Je suis tombé presque par hasard sur les questions de sécurité : Ugo Bernalicis pour Café Bourbon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Ugo BernalicisFait
« le premier souvenir vraiment politique au sens noble du terme ça a été quand j'ai été délégué de classe au collège »
- 10:00Ugo BernalicisFait
« j'ai fait beaucoup de nuit blanche pour faire les ce que j'arrive je faisais pas le soir parce que je pédité ça a été une année un peu dur »
- 15:00Ugo BernalicisFait
« j'ai tenté les concours de Sciences Po à bac + 0 ils ont pas voulu de moi après je les ai tenté à bac + 1 après l'hippocaigne »
- 24:00Ugo BernalicisFait
« j'ai appris à rencontrer des gens qui se sont réinsérés dans la société qui pourtant avaient fait des choses horribles »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] mesdames messieurs les députés mesdames messieurs les députés mesdames et messieurs les députés mesdames et messieurs les députés bonjour à tous Hugo bernaliste s'est député de la deuxième circonscription du Nord membre du groupe la France insoumise au sein de la nups depuis 2017 il est devenu un visage familier des Français qui l'identifient comme une des voies majeures du parti de Jean-Luc Mélenchon mais le connaissez-vous vraiment connaissez-vous l'enfant de militants l'étudiant engagé le fidèle de Jean-Luc Mélenchon décédé aux parties socialiste je n'irai pas plus loin dans sa présentation puisque c'est l'objet de cet épisode [Musique] vous écoutez café Bourbon le podcast qui vous emmène à la rencontre de vos députés un podcast exuccherin et Hugo bernalisi commence par se remémorer ses premiers souvenirs [Musique] excellente question je crois que si je vous dis pas de bêtises le premier souvenir vraiment politique au sens noble du terme ça a été quand j'ai été délégué de classe au collège il fallait monter au front aller au charbon pour défendre les copains qui des fois vont déconner un peu quoi mais méritait pas quand même d'être pris en grappe par tel ou telle enseignante ou enseignant ou des choses qui me semblaient injustes déjà à ce moment-là et je prenais ça très à coeur en vrai de faire des classes et voilà je vous conseille de glace je râlais je défendais mes camarades voilà c'était quand il y a le tour de table des fois on quand il y a des élèves on leur dit quelqu'un quelque chose à dire et puis souvent les gens se taisent quoi moi je profitais de ce moment pour pour que ça dure un peu plus longtemps les conseils de classe à l'époque ça c'est c'est des moments qui que tu es important et formateur pour moi et après le vrai moment beaucoup plus politique au sens visible engagé sur le niveau d'engagement ça a été au lycée en deux temps pour moi il y a eu deux batailles épiques il y a eu mon élection au conseil d'administration du lycée parce que j'ai été élu parler délégué de classe et j'ai fait une campagne interne contre la mise en place de la notation de la course du cœur parce qu'ils avaient une course du coeur pour le le sensibilisation de lutte contre le cancer les maladies cardiovasculaires enfin c'est des trucs que font beaucoup d'établissements et il y avait des profs qui trouvaient qu'il y en avait qui qui déconnaient qui marchait qui fumait des clubs pendant la course qui jouaient pas le jeu quoi et donc la meilleure chose qu'ils ont trouvé à faire c'est de mettre une note c'était la grande bataille et puis bon ça m'a permis de me rôder pour ensuite organiser les des âgés au lycée et et lutter contre la réforme Fillon en 2005 réforme du bac c'était déjà les c'était déjà ce qu'avait Pierre Mathieu dans la tête en fait en réalité qui était formulé par François Fillon à l'époque et et donc là là pour le coup c'est assemblée générale débrayage dans les dans les classes organisation des manifestations des pots de manifestations en préfecture appel des renseignements généraux à l'époque c'était encore Hergé à la récré pour savoir si on était passé pour telle rue si on était bien telle heure à tel jour à tel endroit donc là voilà c'est là c'était dans le bain militant voilà avec donc j'étais omegaphone en tête de cortège et on est allé même on s'est payé le luxe d'aller engrainer les deux autres lycées publiques j'étais à Calais à l'époque donc on a mis en grève les trois lycées publics en 2005 là bon là c'était