déclenchez l'article 12 soit vous posez la liste de questions soit éventuellement vous faites les deux bon

1:20:03
Locuteur

en

1:20:04
Invité

mars 99 si je ne m'abuse le groupe pharmacovigilance ne voit pas de problème de bénéfice risque je dis ça en substance je ne me souviens plus des termes enfin c'est globalement ce qu'il dit donc finalement il n

1:20:16
Locuteur

'est

1:20:16
Invité

pas étonnant

1:20:17
Locuteur

que

1:20:18
Invité

à la fin de l'année 99

1:20:21
Locuteur

le

1:20:22
Invité

groupe pharmacovigilance décide de jouer la carte entre guillemets nationale

1:20:26
Locuteur

c

1:20:27
Invité

'est à dire qu'on ne part pas vers une saisine officielle du CHMP mais on va

1:20:34
Locuteur

demander

1:20:35
Invité

à Servier

1:20:37
Locuteur

une

1:20:38
Invité

liste de questions qui se trouve dans la lettre monsieur le président madame le rapporteur que j'ai signée j'aurais pu ne pas la signer je l'ai signée probablement d'ailleurs pas en tant que membre français du CHMP mais en tant que responsable de l'AFSA parce que c'était devenu un problème national

1:21:00
Locuteur

et

1:21:00
Invité

j'ai demandé

1:21:02
Locuteur

à

1:21:03
Invité

la firme de nous fournir des données de cinétique

1:21:09
Locuteur

des

1:21:09
Invité

données sur l'efficacité clinique sur le métamise d'hydrate de carbone c'est

1:21:14
Locuteur

à

1:21:14
Invité

dire la glycémie sur une période de 6 à 12 mois

1:21:18
Locuteur

et

1:21:18
Invité

surtout des données éco-cardiographiques

1:21:22
Locuteur

car

1:21:22
Invité

effectivement on avait une petite idée derrière la tête

1:21:26
Locuteur

on

1:21:27
Invité

avait une petite idée derrière la tête et c'est pour ça qu'on a demandé ça

1:21:32
Locuteur

à

1:21:32
Invité

partir de là ce projet a été pris en charge par la pharmacovigilance le rapport de l'IGAS le mentionne bien

1:21:40
Locuteur

il

1:21:41
Invité

y

1:21:41
Locuteur

a

1:21:41
Invité

eu des lettres entre monsieur Servier

1:21:43
Locuteur

ses

1:21:44
Invité

collaborateurs et la pharmacovigilance de l'AFSAPS

1:21:50
Locuteur

Servier

1:21:51
Invité

a fait une proposition même deux propositions d'études une

1:21:55
Locuteur

sur

1:21:56
Invité

les glycémies et une sur les échocardiographies

1:22:00
Locuteur

et en fin

1:22:04
Invité

2000

1:22:06
Locuteur

semble

1:22:07
Invité

-t-il enfin semble-t-il c'est en tout cas ce qui s'est passé au niveau du groupe pharmacovigilance il y a eu une réunion entre Servier et le rapporteur italien et le rapporteur français

1:22:20
Locuteur

et

1:22:20
Invité

ils se sont mis d'accord sur un protocole lequel protocole a été visé

1:22:26
Locuteur

par

1:22:26
Invité

les responsables du DCRPV de Besançon

1:22:32
Locuteur

et

1:22:33
Invité

de Lille

1:22:35
Locuteur

qui

1:22:35
Invité

si ma mémoire est bonne en septembre 2001

1:22:39
Locuteur

ont

1:22:39
Invité

dit que ce protocole qui était une étude et non pas deux études bon c'était devenu une étude mais c'était une étude avec deux critères de jugement un critère de jugement glycémique

1:22:50
Locuteur

auquel

1:22:51
Invité

nous

1:22:52
Locuteur

mon

1:22:52
Invité

unité nous avions participé en tant que prestataire de service la pharmacovigilance nous avait demandé notre avis on l'a rendu tout allait bien

1:23:00
Locuteur

et

1:23:00
Invité

les échocardiographies à trois mois à six mois à neuf mois et à douze

1:23:05
Locuteur

mois donc

1:23:06
Invité

le protocole était valide

1:23:09
Locuteur

et

1:23:10
Invité

pour une raison que je n'explique pas

1:23:13
Locuteur

cette

1:23:14
Invité

étude et notamment l'étude échocardiographique n'a vu le jour que beaucoup beaucoup beaucoup plus tard

1:23:20
Locuteur

et vous n'avez pas d'explication

1:23:22
Invité

je n'ai pas d'explication monsieur le président je n'ai pas d'explication je m'en excuse je n'ai pas d'explication j'ai d'ailleurs dit devant la mission de l'Assemblée nationale que

1:23:31
Locuteur

si ce

1:23:33
Invité

problème avait été référé

1:23:35
Locuteur

au

1:23:36
Invité

niveau du CHMP officiellement

1:23:39
Locuteur

je

1:23:40
Invité

ne sais pas si la décision

1:23:43
Locuteur

aurait

1:23:44
Invité

été différente mais ce que je sais c'est qu'il y aurait eu

1:23:47
Locuteur

un

1:23:48
Invité

agenda avec des délais et que ces délais auraient été respectés la faiblesse que nous avons eue à l'époque c'est de ne pas donner de délais parce que simplement à l'époque on ne donnait pas de délais ce qui maintenant ne serait pas concevable

1:24:00
Locuteur

et

1:24:00
Invité

dites moi quand vous donnez des délais et que ces délais ne sont pas respectés vous sanctionnez

1:24:03
Locuteur

oui

1:24:04
Invité

au

1:24:05
Locuteur

niveau de

1:24:05
Invité

l'Europe monsieur le président oui oui c'est sanctionné vous pouvez nous sanctionner c

1:24:11
Locuteur

'est assez rare oui c'est assez rare

1:24:14
Invité

parce que nous avons eu une information totalement contraire lorsque nous sommes déplacés on vous

1:24:18
Locuteur

a

1:24:18
Invité

dit que jamais un laboratoire en Europe n'avait été sanctionné

1:24:22
Locuteur

pour de telles raisons

1:24:24
Invité

alors

1:24:24
Locuteur

attendez

1:24:24
Invité

sanctionner alors attendez qu'est-ce qu'appelle-t-on sanction

1:24:27
Locuteur

maintenant il y a une sanction quand vous

1:24:29
Invité

stationnez

1:24:30
Locuteur

laissez-moi laissez-moi terminer vous avez un

1:24:32
Invité

procès verbal et vous

1:24:33
Locuteur

payez c'est clair il y a maintenant des

1:24:35
Invité

pénalités financières qui existent oui elles existent qui existent alors elles n'ont pas encore été appliquées été appliquées mais

1:24:43
Locuteur

elles existent

1:24:43
Invité

mais

1:24:44
Locuteur

elles existent ça nous rassure car avant elles n'existaient pas ça

1:24:46
Invité

nous rassure beaucoup mais qu'avant elles n'existaient pas absolument oui

1:24:49
Locuteur

donc il y a des pénalités financières c'est pas

1:24:51
Invité

pour autant que la situation a changé et je peux vous dire et je peux vous dire que lorsque un laboratoire est en retard fournit ses données avec leur retard d'abord il vous écrit tout le temps en vous disant pourquoi il est en retard il vous donne des raisons alors ces raisons sont acceptables ou pas si ces

