17 octobre : "S'il devait y avoir des blocages, nous débloquerions immédiatement" (Laurent Nuñez)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 10 %Défensif 70 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:02OuverteRéponse directe
Est-ce que vous vous attendez à une mobilisation importante demain ?
- 0:38RelanceRéponse directe
Ce qui peut déborder justement ces cortèges autorisés. C'est ça que vous craignez le plus.
- 1:11OuverteRéponse directe
Vous citez des grandes villes. Vous savez que quand on parle du 17 octobre, on se réfère beaucoup au gilets jaunes de 2018.
- 1:48OuverteRéponse partielle
Ce que vous dites, c'est que on va plutôt vers une journée un peu traditionnelle plutôt que des blocages sur les ronds-points ?
- 2:20OuverteRéponse directe
S'il devait y avoir des blocages et qu'il viendrait perturber par exemple la circulation, l'accès à des axes structurants, quelles sont les consignes données aux forces de l'ordre ?
- 2:56OuverteRéponse directe
Alors ça intervient à la suite de mobilisation lycéenne au cours desquels les grenades assourdissantes ont été suspendues. Est-ce que ces grenades assourdissantes seront de nouveau autorisées demain ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Chiffre
« On a identifié environ 250 appels à des actions de voie publique et on s'attend environ 80 cortèges, c'est des manifestation de voie publique revendicative. »
- 2:20Promesse
« S'il devait y avoir des blocages et qu'il viendrait perturber par exemple la circulation, l'accès à des axes structurants, évidemment que les instructions que je j'ai donné au préfet, c'est débloqué immédiatement. »
- 2:56Fait
« encadrer les manifestations quand elles sont déclarées, c'est-à-dire faire en sorte qu'elles se déroulent sans débordement, intervenir quand il y a des exactions »
- 4:08Fait
« Les policiers et les gendarmes ont doivent pouvoir utiliser l'ensemble des armes intermédiaires à leur disposition. Ça va de la grenade de lacrymogène au lanceur de balles de défense dans des conditions qui sont celles d'un contexte d'extrême difficulté. »
Temps de parole
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Bonjour Mélanie et Samuel. Bonjour à tous. Bienvenue dans les cas de vérité. Mon invité aujourd'hist de l'intérieur Laurent Noouez. Bonjour Laurent Doè. Bonjour. À la veille d'une journée de manifestation qui s'annonce importante, 17 octobre qui est sur les réseaux sociaux depuis quelques semaines déjà contre la vie chère. C'est des mouvements qui peuvent avoir lieu partout. D'abord, est-ce que vous vous attendez à une mobilisation importante demain ? Oui, on s'attend à une mobilisation assez importante. Il y a beaucoup d'appels sur les réseaux sociaux. On a identifié environ 250 appels à des actions de voie publique et on s'attend environ 80 cortèges, c'est des manifestation de voie publique revendicative. 80 cortèges autorisés 80 cortèges qui doivent normalement être
déclarés. Moi, je ne peux qu'inciter ceux qui vont organiser ces cortèges. Il y a beaucoup d'organisations syndicales à évidemment les déclarer. Ce matin, je regardais le bilan, on a un peu plus d'une quarantaine de déclarations. Voilà, aujourd'hui, les préfets vont recevoir des déclarations. C'est extrêmement important pour pouvoir organiser ces manifestations de vo. Mais ça peut déborder justement ces cortèges autorisés. C'est ça que vous craignez le plus. Oui, bien sûr. Sur les manifestations de voie publique, on voit bien que dans les grandes villes en tout cas, c'est le cas Paris, ce sera probablement le cas à Rennes, à Nant, Toulouse, Bordeaux. On voit que l'ultra gauche très souvent en fin de cortège provoque des dégradations et essaie de faire dégénérer ces ces
manifestations pour même quand elles sont déclarées. Donc on va être extrêmement vigilant, on sera extrêmement réact s'il devait y avoir des dégradations. Vous citez des grandes villes. Vous savez que quand on parle du 17 octobre, on se réfère beaucoup au gilets jaunes de 2018 où là c'était un peu partout dans le pays. Ce sera pas tout à fait la même chose. Non, il y a d'abord le le l'appel l'appel du 17 octobre à demain et c'est vrai que c'est un appel qui a beaucoup été formulé sur les réseaux sociaux. qui a été repris depuis par un certain nombre de syndicats de formations politiques qui veulent organiser les guillemets une convergence des luttes. Donc il y a il y a plusieurs types d'appels, à plusieurs sortes de d'actions qui il y a des actions de
