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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 6 juin 2020 34 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesTravail & emploi

#RDLS115 - Racisme, police, industrie, planification, Medef, Twitch

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Jean-Luc MélenchonFait
    « des gens qui sont racistes et sexistes, ils n'ont rien à faire dans la police. »
  • 9:00Jean-Luc MélenchonPromesse
    « Si à cette heure là, j'avais été Ministre de l'Intérieur je les mettais tous à pied. »
  • 11:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Je ne peux pas accepter d'entendre un policier traiter quelqu'un de bicot. »
  • 14:00Jean-Luc MélenchonFait
    « l'IGPN, c'est rien du tout, c'est pas une inspection, le jour où nous dirigerons ce pays, ce truc sera dissout. »
  • 44:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « on est déjà officiellement à 4 600 000 chômeurs. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bon alors c'est la 115ème revue de la semaine, sous forme de carte postale. Je suis à Marseille, c'est la 1ère revue de la semaine vraiment déconfinée, on a créé le cadre et c'est une bonne idée de l'un de mes amis les plus fidèles et les plus chers, Sébastien, qui a dit : ha non il faut faire ça avec un beau paysage, alors on a été se coller au bout d'une panne, que vous savez même pas ce que c'est une panne. Une panne, vous savez ce sont ces trucs qui sont accrochés au port et les bateaux s'accrochent après.

Alors comme c'est une panne et qu'elle flotte, vous allez me voir un peu bouger, j'espère que vous n'aurez pas le mal de mer. Et puis il y aura peut-être un peu de vent qui va brouiller le son, mais c'est une image tellement marseillaise que j'avais envie de la partager et de la faire connaitre, et puis partager un peu l'amour de la beauté de cette ville au-delà de tout ce qui peut s'y passer des fois qui sont des fois un peu contrariants, humm ! Bon allez, le générique. – Bon alors maintenant je vous parle d'un sujet qui me chiffonne.

C'est cette affaire de site Facebook, je crois, ou je ne sais plus quoi, ou Whatsapp, où il y avait toute une série de gens qui sont liés à ce qu'on appelle les forces de l'ordre qui naturellement, dans le contexte, ne peut plus être appelé forces de l'ordre, hein ? Et qui échangeaient entre eux des plaisanteries sexistes, racistes etc. qui font que porter à la vue de tous le spectacle de ce qu'on sait, et qui est un problème.

Alors, à mon avis, des gens qui sont racistes et sexistes, ils n'ont rien à faire dans la police. Je sais que ça choque parce que, pour beaucoup de gens, normalement un policier ça vous rassure, mais on est arrivé à un point où ça inquiète et on ne peut pas passer à côté de ça, on ne peut pas dire : "non, non c'est de l'abus… ". J'ai fait partie, moi de ceux qui disaient : "il ne faut pas exagérer".

Beh je sais que ceux qui se trompaient, ce sont les gens comme moi à l'époque, parce que des abus il y en a partout, tout le temps. Et on peut comprendre les conditions qui rendent bêtes, hein ? on peut comprendre.

Mais ce n'est pas admissible. Alors évidemment, à chaque fois on dit que ce n'est pas toute la police, beh encore heureux, hein !!

Je le sais, mais ça en fait trop, je vous l'ai dit depuis le début. Et y compris pour ceux qui comme moi, moi je ne dis pas un monde sans police c'est possible. Je crois que les sociétés ont besoin de gens qui sont là pour garantir la sécurité, la paix, des fois en plus, dans les affaires criminelles, il faut enquêter, il faut… bon vous le savez tout ça.

Donc pour ma part, je ne vous dirai jamais tout ça est de trop, ni non plus je vous dirai : "ha tout ça, comme il faut un métier d'ordre, alors ils sont tous, d'un point de vue politique, contraires à la république et aux valeurs progressistes qui sont les miennes. Ce n'est pas vrai non plus. Mais pour autant, il ne peut pas être question au nom du fait qu'il y en a qui sont de bons serviteurs loyaux de l'état républicain et surtout du peuple républicain, de faire comme si les autres n'existaient pas comme s'ils ne nous posaient pas un problème énorme, ils nous posent un problème énorme.

Je vous le dis depuis maintenant des mois. Si vous avez une police dans laquelle vous avez des gens qui ont pris l'habitude de tirer dans la figure des autres en sachant qu'ils vont les éborgner ou qu'ils vont leur arracher la main, c'est un problème. Même s'il n'y en a que 10, s'il n'y en a que 20.

Là ce n'est pas le cas, il y en a 8000 sur ce site raciste. Et puis, ça influence des tas d'autres gens. Donc je vous le dis comme je le pense, ce n'est pas forcément l'avis de tous mes amis, hein ?

