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interviewRFI — L'Atelier politique· 11 juillet 2026 39 min

Edwige Diaz : «Nous sommes là pour sauver la France»

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:07
Présentateur

L'atelier politique avec Frédéric Rivière. Bonsoir et bienvenue dans l'atelier politique. Dans cette émission, nous essayons de prendre le temps de la réflexion, de l'analyse, de la mise en perspective avec l'ambition de comprendre ce qui nous arrive et peut-être aussi ce qui s'annonce. Ce soir, nous sommes avec Edwige Diaz, vice-présidente du Rassemblement National, député de la 11e circonscription de la Gironde, membre de la commission des finances de l'Assemblée Nationale. Bonsoir. Bonsoir et merci beaucoup pour votre invitation. Cette émission, je le rappelle, est enregistrée dans les conditions du direct. Nous sommes ensemble pour à peu près 40 minutes.

Vous allez donc avoir du temps pour développer vos idées. Et nous n'allons pas retracer votre parcours personnel, comme je le fais chaque semaine avec mes invités, puisque vous avez déjà participé à cette émission. C'était il y a d'ailleurs tout juste un an, le 19 juillet 2025. Mais depuis ce mardi 7 juillet, la situation politique du Rassemblement National n'est plus la même que lorsque vous étiez venu l'année dernière. En effet, ce mardi, la Cour d'appel de Paris a confirmé la culpabilité de Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires européens, en soulignant dans son communiqué la gravité des détournements de fonds commis sur 11 années, entre 2004 et 2016.

Comment vous recevez cette décision qui, tout en réduisant, et on va évidemment y revenir, ouvre de nouveaux horizons, mais qui, tout en réduisant très sensiblement la peine, ne remet absolument pas en cause le constat de la culpabilité ?

1:43
Edwige Diaz

Alors, il y a deux choses qu'il faut retenir suite à la décision du 7 juillet. Déjà, c'est que Marine Le Pen a retrouvé son éligibilité. Et ça, c'est en effet très important en vue de l'élection présidentielle qui s'annonce. Et le deuxième point, c'est que nous continuons de penser que Marine Le Pen est innocente. Et c'est la raison pour laquelle nous avons fait un pourvoi en cassation, ce qui fait que Marine Le Pen redevient présumée innocente. Elle n'aura donc pas de bracelet électronique, donc elle va pouvoir faire campagne. Et nous, c'est ce qui nous importe. D'ailleurs, nous avons lancé la campagne présidentielle dès le 7 juillet au soir.

Et dès ce week-end, les équipes militantes seront sur le terrain avec des tracts, des affiches. Et nous avons lancé une plateforme qui s'appelle MarineLePen.com de manière à proposer à tous les patriotes de France de nous rejoindre dans cette aventure que sera la campagne présidentielle.

2:43
Présentateur

On va revenir évidemment sur tous ces développements. La Cour retient que seul le parti politique national a bénéficié des détournements, et qu'il n'y a pas eu d'enrichissement personnel de Marine Le Pen. C'est un point d'ailleurs que les cadres du RN rappellent sans cesse. Vous croyez que cette précision change la nature de ce que l'opinion publique va retenir de cette affaire ?

3:07
Edwige Diaz

Oui, parce que premièrement, je le dis, puisque nous faisons un pourvoi en cassation, Marine Le Pen redevient innocente. Il a été confirmé qu'il n'y avait pas eu d'enrichissement personnel ni de corruption. Et ça, évidemment, Marine Le Pen n'aurait jamais fait ça. Et je vais vous dire, je pense que nous continuons, et nous nous en réjouissons, et nous sommes très reconnaissants. Eh bien, les Français continuent de nous faire confiance. Vous voyez, mardi soir, il y a un sondage qui a été réalisé à l'issue de l'annonce, qui a rendu ses conclusions mercredi 8, et qui dit que Marine Le Pen a bondi dans les opinions positives.

Elle est créditée de 36% d'intention de vote dès le premier tour, et elle est donnée gagnante au second tour dans toutes les configurations. 70% si c'est face à M. Mélenchon.

3:56
Présentateur

Oui, 67 précisément.

3:57
Edwige Diaz

Voilà, 45% si c'est face à M. Attal, et 44% si c'est face à M. Philippe.

4:03
Présentateur

On ne gagne pas avec 44% au deuxième tour.

4:06
Edwige Diaz

Non, pardon, 44% pour M. Philippe, et donc 56% pour Marine Le Pen.

4:11
Présentateur

Oui, moi j'en ai vu un autre qui lui donne 51% face à 49%.

4:14
Edwige Diaz

Enfin, ça fait quand même gagner.

4:15
Présentateur

Oui, mais c'est juste, 51-49, sachant qu'on est à 10 mois de l'élection.

4:19
Edwige Diaz

Vous savez, en fait, on a toujours dit au RN qu'on ferait campagne comme si nous étions crédités de 15% d'intention de vote. Donc, c'est ce que nous allons faire. Et donc, voilà, les Français auront le choix l'année prochaine au moment de l'élection présidentielle ou de continuer avec ceux qui ont affaibli le pays ou de laisser les clés au pire du danger incarné par l'extrême gauche radicalisée en France ou alors faire confiance au ticket gagnant que nous leur proposons, le ticket Marine Le Pen à l'Élysée, Jordan Bardella à Matignon.

Et en fait, nous allons nous battre pendant plusieurs mois, exposer notre programme pour que les Français décident définitivement de tourner la page du macronisme.

