Face-à-Face : Manuel Bompard
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] il est 83 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV bonjour manuel Bompard merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions vous êtes le député la France insoumise des Bouches-du-Rhône une situation assez explosive sur le terrain avec chaque déplacement qui désormais et compliqué voire même empêcher lire le ministre de la santé était sur le terrain à Poitiers il était acquis par des casseroles le ministre de la justice lui était dans la Sarthe il a été accueilli par des casseroles le ministre de l'éducation était à Lyon déplacements très compliqués à chaque étape de son déplacement et puis alors un retour quasiment empêché papaine directe qui a été contraint de rester cloîtré dans son train hacker parce qu'une foule très en colère l'attendait au bout du quai et l'empêchait de descendre il a fini par être littéralement exfiltré c'est bien ça manuellement c'est les conséquences de la volonté et de l'entêtement du président de la République il y a une opposition très forte à la réforme des retraites qui s'est exprimée dans ce pays depuis maintenant plusieurs mois elle s'est fait dans des manifestations très larges calme démocratique et aucun des messages qui ont été portés dans ces manifestations étaient entendus en face vous avez un président de la République qui a décidé de passer en force en utilisant tous les les leviers de la 5e République pour imposer un peuple qui n'en veut pas cette réforme et donc il est normal que le pub cherche des moyens pour exprimer sa colère c'est ce qui fait jusqu'à ce que le président de la République commence à entendre le message et bouge et qui t'a équitable bloqué comme ça des ministres dans un train bah je crois que qui est des rassemblements sur les lieux de présence des des ministres ça participe des moyens démocratiques qui existent pour que les Françaises et les Français puissent exprimer leur colère écoutez ce qu'il faut comprendre parce que on peut si vous voulez jeter pendant des semaines et des semaines des cris d'orfray en disant mon dieu il y a des gens qui vont manifester aussi bah j'ai entendu attendez regardez vous allez pas [Musique] je dis que si on veut sortir de cette situation il faut proposer une issue qui soit une issue politique démocratique sinon ça va continuer comme ça pendant des semaines et des semaines on va essayer de comprendre mais enfin moi je voudrais savoir quel est votre point de vue sur cette situation et si vous trouvez que c'est bien et si vous trouvez qu'il faut que ça continue bien sûr je parle de cette histoire des casseroles mais je parle aussi des réactions d'ailleurs ce matin le ministre des contes publics et Gabriel Attal à propos de ses manifestants de ceux qui notamment hier à plusieurs étapes de la journée de papel Ndiaye ils l'ont attendu avec les casseroles il dit aller de 14h à 17h en pleine journée en pleine semaine attendre un ministre il sous-entend que c'est pas tout à fait ceux qui travaillent puisqu'ils ont le temps d'attendre il dit par opposition qu'il pense lui aux Français qui se lèvent le matin et qui vont bosser et à propos donc de ceux qui attendent comme dit de 14h à 17h en pleine journée en pleine semaine Premier ministre il dit qu'il s'agit de militants de militants syndicaux et d'ultra gauche par opposition donc à ceux qui se lèvent le matin si les opposants à au passage en force d'Emmanuel Macron son ultra gauche j'ai le regret d'informer monsieur Attal que selon le sondage que vous avez publié ce matin il y a presque deux tiers des Français qui sont ultra gauche donc il faut être un peu sérieux et un genre raisonnable qui dit que la bataille doit continuer et que la mobilisation doit continuer la réélection d'Emmanuel macronable les gens qui manifestent aujourd'hui leur opposition ils s'amusent pas ils auraient mieux à faire que d'aller à l'endroit où le ministre vient pour s'en déplacement mais bien évidemment que c'est une France qui bosse il y a les casseroles et puis il y a ceux qui le tiennent et ceux qui le tiennent c'est ceux qui font tourner le pays c'est ceux qui se lèvent tôt le matin c'est ce qui arrive à 62 ans et qui sont fatigués et qui sont épuisés qu'on le dos cassé qu'ont pas envie de travailler deux ans de plus parce qu'ils en ont pas la possibilité c'est parfois des jeunes qui ont vu leurs parents arriver à 62 ans et pas pouvoir travailler deux ans de plus qu'ils l'ont vu de leurs propres yeux comprends pas mépriser les gens comme ça tout le temps parce qu'à la fin ça crée encore plus de colère donc