La France, c'est nous ! Vive Carlos Martens Bilongo !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 80 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Locuteur 1Promesse
« Je plaide la sanction la plus sévère contre la personne coupable des propos racistes entendus à l’Assemblée nationale. »
- 0:30Locuteur 1Fait
« Ces propos sont incompatibles avec l'identité de notre patrie commune. »
- 1:00Locuteur 1Fait
« Le peuple est seul souverain en France. Le peuple est un et indivisible car tous les êtres humains sont semblables par leurs besoins. »
- 2:30Locuteur 1Fait
« Ils sont ce qu'ils ont toujours été : des racistes, des fascistes ! »
- 3:30Locuteur 1Fait
« La France est comme vous la voyez de vos propres yeux : diverse, multiple, bigarrée. Et elle est forte pour cela, pas malgré cela. »
- 5:00Locuteur 1Fait
« Carlos Martens Bilongo à cet instant, est un très grand homme. »
- 6:30Locuteur 1Fait
« La France, c'est nous ! N'écoutez pas cette voix maudite ! »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Je plaide la sanction la plus sévère contre la personne coupable des propos racistes entendus à l’Assemblée nationale. Ces propos sont incompatibles avec l'identité de notre patrie commune. Ils sont incompatibles avec le lieu dans lequel cette phrase a été prononcée.
Être député du peuple français suppose deux choses, c'est tellement évident. Premièrement, le peuple est seul souverain en France. Le peuple est un et indivisible car tous les êtres humains sont semblables par leurs besoins.
Ils sont donc égaux en droits pour les satisfaire, quelle que soit leur religion, quelle que soit leur couleur de peau, quelle que soit leur genre. Avant toute chose, nous sommes des êtres humains et nous sommes en cela semblables. Deuxièmement, l'accord avec la nature républicaine de l'État postule que nous sommes libres, égaux et fraternels.
Tel est l'unique contrat qui lie le peuple français. Ce n'est ni une religion ni l'union politique. Telle est la République.
Telle est notre humaine condition commune. Dès lors la peine doit être proportionnée à l'acte. Et la proportion, c’est dehors !
Hier, ils assumaient leur racisme, ils rigolaient dans les couloirs, ils faisaient de mauvaises plaisanteries. Ils sont ce qu'ils ont toujours été : des racistes, des fascistes ! Je veux saluer tous les députés qui à ce moment-là, ont validé le pacte des Françaises et des Français.
Quelles que soient leurs opinions politiques, même quand nous sommes si durement opposés les uns aux autres. Ce pacte, c’est l'unité du peuple contre les racistes ! La France est comme vous la voyez de vos propres yeux : diverse, multiple, bigarrée.
Et elle est forte pour cela, pas malgré cela. Elle est forte grâce à cela. Pour un député, la première question d’actualité posée au gouvernement est toujours tellement marquante.
Vous vivez à ce moment l’importance de votre fonction, car vous représentez le peuple, vous contrôlez et interpelez le gouvernement. Carlos, comme nous l'avons tous été, était tellement fier de ce jour. Car il venait dans sa vie après tant de petites victoires remportées dans le silence du cœur.
Lors du regard imbécile du raciste. Lorsque vient la vindicte de celui qui déduit de votre religion, de votre couleur de peau ou de votre genre, votre place assignée dans la nature. Dans cette circonstance particulière, dans cette hiérarchie particulière du regard si blessant.
Monsieur le Professeur, car c'est un de nos enseignants, Carlos Martens Bilongo à cet instant, est un très grand homme. Comme on est une très grande femme ou un très grand personnage, quand on est investi de la dignité magnifique de représenter le peuple tout entier. Mais il est en plus la victoire sur ces souffrances du regard insultant des autres.
Alors je m’adresse aux enfants invités par Carlos ce jour-là. À ce moment-là, ces enfants eux-mêmes ont senti dans leur cœur. À ce moment-là les enfants étaient si fiers.
Carlos a fait son travail de professeur et d'Homme, il leur disait « jeunes gens, persévérez, travaillez bien, apprenez, progresser car ici c'est la République française ». Même si ce n'est pas vrai tous les jours, même si « liberté, égalité, fraternité » n’est souvent pas vrai, c'est notre ligne d'horizon. Vague après vague, génération après génération.
Vous irez tendus vers l'objectif et vous l’atteindrez peut-être un jour, peut-être une demi-journée, peut-être pour toujours. Mais vous n'y arriverez jamais si vous n’entreprenez pas à chaque instant de tâcher d'y parvenir. Carlos a fait son travail, ces enfants ressentaient la fierté de s'identifier à lui.
Alors ces enfants étaient plus grands, plus forts. Mais ils ont entendu cette parole. Et alors je m’adresse à eux.
La France, c'est nous ! N'écoutez pas cette voix maudite ! Car alors pour ces enfants même quand on est député, même quand on a l'écharpe tricolore, on est insulté, on est maltraité.
Je le dis à tous ceux qui en ont le pouvoir parce qu'ils ont un pouvoir de parole ou d'influence. Réagissez, protestez, ne vous laissez intimider par rien ni personne ! Ce n'est pas la France !
La France est dans tous ceux qui récusent le racisme, quelle que soit leurs opinions. N'acceptez pas ces chipotages pendant des heures pour savoir s’il s’est dit « qu'ils » au pluriel ou « qu'il » au singulier. N'acceptez pas ce relativisme car il consiste à cacher la vérité.
Un flot de paroles la déguise, la masque, en atténue la portée et la violence. Françaises, Français, soyez à la hauteur de la dignité de votre patrie. Vive Carlos Martens Bilongo et tous nos compatriotes qui partagent avec lui sa ferveur républicaine.
Jean-Luc Mélenchon