4:58
Présentateur

Les juges ont également relevé que ces pratiques avaient perduré pendant plus de 11 années, je cite, sous l'impulsion déterminante de Jean-Marie Le Pen, puis de Marine Le Pen elle-même. D'ailleurs, dans le procès, en première instance, Marine Le Pen avait nié une culpabilité, mais avait admis qu'elle avait peut-être été négligente. Comment vous expliquez qu'un pareil système puisse poursuivre aussi longtemps sans qu'aucune alerte ne soit remontée ?

5:23
Edwige Diaz

Non, mais en fait, ce que je vous dis, pour la troisième fois, c'est que nous contestons ces accusations. Nous estimons que Marine Le Pen est innocente, qu'il n'y a pas eu d'enrichissement personnel de corruption, ça tout le monde le reconnaît, mais qu'il n'y a pas eu non plus de système mis en place, et c'est précisément pour cette raison que nous allons nous pourvoir en cassation. Donc, en fait, la Cour donne son avis, et c'est normal puisqu'elle a été saisie pour rendre un avis. Nous ne sommes pas d'accord avec cet avis.

Donc, comme nous sommes respectueux de l'état de droit, eh bien, nous allons utiliser comme tout justiciable les moyens qui s'offrent à nous pour faire reconnaître l'innocence que nous estimons être réelle dans ce dossier.

6:05
Présentateur

Oui. Bon, on reviendra un peu plus tard sur d'autres points de droit, mais quand le jugement de première instance est tombé, en mars 2025, avec son exécution provisoire immédiate, quel a été votre état d'esprit ce jour-là ? Est-ce que vous vous êtes dit, à ce moment précis, que la candidature de Marine Le Pen était peut-être définitivement impossible ?

6:26
Edwige Diaz

Alors, non, parce que vous savez, Marine Le Pen, on l'a enterrée 100 fois, elle est réapparue sur le devant de la scène 100 fois, et moi, vous savez, ça fait 12 ans que je suis au Rassemblement National, je suis, voilà, membre des instances du parti, et donc je connais Marine Le Pen. Déjà, je connais sa droiture, son honnêteté, et ça, c'est quand même particulier en politique. Donc, Marine, je sais qu'elle a ces immenses qualités-là, et puis surtout, elle en a d'autres, c'est qu'elle est combative. Vous voyez, Marine Le Pen, elle a du cran, elle ne laissera rien, en fait, elle n'abandonnera pas les Français.

Ça, c'est important, parce que, vous voyez, elle a une autre qualité encore, c'est qu'elle n'a pas d'égo, elle ne se bat pas pour elle. La vie qu'elle mène, qui est une vie compliquée, quand même, eh bien, elle le fait par devoir, par amour du pays et par amour des Français. Donc, jamais je n'ai pensé que Marine Le Pen ne serait pas candidate à la présidentielle, et que si jamais elle y était empêchée, ce ne serait pas de son fait, mais en tout cas, c'est parce que nous aurions déjà épuisé tous les moyens de recours qui s'offraient à nous, et donc, pour l'instant, je me réjouis de voir que, à aujourd'hui, Marine Le Pen est bel et bien candidate à l'élection présidentielle.

7:38
Présentateur

Sur le plan de l'inéligibilité, la Cour explique avoir pris en compte la liberté de choix de l'électeur, condition d'expression du suffrage démocratique, pour ramener donc la peine à 45 mois, dont 30 avec sursis, qui est donc déjà purgée. Est-ce que vous voyez dans cet argument une forme de reconnaissance que l'exécution provisoire décidée en première instance était disproportionnée ?

8:03
Edwige Diaz

L'exécution provisoire de première instance posait deux problèmes. Le premier, nous l'avons dit, pour nous, Marine Le Pen est innocente, donc elle n'avait pas à avoir de peine, quelle qu'elle soit, que ce soit une éligibilité avec l'exécution provisoire ou pas. Et deuxième point, la question de l'exécution provisoire de l'inéligibilité était clairement, enfin, relevée clairement, d'une motivation politique. D'ailleurs, c'est ce qui était ressorti du premier dossier. Donc là, l'inéligibilité avec l'exécution provisoire a été levée, tant mieux. Et maintenant, il faut aller plus loin, il faut se diriger vers la reconnaissance de l'innocence de Marine Le Pen.

8:38
Présentateur

Quelques heures après l'arrêt de la Cour de cassation, Marine Le Pen s'est rendue sur le plateau de nos confrères de TF1, où elle a annoncé qu'elle se pourvoyait en cassation, expliquant que ce recours suspendait les peines prononcées par la Cour, y compris donc sa peine de prison sous bracelet électronique. Est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi le Rassemblement national ou Marine Le Pen, personnellement, je ne sais pas comment la décision a été prise, a choisi cette voie plutôt que d'accepter le jugement qui la rendait pourtant déjà éligible à la présidentielle ?

9:09
Edwige Diaz

Mais parce que la question, ce n'est pas que être éligible ou pas éligible. La question, c'est quand vous n'avez rien fait, vous n'allez pas accepter une peine qui ne correspond pas à ce que vous avez fait puisque vous n'avez rien fait, en fait. Si vous acceptez une peine, ça veut dire que vous reconnaissez que vous êtes coupable, ce qui n'est pas notre cas. Voilà, enfin, en fait, c'est ce qui motive toutes les procédures judiciaires que nous allons ou que nous avons entreprises, c'est nous n'avons rien fait de mal dans ce dossier.

