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InterviewLe Média (sur YouTube)· 17 septembre 2026 41 minComplaisantActualité / polémiqueSolidarités & familleImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & international

MENACES, RACISME, MÉLENCHON : BALLY BAGAYOKO SE CONFIE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:51OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que l'alliance des numéros 10 des quartiers populaires ?

  • 1:28OuverteRéponse directe

    Quels sont les trois axes de cette alliance ?

  • 2:49OuverteRéponse directe

    Comment comptez-vous faire augmenter la participation dans les quartiers populaires ?

  • 3:31OuverteRéponse directe

    Cette méfiance envers les partis vient-elle de votre parcours ?

  • 4:08OuverteRéponse directe

    Vous avez toujours voulu garder cette indépendance politique ?

  • 5:21OuverteRéponse directe

    Quels sujets vous ont poussé à rejoindre la France insoumise ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:51Fait
    « François Rufin nous a menti. François Rufin a une stratégie qui consistait à mettre de côté et la ruralité et les quartiers populaires. »
  • 5:21Fait
    « La lutte contre le racisme, la question de l'islamophobie, comment on prend en compte la question des quartiers populaires. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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ce qu'on reçoit est très violent mais très violent à la fois pour moi, mais très violent à la fois pour mes proches. Pendant très longtemps, le discours de haine était propagé principalement par la droite extrême et par l'extrême droite. Aujourd'hui, il y a un certain nombre de courants de formation politique [musique] dit de gauche qui prennent en fait le même chemin. François Rufin nous a menti. François Rufin a une stratégie qui consistait à mettre de côté et la ruralité et les quartiers populaires. En allant voir la ruralité, on on confirme le fait que ils vivent le déclassement, ils vivent le besoin de service public et puis après, ils ont une question de pouvoir d'achat. Bonjour à toutes et à tous. Les quartiers populaires vont-ils changer la donne pour 2027 ? C'est la question

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qu'on va se poser avec Bali Bakayoko, maire de Sandis qui vient de lancer une nouvelle initiative, l'alliance des numéros 10 des quartiers populaires. L'entretien d'actu, c'est tout de suite.

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Bonjour Bali. Bonjour. Alors, merci de nous recevoir dans la salle des fêtes de de la mairie de Saint-Denis. J'en parlais dans l'introduction, cette alliance des numéros 10 des quartiers populaire, qu'est-ce que c'est concrètement ? Qu'est-ce que ça va changer ? Qu'est-ce que ça va apporter pendant la campagne ? L'alue des numéro 10, c'est tous les gens qui sont dans les quartiers populaires qui pour certains ont des réserves sur les formations politiques traditionnelles. Des gens qui se reconnaissent pas dans ces formations politiques, qui sont issus parfois de collectifs qui sont parfois et d'ailleurs souvent d'ailleurs des indépendants, mais qui sont tous unanimes sur le fait que bah dans leur quartier, ils ont des choses à faire. Ils ont surtout une conviction à faire

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passer. C'est de cesser de dégrader encore davantage leur conviction de vie. Voilà. Donc ça c'est le point d'entrée. La deuxième chose, c'est qu'ils disent que ils veulent se mettre en mouvement seul et qu'ils ont pas forcément besoin d'invitation euh ou d'organisation euh de la part des organisations formation politique traditionnelle. Puis trois éléments, ils disent de manière assez claire sur le fait que ils veulent absolument utiliser le bulletin Jean-Luc Pénchon comme étant la seule candidature en capacité de porter des aspirations des quartiers populaires. Donc voilà les les trois axes qui se sont posés au moment de la création de l'alliance de numéro 10 dont bien sûr je suis le parrain et un des co-initiateurs. Et donc c'est la raison pour laquelle le

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top départ a était lancé le 30 juillet dernier ici à à Saint-Denis 30 août pardon dernier à Saint-Denis. Et donc l'idée de cela, c'est de dire que dans les quartiers populaires, si on on reconnaît bien la dynamique qui peut être engagée par la France insoumise, puisque nous avions fait le lancement de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon ici à Saint-Inis, plus de 30000 personnes étaient réunies, l'idée était de dire que cette dynamique de la France insise avec le candidat Jean-Luc Mélenchon et puis l'ensemble des autres partenaires hein de la gauche de rupture ne suffira pas si les quartiers populaires ne sont ne se mêlent pas. C'est le centre de l'alliance. L'alliance, c'est de dire que chacun dans son quartier, dans sa cage d'escalier va faire le nécessaire pour

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faire augmenter le taux de participation. C'est ça l'objectif. C'est pas juste de gagner dans les villes, mais c'est de gagner dans les villes mais avec un niveau de participation élevé. C'est ça l'enjeu et dans cet objectif, on a besoin de gens qui sont reconnus dans leur quartier. Donc c'est la raison pour laquelle on appeler ça l'alliance des numéros 10 avec bien sûr un clin d'œil footballistique pour dire que le numéro 10 c'est quelqu'un qui sait où se trouve en fait l'objectif qui ne regarde ni à droite ni à gauche et dont l'essentiel de son énergie est concentré pour l'atteindre de l'objectif. Et cette cette initiative, elle se base aussi sur la lutte contre la méfiance qui a pu exister envers les partis politiques traditionnel. Est-ce que cette méfiance

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là elle est issue de ton parcours aussi à toi ? C'est quelque chose que tu as observé ? C'est quelque chose peut-être qui a joué aussi dans ta politisation ? Oui, clairement. Et puis après dans c'est vrai que un des aspects qui en réalité le cœur de la dynamique, c'est la question de de la peur de l'arrivée de l'extrême droite parce que dans la discussion qui a amené la création de l'alliance de numéro 10, on était tous unanimes pour dire qu'aujourd'hui euh l'extrême droit était arrivé quasiment à maturité de sa stratégie de reconquête des des territoires et du coup d'accéder aux responsabilités et que c'est là du coup plus que jamais qu'il faut l'arrêter désormais. Ça c'est très clair. Et donc moi, c'est vrai que mon histoire politique c'est en 2001, je