à un moment il faut être raisonnable il y a une opposition qui est très forte dans ce pays à cette réforme il faut l'entendre et l'entendre ça veut dire proposer une issue démocratique la légitimité politique c'est pas une formalité administrative elle est consentie c'est-à-dire qu'il y a des élections c'est à dire qu'il y a une démocratie sociale et qu'on dit bon c'est pas mon point de vue mais comme c'est au congagnait ben on va les laisser faire mais quand l'élection elle se fait dans des circonstances que au deuxième tour de l'élection on est on gagne face à l'extrême droite quand il y a une réforme qui depuis trois mois voire 70% des des des Français si opposés quand ils ont l'ensemble des organisations syndicales qui s'y opposent quand il y a des manifestations là les plus puissantes dans ce pays depuis 30 ou 40 ans non ça justifie le fait que le Président de la République doit entendre ça et pas passer en force voilà ce que ça justifie et donc ne vous étonnez pas ensuite que si vous avez un président de la République qui dit circuler il y a rien à voir on va passer à autre chose bah les gens ils utilisent les moyens alors disposition pour exprimer leur colère et les moyens leur disposition c'est de regarder que vont où vont les ministres et puis d'y aller et puis de dire bah si c'est comme ça on va pas vous laisser continuer voilà comment ça se passe si je comprends bien moi je les soutiens je les encourage voilà je suis très clair moi je les encourage lundi continuer continuer lâchez rien la bataille continue et au bout d'un moment ils vont être obligé de céder parce qu'ils vont ils vont ils vont plus pouvoir continuer comme ça voilà c'est une bataille d'usure qui est engagée le président de la République a dit j'ai 100 jours et ben en face il faut qu'il s'attende à son jour de mobilisation c'est pas du tout écrasé hier c'est la ministre de la Culture elle était elle a cérémonie des Molières c'est-à-dire les Césars du milieu du théâtre et elle a été alpaguée sur scène par un certain nombre d'acteurs madame la ministre nous ne sommes pas des chiens ni des chiennes nous ne rentrerons pas à la niche et vive les casseroles voilà les changes madame la ministre nous ne sommes pas les chiens ni des chiennes et nous ne rentrerons pas la niche alors et à mes sœurs de lit de lutte que la lutte continue d'habitude le rôle du ministre c'est de rester assis à rien dire mais là c'est pas possible vous avez une ministre à la tête de ce ministère qu'a obtenu le budget historique le plus haut plus 7 % par rapport à l'année dernière inflation facture d'énergie j'ai débloqué des aides exceptionnelles vous le savez certains syndicats sont là le 7 février on avait une réunion vous avez demandé à la reporter on la reporté au 16 mars vous n'êtes pas venu vous avez demandé à la reporter elle est reporter au 27 avril c'est jeudi vous avez encore demandé à l'annuler il a encore temps de changer d'avis je suis là ma porte est ouverte et bonne soirée à tous la ministre de la Culture qui a fini par être applaudi Rima Abdul Malak honnêtement quand elle décrit des situations où les réunions sont jour après jour annulées par les syndicats qui eux-mêmes ensuite vont être adoubé par les acteurs qui disent bah oui il faut continuer la lutte elle a raison je vois pas de quoi elle a raison elle a décrit une situation de dialogue social et je suis pas à l'intérieur de ces négociations mais je crois que les personnes qui sont soit exprimées sur la scène ont exprimé là aussi leur opposition à cette réforme des retraites honnêtement les aides ont été là pour le sujet en fait de l'interpellation le sujet de l'interpellation c'est cette réforme des retraites qui va impacter en particulier les acteurs culturels parce que vous le savez comme moi c'est souvent des gens qui ont un statuts du spectacle qui fait qu'ils ont souvent des carrières discontinues et des carrières hachées et donc pour qui le fait de passer l'âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans va agir quelque sorte comme une double peine c'était le sujet de l'interpellation elle elle répond à côté du sujet elle répond que pendant le covid il y a eu des aides pour la culture mais très bien mais c'est pas le sujet en France des retraites Apolline de Malherbe vous entendez que les gens ils sont opposés non vous parlez de la réforme des retraites mais Emmanuel Macron vous dites la double peine comme si c'était l'État qui voulait qu'il soit dans une situation d'Internet il y a beaucoup de précaires dans la culture qui devrait être titularisé il y a un budget en matière de politique culturel qui