Il s'agit d'une affaire politique, une affaire qui a été diligentée par des opposants politiques au Parlement européen, des opposants politiques qui vivent certainement mal la sanction du Rassemblement national et qui ont décidé d'utiliser des moyens juridiques pour tenter de nous faire chuter. Voilà, très probablement, ils redoutent de ne pas pouvoir nous faire chuter dans les urnes et ils ont raison parce que nous sommes des individus assez coriaces et donc, ils essayent d'utiliser la justice. Donc, il y a une instrumentalisation de la justice dans cette affaire et nous n'allons pas nous laisser faire.

Nous le redisons, Marine Le Pen est innocente et nous utiliserons tous les moyens parce que Marine Le Pen n'est pas au-dessus des lois. D'ailleurs, elle ne s'est jamais considérée comme étant au-dessus des lois mais elle n'est pas non plus en dessous des lois.

10:22
Présentateur

Alors, plusieurs juristes soulignent que le caractère suspensif du pourvoi en cassation sur l'exécution de la peine de prison fait débat. Vous ne vous demandez pas si Marine Le Pen et ses avocats n'ont pas fait un pari un peu risqué ?

10:36
Edwige Diaz

Alors non, il n'y a pas de pari risqué. Moi, ce que j'ai vu, c'est plusieurs pontes du droit qui ont confirmé d'ailleurs sur des plateaux télé que Marine Le Pen avait retrouvé du coup sa présomption d'innocence. Ça, personne ne le conteste. Si, moi, j'ai fait d'autres plateaux ces derniers jours et ça a été contesté.

10:55
Présentateur

Mais si la Cour de cassation venait à rejeter le pourvoi de Marine Le Pen, sa condamnation deviendrait définitive. Le Rassemblement National a-t-il élaboré, parce qu'elle a été évasive Marine Le Pen mardi soir sur le sujet, est-ce que le Rassemblement National a élaboré un plan de campagne alternatif pour cette hypothèse ?

11:13
Edwige Diaz

Alors, on ne va pas faire 10 000 plans de politique... Oui, mais gouverner c'est prévoir, vous le savez. On ne va pas faire de politique juridique fiction. Pour l'instant, elle peut faire campagne, elle n'a pas de bracelet électronique, elle est de nouveau présumée innocente, donc nous allons faire campagne. Ce serait quand même curieux que la Cour de cassation rende un avis de manière très accélérée, alors que la procédure normale nous fait penser qu'elle pourrait rendre sa décision après l'élection présidentielle, donc nous allons partir du principe que la justice fait correctement son travail, qu'il n'y aura pas une justice d'exception dans ce cas-là, et donc nous pourrons mener campagne.

Il y a eu une accélération

11:54
Présentateur

du timing, par exemple, pour le procès en appel ?

11:56
Edwige Diaz

Mais ça, c'est normal, parce qu'il y avait la question de l'exécution provisoire, de l'inéligibilité avec exécution provisoire, donc là, en fait, ça veut dire qu'il fallait que la justice aille vite, parce que sinon, on aurait pu empêcher quelqu'un d'être candidat à l'élection présidentielle. Là, je ne vous parle pas d'une élection cantonale partielle, je vous parle de l'élection présidentielle. Et donc, le Conseil constitutionnel avait indiqué qu'il ne pouvait pas y avoir d'interférence entre la justice et la liberté des électeurs de pouvoir choisir l'avenir de leur pays.

Donc, c'est pour ça qu'il y a eu un temps accéléré entre la première instance et l'appel, mais que maintenant, étant donné que l'inéligibilité avec exécution provisoire a été levée, il n'y a aucune raison pour que la Cour de cassation délibère de manière anormalement accélérée.

12:39
Présentateur

Depuis mardi, et vous-même, vous venez de le faire, de nombreux cadres du Rassemblement national expliquent qu'il est assez peu probable que la Cour de cassation se prononce rapidement et qu'à contrario, il est même assez probable qu'elle n'ait pas rendu son arrêt avant l'élection présidentielle. Est-ce que vous ne pensez pas que ce type de discours puisse être perçu par la magistrature comme une forme de provocation et que cela pourrait conduire à une accélération de la procédure qui pourrait mettre Marine Le Pen dans une situation extrêmement inconfortable si l'arrêt de la Cour de cassation lui était défavorable ?

Et d'ailleurs, je précise que ce jeudi, Rémi Hates, le procureur général près de la Cour de cassation, qui a, on le disait il y a quelques instants, admis, sans réserve, que Marine Le Pen était bel et bien présumée innocente, il a dit, je le cite, nous ferons tout pour statuer avant le premier tour de la présidentielle.

13:30
Edwige Diaz

C'est précisément parce que nous faisons confiance aux magistrats que nous n'imaginons pas que la Cour de cassation pourrait délibérer de manière anormalement accélérée. Vous voyez, c'est parce que nous considérons que la justice va faire son travail avec impartialité et donc qu'elle rendra sa décision dans les délais normaux d'une procédure classique comme pour tout justiciable. Ce que vous venez de dire, ce que vous venez de citer un communiqué que j'ai sous les yeux qui dit que la Cour pourrait, donc déjà elle utilise du conditionnel, rendre sa décision début avril, ça veut dire au moment où...

14:12
Présentateur

Au plus tard début avril, ça, ce communiqué date de mercredi. Moi, je vous parle de ce que Rémi Haït a dit ce jeudi matin.