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démarre comme étant un simple conseiller municipal. Je connais pas grand-chose à la politique, mais je suis animé par la volonté d'aider mes semblables en particulier les jeunes de mes quartiers populaires. Et du coup, je vais rentrer comme ça dans le milieu politique mais sans jamais être encarté. Souvent l'histoire raconte que j'étais membre du parti commun français. J'ai jamais été membre du parti commun français. J'ai souvent été dans des majorités dont les maires étaient communistes, ça c'est vrai, [grognement] mais surtout je suis plutôt issu de la société civile. Tu as toujours voulu garder cette indépendance ? Ouais, toujours voulu à la fois garder cette indépendance mais toujours voulu garder cette singularité parce que quand on a grandi en quartier populaire, il y

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a aussi un principe. On va pas s'inventer des vies non plus. On va pas donner le sentiment que on a toujours été au sein du parti commun français, même si on a bénéficié des politiques publiques qui ont été menées par des communistes à l'époque. Euh mais du coup euh c'est en 2017 en réalité que je vais rentrer dans une formation politique, donc avec la France insoumisse. Avant ça, j'étais pas du tout membre de formation politique en tant que tel. Puis euh l'aspect mouvement, quelque chose d'assez simple euh mais aussi des sujets d'actualité qui avaient été pour moi très longtemps abandonné par les autres formations politiques, c'est-à-dire la lutte contre le racisme, la question de l'islamophobie, comment on prend en compte la question des quartiers populaires, y compris les

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violences populaires et les politiques qui se mettent aussi qui sont les politiques d'exclusion, la manière dont aujourd'hui on vit le déclassement dans le quartier populaire. Voilà. Donc, il y a tout un ensemble de de sujets qui faisaient ce sens pour moi et qui étaiit à ce moment-là porté bien sûr par la France insummise de manière un peu différente que d'autres formations traditionnelles et puis surtout c'était une formation politique qui incarnait l'éducation populaire comme étant un élément de réassurance collective. Et ça, c'est quelque chose qui me qui me qui m'a vraiment intéressé. Il y a 8 mois, vous étiez devant devant la mairie de Saint-Ni avec ma collègue Lisa Lap. Vous veniez d'être élu euh là, qu'est-ce qui a changé concrètement ? Qu'est-ce qui qu'est-ce qu'est-ce qui

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qu'est-ce que vous avez euh comme projet pour parce qu'on est en pleine rentrée là au moment où on tourne euh qu'est-ce que vous avez pu faire comme projet concret depuis votre arrivée à la mai ? Bah nous arrivé à la mairie de Sim, bon ça fait maintenant quasi 7 mois euh donc mars est donc arrivé en septembre désormais. La première chose qu'on a faite d'abord c'est de faire un diagnostic rapide de l'état de catastrophe dans laquelle on a trouvé la ville. C'est qu' une situation financière qui est quand même relativement catastrophique euh dans les faits hein, je parle pas des écritures comptables qui paraissent positives mais dans des masses budgétaires qui étaient pas fléchées, des dépenses qui étaient engagées mais qui en réalité n'avaient pas leur traduction euh phasée sur les

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années à venir, par exemple les heures supplémentaires qui n'apparaissaient pas dans le budget mais qu'il fallait du coup se nourrer. Donc on a un ensemble comme ça de décisions qui qui ont été faites et donc du coup on a déjà une réalité budgétaire qu'il fallait gérer. Deux, on a aussi une réalité sociale. C'estàd que dans le personnel communal, on a une situation catastrophique d'agents qui sont en burnout, des gens qui sont dans les placards, des gens qui en peuvent plus. Et donc ça c'est la réalité concrète dans laquelle nous sommes trouvés. Donc, il fallait d'abord commencer par réassurer le personnel communal parce que il n'y a aucune action politique qui peut trouver son aboutissement si on s'appuie pas sur celles et de ceux qui font vivre le service public. Donc ça s'est traduit

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par l'ouverture d'une série de conférences rencontres avec l'ensemble du personnel communal et l'ensemble des organisations syndicale pour justement poser les bases de la nouvelle doctrine dans la manière dans laquelle nous voulons gérer la ville avec une approche qui est une approche de coresponsabilité mais qui est une approche aussi bienveillante ganteente mais bienveillante. Donc ça c'est la première chose. Donc il fallait poser une politique d'aller vert. C'est la politique d'aller vert se traduit aussi par le déploiement de l'ensemble des moyens des élus en direction de l'ensemble des différents quartiers de Pierfit et Saint avec l'idée simple qui est de dire que on peut pas construire la ville y compris mettre en place nos éléments programmatiques si les

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habitants ne nous reconnaissent pas en tant que tel. Ils nous ont reconnu par le vote mais il faut aussi qu'on vérifie s'il y a une forte adhésion au projet que nous avons porté. Ensuite il a fallu tout de suite prendre des mesures rapides. C'était l'arrêté anti-inspultion. Voilà, pour poser un acte aussi pour dire que nous ne sommes pas d'accord [grognement] pour que l'État continue à expulser des gens d'un logement, même si c'est un logement squaté, sans la recherche de solutions alternatives. Bon, bien sûr, l'arrêté a été déféré, donc du coup attaqué par le préfet. Nous avons ensuite posé un certain nombre d'actes aussi portants sur la question de la réouverture des espaces jeunesses parce que la jeunesse a été la première cible des majorités précédentes et donc ça s'est traduit par

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la réouverture de l'espace jeunesse en particulier de Gabriel de Gabal Perry. Nous avons tout de suite engagé des actions comme les fournitures gratuites pour pour les les les enfants, donc pour tous les enfants élémentairire et maternel et nous allons très prochainement d'ailleurs délivrer les vélos et nous avons encore une vingtaine de mesures immédiates que nous devons mettre en œuvre parce que dans l'espoir que nous avons levé, il y a cette volonté pour les électeurs de de croire en la parole politique. Est-ce que c'est encore plus important pendant une année présidentielle ? parce qu'on dit souvent que Sandis c'est un peu en laboratoire des politiques insoumises qui parce que bon il y a pas il y a pas tant de grandes villes gérées par des mai insoumises. On peut penser à David

