Francois Xavier Bellamy - Le plan de relance europeen (Port-Marly)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:31Invité politiqueFait
« on a réussi à créer une nouvelle dette »
- 0:31Invité politiqueChiffre
« la Commission européenne va aller sur les marchés emprunter 750 milliards d'euros »
- 1:08Invité politiqueFait
« on vous transfère le problème »
- 1:46Invité politiqueFait
« vous avez dit non à une Europe fédérale, vous lui avez dit non à l'occasion des derniers scrutins »
- 2:26Invité politiqueFait
« je fonde le cœur de mon travail sur VOUS »
- 3:07Invité politiqueFait
« nous n'avons pas le droit de dépenser cet argent pour régler nos problèmes de court terme »
- 3:43Invité politiquePromesse
« nous ferons tout ce qui est possible, pour que vous gardiez la marge de manœuvre nécessaire »
Temps de parole
- François-Xavier Bellamy100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[...] Alors, c'est c'est la chance qu'on a et je voudrais remercier d'ailleurs de ce point de vue là Christian mais aussi Damien et Bruno, parce que depuis le début de ce mandat, on a fait un travail très important pour être unis au sein des Républicains, pour parler d'une seule voix sur les sujets européens. Ce qui nous a souvent coûté cher dans notre famille politique, ce sont les désaccords ou les divergences qui pouvaient exister entre le travail que faisaient nos élus au Parlement européen et celui qui se faisait ici en France. On a concerté notre position sur cette question de l'emprunt européen. Et notre position, elle est résolument critique. Pourquoi ?
D'abord, c'est quand même toujours très étonnant de s'enthousiasmer parce qu'on a réussi à créer une nouvelle dette. Malheureusement, je crois que la France avec Emmanuel Macron a réussi à exporter à Bruxelles les pires habitudes de Paris, c'est-à-dire au fond que tout le monde a applaudi debout, parce qu'on avait réussi à vous mettre sur le dos – à vous les jeunes de France et d'Europe – on a réussi à vous mettre sur le dos un échec de plus de la génération qui est aujourd'hui aux responsabilités. Et, de fait, cette dette a la particularité qu'elle ne s'accompagne d'aucune solution de remboursement.
C'est la première fois que la Commission européenne va aller sur les marchés emprunter 750 milliards d'euros : personne ne sait comment ils seront remboursés. On s'est soigneusement abstenu de se mettre d'accord sur la question de savoir comment on allait payer. Ce qui veut dire, en réalité, qu'on vous transfère le problème... Rassurez-vous, on va essayer de faire en sorte de le régler autant que possible. Cet empreint, quelle est sa signification ? L'idée, c'est que pour la première fois, nous allons emprunter en commun.
Et cette solidarité a pour but, en réalité, de créer par la force des choses, à la force du poignet, une "solidarité" budgétaire, c'est-à-dire, demain, un gouvernement budgétaire de l'Union. Au fond, c'est toujours la même idée : vous avez dit non à une Europe fédérale, vous lui avez dit non à l'occasion des derniers scrutins ? Eh bien, on va utiliser cette crise pour pouvoir créer l'outil qui la fera exister malgré votre choix. Et moi je crois que la grande erreur, et ce qui conduira l'Europe dans le mur, c'est de ne pas prendre en compte ce que les citoyens ont dit. Ils ont dit qu'ils ne croyaient pas à cette Europe qui se prendrait pour une sorte de super État.
Il y a une grande différence entre le fait que nos États contribuent à une action commune sur des sujets cruciaux comme l'agriculture, la défense, l'industrie – il y a une grande différence entre cette Europe qui s'engage à travers nos budgets nationaux sur des défis qui nous sont communs – et une Europe qui deviendrait, à travers une responsabilité budgétaire, une sorte d'État fédéral. Moi je ne crois pas à cette solution, je sais que les Français n'y croient pas et je sais qu'on ne la leur fera pas accepter, même en la vendant comme une solution à la crise du coronavirus que nous sommes en train de traverser. Et c'est l'occasion de notre travail aujourd'hui.
Je suis donc rapporteur au Parlement sur ce plan de relance ; je fonde le cœur de mon travail sur VOUS. C'est de vous seulement que je parle. J'ai mis au centre de notre rapport, un critère fondamental que j'appelle « la clause du long terme », pour faire en sorte qu'au moins cet argent qui va être dégagé ne serve qu'à une seule chose : investir dans des projets qui pourront avoir une rentabilité future, pour que vous puissiez demain tirer parti de cet emprunt qui aura été fait et y trouver l'occasion de le rembourser, et de faire face à la charge que nous vous transférons.
Je crois que nous n'avons pas le droit, et c'est un impératif moral – je me permets d'employer ce terme – nous n'avons pas le droit de dépenser cet argent, cet emprunt sur lequel nous n'aurons pas eu notre mot à dire, que le Conseil [européen] a décidé derrière des portes closes en plein milieu de l'été, nous n'avons pas le droit de dépenser cet argent pour régler nos problèmes de court terme pour tenter d'amortir le choc immédiat pour la génération présente. Parce que ce serait trahir la génération future.
Nous avons le devoir, au moins, puisque cet argent va être emprunté, de l'investir pour qu'il puisse demain permettre à la génération qui viendra et aux dirigeants de demain, c'est-à-dire à vous, d'assumer la charge de cette dette que nous vous aurons transférée. C'est notre souci principal. Nous ne pouvons pas revenir sur cette décision, nous pouvons tout faire pour tenter de limiter la portée de cette erreur, et nous ferons tout ce qui est possible, pour que vous gardiez la marge de manœuvre nécessaire, c'est-à-dire, la souveraineté qui doit être dans dans votre main, et c'est une exigence démocratique fondamentale.
François-Xavier Bellamy