14:19
Edwige Diaz

Oui, mais en fait, la suite de ce communiqué, c'est que ce calendrier est susceptible d'évoluer en fonction des facteurs procéduraux précédemment décrits. Et donc, les magistrats ont dit à la télévision qu'en fait, maintenant, cela ne dépendait pas d'eux, ça dépendrait des parties, des recours, du contenu des dossiers. Et en fait, c'est normal qu'il n'y ait pas d'immersion des magistrats dans les dossiers des parties. Voilà, donc en fait, moi je dis, vraiment les magistrats ont été dans leur rôle d'écrire cela et ils ont surtout dit qu'ils n'allaient pas s'immiscer dans les stratégies de défense de Marine Le Pen et de nos contradicteurs.

Donc en fait, il n'y a rien qui peut être vexant à l'encontre des magistrats puisqu'au contraire, nous disons qu'ils feront leur travail avec l'impartialité qui s'impose dans cette affaire. Tout ça pour vous dire que nos adversaires, et je vois bien que ça occupe l'espace médiatique, est-ce qu'elle pourra, est-ce qu'elle pourra pas, est-ce que machin, machin...

15:18
Présentateur

C'est normal, c'est un sujet important.

15:19
Edwige Diaz

Oui, mais en fait, je vais vous dire pas tellement en fait, parce que là, si vous voulez... La question de savoir

15:23
Présentateur

si elle pourrait être candidate ou pas, c'est de ça qu'on parle.

15:25
Edwige Diaz

Aujourd'hui, aujourd'hui, elle est candidate. Oui, oui, elle l'est aujourd'hui. Aujourd'hui, elle peut faire campagne. Donc nous, nous avons commencé la campagne. Après, je vois bien que nos adversaires essayent de revenir indéfiniment là-dessus, peut-être parce qu'ils ont un peu peur d'affronter Marine Le Pen ou le Rassemblement National et que ça aurait été bien plus confortable pour eux d'avoir face à eux quelqu'un qu'ils auraient facilement qualifié de reprise de justice. Or, ça n'est pas le cas. Elle est présumée innocente. Nous sommes en ordre de bataille et nous allons faire campagne et j'espère que nous allons gagner.

15:53
Présentateur

On va marquer une respiration musicale Edwige Diaz dans cette émission. C'est vous qui avez choisi ce que nous allons écouter. Vous nous en direz un mois après parce que j'ai du mal à ne pas y voir un clin d'œil à Marine Le Pen. C'est Dalida. On sait qu'elle est très friande de Dalida et le titre, c'est Pour en arriver là.

16:16
Invité

J'ai traversé des nuits et des jours sans sommeil Pour en arriver là J'ai eu chaud sous la pluie et froid en plein soleil Pour en arriver Le fait, terre, le silence J'ai maquillé les heures J'ai vendu des dimanches Vivée J'ai pleuré Je n'ai plus de larmes Pour en arriver Tomber les armes Pour en arriver Pour en arriver là,

17:46
Présentateur

si j'avais rendez-vous avec vous sans l'ombre d'un regret, je recommencerais. C'est spécial dédicace à Marine Le Pen ce titre musical ?

17:55
Edwige Diaz

Tout le monde sait que Marine Le Pen aime beaucoup Dalida Moi-même, j'aime beaucoup Dalida Dalida, tout son répertoire Nous passons ses chansons dans les événements que nous organisons au RN et moi, j'aime beaucoup les paroles C'est une chanson très émouvante qui relate le parcours d'une femme qui a beaucoup penduré dans sa vie qui a connu des échecs de la solitude mais surtout qui a mené beaucoup de combats et qui malgré la dureté de ses épreuves si elle devait recommencer elle le referait et donc je trouve que c'est très beau ça s'applique je pense évidemment un petit peu à Marine Le Pen mais je pense que ça s'applique aussi à toutes les personnes qui font de la politique avec détermination, conviction et donc du coup qui sont obligées de faire preuve de résilience

18:39
Présentateur

L'affiche qu'on a vu apparaître mardi soir avec Marine Le Pen les bras en croix et le slogan la renaissance c'était juste pour une fois parce que renaissance ça sonne très Emmanuel Macron tout de même

18:51
Edwige Diaz

Oui mais enfin Non mais c'était juste

18:53
Présentateur

pour une fois ou cette formule va perdurer pendant la campagne

18:57
Edwige Diaz

Ah mais on l'avait déjà utilisée cette formule au moment du 1er mai

18:59
Présentateur

C'est vrai qu'en politique chacun réemploi sans cesse les formules déjà employées Par d'autres

19:03
Edwige Diaz

Franchement la renaissance de la France c'est ce qui s'impose En l'occurrence

19:06
Présentateur

c'est la renaissance de Marine Le Pen aussi

19:08
Edwige Diaz

Non parce que elle n'est jamais morte Marine et tant mieux je vais vous dire moi je me suis engagée auprès d'elle parce que je sais que c'est une combattante et qu'elle n'abandonne jamais donc elle n'est jamais morte

19:19
Présentateur

Merci d'être avec nous vous écoutez l'atelier politique émission réalisée par Mathias Golchani il est l'heure de faire un point sur l'actualité on se retrouve juste après pour la deuxième partie de notre émission L'atelier politique avec Frédéric Rivière L'atelier politique avec Edwige Diaz vice-présidente du Rassemblement National député de la 11ème circonscription de la Gironde et nous évoquons évidemment la nouvelle situation politique du Rassemblement National depuis l'arrêt de la cour de cassation rendue ce mardi 7 juillet qui a redonné la possibilité à Marine Le Pen d'être candidate à l'élection présidentielle depuis le début de cette affaire Edwige Diaz le Rassemblement National a souvent dénoncé une instrumentalisation de la justice contre ses dirigeants après ce jugement qui confirme la culpabilité mais qui allège sensiblement la peine est-ce que vous considérez que cette accusation d'acharnement judiciaire reste tenable ou est-ce que cet arrêt de la cour d'appel vous oblige à nuancer ce jugement ?