Je ne veux pas non plus les impliquer dans des déclarations personnelles qui les embarrasseraient. On a un communiqué qui est paru de la France Insoumise, mais vous savez à la France Insoumise, chacun parle comme il a envie de parler. Ce n'est pas… , c'est ni un couvent, ni un monastère, ni une armée, et même d'ailleurs dans les couvents, les monastères et les armées, maintenant ça discute, hein ?

Bon moi je pense que quelqu'un qui est capable d'aller sur un site pour se retrouver avec d'autres, pour tenir des propos racistes et sexistes et où ça ne sert qu'à ça, n'a rien à faire dans la police républicaine. Voilà ma conviction, rien à faire. Je pense que si à cette heure là, j'avais été Ministre de l'Intérieur je les mettais tous à pied.

Parce que au Ministère de l'Intérieur, ils ont mis des gens à pied avec suspension de salaire parce qu'ils tenaient le point de vue inverse de celui du syndicat Alliance et des autres organisations d'extrême droite qui sont dans la police. On a donc un très très grave problème. Très très grave !!

Et vous voyez, on me dit que les gens les plus attachés aux idées républicaines dans la police, ils sont là et ils souffrent, et je le crois. Parce que, ce qu'on m'a raconté de ce qui se passe à l'intérieur de cette profession a vraiment de quoi faire peur, vraiment les uns dominent et effrayent les autres. Et quand arrivent les jeunes collègues, les nouveaux, beh ils sont, comme dans tous les métiers, vous regardez faire ceux qui étaient là avant vous, et puis vous les respectez, et donc vous apprenez d'eux.

Vous apprenez d'eux les mauvaises choses. Donc on a un problème. La police doit redevenir une police républicaine.

Il faut que les gens comme le préfet Lallement aillent faire autre chose. Il faut que tous les cadres et tous ceux qui ont approché ces racistes et ces sexistes, qu'on aille les voir pour parler avec eux, je parle à l'intérieur de l'institution, voir si eux-mêmes ne sont pas contaminés par ces idées malsaines, et puis voir comment les pratiques professionnelles ont pu dériver. Quand je vous parle comme ça, je ne suis pas un anti-flics, je ne veux pas qu'on me confonde, hein ?

Et je ne suis pas en train de caresser dans le sens du poil ceux qui seraient de cet avis là, parce que ce n'est pas le mien. Mais ça, ça ne peut plus durer. On en peut pas avoir une société qui vise à l'égalité et à la fraternité avec des gens qui maintiennent ou qui sont censés y maintenir l'ordre de cette façon là.

Et surtout avec des dirigeants brutaux et grossiers, qui ne comprennent que la trique. Et vous avez vu que c'est une stratégie internationale. Au début on dit, ouais c'est la police française, ils exagèrent, il n'y a que quelques éléments… Non c'est dans tous les pays qu'on crève les yeux, c'est dans tous les pays qu'il y a des excès.

Mais ce qui est curieux, c'est qu'aux États-Unis, on a vu des policiers s'identifier à la cause, je ne dis pas aux manifestants, parce que ce n'est pas, ils ne sont pas là pour ça. Mais s'identifier à la cause, oui ! On en a vu certains qui faisaient quelque chose d'un peu spectaculaire, ils mettaient un genou à terre comme pour demander pardon de ce qui s'est passé, de ce genou sur la gorge de cet homme.

Et on sait très bien qu'en France, il y a eu des actes de la même nature. Moi, je ne veux pas me récuser moi-même. Lorsque Adama Traoré est mort, les gens qui m'entouraient, à ce moment-là en plein été, m'ont dit "tu ne peux pas rester muet, ce n'est pas possible de laisser passer une chose pareille".

Et donc on a un tweet de moi en juillet 2016 je crois bien, qui explique mon point de vue. Je ne peux pas accepter ça, je ne peux pas accepter d'entendre un policier traiter quelqu'un de bicot. J'ai été un bicot, moi, quand je suis arrivé du Maroc, en Normandie ils m'appelaient bicot, donc je sais ce que c'est que d'être mis à part, comme ça, avec un mot, et je sais ce qui se passe dans la tête de celui qui prononce des paroles pareilles.

Ça, c'est pas ma France, je préfère le dire, c'est pas ma France. Alors, j'ai beaucoup de chagrin en ce moment de voir ça, et en même temps, j'ai beaucoup de réconfort, parce que la marche l'autre soir, je vais vous dire les gens, elle était magnifique. Les gens qui étaient là, c'était pas une marche ethnique, il y avait un peu tout le monde, il y avait bien sûr beaucoup de ceux qui sont les victimes potentielles du racisme, et des discriminations raciales.

Mais, ce qui était extraordinaire, c'était la maîtrise, le sang froid, alors que dans la rue, c'était des gens très jeunes qui étaient là. A un moment donné, on a chanté la Marseillaise, et moi, je l'ai vu et j'avais les larmes aux yeux. Quelle est belle, ma patrie, ce jour-là !