une grosse première expérience j'ai grandi dans une famille très militante je crois à peu près tout le monde dans la famille enfin mon père était militant au parti communiste pendant très longtemps et très tôt il a commencé à jeunesse communiste à 14 ans façon on pouvait pas faire plus tôt avant donc voilà mais en fait mon grand-père du côté de mon père était aussi conseiller municipal communiste il était il était journaliste au journal de la CGT des mines dans le Pas-de-Calais donc aussi un engagement syndical par ailleurs de ma maman était militante féministe de chez les femmes de France à ce moment-là et aussi militante de l'éducation populaire elle était professeur de danse à ce moment-là donc elle faisait aussi de son engagement artistique et culturel un engagement militant et du côté de ma maman du coup mon grand-père était lui délégué syndical CFE-CGC des mines puisqu'il était ingénieur des mines donc CGT des mines d'un côté CFE-CGC de l'autre vous imaginez un peu les repas de famille entre ceux qui ont signé l'accord avec le patron et ceux qui l'ont pas signé bref c'était toujours assez mouvementé pour le coup mes deux grands-mères ont pas eu d'engagement au sens politique ou on l'entend mais c'est une autre génération où les femmes étaient moins comment dire pousser à s'impliquer et rester plutôt à la maison donc donc voilà moi ça a évolué de génération en génération donc j'ai baigné dans cette dans cet univers militant politisé je crois que j'ai étant gamin et j'ai pas eu un seul journal télévisé qui n'était pas commenté voilà on dirait live ça c'est donc c'est ça pousse à ça ça pousse à agir mais ça fait pas non plus tout j'ai deux grands frères qui ont baigné dans le même environnement familial et qui pour autant sont pas des militants politiques même s'ils sont politisés au sens noble du terme je sais pas le préciser de manière de manière exacte mais je dirais que déjà il y a une sensibilité peut-être plus grande à l'injustice et injustice infligée pas forcément à soi-même mais aux autres ça c'est pour moi ça a toujours été un moteur de me battre contre que je trouvais un juste et y compris à l'école parce que j'étais bon élève je me faisais un peu de mission de me dire bah moi ça se passe bien pour moi donc est-ce que je peux être utile aux autres voilà donc ça c'est c'est vraiment un déclencheur un peu personnel et et propre et puis après bah c'est le fil de l'histoire je suis délégué de classe ça m'intéresse après je vois que en 2005 donc il y a cette réforme du du lycée je suis pas d'accord je regarde la réforme d'ailleurs je me syndic à distance à l'UML mais j'ai jamais été de ma vie à une seule réunion de l' UNL mais voilà comme ça on avait les tracts on pouvait distribuer etc et donc ça ça c'était des moments forts des déclic et à partir de là j'ai dit OK je crois que je ferai de la politique toute ma vie alors ça commence mon parcours académique avec une hypokhânienne j'ai pas dit erreur de parcours mais presque parce qu'en fait j'ai fait j'ai fait un bac S au départ je voulais faire des sciences des sciences dites dures je voulais faire de la physique quantique en fait c'était ça qui c'est mon truc parce que j'avais un de mes deux grands frères qui était en licence de physique quantique qui me parlait de de ses cours de ce qui faisait ça me passionnait et puis bon bah donc il est magnifique les grèves etc et là j'ai dit parce qu'il y a le CPE en 1600 j'ai oublié 2005 il y a quand même 2006 ça a été quand même énorme et donc je dis à mes parents bon voilà je refais je vais pas faire de la physique quantique je vais je vais faire de la politique je vais faire de la politique et en même temps me dire que professionnellement je veux dire pour avoir un job faire de la politique j'ai jamais considéré comme étant un métier comme un engagement en tant que tel mais des facto déjà à ce moment là je me disais que si c'était pas pour travailler dans les sciences alors ce serait pour aller dans la fonction publique pour travailler dans le service public pour l'intérêt général je me voyais pas bosser dans le privé enfin ça a pas de sens en fait donc donc j'essaie de trouver un parcours et des campagnes pour l'élection présidentielle donc à l'époque c'était Ségolène Royal qui est désigné donc ça aidait pas du coup