20:35
Edwige Diaz

Non mais enfin donc ça doit faire une demi-heure que je suis sur votre plateau on n'a fait quasiment que des questions sur cet emboglio juridique Non, là je vous demande parce qu'on a souvent entendu un peu déconcerté on a souvent entendu

20:48
Présentateur

des cadres du Rassemblement National dénoncer un acharnement judiciaire je vous demande si là compte tenu de ce si vous vous dites finalement non

20:55
Edwige Diaz

je vous ai dit juste avant mais je vais répéter il n'y a pas de soucis mais après je voudrais quand même bien qu'on passe un peu au fond parce que de toute façon aujourd'hui elle est candidate et elle est même donnée gagnante au second tour de l'élection présidentielle je vous ai dit que nous avions confiance dans les magistrats voilà point qu'il y ait une instrumentalisation de la justice par nos adversaires oui c'est un fait mais pour autant vous savez nous considérons que le combat juridique judiciaire voilà fait partie du combat politique maintenant je vous l'ai dit nous sommes en mesure de présenter le ticket Marine Le Pen et Jordan Bardella à l'élection présidentielle donc nous allons faire campagne et j'aimerais beaucoup que vous me laissiez vous parler ou que vous m'interiorgiez sur la manière dont nous envisageons de faire campagne sur le terrain

21:42
Présentateur

il nous reste à peu près 20 minutes d'émission

21:44
Edwige Diaz

bah oui du coup on a fait la boîtier sur un truc qui n'a plus lieu d'être

21:47
Présentateur

ce sont des sujets importants vous voulez tout évacuer en disant Marine Le Pen est innocente donc c'est pas la peine d'en parler je vous ai répondu depuis une demi-heure sur le sujet non non mais bien entendu mais ne perdez pas patience on va y venir vous même au fil des années vous avez et on l'entend vous êtes une fervente partisane de Marine Le Pen vous avez une profonde estime pour elle sans doute même une certaine admiration est-ce qu'il y a eu dans tout le cours de cette procédure des moments de doute

22:16
Edwige Diaz

non jamais vous voulez pas me faire parler du programme

22:22
Présentateur

si si on va en parler mais j'aimerais bien savoir si vous avez été si votre confiance a été inébranlable pendant tout le long je vais vous répondre

22:29
Edwige Diaz

très rapidement comme ça on pourra passer à la question d'après

22:31
Présentateur

oui oui d'accord

22:33
Edwige Diaz

je n'ai jamais douté et oui j'ai une confiance inébranlable alors il faut qu'on dise

22:35
Présentateur

quelques mots tout de même des réactions aussi des réactions politiques qui ont été nombreuses

22:40
Edwige Diaz

on va pas parler du programme

22:41
Présentateur

je vous ai dit si Edwiz Diaz il nous reste encore une fois je vais vous dire à l'instant où je parle il nous reste 16 minutes d'émission 16 minutes c'est beaucoup plus c'est deux fois le format d'une interview en matinale sur une radio alors c'est court pour parler

22:53
Edwige Diaz

d'un programme

22:54
Présentateur

oui et puis la campagne démarre tout le programme n'est peut-être pas encore parfaitement élaboré enfin on va en parler en quelques mots parce qu'il y a des réactions qui ont été très saillantes tout de même le secrétaire général des républicains Ottoman Nassrou accuse Marine Le Pen de prendre la démocratie en otage en maintenant sa candidature dans ses conditions qu'est-ce que vous répondez à ceux qui considèrent que la candidature de Marine Le Pen va en quelque sorte polluer le débat démocratique

23:18
Edwige Diaz

rien

23:18
Présentateur

rien et à moi non plus bon très bien et alors Manon Aubry la députée insoumise qui souligne que Marine Le Pen sera la première candidate condamnée de l'histoire de la présidentielle vous allez me dire bah non parce qu'elle est innocente et voilà je vous fais les réponses on fait comme ça

23:37
Edwige Diaz

si vous voulez je peux rajouter que Jean-Luc Mélenchon à lui a été condamné en 2019 suite au c'était outrage rébellion quand il y a eu les perquisitions du siège de la France insoumise et qu'il n'a pas fait appel de sa décision il ne s'est pas donc non plus pourvu en cassation lui il a reconnu sa culpabilité et à ma connaissance c'est le candidat soutenu par Manon Aubry

24:00
Présentateur

bon donc on est face à une nouvelle situation aujourd'hui Marine Le Pen est candidate il y a quelques jours c'était encore potentiellement Jordan Bardella ça vous voulez bien qu'on en parle comment vous avez géré en interne cette longue période d'incertitude sur l'identité du candidat