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Guerro à Roubé peut-être mais à cette échelle-là euh il y a une sentez cette responsabilité peut-être de le faire encore plus en 2027 pour donner peut-être ce coup de pouce ou il y a vraiment une somme de responsabilité. Une première responsabilité, c'est d'être en phase avec les engagements pris à l'égard des électeurs de Saint-Dier Pierfit sur scène. Donc ça ça prend chose. La deuxième chose, c'est bien sûr qu'une fois que nous sommes en responsabilité, nous devons faire la démonstration que nous sommes en capacité de pouvoir incarner euh une gestion assoumise en tant que telle. Donc aujourd'hui, les les modèles n'existent pas en tant que tel. Donc nous sommes les premières maires avec David et d'autres qui allont incarner incarner cela. Et donc du coup,

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nous sommes attendus [grognement] après avoir été attendus dans notre capacité à gagner des villes parce que c'est un lit, on gagne dès le premier tour mais il y a très très peu de gens qui s'attendaient déjà à ce qu'on gagne dès le premier tour. Donc on a vu les visages sur les plateaux de télé. Voilà. Donc je pense que je pense que ça c'est c'est aussi cela. Et puis après il faut un trè 3ème objectif qui est important, c'est s'inscrire dans la durée. C'estd que les politiques publiques pour qu'elles puissent avoir leur effet important bah il faut que ça puisse s'inscrire dans la durée et dans une logique de complémentarité. l'insoumission à la vocation bien sûr à le traiter à l'échelle locale, la vocation à le traité à l'échelle départementale, l'échelle y compris

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régionale et immédiatement pour nous l'échelon bien sûr national donc avec lesion présidentielles prochaines. C'est l'ensemble de de la chaîne de décision frappée par l'insoumission qui va permettre de propulser en fin de compte nos politiques. Nous avons une intime conviction. Donc nous le faisons à l'échelle de la ville à la hauteur des moyens dont nous disposons demain avec un président de la République insoumis et un gouvernement de gauche de rupture. Nous savons que les politiques publiques que nous développons à l'échelle de Saint-Len vont être propulsées. C'est la raison pour laquelle 2027 il me faut pour moi un président bien sûr insoumis et un gouvernement d'un gauche rupture. cette euh cet aspect laboratoire en en parler, c'est aussi l'aspect qui fait euh qui qui vous a créé une

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médiatisation euh assez euh violente du côté des médias d'extrême droite et euh et de droite d'ailleurs. Euh notamment avec euh cette cette notamment avec des une parole raciste qui s'est libérée, une parole euh assez banalisée dans les médias type Cs, frontières et cetera. Euh comment vous le vivez d'abord et euh comment on lutte contre ça euh activement euh quand on est dans dans l'espace public euh et comment on fait pour que euh cette parole n'existe plus ? Hm. Bon, moi je je le reçois comme étant euh à la fois euh euh la marque de de de gens qui expriment à la fois, je veux dire, tout le dégoût qu' peuvent avoir de gens que comme moi qui sont l'incarnation de la République. Mais

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c'est cette incarnation de la République qu'ils ont toujours détesté. Donc ça se traduit par des propos violents, des propos racistes y compris des déformations. Quand on dit la ville des rois et reenes de France, on vous dit c'est la ville des noirs. Donc vous voyez et donc du coup on a on a quelque chose qui est à un piège tendu pour espérer que je tombe dedans et que bien sûr que face à ces offenses que j'ai subi que je réponde par une autre offense qui serait une forme de vulgarité voire de nervosité et qui aurait fait que j'aurais perdu complètement je veux dire mon mon mon électorat. Donc et du coup, je me serais logé dans une posture d'irresponsabilité. Donc c'est la raison pour laquelle nous n'avons pas pris ce chemin-là. On a été sur un chemin qui

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est un chemin celui qui nous a été héritier d'ailleurs de nos parents. C'estàd ce côté où en toutes circonstances vous devez garder en tête l'objectif recherché et en toutes circonstances garder la maîtrise de soi en fin de compte. Même si ce qu'on reçoit est très violent, mais très violent à la fois pour moi, mais très violent à la fois pour mes proches parce que il est vrai que ma mère est pas indifférente de ça. Si moi j'arrive à peu près à gérer les choses, si mon épouse encore arrive entre guillemets à gérer, j'ai mes enfants qui font un effort conséquent et puis j'ai ma mère qui en tout circonstan et bien sûr meurtri quand elle voit les grands portraits de son fils comme étant maire des narcotrafiquants ou détournement de fonds public, emploi fictif, vous

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imaginez bien comment ça peut perfurer le cœur d'une mère. Donc la réalité là, mais ceux qui agissent de cette sorte ont quasi pas de cœur en réalité parce que la seule chose qu'ils veulent blesser, c'est nuire et donc on le sait. Et c'est la raison pour laquelle on fait face. On fait face de plusieurs manières, c'est en étant ce qu'on est, en continuant en tout circonstances de maintenir le cap. Parce que l'objectif c'est bien sûr de rechercher nous la résignation, que l'on se dise finalement c'est trop violent euh on renonce mais on n'a pas fait tout ce cheminlà pour renoncer en réalité parce que justement le chemin parcouru a été un chemin bien sûr semé d'embûche y compris avec des propos racistes et nous en sommes quand même arrivés. Donc moi je pars de

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principe que queles que soient les offenses que nous allons de subir, on sortira vainqueur de cela. Mais on sortira vainqueur parce que on aura uniquement pour CAP l'objectif recherché c'est contre l'extrême droite être que ce que nous sommes, c'est-à-dire assumer que nous faisons partie intégrante de la République que ça plaise, que ça plaise pas et le dire très clairement chanter bien sûr la Marseillaise et le dire qu'on chante la Marseillaise plus souvent d'ailleurs que celles de ceux qui tentent de nous expliquer qu'on fait entre guillemets, je veux dire un une incitation à siffler la Marseillaise. là donc et assumer le fait que le fait qu'on acccroche pas le portrait du président de la République, ça fait pas de nous des gens qui se mettons en marge de la République. Voilà, donc c'est