Ça, c'est ma France, alors après bon, le Préfet Lallement a fait tirer dans le tas comme d'habitude, c'est un grossier personnage, il aurait aimé qu'il y ait des incidents. Alors, je ne sais pas qui encore au Ministère de l'Intérieur, a dû décider de saisir l'IGPN, mais l'IGPN, c'est rien du tout, c'est pas une inspection, le jour où nous dirigerons ce pays, ce truc sera dissout et on y mettra à la place une véritable instance éthique, morale, capable d'avoir une appréciation indépendante, qui ne soit pas liée par des relations professionnelles avec les autres, et puis qui va se prononcer en toute morale, parce que la morale s'applique à tout le monde, il n'y a pas de circonstance atténuante liée au métier, les amis, qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Il y aurait une morale par profession maintenant ?

Non, les questions de morale, de droit, c'est pour tout le monde. Alors évidemment, quand on dit ça, on prend le risque, après vous avez madame Le Pen, ils la ressortent de la boite, elle est écumante de rage, elle dit "Mélenchon, ce qu'il aime, c'est le désordre, le chaos", vous savez très bien que c'est pas vrai. J'ai dit que je me réjouissais de ce que je voyais aux États-Unis parce que oui, je me réjouis quand une population n'accepte pas un ordre établi injuste.

Bien sûr ! Et je crois que c'est bon pour les États-Unis d'Amérique qu'ils aient, comme ça, un peuple capable de dire non à ça, qu'ils aient des policiers capables de dire "non, je ne le ferai pas ! ", qu'ils aient des gardes nationaux qui disent "mais, qu'est-ce qu'on nous demande ! ", ils ont de la chance quand même, à leur façon.

Alors madame Le Pen en a déduit que j'aimais le désordre, mais pas du tout, c'est le contraire, je ne fais pas partie des gens qui aiment le désordre, je n'aime pas le désordre capitaliste, c'est pas pour en aimer un autre ! Je n'aime pas le désordre, la pagaille, l'insécurité, c'est pas mon truc. Mais la plupart des gens dont je vous parle, eux non plus ils n'aiment pas le désordre, la pagaille et le reste.

Voilà, je vous ai dit ce que j'avais à vous dire, bon maintenant je vous parle d'autre chose. La dernière fois, je vous ai parlé du déconfinement économique, vous vous en rappelez ? Et je vous ai dit "c'est n'importe quoi", ils font ça comme ils ont fait tout le reste : alors, ils saupoudrent de l'argent, il n'y a aucune vue d'ensemble et il n'y a aucune stratégie qui intègre le fait qu'on a une situation très difficile, et qu'on veut en sortir par le haut en faisant des choses qui ensuite transforment les conditions de la production et de l'échange.

Tout le monde n'est pas obligé d'être d'accord sur le monde qu'on veut faire après, c'est pas le sujet, le sujet c'est : de quoi on ne veut plus et comment on passe à autre chose ? Et il y a des points sur lesquels il y a des causes communes : tout le monde est d'accord pour dire qu'on ne peut pas continuer à vivre au milieu des particules fines de diesel, tous ceux qui vivent en ville, c'est quand même 80% de la population française, ils savent ce que c'est que de vivre dans la pollution, tout le monde a des minots à la maison qui sont devenus allergiques, qui ont de l'asthme, partout il y en a et c'est lié aux conditions dans lesquelles nous vivons. Moi aussi, je suis devenu allergique à partir du moment où j'ai habité Paris, où j'ai eu mon appartement à Paris, et quand je me suis installé ici, à Marseille, j'étais pas dans le bon coin au départ, et si vous voulez, je vous emmène dans les quartiers nord, parce que non seulement ils respirent la pollution habituelle, mais en plus ils se tapent celle des paquebots de croisière puisque les gaz remontent, vous vous rappelez qu'on a fait une manif ici avec des fumigènes pour vous montrer de quel côté ça allait.

C'est bon quoi, il faut arrêter avec ça. Alors, quand le pouvoir dit "bon, on va donner des sous à l'industrie automobile", je sais bien qu'il y a plein de gens qui vivent de l'automobile entre les ouvriers et les sous-traitants, eh bien oui, c'est des savoir-faire et tout, parfait, je ne discute pas ça, mais je discute qu'on y colle 8 milliards. 8 milliards, 17% seulement des voitures que les français achètent sont produites en France, quel est le sens de tout cet argent pour encourager à l'achat de véhicules ?