j'ai fait beaucoup de nuit blanche pour faire les ce que j'arrive je faisais pas le soir parce que je pédité ça a été une année un peu dur mais mais assez formatrice y compris pour l'équipement parce que c'est là où à la fois je me suis j'ai vu comment fonctionnait le militantisme au sein d'un parti politique c'est là où j'ai fait les marchés des collages d'affiches des distributions de tracks les portes à portes voilà et à partir de là à partir de là j'avais le nez dedans après bon je suis mon parcours fait que j'ai assez découvert qu'il y avait assez vite découvert qu'il y avait des tendances au sein du PS parce que je savais par ailleurs je me suis et c'est à ce moment-là je me rapproche de Jean-Luc Mélenchon à la fin de cette année de d'hippocaïne donc le parcours universitaire il commence comme ça par une campagne présidentielle un engagement seul parti socialiste et un emploi du temps très chargé parce que l'hypoken voilà ça rigolait pas quand même à la fin ils sont sympas ils veulent pas que j'aille en cogne moi non plus on était d'accord par contre si j'avais des pas trop mauvaises notes en histoire et en géo donc il me dit voilà on vous donne votre équivalence pour aller à la fac et c'est là où j'arrive à Lille 3 et là c'est une autre histoire c'est notre histoire parce que Lille 3 on passe de donc de 37 heures trente de cours à 14h de cours par semaine c'est pas exactement qui déco magistraux on n'est pas forcément trop obligé d'aller évidemment et donc du coup là j'ai je m'implique syndicalement j'adhère à lunettes et je rejoins combat syndical et notamment parce que c'est la c'est 2007 donc c'est la loi et les rues autonomie des universités et donc dès le dès le dès l'automne enfin après la rentrée en fait on a on a assemblée générale blocage 43 jours d'occupation pas mal c'est bien c'est franchement 43 jours je crois qu'on avait le record c'est peut-être non peut-être le Mirail Toulouse qui avait qui avait bon bref et Toulouse donc là très haut niveau d'engagement le jour à lunettes la nuit entre guillemets enfin le soir au Parti de gauche puis qu'entre deux Jean-Luc Mélenchon crée le Parti de Gauche en 2008 leur joie immédiatement puisque pour moi ça faisait la synthèse entre différentes idées que j'avais en tête le communisme à quel j'étais attaché y compris du fait de mon histoire familiale et et voilà puis parce que ça me parlait le Manifeste du parti communiste ça me parlait les grandes revendications mais il y avait un truc qui me manquait c'était la partie un peu actualisée notamment sur les combats écologistes je disais il faudrait un truc un peu rouge et vert ça me semble aller cohérent intellectuellement en fait et je trouvais je voyais pas ça à nouveau parce-que je voyais bien que les verts ils faisaient du vert mais il faisait essentiellement du vert et pas beaucoup de rouge donc quand Jean-Luc son parti ça me semble évident mais après sur l'engagement étudiant en fait en réalité je pense qu'on peut dire même si j'ai eu ma licence d'histoire parcours droit je pars doublé d'année que j'ai quand même une licence de syndicalisme je pense voilà on peut quand même le dire que ça m'a autant formé que l'histoire parce que y compris je me suis retrouvé élu au conseil d'administration de de l'île 3 et puis au conseil d'administration du CROUS et où sur un malentendu on peut dire ça comme ça je me retrouve en cours de mandat à devenir vice-président étudiant de CROUS donc c'était une succession d'engagement qui m'ont pas quitté et de monter en puissance en fait en réalité de de mon application alors il faut il faut quand même que je vous dise la vérité c'est qu'après le bac j'ai tenté les concours de Sciences Po à bac + 0 ils ont pas voulu de moi après je les ai tenté à bac + 1 après l'hippocaigne parce que j'avais quand même fait l'option de 2h par semaine c'est quand même rentabiliser le truc quoi ils ont pas voulu de moi j'ai tenté avec plus de pas voulu moi non plus donc j'ai fait de la politique plutôt que des sciences politiques de manière active et à la fin de ma licence d'histoire j'arrive à l'île d'eux donc là j'arrive en Master de Sciences Politiques parce qu'il me donne à l'époque il y avait pas encore le machin parcoursup qui bloque à chaque étape donc donc j'ai eu cette facilité là et donc là j'ai