est trop faible si vous voulez on peut parler de politique culturelle mais là en l'occurrence le sujet de l'interpellation c'était la réforme de retraite je vous ai fait un certain nombre de propositions par exemple augmenter le budget de la culture pour que ça soit 1% du PIB c'était un engagement que nous avions pris pendant la campagne présidentielle j'aimerais qu'il soit suivi des faits que le Président de la République le met en oeuvre mais là en l'occurrence le sujet de l'interpellation c'était la réforme des retraites et donc y compris sur la réforme des retraites oui les acteurs de la culture les intermittents du spectacle en particulier vont être impactés par très fin mais donc c'est normal qu'ils puissent aussi exprimer leur opposition il y a les casseroles il y a les coupures de courant la CGT qui a coupé l'électricité sur les lieux des déplacements d'Emmanuel Macron un collège l'aéroport de Montpellier mais également des sortes de dommages collatéraux ce qui était pas la volonté visiblement de la CGT mais ce qui a été aussi la réalité je voudrais que vous écoutez les propos de Sophie Binet hier matin ou à ce même micro mais également ceux la CGT énergie juste après la coupure d'électricité de la clinique c'est pas du tout la CGT nous quand on fait des actions d'abord on les organise de façon ciblée donc la clinique n'a rien à voir avec Emmanuel Macron et en coupe jamais l'électricité dans des établissements de santé oui il y a eu un certain endroit des des bâtiments de santé qui ont eu qui ont eu des coupures mais il faut quand même pas oublier que c'est souvent des coupures qui sont très très courtes ça se compense gondes est-ce que s'opposer politiquement ça veut dire aussi aller jusqu'à prendre des risques avant qu'elle ait eu lieu puisque manifestement il y a une enquête qui a été la dernière fois qu'on nous a fait la dernière fois qu'on nous a fait ce coup on s'est rendu compte en tout cas c'est ce que disait les organisations syndicales que ça avait été une erreur de remise en route du courant de la part des opérateurs qui avaient impacté un établissement hospitalier et pas du tout l'organisation syndicale qui avait mis en place je ne sais pas je ne connais pas les circonstances de cette situation qui lui-même reconnaît non il n'a pas reconnu il a dit que ça pouvait arriver que dans certains cas de figure si j'en crois le l'extrait que vous venez de démontrer et puis y avoir d'accord très bien mais je j'entends aussi Sophie Binet qui dit que c'est pas le cas donc moi je ne sais pas qui croire je n'en sais rien ce qui me paraît non mais attendez ce qui me paraît certains et évident c'est que aucune organisation syndicale aucun salarié quand il se livre à ce type d'action on a l'intention de faire en sorte que ça puisse impacter et évidemment c'est une deuxième solution d'ailleurs qu'il demande à ces ministres d'aller sur le terrain d'abord il dit que lui il continuera y aller mais aujourd'hui ça va continuer à ces ministres de continuer à y aller au moins ils se défaussent pas mais mais c'est le problème c'est pas le c'est pas qu'il aille sur le terrain qu'il avait pas sur le terrain c'est pas le sujet la question c'est pourquoi faire pour dire quoi et comment on sort de cette situation s'il le fait pas au bout d'un moment c'est sa propre personne qui va commencer à être mise en cause donc à un moment il faut qu'ils sortent de destitution a commencé la phase dégagiste je crois qu'il a utilisé au destituante sans doute comme comme terme bah clairement au fur et à mesure que le Président de la République sans tête ce qui était initialement une crise liée à une réforme celle des retraites a pris une proportion beaucoup plus importante et ça devient une crise démocratique je reprends les termes de Laurent Berger voire peut-être même une crise de régime et la question de la Cinquième République aujourd'hui est mise en accusation puisque les gens se disent mais comment ça se fait que les institutions permettent à un homme seul de décider contre quasiment le pays tout entier et vous appelez à la sixième et donc de la question qui est posée c'est comment on a des institutions qui permettent d'avoir davantage de pouvoir citoyen et sur ce sujet aussi le président de la République sans tête sur la question des impôts sur la question du pouvoir d'achat sur la question des impôts d'abord le Bercy sort aujourd'hui une sorte d'application où on va pouvoir voir où vont nos impôts est-ce que vous vous considérez aujourd'hui que les impôts sont suffisamment bien utilisés et là je pense à la question des services publics on voit