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aussi simple que cela. Donc tout cela, il faut l'assumer en tant que tel. Cette parole d'extrême droit qui se libère contre vous, elle a aussi une traduction pratique. Il y a des conséquences. Euh au moment où on tourne, on vient d'apprendre les prémisses de d'actes violents qui auraient eu lieu devant la mairie, qui ciblaiit des insoumis ou qui ciblerait en tout cas des des insoumis et en particulier en particulier des gens proches de vous, vous directement. Euh comment vous réagissez à ça ? Qu'est-ce que qu'est-ce qu'est-ce qu'on peut faire pour lutter contre ça ? Mais d'abord, c'est la conséquence de toutes celles et ceux qui sont en réalité des criminels. Les criminels à la fois parce que ils ont euh diffuser des propos racistes euh à longueur de journée via les médias,

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ont banalisé euh tout le discours raciste de haine que l'on peut observer, ont y compris criminaliser là les filles en tant que telle. Parce que de ce que j'ai cru comprendre, c'est que cette personne qui a une 58 à peu près une soixantaine d'années euh aurait menacé avec un fusil euh le fait si les électeurs tentaient de voter pour la LFI et ensuite pour le Bali Bagayoko. Donc on voit bien que d'abord les premiers irresponsables sont ceux qui cultivent en fin de compte ce type de discours et ensuite on a une victime de cela. C'estàd que quelqu'un qui se sent le le porte-voie de de de celles et de ceux en fait de compte qui s'écartent des valeurs de la République. Et euh

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heureusement euh rien de grave n'a été commis mais il n'empêche que cet acte est un appel à l'alerte sur la situation dans laquelle nous sommes qui est que les conséquences peuvent être extrêmement dramatiques. Quels que soient les désaccords politiques que l'on peut avoir, il est important de garder en fin de compte, je veux dire un certain nombre de principes et aujourd'hui on sait que pour ce qui me concerne mais ce qui concerne les quartiers populaires, il y a plus aucun principe qui va. Donc l'idée est bien sûr de salir, l'idée est bien sûr de développer de la haine. Et malheureusement en développant la haine, on a ce type de de propos, voir ce type d'acte avec quelqu'un qui semblerait-il relèverait de la psychiatrie mais qui en même temps relevant de la psychiatrie

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s'est senti amené par quoi j'en sais rien mais en tout cas par un discours de haine à agir de la sorte. Voilà. Est-ce que vous imputez aussi une partie de la responsabilité, pas de cet acte là, je parle, mais des actes violents général qui peuvent exister maintenant de d'extrême droite, mais aussi de la diabolisation qui existe contre la France insoumise à une partie de la classe politique à gauche qui joue ce jeu aussi de la diabolisation. On l' on l'a beaucoup entendu. Des personnalités de gauche refusent même dans un cadre de second tour de trancher entre le RN et la France insoumise. Oui, mais je pense que tout ça tout ça participe. C'estd qu'aujourd'hui s'il est vrai que pendant très longtemps, on on avait à constater que le discours de haine était propagé principalement par

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la droite extrême et par l'extrême droite. Aujourd'hui, il y a un certain nombre de courants de formation politique dites de gauche pour ce qu'il en reste encore euh prennent en fait le même chemin. Quand on est en incapacité de pouvoir trancher un second tour qui opposerait le parti le mouvement de la France insise face à l'extrême droite et qu'on les met de ados, c'est un acte d'une irresponsabilité totale et malheureusement ce sont des choses que l'on observe encore dans une séquence en plus qui est une séquence extrêmement dramatique dont aujourd'hui l'extrême droite est le plus outil aujourd'hui pour être en responsabilité et c'est à ce moment-là que certains continuent dans la gauche dis pas de repure parce que je pense que pour ce qui est du parti socialiste parce qu'il s'agit

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précis précisément de cela pour ce qui les concerne. Il y a bien sûr une distinction à faire entre les cadres de ce mouvement politique et les militants qui seront, je l'espère, le moment venu, trouver le chemin en fin de compte de la réelle gauche de rupture comme ils ont pu le faire ici à Saint-Denis en allant soutenir bien sûr la candidature pas de Jean-Luc Mélenchon en tant que tel, mais de la gauche de rupture incarnée par le candidat Jean-Lucenm et donc du coup le programme de rupture qu'il qu'il propose parce qu'il est en bas de là. Donc on est dans une séquence de clarification politique et cette clarification politique, elle viendra uniquement par les militants qui se sont engagés dans ces formations politiques en isolant tous celles et ceux qui ont plus de

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liens à voir avec la droite plutôt qu'avec la gauche rupture. Donc il faut absolument que cette clarification ait lieu pour nous permettre de gagner demain donc en 2027 les élections présidentielles. On va parler justement un peu de l'actualité. Cette campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, elle a commencé ici finalement juste en face de la Bournée. Euh est-ce que d'abord c'est une fierté pour pour vous de que cette campagne s'est lancée ici et quel va être votre rôle pendant cette campagne présidentielle ? Moi, je trouve déjà que c'était une marque de respect à l'égard des insoumis, en particulier à l'égard de Jean-Luc Pénenchon, pour avoir accepté que le lancement de campagne de la France insis lieu ici. Et j'ai beaucoup insisté pour ça soit aussi ça. Je considère que lancement de

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campagne à Saint-Ni Pierrefil sur scène, c'est le lancement euh de la campagne d'une manière complètement innovante. parce que cette ville, elle est la synthèse à la fois de l'histoire de France avec bien sûr la balilique, la nécéropole, les rois et rènes de France et donc du coup une dimension très populaire puisque c'est 150 nationalités d'origine différentes qui aujourd'hui ont décidé de s'unir ici à Saint-Denis pour participer à une comité de destin et en même temps on est sur une population extrêmement jeune, diverse mais extrêmement jeune. Donc en fait ça n dit l'avenir à l'échelle nationale et c'était important au moment où il y avait tout ce débat sur la question de la Nouvelle-France que faire partir