préparé très activement parce que je l'ai passé dès le sortie de la sortie de la licence de la licence en poche le concours désira l'Institut régional d'administration qui me permet ensuite donc pareil je le passe trois fois en gros je schématise mais deux fois de suite les trois fois je vais à l'oral mais les deux premières fois je reste moi-même et ça marche pas et la troisième fois je joue le rôle d'un type du MoDem quoi grosso modo ouais et là ça passe crème donc si vous voulez avoir le concours désira ou les concours de la fonction publique travailler votre profil du modèle normalement ça passe ça passe et donc là je rentre à l'Irak mon année ma scolarité et pour le coup à la fin je finis au ministère de l'intérieur mais parce que c'est le fruit du d'un certain hasard parce que rien ne me destinait à aller au ministère de l'intérieur j'ai personne dans ma famille qui est policier ou gendarme enfin j'ai rien à voir avec ces sujets là dans mon environnement proche c'est plutôt même le contraire un environnement syndical militant communiste enfin je vois que vous les raconter donc normalement de l'autre côté de la barricade et en fait en réalité je me retrouve à aller en stage alors c'est le directeur de l'école qui a décidé et parce que il savait que j'étais militant Front de Gauche puisqu'on sortait des élections législatives de 2012 où j'avais été candidat quand je rentrais hier donc il y a des affiches un peu partout avec ma tête dans le secteur donc non c'était un peu grillé et donc il m'envoie en stage à l'École nationale de police à Roubaix en se disant tiens le Front de gauche là ça va lui faire les pieds là un peu avec les policiers et policières et donc je me suis retrouvé là-bas et je me suis retrouvé là-bas pour discuter d'un sujet normalement au départ le le stage on a on a un vrai truc à faire dans le stage en théorie puisqu'on va être vraiment fonctionnaire et ça devait être un plan de communication interne et externe de l'école sujet bateau la com de l'école la salle de police est à néant un terme ou un petit peu quand même discute entre en interne dans l'externe c'est étonnant donc je commence à bosser et puis en fait au bout de trois ou quatre jours le directeur de l'école me dit écoutez monsieur on a on a reçu une commande du ministère et en fait on va vous mettre dessus en plus de l'autre sujet un peu quoi parce que c'était valse qui était mise de l'intérieur et qui avait lancé les assises de la formation de la police nationale et qui avait demandé à toutes les écoles de police de réfléchir à la rapprochement des relations police population et donc il aimerait toutes les écoles réfléchissaient comment dans la dans la manière de former les futurs policiers en formation initiale mais aussi en formation continue comment on peut utiliser la formation comme levier pour améliorer les relations police population sujet intéressant reflex militant je vais voir dans le programme ce qu'on raconte et là je me dis ah ouais c'était un peu léger quoi c'était un peu très léger donc des bonnes intentions on voulait une police républicaine qui est plus de moyens qui est de moyen de fonctionner enfin des phrases à peu près bateau qu'on pourrait mettre sur n'importe quel service public quand on est à peu près gauche mais il y avait pas de il y avait pas de contenu vraiment de de d'idéologie de doctrine en fait poser alternative à celle qui était qui était véhiculées et à ce moment là par par valse et par Roland et donc on s'apercevra plus tard d'ailleurs que c'est la même doctrine que les mecs de droite avant eux bon avec alors un peu plus sympa de visu mais globalement ça reste dans la dans la même lignée et donc cette c'est comme ça que à la fin en sortant de l'Iran je choisis un poste mystère parce que je le choisis ce poste pour le coup je suis bien classé aux sorties de l'IRA donc j'ai le choix entre plusieurs postes ici à Lille en plus parce que je voulais rester à Lille pour le coup parce que j'habitais là j'étais engagé déjà politiquement ici j'avais pas envie de reconstruire un autre truc ailleurs et et donc je choisis le poste au ministère de l'intérieur et en plus c'est parfait entre guillemets puisque c'est un poste pour gérer la comptabilité des services de police d'abord dans un premier temps de police et assez