Si les gens ont besoin de voiture, ils en achètent, s'ils n'en ont pas besoin, ils n'en achètent pas. Alors, vous pouvez dire "c'est parce qu'ils n'ont pas assez de sous", bon mais vous trouvez normal cette situation où le Président de la République vient à la télé pour dire "si vous achetez la voiture comme ci, je vous donne 1000 euros, si vous achetez la voiture comme ça, c'est 6000 euros, enfin, il est marchand de voitures maintenant, en plus ? Il a d'abord été marchand de glaçons en allant là-bas, au Mont Blanc, il allait rétablir le glacier, et puis après il vient et il vend des voitures… C'est pas sérieux, il faut un plan, une vision d'ensemble, y compris pour l'automobile.

Vous avez des gens dans l'automobile qui ont pensé le futur de l'automobile, on ne va pas renoncer à avoir des véhicules autonomes. Ceux qui pensent que le transport public est très important, le transport en commun, j'en fais partie, mais on n'est pas fou, on sait bien que le transport autonome individuel, il en faut, il existera, donc il faut trouver d'autres méthodes de transport autonome non-polluant et si possible, moins dangereux, qui fassent moins de morts sur les routes, voilà. Est-ce que c'est possible, la dernière fois, vous vous rappelez pour ceux qui suivent, qui viennent à chaque fois, je vous ai parlé pour l'automobile, j'ai dit "tiens là, il y avait une direction de travail", les voitures électriques ça m'a valu quelques ennuis, hein, parce que j'ai dit qu'il fallait l'équivalent, pour un million de véhicules, il fallait une centrale nucléaire de plus.

Alors, c'est un point de vue qui a été discuté, là-dessus a commencé une discussion entre techniciens, j'avoue que je suis un peu dépassé entre la quantité à produire, la puissance, cela je vais vous dire personnellement, c'est pas mon sujet hein, j'en sais rien, si je me suis trompé, eh bien je me suis trompé, et je retire ce que j'ai dit, mais je n'ai pas besoin d'avoir la centrale nucléaire pour vous expliquer pourquoi je suis contre qu'on continue avec le diesel, mais enfin simplement, je veux attirer l'attention des gens, qui réfléchissent, si vous voulez une voiture électrique, figurez-vous qu'il faut faire de l'électricité donc ça vaut la peine qu'on y réfléchisse, non ? Si vous voulez des voitures avec des batteries, eh bien ce sera avec du lithium. Alors du lithium, il n'y en a pas en France, il n'y en a pas en Europe, il faudra aller le chercher quelque part, on sait où, bon.

Donc, ça n'enlève rien à la pertinence de l'idée qu'on se projette dans d'autres types de véhicules, et je vous ai parlé des véhicules qui fonctionnent avec, comme ressource, l'hydrogène. Bon, alors j'ai eu quelques messages qui m'ont dit "eh, c'est quoi ce truc, l'hydrogène ? ", eh bien renseignez-vous, il n'y a qu'à taper sur "gogle" hein, et puis vous trouverez les voitures à hydrogène et tout ça.

Bon, je sais très bien que ça se dit "gougle" hein, il n'y a que vous qui croyiez que je ne le sais pas mais je préfère dire "gogle", ça me regarde, non ? Ça m'amuse de dire les noms anglais, parce que c'est la mode maintenant de prononcer des trucs… , en français, deux "o", c'est fait pas "ou", c'est si vous mettez "u" avec un "o", ça fait "ou", sinon non, si vous mettez "u" tout seul en Espagne, ça fait "ou", ça fait jamais "u", si vous mettez "b", ça fait "v", eh bien en France, vous mettez deux "o", ça fait "o", voilà, deux fois "o" égale "o". Donc je reviens à l'hydrogène, parce que justement quand l'hydrogène est consumé, qu'est-ce que ça produit ?

De l'eau ! Ça produit de la vapeur d'eau, c'est pas mal, non ? Vous me direz "il va bien assez pleuvoir avec le réchauffement climatique", donc… mais quand même.

Bon, toute blague mise à part, dans le même temps, je vous avais donné l'exemple des chinois, je vous avais dit : eux, ils n'ont pas attendu de planter des poteaux partout et de mettre des fils partout pour avoir le téléphone, ils ont attendu que la modification du téléphone portable soit une technique assez sûre pour que ça vaille la peine qu'ils la déploient. Au départ, vous vous ne le savez pas, mais le 2G, c'est une invention française. Et bon, quand ils ont compris que c'était la bonne méthode, eh bien voilà, ils ont produit des téléphones portables.

Ça se discute, mais c'est ça qu'ils ont fait, ils ont fait un saut, donc moi je suis partisan du saut technologique. Comment on fait ? Eh bien déjà, on commence par parler avec les gens qui ont réfléchi à ça, on ne va pas parler avec les gens qui ont un intérêt à continuer le diesel, c'est absurde.

Alors bon, on en était là. Je lis, il y a pas longtemps là, il y a des jours que, pareil, les chinois… bon je dis les chinois parce que, comme ils ont un pouvoir centralisé, quand quelque chose est décidé, en général ils le font derrière. Alors, eux aussi ils ont dit "non ça, ça va pas cette histoire, c'est déjà assez difficile de produire de l'énergie, on ne peut pas pour plusieurs centaines de millions de personnes, ça va être dévorant.