1:25:09
Locuteur

raisons sont pas acceptables on

1:25:11
Invité

le fait j'ai remarqué très

1:25:13
Locuteur

très bienveillant très très bienveillant je ne suis pas certain monsieur

1:25:16
Invité

le président qu'on soit aussi bienveillant que vous pensez je ne crois pas

1:25:19
Locuteur

ah

1:25:19
Invité

bon bah écoutez j'ai entendu aucun laboratoire se plaindre

1:25:23
Locuteur

voilà bien

1:25:24
Invité

alors madame la rapporteure

1:25:28
Locuteur

vous

1:25:30
Invité

pouvez continuer vous oui

1:25:33
Locuteur 6

toujours dans le rapport de l'IGAS celui-ci relève la place décisive qui est celle des diverses communautés scientifiques et médicales

1:25:41
Locuteur

dans

1:25:42
Locuteur 6

la construction des décisions publiques

1:25:45
Locuteur

et

1:25:46
Locuteur 6

toutes les décisions prises au sein de l'agence sont préparées par des experts

1:25:50
Locuteur

qui

1:25:51
Locuteur 6

rendent leur avis or dit le rapport je cite de très graves défaillances pour certaines d'entre elles incompréhensibles ont été relevées par ce rapport

1:26:02
Locuteur

comment

1:26:03
Locuteur 6

expliquez-vous ces failles dans l'expertise scientifique du médiator et puis je voudrais aller plus loin puisque c'est la journée de la femme aujourd'hui

1:26:16
Locuteur

comment

1:26:16
Locuteur 6

se fait-il que pour l'instant aujourd'hui il y ait une femme qui est payée au sein de la FSABS

1:26:22
Locuteur

qui

1:26:23
Invité

a été sanctionnée deux femmes deux femmes qui étaient sanctionnées et un homme

1:26:29
Locuteur

un

1:26:29
Invité

homme nous ne savions pas encore

1:26:31
Locuteur

le

1:26:31
Invité

directeur général

1:26:33
Locuteur

il a démissionné oui

1:26:34
Invité

bien sûr il

1:26:35
Locuteur

a démissionné

1:26:36
Locuteur 6

les autres ont été démissionnés c

1:26:38
Locuteur

'est

1:26:38
Locuteur 6

un petit signal que je voulais faire quand même aux femmes le jour de la journée de la femme

1:26:43
Invité

et le départ d'Anne et de Carmen sera un gros coup pour la pharmacovigilance européenne je peux vous le dire je peux vous le dire

1:26:50
Locuteur

et

1:26:51
Invité

ça ça m'a été dit par mes collègues à Londres

1:26:54
Locuteur

enfin

1:26:55
Invité

bon allemand

1:26:56
Locuteur

à

1:26:56
Invité

Londres à Londres à Londres

1:26:58
Locuteur

alors

1:26:59
Invité

pour répondre à votre question

1:27:03
Locuteur

si

1:27:03
Invité

vous effectivement lisez bien le rapport de l'Egas et je suis absolument persuadé que vous l'avez bien lu les défaillances entre guillemets c'est essentiellement dans les années 2003 2000 ou 2000 2009 on va dire ça comme ça

1:27:23
Locuteur

ce

1:27:24
Invité

sont des tergiversations un manque de réactivité qu'on voit essentiellement au niveau des comités techniques et nationaux de pharmacovigilance alors je voudrais très clairement dire que je ne considère pas

1:27:39
Locuteur

ici

1:27:40
Invité

que la pharmacovigilance responsable et le prêt à elle-même ne l'est pas

1:27:44
Locuteur

je

1:27:45
Invité

crois que le système a failli dans son ensemble

1:27:48
Locuteur

pour

1:27:48
Invité

autant pour autant

1:27:51
Locuteur

le

1:27:51
Invité

manque de réactivité des instances du poste autorisation de mise sur le marché paraît à la lecture du rapport de l'Egas et stigmatisé par le rapport de l'Egas paraît évident et moi en tant que responsable à l'époque jusqu'en 2007 du prêt à elle-même je ne peux pas vous dire beaucoup plus car ce n'était pas mon département et donc je ne participais pas au comité technique et au commission nationale de pharmacovigilance donc je ne peux pas vous dire ce qui s'est passé ceci dit je trouve effectivement curieux

1:28:34
Locuteur

qu

1:28:35
Invité

'en 2005 me semble-t-il si ma mémoire est bonne la commission nationale souhaite que une réévaluation du bénéfice-risque du médiator et qu'il ne se passe rien au niveau de la commission d'AMM

1:28:51
Locuteur

et

1:28:52
Invité

en 2007 le même souhait prononcé par la commission nationale de pharmacovigilance et la commission d'AMM ne va pas dans ce sens alors comprendre ça je ne participais ni à l'une ni à l'autre je ne comprends pas très bien je ne comprends pas très bien mais mais j'en retire une leçon

1:29:17
Locuteur

c

1:29:18
Invité

'est l'intégration

1:29:19
Locuteur

c

1:29:20
Invité

'est l'intégration

1:29:22
Locuteur

c

1:29:22
Invité

'est le fait qu'il faut se parler

1:29:25
Locuteur

et

1:29:25
Invité

que peut-être et que peut-être que ce soit au niveau interne

1:29:30
Locuteur

que

1:29:31
Invité

ce soit au niveau de l'Europe par rapport à la France

1:29:34
Locuteur

ou

1:29:35
Invité

que ce soit au niveau de la commission nationale de pharmacovigilance et de la commission d'AMM peut-être ne nous sommes pas nous suffisamment parlé

1:29:43
Locuteur

et

1:29:44
Invité

donc l'intégration en tant que

1:29:46
Locuteur

telle

1:29:48
Invité

avec au besoin même

1:29:49
Locuteur

l

1:29:50
Invité

'existence d'une seule commission qui serait une commission du bénéfice-risque me paraît effectivement une solution qu'on pourrait envisager dans le futur

1:29:59
Locuteur

ah

1:30:00
Invité

oui vous êtes favorable à l'intégration

1:30:02
Locuteur

de

1:30:03
Invité

la commission nationale de pharmacovigilance à la commission elle-même c

1:30:08
Locuteur

'est ça ? je

1:30:08
Invité

suis surpris qu'en 2007 écoutez je suis surpris qu'en 2007 il y ait quand même un manque de communication entre les deux commissions qui me surprend c'est tout je ne veux pas en dire plus je ne

1:30:23
Locuteur

veux

1:30:23
Invité

surtout pas juger qui que ce soit je n'y étais pas

1:30:25
Locuteur

non

1:30:25
Invité

mais c'est pas ce

1:30:26
Locuteur

qu'on vous demande oui tout à fait non mais ça pourrait

1:30:29
Invité

être mal interprété

1:30:30
Locuteur

donc je préfère ne rien

1:30:31
Invité

dire je préfère ne rien dire mais ceci dit je m'étonne comme s'est étonné effectivement le rapport de l