qu'il y a beaucoup de difficultés est-ce que est-ce qu'il faut resserrer les vis est-ce qu'il faut plus d'efficacité comment ça comment vous les utilisez pas suffisamment d'investissement dans les services publics aujourd'hui il suffit d'aller par exemple d'avoir un problème de santé dans une zone rurale ou dans un quartier populaire et il s'agit d'aller dans un certain nombre d'établissements scolaires où vous verrez bien que les investissements en matière de service public sont pas suffisants donc on peut discuter de la question comment sont utilisés les impôts mais la question c'est c'est toujours le débat avec Monsieur Attal et c'est incroyable c'est à dire quand vous propos un impôt qui soit plus progressif c'est à dire qui va donc se traduire pour certaines catégories de la population pour une augmentation d'impôts mais pour l'immense majorité d'entre elles pour une baisse d'impôts vous voulez augmenter les impôts nous nous proposons une réforme fiscale dans laquelle 92% des Françaises et des Français vont voir leur impôts baisser et il y en a seulement 8 % qui vont voir leur accorderiez pas forcément il y aurait 20 milliards d'euros de recettes fiscales supplémentaires mais il faut un impôts qui sont un impôt véritablement progressif je vous renvoie aux travaux d'un certain nombre d'économistes comme Monsieur picetti par exemple qui démontre que aujourd'hui en France il y a pas de justice fiscale que les plus hauts revenus bénéficient d'exonération d'impôts etc qui font que à la fin ils payent même en proportion de leurs revenus moins d'impôts que par exemple les classes moyennes donc ça c'est une situation qui est insupportable donc la question c'est pas de montrer sur une application comment ils sont utilisés c'est de rétablir de la justice fiscale en rétablissant par exemple un pot de solidarité sur la fortune on a fait cette proposition à l'Assemblée nationale Madame Le Pen et Monsieur Macron ont voté contre en faisant de revenir sur la flat tax et les l'impôt sur le la mauvaise taxation sur le capital qui favorise les plus riches bon et donc d'avoir de la justice fiscale c'est ça qui devrait être à l'ordre du jour aujourd'hui au journal Le Parisien et au lecteur du Parisien hier Emmanuel Macron à propos d'une question sur le pouvoir d'achat dit bon ça va comment continuer à augmenter le problème c'est pas tant ça c'est les salaires et il demande aux entreprises et aux partenaires sociaux de faire en sorte que le travail fait un lapsus intéressant vous avez commencé à dire ça va commenter mais c'est vrai le président de la République son rôle c'est pas de commenter c'est de faire quelque chose il nous dit ouais bah jusqu'à l'été ça va être compliqué bon mais la question c'est pas jusqu'à l'été ça va être compliqué c'est qu'est-ce qu'on fait donc oui les salaires mais alors pourquoi il augmente pas le le SMIC de manière supplémentaire par rapport à ce qui a été fait ces derniers mois la réponse sur le pouvoir d'achat ce serait l'augmentation du SMIC convoquer une conférence sur les salaires entre les organisations syndicales salariés et les organisations patronales pour augmenter tous les salaires pourquoi pas que c'est les salaires sur l'inflation aujourd'hui le président de la République a sa majorité disent on est les meilleurs élèves en Europe sur l'inflation d'abord c'est plus vrai ça a été vraiment un moment où l'inflation était plus faible en France qu'ailleurs mais c'est pas le sujet la question c'est pas l'inflation la question c'est l'augmentation des revenus comparativement à l'inflation et en France on est dans une des pires situations en Europe c'est-à-dire qu'on a une inflation de 6 % et que nos revenus augmentent à peu près en moyenne sur l'année 2-3%. donc c'est une baisse de pouvoir d'achat sur le sur les salaires c'est un peu ce qu'il fait alors il l'appelle pas comme ça mais enfin quand il dit je demande aux partenaires sociaux et aux entreprises 200 Paris de cette question là oui mais lui demande c'est toujours pareil il faut prendre une initiative mais bien sûr que si comment on a organisé en France dans ce pays à combien de reprises on a dit on va faire une conférence nationale sur les salaires je vais inviter les représentants du patronat et les représentants des syndicats de salariés au ministères on va en discuter on le on le on prend une initiative politique c'est comme sur la question la ministre de ils ont pas le choix de la culture qui dit mais moi j'ai eu des rendez-vous je vous ai convoqué tel jour on avait rendez-vous tel jour vous avez reporté tel jour vous avez reporté tel jour où vous