Donc, ils ont décidé de consacrer beaucoup d'argent à la recherche prospective pour mettre en place l'hydrogène. Bon, fabriquer de l'hydrogène n'a rien de mystérieux, ça consomme aussi de l'énergie c'est meiux payé après, si j'ose dire, que le diesel, donc ce n'est pas une technique mystérieuse, à laquelle on ne connaîtrait rien, je sais pas, comme quand vous parlez de la fusion nucléaire, bon là c'est clair qu'on ne sait pas le faire, ou alors ça dure une micro-seconde, ça sert à rien, pour l'instant, pour l’instant, je ne vais pas me fâcher avec les partisans de la fusion parce qu'il y a des adversaires et des partisans, mais c'est pour dire, l'hydrogène ce n'est pas une technique compliquée. Ce qui est compliqué, c'est comment on fait pour que les voitures en transbahutent, pour qu'on le fasse circuler, pour qu'il y ait des réservoirs, enfin bref c'est tout ce qui va autour.

Plus la fabrication, même la fabrication du moteur c'est pas la mer à boire non plus. Donc on peut le faire, c'est un saut. Alors j'en étais là, avec les chinois à vous donner en exemple.

Et voilà que, en ce moment vous savez il y a des plans de relance dans tous les pays. On appelle ça relance comme ça tout le monde fait l'économie de réfléchir à la suite, "On relance ! ", mais on relance de manière plus ou moins fine.

Alors vous savez qu'en Europe, le plan global de relance c'est que tchi, 500 petits milliards d'euros pour la richesse produite par l'Europe chaque année c'est douze mille milliards, donc c'est le trait du crayon. C'est tellement peu, la décision est tellement nulle, que la Banque Centrale elle-même a dû décider de remettre de l'argent au bout, plus que ce que la Commission a décidé. C'est une autre histoire, mais quand même.

Les allemands pendant ce temps-là, eux, le gouvernement allemand, c'est-à-dire le gouvernement de la droite et des socialistes, a décidé un plan rien que pour lui de mille milliards, d'accord ? Alors pour eux mille milliards, pour toute l'Europe 550. Et dans ce plan, ils viennent de décider de mettre 9 milliards sur le véhicule à hydrogène.

Et pendant ce temps, Macron lui il court derrière l'électricité et le diesel. J'ai fait un petit tweet pour dire que c'est à pleurer. On est une nation, vous ne le savez peut être pas tous, mais la France est une nation technicienne.

Il y a beaucoup d'ingénieurs, beaucoup de grandes écoles, beaucoup de cadres intermédiaires, de l'industrie, de la production, qui sont à un haut niveau, tous nos bac pro dans les métiers de la maintenance, de l'électricité, les chaudronniers qui naturellement font pas de chaudrons mais des carlingues de voitures, de bateaux, d'avions… On a un secteur de la créativité dans les logiciels qui est gigantesque et parmi les premiers du monde. Par exemple on est aussi parmi les premiers du monde pour les jeux vidéos, et or les jeux vidéos il n'y a que les imbéciles qui croient que c'est une amusette pour gamins, c'est beaucoup plus compliqué que ça, d'abord rien que la création… et les Français sont forts dans toutes ces branches, on est très en avance. Bon on ne va pas le rester si on continue hein !

Donc voilà moi ça me fait mal au ventre de voir ça. Donc je reviens avec vous pour dire c'est la planification, l'organisation qui vont nous tirer d'affaire. J'en étais là en préparant cette émission, je tournais mes fiches comme ça, "Qu'est-ce qu'il se passe ? ".

Parce qu'il faut choisir, le plus dur pour moi c'est pas ce que je vais vous dire, c'est ce que je ne vais pas vous dire. Et je tombe sur un article qui dit que Macron, il a vraiment zéro idée, il dit qu'il faut que l'état soit planificateur. C'est pas beau ça ?

Il y a au moins un domaine où j'ai gagné dès le premier tour, c'est le vocabulaire. Je me suis fait tout prendre, tout ! Il parle avec mes mots.

Alors bon vous me direz, on va pas demander des droits d'auteur, quand on remporte une victoire culturelle, c'en est une quand vos mots s'imposent. Si ils veulent faire l'état planificateur on va rigoler parce que les meilleurs planificateurs c'est pas eux, c'est nous. C'est nous, qui faisons appel à la ressource humaine.

Vous croyez, au lieu de faire toutes ces guignoleries là, vous ne croyez pas qu'il aurait mieux fait de dire au MEDEF "Allez venez par ici", et puis aux branches syndicales ouvrières, salariées, "Bon comment on relance ci, comment on fait là… ", oui voilà ça ça sert à quelque chose. Parce que le MEDEF, il doit bien comprendre aussi que si on fait rien, ils sont perdus, donc il y a un compromis qui est possible. Paf, l'un raconte ses salades, l'autre raconte les siennes, puis advienne que pourra.