1:30:37
Locuteur

'IGAP

1:30:38
Locuteur 6

est-ce que vous estimez que l'étude Frachon a été conduite avec des données sources qui sont exemplaires ou est-ce que vous contestez la méthodologie ce qu'a contesté visiblement l'étude Alperovitch actuellement

1:31:00
Locuteur

je ne peux

1:31:01
Invité

pas vous répondre je ne connais pas madame Frachon je ne

1:31:03
Locuteur

l

1:31:03
Invité

'ai jamais rencontrée

1:31:04
Locuteur

et je ne connais

1:31:05
Invité

pas son étude je sais que son étude a servi de catalyseur de lanceur d'alerte comme on dit

1:31:11
Locuteur

de

1:31:11
Invité

lanceur d'alerte il y avait déjà une alerte mais elle a été donc je ne peux pas vous dire ceci dit je crois qu'elle a fait avec les moyens du bord et elle a remarquablement fait alors maintenant ce qui se passe si vous voulez elle a fait ce qu'aurait dû faire l'APSAP c'est ça que vous vouliez dire

1:31:28
Locuteur

elle a fait ce

1:31:29
Invité

qu'aurait elle a fait ce qu'aurait dû

1:31:31
Locuteur

faire

1:31:31
Invité

l'APSAP plus

1:31:32
Locuteur

tôt oui

1:31:33
Invité

plus tôt

1:31:34
Locuteur

et pourquoi elle l'a-t-elle pas fait on en sait rien

1:31:36
Invité

elle a fait ce qu'aurait pu faire l'APSAP plus tôt et là encore j'en reviens à cette étude éco-cardiographique qui n'était pas très très difficile à faire et qui nous aurait montré qu'il y avait une différence dans l'incidence d'évalvulopathie entre le groupe médiateur et le groupe placebo

1:31:56
Locuteur

donc l

1:31:57
Locuteur 6

'étude Frachon et Alperovitch vous ne les avez pas

1:31:59
Locuteur

non vous ne les avez pas lues non si j'ai lu les 64

1:32:02
Locuteur 6

% de cas inexpliqués dans l'étude

1:32:04
Locuteur

Frachon

1:32:05
Invité

mais vous savez moi je suis un médecin modeste j'ai beaucoup de mal souvent à interpréter les études épidémiologiques je suis plutôt en matière de pharmacovigilance je suis plutôt intéressé plus par l'imputabilité c'est à dire les données médicales donc madame Alperovitch madame Hill se sont battus à coup d'études épidémiologiques de croisements de fichiers etc je suis admiratif mais je suis dans l'incapacité de pouvoir juger

1:32:39
Locuteur

c

1:32:40
Locuteur 6

'est important parce qu'à partir d'un certain nombre de sources effectivement on peut engager des conséquences au niveau de l'imputabilité me semble-t-il

1:32:48
Locuteur

alors

1:32:48
Locuteur 6

est-ce que vous pensez qu'il est important de développer une expertise qui soit indépendante des laboratoires

1:32:56
Locuteur

alors

1:32:56
Invité

je vais vous dire

1:32:59
Locuteur

je

1:32:59
Invité

vais vous dire quelque chose que vous avez probablement entendu mille fois mais que je vis quasiment tous les jours à l'Europe

1:33:06
Locuteur

c

1:33:06
Invité

'est très difficile d'avoir des experts des experts indépendants qui ne sont pas compétents dans le domaine qui nous intéressent qui

1:33:16
Locuteur

nous intéressent c

1:33:16
Invité

'est ce

1:33:17
Locuteur

qu'il a dit Claudier tout à l'heure ils peuvent être

1:33:18
Invité

compétents dans des tas d'autres domaines

1:33:20
Locuteur

mais

1:33:20
Invité

dans le domaine qui nous intéresse je peux vous dire que c'est pas facile alors j'ai beaucoup de chance

1:33:25
Locuteur

j

1:33:26
Invité

'ai beaucoup de chance en tant que président d'un comité qui est un comité de fonctionnaires pour 95 ou 17% des cas sont des fonctionnaires donc ils n'ont pas de conflit d'intérêt et ce sont eux

1:33:39
Locuteur

qui

1:33:39
Invité

vont juger du rapport bénéfice-risque de la balance bénéfice-risque de la nouvelle molécule

1:33:45
Locuteur

donc

1:33:46
Invité

sur ce plan là j'ai pas trop trop trop de soucis

1:33:49
Locuteur

en

1:33:50
Invité

ce qui concerne les experts experts externes européens

1:33:54
Locuteur

alors

1:33:55
Invité

là j'ai les mêmes soucis que ceux que vous mentionnez à savoir que ces experts anglais allemands suédois néerlandais français ils ont tous des conflits d'intérêt tous

1:34:06
Locuteur

bon alors

1:34:08
Invité

la chance que j'ai

1:34:11
Locuteur

c

1:34:11
Invité

'est que j'essaye de les utiliser le moins possible

1:34:15
Locuteur

c

1:34:15
Invité

'est à dire que j'essaye de faire le travail le plus en interne possible un petit peu comme le font les américains d'une certaine façon réservant

1:34:24
Locuteur

ce

1:34:25
Invité

qu'on appelle les SAG c'est à dire les scientific advisory group c'est à dire les groupes d'experts pour les cas où véritablement

1:34:31
Locuteur

on

1:34:32
Invité

a des soucis on a des soucis c'est une molécule qu'on ne connait pas on n'a jamais vu ça on ne

1:34:36
Locuteur

va

1:34:36
Invité

pas le demander pour la dixième molécule antihypertensive ou le 25ème anticancéreux mais mais quand on ne connait pas bien on fait appel on fait appel aux experts

1:34:47
Locuteur

et

1:34:48
Invité

puis deuxièmement on dit aux experts

1:34:51
Locuteur

attention vous

1:34:52
Invité

êtes là

1:34:53
Locuteur

pour

1:34:54
Invité

nous aider vous êtes là pour nous conseiller mais s'il y

1:34:57
Locuteur

a

1:34:57
Invité

une question qu'on ne vous posera pas

1:34:59
Locuteur

c

1:35:00
Invité

'est justement votre avis sur le bénéfice risque car c'est nous

1:35:03
Locuteur

c

1:35:03
Invité

'est HMP qui décidons

1:35:06
Locuteur

alors les

1:35:09
Invité

choses étant ce qu'elles sont le rôle des experts est quand même assez amoindri par rapport à d'autres pays dont le mien

1:35:18
Locuteur

pour

1:35:19
Invité

lesquels l'expertise externe est une tradition

1:35:23
Locuteur

c

1:35:23
Invité

'est culturel c'est historique

1:35:25
Locuteur

c

1:35:26
Invité

'est historique l'expertise externe

1:35:28
Locuteur

donc

1:35:29
Invité

c'est difficile de se passer de quelque chose qui est historique au

1:35:32
Locuteur

niveau de l'Europe

1:35:33
Invité

que ça peut être réformé que ça peut évoluer

1:35:35
Locuteur

je le

1:35:36
Invité

souhaite beaucoup je le souhaite beaucoup car je vais vous faire une confidence enfin confidence je vais vous faire une confidence quand j'étais dans les années 90-95 je faisais l'apologie du système français c'est à dire du système fondé sur l'expertise externe