rassemblement spontané qui sont qui il y a des appels à des rassemblements spontanés puis surtout le plus important ce sont les manifestations de voie publique et je crois que c'est vraiment la voix privilégiée puisquelle est déclarée en préfecture, elle peut être organisée dans des conditions de sécurité optimale. Ce que vous dites de Laurè, c'est que on va plutôt vers une journée, j'allais dire un peu traditionnelle plutôt que des blocages sur les ronds-points comme on l'a vu à l'époque de gilets jaunes. C'est pas ce que j'ai dit. J'ai dit qu'il y a plusieurs types d'appels. Il y a il y a plusieurs types d'action. Il y a plusieurs types d'actions. Les blocages en font partie. Euh évidemment, le blocage c'est autre chose, hein. On n'est pas sur une manifestation de voie
publique déclarée en préfecture. S'il devait y avoir des blocages et qu'il viendrait perturber par exemple la circulation, l'accès à des axes structurants, évidemment que les instructions que je j'ai donné au préfet, c'est débloqué immédiatement. Bien sûr. Bien sûr. Justement, quelles sont les consignes données aux forces de l'ordre pour demain ? encadrer les manifestations quand elles sont déclarées, c'est-à-dire faire en sorte qu'elles se déroulent sans débordement, intervenir quand il y a des exactions et s'il devait y avoir justement ces débordements notamment des atteintes aux forces de sécurité intérieure, des tentatives ou des pillages de commerce euh des violences contre les personnes, il y aura systématiquement intervention et puis pour les rassemblements spontanés de
voie publique, s'il devait y en avoir, y mettre un terme lorsqu'ils causent un trouble à l'ordre public et notamment lorsqu'ils entravent la bonne circulation. Alors ça intervient à la suite de mobilisation lycéenne au cours desquels les grenades assourdissantes ont été suspendues depuis qu'un lycéen de 15 ans a eu la main arrachée par euh justement une de ces grenades. Est-ce que ces grenades assourdissantes seront de nouveau autorisées demain ? Je les ai suspendu pour un type de grenade assourdissante. He il y en a plusieurs. C'est un type qui a été suspendu, celui qui a été utilisé dans les conditions décrites par le parquet de bétune à à lance. Donc j'ai suspendu effectivement cette grenade assourdissante uniquement pour le mouvement lycéen. Faut savoir qu'elles sont donc
très peu utilisées. Demain s'il devait y avoir des violences urbaine extrêmement grave en marge d'un d'un cortège ou ailleurs. Évidemment ce type d'armement peut-être utilisé mais il est toujours il est toujours avec parsimonie. Voilà. Il est toujours avec OK. J'entends bien Laurent Linz. Mais comment vous allez faire le tri ? Est-ce qu'il peut y avoir des lycéens aussi dans les cortèges ? Non. Enfin, attention, attention, demain, ce sont ce sont d'autres types d'actions au cal mouvement. Non, non, non, non. Vous pensez qu'il y aura pas d'y les instructions que j'ai passé claires. Les policiers et les gendarmes ont doivent pouvoir utiliser l'ensemble des armes intermédiaires à leur disposition. Ça va de la grenade de lacrymogène au lanceur de balles de défense dans des
conditions qui sont celles d'un contexte d'extrême difficulté et notamment quand la situation bascule en violence urbaine ou en émeut. Ce qui malheureusement arrive parfois en marge des cortèges. On l'a vu à Paris où on l'a vu dans certaines grandes villes s'il y a des jeunes s'il y a des jeunes dans ces cortèges qu'est-ce que vous allez faire ? Vous faire attention. La grenade assourdissante n'est jamais utilisée en maintien de l'ordre dans une manifestation quand les choses se passent bien. Dans un contexte extrêmement dégradé, s'il devait y avoir des affrontement, je ne veux pas croire que ce sera le cas, mais s'il devait y avoir des affrontements graves et lourds, tous les types d'armées intermédiaires peuvent être utilisés. Le syndicat de policier Alliance a porté