Tout ça est absurde. Bon alors en tous cas on ne pourra pas dire que je n'ai pas essayé de proposer des choses pour sortir tous ensemble par le haut des causes communes qui rassemblent tout notre pays. Bon pour le reste on se disputera, par exemple on peut décider qu'on fait des voitures, tout le monde est d'accord pour faire l'hydrogène, mais personne n'est d'accord pour savoir combien on paiera les salariés de cette industrie-là, parce que moi il est vraisemblable que je serai plus proche des salariés que des patrons, ça c'est clair, si jamais les patrons français s'intéressent à quelque chose à part la rente.

Je suis un peu dur là. C'est pareil les patrons, c'est comme les flics ou les paysans. Quand vous dites les patrons c'est une catégorie dans laquelle vous en avez des tous petits qui n'ont même pas 1500 euros par mois et puis vous avez des nababs superpuissants qui n'ont jamais mis les pieds dans un atelier et qui sont dans un bureau en train de monter des opérations financières, donc ça n'a rien à voir.

De même quand on dit les entreprises, vous n'allez pas comparer une entreprise qui embauche dix mille personnes et une autre qui en embauche 5, ça n'a rien à voir. Mais comme ils font une catégorie entreprises, ça leur permet de solidariser des gens qui normalement n'ont rien à voir ensemble. Et c'est comme ça que à chaque fois qu'il y a des problèmes avec la paysannerie, c'est les petits paysans qui courent devant et les gros qui attendent derrière que ça soit fini, et ils ramassent pour eux.

Et bien là pareil, le patronat français, il doit y avoir moyen de discuter. Alors j'ai l'habitude de dire dans la Revue de La Semaine, comme c'est long, les journalistes me foutent la paix, ils ne viennent pas voir c'est trop long. C'est fait exprès que ce soit long, c'est comme mes notes de blog qui sont très longues, ou ce que j'écris c'est très long, donc qui est-ce qui lit tout ça, ben les gens qui s'intéressent à écouter une histoire.

Donc moi je suis pour que dans la période de catastrophe économique qui s'annonce, on discute, et qu'on fasse un compromis. Voilà, c'est clair ? Un compromis.

On décide dans quelle direction on va développer la production et l'innovation, et après on se dispute pour le reste, c'est-à-dire pour les salaires, le temps de travail, et le reste, comment on l'a toujours fait. Mais au moins on se met d'accord sur la direction dans laquelle on va avancer, sur les choses qu'on va vouloir faire, qui sont à nos yeux les plus importantes. Et je pense que là, je termine là-dessus, la mauvaise nouvelle que j'ai pour vous, c'est le calendrier.

A la fin du mois de juin, il va y avoir ce qu'on appelle le benchmarking, c'est-à-dire que toutes les entreprises doivent faire un bilan. Et là, vous avez le bilan du trimestre et du semestre, d'accord ? Toutes les entreprises d'une certaine importance, ou même les autres, sont obligées de faire un bilan avant l'été.

D'ailleurs le banquier à qui elles doivent toutes de l'argent, leur dit "Moi je voudrais voir où vous en êtes". Et ils vont donc voir le bilan et chaque entreprise va être dans la main du banquier. Soit le banquier prête encore, soit il ne prête plus, il ne prête plus, on ferme.

Le banquier, il trouve qu'il en a beaucoup sur la table et il n'a pas forcément envie de reprêter. Et puis les banquiers ne sont pas du tout audacieux, c'est pas des gens… ils racontent qu'ils prennent des risques, mais c'est pas vrai, leur principale ressource en France, les banquiers, c'est les frais bancaires. On a entendu d'ailleurs à l'Assemblée Nationale, quand Corbière a défendu sa loi pour limiter les frais bancaires, on a entendu le ministre dire que les banques ne font plus d'affaires avec les prêts, elles font des affaires avec le reste.

Ils nous ont dit "Vous autres les insoumis, vous voulez limiter les frais bancaires, vous allez mettre en danger les salariés du secteur bancaire". Il y en a 260 000. Donc nous les bras nous en tombaient, on apprenait de la bouche du ministre que le système de la banque fonctionne d'une manière totalement parasitaire, et vous savez comme moi que ceux qui sont le plus durement frappés ce sont ceux qui ne peuvent pas se défendre, puisque les autres ils ne peuvent pas les frapper car ils sont en état de se défendre.

Alors je reviens à mon sujet essentiel. Fin juin, il y a ça qui tombe. Pendant l'été, ça discute, et puis ça prend les décisions.