1:35:52
Locuteur

vous

1:35:53
Invité

étiez dans l'industrie privée non non oui 95 oui 90

1:35:58
Locuteur

-95 oui tout

1:35:59
Invité

à fait tout à fait allez 2000 2000 de

1:36:02
Locuteur

90 à 2000

1:36:03
Invité

voire même avant allez voire même avant voire même avant voire même avant je faisais l'apologie du système français

1:36:10
Locuteur

et

1:36:10
Invité

j'étais pas le seul

1:36:11
Locuteur

je

1:36:12
Invité

me souviens avoir entendu Jean-Michel Alexandre faire l'apologie du système français

1:36:15
Locuteur

Marcel

1:36:16
Invité

Legrain Marcel Legrain en 78 qui a créé la première commission d'AMM faire l'apologie du système français ce système plein d'experts compétents ayant finalement la notion

1:36:30
Locuteur

de

1:36:31
Invité

ce qu'est un problème médical un problème de bénéfice pour le malade c'est magnifique c'est magnifique bon

1:36:37
Locuteur

et

1:36:37
Invité

puis j'ai changé d'avis j'ai changé d'avis

1:36:40
Locuteur

parce

1:36:40
Invité

que je me suis dit finalement en voyant ce qui se passe à l'Europe

1:36:44
Locuteur

que

1:36:46
Invité

finalement l'évaluation interne faite par les évaluateurs internes c

1:36:49
Locuteur

'est

1:36:49
Invité

finalement pas si mal que ça surtout pour des médicaments qu'on connaissait dont on connaissait peu ou prou l'indication thérapeutique donc il n

1:36:59
Locuteur

'y

1:36:59
Invité

avait pas franchement si je puis dire malheureusement il n

1:37:02
Locuteur

'y

1:37:02
Invité

avait pas franchement de grandissime innovation donc peu ou prou cette évaluation interne finalement

1:37:10
Locuteur

ça

1:37:10
Invité

se passe pas mal

1:37:12
Locuteur

on

1:37:12
Invité

fait pas trop d'erreurs je crois pas

1:37:13
Locuteur

je

1:37:14
Invité

crois pas qu'on fasse trop d'erreurs et puis quand on a un gros souci

1:37:17
Locuteur

mais

1:37:18
Invité

pas très fréquemment et bien on a nos groupes d'experts et quand on fait appel à nos groupes d'experts alors là commencent nos problèmes

1:37:26
Locuteur

parce

1:37:27
Invité

qu'il faut trouver des experts

1:37:29
Locuteur

qui

1:37:29
Invité

soient indépendants

1:37:30
Locuteur

et

1:37:31
Invité

qui n

1:37:31
Locuteur

'aient

1:37:31
Invité

pas de conflit d'intérêt et qui soient compétents dans notre domaine et bien je peux vous dire

1:37:35
Locuteur

que

1:37:36
Invité

je vois mes petits camarades qui me disent Eric on a passé deux heures trois heures au téléphone à trouver un gars qui finalement bon et puis finalement on a trouvé et puis pour terminer je vais vous donner une anecdote parce que c'est intéressant

1:37:51
Locuteur

il

1:37:52
Invité

y a quelques semaines bon on a reçu deux lettres

1:37:55
Locuteur

j

1:37:55
Invité

'ai reçu nominalement deux lettres

1:37:58
Locuteur

d

1:37:59
Invité

'ajur

1:38:00
Locuteur

d

1:38:00
Invité

'une certaine façon

1:38:02
Locuteur

de

1:38:03
Invité

deux industriels

1:38:04
Locuteur

pour

1:38:04
Invité

deux molécules n'ayant rien à voir

1:38:06
Locuteur

mais

1:38:07
Invité

elles sont arrivées en même temps

1:38:09
Locuteur

la

1:38:10
Invité

première c'était pour me dire

1:38:12
Locuteur

votre

1:38:13
Invité

SAG

1:38:14
Locuteur

est

1:38:15
Invité

peuplée d'incompétents

1:38:16
Locuteur

alors

1:38:17
Invité

effectivement bon c'était une molécule de la sclérose en plaques

1:38:20
Locuteur

grande

1:38:21
Invité

maladie une

1:38:23
Locuteur

indication difficile c'est le président du CHMP

1:38:24
Invité

qui parle du CHMP d'accord

1:38:28
Locuteur

c

1:38:29
Invité

'était c'était pas un problème facile bon c'est une maladie qui n

1:38:34
Locuteur

'est

1:38:34
Invité

pas très fréquente tous les experts étaient

1:38:36
Locuteur

un

1:38:37
Invité

prix si je puis dire donc on a trouvé mais malheureusement pour la firme malheureusement pour la firme il n'était pas suffisamment compétent donc on s'est retrouvé avec un avis négatif

1:38:46
Locuteur

dit

1:38:47
Invité

bien malheureusement mais malheureusement pour la firme c'est une boutade bien sûr

1:38:50
Locuteur

on

1:38:50
Invité

s'est retrouvé avec un avis négatif

1:38:52
Locuteur

et

1:38:53
Invité

puis le même jour une lettre

1:38:55
Locuteur

d

1:38:55
Invité

'un laboratoire différent

1:38:57
Locuteur

sur

1:38:58
Invité

un médicament différent me disant parmi les membres du SAG que vous avez convoqué il y en a un

1:39:06
Locuteur

dont

1:39:06
Invité

je sais qu'il a un conflit d'intérêt

1:39:08
Locuteur

qui

1:39:09
Invité

est un conflit négatif c'est pas avec moi c'est avec le compétiteur

1:39:13
Locuteur

alors

1:39:13
Invité

je peux vous le dire

1:39:15
Locuteur

et

1:39:15
Invité

donc je suis pas content du tout

1:39:17
Locuteur

et

1:39:18
Invité

comme je suis pas content je peux vous garantir que ça va pas se terminer là

1:39:22
Locuteur

pour

1:39:23
Invité

la première bon j'espère que ça se terminera là pour la deuxième j'en suis pas sûr j'en suis pas sûr déjà la commission européenne a commencé à nous écrire en nous disant rien tel etc qu'en pensez vous bon

1:39:34
Locuteur

je

1:39:34
Invité

peux vous dire madame le rapporteur je peux vous dire que c'est pas très facile c'est pas très facile et je veux dire je suis extraordinairement bien placé c'est pas moi qui fais le boulot c'est pas moi qui me tape les dizaines de coups de téléphone à trouver des experts qui soient compétents et indépendants c'est pas moi donc je veux dire

1:39:57
Locuteur

madame le

1:39:57
Invité

rapporteur

1:39:58
Locuteur

vous continuez encore

1:39:58
Locuteur 6

une question puis après je laisserai la parole à mes collègues est-ce que vous pensez que l'état s'est trop désengagé au niveau du financement d'assaps

1:40:11
Locuteur

et

1:40:11
Locuteur 6

cela est-ce que ça peut peser sur certaines décisions

1:40:14
Locuteur

la

1:40:15
Invité

réponse je vais presque vous dire je la connais la question mais je la comprends pas