24:19
Edwige Diaz

nous avons fait comme si de rien n'était parce que ce que j'ai dit à plusieurs reprises c'est ce que tous mes collègues ont dit d'ailleurs c'est que en fait c'est le Rassemblement National présenterait un candidat et donc le parti s'est mis en ordre de bataille parce qu'en fait nous préparons cette élection depuis plusieurs années nous avons d'ailleurs désigné notre directeur de campagne Julien Sanchez avant de connaître la décision de la cour d'appel et donc nous avons déjà commencé bien avancé même à travailler le programme et puis je le dis voilà nous sommes en campagne permanente c'est ce que Jordan Bardella avait indiqué il y a deux ans au moment de notre rentrée parlementaire donc c'est ce que nous avons fait être en campagne permanente nous avons travaillé méticuleusement sur toutes les élections que ce soit les élections municipales notamment là nous sommes en train de préparer les élections sénatoriales qui seront en fait les dernières élections avant l'élection présidentielle donc en fait il n'y a eu qu'un maître mot depuis le début j'ai même envie de vous dire depuis le lendemain de l'élection présidentielle de 2022 il n'y a eu qu'un seul mot c'est travailler

25:26
Présentateur

malgré tout vous dites on a fait comme si de rien n'était pas tout à fait parce que Jordan Bardella et d'ailleurs Marine Le Pen l'a dit à plusieurs reprises devaient se préparer aussi à l'hypothèse d'être le candidat à l'élection présidentielle

25:40
Edwige Diaz

oui mais ça n'empêche pas de travailler voilà donc nous avons travaillé

25:44
Présentateur

on travaille peut-être différemment selon qu'on se prépare au poste de président de la république ou à celui de premier ministre

25:49
Edwige Diaz

vous savez ces deux fonctions sont tellement importantes et il y a tellement de travail à faire on va récupérer le pays dans un état si catastrophique que tout est à reconstruire tout est à rebâtir tout est à recoudre et donc oui on travaille avec autant de sérieux quand on se prépare pour être premier ministre ou quand on se prépare pour être président de la république c'est en ce sens là que je disais que voilà nous avons travaillé comme si de rien n'était parce que de toute façon il y aura cette campagne présidentielle à mener et à remporter

26:21
Présentateur

Alors Marine Le Pen l'a répété à plusieurs reprises sur TF1 je ne changerai pas d'avis donc elle a confirmé dès le soir du jugement qu'elle sera bel et bien candidate quel sera selon vous le premier grand chantier de cette campagne vous voyez on y vient le premier grand chantier de cette campagne maintenant que la question de cette éligibilité est en tout cas temporairement au moins résolue

26:46
Edwige Diaz

Nous nous avons l'habitude de faire campagne il est vrai Marine Le Pen donc ce sera sa quatrième campagne présidentielle donc elle a acquis vraiment cette expérience qui fait qu'il n'y a pas à mon avis un seul premier vrai chantier à mettre en oeuvre comme je vous l'ai dit la tâche est immense et nous nous envisageons de mener campagne comme nous savons le faire c'est à dire au contact des français d'ailleurs Marine et Jordan étaient dès mercredi matin sur le marché de la flèche dans la Sarthe donc les déplacements de terrain vont se multiplier les événements médiatiques aussi nous répondrons à toutes les personnes qui nous posent des questions je pense par exemple aux confédérations aux filières etc qui ont besoin d'avoir des réponses précises sur comment nous envisageons l'avenir de leur filière et puis d'une manière générale ce qui change cette campagne par rapport aux autres c'est qu'aujourd'hui nous avons un groupe parlementaire puissant voilà nous avons plus de 120 députés nous avons des alliés performants l'UDR autour d'Eric Ciotti et donc nous serons oui résolument sur le terrain nous ferons connaître aux français toutes les positions de vote qu'ont été les nôtres depuis ces 4 années passées à l'Assemblée nationale et nous répondrons à leurs questions sur les sujets sur lesquels nous n'avons pas encore été interrogés

28:04
Présentateur

en Allemagne la presse a beaucoup suivi l'affaire de l'arrêt de la cour de cassation et l'a accueillie avec une certaine inquiétude en se disant que Marine Le Pen remise en selle ça n'était pas une bonne nouvelle pour l'Europe comment vous percevez cela ?

28:23
Edwige Diaz

que l'Allemagne parce que je suis respectueuse de sa souveraineté a le droit d'avoir un avis il faut juste qu'elle fasse attention à ne pas faire trop d'ingérence dans la campagne présidentielle française et que j'espère que l'Allemagne sera respectueuse du résultat des urnes si Marine Le Pen venait à remporter la présidence de la République parce qu'évidemment que Marine Le Pen présidente ça aura un impact sur la politique menée par l'Union Européenne donc quand c'est l'Allemagne qui dit ça en fait ce qu'il faut préciser c'est qui dit ça ? Est-ce que ce sont des opposants politiques ? Est-ce que ce sont est-ce que c'est la commission européenne ? Donc voilà

28:59
Présentateur

Je crois qu'en l'occurrence c'était le chancelier allemand qui s'inquiétait notamment d'une crise avec la BCE

29:04
Edwige Diaz

D'accord Eh bien

29:05
Présentateur

Monsieur le chancelier

29:08
Edwige Diaz

de l'Allemagne eh bien voilà qu'il fasse campagne en Allemagne il a le droit de donner son avis mais attention aux ingérences et puis Monsieur le chancelier de l'Allemagne si Marine est présidente de la République eh bien il reconnaîtra j'imagine le résultat des urnes et puis il travaillera avec Marine Le Pen puisque je rappelle que la France est le premier contributeur net au budget de l'Union Européenne donc oui il faudra composer avec le résultat des urnes ce résultat qui aura été choisi par les Français

29:33
Présentateur

Alors vous réclamiez de parler du programme de parler du fond je vous ai demandé quels étaient les chantiers prioritaires on m'avait dit il n'y en a pas vraiment Parce que tout est prioritaire

29:41
Edwige Diaz

Bah oui

29:41
Présentateur

mais malgré tout il faut classer ou alors vous allez vous pensez que Marine Le Pen à l'Elysée elle attaque tout à la fois ?

