Raphaël Glucksmann : «Ce que j'ai vu aujourd'hui, c'est l'impuissance de l'Etat»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« sur les suppressions de postes dans l'éducation nationale qui doivent être annulées »
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« On a un ministre de l'éducation nationale qui a dit "Ils n'ont qu'à parler avec leurs proviseurs." »
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« Comment se fait-il que de tels mouvements ne soient pas ? Comment se fait-il qu'on ait un dispositif de sécurité aussi inadapté »
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« Ce n'est pas possible qu'une grande puissance comme la France soit rabaissée au niveau de ce qu'on a vu samedi et dimanche sur tout notre territoire. »
Temps de parole
- ?100 %
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sur les suppressions de postes dans l'éducation nationale qui doivent être annulées et au contraire doit répondre à la revendication des lycéens qui est d'avoir des professeurs, des enseignants face à eux, que les enseignants absents soient remplacés. On a aussi formulé des propositions très concrètes sur le pouvoir d'achat. Le gouvernement maintenant a tout sur la table. Et nous, ce qu'on veut, c'est qu'il réponde à notre plan, à ce plan de sortie de crise. C'est de cela dont la France a besoin. À la fois de garantir l'ordre républicain et de proposer de proposer des solutions aux problèmes qui sont soulevés. Et pendant des semaines, les lycéens ont été
traités comme quantité négligeable. On a refusé, le gouvernement a refusé de les recevoir. On a un ministre de l'éducation nationale qui a dit "Ils n'ont qu'à parler avec leurs proviseurs." On va Ils vous empêchent de parler. Ouais. Ils nous jouent la comédie. C'est ça la ?
Alors, on peut continuer. Donc maintenant la la balle est clairement dans le camp du gouvernement. S'il pense qu'il peut noyer le poisson, si le gouvernement croit qu'en ne répondant pas aux revendications de la jeunesse française, eh bien le mouvement s'essoufflera, il se trompe comme il s'est trompé depuis des semaines. Et nous, notre intérêt, notre volonté, notre obsession politique, c'est que notre pays vive en paix, dans la justice et que pour cela, eh bien il faut répondre aux demandes. Quand on a un mouvement social d'une telle ampleur, on ne peut pas le traiter par le mépris. Et donc nous avons fait des propositions, maintenant on attend de voir. On a aucune réponse sur aucun des points qu'on a soulevés et on attend de voir
dans les jours qui viennent si le gouvernement a entendu à travers nos propositions le mouvement social. Sur le volet sécurité, est-ce que le gouvernement vous a ? Franchement, non. Parce que nous n'avons pas eu de réponse à nos questions. C'étaient des questions simples. Comment se fait-il que de tels mouvements ne soient pas ? Comment se fait-il qu'on ait un dispositif de sécurité aussi inadapté euh et bien aux mouvements qui ? Et là-dessus, on n'a pas eu de réponse. Alors, il y a des commissions d'enquête parlementaires qui vont euh devoir chercher ces réponses. Mais euh moi, ce que j'ai vu aujourd'hui, c'est l'impuissance de l'État.
Et je ne me résoudrai jamais à cette impuissance de l'État. Ce n'est pas possible qu'une grande puissance comme la France soit rabaissée au niveau de ce qu'on a vu samedi et dimanche sur tout notre territoire.
Raphaël Glucksmann