1:40:19
Locuteur

je

1:40:20
Invité

la comprends pas parce que d'abord parce que les deux plus belles agences européennes

1:40:29
Locuteur

que

1:40:29
Invité

je connaisse qui sont les plus performantes

1:40:31
Locuteur

l

1:40:32
Invité

'agence anglaise et l'agence suédoise sont autofinancées par l'industrie pharmaceutique

1:40:37
Locuteur

donc

1:40:37
Invité

alors autofinancées à 97,5% ou 98% et

1:40:41
Locuteur

je peux vous dire c

1:40:42
Invité

'est 100%

1:40:43
Locuteur

oui

1:40:44
Invité

d'accord ok on

1:40:45
Locuteur

va dire que la différence n'est peut-être pas

1:40:47
Invité

significative bon

1:40:48
Locuteur

je

1:40:49
Invité

peux vous dire que ils sont vraiment très bons et je le vois tous les jours

1:40:53
Locuteur

bon donc est-ce que

1:40:55
Invité

oui ou non le mode de financement joue j'aurais tendance à dire que c'est un impôt c'est un impôt que payent les firmes et qui n'a rigoureusement rien à voir avec la décision qu'on va donner qui n'a rien à voir avec la décision qu'on va donner alors moi je vais vous dire une chose si on me donne plus d'évaluateurs quand j'étais le responsable opérationnel du pré-AMM si on donne plus d'évaluateurs avec un financement qui repart

1:41:25
Locuteur

au

1:41:25
Invité

trésor public voire même si on nous fait repartir au ministère de la santé ce que je n'espère pas enfin bon je ne sais pas je veux dire si j'ai plus d'évaluateurs compétents et de bon niveau je ne m'en plaindrai pas quelle que soit l'origine du financement

1:41:39
Locuteur

vous

1:41:42
Invité

avez d'autres questions pas d'autres questions monsieur Barbier vous avez la parole

1:41:47
Locuteur

oui

1:41:48
Locuteur 7

dans la chronologie que nous avez déroulé 98 donc suspicion etc demande d'études au laboratoire Servier en octobre 2002 le laboratoire a demandé une réétude de sa fiche de prescription la FAPS a réexaminé à ce moment là le dossier vous ne l'avez pas évoqué vous êtes passé à 2005 après et à ce moment là ça n

1:42:16
Locuteur

'a

1:42:16
Locuteur 7

pas été l'occasion de leur dire attendez 2002 vous redemandez une réévaluation de votre

1:42:23
Locuteur

de

1:42:23
Locuteur 7

l'AMM on ne leur a pas rappelé qu'ils avaient une étude à fournir quatre ans ou trois ans après puisque l'étude a été commandée en fin 99 je crois quelque chose comme ça

1:42:36
Invité

il

1:42:36
Locuteur

y a un trou quand même monsieur je vous ai j'ai dit

1:42:39
Invité

que

1:42:40
Locuteur

le suivi

1:42:40
Invité

du projet si je puis dire Mediator on va l'appeler comme ça avait été décidé comme c'est de coutume pour un problème de pharmacovigilance c'était suivi par la pharmacovigilance donc en termes d'efficience je ne vois pas pourquoi le prêt AMM aurait doublé la pharmacovigilance

1:42:57
Locuteur

je crois

1:42:58
Invité

qu'on n'avait pas on n'avait pas matière à le faire on n'avait pas matière à le faire

1:43:03
Locuteur

alors

1:43:04
Invité

pour autant si effectivement vous regardez ma lettre qui se trouve dans le rapport de l'Iglace il mentionne effectivement qu'il faudrait inclure dans la fiche vidale

1:43:14
Locuteur

un

1:43:15
Invité

certain nombre

1:43:16
Locuteur

des

1:43:17
Invité

faits secondaires

1:43:19
Locuteur

de

1:43:19
Invité

mémoire neurologique allergique et cardiovasculaire peut -être oui mais ça jamais jamais ça qui

1:43:28
Locuteur

est extraordinaire ça n'a

1:43:29
Invité

jamais figuré dans

1:43:31
Locuteur

les fiches est-ce que je

1:43:32
Invité

peux terminer est-ce

1:43:33
Locuteur

que vous m

1:43:33
Invité

'autorisez à terminer écoutez je réfléchis mais oui oui mais après réflexion allez-y si vous voulez dans notre système qu'on pourra peut-être revoir

1:43:45
Locuteur

ce

1:43:46
Invité

qu'on appelle les demandes de modification d'information ou dmi sont gérées par le poste AMM avec

1:43:54
Locuteur

les

1:43:54
Invité

centres régionaux de pharmacovigilance

1:43:56
Locuteur

et

1:43:58
Invité

après et après et après le résultat

1:44:02
Locuteur

de

1:44:03
Invité

leur discussion

1:44:05
Locuteur

dans

1:44:05
Invité

le détail duquel je ne rentrerai pas parce que je ne les connais pas est passé en commission d'AMM pour finalisation

1:44:14
Locuteur

le

1:44:14
Invité

problème c'est que lorsque on est sur des modifications somme toute relativement mineures relativement mineures parce que c'était quand même pas les effets allergiques du médiator qui étaient les plus

1:44:26
Locuteur

importants

1:44:27
Invité

il n'y a pas si vous voulez de passage en commission plénière

1:44:32
Locuteur

mais

1:44:33
Invité

il y a

1:44:33
Locuteur

oui

1:44:34
Invité

il y avait maintenant je ne suis plus dans le coup mais de mon temps si je puis dire je m'excuse je parle de mon temps il y avait de

1:44:41
Locuteur

mon

1:44:42
Invité

temps c'était dans les années 2000 jusqu'en 2007 puisque dans les années 2000 il y avait un groupe de travail qui s'appelait le groupe d'évaluation interne qui passait toutes les petites entre guillemets

1:44:53
Locuteur

toutes

1:44:54
Invité

les petites modifications de résumé des caractéristiques du produit dont notamment les fameuses DMI demandes de modification d'information qui étaient traitées par la pharmacovigilance le président de la commission d'AMM de l'époque le professeur Charles Collin présidait ces GEI ces groupes d'évaluation interne et lorsqu'il est parti c'est moi qui les ai présidé parce que personne ne souhaitait les présider et notamment le successeur de Charles Collin Daniel Vitcock qui était à Paul Bruce n'avait pas très envie qui est toujours en place ne souhaitait pas revenir à l'AFSAPS traverser Paris pour faire du GEI enfin bon je crois qu'on lui achète d'ailleurs jamais demandé donc j'ai pris le taureau par les cornes si je puis dire alors

1:45:38
Locuteur

je

1:45:38
Invité

terminerai juste en

1:45:40
Locuteur

disant

1:45:40
Invité

qu'en 2003 lorsque parce que j'ai pas terminé en 2003 lorsque la commission le groupe pharmacovigilance a été amené par le biais d'un infofax à connaître la suspension d'autorisation de mise sur le marché à l'initiative de la firme mais pour une valvulopathie

