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Discours / meetingyoutube.com· 16 octobre 2020Fond programmatiqueInstitutions & élections

#SommetGP 2020 - Interview de Jean-Philippe Dugoin-Clément - MAIRE DE MENNECY

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Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 30 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Jean-Philippe Dugoin-ClémentChiffre
    « les presque 36 000 maires de France, un peu moins maintenant, les 1270 maires franciliens »

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les maires ont prouvé que ce qu'on appelait l'ancien monde, de manière extrêmement méprisante et péjorative, était quelque chose qui tenait debout, que l'ancien monde et la structure communale, la structure municipale, que les presque 36 000 maires de France, un peu moins maintenant, les 1270 maires franciliens, étaient capables de répondre présents et avaient su depuis 6 mois faire face, là où bien souvent le nouveau monde n'a pas su faire face. L'île-de-France a toujours eu un statut à part dans l'histoire de notre pays, parce que c'est la région capitale, il y a toujours eu des modes de fonctionnement, des règles, des normes différentes. Tout le monde sait aujourd'hui qu'en dehors d'une loi 3D, dont on ne sait pas tellement ce qui va ressortir à quelques mois d'une élection présidentielle, moi je ne crois pas aux grandes réformes à quelques mois d'une élection présidentielle, il y aura une nouvelle phase sur la période 2022, 2023, 2024, de décentralisation, de réaménagement des institutions en Ile-de-France, et je pense que l'AMIF doit être un des acteurs qui peut faire entendre une voix sur ce sujet et qui surtout doit faire entendre la voix des maires.

Ce qu'on doit faire, c'est avoir une capacité à agglomérer, une capacité à faire entendre, à faire en fait des états généraux des communes. Qu'est-ce qu'attendent les communes ? Qu'est-ce qu'attendent les franciliens de cette nouvelle phase de décentralisation ?

Oui, parce que depuis 30 ans, on a une technostructure qui a cherché à tuer les communes, qui a cherché à les tuer d'abord avec les baisses de dotations depuis maintenant une dizaine d'années, avec des transferts massifs à des intercommunalités, qui ont été assez souvent des transferts non choisis, avec des regroupements dans des agglomérations qui n'étaient pas forcément choisis. Et oui, aujourd'hui, il y a une peur des maires de savoir comment travailler demain. Il y a aussi une peur des citoyens, parce que les citoyens connaissent leur maire, ils ne connaissent pas forcément les échelons techniques intermédiaires.

Et aujourd'hui, renforcer le pouvoir des maires, c'est donner une visibilité démocratique à la République. Au fond, c'est renforcer la République. L'avenir des maires, il dépendra des moyens qu'on leur donne, il dépendra des réformes qu'on appliquera ou pas.

Est-ce qu'on souhaite avoir des maires qui soient réduits à des rôles de maires d'arrondissement ou est-ce qu'on souhaite avoir des maires qui puissent être des capitaines qui tiennent la barre en période de difficulté ? C'est tout l'enjeu des années qui viennent.