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lancement de campagne de la France insoumise avec un maire de incarnant la Nouvelle-Fance avec l'histoire de cette ville. là, je pense qu'il y avait pas d'autres endroits meilleurs pour le faire et je pense que ça a été d'ailleurs incontestablement une réussite et même les médias qui sont globalement contre nous ont quand même reconnu que c'était un lancement de campagne plus de 30000 personnes et le mouvement pour y être depuis 2017 confirme que tous les lancements de campagne on est plutôt entre 6 et 8000 donc il y a aucun lancement de campagne qui s'est fait à plus de 30000 et donc ce qui montre en réalité qu'il y a une dynamique plus importante que les autres élections une conscience isation par conséquent plus importante et que tout cela associé

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me donne un fort sentiment, une forte probabilité de victoire courte mais nécessaire en 2027. Et il y a dans l'actualité aussi cette c'est c c'est c'est cette ouverture d'enquête concernant concernant un emploi fictif à la RATP. On a on a vu que la RATP a démenti euh euh ses accusations. C'est votre première apparition euh télé depuis depuis la sortie de de cette affaire. Comment vous réagissez à à cette enquête et qu'est-ce que vous avez à dire concernant ces ces accusations ? En réalité, moi je suis je suis assez je suis assez serein sur ce sujetl. Premièrement parce que bon, le parquet national financier ouvre du moins ouvre une enquête préliminaire. C'est son droit. J'ai pas de j'ai pas de

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sujet sur ça. Je suis assez serein parce que pour le coup, on a heureusement à faire à un grand groupe euh public de transport public qui est la RATP euh et donc du coup qui aura aucune difficulté à donner les éléments au parc national financier. Donc moi j'ai pas de difficulté sur ce point-là. La deuxième chose, c'est que je m'y attendais alors que ça soit le parquet national financier, en fait, je m'attends globalement à tout comme je m'attends d'ailleurs à ce que le parquet national financier, voilà ça trouve quelque chose pour en faire un sujet parce que forcément Bali Bagaiko ayant maintenant un rôle un peu national donc forcément ils pourront pas juste se contenter de dire qu'ils ont ouvert une enquête préliminaire et queils sortent là avec rien parce que il y a quand même des

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ramifications politiques là-dedans. Donc on s'attend à tout mais on s'attend principalement à être intégralement blanchi de tous ces aspects-là. Et donc ça sera ensuite le top départ ensuite d'une clarification pour d'autres parce que s'il est vrai que nous sommes restés silencieux sur le sujet, c'est parce que nous considérons que l'essentiel de mon énergie pour moi, il est concentré à répondre aux besoins des gens qui m'ont fait confiance et dont je dois rendre des comptes plutôt qu'à répondre à des agisateurs qui ont qu'un seul objectif. réalité, c'est un de faire en sorte que je m'éloigne de la campagne présidentielle puisque c'est ça la visée recherché très clairement de que surtout nous ne participions pas à réveiller les quartiers populaires parce que je pense que le paris qui est

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fait de dire le réveil des quartiers populaires d'ailleurs qui est absolument inconnu des des institutions d'âge ils savent pas apprécier ça. Oui, c'est pas quelque chose qu'on dans les correctifs qu'ils utilisent, ils prennent pas en compte pas. Donc ce qui est certitude c'est que certains font le pari sur le fait que ce sont les quartiers populaires qui vont être la brade d'ajustement de cette campagne. Ils ont raison et que le maire de Saint va jouer un rôle important làdedans. Oui, j'assume pleinement ma responsabilité de de le faire au nom d'ailleurs des valeurs de la République et donc on va le faire. Après, je suis pas naïf sur le fait que c'est le Parti socialiste ayant été battu via d'ailleurs leur directeur de cabinet donc David Lebont et donc David Lebon

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directeur de cabinet de l'ancien maire Mathieu Notin donc socialiste. ce sont eux en fin de compte qui ont instrumentalisé et emmené quasiment le canard enchaîné avec un certain nombre d'éléments à ensuite faire tout un pâte à caisse autour de ça pour espérer que le parquet national financier se fasse. Indépendant du canard enchaîné qui bien sûr a relayé avec bien sûr une association supposée action anticorps mais qui est plutôt ciblée à droite. On a tout ce schéma là, on l'a on l'a bien compris. Donc moi, j'ai pas de souci particulier sur ce point-là. Et euh ce que je je voulais dire sur ce sur ce point particulier, c'est vraiment de remercier l'élan de solidarité qui s'est quand même levé parce que s'il est vrai qu'on en a quelques-uns entre guillemets

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qui sont fourroyés, la grande majorité des gens qui sont exprimés sur le sujet ont aussi spontanément apporté de la solidarité, y compris des gens qui n'appartiennent pas à la même formation politique que moi. Je prends par exemple, il est ce qu'il est François Pouponi, quel que soit le passé qu'il a pu avoir, quel que soit le passé qu'il peut avoir, moi je reconnais l'honneur aussi entre guillemets des actes posé par un homme. quand il prend en position pour dire Bali Bagaiko en tant que ancien maire lui he puisquil était ancien maire de Sarciel et qui confirme m'avoir reçu pendant des années en tant que responsable RATP sur son territoire bah il honore en fin de compte les les valeurs d'éthique en politique. Quand George Motrot qui est plutôt situ qui est à droite et qui est actuellement

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maire de Argenteuil prend la même position bah il honore aussi la la parole politique. Et donc ça c'est pas c'est pas des des questions de posture de clan. C'est juste à mo de se dire en toutes circonstances quel que soit le désaccord politique qu'on peut avoir, il y a encore des hommes et des femmes qui ont un peu d'éthique. Et je pense que c'est l'essentiel de ce que je retiens dans dans cette séquence, mais une séquence sur laquelle je sortirai vainqueur. Vous parlez de vous parlez de ce qui de les des raisons pour lesquelles vous êtes ciblé. C'est difficile à juger réellement mais vous avez une certaine popularité au de la France assoumise mais assez assez impressionnante. Il y a des images des amphies quand vous arrivez la standing dans la salle ou