1:45:59
Locuteur

mais

1:46:00
Invité

à l'initiative de la firme mais pour une valvulopathie en Espagne

1:46:03
Locuteur

ah

1:46:03
Invité

c'est faux

1:46:05
Locuteur

ah

1:46:05
Invité

c'est pas ce que nous dit la firme ah bon ah non la firme ça a absolument rien à voir c'est l'article

1:46:12
Locuteur

c'est

1:46:12
Invité

pas

1:46:13
Locuteur

en raison de la

1:46:13
Invité

valvulopathie c'est pour des raisons uniquement commerciales non

1:46:16
Locuteur

mais

1:46:16
Invité

j'apporte c

1:46:17
Locuteur

'est la

1:46:18
Invité

version de la firme

1:46:19
Locuteur

alors

1:46:19
Invité

effectivement voilà je

1:46:21
Locuteur

viens de l'apprendre nous devons l

1:46:22
Invité

'apprendre alors moi je vais vous dire je vais vous dire la valvulopathie a facilité les raisons commerciales

1:46:32
Locuteur

selon

1:46:33
Invité

toute probabilité bon donc oui il y a eu si vous voulez il y a eu récemment d'ailleurs la même chose c'est public donc je peux le dire il y a eu le CITAC Saintan le TELIN des laboratoires Pfizer

1:46:50
Locuteur

a

1:46:51
Invité

été suspendu par le laboratoire lui-même pour deux cas d'hépatite grave

1:46:58
Locuteur

bon dans

1:47:00
Invité

une classe pharmacologique qui connaît l'hépatite

1:47:03
Locuteur

qui

1:47:03
Invité

en a déjà vu

1:47:04
Locuteur

bon

1:47:06
Invité

ce médicament a été suspendu donc c'est un médicament de procédure centralisée donc automatiquement bien évidemment on a fait un rapport d'évaluation on a regardé etc

1:47:16
Locuteur

bon on

1:47:17
Invité

a vu qu'il n

1:47:18
Locuteur

'y

1:47:18
Invité

avait pas de loup derrière cette affaire là je

1:47:23
Locuteur

peux

1:47:24
Invité

penser je n'en aurais jamais la certitude mais je peux penser

1:47:29
Locuteur

que

1:47:29
Invité

si ce médicament avait eu un marché gigantesque

1:47:33
Locuteur

je ne suis

1:47:33
Invité

pas absolument certain que

1:47:35
Locuteur

la

1:47:36
Invité

firme ne se serait pas battue

1:47:37
Locuteur

pour

1:47:37
Invité

le conserver

1:47:39
Locuteur

c

1:47:39
Invité

'est globalement comme ça que ça fonctionne c'est globalement comme ça que ça fonctionne alors maintenant pour ce qui s'est passé pour servir je ne sais pas je ne

1:47:47
Locuteur

vais

1:47:47
Invité

pas discuter mais avec eux

1:47:49
Locuteur

mais ce

1:47:51
Invité

que je sais c'est que

1:47:53
Locuteur

la

1:47:54
Invité

firme a retiré le produit

1:47:56
Locuteur

en

1:47:57
Invité

Espagne à la suite d'une publication

1:47:59
Locuteur

d

1:48:00
Invité

'une valvulopathie espagnole

1:48:02
Locuteur

et

1:48:03
Invité

on peut regretter chronologiquement et on peut regretter alors ceci a été suivi après par une suspension par la firme en Italie en Italie

1:48:12
Locuteur

et

1:48:13
Invité

donc on peut regretter effectivement

1:48:14
Locuteur

à

1:48:15
Invité

ce moment là que le fameux article 12 n'ait pas été déclenché il aurait pu l'être il aurait pu l'être

1:48:21
Locuteur

et

1:48:22
Invité

pour en terminer je vais même vous dire une chose après 2005 après 2005 il aurait été déclenché de façon automatique

1:48:31
Locuteur

mais alors le signe n'a

1:48:32
Invité

pas été déclenché qui en est responsable qui est responsable de ce non déclenchement de l'article 12 écoutez

1:48:38
Locuteur

est-ce que ce n'est pas la France par hasard

1:48:40
Invité

on va dire que ce sont les états membres

1:48:42
Locuteur

monsieur le président

1:48:43
Invité

les états membres qui étaient concernés

1:48:45
Locuteur

surtout ceux

1:48:45
Invité

qui n'étaient pas concernés les états membres qui étaient concernés monsieur le président les états membres qui étaient concernés

1:48:52
Locuteur

on fait preuve

1:48:55
Invité

de peu de réactivité

1:48:57
Locuteur

la

1:48:58
Invité

France et l'Italie

1:48:58
Locuteur

c'est

1:49:00
Invité

quand même ceux qui ont fait preuve de plus de réactivité

1:49:02
Locuteur

l

1:49:03
Invité

'Espagne aurait pu déclencher

1:49:04
Locuteur

oui mais elle a été on l'a moins vue sur ce dossier

1:49:07
Invité

mais je connais bien Dolores Montero qui est une faracovigionte de haut vol

1:49:11
Locuteur

qui

1:49:12
Invité

est la responsable de la faracovigionte espagnole elle aurait pu déclencher un article 12 elle ne l'a pas fait la France ne l'a pas fait l'Italie ne l'a pas

1:49:21
Locuteur

fait bon voilà

1:49:24
Invité

madame Blondin

1:49:27
Locuteur

merci

1:49:27
Locuteur 5

j'aurais voulu revenir sur l'expertise mais sur des détails non pas sur les individus mais sur les méthodes quel est le rythme d'actualisation des déclarations d'intérêt est-ce que c'est à jour régulièrement les avis sont-ils pris par consensus ou par vote

1:49:49
Locuteur

est

1:49:50
Locuteur 5

-ce que les avis divergents sont consignés et ou publics et est-ce que les experts étant repérés comme ayant un lien d'intérêt suspect entre guillemets pour la faire en débat sortent

1:50:04
Locuteur

au

1:50:05
Locuteur 5

moment de la délibération

1:50:08
Locuteur

alors

1:50:08
Invité

attendez comme j'ai pas une très bonne mémoire la première question c'était la

1:50:13
Locuteur

deuxième question c'est le vote l

1:50:14
Locuteur 5

'actualisation des

1:50:16
Locuteur

déclarations d'intérêt

1:50:17
Invité

alors écoutez moi je signe une déclaration d'intérêt à l'EMA tous les ans me semble-t-il comme j'ai pas d'intérêt

1:50:22
Locuteur

ça va très

1:50:23
Invité

vite

1:50:23
Locuteur

qui

1:50:24
Locuteur 5

vérifie que c'est bien fait pour tout le monde

1:50:26
Invité

je peux vous dire que le cerbère de l'EMA me poursuit je pense qu'il me poursuit moi il doit poursuivre les autres de la même façon de la même façon ah oui oui oui le cerbère quand je dis le cerbère je

1:50:39
Locuteur

mais

1:50:40
Invité

c'est un

1:50:40
Locuteur

cerbère qui

1:50:41
Invité

me poursuit

1:50:42
Locuteur

qui me poursuit

1:50:43
Invité

c'est un cerbère qui devrait quand même améliorer bah écoutez voilà donc donc donc c'est donc c'est donc c'est tous les ans mais je vous dis là encore madame Blandin là encore moi je participe au comité puisque je préside le comité le comité il n'y a pas de conflit d'intérêt puisque ce sont des fonctionnaires donc si vous voulez ça doit se passer extraordinairement rapidement je ne