29:50
Edwige Diaz

Bah oui parce qu'en fait elle l'a dit Marine Le Pen elle a dit que nous aurions en fait des ministres avec une feuille de route et donc ça tous les ministres

29:59
Présentateur

ont une feuille de route Oh bah pas tellement

30:00
Edwige Diaz

alors je peux vous dire Bah non mais ils l'appliquent ou pas

30:02
Présentateur

ils l'appliquent bien ou pas mais ils en ont une

30:04
Edwige Diaz

Alors non c'est pas vrai je suis désolée je suis à l'Assemblée nationale depuis 4 ans j'ai vu une nette alors déjà c'était pas bien brillant en 2024 ça l'était encore moins en 2022 en 2022 pardon et ça l'est encore moins en 2024 aujourd'hui je sais pas si quelqu'un est capable de me donner la feuille de route par exemple de la ministre de la transition écologique voilà sur la clim je peux pas vous donner non plus quel est l'état d'esprit du ministre des finances je ne sais pas non plus ce que pense le ministre de l'éducation nationale voilà le ministre de l'intérieur pareil il est assez timide donc non je peux pas vous dire ce que sont les feuilles de route des ministres qui sont actuellement en poste en fait ils occupent une place ils ne font pas de politique je vous ai dit tout à l'heure que nous nous ambitionnions de réaliser une rupture avec le macronisme et donc oui il y a des chantiers immenses on aura un ministre de la santé qui aura beaucoup à faire pour réduire les déserts médicaux pour permettre l'accès aux soins pour faire de la présention on aura un ministre du budget qui aura une mission ça sera résorber la dette on aura un ministre de l'éducation nationale qui devra faire en sorte en effet que nos jeunes savent lire écrire compter donc oui il y a une vraie feuille de route en fait qui sera mise en place et je le dis il y a énormément d'attentes dans le cadre de notre arrivée au pouvoir donc oui tous les chantiers sont prioritaires tellement la France est dans un état catastrophique

31:18
Présentateur

pendant très longtemps le Front National et le Rassemblement National a été un parti associé immédiatement à la question de l'immigration depuis quelques années la question sociale a pris une part importante dans le discours du Rassemblement National aujourd'hui comment faites-vous la part des choses entre ces deux préoccupations quelle est la celle qui doit prendre la place la plus forte

31:46
Edwige Diaz

oui je vois ce que vous voulez dire et c'est vrai qu'à l'époque on associait le RN à l'immigration parce qu'on ne nous parlait que de ça en fait

31:54
Présentateur

oui mais vous en parliez pas mal non plus aussi enfin quand je dis vous vous n'y étiez pas forcément je ne dis pas que ce n'est pas un sujet

31:59
Edwige Diaz

important mais aujourd'hui ce qui est l'avantage d'avoir un groupe parlementaire c'est que tous les sujets sont abordés vous voyez les français savent ce que l'on pense aujourd'hui des services publics du pouvoir d'achat de la santé de l'éducation nationale et donc en fait notre programme est mieux connu et je m'en réjouis parce que vraiment notre programme est très riche et il ne se limite pas à la question de l'immigration et de l'insécurité même si ces deux thématiques sont éminemment importantes et bien entendu extrêmement liées

32:25
Présentateur

aujourd'hui certains vont même jusqu'à dire et parmi d'ailleurs les adversaires de Marine Le Pen des adversaires de droite que Marine Le Pen est de gauche ça vous fait sourire ?

32:35
Edwige Diaz

oui ça me fait sourire mais elle a dit

32:37
Présentateur

que je ne suis ni de droite ni de gauche

32:38
Edwige Diaz

oui c'est vrai nous sommes ni de droite ni de gauche mais pourquoi je souriais parce qu'en fait quand on est en hémicycle si vous voulez vous avez les LFistes qui disent que nous sommes des ultra libéraux et vous avez les LR qui disent que nous sommes de gauche donc ma foi c'est que nous sommes certainement dans un juste équilibre et donc oui nous le disons nous ne sommes ni de droite ni de gauche nous sommes de France nous sommes des souverainistes nous sommes des patriotes et ça me va très bien et ce qui me plaît particulièrement chez Marine Le Pen c'est que nous ne sommes pas là pour défendre un camp vous savez nous ne sommes pas là pour sauver la gauche nous ne sommes pas là pour sauver la droite nous sommes là pour sauver la France et c'est vraiment ce qui nous distingue des autres partis politiques qui sont là eux précisément pour sauver leur petite boutique et d'ailleurs ils s'y prennent très mal

33:21
Présentateur

vous avez parlé de souverainisme oui Marine Le Pen aujourd'hui quel est son rapport à l'Union Européenne et comment imagine-t-elle continuer cette histoire commune entre l'Union Européenne et la France