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dans les meetings. On voit très bien que vous êtes très recherché par par les par les militants. Qu'est-ce qui fait votre singularité ? Est-ce qu'il y a des prises de position politique pour vous qui qui font que vous êtes assez singulier au sein au sein defi ? Moi je pense que bon premièrement je veux dire que ce qui fait qu'on est singulier c'est parce que la victoire l'histoire connait que les vainqueurs et donc ça c'est le point d'entrée. C'estàd que pendant des années Bali Bageko ses paré transformé et j'ai toujours été le même au moment où j'étais rien c'est-à-dire un simple conseiller municipal demain adjoint et ensuite après je suis tombé dans la peine ombre marche solitaire 2020 où finalement après la défaite vous êtes plutôt quelqu'un à éviter plutôt

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quelqu'un à rencontrer. Donc ça ça fait partie mais ça construit ça construit le le personnage mais ça le transforme pas profondément parce que ce que je suis je je je le deviens pas après la victoire je le suis de toute manière après la victoire propulse ce que je suis. C'est vrai, les gens me découvrent mais en réalité je suis dans le paysage politique depuis une vingtaine d'années. Et et donc c'est ça qui est à mon avis intéressant, y compris au sein du mouvement de la France insemise. Je pense que le le mouvement pourra reconnaître que il y a beaucoup d'actions qui ont été menées par la force en fait de qui je suis. Ma légitimité, je la prends d'abord du terrain de là où je suis et que si ça en bénéf, ça bénéficie à la France insummise, tant mieux parce que c'est

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pour le coup la France insummise en tant que telle qui m'a reconnu en tant que tel y compris dans ma singularité, ce qui n'a pas été le cas des autres formations politiques. Mais la France insuline ne m'a pas fait. Ça c'est une nuance pour une raison simple, c'est que avant d'arriver à la France insiste, je suis ce que je suis, tu vois, avec mes faiblesses. Mais certains d'une chose, c'est que l'énergie, la singularité que je peux apporter, c'est au bénéfice de la démarche politique qui est engagée dans la France Suise. Ça oublie, ça je le reconnais pleinement parce que je veux qu'on gagne, je veux qu'on gagne et je sais que on ne gagnera pas sans la dynamique aussi de la France en tant que telle. Après, les éléments de popularité, je pense que c'est plus lié

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aussi peut-être à cette forme de de de facilité dans la relation que j'ai avec les gens. Mais ça c'est pareil, ça s'apprend pas. Ça c'est l'histoire de ma vie. Je suis d'une famille nombreuse, deuxè de cette famille. Euh donc voilà, donc ça ça participe aussi à avoir ses relations avec avec les gens tout simplement en les reconnaissant comme étant nos frères et sœurs en l'humanité, indépendamment de nos rôles, indépendamment du fait qu'on est maire, président le PT. Bon, tout ça c'est ce sont des titres, mais je pense que ce qui est le plus important pour moi, c'est parce que tout ça va pas durer aujourd'hui. Voilà, je je suis très identifié. Il y a une forme de normalisation des choses qui vont qui vont se faire, mais ce que je veux que les gens retiennent,

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c'est voilà, cet homme qu'on a connu est resté comme il était. Il a sa simplité dans la relation et en revanche dans tout ce qu'il fait, il essaie de faire le maximum. Et c'est quoi les thématiques de fond de politique qui font votre singularité ? Non, mais je pense que bon, moi j'ai bon, il y a un sujet autour quand même de la démocratie euh parce que moi je je voilà je je rentre dans une formation politique en tout cas pour ce qui est de la France ins en 2017. Donc il y a quelque chose qui qui est différent quand on fait une déambulation par exemple à à Trappe dans le cadre de l'alliance de numéro 10 de semaines avant il y avait une fusillade euh et on va dans des quartiers bah forcément il y a cette facilité cette capacité à aller parce que je sais que ceux que je vais

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retrouver là-bas ce sont des petits frères des petites sœurs, mais en tout cas des gens qui sont mes semblables. Donc par conséquent j'ai j'ai pas ce frein du point de vue que je suis maire de la vie ou autre. J'ai pas ce frein parce que quand je vais là-bas, je suis avant tout en tant que citoyen, en tant que quelqu'un qui vient apporter bien sûr une forme à la fois de compassion par rapport au drame vécu, mais aussi une manière de dire on n'est pas condamné, si tu entre nous quoi, tu vois. Donc ça voilà, ça c'est une manière de faire qui c'est une peut-être une manière un peu différente que l'on peut trouver à la fille. Puis après, moi je suis beaucoup plus sur les les sujets en fait de quotidiennenté très concret. Ça ne veut pas dire je suis pas capable

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de me projeter sur l'avenir, mais je considère que la projection sur l'avenir ne peut se faire qu'en ayant une parfaite connaissance en fait du quotidien des gens. C'est ce qui permet en fin de compte de changer la société en profondeur parce que réussir à l'échelle locale la transformation quotidienne de la vie des gens, c'est réussir en fin de compte à pouvoir le propulser ensuite à l'échelle nationale. C'est pour ça qu'il me faut d'ailleurs un précédent de gauche rupture et un gouvernement gauche rupture parce que aujourd'hui je considère que les choses vont pas aussi vite que je souhaiterais et j'ai besoin d'aller beaucoup plus vite et je pense que beaucoup de maires de villes populaires comme le nutre y compris en intégrant la ruralité. C'est aussi une sonorité que moi j'apporte

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avec l'idée que euh François Rufin nous a menti. François Rumfin a une stratégie qui était une stratégie qui qui à mon avis euh était dangereuse, qui consistait à mettre de côté et la ruralité et les quartiers populaires. Alors bien sûr pour des intérêts qu'il qui l'interne qui le concernent. Très bien. Mais là, le sujet dont il s'agit, c'est un sujet qui nous dépasse et que en allant voir la ruralité, j'avais aucun doute de savoir que j'ais retrouvé au-delà du fait que la ruralité est moins diverse. Il y a de moins en moins de de de gens qui incarnent euh les héritiers héritières de l'immigration en tant que telle. La dernière vague, j'entends subsharienne, elles sont aussi issues de d'immigration, les premières vagues avec les immigrations espagnoles,