1:51:10
Locuteur

sais

1:51:10
Invité

pas il n

1:51:13
Locuteur

'y a

1:51:13
Invité

pas d'experts externes si vous voulez qui ont des raisons d'avoir des conflits bon donc

1:51:18
Locuteur

écoutez

1:51:19
Invité

alors là je suis étonné parce que on s'est aperçu tout à fait par hasard en recevant le professeur Lechac vous connaissez exactement qu'il avait fait une déclaration qui était inexacte et personne ne lui en a jamais fait le reproche imaginez-vous qu'il a oublié de déclarer ses liens d'intérêt avec Sanofi Aventis au moment où il a été nommé co-rapporteur d'une mission qui était chargée d'analyser les raisons de la crise des éparines survenue en 2008 éparines c'est l'Ovenox et là il y a oui et qu'est-ce que vous n'écoutez

1:51:55
Locuteur

pas au courant très franchement vous ne le savez pas vous ne connaissez pas

1:51:59
Invité

Philippe Lechat est un

1:52:00
Locuteur

jeune

1:52:02
Invité

expert interne si je puis dire puisqu'il est arrivé en 2007 est-ce que par hasard il n'aurait pas oublié quelque chose est-ce que par hasard il n'aurait pas eu de différence entre sa déclaration et la déclaration de

1:52:16
Locuteur

l

1:52:16
Invité

'absence

1:52:16
Locuteur

pas

1:52:17
Invité

du tout il reconnaît qu'il ne l'a pas inscrit et il ne l'a pas inscrit uniquement parce qu'il estimait il estimait que ce n'était pas le laboratoire Sanofi Aventis qu'il finançait mais la société française de cardiologie vous connaissez les moyens financiers dont dispose cette société les moyens qui sont immenses donc il est évident que cette société peut se passer des services de Sanofi Aventis pour financer l'étude considérée

1:52:45
Locuteur

autant pour moi autant pour moi c'est

1:52:49
Invité

pour vous dire que votre cerbère il faut encore qu

1:52:51
Locuteur

'il

1:52:51
Invité

fasse des progrès

1:52:53
Locuteur

et ce n'est pas vraiment un cerbère c'est à dire non attendez je crois qu'il faut vous changer de non

1:52:59
Invité

quand je dis mon cerbère je dis qu'elle récupère les conflits d'intérêt je ne dis pas qu'elle va interroger tous les experts il

1:53:09
Locuteur

n

1:53:09
Invité

'y a pas de contrôle enfin tous les experts il n'y

1:53:10
Locuteur

a

1:53:10
Invité

pas de contrôle le contrôle non

1:53:13
Locuteur

il n'y a pas de contrôle il n'y a pas de solution c'est un système à l'anglo-saxonne monsieur le président c'est un système à l'anglo-saxonne

1:53:19
Invité

on vous croit sur parole on vous croit sur parole on ne

1:53:22
Locuteur

va

1:53:22
Invité

pas contrôler que vos déclarations sont justes

1:53:27
Locuteur

à

1:53:27
Invité

ma connaissance en tout cas ce

1:53:29
Locuteur

qu'on

1:53:29
Invité

contrôle c'est que vous les donnez bien et que vous les donnez maintenant on ne va pas contrôler si vous avez tiqué la bonne boîte ou la bonne case non ça je ne crois pas en tout cas pour moi on ne l'a pas contrôlé donc je ne peux pas vous dire de plus

1:53:44
Locuteur

donc ça c'était la première réponse à votre question

1:53:46
Invité

la

1:53:47
Locuteur

deuxième

1:53:47
Invité

réponse à votre question c'est le problème du vote

1:53:50
Locuteur

alors

1:53:53
Invité

environ dans 67 cas sur 10

1:53:56
Locuteur

nous

1:53:57
Invité

arrivons à un consensus

1:53:59
Locuteur

nous

1:53:59
Invité

arrivons à un consensus et environ dans 3 cas sur 10 peut-être 2,5 25% des cas nous votons

1:54:06
Locuteur

nous

1:54:08
Invité

votons

1:54:08
Locuteur

il

1:54:10
Invité

y a

1:54:10
Locuteur

appendu à

1:54:12
Invité

l'opinion

1:54:14
Locuteur

ce

1:54:15
Invité

qu'on appelle

1:54:15
Locuteur

les

1:54:16
Invité

divergences

1:54:18
Locuteur

avec le

1:54:20
Invité

nom des divergents

1:54:22
Locuteur

alors

1:54:23
Invité

quand c'est négatif les divergents positifs

1:54:25
Locuteur

quand

1:54:26
Invité

c'est positif les divergents négatifs

1:54:27
Locuteur

avec

1:54:28
Invité

un petit une page une demi page

1:54:31
Locuteur

on

1:54:32
Invité

ne

1:54:33
Locuteur

va

1:54:33
Invité

pas dire rapport d'évaluation mais une petite évaluation écrite par un de ces divergents

1:54:37
Locuteur

au

1:54:38
Invité

nom des autres

1:54:40
Locuteur

qui

1:54:41
Invité

explique pourquoi ils sont divergents

1:54:42
Locuteur

par

1:54:43
Invité

rapport à l'opinion majoritaire

1:54:45
Locuteur

et

1:54:46
Invité

donc ceci est visé

1:54:48
Locuteur

par

1:54:49
Invité

nous même

1:54:50
Locuteur

le

1:54:51
Invité

dernier jour du comité chaque divergent signe pour que les choses soient parfaitement claires

1:54:59
Locuteur

et

1:55:00
Invité

c'est je crois officiel je crois que c'est officiel alors ça ne figure pas ça ne figure pas peut-être dans ce que nous appelons les parts c'est-à-dire le European Public Assessment Report c'est-à

1:55:14
Locuteur

-dire

1:55:14
Invité

le rapport public d'évaluation qui se trouve

1:55:16
Locuteur

trois

1:55:17
Invité

mois après l'opinion du CHMP sur le net sur le site de l'EMA

1:55:21
Locuteur

les

1:55:22
Invité

noms les noms des gens ne figurent pas mais lorsqu'il y

1:55:26
Locuteur

a

1:55:26
Invité

des divergences me semble-t-il

1:55:29
Locuteur

c

1:55:30
Invité

'est mentionné en conclusion

1:55:32
Locuteur

très

1:55:32
Locuteur 6

bien

1:55:34
Invité

monsieur Barbier non monsieur Barbier madame la rapporteure

1:55:38
Locuteur 6

simplement sur l'article 12 est-ce que vous pouvez me dire si vous avez eu des alertes depuis 2005

1:55:43
Locuteur

si

1:55:44
Locuteur 6

oui sur quel genre de médicaments par exemple j'entête

1:55:48
Locuteur

j

1:55:49
Locuteur 6

'entête le RU486 dont on sait qu'il y

1:55:51
Locuteur

a

1:55:51
Locuteur 6

eu un cas de décès

1:55:52
Locuteur

peu

1:55:53
Locuteur 6

on en parlait pourtant la personne à qui c'est arrivé vous devez le savoir a conduit elle-même des études