Donc si ça doit fermer, c'est ou pendant l'été ou à la rentrée en septembre. En septembre, vous autres tous vous avez déjà avant, là je viens de vous parler des entreprises mais vous, vous avez les loyers à payer. Les expulsions ont été retardées, repoussées, la trêve hivernale a été repoussée à la fin du mois de juin, donc c'est pour vous à partir du début juillet.

Vous avez les factures d'eau et d'électricité, où beaucoup de gens ont eu un mal de chien à les payer, parce que plein de gens n'ont plus de recettes, plus de ressources, plus de revenus, tous ceux qui vivaient dans la précarité, les contrats de courte durée. Donc ça ça arrive. Ça c'est pas des bonnes nouvelles.

Le chômage partiel, qui va s'arrêter dans une série de compartiments. Le chantage au salaire, pour les baisser. Et puis donc on passe l'été.

Toute l'industrie touristique est sapée, il y a des endroits où c'est la catastrophe. 50% de l'activité de la Corse vient du tourisme, et ici vous voyez à Marseille, alors on peut déplorer d'être dépendants du tourisme mais c'est comme ça, c'est 7% du PIB du pays. Si on trouve que c'est trop, il faut tourner.

Mais on ne peut pas dire aux gens "Écoutez nous on n'aime pas le tourisme, fermez", c'est pas possible ça. Il faut ouvrir d'autres perspectives, il faut inventer un autre tourisme, il faut mettre d'autres choses en place. Il faut aider les gens à passer d'une chose à l'autre.

Ils sont pas contre, ils sont pas contre. Ils sont prêts à le faire. Là-dessus on arrive au mois de septembre.

En septembre, il y a une donnée économique que tout le monde connaît : 700 000 jeunes arrivent sur le marché du travail, tous les ans. En Allemagne c'est 250 000, nous c'est 700 000, on est une nation jeune et heureusement. Et du travail, il n'y en a pas.

On est déjà officiellement à 4 600 000 chômeurs. Donc on va avoir une rentrée comme ça. Une fois que vous serez au mois de septembre, toutes les entreprises savent qu'au mois de décembre il va falloir qu'elles remboursent les prêts qui leur ont été faits avec la garantie de l'Etat pendant la période précédente, vous savez le plan de sauvegarde.

C'était dans le premier plan financier. Donc il y a des tas de gens qui vont décider qu'ils peuvent rembourser ou qu'ils ne peuvent pas. S'ils ne peuvent pas, ils mettent la clé sous la porte, parce qu'ils ne peuvent pas rembourser.

Alors moi je tends les oreilles, j'en entends de tous les côtés sur ce qui est en train de se mijoter. Mais c'est pour dire que c'est un choc qu'il y a devant nous, c'est pour ça qu'il faut planifier, pareil que le confinement ou le déconfinement. Quand on ne planifie pas, c'est n'importe quoi, c'est les aléas de la vie qui s'imposent.

Je voulais vous dire tout ça pour que vous compreniez pourquoi nous les insoumis on est tellement, tellement revenus à la charge avec la planification économique, et son moyen qu'est le compromis. Evidemment, si personne ne veut de compromis, l'affaire va rouler à l'abîme. Si la principale préoccupation du grand patronat de ce pays, c'est de se dire que comme tout le monde a peur et qu'il y a beaucoup de chômage on va pouvoir grignoter sur les congés, sur les retraites, sur les salaires, si c'est ça leur état d'esprit, nous irons tout droit au chaos, et le chaos sanitaire est passé au chaos social, et ça deviendra un chaos politique.

C'est une règle absolument constante des sociétés humaines, c'est comme ça que ça se passe, parce que les gens oublient que la politique c'est juste la manière d'organiser les relations à l'intérieur de la société, et de faire des choix. On a tendance à confondre la politique avec les politiciens, mais non, c'est d'abord la façon de régler. Si on ne peut pas régler par le débat, si on ne peut pas régler par la démocratie, on ne règle pas.

Nous on a quelqu'un qui est un monarque présidentiel, et plus le temps passe, plus il est devenu, comment dire, étrange. Il veut chevaucher le tigre, le gars. C'est pas tout à fait ce qu'on attend d'un président de la République, qu'il chevauche des tigres.

Ça demande de prendre les précautions qu'il faut pour que le peuple français se tire d'affaire et qu'il s'en sorte par le haut, il faut être malin. C'est le moment ou jamais, regardez je viens de vous donner l'exemple des Allemands, eux ils sont malins, pouf ils mettent leurs sous dans le véhicule à hydrogène, et bien nous aussi on devrait mettre nos sous dans des choses qui nous font avancer, plutôt que de tourner en rond avec les mêmes choses. Voilà, je voulais vous dire ça pour que vous ayez le calendrier dans la tête, parce que si je vous raconte tout d'un coup, ça va faire trop.