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européennes manière générale. Mais en allant voir la ruralité, on on confirme le fait que ils ont les mêmes facteurs communs que nous. Ils vivent le déclassement, ils vivent le besoin de services public, ils ont des problques à la fois de développement économique et donc du coup des questions d'emploi qui sont posées. Ils ont à la fois des moyens à la fois en terme de services publics qui sont pas à la hauteur des enjeux. Et puis après, ils ont une question de pouvoir d'achat. C'est que les gens qu'on a rencontré des paysans qui travaillent des heures euh mais inconséquents pour gagner très peu, bah c'est une question en fait qui fait sens pour nous en terme de société. Et c'est aussi ce message un peu particulier que que moi j'apporte dans le débat global

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avec une singularité parce que c'est souvent des débats qui sont portés pas par celles et ceux qui sont héritiers l'immigration. C'est plus porté entre guillemets par la norme du pouvoir qui vient parler bien sûr à la à la ruralité et là c'est l'inverse. Là ce sont des gens qui sont comme certains disent racisé mais moi j'aime pas le terme héritier irritier l'immigration. Pourquoi vous aimez pas le terme ? Non, parce que je propose plutôt de en tout circonstances euh parce qu'on a pas besoin l'histoire coloniale nous a euh suffisamment traumatisé pour euh ne pas reprendre en fait des termes même si je le comprends hein sur le plan sociologique, mais raciser la base de la race et tout ça est quelque chose qui nous renvoie en fin de compte à ce que nous sommes. Euh euh et donc par

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conséquent, je considère que je suis plutôt sur la logique de valoriser tous celles et ceux en fait qui sont qui ont fait ce que nous sommes, c'est-à-dire l'héritage de mes parents, l'héritage de leurs parents. On cumule en fait l'ensemble de ces héritages et c'est ce qui fait que je suis en réalité. Voilà donc je suis plutôt sur le terme héritier de l'immigration et d'ailleurs quand on prolonge ensuite c'est subsériennes tout ça on peut en rajouter un certain nombre. Vous avez parlé vous-même de François Ruffand, je sais pas c'est pas moi. On me reprochera pas j'espère dans les commentaires de de d'encore parler de François Rufort. Mais la question de la centralité de l'islamophobie c'est quelque chose qui lui a été reproché récemment à la fête de l'humanité. la

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centralité de l'islamophobie dans cette campagne. Dès qu'on en parle à une partie de la gauche, on nous répond que on nous répond que c'est une c'est une qu'il n'en parle pas pour des raisons de laïcité. Quel doit être le rapport de la gauche de rupture avec la laïcité et comment on fait pour répondre à ces gens qui nous qui nous opposent de la laïcité à l'islamophobie ? Non, ceux qui veulent pas parler euh de la question de l'islamophobie dans la séquence politique dans laquelle est, c'est pas au nom de la laïcité, c'est au nom d'une forme de lâchet dans laquelle il s'installe. Et donc euh forcément euh c'est une forme de lâcheté coupable parce qu'aujourd'hui, il est incontestable que la laïcité ne s'oppose pas au fait culturel ni au fait culturel. Donc par conséquent, une fois

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qu'on a posé cette base, la question de l'islamophobie est une réalité concrète. C'est que celles et ceux pour qui aujourd'hui on évoque la question du voile, y compris avec des propositions de de pénalité financière, ce sont les musulmans et donc il y a bien quelque chose qui est à voir avec les samamophobie là-dedans. Voilà. Et donc le sujet il est il est il est il est suffisamment sérieux et politique parce qu'ils viennent fracturer les valeurs de la République. Pourquoi au niveau de la France insoumise on est aussi remonté sur le sujet et qu'on on considère qu'il ne faut pas lâcher parce que c'est nous renvoyer à la question y compris de l'approche coloniale parce que c'est ça le sujet dont il s'agit. C'est que quand on prend l'ensemble des mesures qui sont posées, qui sont des mesures

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liberticides sont des mesures en fin de compte qui viennent euh tenter à chaque fois de prendre cette revanche sur les valeurs de la République en tant que telle, celle qui dit liberté, égalité, fraternité dont certains emploient les termes mais sans jamais en réalité y adhérer. Donc à chaque moment, on a comme ça une course contre la montre de l'extrême droite et voire de la droite extrême qui à l'occasion d'un certain nombre de séquence viennent à chaque fois tenter de corriger les projets de loi, projet les lois, modifier les lois justement parce que il y a cette il y a cette il y a quelque chose qui relève de l'insupportable pour eux et que ils considèrent que le compte n'est pas. Alors nous nous sommes ici dans ces quartiers populaires avec une mission

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importante, c'est d'être lucide sur ce qui passe et de en tout circonement résister mais gagner. Il nous faut gagner. Donc on a pas d'autres solutions. Il nous faut gagner et gagner en démocratie bien sûr c'est éveiller les consciences, s'inscrire sur le lycée étonal, se munir et se tenir prêt pour aller voter. Et c'est le seul moyen de faire un coup KO et remettre les choses parce qu'une fois qu'on a fait ça, le travail sera pas fini parce que le libéralisme, le capitalisme ne vont pas se rendre et donc l'exercice du pouvoir y compris avec un président de la République de gauche de rupture et d'un gouvernement gauche flu sera rendu difficile mais on aura besoin de la masse populaire aussi pour pouvoir pousser encore pour que nous puissions avoir un deuxième mandat et là ensuite

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je pense qu'on je dis pas qu'on aura régler le problème on sera toujours sur le chemin au moins de régler le problème. Encore une fois transition parfaite. vous avez parlé de un coup KO. Euh votre singularité repose aussi sur une forme de communication assez assez assez innovante dans la dans la séquence actuelle. Vous avez parlé tout à l'heure de la ruralité, vous avez fait cette vidéo avec les moutons qui étaient assez qui étaient assez qui étai assez drôle mais aussi parlante de du lien entre la ruralité et les quartiers populaires. Cette communication que certains comparent à à Mamdani aux États-Unis, elle elle repose sur quoi ? Vous voulez montrer une image de d'accessibilité, de de pas avoir peur de l'humour et de de plaire aux gens à travers à travers ce côté-là ?