rapidement quand j'arrive au poste il y a une fusion entre les permets de police et gendarmerie donc je m'occuperai de la comptabilité de la police et de la gendarmerie ce qui est extrêmement éloigné des politiques publiques pour lesquels je pourrais avoir des états d'âme par exemple là la compta bon c'est ça va vous payez les factures quoi donc c'est pas ça je n'ai pas l'impression de me traire ouais mais en faisant ça quoi si vous m'avez mis et encore aujourd'hui je dirais plus ça mais si on m'avait si ça avait été un poste pour gérer le bureau des étrangers par exemple faire les expulsions bon en cas de conscience donc là je me suis c'est bien c'est un service ou je suis pas exposé politiquement ça me permet de méditer à côté et en même temps je suis resté ministère de l'intérieur ça me permet de creuser le sujet des questions de police de sécurité sans pour autant être en service au personnel j'étais pas en commissariat j'étais à la Cité administrative donc je n'étais pas sur voilà j'étais pas en service opérationnel mais ça m'a permis évidemment de me mettre dans le bain de sympathiser de moi-même me syndiquer chez personnel administratif de la police de rencontrer les syndicats de policiers et de continuer à faire un peu de l'activité de réseau en fait tout simplement et puis moi-même en étant dans le sujet à améliorer et à contribuer pour le programme et pour les programmes suivants d'abord au sein du Parti de Gauche et ensuite l'aboutissement de ça c'est 2016 où je suis à un des rédacteurs du livret sécurité pour la pour la campagne de Jean-Luc Mélenchon en 2017 [Musique] moi c'était un peu spécial à mon élection en 2017 parce que en fait dès le premier tour j'étais à peu près sûr de gagner au deuxième parce que la candidate de la République en marche en face de moi qui était qui était arrivé au deuxième tour en fait elle avait été épinglée par La Voix du Nord deux semaines avant le premier tour pour une condamnation qu'elle avait eu en 2011 pour usurpation d'identité d'une autre étudiante et fraude à l'inscription à l'école d'avocat donc elle s'était fait exclure bon et à ce moment-là la République en marche ils avaient mis en gros des tampons sur leurs candidats 100% clean 100% sans condamnation etc donc moi je vois ça dans La Voix du Nord en plus c'était une ancienne militante du PS donc je me dis ah et la députée sortante était pS je me dis oh ça sent la ça sent la peau de banane glissée par les anciens camarades ça m'aurait pas choqué par ailleurs mais bon alors moi je suis toujours méfiant de nature donc je mets pas 10 balles dans la machine au premier tour je l'attends d'ouvrage dans la presse etc bon après j'apprendrai plus tard qu'en fait ce sont des avocats eux-mêmes qui de la d'école qu'il avait épinglé qui ensuite l'ont vu en tant candidate on dit c'est quoi on va pas on va pas avoir une députée qui est en plus une mythomane qui ce que je pense que c'est maladies par ailleurs bon mais donc il se trouve que à la fin du premier tour j'arrive en deuxième position à quelques voies derrière devant la socialisme pardon en sortant donc c'était ça le coup de théâtre donc le la fête entre guillemets en tout cas le la surprise elle était au premier tour pas au deuxième parce qu'au deuxième entre deux la communauté du web sont suppléants du MoDem l'avait lâché à éditer des tracts et tracter contre elle pour que les gens ne vote pas pour elle sont suppléants non mais truc lunaire moi je dis bon bah ok merci je veux dire bon donc je vais un peu moins d'état d'âme dans l'ordre de Tours sur sur ses affaires pour les pour les relayer les évoquer avec le conditionnel qui va bien faut qu'on le conditionnel dans la condamnation était définitive donc il y avait pas de pas de débat sur cet aspect là et au final je député de la France insoumise le mieux élu avec 64% quoi donc au deuxième tour en fait on voit déjà les premières centaines des bureaux de vote tombés vers 19h parce qu'il y avait des bureaux qui fermaient à 18 et c'était déjà du 70-30 ou 65 35 donc c'était plié quoi enfin je veux dire donc en fait c'est marrant parce que vraiment le le moment de joie il a été surtout au premier tour surtout qu'en fait il y avait un petit truc c'est un peu comme dans les séries télé c'est les on a les scores qui tombent maintenant et