Donc je vous raconte ça pour que vous vous représentiez le calendrier. J'espère me tromper, je dois être le seul homme politique qui espère tout le temps se tromper. Mais regardez, des fois ça tourne bien.

On m'avait dit "Faites attention monsieur Mélenchon, il y aura un deuxième pic", moi j'ai dit j'espère me tromper, et finalement il semble que ce soit le professeur Raoult qui avait raison quand il disait que c'était saisonnier. Donc peut-être que le virus, il fait trop chaud pour lui. Il y a un copain qui m'a dit un truc que j'ai trouvé intéressant, une copine qui m'a dit "Dis donc, tu as vu ceux qui ont attrapé le covid19, c'est dans les abattoirs et tout ça, où il y a des endroits frais." Ah bon ?

Moi j'ai toujours pensé que la fraîcheur c'était pas trop mon truc, parce que je suis un méditerranéen, mais j'ai été jurassien aussi, donc je connais les charmes des deux climats. J'essaie de vous le présenter un peu à la blague. Je suis tellement inquiet que ça redémarre, parce que là dites donc, franchement ce n'est pas sérieux, tout est reparti comme avant comme s'il n'y avait aucun problème, et que je t'embrasse, et que je te dis bonjour, et que je te serre la main.

Moi aussi là, je suis à Marseille qu'est-ce que vous voulez que je vous dise, les gens me tendent la main, je ne vais pas leur dire "Non je vous serre pas la main", ou faire je sais pas quoi là, je suis pas un indien moi. Alors je dis qu'il ne faut pas se toucher, après je sais pas quoi on se donne des coups de coude, c'est grotesque. Je ne sais pas comment on règle ça, parce que la sociabilité elle est en nous, on est des animaux sociaux.

Regardez les singes, ils passent la journée à se chercher les poux les uns les autres pour rendre service, et pour créer des liens. J'exagère, mais nous les êtres humains on a besoin de ces contacts. Il ne faut pas en avoir honte, c'est normal, c'est normal qu'on en ait besoin, et la sociabilité ça passe par ça.

Quand vous serrez la main à quelqu'un d'autre, c'est une manière aussi de dire paix quoi. C'est je te touche, tu me touches, on est en sécurité l'un vis-à-vis de l'autre. Bon voilà, ça c'était mon deuxième sujet.

Bon allez les gens, alors il faut que j'arrête là, d'abord parce que la panne elle bouge beaucoup, et à la fin c'est vous qui allez avoir le mal de mer. Moi j'ai le pied marin donc ça m'est complètement égal. Et il faut que je m'en aille parce que, c'est pas que je m'en vais à Twitch mais je pourrais !

Vous avez vu, on a fait ça la semaine dernière là ça a marché fort. La vache, les jalousies que ça va déclencher ! J'avais annoncé que j'irais sur Twitch, j'ai été drôlement bien reçu.

Merci, merci, formidable, vous m'avez accueilli super bien, je vous dis merci de tout cœur. Les gens ont été super sympas avec moi, ils auraient pu bien me vanner, et ils l'ont fait d'ailleurs pour certains, mais je l'ai bien pris. Je ne l'ai pas pris méchamment parce que je pense que ça l'était pas.

Et puis il y a plein de gens à qui ça a plu de me voir là, alors ils vont me revoir. Alors on a fait un carton parce que d'un coup, 50 000 abonnés. Alors vous autres là sur YouTube qui êtes avec moi depuis je sais pas combien de temps pour certains, et bien si ça vous a plu cette fois encore, tac un pouce bleu.

Ça donne le moral à Antoine qui lui est assis de l'autre côté de l'appareil là, de la caméra, et il est de l'autre côté de la panne, et lui il n'a pas le pied marin. Donc là il est vert le gars. D'habitude il me fait des sourires, il se marre pour dire "Ouais ce que tu racontes c'est drôle", ça m'aide .

Antoine qui est de l'autre côté de l'écran et qui fait le singe derrière, pour me faire rire parce qu'il a fait un pari avec les autres et qu'il croit que je le sais pas. Là il est tout vert, on dirait qu'on va l'enterrer bientôt. Bon ça va passer Antoine.

Alors ça vous a plu ça donne du courage à Antoine, toc un pouce bleu. Et supposons que vous passez pour la première fois, vous vous dites "Oh super une émission sur les bateaux", alors vous pouvez vous abonner, c'est gratuit et puis ça va le rester. Mais je vous dis pas que vous me verrez à chaque fois, pour les nouveaux, au milieu des bateaux.

Voilà, là c'était une idée de Sébastien de venir sur la panne, je m'y trouve avec Lise qui bloque la panne pour que personne ne vienne m'embêter, et ce pauvre Antoine qui est tout vert. Merci à tout le monde, et puis à la semaine prochaine. – Sous-titrage : Le Crayon d'oreille -