33:38
Edwige Diaz

oui nous je vais pour préciser les choses nous ne sommes pas du tout contre l'Europe nous sommes des Européens nous partageons avec les autres pays des Européens critiques alors nous sommes des Européens mais nous sommes contre la gouvernance politique de l'Union Européenne vous voyez de l'institution qu'est l'Union Européenne nous sommes donc profondément Européens et nous partageons avec nos voisins une histoire une culture des langues etc etc mais par contre nous estimons que la tournure politique de l'institution qu'est l'Union Européenne évidemment et bien ne nous convient pas l'Union Européenne qui à la base pouvait partir d'un bon sentiment préserver la paix aujourd'hui s'est accaparée des compétences qui ne sont pas les siennes et qu'elles gèrent très mal comme par exemple la question de la santé on a vu la gestion dramatique du Covid par l'Union Européenne on peut aussi penser à la question de l'armée nous nous sommes opposés à une armée européenne précisément parce que nous disons que l'armée et l'arme nucléaire au passage doivent relever des compétences exclusives d'une nation donc pareil l'Union Européenne veut mettre en place une dette commune un budget commun nous y sommes farouchement opposés parce que d'une part ça se traduira forcément par des ressources propres c'est à dire des augmentations d'impôts pour les français et deuxièmement parce que nous avons besoin en France de diriger de mener notre budget comme nous l'entendons et on ne veut pas que le budget de la France soit mené par une instance invisible lointaine et surtout non élue par les citoyens

35:24
Présentateur

Est-ce qu'aujourd'hui vous réfléchissez à ce qui pourrait se passer socialement dans le pays après une éventuelle victoire de Marine Le Pen ?

35:32
Edwige Diaz

Oui je pense que ça sera une respiration sociale parce que ceux qui prétendent aujourd'hui défendre un programme social finalement tombent dans l'assistanat veulent défendre l'universalité de la solidarité sauf qu'une solidarité elle doit être uniquement nationale et donc nous le disons les français seront prioritaires dans leur pays en ce qui concerne l'accès aux soins le logement le travail etc.

donc notre vision sociale et de solidarité pour le pays je pense que c'est la seule qui sera suffisamment solide pour permettre aux français de retrouver cette respiration sociale parce que moi ce que j'entends sur le terrain c'est des honnêtes gens qui se lèvent le matin pour aller travailler qui éduquent leurs enfants correctement qui payent leurs impôts et qui se disent on n'arrive plus à vivre et donc nous nous voulons opérer ce rééquilibrage en fait nous voulons remettre en place cette justice sociale qui a bien malheureusement disparu depuis longtemps

36:31
Présentateur

L'affaire des assistants parlementaires aura occupé une large partie de la parole publique du RN ces deux dernières années comment vous comptez pendant cette campagne déplacer le débat vers les sujets dont on vient de parler et comment comptez-vous empêcher vos adversaires de vous y maintenir ce qu'ils ne manqueront pas de faire évidemment

36:51
Edwige Diaz

Oui mais je suis tout à fait d'accord avec vous nos adversaires ne vont vouloir parler que de cette affaire judiciaire qui maintenant est derrière nous et les dernières nous jusqu'à la présidentielle mais je les comprends je les comprends parce que là ils viennent de comprendre qu'ils auront face à eux la meilleure candidate possible et donc évidemment ils ont peur c'est pour ça qu'ils font preuve de beaucoup d'aigreur qu'ils font preuve de beaucoup d'agressivité parce que tant qu'ils parlent de ça ils ne parlent pas du fond et en effet ils n'ont pas de fond voyez quand on a une ministre madame Maude Bréjon qui est adhérente de la république en marche c'est-à-dire le parti de Gabriel Attal et qui va soutenir Edouard Philippe à son meeting moi je comprends que ça suscite des crispations au sein de ce conglomérat de partis évidemment qu'il va y avoir une guerre fratricide entre les deux anciens premiers ministres d'Emmanuel Macron Gabriel Attal Edouard Philippe et peut-être même avec Bruno Retailleau qui lui aussi a été ministre d'Emmanuel Macron donc le bloc central est affolé et la gauche est aussi en panique puisque vraisemblablement les socialistes n'arrivent pas à décoller on a 10 000 candidats de gauche qui sont en train de se présenter à la présidentielle et ils se disent que peut-être qu'une fois encore ils vont devoir se faire à racquerie et ils vont devoir se coucher devant l'extrémiste radicalisé qui s'appelle Jean-Luc Mélenchon

38:14
Présentateur

un mot pour conclure très rapidement depuis ces dernières années dans votre circonscription vos électeurs ne vous parlaient jamais de cette affaire

38:22
Edwige Diaz

si parce qu'en fait ils en entendaient parler à la télé on ne vous a jamais parlé

38:24
Présentateur

du majordome de Jean-Marie Le Pen par exemple qui était payé par l'Union Européenne

38:29
Edwige Diaz

non pas du tout et par contre les gens m'en ont parlé sur ma circonscription parce qu'en fait ils en parlent tout le temps parce qu'ils me disent on en entend tout le temps parler à la télé

38:38
Présentateur

ils vous en parlaient pour vous dire on en a marre d'entendre parler c'est ça exactement

38:41
Edwige Diaz

voilà

38:41
Présentateur

merci Edwige Diaz

38:43
Edwige Diaz

avec plaisir

38:44
Présentateur

merci d'être passée à l'atelier politique cette émission est à retrouver sur le site internet de RFI ou sur l'application Pure Radio tout de suite un nouveau point sur l'actualité ensuite vous avez rendez-vous avec Laurent Saloir pour Musique du Monde bonne soirée à la semaine prochaine retrouvez l'intégralité des podcasts RFI sur l'application RFI Pure Radio