avez reporter et vous avez encore et encore reporté pourquoi avec vous il ferait pas pareil parce que moi j'aurais pas fait enfin moi nous on aurait pas fait la réforme des retraites enfin si les gens ont plus envie d'aller leur parler attendez pas de sujets syndicale avait demandé à être reçue c'est le c'est le premier le président de la République a refusé de les recevoir donc maintenant il peut dire oui vous voulez pas venir nous parler le même sujet je voudrais vous parler des universités vous l'avez vu l'université de Caen a été une partie pour une partie saccagée elle est d'ailleurs hors d'usage jusqu'en septembre à Toulouse vous avez l'Université Jean Jaurès qui a d'abord été occupé par des étudiants pour protester contre la réforme des retraites exactement le sujet dont nous parlons ce matin manuel Bompard donc occupé pour protester sur la réforme des retraites avec notamment l'Union des étudiants communistes sauf qu'ils ont été débordés par plus révolutionnaire que et désormais il y a des contestataires qui occupent jour et nuit le bâtiment ils en ont fait une sorte de Zam c'est comme ça qu'il l'appelle c'est à dire zone autogérée du Mirail il y a des étudiants souvent masqués qui doivent frapper à la forte du bâtiment pour pouvoir rentrer et leur demande c'est qu'il y a un 10 sur 20 systématique ils ont déchiré des copies brûler des copies la présidente de l'Université parle de vandalisme d'actes révolutionnaire et les étudiants communistes eux-mêmes en sont venus à demander un appel au calme est-ce que vous ne redoutez pas quand nous ouvrons la porte de la colère vous retrouviez exactement dans cette situation non mais si vous voulez pas vous retrouver donc d'abord j'ai pas très bien compris le le lien avec le sujet précédent mais c'est pas grave je vais quand même répondre à votre question non pas avec le sujet dont on est en train de discuter qui était de savoir si les organisations syndicales répondrai à une sollicitation de la France insoumise pour une conférence sur les salaires mais c'est pas grave je vais vous répondre quand même j'ai compris que vous avez envie de faire passer tous ceux qui se mobilisent pour des sauvages mais c'est pas le c'est pas le cas bah depuis le début et il y a ceux qui ce mobilisent est-ce que c'est quand même pas un peu violent ceux qui vont se ce faire des coupures d'électricité sur les déplacements du Premier ministre mais ce genre de situation qui est une situation je veux une situation dans lequel le pays est apaisé si vous voulez une situation le pays n'a été obligé il faut arrêter en permanence de pointer du doigt ceux qui expriment leurs colères et et s'opposent et il faut écouter toutes celles et ceux qui s'expriment de manière démocratique en fait vous nous reprochez les pointés du dos maintenant je vous reproche rien Pauline de Malherbe je vous dis juste pour les sauvages c'est-à-dire que c'est pas grave c'est votre rôle mais depuis le début de cette interview en permanence si vous cherchez le débordement alors que vous avez une manifeste une mobilisation depuis depuis 3 mois qui est qui est historiquement calme Pacifique déterminé donc je me permets d'insister sur ce sujet voilà le premier pas contre vous mais je vous dis juste très calmement est-ce que vous ne redoutez pas est-ce que l'histoire ne vous a pas appris quand nous ouvrons la porte de ce genre de violence il y avait toujours un risque de tomber plus violent que toi mais il y a pas de violence aujourd'hui dans la mobilisation qui s'exprime contre le président de la République et contre la réforme des retraites et si on veut justement qu'on se retrouve pas avec des gens qui se disent bah la solution c'est la violence ce qui n'est pas ma volonté pour que les choses soient très clairs si on veut pas se retrouver dans cette situation alors il faut pas couper l'ensemble des canaux démocratiques qui permettent à la colère de s'exprimer parce que si vous êtes dans une maison que vous fermez tous les issues et que vous mettez le feu à l'intérieur bah oui à la fin ça brûle bon donc la question qui nous est posée c'est comment on fait en sorte de réguler une situation de blocage par une voix démocratique et donc soit en reculant et en disant bon on va rediscuter soit en disant bah trancher puisque manifestement il y a un désaccord voilà comment j'aimerais qu'on règle la situation la situation et la solution du référendum merci manuel bon merci à vous d'être venu répondre à mes questions ce matin je rappelle que vous êtes député la France insoumise des Bouches-du-Rhône vous êtes bien sur RMC BFM TV il est 8h53
Manuel Bompard