plainte pour mise en danger de la vie d'autruis estime que les policiers sont envoyés comme une chair à canon, c'est leur mot, exposé à la violence, à la vindicte et ils mettent en cause des consignes qui leur sont données sur le terrain. Quand vous entendez ça, est-ce que vous ministre de l'intérieur vous dites bah il y a des consignes effectivement qui sont données sur le terrain qui sont peut-être pas haut niveau ? Non, mes instructions, elles sont respectées partout sur le territoire national. C'est donc ce que dit Alliance, c'est faux. Ce n'est pas ce que je vous dis. Laissez-moi terminer. Donc je je donne des instructions qui sont très claires à l'ensemble des préfets et des responsables de la hiérarchie policière comme de gendarmerie qui est de faire cesser les trop valeur public et
deutiliser tout l'armement intermédiaire modulouse ce qu'on s'est dit sur le mouvement lycéen les grenades assourdissantes il met effectivement remonté il m'est effectivement remonté qu'ici ou là certaines consignes ont pu être passées de ne pas utiliser certains types d'armement j'ai procédé fermement au rappel à l'ordre nécessaire il est hors de question de bannir un type d'armes intermédiaire lorsque les policiers et les gendarmes sur la base de mes instructions vont rétablir leur public, c'est leur métier, ils le font de manière remarquable dans un cadre légal et réglementaire, c'està-dire de façon proportionnée. Et donc je n'ai rien à redire sur les instructions que je passe. Et dans les cas qui sont cités les cas les cas qui sont cités par le syndicat Alliance dont certains je vous
confirme me sont remontés, j'y ai mis un terme dans les minutes qui ont suivi le moment où ils ont été portés à ma connaissance. Non, il y a pas de sanction. et c'est dans limité. Je voudrais qu'on revienne sur un événement de cette semaine. Cette semaine, un adolescent de 14 ans à Aubagne, collégien attiré sur un principal de collège et une enseignante, il est fasciné par les true crime community, c'est-à-dire les tueries de masse qui ont lieu aux États-Unis. Est-ce que ça c'est un phénomène qui aujourd'hui est nouveau ou est marginal ? C'est un phénomène qui est nouveau, je vous le confirme hein. Ce sont des ce sont des des jeunes déjà qui s'isolent socialement, qui sont très jeunes, qui s'isolent et qui n'ont plus de vie que sur les réseaux sociaux et qui rentrent
en contact avec d'autres jeunes et créent cette espèce de communauté qui existe, la TR Cream Community. Ce sont des jeunes gens qui glorifient les turis de masse en réalité sur un fond idéologique qui est plutôt à l'ultradroite. Plutôt à l'ultra droite, pourquoi plutôt carrément à l'ult droite ? a 14 15 ans ils sont parfois même pas capables de comprendre qu'il y a ce fond ce fond idéologique d'ultradroite et qui sont et qui sont en adoration devant des auteurs de Turine Mas comme il y a pu en avoir beaucoup aux États-Unis au Canada. Est-ce que ça vous inquiète ? Est-ce qu'en France vous voyez une montée de ce phénomène ? Oui, c'est un phénomène qui monte qui monte en France. Bon, on l'a vu avec évidemment le drame d'Abagne. Il faut savoir que les services de renseignement
spécialisés et c'est notamment le cas de la direction générale de la sécurité intérieure suivent quelques dizaines d'objectifs de jeunes gens qui sont dans cette idéologie et qui glorifient les théories de masse. Et évidemment, je il y a beaucoup évidemment d'interpellation et de détection de ce type de profil qui doit vraiment retenir et surtout ce qui est ce qui est il y en a eu quelques-unes déjà en amont de de préparation d'actes et surtout ce qui est important c'est le travail avec l'éducation nationale pour repérer ensemble ce type de profil. Laurent merci d'être venu sur le plateau des c vérité à la veille de cette journée du 17 octobre. Vous avez dit vous attendez au moins 250 rassemblements et la plupart sont des cortèges dansoris. 150 actions, 80 rassemblements de voie
publique manifestation autorisé et déclaré. Merci beaucoup. On espère déclarer et je lance un appel solennel à ce que ces cortèges soient déclaré. Merci beaucoup à vous Mélanie et Samuel.
Laurent Nuñez