1:55:59
Locuteur

puisqu

1:56:00
Locuteur 6

'elle est médecin enfin sa fille c

1:56:03
Invité

'est la fille oui du tout à fait

1:56:06
Locuteur

d

1:56:07
Locuteur 6

'accord

1:56:07
Locuteur

tout

1:56:07
Invité

à fait

1:56:08
Locuteur 6

donc il a été largement interpellé donc moi je voulais savoir s'il y a eu des alertes depuis 2005 sur quel genre de médicaments et s'il y

1:56:15
Locuteur

a

1:56:15
Locuteur 6

des alertes qui sont tu parce que parce qu'il vaut mieux les tailles les tailles oui

1:56:22
Invité

voilà

1:56:23
Locuteur

des

1:56:24
Invité

alertes qui sont tu je ne peux pas l'imaginer parce que toute alerte doit faire l'objet à cause de l'article 107 d'une saisine du CHMP

1:56:34
Locuteur

donc

1:56:35
Invité

je ne peut être qu'au courant

1:56:37
Locuteur

sinon

1:56:38
Invité

non donc il ne peut pas y avoir d'alerte

1:56:41
Locuteur

et

1:56:43
Invité

je dis bien depuis 2005 depuis 2005 avant 2005 il n'y avait simplement que l'obligation d'informer

1:56:51
Locuteur

depuis

1:56:51
Invité

2005 depuis 2005 c'est un arbitrage systématique donc les choses sont différentes

1:56:57
Locuteur

donc

1:56:58
Invité

la réglementation a évolué

1:57:00
Locuteur

alors

1:57:00
Invité

maintenant des articles 31 oui il y en a eu

1:57:05
Locuteur

il

1:57:06
Invité

y en a eu j'en ai deux en tête

1:57:08
Locuteur

le

1:57:10
Invité

nimesulide

1:57:11
Locuteur

qui

1:57:11
Invité

est un médicament que vous connaissez bien dont le CHMP

1:57:18
Locuteur

s

1:57:19
Invité

'est emparé depuis longtemps trop longtemps peut-être

1:57:22
Locuteur

et

1:57:23
Invité

qui donnera son opinion au mois de mai

1:57:28
Locuteur

de

1:57:29
Invité

cette année

1:57:30
Locuteur

d

1:57:30
Invité

'accord

1:57:30
Locuteur

mai le

1:57:33
Invité

nimesulide

1:57:34
Locuteur

ou

1:57:34
Invité

nexène

1:57:35
Locuteur

pour

1:57:35
Invité

nous

1:57:35
Locuteur

oui

1:57:36
Invité

oui nexène anti-inflammatoire non

1:57:38
Locuteur

stéroïdien

1:57:38
Invité

anti-inflammatoire non stéroïdien

1:57:40
Locuteur

il

1:57:41
Invité

y a eu également le trasilol

1:57:43
Locuteur

trasilol

1:57:44
Locuteur 6

oui

1:57:45
Locuteur

l

1:57:46
Invité

'acide tranexamique

1:57:50
Locuteur

dans

1:57:51
Invité

les saignements post-opératoires cardiovasculaires essentiellement

1:57:55
Locuteur

qui

1:57:58
Invité

a fait l'objet d'un article 31

1:58:01
Locuteur

il

1:58:01
Invité

y a eu

1:58:03
Locuteur

qui

1:58:03
Invité

était un article 31 difficile les antidépresseurs

1:58:08
Locuteur

et

1:58:09
Invité

en particulier

1:58:09
Locuteur

les

1:58:11
Invité

antidépresseurs et l'utilisation chez l'enfant

1:58:15
Locuteur

qui

1:58:16
Invité

ont donné lieu un article 31 très difficile

1:58:20
Locuteur

parce

1:58:20
Invité

que très sensible

1:58:22
Locuteur

très

1:58:23
Invité

sensible moi je me souviens des articles 31 sensibles vous savez les choses qui sont bon

1:58:27
Locuteur

celle

1:58:28
Invité

-là était un article 31 sensible il y a eu un article 31 un peu folklorique dont je ne parlerai pas parce qu'il est revenu sur notre table donc il est en cours d'évaluation donc j'en parlerai pas il y a des articles 31 si vous voulez l'article 31 d'ailleurs je m'excuse je ne l'ai pas dit et l'article 12

1:58:50
Locuteur

l

1:58:51
Invité

'article 12 et l'article 31 c'est la même chose sauf que l'article 12

1:58:54
Locuteur

venait

1:58:55
Invité

de la directive 75-79 avant 2005

1:59:00
Locuteur

et

1:59:00
Invité

après 2005 ça a

1:59:02
Locuteur

été

1:59:02
Invité

la directive 2001-83

1:59:05
Locuteur

qui

1:59:05
Invité

est devenu l'article 31 mais il n

1:59:07
Locuteur

'y a

1:59:07
Invité

pas eu de modification le 12 et

1:59:09
Locuteur

31 alors qui est devenu l

1:59:09
Invité

'article 12 alors c'est autre chose

1:59:12
Locuteur

c

1:59:13
Invité

'est autre chose c'est autre chose c'est autre chose c'est autre chose je

1:59:17
Locuteur

ne sais pas exactement ce que c'est mais c'est autre chose c'est autre chose voilà

1:59:21
Invité

donc donc il y a eu assez souvent l'article l'article 12 ou 31 est un article qui est souvent difficile parce qu'il touche plusieurs firmes

1:59:34
Locuteur

il

1:59:34
Invité

touche plusieurs firmes et comme l'article 12 du temps des finfluramines qui touchaient à la qu'une firme mais les anorexigènes ça a été plusieurs firmes

1:59:45
Locuteur

les

1:59:45
Invité

anorexigènes amphétaminiques je m'excuse ça a été plusieurs firmes donc plusieurs firmes imposent plusieurs rapports d'évaluation imposent surtout plusieurs explications orales

1:59:57
Locuteur

nous

1:59:58
Invité

considérons que lorsqu'un avis va devenir négatif une firme a le droit d'être entendue avant la vie finale

2:00:05
Locuteur

qui

2:00:06
Invité

peut être d'ailleurs négatif

2:00:07
Locuteur

bien

2:00:08
Invité

sûr

2:00:09
Locuteur

donc

2:00:10
Invité

plusieurs industriels égale plusieurs

2:00:13
Locuteur

avis

2:00:14
Invité

scientifiques or l'article 12 de l'article 31 peut dans certains cas impliquer plusieurs industriels parce qu'impliquant plusieurs médicaments d'une même classe

2:00:24
Locuteur

qui

2:00:24
Invité

ont la même molécule

2:00:25
Locuteur

bien

2:00:26
Invité

et bien si plus personne ne me posez de questions nous allons vous libérer monsieur le professeur en vous remerciant

2:00:33
Locuteur

vous

2:00:38
Présentateur

venez de suivre les travaux de la mission du sénat sur le médiator si vous souhaitez revoir ces auditions notre site internet publicsénat.fr prochain rendez-vous avec l'actualité parlementaire cet après-midi 16h30 très bonne journée à tous

2:00:52
Locuteur

10h30