avant qu'on ait les 12 derniers bureaux c'était la j'étais troisième et donc on voyait des scores tomber ils n'ont plus de 20 voix il manque plus de 5 voix etc bon et puis après c'est on a gagné à 270 voies ce qui est pas énorme quand même par rapport à la troisième donc ça a été très fort au premier tour et au deuxième après c'était le moment de joie mes parents étaient remontés donc ils étaient là au moment où on a dans le l'équipe de campagne où on a vu des scores donc les premiers moments en fait c'était à la permanence que qu'on avait loué à Mons et ce qui a été extraordinaire c'est que tout les plus âgés pleurer tous de joie et d'une émotion qui était enfin je pense qu'il faut être militant de gauche pour comprendre ça mais c'était un truc enfin la phrase type c'était mais je pensais pas qu'on gagnerait de mon vivant voilà se dire merde tiens merde on a gagné d'habitude on perd tout le temps quoi je veux dire on est plutôt habitués à perdre donc là c'était un peu l'effet de surprise donc c'était vraiment un moment de joie énorme et puis après j'étais moi j'étais pour les autres circo et notamment celle d'Adrien puisque ça jouait à pas grand chose donc là pour le coup jusqu'à 22h30 23h c'est le téléphone qui sonnait je l'ai appelé je suis en bas je suis sur France 3 ils ont tel résultat normalement c'est bon tu es élu ah tu es sûr enfin bref donc c'était plutôt moi au fait des autres pour le coup après le deuxième tour voilà l'affaire qui concernait à Adrien sur les sur les violences conjugales m'a touché un peu particulièrement parce que je les connais tous les deux en l'occurrence lui et Céline et je connais même Céline d'avant lui puisque je la connais depuis 2007 puisqu'elle elle était elle sortait avec un militant de lunettes à l'époque donc je la connais depuis très très longtemps et rien je l'ai rencontré qu'en 2013 donc évidemment quand vous connaissez les gens personnellement ça a pas la même dimension déjà il y a une dimension affective et personnelle ce qui fait que j'ai assez peu réagi d'ailleurs à publiquement à ce qui ce qui lui arrive en tout cas pas plus que que de nécessaire et après après le groupe c'est effectivement déchiré la nups chacun y allant de son petit coup tactique pour jouer la différence et la pureté bon voilà donc moi ça m'a ça m'a ça m'a énervé d'autant plus que j'ai appris en 5 ans va reconstruire une manière de penser les questions de justice et de sécurité tout en étant de gauche et il y a des choses que moi je ne peux pas accepter les peines définitives je peux pas accepter ça en fait je veux les mises au bancs définitives de la société je peux pas accepter ça non plus en fait j'ai appris à rencontrer des gens qui se sont réinsérés dans la société qui pourtant avaient fait des choses horribles et je me dis que c'est ce qu'il y a plus souhaitable pour la société elle-même en fait en réalité que on offre toujours une porte de sortie aux gens et que on garde cette cette pensée là en tête on se refaitait la réflexion sur la dernière proposition de loi des macronistes pour pour faire un coup politique qu'on contrainte rien malheureusement après deux bras d'honneur la proposition de loi est tombée donc tant pis pour eux j'ai envie de dire n'empêche que sur la question des peines complémentaires il faut il faut se souvenir que jusque 1994 toute personne qui était condamnée pour un délit avait automatiquement perdait son droit de vote et enfin c'est des choses de droit civique dont droit de vote se présenter tout le monde 100% des gens donc ils ont et c'est la droite qui a rompu avec ça en 94 alors bon évidemment c'est pour s'harmoniser avec un certain nombre de jurisprudence européenne voilà c'est pas forcément de bon coeur qui l'ont fait mais ils l'ont fait et on n'est jamais revenu dessus parce qu'on se dit que les gens ont doivent pouvoir se réinsérer dans la société que d'être condamné ça ne veut pas dire d'être déchu de ces autres droits et ça c'est important comme conception surtout quand on est à gauche ouais bref je vous saoules avec ça mais pour moi du coup ça m'a heurté cette affaire y compris dans les réactions qu'on peut avoir un certain nombre de camarades sur la conception qu'on peut défendre du droit et de la justice quand on est quand on est de gauche
[Musique]