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En fait, moi je fais j'essaie de faire les choses de manière assez simple puis j'aime pas m'inventer une vie. Ce qu'on voit en vidéo, c'est ce que je suis d'ailleurs. Tu vois, quand on va à trappe et que je suis là l'alliance numéro 10, on fait le coach et tout ça, c'est mon histoire. Moi, j'étais en trainur de basketball depuis des années et donc quand je fais ça, c'est une part de mon histoire que que je raconte là. Et donc la la relation avec là c'était les moutons mais c'était la relation bien sûr à la ruralité et puis la condition animale qui est un qui est un un vrai sujet. Moi je suis l'héritier d'une famille où on est à la fois forgeron mais on a aussi travaillé beaucoup la terre. On a beaucoup élevé les les les animaux notamment les les moutons et les chèvres. Donc euh tout

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ça, ce sont des choses qui qui qui font sens pour moi. Donc après la mise en la mise en scène parce qu'on est quand même dans un monde aujourd'hui d'image euh il participe aussi à à donner à voir qui je suis parce que si euh j'avais pas euh engagé tout ce travail de visibilité de ce que je fais et de qui je suis, je pense que j'aurais pas eu autant aujourd'hui de de gens qui qui me reconnaissent. Je j'étais à Pierrefit, les gens s'arrêtent partout. Euh bon voilà, on va en province les gens je connais pas donc les gens il vous ils vous exprimentent une sympathie. On a été à la fête de l'humain, c'est c'est pareil. Et donc il y a quelque chose dans la sympathie renvoyée par les gens y compris en disant tenez bon tenez bon parce qu'ils sont parfaitement

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conscients de ce à quoi je je passe. Les gens sont même étonnés dis mais attends vous avez pas de vigile non mais c'est c'est vous mes vigiles vous voulez quoi ? Tu vois ce que je donc tout ça c'est les choses qui sont qui sont ce que je suis. En réalité, je suis comme ça en fait. Je fais pas d'effort les gens pourraient croire je fais pas d'efforts. Je suis comme ça. Le l'alliance des quartiers populaires, elle repose elle repose aussi sur une stratégie de la France insoumise qui est entamé depuis quelques mois et où il y a eu la fête de la musique par exemple où la France soumise a beaucoup investi la scène rap, la scène la scène la scène musicale. Est-ce que vous dans votre quotidien il y a des des des inspirations rap que vous puisez dans des inspirations de culture populaire

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que vous puisez ? Ouais. Alors moi pour quand je fais le coupo, le 1 coup c'était c'était c'était aussi d'installer même si certains peu pe peu mettre ça d'une forme de violence mais ça c'est les gens qui sont déjà acculés c'est ils ont déjà ils sont dans déjà dans la défaite quand vous êtes déjà dans l'idée que c'est violence et que vous êtes déjà ailleurs. Mais c'était aussi une manière d'accrocher en particulier de la jeunesse qu'aou parle plus en fait à un profil jeune. Donc c'était c'était assumé de de le faire en tant que tel. Euh et et dans une séquence qui était une séquence une fois qu'on avait réglé la question du lien entre quartier populaire et et les couche moyenne 10 bobo qui viennent de s'inceller sur la ville. Donc on a d'abord réussi à à

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consolider ce noyau pour ensuite aller chercher ce qui restait, c'est-à-dire la question des quartiers populairire jeune et donc avec le le concept du un coup. Donc ça fait partie des inspirations de ce qu'on est. C'est-à-dire nous on a grandi dans les quartiers, on aime bien chambrer, on aime bien se vaner. Bon, on on s'en inspire un peu et y compris les textes. Alors, moi, je suis plutôt inspiré par les textes que ce soit de euh que ce soit bon, y compris ceux de Ky James parce que ça m'inspire ça m'inspire beaucoup. J'ai vu par exemple que Caris avait fait un petit texte dessus. J'ai vu que Booba avait fait aussi un autre texte. y compris quand j'ai été victime de propos raciste, tu vois, il y a eu cet élan y compris d'artistes qui spontanément sans que je leur demande

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quoi que ce soit, il me connaissent pas plus que ça. Mais ils ont considéré qu'il y avait quelque chose, il y avait quelque chose qui a été franchi quand même et ils se sont libérés en disant "Mais tiens, il faut qu'on dise quelque chose." Et je trouve que cette réanée, ça ça dit des choses aussi sur la l'âme de foi en fin de compte qui est en mouvement, y compris du point de vue de la France insoumise, de ce que incarne la France insoumise et celle de ceux qui portent la doctrine de la France insoumise dans le paysage politique. Et je trouve que c'est plutôt ça en fin de compte qui moi m'intéresse. Et bien sûr, je m'inspire de tout ce qui peut se je m'inspire de tout ce qui peut être utile. Je m'inspire de ce que mes enfants peuvent me dire. Je m'inspire de

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de ce que je peux voir dans le milieu sportif. Et Bali Bakayoko, il écoute quoi en venant à la mairie tous les matins ? Bah moi en fait je suis très euh on voit pas comme ça mais moi je suis très instru j'aime bien ça. Je suis très funk. Funk ouais je suis très funk ancienne et tout ça et compagnie mais je suis un peu musique du monde parce que je suis capable de de d'écouter des des musiques plutôt orientales. Je suis capable d'écouter des instrus comme de jabaté ou d'autres. Voilà, je suis plutôt je suis plutôt comme ça à l'image de Sandy finalement. Voilà, je suis je suis capable voilà d'écouter quasi toute musique. Merci beaucoup Bayoko d'avoir nous avoir fait le plaisir d'être avec nous aujourd'hui enfin de nous accueillir nous à la mairie de Saint-Ini et merci à

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vous de continuer de soutenir le médias, de nous permettre de vous proposer ce genre de format. Pour nous aider cap sur 10k.v.fr FR et moi je vous laisse avec la suite de nos programmes.