que tu veux sur la la pire expérience en même temps c'était je sais pas si c'est la pire mais elle était quand même tu es quand même un peu dur quoi c'est de revenir à l'Assemblée nationale le 29 décembre pour discuter du passe vaccinal en commission des lois ça c'était ça c'était pas ouf des temps pas mieux de vos vacances on a déjà un agenda hyper chargé la commission des lois c'est la Commission qui même en les années où elle travaille le moins ça reste quand même autour de 40 à 50% de tous les textes de l'Assemblée nationale qui sont en commission des lois donc en général quand vous allez les vacances c'est un moment un peu attendu pour recharger les batteries vraiment ça parce que c'est une épreuve physique l'Assemblée nationale et donc là c'était c'était dur voilà après on a amener la bataille mais comme on savait qu'on serait plié en plus c'est toujours un peu pénible de continuer inlassablement à défendre ses arguments et ses amendements en sachant pertinemment qu'on va perdre voilà faut avoir un peu de détermination quand même pour faire ça donc ça c'était quand même un moment pas très pas très agréable et puis dans les dans les bons moments je sais pas j'hésite je dirais quand je vais trouver refuge à la buvette ça fait partie des bons moments mais c'est pas un moment en particulier sinon il y a des petites il y a des petites victoires qui étaient qui étaient pas désagréables enfin je veux dire voilà quand on nous met la pression sur la loi sécurité globale pour pour ne pas rouvrir une séance le lendemain alors qu'il reste 300 amendements à discuter et qu'il est minuit ce qui vous mettent la pression pour vous lâcher l'affaire allez arrêter de parler c'est bon on s'en fout c'est tout vous allez tout perdre donc arrêtez moi là dans ces moments là c'est le sur moi c'est c'est du coup j'ai encore plus envie de défendre les amendements et avec avec Daniel on était à deux même à trois je crois Mathilde nous avait rejoint à ce moment-là dans l'hémicycle et on a enchaîné les défenses d'amendement tous les autres avaient retiré leurs amendements avaient arrêté de les défendre donc il y avait plus que les nôtres à la chaîne et entre 3h et 6h du matin on a tenu bon on a défendu tous nos amendements en prenant tout le temps de parole qu'on avait à notre disposition et Darmanin il s'endormait et on pouvait plus au banc là alors ça ça c'était ça c'était c'était bon bloquer votre université votre lycée engagez-vous dans l'action choisissez un endroit une association un parti politique ce que vous voulez mais allez-y quoi engagez-vous parce que ne croyez pas que ce soit que ça va vous empêcher de grandir intellectuellement ou de faire vos études c'est complémentaire et je pense que ça on est d'autant plus citoyen et formé intellectuellement épanoui qu'on s'engage au profit au profit des autres [Musique] alors une personnalité politique que j'aimerais que j'aimerais rencontrer bah spontanément j'aimerais bien quand même rencontrer le camarades Robespierre j'aurai deux trois bricoles à lui dire sur les virages qui ont été plus ou moins bien négociées et comprendre pourquoi dans le détail ils ont eu tel ou tel logique que ce soit pendant la période dite de de la terreur ou même les débats sur sur la déclaration des droits de l'homme et du site web pour être dès le début comment on a pu perdre cette bataille sur la question de la propriété privée qui est quand même créé deux trois problèmes sur les siècles qu'on suivi ton point de vue en tout cas sur la hiérarchie des normes voilà et et savoir aussi comment comment c'est tout ça a pu s'articuler plus ou moins bien avec les luttes des femmes et les luttes féministes de l'époque parce que je pense qu'on aurait pu mieux faire dans cette période révolutionnaire même s'il est déjà beaucoup de prémices beaucoup de choses que qui avait qui avait été mis sur la table c'est la fin de cet épisode un grand merci à Hugo bernalicis d'avoir accepté l'invitation de café Bourbon cet épisode a été préparé avec Roméo Chauvel et Jules kamezin à la rédaction en chef si cet épisode vous a plu vous pouvez nous laisser 5 étoiles sur Apple podcast ou Spotify en attendant vous pouvez retrouver l'ensemble des podcasts sur le www.xuquerrémédia.com et sur toutes les plateformes à la semaine prochaine [Musique]
Ugo Bernalicis